Celsius… Romaric, Meylan et Borès, objets nomades…

On savait Hugues-Olivier Borès sous-marinement occupé, après avoir été l’un des visages Patek Philippe durant plusieurs années. L’homme avait monté Help On Brands sa propre agence ès stratégies de développement, côté Paris. Bien lui en prit, puisque c’est dans ce cadre qu’il s’accoquine avec André Romaric et Edouard Meylan -oui, oui, le fils de…, les fondateurs de Celsius X VI II, une marque franco-suisse créée à Paris en mai 2006, au point d’en rejoindre le capital et d’en devenir Conseiller exécutif. A part le fait que l’ADN de cette nouvelle venue marie horlogerie et téléphonie mobile, sur le mode d’un objet luxe inspiré d’un papillon et doté d’un mécanisme de 547 composants, qu’elle dispose déjà de son site et de sa page Facebook afin de donner à ses objets nomades le rayonnement escompté, on en saura plus à BaselWorld -Halle 4.0, Sand A01. Il sera question de « Grand Complication for Timeless Communications« , objet prêt à butiner les fleurs plate-bandes fleuries des réseaux horlogers.

Resteront toujours Romain et Jérôme…

Tandis que RJ Watches appâte le milieu horloger avec ses teasers, éveillant la curiosité et indiquant implicitement que la marque s’apprête à poursuivre l’exploration des chemins lunaires balisés de légendes dont elle a tiré l’un des fragments de son ADN, on se réjouit d’être à BaselWorld pour en savoir plus. Le ticket de l’arrivée de Manuel Emch, vierge de tout contentieux passé, risque donc de rassurer le marché et de profiter à la relève de la marque, malgré les nouvelles craintes apparues par la déconfiture BNB -à qui la marque avait confié la majeure partie de sa sous-traitance. Selon le registre du commerce du 2 février 2010, Manuel Emch conforte sa position de DG avec l’obtention de la signature collective et Mantuano Giancarlo son fauteuil de Directeur.  De son côté Yvan Arpa, initiateur de ce concept fort et déclinable, relève la tête avec ses implications dans Black Belt, son consulting Volna -concept Volnatomic en passe de secouer en jaune et noir, et son leadership dans Artya, sa marque coup de foudre et déjante maîtrisée. Que devient Alain Bajulaz? Le père fondateur de la marque Romain Jerome, celui qui avait trouvé l’investisseur actuel et s’était entouré d’Yvan Arpa,  vient d’être destitué de ses pouvoirs d’administrateurs (le 8 février 2010). Heureusement, ses deux fils, Romain et Jérôme, témoigneront encore longtemps du lien originel qui relie RJ Watches à son jeune passé…

BorgeauD Watches et le Septagraph Perpétuel…

Après le Tourbillon ou la Répétition Minutes, le Septagraph Perpétuel est une nouvelle complication mère, signée BorgeauD Watches Switzerland. Au moyen d’un disque rétrograde colorant un « indicateur de réserve temporelle » en forme de flèche posée sur un cadran multi dimensionnel, grâce à un compteur situé entre les index 7 et 8, ce garde-temps célèbre 3000 ans d’observations astronomiques grâce à 450 ans de savoir faire horloger suisse. Tout dans ce garde-temps exclusif est suisse, du design à l’écrin, du cuir des bracelets au fournisseur de glace, en passant bien sûr par chaque composant du calibre BRG 11501. Le principe du Septagraph Perpétuel est de restituer à son possesseur -un initié à coup sûr, 1h30 chaque jour, de manière non consécutive. Une parenthèse qu’il mettra à profit pour cultiver ses intériorités et s’occuper de son recentrage personnel. Un luxe des plus suprêmes, au regard de la folle course du temps moderne, un refuge -ou un poste d’observation, niché dans l’oeil du cyclone temporel. C’est d’une poésie majusculaire, ça frise le BorgeauD code et les sempiternelles recherches graalistiques. Est-ce bien utile? En tous les cas, un périple en Asie vous en convaincra, tant le respect de cette tranche dédiée aux jours de la semaine est encore vivace.  C’est de l’ordre de l’hygiène de vie temporelle…. d’autant que le système ultra complexe est porteur de deux symbolique majeures, celle des chiffres 7 et 8. Par ailleurs, selon une étude produite par le Swatch Group, l’acheteur d’un chronographe n’utilise sa modeste complication en moyenne que 6mn la première année. Affaire à suivre donc, du côté de la Watch Gallery (Stand 25 – là où les journalistes trinqueront à l’ouverture du salon), du 17 au 25 mars prochain, à BaselWorld 2010. Le Fleurisan Marc Aeschacher tisse un pont entre les arts horlogers des Vallées puisque, du côté du Sentier, le nom Borgeaud est intrinsèquement lié à l’histoire du cru.

Viol de copyrights? Franck Muller s’offre Queen…

Détournement de musiques? A-t-on le droit, au monde de l’horlogerie, si touché et si concerné par le fléau de la contrefaçon, de s’approprier, sans en payer les droits, des musiques et des chansons connues? Evidemment non, dans ce domaine aussi il y a des lois. Au moins 3, pour faire simple: primo s’acquitter des droits de diffusion auprès de la Suisa, secundo demander l’autorisation aux auteur/s-compositeur/s-éditeur/s (généralement contre espèces sonnantes), tertio, s’acquitter du copyright lié au support sonore duquel l’extrait provient. Toutefois, l’impression qu’Internet est un espace libre et dénué de toute législation, déteint aussi sur les horlogers. Ainsi, sur le site web de Franck Muller -qui n’a d’autre ambition que d’être une vitrine basique (lire l’article opinion de Business Montres), un film servi en ouverture depuis plusieurs mois s’offre un fond musical qui, s’il est en règle côté autorisations et droits, a du coûter bien plus qu’une montre. Afin de vous simplifier la tache, voici la liste. Au départ, l’intro façon boîte à musique est détournée de l’album de Yann Tiersen « C’était Ici » et  s’intitule « La Valses Des Monstres« . Puis, changement d’ambiance, c’est le morceau « Right Here Right Now » (de Fatboy Slim sur la compile Dance Top Of The Pops ‘99, label BBC) qui précède un extrait Dance de l’album « Inspection (Check One) » du groupe Leftfield intitulé Leftsim (Sony Music Entertainment Ltd). Arrive « Randall’s Room« , une ballade piano haut-bois-cordes signée OST & Rolfe Kent, extraite de l’album « About Schmidt« . Toujours dans le réservoir des compilations, l’extrait distorsionné vient-ensuite est « Now Is The Time (The Crystal Method Millenium Mix) » du collectif « The Crystal Method« , une bande-son extraite de l’album « The Crow » (Koch Records). Soudain, en version originale le morceau « Children« , entame une phase de calme empruntée à l’album « Dreamland » (Label Deconstruction Ltd) de Robert Miles. Enfin, c’est le groupe « Queen » himself qui franckmullérise les images finales avec son mythique « We Are The Champions » (extrait cette fois de l’album « Power Ballads » chez Virgin Records). Si jamais ce film n’était pas en règle, il est rassurant de savoir qu’il existe des bases de données de musiques ‘au kilomètre’, libres de droits et accessibles de manière simplifiée via des sociétés spécialisées…

Montres mAr, nouvelle venue… DéJà millésimée.

Profitant du 1er mars férié dans le canton  de Neuchâtel, une nouvelle marque invite journalistes et insiders à célébrer son lancement et à prendre connaissance de ses modèles. Située en amuse bouche juste avant BaselWorld, cette présentation précède l’inexorable indigestion. Les Montres mAr se réclament d’une appartenance terroir déjà contenue dans son slogan « Horlogerie Millésimée« . D’où son lancement officiel au Château de Cressier dont le caveau n’est pas en reste côté crus. Quant au reste, trois axes, technique, joaillerie et dame, ainsi qu’une appartenance directe tant à l’histoire horlogère des Ruedin, intimement liées tant aux grandes pages de Reconvilier Watch Co ou de Fabrique d’Ebauches de Fontainemelon qu’à celles du monde vinicole via la vie notable de Maurice Albert Ruedin et de la marque mAr -ses initiales, liée au domaine, à la bonne chère et à la production de mousseux. Côté développements, la marque s’appuie sur l’entité deux pôles ASXP, Engineering (Ph. Ruedin) pour une famille de calibres maison et Créations (Xavier Michel) pour l’esthétique. Si le millésime 2008 dont le collection Bacchus -ici la ligne joaillerie, se distingue par sa sobriété heure minutes secondes à  remontage automatique (micro-rotor), la cuvée 2009 introduit les premières complications: petite seconde à 9h00, indicateur de réserve de marque, de quantième, chronographe roue à colonne et remontage automatique.

Or propre? Le prochain combat…

Esprits mesquins, n’y voyez pas un opportunisme primaire. Il se peut que la question soit sincère, qu’elle taraude quelques grands acteurs du luxe, quelques pionniers qui feront avancer les choses. Après la quasi adoption du Processus de Kimberley, dont l’opinion publique eut vent grâce à Blood Diamond, un film holywoodien inspiré par le journaliste anglais  d’origine Sierra Leonaise Sorious Samoura (BBC), la prochaine campagne éthique s’organise autour du slogan « No Dirty Gold » (sus à l’or sale). Pour chapeauter l’idée lancée par des organisations non gouvernementales, le RJC -Responsible Jewellery Council s’est créé. Au départ, en 2004, 14 membres dont Cartier ou Tiffany, en 2009, 150 membres. Rejointe par d’autres grandes des groupes Richemont ou LVMH, Jaeger LeCoultre, Chanel, Baume & Mercier, Van Cleef & Arpel par exemples, cette nouvelle instance s’intéressent également à la provenance des pierres précieuses. Cartier dispose même de sa Directrice « Corporate Responsability« , Pamela Caillens. Elle était au SIHH, en compagnie de Daniela Colaiacovo, co-propriétaire de Goldlake Investments Ltd, une société financière responsable qui possède Eurocantera, une mine d’or non moins responsable au Honduras. Assheton Stewart Carter, Vice Président de l’ONG Pact, en charge du Corporate Community Engagement, était également du voyage. Bien que ne représentant selon le journaliste spécialisé Christophe Roulet que 0,3% des volumes mondiaux de l’or utilisé en joaillerie, la marque Cartier s’est engagée à acheter toute la production de Eurocantera et a pris une option sur le surplus éventuel. Peu à peu, cet or à votre cou, votre doigt ou votre poignet, tantôt représentant un morceau des insécurités de la planète tantôt un moment censé rester inoubliable, sera propre. Après tout, le poids du client final fera la différence, croyons-le, ayons un peu la foi. Espérons qu’il fera pression pour que le bijou offert, gage d’un sentiment merveilleux, ne soit pas entaché par une manipulation antérieure, comme celle d’enfants exploités au fond d’une mine…. Propre sur le plan environnemental, certes, mais aussi sur le plan moral.

Van Cleef & Arpels, vendômeries intemporelles…

C’est vrai qu’il a plutôt une gueule d’acteur, ce Laurent Picciotto qui, depuis son enseigne parisienne Chronopassion, distribue tant de marques horlogères suisses, n’hésitant pas à assumer un savant mélange d’esprit rock’n roll et de cabotinage. C’est vrai qu’il sait se mettre en scène, tantôt par un visuel publicitaire qui frise la déjante élégante tantôt par ses postures post-dandesques maîtrisées… Grâce à la marque Van Cleef & Arpels qui s’embarque avec originalité dans quelques vendômeries suaves, mêlant images de fées et complications horlogères à la Jean-Marc Wiederrecht, à savoir la maîtrise des aiguilles régrogrades, le célèbre détaillant endosse un rôle à sa démesure, celui d’Ambassadeur du Temps. Et de donner la réplique à la fée Van Cleef & Arpels, soudain défaite de sa rigidité matérielle pour s’emplir de vie et d’espièglerie. L’éclat figé de ses diamants se métamorphose en poussière scintillante habitée… C’est didactique, réconciliant. Après s’être dégusté cette merveille de parenthèse visuelle, saupoudrée de Peter Pan spirit, nul doute que les femmes auront pour les complications horlogères, d’autres regards. Ceux du désir.

Contrôle vétérinaire chez Artya…

Rififi et branle-bas de combat au Arpaland, côté Vésenaz-sur-Pallanterie, là où le siège de la nouvelle marque Artya Haute-Horlogerie d’Art s’est posé dans une joyeuse appropriation de l’esprit garage. Lundi 15 février, certainement alerté par quelque dénonciation, le service vétérinaire débarque, avec en tête la volonté d’en savoir plus sur cette affaire de crapaud qui secoue actuellement le landerneau horloger. Car la marque brandit sans complexe l’utilisation pour la première fois de la peau de crapaud. Avis à toutes les autres espèces qui fournissent leurs cuirs pour façonner les bracelets de montres, crocos, alligators, galuchats, vachettes et autres, le vil animal répondant au nom de buffle américain tendrait à vous doubler. Il cacherait sous ses bubons et pustules, un cuir typé d’une rare résistance qu’un savoir-faire de tanneur éclairé parvient à lisser. La bestiole s’attaque donc sans complexe, d’autant que selon la légende il résiste à la foudre, à la conquête des boîtes destroyées de Artya et même, preuve que le trashy peut emprunter des voies élitistes, au fameux Tourbillon Tesla. Une pièce d’art qui conjugue, grâce au talent constructeur de Valérien Jaquet (Concepto), les pièces éparses de la déglingue consommée d’une télécommande à transistors, aux composants squelettés d’une complication horlogère triturée par les ardeurs déjantées d’Yvan Arpa… Art nouveau. Objet mythe…

Bertolucci, galet originel et Serena

Cette marque, dont la quadrature du «C» imprime l’évolution, doit tout ou presque au galet. Quatre «C» comme Créativité, Courbes, Confort et Construction. Lorsque Remo Bertolucci conçoit en 1887 sa première collection horlogère, il s’inspire du galet des plages de son enfance, célébrant par sa marque éponyme le territoire merveilleux de la Riviera italienne. Aujourd’hui et depuis 2005 aux mains de groupe Dickson -le fondateur ayant été contraint de se retirer suite à un accident, la marque qui s’exerce au partenariat des miss France –autres courbes, autres rondeurs, n’a de cesse d’évoquer dans ses collections actuelles, surtout via ses lignes Serena ou Serena Garbo, l’incroyable imagerie ovalisante du galet, faite de douceur et de polissures.

