Bourde chez Franck Muller, don’t stress your RP

SVP, CEOs des entreprises horlogères, évitez de mettre trop de pression sur vos RP, car, sous stress, il se peut qu’au moment de presser le bouton, quelque couac informatique fasse parvenir à des yeux non-autorisés quelque renseignement privé. Ainsi est parti le communiqué de presse de Franck Muller, qui avait transposé ses quartiers de Genthod en terres rhénanes, et qui voulait faire savoir sa majestueuse présence à BaselWorld. En version .word, avec l’option « suivi des corrections » ledit communiqué de presse est parti, ne laissant aucun doute sur la version précédente, celle-là même qu’une toute-puissance directoriale voulait corriger. Il y a un petit côté voyeur à savourer les parties biffées, celles justement que les pros de la presse n’auraient pas du voir. Instructif, surtout le passage où, dans un élan dépeignant Franck Muller en jeune horloger talentueux, l’auteur s’est vu rabrouer par une formule plus déshumanisée, « La Maison Franck Muller« . Que celui d’entre vous qui n’a jamais fait d’erreur mail jette la première pierre… Attention, le pdf est tout de même plus sûr et si Microsoft Office devait tout de même être utilisé, sachez qu’un copié-collé dans un document tout neuf peut éviter aux petits malins l’analyse de l’historique d’un document…

Technomarine, après les amuse-bouches…

A tous ceux qui, au tournant, attendaient que Vincent Perriard nous fasse déjà à BaselWorld le coup du ‘waow effect’ intégral, qui tant insistèrent sur la disruptivité qu’ils finirent par transformer l’attente insoutenable en un bof injuste, rappelons que faire des montres, ça prend du temps. En tous cas plus que les cinq mois de son entrée chez Technomarine, même si l’on est un CEO électrisant. Qu’a-t-il donc fait? Dans un premier temps, il a offert un zoom considérable, juste par l’annonce de son arrivée, sur cette marque fondue dans la masse. Puis, il a fait un peu de place et pas mal de cash via le partenariat avec les ventes privées. Après, il s’est offert l’élagage du catalogue qui passe de 160 références à 115. Au passage, une batterie de relookages transformant certaines lignes, comme la gamme plastico-céramique, en objets trendérirables. Enfin, son équipe accouche d’une Cruise Sport de 40-45 mm, auréolée de bleu ou de rose, capable d’intervertir -selon les codes TM, ses bracelets à l’envi et de muer même du côté de la lunette. Versions Day-Date ou Chronographe 24h. A ceux qui resteraient sur leur faim, signalons l’existence du projet X –nom de code interne pour désigner un…. Chut! Enfin, outre Ocean Addict, une campagne de pub dont la déjante est en cours de concoctage, la marque, qui serait aussi en tutoiement avec une méga-star internationale, s’apprête à décliner un concept qui permettra l’arrivée de grands noms horlogers dans l’univers accessible et plasticolor de la marque. Façon Karl Lagerfeld chez H & M, en langages horlogers et séries limitées. Bref, tout ce qui s’est déjà passé n’est qu’amuse-bouches…

Départ de Pascale Truffaut.

Pascale Truffaut s’en va, après 23 années passées chez Bvlgari, raisons économiques. Obligatoirement, il y aura un vide: elle était bien plus qu’une spécialiste des relations presse, elle incarnait la marque… elle était la marque. Il y avait dans son élégance d’attitude ainsi que dans la constance de sa présence, non seulement la preuve d’un savoir-faire unanimement reconnu, mais surtout la trace d’un savoir être. Qui, dans le petit monde des médias, pourra penser Bvlgari sans y associer encore longtemps ce nom et ce visage? Souhaitons-lui les nouveaux envols mérités.

Calibre maison chez Breitling, B01.

L’annonce de la mutation de la politique du Swatch Group qui prône la livraison dès 2011 d’un maximum de mouvements déjà assemblés, donne des ailes à Breitling. En raison de ses volumes et malgré une indépendance déjà bien maitrisée en matière de mouvements terminés, grâce aux technologies Dubois Depraz notamment, au rachat de Kelek et à l’explosion de ses centres de production, la marque se devait identitairement d’occuper ce terrain. Ne serait-ce que parce qu’il lui permet d’envisager sa croissance effective avec sérénité.

TàG Press +41 signe avec Cronos Mexique.

L’agence de presse TàG Press +41 (Genève), vient d’entamer un partenariat journalistique avec le magazine Cronos Mexique, appartenant au groupe Expansion de Loma Atlas. Sous la rubrique orientée matières et mouvements, le journaliste Joël A. Grandjean distillera sous forme de brèves quelques reflets de la branche horlogère, pour un lectorat de plus en plus au fait de la chose horlogère. Par ailleurs, Alejandro Estrada Maurin, rédacteur en chef de Cronos, est nommé à la tête de la rédaction du Revolution Mexique, lancé en Juin par le même groupe.