L’astroceramica dévoilée…

Présenté durant les salons avant même d’avoir été photographiée, le modèle deLaCour recouvert d’Astro Céramique, matière à aimanter tous les superlatifs, est enfin visible. Il offre ses reflets arc-en-ciel particulièrement séduisants. Visiblement la collection devrait être baptisée « Astroceramica », tout simplement.

Louis Moinet et Jules Verne, question d’ailleurs…

A Yverdon-Les-Bains, la « Maison d’Ailleurs » est une sorte d’espace musée à la gloire de Jules Verne. Seule célébration muséale en Europe du célèbre aventurier. La marque Louis Moinet, sous la houlette de Jean-Marie Schaller, s’apprête à y lever le voile, en première mondiale, sur le concept « Les Montres Jules Verne N° 1″. Jeudi 11 février 2010, à 19h00. Parallèlement, l’enseigne, magnifiquement domiciliée dans ses ateliers de Saint-Blaise, vient d’entamer des recherches historiques, afin d’étoffer sa connaissance du célèbre auteur du traité d’horlogerie.

Campagne Century, bulle de saphir…

Décidément, les modèles trois aiguilles revendiquant une sobriété retrouvée, fleurissent dans les catalogues. Century également s’y met, avec un summum de simplicité masculine, sobrement baptisé « Elegance« . Et toujours ces boîtes en saphir avec lesquelles on se familiarise de plus en plus. D’ailleurs, puisque c’est l’ADN de cette quadragénaire à part dans l’univers horloger suisse, le saphir sert également de bulle aux personnages de la nouvelle campagne publicitaire, lancée dès avril dans le monde. Découvrir en avant-première, les visuels Mogul et Ego. Car la marque est mondiale et particulièrement appréciée en Asie et en Chine.

deWitt s’apprête à faire des siennes

Depuis l’arrivée de la Chaux-de-Fonnière Nathalie Veysset à la direction financière puis à la Direction Générale de deWitt, suite aux quelques coupes qui ont suivi, chacun y allait de sa rumeur quant à la santé de l’entreprise. Qui choisissait de se taire, de se concentrer sur elle-même et de se mettre au boulot. Résultat? Un calibre tourbillon entièrement fait maison, à partir d’une feuille blanche, qui habite déjà quelques protos prémices au lancement d’une nouveauté BaselWorld 2010; un atelier de cadran autonome qui s’offre le luxe d’accepter très occasionnellement des commandes pour d’autres marques triées; une nouvelle campagne de publicité sur le thème de la « Classical Audacity », avec des toiles célèbres revisitées à la sauce contemporaine; et à la demande de plusieurs distributeurs, un modèle « entrée de gamme », sublime trois aiguilles, à moins de 20′000.00 francs suisses. Sans parler de deux à trois autres nouveautés révélées à Bâle. Ce n’est pas tout. La stratégie prévoit la conception et construction d’un calibre de base, ouvert aux développements complicationnels. Quant à ceux qui s’inquiétaient de ce que la déroute de BNB aurait pu pénaliser deWitt via quelques calibres restés en déshérence, qu’ils se rassurent. La maison avait pour usage de commander plus de kits qu’il n’en fallait pour ses besoins. Elle dispose donc d’assez de composants pour faire face au SAV. En d’autres termes, et puisque les mètres carrés du bâtiment le permettent, il se peut qu’on reparle prochainement d’expansion. Après la discrétion et la concentration, voici venue l’ère des résultats communiqués. De quoi réjouir les inconditionnels de cette marque élégante et intelligente, à l’image d’un comte habité par la bienfacture de son produit plus que par quelque effet de manche contre nature. Jérôme deWitt dispose de suffisamment de moyens pour asseoir sa vision long terme.

deLaCour: un « bof » de circonstance peut cacher un « Yeeees » contenu…

Ne tombons pas forcément dans le panneau. A la question de savoir « comment s’est passé pour vous le dernier salon« , la moue insatisfaite assortie du haussement d’épaule de circonstance peut être en fait une stratégie low profile pour tenter de maintenir l’état d’esprit ambiant dont on peut tirer quelque avantage (surtout lorsque certains fournisseurs sont encore en train de tirer la langue). Derrière le rideau, la moue peine à contenir un « Yeeess » magistral, même si la tentation de donner des chiffres demeure taboue au monde de l’horlogerie. Chez deLaCour, la double-répétition minute, à peine reçue de Claret, s’envole pour le pays du soleil levant. Ce qui ne veut pas forcément dire que sa valeur de plus de CHF 700′000.00 a été atteinte, mais qu’en tous les cas, l’offre fut suffisamment alléchante pour que la marque la laisse partir avant même d’en recevoir le deuxième exemplaire. Autre sujet de réjouissance, la bichrono recouverte d’astro céramique (lire le post) n’aurait pas laissé indifférents certains acheteurs d’Asie, réputés pour leur sens de l’aseptisé. Car la matière est certifiée anti-bactérienne. Il se pourrait donc que la première montre « propre » ait trouvé son public avant même que son prix de revient n’ait été calculé! Quant à la présence dans le showroom entre hôtels Beau-Rivage et Richemond de l’actrice taïwanaise Lin-Feng-Chiao, épouse de Jackie Chang (dont l’empire business a engendré l’expression Kung Fu Capitalism), elle pourrait bien rimer avec quelques achats effectués par le groupe Sparkle Roll Group Limited, (distributeur chinois incontournable de marques de luxe en Chine), derrière lequel le célèbre acteur d’origine modeste se cache. Ce même acteur qui vient de s’offrir une Richard Mille personnalisée, tandis que Sparkle Roll Group Limited inaugurait à Pékin la première boutique chinoise du plus parisien des horlogers suisses. Coïncidences?

René Bannwart tire sa révérence. Respect…

18 janvier 2010. Le père de tous les designers horlogers vient de s’éteindre. 95 ans, à la maison, juste après avoir indiqué à ses proches « Je ne me sens pas très bien« . Une mort discrète, dans l’intimité et la chaleur familiales. Naissance à Zurich, enfance à Bâle, il entre en horlogerie via Patek Philippe (1933) puis Omega, sept années plus tard. Il y est le père de l’un des modèles les plus mythiques de l’horlogerie contemporaine, la Constellation. Le design horloger lui doit la fière chandelle d’en avoir été le précurseur, à l’heure où ce métier n’avait aucune nécessité d’être sous les projecteurs. En effet, chez Omega, il crée son premier département création. Fort du soutien de son oncle Gaston Ries, il fonde Corum, sa propre enseigne, en 1955. Prince de l’épure la plus magistrale, son modèle « sans heures » est un succès: il a réduit la lecture horaire à sa plus simple expression, la position des aiguilles sur un cadran vierge d’index. Puis, le modèle Romvlvs s’impose -encore une collection phare de la marque aujourd’hui, avec ses caractéristiques chiffres romains gravés à fleur de lunette. Suivront de nombreuses traces marquantes jusqu’aux mythiques collections Golden Bridge ou Admiral’s Cup. Rarement homme avait été à ce point respecté par ses pairs, unanimement gagnés par ses qualités humaines et sa valeur d’esthète humaniste. Il s’est éteint entouré des siens, à la maison, le jour de l’ouverture des célébrations de la haute-horlogerie à Genève (SIHH 2010). A son fils Jean-René Bannwart -Président du MIH, ainsi qu’au reste de la famille, toute l’équipe du bloghorloger présente ses plus sincères condoléances. Lire l’avis de décès. Honorer sa mémoire? Pensez à la Croix-Rouge CCP 23-1121-4 (mention René Bannwart). L’horlogerie suisse toute entière, les designers en tête, se doit de lui dédier une longue minute de silence…

Vincent Bérard rejoint la Fondation de la Haute Horlogerie

Natif d’Avignon, Vincent Bérard, artiste horloger, peintre, poète et sculpteur, arrive en Suisse il y a plus de trente ans. Formé à l’établi comme horloger rhabilleur (Ecole de la Vallée de Joux), il s’exerce à la restauration de pièces historiques au MIH -Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds avant d’oeuvrer au sein de plusieurs manufactures. Maître ès complications, il fonde en 2003 sa société qu’il dote de quatre pièces horlogères de 91 mm de diamètre, entièrement réalisées à la main, baptisées « Quatre Saisons Carrosse« . En Octobre 2006, la société rejoint le groupe horloger Timex et acquiert la solidité de reins qui lui permet d’envisager l’avenir sous le signe d’un essor plus rapide. Herbert Gautschi devient CEO tandis que Vincent Bérard peaufine son empreinte artistique, avec sa série de montres bracelet Luvorene, habitée par le calibre maison VB441, dont l’esthétique particulière, décorée main, décline les codes de la Mandorle. En 2009, la marque inaugure sa Manufacture. Elle compte une vingtaine d’employés et décide de rejoindre le cénacle de la Fondation de la Haute Horlogerie, en devenant le trentième acteur.

Baume & Mercier, exclusif… Secrets de Simone Gaudard, descendante du fondateur…

Au SIHH 2010, sur le stand Baume & Mercier, l’arrivée de Simone Gaudard crée la surprise. La descendante du fondateur de la marque fait le déplacement à Genève, reçoit une montre et incarne en chair et en os, le 180ème anniversaire de la marque. Pétrie d’intelligence, d’élégance, cette gardienne des valeurs familiales, s’est prêtée, dans le secret d’un salon privé, au jeu des questions. Elle avoue préférer la plume au micro tendu. En exclusivité, intime et digne, elle livre quelques « secrets » d’une famille d’horlogers… En prolongement de l’opération lancée sur Twitter et Facebook. Sacré buzz….

Baume & Mercier et Simone Gaudard, l’ombre de Barbara.

Barbara chantait « Ma Plus Belle Histoire d’Amour C’est Vous« , Baume & Mercier orchestre depuis le SIHH 2010 la mise en musique de « Notre Plus Belle Histoire, C’est La Vôtre » en prolongement de sa eSaga « Secrets d’Une Famille d’Horlogers » sur Facebook ou Twitter.  Une vaste opération de recherche historique, déguisée en appel à témoignage. Chaque internaute, via Facebook, est invité personnellement par Simone Gaudard, la descendante réelle de la famille Baume (arrière-petite-fille du fondateur), à partager l’histoire qui la ou le relie à sa montre Baume & Mercier. A nouveau, une manière d’utiliser intelligemment les médias sociaux, accessoirement une campagne de marketing viral auréolée de buzz (du pur Details.ch), qui permettra de localiser, si elle fonctionne comme prévu, un grand nombre de modèles historiques. La marque fête donc ses 180 ans sans nostalgie aucune, avec un pied dans le futur, ce qui s’inscrit dans le respect des curiosités ancestrales qui caractérisaient cette famille de pionniers. On regarde les images, on sent que Simone Gaudard n’est très à l’aise face aux caméras mais… fière, fière d’appartenir à cette histoire. Elle a de la classe, c’est élégant et franchement… on aimerait bien avoir une BM récente ou qui traine, histoire de pouvoir participer à cette récolte. A vos posts, prêts…

Un couac d’image dans la Julie, un couac de son à la RSR

L’article signé Pierre-Yves Frei, paru dans l’édition du 19 janvier 2010 de la Tribune de Genève est plutôt fort instructif. Il relate l’arrivée de l’information de circonstance, la sortie des chiffres du Groupe Richemont. Vous savez, ce genre d’info qui nourrit les actionnaires et se laisse volontiers reprendre dans les rubriques éco des quotidiens. L’année passée, la date de publication de ce rapport intermédiaire coïncidait avec l’ouverture du salon et avait sapé le moral des troupes avant même qu’elles ne puissent entrer en bataille. Cette année, ouf, les chiffres sont positifs, la situation s’améliore! Toutefois, la photo paru dans la Julie est du genre à faire ricaner dans les chaumières de la branche. Un peu comme si l’intelligence visuelle du quotidien avait voulu délibérément mettre des pieds dans le plat et s’offrir quelque indélicatesse crasse. Car on y reconnait facilement deux personnes: Philippe Léopold-Metzger, patron de Piaget, et… Horst Edenhofer, ex directeur général de Cartier. Si ça fait sourire tout ceux qui suivent le secteur, ça doit faire grincer quelques dents du côté de la DG actuelle de Cartier. Même topo, ce matin, sur les ondes de la radio nationale suisse de langue française, c’est Jean-Claude Biver qui est interviewé à l’antenne pour parler du SIHH. Miracle, la RSR avait au moins un nom dans son calepin, à propos d’horlogerie, ce qui est pas mal au su des 650 marques répertoriées composant le tissu culturel horloger.

Yvan Arpa joue avec la foudre et Faraday. Au GTE du 17 au 22 janvier 2009.

Le voilà reparti à l’assaut des marchés internationaux, cette fois pour lui. Armé d’une poignée de fidèles, Yvan Arpa lance Artya –Haute horlogerie d’Art et introduit en horlogerie 17 artisanats. Toujours aussi explosé, mais cette fois barricadé dans sa cage de Faraday, il expose ses boîtes à la spectaculaire intervention d’un champ électrique pouvant atteindre 1 million de volts. Selon l’intensité de la brûlure, ses carrures se couvrent de stries ou de stigmates plus ou moins prononcées, chaque fois différentes. Aussi violent et magnifique qu’une aurore boréale lacérée de coups de foudre,  le procédé transcendera les boîtes d’une collection baptisée « Coup de Foudre« . Autre collection Artpiece 1/1, sa première collection arty comptera 360 pièces, des garde-temps qui s’érigent une œuvres d’art, contemporaines, torturées. Rencontre fusionnelle entre artisanats ancestraux, art contemporain et horlogerie, sa démarche rend obsolète le concept de série. L’homme réalise son rêve, faire entrer l’art en horlogerie. Une vision qu’il nourrit avec une artiste peintre qui partage sa vie depuis 20 ans, Dominique Arpa-Cirpka. Entre sculpture et tableau, la montre devient oeuvre. Son écrin est un cadre où sont épinglés trois modèles, dans un esprit trilogique. Un cadre à accrocher, ô temps suspendu. Rien que des pièces uniques, dont l’accessibilité étonne. Encore un concept novateur, servi en teasing visuel -la fameuse opération filmée en live performance, et en itinéraire de traverse. Hors chantiers battus, Yvan Arpa revient de loin: de Sector avec No Limit et traversée d’Atlantique, des marchés internationaux sillonnés pour Baume & Mercier ou Hublot, enfin des fonds abyssaux de l’aventure Romain Jerome dont il demeure avec 17% le deuxième actionnaire après le Prince Fahd Al Saoud. Le marché l’attend, il y a sur les étals, de la place pour un tel positionnement et dans le ciel encore saupoudré de poussière de lune, de l’espace pour les coups de foudre…

Volna, explosivité bâloise

Fils d’une famille horlogère, Sébastien Botinelli est un entrepreneur qui cultive les audaces. On lui doit le Restaurant Senso, le BSM Casaling, Promotion Alhia « Les Terrasses du Léman« . Depuis peu à la Présidence de Volna, on lui doit aujourd’hui l’audace d’avoir fait appel à Yvan Arpa qui lui offre stricto senso un SCUD à radioréactiver la marque. Une de ces impulsions, baptisée Volnatomic dont le créateur du No Limit pour  Sector ou du Titanic pour Romain Jerome a le secret. Une collection noir et jaune, décalée à souhait, suffisamment allumée pour que le fondateur de Artya, nouvelle marque faiseuse d’Artpieces, mérite son surnom de Simon Templar de l’horlogerie.

deLaCour, première utilisation de l’astro-céramique en horlogerie.

Première horlogère. Développée à l’origine par la NASA pour empêcher les navettes de se désintégrer lors de leur entrée dans l’atmosphère, cette matière futuriste vient de trouver une application dans l’horlogerie. La marque deLaCour, déjà habituée à utiliser d’incroyables matériaux* dans sa production horlogère, dévoilera durant la semaine du 18 au 22 janvier 2010 (période des salons de haute-horlogerie à Genève), un modèle de la série Bichrono SII entièrement recouvert d’astro-céramique. Une matière garantie 3000 ans dont elle signe l’exclusivité pour son utilisation dans le champ horloger. Les propriétés de l’astro-céramique laissent pantois: inrayable, anti-allergène, auto lubrifiante, anti bactérienne (selon des tests poussés de laboratoire). De plus, ce revêtement ultra résistant, qui peut s’apposer sur toute autre matière, empêche la poussière de s’y nicher et se prête particulièrement aux mini surfaces d’un garde-temps… et pourquoi pas, aux minuscules pièces d’un mouvement horloger. Sur le plan esthétique, la surface ainsi traitée s’enrichit de reflets arc-en-ciel dont chaque empreinte demeure unique. Aucune image du résultat n’est encore visible.

*La marque co-fondée par le designer urbain Pierre Koukjian s’aventure régulièrement sur le terreau des matériaux extravagants: Graphite, Iridium, Airain issu d’une véritable cloche de cathédrale, feuilles de havane pétrifiées sur un cadran, asphalte aspergeant un cadran.

Bittel Michael, horloger inventeur

Issu du peuple du voyage (voir le reportage de la TSR, au téléjournal), Michael Bittel est certainement le plus atypique nouveau venu sur la scène de la haute horlogerie, à consonance manufacturière. Ses micro-mécanismes enchanteurs fascinent par leur complexité et leur ingéniosité, conférant à chacun de ses garde-temps plusieurs visages et répondant aux besoins de personnalisation des consommateurs à l’affut d’exceptions et de raretés numérotées. Artisan de génie doté d’un sens commercial hérité des réflexes de survie et des désirs de partage, son approche peut compter sur la tendresse et la fascination qui se dégagent de son appartenance, tant sur les parterres des marchés de Suisse qu’au sein des intelligentsia locales. Sa passion pour l’horlogerie naît de cette subtile transmission de savoirs techniques à haute valeur initiatique. Son grand-père ne cessait de réparer, au fil des lieux où s’arrimaient la caravane familiale, d’antiques montres et merveilles de micromécanique, horloges, pendules, instruments de mesure et autres garde-temps. Site officiel.

Décentrées, ces montres qui suivent votre regard.

28 octobre 2009. Vacheron Constantin reçoit le prix Montre de l’Année, imaginé il y a plus de 15 ans par les deux co-fondateurs du magazine Montres Passion. Le modèle récompensé Historiques American 1921, affiche une asymétrie facilitant la lecture de l’heure et empruntée à l’histoire de la marque. Effet design séduisant. Un client américain, durant les années folles, aurait exprimé le voeu de voir l’heure d’une manière plus logique, c’est à dire dans l’axe du regard. Ainsi, le 12 du cadran et le poussoir avaient été décalés à 13h00. Une sorte d’anticonformisme osé, un décentrage conférant à ce modèle, même dans sa version 2009, une attractivité vintage. Apparemment, ce client américain n’aurait pas sévi uniquement chez Vacheron Constantin, puisque sur eBay, un modèle Cyma, dont l’estimation de datation pourrait bien remonter à la même époque (années 20) affiche un design similaire. Y avait-il déjà à cette époque des dépôts de modèles? Si oui, à qui revient l’antériorité? Va falloir creuser un peu… Et si ce design n’était finalement qu’une manière de recycler une montre de poche en montre bracelet? Appel à historiens, svp…

David Van Heim, nouvelle marque! Dual Chronograph

Appelées à susciter les mouvements de foule, façon petits pains de Noël où ruée sur les ventes soldiques, ces montres ultra-accessibles -leur prix vous en bouche un coin, sortent tout droit d’un moule encore chaud. Comme ce Dual Chronograph dont le brun profond, parcimonieusement mêlé à quelque substance lactée, relie aux envies de sucre et d’amer. David Van Heim, c’est une nouvelle marque qui risque de s’immiscer dans les rayons de fête ou d’après-fête, du côté des trucs abordables et typés design. Une marque qui se rit du marasme ambiant et vient d’inventer une nouvelle manière de couvrir d’un coup l’ensemble du marché suisse. Le bloghorloger vous en dira plus bientôt. En attendant, vous invite à écouter la musique aérienne du groupe Dawta Jena & Urban Lions qui transcende le fond sonore d’un site internet ma foi fort dynamique.

Tempvs Compvtare, l’éco horlogerie

Jeanson Nicolas Rodolphe, Français de Neuchâtel se devait de s’emparer de la vague environnementale pour y arrimer son mât horloger. S’il ne l’avait fait, s’il n’avait créé une Sàrl Aequatio dont les statuts regorgent de telles valeurs, un autre l’aurait fait. Une marque, Tempvs Compvtare dont la collection participe, par son utilité, à la propagation d’un message plutôt actuel, celui d’une planète en danger, à préserver, d’un écosystème à protéger. Bref, il est urgent d’acheter ces montres, un tantinet idéalistes et rescapées -on voudrait le croire, des seules contingences mercantiles. A quand une montre pour préserver le sort des humains du sud, pour répandre de l’eau potable là où il en manque? C’est peut-être un peu moins porteur et moins vecteur de luxe, mais en attendant, une planète sauvée par et pour une minorité, c’est une planète en manque d’humanité. Enfin, puisque tout est lié, autant se battre et s’abstenir de dénigrer. Le must d’aujourd’hui se veut éthique. Allons donc guetter au GTE – Geneva Time Exhibition ce que nous réserve cette nouvelle-venue certainement dénuée d’ozone…!

Titanium Cargo, l’aventure horlogère de Yvan Wicht

Luxe sobre du titane et de l’or mat, exubérance du poli et des diamants, telles sont les valeurs dont se réclament les garde-temps Titanium Cargo, une nouvelle marque qui revendique l’univers de l’authentique et du contemporain. Yvan Wicht, son fondateur, s’associe à son beau-père dont l’expérience dans la distribution de marques haut-de-gamme laisse présager d’horizons prometteurs.  Connaissance de la matière, du savoir-faire horloger. Les collections «Cargo Stone» et «Cargo Rocks» seront dévoilées aux professionnels dans le cadre du GTE – Geneva Time Exhibition 2010.

Volna, en bref. L’anticonformisme et l’esprit soviétique

Atypique alliage entre horlogerie suisse contemporaine et héritage soviétique, Volna se crée en 2006 sous les signes de l’audace, d’une certaine expertise dans l’usinage de matériaux complexes, tels que le Titane Grade 5 mais également par la réalisation de complications maison. La maison se réclame d’un anti-conformisme et d’une horlogerie décalée. Ses collections revisitent le patrimoine des forces navales sous-marines soviétiques ainsi que la sophistication et l’aspiration à un design puissant.

Zandidoust, Ali, montres joaillières et bijoux…

Jamais d’esquisse ni de dessin avant d’entamer la matière, à coups de lime, de détermination, de scie ou de burin. Ali Zandidoust cultive le mariage entre luxuriances orientales et précision suisse, d’où une perfection esthétique, un style particulier, s’imposant inexorablement depuis 1960 et, dès 1991, sous ses propres couleurs et non plus par grands noms de l’horlogerie interposés. Et puisque les courbes et les formes de ses créations ne peuvent être réalisées qu’à la main, il s’économise le phénomène de la contrefaçon tout en déclinant ses séries ultra limitées. Ses garde-temps n’hésitent pas à user des ors et des diamants. Découvert à Genève, aux Acacias. A retrouver au GTE - Geneva Time Exhibition, le salon des indépendants. (18 au 22 janvier 2009).

CP 3800, un calibre noir désir…

Issu des développements effectués pour la marque Cecil Purnell, sous la maîtrise de l’horloger Cédric Grandperret et par le team Magma –micro manufacture genevoise sise à Perly, le CP 3800 Tourbillon 1 minute –de la série des calibres Cecil Purnell CP 3000, dispose d’une esthétique désirable, avec ses finitions en nickel noir, son élégance ébène. Ebauche, garnitures, décolletages et usinages sont 100% swiss made et puisent dans les arts manufacturiers de Genève, Vaud et Jura. 187 composants composent ce mouvement disposant d’une cage prise entre deux ponts, de platines ajourées et d’un couple au-dessus de la moyenne, utile aux développements à venir. Destiné dans un premier temps aux encageages dans les modèles heures-minutes, puis dans le fameux régulateur cher à la marque Cecil Purnell, le CP 3800 affiche une réserve de marche de 60 h. Diamètre: 30,6 mm (13½ lignes), hauteur: 6,75 mm. Diamètre de sa cage tourbillon: 13,30 mm. De la belle horlogerie, comme on l’aime… Pour la toucher du doight, il faudra attendre le mois de janvier 2010, au GTE -Geneva Time Exhibition.

Cecil Purnell, au GTE en janvier 2009.

Depuis que à Alle (dans le Jura), l’Horlogerie Alaine a été vendue à Patek Philippe, l’opérationnel de Cecil Purnell, la seule marque suisse de haute horlogerie à ne produire que des Tourbillons, s’est retrouvé appauvri d’un de ses éléments. L’horloger Marcel Lachat -par ailleurs propriétaire de la marque Jura Watch, s’est vu contraint de se concentrer sur l’agrandissement de sa fabrique de Alle, qui passe d’une capacité d’une vingtaine de places de travail à environ 50 d’ici fin 2010. Il n’empêche. L’arrivée -cette fois certaine, d’un splendide calibre tourbillon maison, tout de noir nickelé, développé par l’horloger Cédric Grandperret (alias le team de la micro-manufacture Magma Concept), marque le retour d’une marque confidentielle, qui dispose de réservoirs d’aficionados en Malaisie (où l’actionnaire principal Jonathan Purnell passe une bonne partie de son temps), en Ukraine, en Russie, à Hong Kong et encore aux USA.  Créée en hommage à un être cher dont elle a pris le nom, la marque, dont le troisième associé est Stéphane Valsamidès, se détache donc de ses jurassiennes origines pour s’installer là où d’autres excellences résident, notamment du côté de Plan-Les-Watches Perly. Sportifs et racés, ses garde-temps, dont le modèle Hambergé conjugue quelques complications boîtières,  sont également prisés en versions serties, personnalisables et en séries limitées. A découvrir en janvier au GTE -Geneva Time Exhibition.

Sellita, l’aternative ETA, la fin d’un monopole?