Pocket Watch Omega 1932

Son coeur bat au rythme d’un calibre OMEGA de 24’’’ (53,7mm), le 3889A, 36’000 alternances/h, assemblé à partir de composants restaurés. Chronographe à rattrapante intégré et contrôlé par une double roue à colonnes, ses platines et ponts, à l’époque dorés, ont été reconditionnés, rhodiés et mis en valeur par un grenage circulaire, décorés côtes de Genève. Ses composants acier sont satinés, ses deux roues à colonnes en acier bleui. Son boîtier artisanal or 18 cts jaune, gris ou rose, abrite un cadran de 57 mm en émail blanc, délicieusement traité à l’ancienne. Deux compteurs rapportés, rehaussés d’une minuterie «chemin de fer» en émail noir: celui des 30 minutes (situé à 12h) et celui de la petite seconde continue à 6h. Chiffres arabes en émail noir et échelle 5-60 minutes tranchent avec le rouge émail des écritures corporate (symbol et nom OMEGA), fidèles aux modèles utilisés lors des Jeux Olympiques de 1932. Les aiguilles des minutes (à 12 heures) et des secondes du chronographe sont bleues. Inévitablement, le fond du boîtier, frappé des cinq anneaux et du titre, des mentions « Limited Edition » et  « Official Timekeeper of The Olympic Games », se laisse ouvrir pour permettre l’accès visuel au mouvement, tout de même protégé par une glace saphir. 300 pièces numérotées, même si les mouvements retrouvés auraient permis une production d’environ du double.

Réflexions confrériques (bis)

Certains journalistes sont formatés pour accoucher de substantiels contenus. Leurs curiosités professionnelles, assorties d’élégances de style, pourraient suffire à captiver le lecteur, à l’informer. La toute bonne conscience, l’amour de la chose écrite ou du secteur dans lequel elle est plantée, souvent les deux, sont des biens précieux. Hélas, il n’est pas rare qu’on impose à ces puristes, au nom des sciences marketing et des marchés de lecteurs qui parait-il connaissent des évolutions fondamentales qu’une poignée de visionnaires du marketing  a su déceler, quelques révolutions de mise en page ou de styles de présentation. C’est une grande souffrance que de voir un vrai contenu (et ses auteurs vénérés) affaibli par une overdose de subterfuges graphiques et un déficit passager de confiance en la substance. A ces journalistes qui n’en souffrent peut-être pas encore pour ne pas s’en être rendu compte, je dis, « tenez bon! », les écrits restent, le reste n’est qu’effet de mode. On vous reviendra, on vous lira, c’est promis. L’horlogerie ne peut se passer de vous.

Lire aussi « Réflexions confrériques » et « réflexions confrériques (ter)« 

BNB et la Confrérie Horlogère

Mathias Buttet innove en lançant, le 3 décembre 2008, un concept inédit dans l’horlogerie. La Confrérie Horlogère, sur un principe issu de la star’ac, propose à ses meilleurs horlogers, sept en tout, la possibilité de concevoir et de fabriquer leur propre montre. Chacun aura son heure, sa période de lancement, le tout étant regroupé sous le label ‘CH’ (Confrérie Horlogère). Ce label permettra à ces doigts d’or, triés selon les règles d’un casting, d’exister en apposant leur propre griffe sur un modèle et une collection. Ainsi pourront-ils devenir à terme, le succès aidant, leur propre patron. Le premier horloger ainsi mis sous les feux de la rampe sera révélé face à la presse. Belle idée, qui promeut au passage les nobles idées de transmission du savoir horloger, de la personnalisation par des horlogers d’une production se situant dans la haute-horlogerie.

Rousseau 1636.

Rousseau 1636. Et hop, encore une nouvelle marque ! Pas encore de montres, juste des croquis et quelques images 3D, bref, du concept. Dont la création d’un balancier géant, offert aux yeux des futurs possesseurs. Des objets qui ont fait l’économie d’un cadran, puisqu’il convient de marteler qu’ils sont high mechanical. Quelques aiguilles tout de même, façon rétrograde ou réserves de marche servant aux fonctions vitales (après tout donner l’heure pourrait servir). Côté histoire, on met le paquet. S’inventant quelque parenté horlogère célèbre remontant à 1636 (ce qu’à peu près n’importe quel fournisseur de l’horlogerie suisse peut parvenir à faire sans trop de difficulté), les frères Sébastien et Christopher Rousseau, à la base plutôt designers du côté de Saignelégier, ont servi la cause d’autres jeunes marques lors des récents salons 2008. Souhaitons que leur célèbre patronyme, associé à leurs idées novatrices, leur ouvre les voies de la pérennité.

Piaget Time Gallery.

Une centaine de pièces et des documents historiques sont enfin réunis au-dessus de la Boutique Piaget (Rue du Rhône 40 à Genève) afin de devenir le témoin sauvegardé d’une histoire démarrée en 1874. L’ouverture a eu lieu le 17 juin 2008. De toutes les marques qui disposent d’un espace «musée», Piaget tardait à occuper ce terrain de communication particulièrement propice à faire passer les messages de la durée, de la richesse historique et de tout autre forme de traces du passé. Elle y a sa place, même s’il eût été également intéressant d’ouvrir à La Côte-aux-Fées, le berceau neuchâtelois de la marque, une annexe en lien direct avec les ateliers… A Genève, défileront dans cette galerie, des expositions dont la première est «Piaget, une belle histoire…»

Louis Moinet retrouve sa maison de Saint-Blaise…

Louis Moinet retrouve sa maison de Saint-Blaise, du côté de Neuchâtel. En fait, le célèbre horloger Parisien (1768-1853) s’était établi dans un lieu que l’actuel CEO Jean-Marie Schaller de la marque Louis Moinet se devait d’annexer. Histoire d’y faire revivre l’esprit des lieux, une salle «archives» permet au visiteur de feuilleter la collection des fameux «Traités d’Horlogerie» sans parler de se frotter à quelque antiquité rare. Tout ça asseoit l’assise de cette marque, l’aidant notamment à vendre les 60 exemplaires de son Spiroscope.


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