Avec 25% de parts de marché (sur les 4 millions de montres mécaniques produites en Suisse et comprises dans le chiffre total de 24 millions de montres), la Chaux-de-Fonière Sellita, fraichement installée dans ses locaux du Crêt du Locle s’est donné les moyens d’être une sérieuse alternative à ETA, l’entité du Swatch Group actuellement sous les feux, pour la énième fois, d’une enquête de la Comco (Commission contre la concurrence). Environ 300 clients l’ont compris. Son mouvement SW 200, depuis que certaines protections liées à des patentes échues ont sauté, affirme seul et comme un grand, ses franches performances. De quoi régater face aux « tracteurs » d’en face, aguerris par tant de générations d’horlogers d’ETA. Il y a également, pour un plus haut de gamme, le SW 300 puis un calibre chronographe, le SW 500. Bref, la famille de calibres maison compte cinq membres, de quoi s’éviter de passer la main.  Sellita est dirigée par Miguel Garcia, CEO et propriétaire depuis 2003. Les clients s’habituent peu à peu à changer leurs habitudes, ils sont déjà au nombre de 300. Il est probable que l’attitude de Hayek Senior, ces derniers-temps, les y encourage…

Julianne Moore, nouvelle égérie Bvlgari

Dès février 2010, Excentric Charisma, la nouvelle campagne de Bvlgari, aura les traits de l’actrice 4 fois oscarisée Julianne Moore. Du haut de ses 48 films, cette celebrity s’est prêtée à Beverly Hills au jeu des objectifs de Mert Alas et de Marcus Piggot pour incarner l’élégance intemporelle, le charisme raffiné zesté de mystère et d’inaccessible. Avec à son bras un sac Chandra (qui signifie lune en sanscrit) couleur brun châtaigne et bleu de prusse, la vedette conjuguera, parfois un rien impudique, le port de quelques pièces d’anthologie, une montre évidemment, mais également des fragments de haute joaillerie saupoudrés d’émeraudes imposantes et de diamants taille baguette. A guetter, les pré-coulisses de cette campagne… Quand au making of, il circule déjà sur YouTube, façon teasing et amuse regard…

Marques et leurs liens rajoutés sur bloghorloger.ch

Régulièrement, bloghorloger.ch ajoute à ses menus déroulants (voir colonne de droite), des links destinés à poursuivre la découverte de l’univers horloger international. N’hésitez pas à contribuer à ces précieux compléments d’information.

Rubrique « Marques, Groupes » > Revue Thommen (CH), Philip Stein (marque américaine), Jean Kases (CH, ne dispose pas encore de site web), Volker Vyskocil (marque allemande), Sinn (marque allemande), First Art (marque suisse de Christian Claude), Aspen (marque américaine issue du merchandising de la célèbre station du Colorado), H. Stern (marque brésilienne utilisant le swiss made, créée à Rio de Janeiro, par un émigré allemand passé dans le trading de pierres précieuses. L’entreprise dispose aujourd’hui de son propre magazine), Benjamin Timepieces (marque américaine, issue de superiorwatch.com), Ateliers deMonaco (Marque monégasque), Gebson (CH, inspiration chinoise), Strom Watch (CH, le fils de Armin Strom, à Bienn), Trebor (by Mouawad), Cover (CH, Soleure), Exposure Swiss (by Pejmani, siège au Liban, utilise des mouvements quartz ETA), Eloga (by Pejmani, Liban, avec des mouvements ETA quartz ou automatiques, contrôlés COSC), Mermod Frères (CH, le bras horloger de la maison REUGE), Frederic Jouvenot (CH, prétend avoir inventé le rotor facial contrairement aux archives retrouvées par le bloghorloger.ch: un modèle dont le brevet -CH 685363 du 30 décembre 1995, est tombé dans l’oubli, suite au décès du déposant et à son non renouvellement), Poljot International / Basilika (marque russe reprise en Allemagne), Swarovski (Les montres issues du cristal, lancées à BaselWorld en 2009), Haimov Watches (USA, la marque design bling bling de Igal Haimov), Zino Davidoff (CH, les montres qui voudraient faire un tabac), Feldo Watch (marque allemande, affichage horaire sympa, différent)…,

Salons horlogers de janvier, exposants et côté pratique

SIHH 2010 (18-22 janvier 2010), 20 exposants, dont 2 nouveaux, Richard Mille et Greubel Forsey A.Lange & Söhne, Alfred Dunhill, Audemars Piguet, Baume & Mercier, Cartier, JeanRichard, Girard Perregaux, Greubel Forsey, IWC, Jaeger LeCoultre, Montblanc, Officine Panerai, Parmigiani Fleurier, Piaget, Ralph Lauren Watch & Jewelry Co, Richard Mille, Roger Dubuis, Vacheron Constantin, Van Cleef & Arpels. Voir la liste des exposants. Comment s’y rendre?

GTE (17-22 janvier 2009) -Geneva Time Exhibition, 35 marques: Ateliers deMonaco, Alain Silberstein, Antoine Preziuso, Aquanautic, Aspen, Badollet Genève, BRM (Bernard Richard Manufacture, France), Cabestan, Cecil Purnell (Only Tourbillons), Claude Meylan, Clerc 1874, Cornelius & Cie Genève, HD3, Jean-Mairet & Gillman, Ladoire Genève, Linde Werdelin, Louis Chevrolet, Louis Moinet 1806, Magellan, MCT – Manufacture Contemporaine du Temps, Marvin Watches, Metal.ch, Peter Tanisman Genève, Pierre DeRoche, Quinting, Rebellion Timepieces, Robert & Fils 1630, Saint-Honoré Paris, Snyper, Steenman Watches, Swiss KubiK, Cargo Titanium, Tempvs Compvtare, Volna, Valbray, Zanzidoust Genève. Voir la liste des exposants. Comment s’y rendre?

Gilbert Albert Galerie (16-22 janvier 2010), Horlogers Artisans d’Art, 6 marques > Michael Bittel, Globe Master Watches, Christian Claude (First Art), Henry Berney, Jean Kases, Gilbert Albert. Voir la liste des exposants. Comment s’y rendre? Michael Bittel, new comer.

Four Seasons Hotel des Bergues > Christophe Claret (Salève Lounge), du 19-21 janv 2010 – Urwerk (Suite Présidentielle) , du 18-21 janv 2010 – De Bethune (Salon Grand Mont), du 18-21 janv 2010 -

Divers: F.-P. Journe, expo à la Manufacture, rue de l’Arquebuse, Genève – Vincent Bérard (Hôtel d’Angleterre), du 19-21 janv 2010 – WPHH (Genthod, Watchland), du 18-21 janv 2010.

Salons horlogeres. Tendance: le bracelet «Totally Worth It»

Initiée par le ditributeur TWI –Totally Worth It, Inc, ambassadeur pour les US et le Canada de marques horlogères suisses prestigieuses, un bracelet en tissu sera au poignet des aficionados et des insiders durant les salons horlogers 2010. Comme un geste simple, léger, porteur de vœux de réussite et d’amicales pensées, la démarche TWI placée sous le slogan qui synthétise sa raison sociale -en français ça pourrait signifier «parce que je le vaux bien…» est un clin d’œil qui s’enroule cérémonieusement au poignet des acteurs de la branche, marques, détaillants et clients. Un insigne de ralliement. Créée par Alexis Sarkissian, Totally Worth It professe les garde-temps exclusifs auprès de détaillants d’un marché qu’il connait bien, l’Amérique du Nord. C’est sur ces terres qu’elle implante des marques différentes qui préfèrent les chemins de traverse aux méga highways. Avec ses bracelets, frais, ludiques et incitatifs, TWI saupoudre la scène actuelle d’un sourire message, tout de turquoise et de brun chocolat auréolé. Les couleurs maison et surtout, le gage d’une appartenance à porter sur soi.  « Parce que je le vaux bien » -I’m Totally Worth It, sera le nouveau signe de ralliement des aficionados, de NY à LA, en passant par Montréal, Miami puis Genève.

Emch Manuel, nouveau CEO de Romain Jerome

Est-ce parce qu’il est collectionneur d’art contemporain que Manuel Emch a accepté le nouveau défi de diriger la marque Romain Jerome? Quoiqu’il en soit, les oeuvres laissées par l’ancien dirigeant Yvan Arpa pourraient prendre en valeur grâce à cette nomination attendue -la rumeur circulait depuis deux mois. Ainsi, la voie choisie par la marque, celle de s’approprier des légendes, reste d’actualité et sera conjuguée aux temps de la nouvelle impulsion. L’homme est un passionné d’art -il reçoit à quinze ans une oeuvre en guise de premier salaire dans la galerie d’art où il travaille, formé à l’Art Center de la Tour de Peilz, l’antenne suisse de l’école Pasadena. Puis il fait ses débuts chez Sothebys avant d’obtenir sa licence HEC en économie de l’Université de Lausanne. Après quelques escales dans le consulting côté business process reengeneering, il vit sa fascination pour l’horlogerie grâce à la formidable aventure de la relance de la marque Jaquet Droz. Au sortir d’un cycle de huit ans, il précise, lors de la conférence de presse du 9 décembre à l’Hôtel Président Wilson de Genève, que c’est bien lui qui a démissionné, qu’il n’a pas été « poussé vers la sortie » et que le fait de se retrouver à la tête d’une structure plus modeste, indépendante de toute appartenance à un groupe, a des effets « libérateurs. » Débuts effectifs, le premier janvier 2010, avec, un premier bilan intermédiaire à BaselWorld 2010 où la marque Romain Jerome, particulièrement déterminée à investir tant dans les personnes nouvellement engagées que dans les moyens qu’elle envisage pour perdurer, s’offre un nouveau stand situé dans la mythique halle principale. A lire également, le rendu de la conférence de presse.

Manuel Emch, nouveau CEO RJ Watches.

Romain Jerome vient de confirmer la rumeur qui circulait. C’est bien Manuel Emch (fils de Arlette Emch qui occupe un siège capital au sein du groupe Swatch), qui reprend les rennes de l’entreprise désormais connue pour s’être adossée à quelques légendes mondiales. Selon les premières révélations, elle devrait continuer dans cette voie tracée par Yvan Arpa, débarqué sans ménagement et avec une partie de son équipe, pour motif de « violentes divergences« , selon les termes utilisés par François Tissot le 9 décembre 2009 au cours d’une conférence de presse au President Wilson de Genève. Inévitablement, au risque d’éclipser quelque peu l’arrivée du brillant transfuge de la marque Jaquet Droz,  les journalistes ont tout tenté pour percer le mystère des vraies raisons du départ d’Yvan Arpa, dont la personnalité semblait indissociable de la marque. Impossible d’en savoir plus, aux motifs que les procédures en cours empêchent toute confidence sur le sujet. Malgré l’acharnement insistant des questionneurs, silence radio assorti d’une promesse de plus de loquacité le moment venu, c’est à dire lorsque la justice aura tranché. Ah si, une petite avancée tout de même dans la voie de la recherche de la vérité. « Ce n’est en tout cas pas pour défaut de résultats » qu’Yvan Arpa a été débarqué, précise François Tissot, reconnaissant donc finalement son indéniable apport dans l’histoire de l’entreprise qui a pourtant minutieusement effacé toute trace de son passage dans les pages web de sa jeune histoire. A propos, quels résultats, combien? François Tissot, tout en affirmant que la société va bien, avoue que les comptes du bilan sont en cours et que, même au niveau du Conseil d’Administration, on n’est pas au clair sur ce point. En fait, les violentes divergences porteraient plutôt sur la gestion de l’entreprise. Bref, dommage pour Manuel Emch qui a tout de même convaincu par son fair play, qu’un prédécesseur absent ait à ce point été présent dans les discussions.

Piaget : Soirée entre hommes à new-york.

Galerie d’art Lehmann Maupin (Lower Est Side), sous l’œil des œuvres de l’artiste exposée Tracy Emin: une flopée représentative du tout New-York côté mode, ciné, art et design, s’est pressée à la soirée Piaget Men To Watch 2010, pour féliciter les honorés du jour: Lee Daniels, le très célébré film directeur de Precious, l’aspirant à l’Oscar Jeremy Renner, révélé par la série Burn Notice, le restaurateur devenu écrivain David Chang, le designer de mode Michael Bastian ainsi que le bien classé joueur de polo Nick Roldan. Rien que des mecs… pas très connus de ce côté-ci de l’Atlantique. A propos, la société « Details » présente sur le fond visuel des photos de celebrities n’a rien à voir avec l’agence Details.ch, connue dans la branche pour ses clients horlogers.

Alain Silberstein, architectures horlogères

Alain Silberstein est un architecte d’intérieur parisien, designer de surcroit et passionné d’horlogerie, devient faiseur de montres dès les années 1980 du côté de Besançon. Style unique mariant les rigueurs géométriques formelles aux mouvements ultra mécaniques, jouant avec maestria des couleurs, des matières et des clins d’oeil les plus malicieux entre habillages et technicité. On n’en sort jamais indemne, son oeuvre interpelle, surprend. Ses trois collections, sa trilogie Krono Bauhaus, Marine et iKrono, célèbrent un caractère affirmé et sportif, à l’aise dans ses basques tant à la ville qu’aux loisirs mais surtout zesté de gouaille. ôté mouvements, c’est surtout du ETA et du Valjoux (suisses). Ses Tourbillons d’Art complètent son exploration de territoires et d’univers inhabituels et son munis d’un mouvement « ASC » – comme ses initiales suivies du mot Créations. A ne pas oublier, ses horloges monumentales ou son « couteau », objets cultes pour intérieurs non conventionnels. Récemment, Alain Silberstein rejoint la constellation « friends » de Maximilian Büsser qui lui offre, sous sa marque MB & F, une conception commune appelée « Black Box, Horlogical Machine N°2.2″.

Cornuz, Jean-Dominique – marque Henri Duvoisin

La marque Henri Duvoisin, inspirée d’une histoire horlogère démarrée dans le Val de Ruz (Canton de Neuchâtel), est relancée par cet industriel patron de l’entreprise Valrutech ainsi que par Jean-Marc Bréguet, photographe spécialisé dans les prises de vue de pièces horlogères. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses de l’histoire locale. On l’aura compris, cette marque neuve sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs. Lire le post sur la marque Henri Duvoisin.

Bréguet, Jean-Marc – photographe horloger

La marque Henri Duvoisin, inspirée d’une histoire horlogère démarrée dans le Val de Ruz (Canton de Neuchâtel), est relancée par ce photographe spécialisé dans les prises de vue de pièces horlogères ainsi que par Jean-Dominique Cornuz, patron de l’entreprise Valrutech. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses de l’histoire locale. On l’aura compris, cette marque neuve sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs. Lire le post sur la marque Henri Duvoisin.

Duvoisin, Paul-Fritz (1854-1912)

Val de Ruz, canton de Neuchâtel. Paul-Fritz Duvoisin (1854-1912) ouvre un atelier en 1904 au Genevey-Sur-Coffrane. Son fils, Henri-Paul (1882-1947) poursuit l’oeuvre paternelle jusqu’à son décès. L’entreprise Duvoisin & Cie fait du montage de mouvements et produit ses propres montres. Un an avant sa mort, Henri-Paul implique dans l’affaire ses deux fils, René et André toutefois, entre 1947 et 1975 -année de la triste crise, c’est sa veuve, Sophie-Elisabeth qui imprime à l’entreprise familiale sa griffe. Comme l’instauration d’un fonds social en faveur du personnel. Ses marchés sont l’Europe et l’Amérique latine. Dès 1975, André, de la troisième génération des Duvoisin, perpétue la tradition jusqu’en 1996. L’entreprise est reprise depuis par Jean-Marc Bréguet, photographe horloger à Neuchâtel et Jean-Dominique Cornuz, patron de l’entreprise Valrutech. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses horlogères du cru. On l’aura compris, cette marque neuve, Henri Duvoisin, sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs.

Chronométrie 2009, Jaeger LeCoultre double-gagnante!

« And the winner is… » Jaeger LeCoultre Master Tourbillon (Calibre 978, 30 mm de diamètre, 28′000 alternances par heure), avec 909 points! Deuxième place… également Jaeger LeCoultre avec sa Reverso Gyrotourbillon (Calibre 174), selon l’aveu d’un responsable de la Manufacture! Au terme d’un sacré périple, enduré depuis l’annonce officielle du concours lors de la journée d’études de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, à Polyexpo La Chaux-de-Fonds, en septembre 2008, c’est finalement Jaeger LeCoultre qui remporte, avec deux modèles, la palme la plus prestigieuse de l’horlogerie de précision sur 13 candidats au Graal suprême représentant 16 modèles. Jusqu’à l’arrivée du quartz, les célèbres concours de Chronométrie, qui avaient le mérite de mettre en exergue le métier de régleur, avaient cessé. Jusqu’à cette relance, si porteuse de promesse -malgré un nombre trop insuffisant de candidats, orchestrée sous l’égide du Musée d’Horlogerie du Locle (Château des Monts) dans le cadre de son 50ème anniversaire. Le jury,  présidé par M. Michel Mayor, astrophysicien, de l’Observatoire de Genève, s’est réuni le 16 octobre 2009 comme prévu depuis de nombreux mois. En son sein, Laurent-Guy Bernier, de METAS -Office Fédéral de Métrologie, Commissaire technique ainsi que  Jonathan Betts du Musée Maritime National de Greenwich, Girolamo Ramunni, Professeur pour l’histoire des sciences et de la technologie au Centre National des Arts et Métiers à Paris, Philippe Bloechlinger, Directeur général de Witschi Electronic AG à Büren a/Aare, Raymond Besson, Professeur à l’Université de Besançon, spécialiste des horloges atomiques de très haute précision, et enfin Anne-Marie Jacot-Oesch, avocate et notaire au Locle. C’est cette dernière qui a accompagné les pièces durant leurs voyages d’un institut à l’autre afin de garantir que toutes les conditions de confidentialité et de surveillance des pièces soient respectées. Pour les indépendants, la palme revient à René Addor pour son Calibre Papillon, réserve de marche de 11 jours, réhabilitant lui aussi le 28′000 alternances par heure au sein d’un format raisonnable de 37,20 mm de diamètre. 795 points, un exploit!

Chronométrie concours. Proclamation des résultats.

Il faudra attendre 17h45, heure de l’embargo le 3 décembre prochain, pour connaitre l’issue d’un concours qui fait revivre les plus belles heures de l’horlogerie. Car si la relance des concours de Chronométrie, sous l’égide du Musée du Locle, Château des Monts, n’a pas fait le plein en matière de candidats et de dépôts de dossiers, les résultats risquent fort, surtout s’ils couronnent une marque disposant de quelques moyens communicationnels, d’affoler le monde des connaisseurs et des passionnés. Le Président du Comité d’Organisation, Claude-Henri Chabloz, dévoilera ce palmarès en présence des autorités suivantes: Marcelo Droguett, Conseiller communal en charge des affaires culturelles, Gérard Triponez, Président du comité du Musée d’Horlogerie du Locle, Bernard Vaucher, Chargé de Promotion de la Ville du Locle. Côté scientifique, les responsables des laboratoires de test des villes de Besançon, du Locle et de Bienne, seront également de la partie. Une raison de plus de s’y rendre. Lire le dossier paru dans JSH – Journal Suisse de l’Horlogerie, septembre 2008.

Franck Muller joue avec les influences..

Un trait appuyé de Richard Mille, un soupçon de  TechnoMarine et un zeste de Roger Dubuis… Tels sont les ingrédients qui pourraient tout de même plaire sur le marché, du côté de l’Asie et des goûts extrême-orientaux. Serait-ce la patte d’Antonio Terranova, légèrement détourné de ses Cvstos obligations et devenu triturateur de codes FM. Vous me direz qu’il ne s’agit que d’une image de synthèse un rien bâclée… Tiens, j’aillais oublier, il y a aussi un brin de Cvstos dans cette dernière Franck Muller. D’ici le WPHH 2010, espérons que le groupe nous épate avec du vraiment nouveau. Car c’est sur ce terrain qu’il est le plus attendu. Pourvu que cette montre aux allures de ceinture western, ne soit qu’un avant-goût destiné à creuser notre appétit.

Swarovski, les montres 2010.

2009, année de l’arrivée du cristalier en terres horlogères, avec la grosse artillerie. Des prix qui favorisent l’accessibilité et 4 lignes comprenant 45 modèles! S’y ajoutent pour 2010 16 nouveautés et une édition limitée. Non seulement la maison renforce ses lignes « Octea » -qui deviendra plus sport et orange, « Piazza », « Elis » et « D:Light » mais elle lance « Dresstime« , un nouveau modèle déclinable en trois versions. 12 cristaux facettés couleur Jet Hermatite… Le cygne a encore frappé.

Marabella de Consul, existe en Champagne.

Beau et viril, ce chronographe Marabella, hélas habité par un mouvement quartz, affiche ses trois cadrans dont à 6 heures, celui dédié à la petite seconde sautante. Etanche à 100m, date à 4 heures, glace saphir. Bracelet à boucle déployante, en cuir. Existe également en cadran champagne, idéal en cette avant-fête. Rescapée de la crise des années 70, la marque Consul est retournée en 1998 à Neuchâtel, canton de son origine. Et dire que cette plus que centenaire était une manufacture, liée par mariage avec la marque Girard Perregaux, et détentrice pour la première fois en 1951 de son premier certificat de chronomètre décerné par l’Observatoire de Neuchâtel. Sa marque soeur, Catamaran, a été créée en 1983. Voir le eShop de Consul.

Viot, Jean-Baptiste, sa première montre.

Banlieue parisienne. Le jeune horloger Jean-Baptiste Viot (né en 1967), est en passe de concrétiser son propre garde-temps après avoir débuté sa formation d’horloger en 1983 à l’Ecole Municipale d’Horlogerie de la Ville de Paris, puis, dès 1986, au sein de l’Ecole Technique de la Vallée de Joux. Non content d’avoir ainsi acquis le savoir actuel, l’étudiant a poursuivi son chemin du côté du MIH (Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds). Histoire d’être un as ès restauration d’horlogerie ancienne, avant d’aller écumer quelques grandes enseignes horlogères suisses. Désormais, de chez lui, avec ses machines et ses mains, l’horloger, dont le destin pourrait s’apparenter à quelque génie contemporain de la branche, poursuit sa quête. Côté reconnaissance, certains collectionneurs l’ont déjà localisé.

de Bethune à Genève, expo 17 au 21 janvier 2010

La marque de Bethune et ses fondateurs, Denis Flageollet et David Zanetta, seront à Genève durant la période du SIHH au Four Seasons Hôtel des Bergues, dans le Salon Grand Mont Blanc. Présentation des nouveautés, en attendant de pouvoir visiter la manufacture à La Chaux/L’Auberson.

SIHH du 18 au 22 janvier 2010. Deux nouveaux exposants.

En 1991, lors de sa création, les 4′500 m2 suffisaient aux 5 exposants. En 2010, 19 exposants occupent 30′000 m2 entièrement ‘luxuisés’ au sortir de travaux d’envergure. Parmi eux, deux nouveaux venus, Greubel Forsey (dont une partie du capital appartient au groupe Richemont) et Richard Mille, appuyé par Audemars Piguet. Voici le liste des marques présentes: A.Lange & Söhne, Alfred Dunhill, Audemars Piguet, Baume & Mercier, Cartier, JeanRichard, Girard Perregaux, Greubel Forsey, IWC, Jaeger LeCoultre, Montblanc, Officine Panerai, Parmigiani Fleurier, Piaget, Ralph Lauren Watch & Jewelry Co, Richard Mille, Roger Dubuis, Vacheron Constantin, Van Cleef & Arpels.

Metropolis Watch Forum, première.

Dans le cadre des JMH -Journées de la Métropole horlogère (du 4 novembre au 21 décembre 2009), le premier Metropolis Watch Forum se déroulera des 27 au 28 novembre 2009 à l’Usine Electrique de La Chaux-de-Fonds, mêlant le culturel, le professionnel et le commercial. Sur trois jours ouverts au grand public, l’horlogerie sera à l’honneur, y compris via le Metropolis Watch Market (vente de montres de marque à des prix attractifs), le Vintage Market (montres de collection, horlogerie ancienne et objets rares), ainsi qu’une VIP zone (pièces uniques de grande valeur présentées en catimini sélectif). Grâce à la Librairie Payot, un coin lecture n’oubliera pas la jeunesse, tandis que le Metropolis Cinema diffusera avec Passion Cinéma 2 versions de Metropolis. Les métiers et savoir-faire de l’horlogerie seront placés à l’honneur, grâce aux filières de formation, tandis que le Bar Electrique sera le point de rencontre saupoudré de produits terroirs. L’inscription au Patrimoine, par l’UNESCO booste décidément la région toute entière.

Hublot s’empare de l’automobile…

Le 19 novembre 2009, Hublot, enfonce le clou automobile. Après s’être intéressée à Morgan, la délicieuse anglaise toute de bois et d’alu façonnée, la marque annoncera son partenariat avec l’ACF, le premier Club Automobile d’Europe -pendant motorisé du TCS à mobilités plurielles, créé en 1895. En fait de partenariat, il s’agira de lancer une montre en série limitée (Aero Bang ACF Drive), dont une partie des bénéfices de vente sera reversée à la cause défendue tant par Jean Todt que Schumacher, l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière). A noter qu’avec ce système de séries limités à répétition, Jean-Claude Biver met chaque fois la main sur quelques fichiers d’importance, s’organisant quelques incursions habiles en d’autres terreaux où des collectionneurs et amateurs d’horlogerie restent à débusquer. C’est bien vu, d’autant que ça n’implique pas à chaque fois, un développement de produit. Juste quelques customisations, ici où là, généralement via le cadran ou par gravure et écrin interposés. Et puisqu’on reste dans l’auto, Hublot annonce son partenariat 2010 avec Bruno Senna, pilote Formule 1 de l’Ecurie Campos Meta et neveu d’Ayrton.

Black Belt, la montre qui résiste…

Ici, suite à une présentation du modèle, un directeur marketing d’une entreprise financière de la place genevoise tente d’acquérir une Black Belt Watch. Le hic? Bien qu’il trouve la montre superbe, il ne pratique nullement les arts martiaux. La montre résiste, elle ne se laissera pas acheter. Même topo, du côté de la Russie où un ambassadeur de la marque, se voit offrir 20′000 dollars cash pour se démunir de sa montre. Niet. Entre temps, Yvan Arpa s’installe peu à peu et s’apprête à lever le voile sur ses prochains rebondissements.

Louis Chevrolet, sa Driver 1911 revit!

Liée à AJS -Développement, entreprise familiale dirigée par André Saunier, connu pour sa gouaille toute jurassienne, Louis Chevrolet, la marque  horlogère, essaime ses modèles depuis Porrentruy. Une sorte de conquête, placée sous la maxime « Never Give Up« , si chère à l’exilé franco-suisse qui, au début du siècle passé, quitte sa famille en 1900 pour la terre promise. Après une carrière dans le pilotage automobile, Louis Chevrolet crée la voiture qui porte son nom. Afin de faire revivre dignement ce passé, la marque horlogère jurassienne, qui essaime par le monde une collection plutôt réussie de modèles,  s’apprête à célébrer ses portes ouvertes, -5 à 6 décembre 2009, et à s’offrir un buzz: la Concept Watch Driver 1911 est annoncée. A vos plumes.

BaselWorld en délégation à Genève…

En délégation directoriale, la direction de BaselWorld sera à Genève, les 17 et 18 novembre 2009, à l’Hôtel NH Geneva Airport. Dans le salon Vivaldi, Sylvie Ritter, Martin Fergusson et Orietta Morandini, à raison de 30 minutes par rendez-vous, viendront draguer les exposants du cru potentiellement intéressé à se montrer dans le BaselWorld Palace de la prochaine édition de la Foire de Bâle, des 18 au 25 mars 2010 prochains.

Ball Watch, lisibilité grâce aux tubes

Lire l’heure en toute circonstance, même lorsque les jours rétrécissent et que lumière diurne est comptée, fait partie de l’ADN de cette marque dont le fondateur, Webb C. Ball établissait déjà en 1891 ses stricts standards de lisibilité. Depuis plus de 10 ans, la marque établie à Neuchâtel et propriété de Francisco A. Herrera, équipe ses cadrans et ses aiguilles de tubes de gaz dont la technologie, suisse de surcroît, rompt avec les procédés habituels utilisés en horlogerie. Ainsi, le tritium capturé sous forme de gaz est encapsulé dans des microtubes sécurisés de verre, exempts de tout danger radioactif. Lorsque ses molécules viennent heurter la surface interne colorée des capsules, une énergie lumineuse se dégage. Le phénomène dure environ 20 ans sans nécessité d’une recharge extérieure. Cent fois plus intense que les luminosités courantes dans la branche, le phénomène photogène autorise des déclinaisons colorées, pour le plus grand bonheur des designers.

Cuervo y Sobrinos à La Havane.

Sans l’appui des autorités cubaines, via la participation de l’historien Eusebio Leal, par ailleurs responsable du plan de reconstruction historique de La Havane, l’aventure aurait été périlleuse: ouvrir une boutique-musée dans la rue Muralla, en face de l’ancien siège de la firme apparue à la fin du 19ème et devenue depuis, une enseigne horlogère suisse présidée par Marizio Villa. A l’intérieur, une multitude de détails qui retrace l’héritage, comme le coffre-fort original de l’enseigne, retrouvé dans l’ancienne boutique rue San Rafael. L’art-déco est de rigueur. Issue de la ligne Torpedo et exclusivement réservée au marché Cubain, une collection célèbre la première arrivée en terres castrites d’une marque internationale d’horlogerie. Au dos, la gravure « Série Spéciale pour l’Ile de Cuba« .

Wanted, «La Captive» de Cyma…

En prévision de reconstituer ses trésors patrimoniaux, la marque Cyma lance une opération « retrouvailles » de montres anciennes. Puisque environ 30 à 40 millions de montres et réveils ont été vendus depuis la création de la marque en 1862, puisque certains modèles continuent d’être régulièrement vus dans les ventes aux enchères ou sur les sites du déjà-porté, on imagine qu’elle pourrait avoir un certain succès dans cette recherche, d’autant qu’elle offre en contre partie et si le modèle retrouvé correspond à une étape cruciale de son histoire, une montre de la collection actuelle. Toutefois, le modèle le plus recherché demeure « La Captive », cette montre sur laquelle Colette s’était fendue d’un poème hommage. Qui trouvera cette pièce rare ?

Black Belt, le luxe au mérite, pour ceintures noires.

Pour la première fois, une montre que même la plus vaste des surfaces financières ne peut acheter sauf si… elle est en mesure de démontrer qu’elle est titulaire d’un sésame! Un sésame qui s’obtient au mérite -le luxe change de camp, après une longue maturation personnelle, faite d’abnégation, d’un zeste d’ascétisme et d’un respect de valeurs immuables. Ceinture noire, for black belt only. Née à l’issue d’un combat, cette montre in black, combattive, est l’oeuvre conjointe de deux adeptes des arts martiaux, Yvan Arpa et Claudio Alessi. A peine dégagé de toute suspicion liée à son éviction subite de la marque Romain Jerome, Yvan Arpa, surnommé le Simon Templar de la branche, invente une prise en forme de nouveau business model qui fait l’économie des points de vente classiques et autre distributeurs. Non pas par déni de leurs rôle si utile à l’horlogerie, mais parce que les clubs martiaux fonctionnent selon leurs propres règles, avec des membres, des titulaires. Ce sont donc eux, plus précisément les maitres attestant du niveau requis, qui délivreront le garde-temps. Ce sera également la première fois qu’une montre prendra de la valeur par rapport à son propriétaire et en perdra en cas de cession. Lancement le 30 octobre 2009, lors de la soirée anniversaire et de la Nuit des Combattants du 15ème salon des Arts Martiaux et Sports de Combats, au Stade du Bout du Monde (Genève).

Lire également la news bloghorloger.ch du 5 mars 2009 et le commentaire de Grégory Pons du 9 mars 2009.

deLaCour fait son cinéma vérité…

L’institut Cinema Verité rayonne mondialement via son encouragement à promouvoir des oeuvres du septième art, engagées et porteuses d’un message d’entraide. Et puisque le 21 septembre était journée internationale de la paix, un concert classique donné à Genève fut prétexte à récolter des fonds. En offrant pour la vente aux enchères un exemplaire exclusif de sa Squadra Caelestic, la marque deLaCour y a contribué, permettant quelques altruistes envols sur fond de son cadran frappé de la constellation céleste de Genève, le 1er avril 2006. Le thème de la soirée: « Quel Héritage pour nos Enfants? ».

Hublot nouveau site web, compte à rebours…

Le 29 octobre 2009, le nouveau site internet de la marque Hublot devrait s’immiscer dans votre barre de navigation. Un peu de suspense, un rien de mousse? Allez voir ce qui se passe là.

Favre, la dynastie horlogère…

Que les historiens sont utiles! La première mention d’un Favre à la tête d’une dizaine de générations consacrées à l’horlogerie, a été retrouvée. Abraham Favre (1685-1762) reçoit une lettre d’Acquis datée à valeur du 1er janvier 1751. Dans un français obsolète aux délicieuses tournures, il est écrit: « Pour le Sieur Abraham Favre Maitre Horloger du Locle Bourgeoins de Valengin; D’un Bienfond à luy vendu par le Sieur Procureur de Messieurs Harscher, Négociants et Bourgeois de la Ville de Basle, Situé à Montpagin (…) Mairie dudit Locle« . Suivent deux autres Abram Favre (1702-1790), Abram Favre (1740-1823), puis un Frédéric Favre (1766-1840), un Henry-Auguste Favre (1796-1865), d’un Fritz Favre (1828-1877), d’un Henri-Adrien Favre (1865-1961), d’un Henry-A. Favre (1908-1972). Pour continuer avec les deux frangins Florian (1942) et Eric A. Favre et, plus près de nous, d’un Laurent (1973) et d’un Stéphane (1969). Faites le compte, en tout 10 générations qui englobent la célèbre marque Favre-Leuba passée en mains espagnoles et relancée en 2007. Du côté des descendants de cette épopée horlogère, le bruit veut qu’une marque, dotée d’une raison sociale antérieure à l’époque connue, vienne faire revivre le nom: A. Favre & Fils. Sûr que l’Histoire et ses plus-values culturelles ne manqueront pas de leur venir en aide… Et dire que Wikipedia fait l’impasse sur le premier de cette dynastie!

Yvan Arpa, verdict favorable: ni faute, ni déloyauté

Ni faute, ni déloyauté. Tel est le verdict de la Cour de Justice de Genève, dans son jugement du 29 septembre 2009, concernant le procès opposant la société RJ Watches (marque Romain Jerome) à son ex-CEO Yvan Arpa. Le bouillant entrepreneur, débarqué sans ménagement de son poste le 6 juin 2009, s’était astreint à un mutisme volontaire face aux interrogations que le milieu horloger se posait. Une telle éviction, provoque toujours remous et rumeurs, d’autant que quatre membres rapprochés de son équipe en avaient également fait les frais. S’il avait choisi de se taire, c’était certes en raison de la procédure en cours, mais également, par souci de loyauté vis-à-vis du principal actionnaire de Romain Jerome, le Prince Fahd Al Saoud. Suivront donc les procédures au Prud’hommes, ainsi que d’éventuelles suites judiciaires. Quoiqu’il en soit, cette nouvelle lui redonne les coudées franches et… le sourire. Deux armes qui pourraient bien servir son retour sur le devant de la scène. Rappel des faits, écouter le reportage de Pierre-Antoine Preti, dans le journal de la Radio Suisse Romande du 6 août 2009.

Pascal Brandt rejoint le groupe Bvlgari

Officiellement à commencer du 1er octobre 2009, l’ancien responsable de communication de deWitt, le journaliste Pascal Brandt, est appelé à la rescousse à Neuchâtel pour reprendre en main la communication du pôle horloger de Bvlgari. Passée la période de formation interne saupoudrée de tous ces petits riens inhérents à toute nouvelle arrivée, on se réjouit de percevoir les prochaines orientations stratégiques. A suivre…

Trace d’Arpa chez Romain Jerome? Cherchez bien!

Viendrait-il à l’idée de gommer toute trace de Maximilian Büsser, dans l’hitoire des OPUS de Harry Winston, toute mention de Simone Bedat dans l’épopée contemporaine de Raymond Weil? Pourtant, en parcourant minutieusement la « revue de presse » du site de Romain Jerome -ce qui prend un temps fou puisque ça passe par le téléchargement en pdf des articles, aucune trace d’Yvan Arpa, pourtant intimement lié à l’histoire de la marque. Se dire qu’il aura fallu un travail de titan pour que soit ainsi gommée, des articles présents et des communiqués de presse (dont les versions ont été réécrites), la moindre parcelle liée à sa personne, c’est flairer le lynchage public. D’autant que cela ampute considérablement la couverture de presse liée à la marque. Un peu comme si, après avoir tant investi pour l’obtenir, les dirigeants actuels préféraient se tirer une balle dans le pied. Un déni de personne qui fait froid dans le dos tant il est perceptible. Et qui ne sert en rien l’intérêt du client… Heureusement, selon les commentaires reçus, sur d’autres sites, il est encore omniprésent. Comme par exemple sur le site de Swisstime, sur le site de la Tribune de Genève, et celui de Worldtempus.com.

Lange et Cyma, quel lien?

Walter Lange, fondateur de A. Lange & Söhne fêtait ses 85 ans. A la question bateau de savoir quelle a été sa toute première montre, il répond « Une Cyma ». J’ai toujours pensé que cette actuelle volonté de séparer la haute-horlogerie de l’autre était une erreur. C’est contre nature. L’Histoire horlogère suisse, dont l’excellence vers le haut demeure la meilleure ambassadrice, n’a cessé de se nourrir de l’horlogerie de masse, de volumes. Le principal, c’est d’attraper le virus et de militer pour la reconnaissance de la dimension culturelle de l’horlogerie. Une dimension stabilisante lorsque les périodes focalisent sur son statut de branche économique…

Karl Lagerfeld et Claudia Schiffer chez Cvstos

Dans le GMT Magazine de Juillet, version XXL, une photo en page 27 attire l’attention. Croqués dans la nouvelle boutique Cvstos, deux célébrités arrosent de leurs notoriétés planétaires le décor superbe. Karl Lagerfeld et Claudia Schiffer seraient-elles venues en personne inaugurer l’espace? La marque Cvstos a-t-elle signé un mirifique contrat qui fait penser à ce que Hayek Senior avait déboursé pour s’attirer la présence de Nicole Kidman à l’ouverture de la boutique Omega à Genève? On parlait alors d’environ CHF 600′000. Je vous laisse donc imaginer ce que le tandem Lagerfeld-Schiffer a du coûter à Sassoun Sirmakes et à ses associés. Bien sûr, en y regardant de plus près, on voit qu’il s’agit d’une photo montage. Alors, s’agit-il d’une opération de co-branding? Car Lagerfeld, c’est aussi une marque. Si non, alors c’est du vol. Pur et simple, du vrai détournement d’image, de l’usurpation de visuels. Si les deux lésés s’en apercevaient, cela pourrait coûter très cher à la jeune marque. Qui devrait peut-être prendre les devants, tenter une approche d’excuse pour éviter le ramdam. Quoiqu’il en soit, qui pourrait s’en sortir en expliquant que son service de communication a commis un sacrée bévue et fait preuve d’un amateurisme coupable.

TWI s’expose aux US, à Dallas.

Watch Time continue son tour exposition aux US après San Fransisco, Los Angeles, New York et Philadelphie. L’expo sous-titrée « Inside Basel/Geneva » poursuit son chemin et s’implante à Dallas le 1er octobre 2009. L’occasion pour Alexis Sarkissian, fondateur de TWI (Totally Worth It), le distributeur patenté en Amérique du Nord (canada compris), d’y présenter une partie de ses marques: Armin Strom, Linde Werdelin et Ladoire.

Rado se la joue ado et pointe le design

Radostar.com est né. Un site qui assoit l’image de la marque dans cette connotation design qu’elle affectionne et qui la différencie de la masse presque autant que les matériaux ultra durs qu’elle utilise. C’est assez ado parfois, mais ça se veut pointu de chez pointu. En tous les cas un espace pour créateurs estudiantins internationaux, en devenir surtout. Là où la visibilité faisait défaut, cette initiative permet à l’enseigne d’être résolument tournée vers le futur. Lancé en avril 2009, à Milan lors de la manifestation « Salone del Mobile ».

Aucune raison d’augmenter les salaires… 2010.

En tous les cas dans l’horlogerie et la microtechnique, comme l’indique le communiqué de la Convention Patronale (CP) de l’industrie horlogère suisse, réunie le 18 septembre 2009 à Neuchâtel avec le syndicat UNIA. Les raisons de ce statu-quo pour les 436 entreprises soumises à la Convention collective? Primo, l’indice du prix à la conso a reculé de 0.8% entre août 2008 et août 2009, secundo, le salaire moyen de la branche a augmenté de CHF 226.00, passant à +4% et ce, sans compter les déjà +2,45% (soit CHF 140.00), négociés l’année passée, à titre de renchérissement, par la CP et les syndicats. Du côté du syndicat SYNA, même harmonie de vue. Peut-être faut-il signaler que la Convention collective de travail de la branche (CCT) ne concerne que les problématiques du renchérissement et des salaires minimaux d’embauche. La question des salaires effectifs (susceptibles d’inverser la tendance à la hausse), demeure l’affaire des employeurs. Avis aux environ 4′000 travailleurs concernés, pas d’augmentation globale cette année. La course au cas-par-cas est ouverte.

Grand Prix d’Horlogerie de Genève… L’expo.

La soirée 2009, 9ème édition de ce Grand Prix, sera-t-elle présentée par Christian Luscher? Si oui, Lolita Morena, son ex-compagne, ne risque pas de lui donner la réplique. Quoiqu’il en soit, les montres sélectionnées (ou plutôt issues d’un processus d’envois de dossier pour sélection), seront présentée du 16 octobre au 20 novembre 2009, à l’UBS de la rue de la Corraterie à Genève. Le cocktail d’inauguration de l’expo, à laquelle l’Etat de Genève s’est associé, se fera le 15 octobre 2009 à 18h30.

Ça tourne pas rond au Locle. Engrenages carrés?

Si, si, vous lisez juste. Le carré s’immisce dans les rouages et les trains d’engrenages. Carréages devrait-on dire. En quoi une telle invention, issue de la Haute-Ecole de l’Arc au Locle, pourrait-elle intéresser les horlogers? C’est qu’en fait, comme c’est déjà le cas des chaines de production de l’industrie où l’avance par à coups est préférable à l’avance régulière, il se pourrait bien que les constructeurs de calibres s’inspirent de ce nouveau champ de possible pour faire tourner les aiguilles d’une montre de manière irrégulière. Par exemple plus lentement lorsque c’est la nuit et qu’il nous importe peu de savoir l’heure, puis plus rapidement, lorsque les heures à voir sont diurnes. L’invention, rendue possible grâce aux nouvelles technologies MIME (moulage par injection de poudre de matière), risque fort de secouer le landern-horloger. Elle fait en tous les cas l’objet d’un exposé scientifique donné lors de la journée d’Etude de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, à Lausanne Beaulieu le 16 septembre, par Pascal Winkler, Professeur HES en Microtechniques horlogères.

TAG Heuer et sa Monaco brûlent une priorité à la SSC.

Carton jaune pour la marque TAG Heur qui organise le 16 septembre 2009 son lancement presse de la si attendue Monaco V4, la montre concept qui devient enfin réelle et fonctionnelle, un concentré d’innovation technique qui remplace les rouages par des courroies. Quel journaliste pourrait refuser d’assister à ce lancement? Or, le même jour, quel journaliste horloger soucieux d’alimenter sa culture générale et pointue se risquerait à rater la journée d’Etude de la SSC -Société Suisse de Chronométrie? Qui se déroule à Lausanne Beaulieu, le même jour. Imaginons un peu qu’elle se soit déroulée, comme l’année passée à Polyexpo, juste en face du siège de TAG Heuer. On aurait alors pu voir les journalistes hésitant entre les deux pas de portes. Là, à moins d’un clonage de dernière minute, la collusion de dates engendrera des frustrations à la hauteur de la bévue. Tout de même, la date de la SCC était connue depuis belle lurette…

Vaucher tout en tambours… Chapter Two.

On savait que Vaucher Manufacture Fleurier était une société soeur de Parmigiani et une propriété de la Fondation Sandoz, qu’elle produisait donc les calibres de la marque fleurisane. Pas seulement, puisqu’elle a également comme clients Hermès -qui s’est même embarqué dans son capital, Richard Mille, Corum et… Les Maîtres du Temps. Pour cette nouvelle venue qui met en réseau des horlogers célèbres selon le concept novateur de Steven Holzman, l’entité neuchâteloise a carrément développé l’ensemble de la « Chapter Two ». On reconnait sa patte aux tambours évidés qui réinterprètent la lecture du quantième. Ils affichent leur parenté avec le modèle Bugatti lancé par Parmigiani. Ainsi la Manufacture s’est-elle spécialisée dans le créneau du tambour. Ces rouleaux en aluminium évidé font 7 mm de diamètres pour 24,6 de longueur. L’un à midi, l’autre à six heures, les inscriptions qu’ils véhiculent ont été gravées puis emplies de peintures et non peintes. Le défi était de taille car habituellement, les transmissions du quantième se font via des disques horizontaux et que là, c’est la verticalité qui a été choisie. Casse-tête pour les constructeurs, beauté pour les collectionneurs… Le calibre s’appelle SHC01 (des initiales de Steven Holzman) et est issu d’un calibre VMF 4300 équipé d’un module VMF 6930.

Breitling et son calibre B01.

Naissance d’un must-have qui rime avec l’histoire de la marque, Breitling présente par le menu son premier calibre maison, développé par l’antenne genevoise Breitling Technologies SA. Jacques Babathuler, qui a participé à son développement, sera en chaire à la journée d’Etude de la SSC. Son équipe est partie d’une feuille blanche, non pas d’un calibre existant. Dans le cahier des charges, plusieurs contraintes, celle du volume, qui ouvre la voie d’une fabrication à l’échelle industrielle, celle du 100% Chronomètre (puisque depuis 10 ans environ, chaque garde-temps Breitling est apte à passer les tests du COSC). La marque renforce ainsi son image de spécialiste du chronographe. Tout dans la conception de ce moteur a été fait pour que l’objet soit ouvert à des évolutions, qu’il satisfasse les exigences du SAV, et facilite les procédures d’assemblage et de réglage. Des solutions nouvelles ont été apportées, protégées par plusieurs brevets. Résultat? Un mouvement intelligent, 70 heures de réserve de marche, date, système évitant les défaut de réglage à minuit, roue à colonne. Efficace et loin des exotismes alentours. Il équipe déjà le modèle phare Chronomat et s’est offert sur iPhone une application plutôt didactico-sympa.

Franck Muller made in Monaco?

En dialecte monégasque, Monaco se dit Munegu. Lors de la prochaine session d’Onlywatch, vente aux enchères de pièces uniques orchestrée par Patrizzi Auctioneers & Co (Monaco le 24 septembre 2009 en marge du Monaco Yatch Show au profit de l’Association Monégasque contre les Myopathies), 34 marques horlogère suisses ont pondu un modèle unique. Dont Franck Muller qui décline, avec armoiries adhoc, son modèle Casino. L’objet est rebaptisé Munegu et, ô surprise, aurait été fabriqué par les maitres horlogers du cru. Question, le « made in Munegu » qui figure sur le cadran -un informateur attentif a averti le bloghorloger.ch, est-il signe que la marque s’apprête à délocaliser? Restons sérieux, on saura au moins, grâce à cet aveu, que le groupe dispose de maitres horlogers dans la Principauté. En attendant peut-être que ses dirigeants s’y installent, histoire de résoudre l’épineux problème des environ trois cent millions de francs suisses qu’ils devraient au fisc suisse et d’occuper le siège de GFM Collection Watch Jewellery SAM, la société créée sur place.

Courvoisier, qu’est devenue la marque? Quiz!

Bloghorloger.ch serait heureux de connaitre l’identité du Russe qui a acquis cette marque horlogère (classe 14) dont l’histoire pourrait être aussi prolifique que celle sur laquelle s’appuie des Jaquet Droz, des Breguet ou autres perles historiques. Il n’y a pas si longtemps, un avocat de la place neuchâteloise fut contacté par un groupe américain en quête d’emplettes horlogères. Courvoisier était sur les rangs. Le service juridique dudit groupe ayant quelque peu trainé, c’est un Russe qui s’est emparé du joyau pour un montant d’une centaine de milliers de francs suisses. Le groupe s’est consolé en achetant, pour plusieurs millions, une marque chaux-de-fonière à quatre lettres. Dans l’attente de vos commentaires pour en savoir plus…

Armin Strom déménage…

Qui dit plus de place dit la possibilité de fabriquer également ses propres mouvements. La marque, fraichement relancée et armée d’ambitions que son statut de fabrication à haute valeur manuelle ajoutée lui autorise, s’installe à la Route de Boujean à Bienne. Locaux tout neufs, ateliers d’horlogerie clairs et spacieux, parc moderne de machines et… une inauguration le mercredi 9 septembre 2009. Armin Strom en bref. Presse et amis étaient de la fête. Quelques images

DG Meccanico, elle fonctionne.

Véritable machine indicatrice du temps qui passe, objet d’essence digitale mu par un coeur mécanique, computer habité par un condensé de science manufacturière horlogère, la dg Meccanico de de Grisogono fonctionne à merveille, contrairement à ce que propageaient ses détracteurs, ainsi que le bloghorloger a pu le constater à BaselWorld 2009. Le passage entre les minutes et les heures, se fait sans hésitation, de manière franche. Le développement du moteur, à partir d’un calibre détourné de ses vocations premières afin de dispenser suffisamment d’énergie pour faire fonctionner ses rouages enchevêtrés, aurait coûté plus de 2 millions de francs suisses. Véritable spectacle rappelant la science des automates, si intimement liée à celle de l’horlogerie des grands maitres ou à l’esprit Tinguely miniaturisé, cette montre d’exception fait également l’objet d’une présence sur YouTube, qui autorise une meilleure compréhension de ses mécanismes sophistiqués.

Quand le rap devient vecteur…

Le rappeur Dash s’est offert une belle marque, Tiret New York (dash signifiant en anglais ‘tiret’). Au départ, les modèles étaient habités par des mouvements signés Antoine Preziuzo. La marque Jacobs & Co s’est taillée une véritable antériorité dans le domaine, s’offrant à la portée de nombreuses sommités du music-biz US. Icelink est plutôt proche des Black Eyes Peas, groupe dont l’amitié avec Andy Sogoyan date d’avant leur succès mondial. Par un deal de product placement la marque californienne se trouve également dans le dernier clip du rappeur russe Timati, une star nationale qui porte en concert une Bichrono de deLaCour et qui s’offre de temps à autre quelque featuring avec des stars internationales du rap. Comme Snoop Dogg, dont on murmure qu’il serait fou de montres et préparerait, en même temps que la sortie de son nouvel album EMI, un modèle à ses couleurs.

37ème séminaire Infomat, moulages et poudres…

13 novembre 2009 à Neuchâtel. Principalement utilisée pour fabriquer des pièces complexes destinées à des applications industrielles, la technologie du moulage par injection de poudres métalliques et céramiques (MIM-Metal Injection Moulding) est utilisée dans les industries automobile, textile, de l’outillage, horlogère, comme dans la fabrication d’aimants, la mécanique de précision, les techniques médicales et dentaires ainsi que dans l’industrie de la porcelaine. Un marché qui, fort de sa croissance à deux chiffres, suscite interrogations, recherches et créativité. En savoir plus? C’est possible, grâce au prochain séminaire Infomat (cellule Matérieau de Centredoc à Neuchâtel) « Metal, Ceramic and Polymer Injection Moulding« . Avec des sommités du domaine. Comme le Dr. Efrain Carreno-Morelli (HES-SO, Valais), le Dr. Ing. Philipp Imgrund (Fraunhofer IFAM, Bremen -D), le Dr. Ing. Volker Piotter (Forschungszentrum FZK, Karlsruhe -D), Julien Giboz (HE-Arc Ingénierie, St-Imier), le Dr. Paul Bowen (EPFL, Lausanne). Rien que du beau monde…

Machine à écrire le temps, Jaquet Droz aurait-il aimé?

Il n’y aura que 28 exemplaire de ce concentré de savoir-faire horloger, lancé par la marque Jaquet Droz en 2009. 1200 composants, acier inoxydable ou aluminium, 50 cames (dont 33 pour l’écriture du temps, 9 courroies, 84 roulements à billes et 3 ressorts. Le tout engoncé dans une cage alu et verre à cristaux liquides parcourus de technologie tactile. Remontage manuel (comme le prénom du boss, Manuel Emch), 8 jours de réserve de marche. 370 x 270 x 190 mm, soit une imposante contribution à l’indication de l’heure et à l’oeuvre du maitre, connu pour ses automates et son sens entrepreneurial.

Le « waow effect » selon Vincent Perriard…

Sûr que le work addict fraichement débarqué à la tête de TechnoMarine va s’employer à rebooster la marque. Comment? L’intéressé, évidemment, ne dira rien pour l’instant. Car il en est à la phase d’analyse de la situation: mise à plat de tous les modèles, évaluation de ses ressources en force humaines ou marketing. En phase également de rencontre avec quelques fournisseurs habilités à lui dire si oui ou non, ce à quoi il pense fait partie du faisable. A quoi pense-t-il? Rien ne filtre. Si ce n’est une piste… Le moment venu, ce qu’il annoncera devra déclencher le « waow effect ». Comprenez la surprise. Celle qui fait couler l’encre et qui rallume la flamme des agents et distributeurs de la marque. Trouvera-t-il, dans le respect de l’ADN TechnoMarine, un truc aussi fort que la rencontre du plastique et des diamants? On lui fait confiance…

Chanel s’aventure en Lumière…

Sous la bannière « Lumière », la nouvelle collection de haute-joaillerie décline quelques thèmes lumineux et soyeux comme le soleil, le Tweed, le noeud, à force de pierres, de diamants et de brillances diverses. Pavages et baguettes se succèdent en autant de sculptures… Et pour annoncer le tout, surtout aux médias, la marque se fend d’un press-kit d’une élégance et d’un luxe qui tranchent avec le dos-rond ambiant des démarches communicationnelles…

Vieilles Cyma recherchées..

Belle idée, lorsque l’on ne dispose pas encore de moyens colossaux…. Afin de constituer ce qui pourrait un jour prendre l’allure d’un musée, Cyma lance une opération retrouvailles. A toute personne ayant dans ses tiroirs ou à son poignet une montre marquant un maillon de l’histoire de la marque, Cyma offre un modèle actuel. On estime à 30 à 40 millions le nombre de garde-temps vendus par la marque durant son histoire. Espérons que l’opération, prochainement lancée sur un site en passe de s’offrir un nécessaire face lifting, soit couronnée de succès. Sûr que le buzz risque de démarrer, vu le nombre de sites qui propose à la vente les modèles anciens…

Cyma, le 150ème c’est demain.

Dans trois ans, le 150ème anniversaire. Espérons que la marque locloise née en 1862, quelque peu déshéritée de son passé et de sa richesse historique par plusieurs années de concentration « facile » sur le marché qui marchait le mieux, les US, renaisse de ses cendres. Et s’embarque dans la réouverture de l’ensemble des pays dans lesquels elle était profondément enracinée. Avec un nombre d’environ 40 millions de montres et réveils vendus durant son histoire, imaginons que les terres à regagner couvrent l’ensemble de la planète, de l’Europe du Nord jusqu’à l’Afrique du Sud. D’ailleurs, au Pays de Mandela, un petit malin s’est approprié le nom, il n’y a pas si longtemps. Alors que nous prépare-t-on du côté de la Rue des Billodes? Espérons qu’un calibre soit au menu, ce serait la moindre. Souvenez-vous le réveil 8 jours qui réveillait trois foyers suisses sur quatre. Il était doté d’un calibre qui pourrait bien, soudainement, devenir un mythe s’il était adapté au poignet. Les ingrédients y sont, et la trentaine de collaborateurs (il y eut un temps 2′500 personnes), mériterait d’avoir des perspectives à la hauteur du trésor patrimonial sur lequel ils sont assis. Déjà, l’ensemble de l’équipe américaine vient d’être changée, voire réengagée sur d’helvètes bases. Peut-être aussi qu’un ménage sera fait dans le nombre des références, trop élevé pour l’époque. L’ancienne manufacture, liée à l’histoire de Tavannes Watch (parce que les Juifs n’avaient pas le droit de s’établir au Locle), mérite une résurrection que ses volumes actuels pourraient lui permettre de financer…

L’only watch de Maximilian Büsser, avec Sage Vaughn

Un fil de fer barbelé en or emprisonne le mouvement de cette drôle de machine (in)temporelle. Autre emprisonnement, celui d’un volatile éphémère papillonnant piégé, happé par le moteur, empêtré dans ses rouages. Le choc émotionnel est là, inhérent aux oeuvres de Sage Vaughn, artiste vivant à LA, ex héroïnomane converti, thérapeutique victorieuse oblige, aux vertus du sombre et de la désolation érigés en déclencheurs d’innocence perdue. On passera rapidement sur les finitions et les restes fébriles de la passion mécano de Maximilian Büsser et de son collectif horloger. Parce qu’ils font partie intégrante de l’art manufacturier MB & F et que le modèle proposé à la vente aux enchères de Monaco le 24 septembre prochain, n’en fait pas l’économie, évidemment. Au contraire, la symbiose entre l’artiste déjanté et l’ayatollah de la branche (entendez le puriste le plus jusqu’au-boutiste), est amplifiée par le contexte caritatif qui, en filigrane, voudrait tordre le cou d’une étrange affection, la myopathie de Duchenne.

Outillages anciens chez Journe, jusqu’à fin octobre 2009.

L’espace d’accueil de la Manufacture F.P. Journe, située entre Arquebuse et Synagogue à Genève, reçoit la visite d’objets sortis tout droit d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Car le seul CEO horloger de la branche capable de descendre à l’établi et d’en remontrer à son meilleur élément, le maître de l’invenit et fecit, est également gorgé d’une culture historique dont il aime, de temps à autre, partager quelques fragments. Le cursus de la mesure du temps passe par l’outillage. Ainsi s’émerveille-t-on face aux machines lustrées, témoins d’époques où le temps n’était pas encore de l’argent et où l’ingéniosité des horlogers laisse pantois: cinquante pièces dont des tours, des machines à guillocher, à pivoter, des machines à échappement, des outils à planter les échappements, des burins et des fraiseuses, ainsi que quelques pièces de mobiliers tels layettes, établis d’horlogers, etc… Accessoirement, on réalise que la taille XXL n’est pas une tendance nouvelle. Cinq cadrans du 18ème le démontrent.

Monaco Yacht Show, du 23 au 26 septembre 2009.

30′000 visiteurs attendus, une expansion continue depuis plusieurs années, la 19ème édition du MYS va remettre le couvert: 9′000 mètres carrés de stands et les 100 mouillages possibles dans le port déjà réservés, hors liste d’attente. La manif’ se le joue Eco, puisqu’elle a épousé le label Carbon Neutral depuis 2005 et que tous ses supports sont en papier 100% recyclé. Ce n’est pas tout. 50% de ses recettes entrées sont reversés à l’Association Monégasque contre les Myopathies (AMM), désormais bien connue dans le monde horloger, puisque Luc Pettavino, son Président, chapeaute Only Watch, une vente de modèles uniques créés par une trentaine de marques horlogères suisses de renom. Le catalogue Patrizzi & Co Auctioneers vient de sortir…

Les narco-trafiquants ont bon goût…

Retrouvés lors d’une prise policière abondamment relatée par le Wall Street Journal, deux garde-temps deLaCour ainsi qu’une Rolex sertie ‘léopard’, faisaient partie du butin de narco trafiquants mexicains. En se faisant démanteler, ce cartel de mafieux révèle indirectement deux précieuses informations. Primo, qu’une jeune marque, bourrée de créativité peut rivaliser avec le géant à la couronne, l’argent n’ayant aucune odeur. Secundo, que l’image ‘bad boy’ que véhicule la marque, dirigée par le designer urbain Pierre Koukjian, peut être prise au premier degré, puisque l’un des modèles arbore en sertissage des feuilles de cannabis et l’autre, des têtes de morts. Après tout, quelle marque pourrait s’offrir une telle mise en avant, dans un journal de telle envergure? Ok, le contexte ‘chanvré’ pourrait servir à alimenter quelque mauvaise vibration. Sauf si je vous dis que Sharon Stone (qui est loin d’être stone), porte également cette montre. N’allez pas pour autant en tirer quelque hâtive conclusion…

ChronArte, habillement d’espaces à vivre.

Une ChronArte au mur? Genre de clepsydres réinventées sur le mode du non-conformisme par l’ingénieur designer Heinz Mutter (Saint-Gall), ces garde-temps habillent murs et espaces à vivre. L’élément aquatique, en balade entre pleins et vides, sert d’indicateur horaire et d’indice décoratif. Technologie contemporaine oblige, leur précision est radio commandée par l’horloge atomique de Francfort. Visibles à l’Heure Asch à Genève, en plusieurs lignes: Canna, Quadro ou Filo.

Watch Around, la contrefaçon s’en prend à la presse.

Un condensé qualitatif d’articles tendance doublé d’une justesse de savoir à faire pâlir tout titre horloger qui se respecte, le dernier numéro de Watch Around tient comme toujours ses promesses. N’en déplaise à ceux qui le prédisaient moribond, arguant que la crise l’aurait peut-être plus frappé qu’un autre… Septième édition, 007 -my name is… et… une première. En lieu et place du sempiternel dessin de couverture, c’est désormais une photo qui prend place sur la une. Celle d’une roue d’échappement et de son spiral. Ça change et ça en jette suffisamment pour que ces lignes naissent. Soudain, titillé par l’envie d’en parcourir le site web, je tape ce que la logique m’impose. watcharound.ch (sans Google ni autres artifices de recherche). Et là, stupeur! Je m’aperçois que Mister Gonthier, l’homme fort du magazine MSM (Marché Suisse des Machines), est passé par là, puisque l’adresse redirige vers son autosite. A-t-il acheté cette adresse avant que le magazine de Jean-Philippe Arm ne pointe le bout de son nez, dans le paysage de la presse? Ou alors, a-t-il profité d’un vide opportun, s’octroyant de manière contrefaite, les visites que d’honnêtes internautes, passionnés par l’horlogerie vraie, tentent d’effectuer. Quoiqu’il en soit, l’adresse juste s’enrichit d’un tiret. Enregistrez-là, et ne vous laissez plus avoir… www.watch-around.ch. Et si le sieur Gonthier lit ces lignes, qu’il veuille bien se défaire de cette adresse. Car même s’il fut antérieur, Watch Around le magazine, a désormais une notoriété suffisante pour mériter d’en hériter.

Aerowatch enrichit sa Renaissance.

Habitée par un calibre 16,5 lignes Unitas 6498-1 à remontage manuel (18′000 alternances, petite seconde à 6 heures), le modèle « Grande Mécanique » vient fleurir la collection Renaissance de cette marque familiale presque trop discrète. Inspirée d’une montre gousset des années 60, son verre saphyr bombé ainsi que sa sobriété classique complète l’attractivité d’un mouvement guilloché main, arborant ses vis bleuies et son fond transparent.  D’un format de 45 mm de diamètre, elle se destine aux connaisseurs et aux adeptes du différent accessible.

Un vélo, pour ne pas rouler…

Au sortir d’un de ces shows monologues dont il a le secret, Jean-Claude Biver dévoile in house la dernière line extension de la ligne All Black. Un vélo fusion conçu par l’incroyable manufacture cycliste, BMC (Swiss Cycling Technology), à Granges (environs de Bienne, Suisse). Véritable objet culte, tiré à 30 exemplaires et vendus via le réseau de la marque horlogère, cette merveille technologique commentée par Andy Rihs, le fondateur de Phonak, un barbu gouailleur devenu presque atypiquement figure vénérée  de l’entrepreneurship mondial, mérite de ne jamais rouler. Juste d’être acquis pour sa beauté. Bon au cas où le molet vous démangerait, vous pourriez vous targuer d’être assis, que vous soyiez cycliste du dimanche ou sportif confirmé, sur la même technologie que celle qui sied aux champions. Sans pour autant vous abandonner, côté performances, au surnaturel d’une aide paramédicale… La liberté quoi! Prochaines déclinaisons All Black: du golf, des cuisines, un couteau de cuisine et… A sa prochaine désalpe, le CEO Hublot ajoutera une petite virée vélocipédique à Monaco, histoire de filer le train aux plus grandes figures de la pédale. L’important, c’est de participer.

L’Acron se complique et se féminise, Versace.

Versace joue la carte de l’agrandissement de sa collection Acron. Un modèle rétrograde, doté d’un calibre Technotime TT738.04, ainsi qu’une version féminine. Côté complications, l’enseigne construite à partir d’un condensé d’italiques inspirations design et de savoir-faire horloger suisse, s’était déjà illustrée par son Tourbillon ou sa Grande Date, notamment portée par l’acteur Patrick Dempsey (Grey’s Anatomy) lors de la promo de son film Made of Honor.

Romain Jerome, nouveau site pour clicks de traverse…

Miroir virtuel, entre luxe décalé et mystère entretenu, le nouveau site de la marque Romain Jerome rend la perception de la marque cohérente jusqu’aux tréfonds de la toile. Tout y est, les légendes lunaires ou submarines, les effets sombres et chocolat noir servis par des vues rapidement téléchargées, le côté rouille et déjanté, saupoudré d’innovation, de créativité. Ici, un safe apparaît, la collection d’Art décline ses pièces uniques et osées, le stylo tuba plume s’aggrandit à l’envi, débordant presque de l’écran. Quant à la press lounge, ouverte à tout le monde (après tout les afficionados ne pourraient-ils pas aussi se repaître des communications offertes aux accrédités), elle déverse ses Mo ou ses pdf à la vitesse grand V. Enfin, du pratique et de l’à-propos, là où tant d’autres se la pètent à coup de passwords et d’id. Imagninons ce que cela donne si l’on a 250 marques sur les 600 environs à couvrir… Cool, l’esprit Arpa a encore frappé.

Bertolucci se recentre… sur la montre.

Nouvelle campagne, dans des tons chocolats moins « au lait », pour la marque qui s’affirme d’inspiration méditerranéenne sans renier sa suissitude horlogère. Retour au tout produit, avec la mise en avant des modèles. Baptisée « standing », cette collection de visuels publicitaires devrait fleurir nos médias, arborant tantôt leur Stria, leur Giro ou leur Serena, du nom des collections phares.

Dietlin nouveauté: voir le son qui s’échappe du garde-temps.

Il manque le son. A toutes les belles réalisations exposées, à grand renforts de trouvailles vitrinières les plus folles -Dietlin en sait un rayon puisqu’il en vit, il manque l’une des dimensions les plus sensuelles, celle de l’ouïe. Lacune comblée avec l’arrivée du Puslograph, issu d’une pièce unique, réclamée par un collectionneur éclairé, pour le moins exigeant: monolythe noir solide comme un coffre-fort, ouverture sur le haut à l’aide d’empreinte digitale, puis, l’option son, grâce à une pastille squateuse de couronnes, amplificatrice de tic-tac. La caisse de résonnance est en bois vieux de 350 ans, provenant de la forêt du Risoud au Brassus. Miracle, aucun micro, une qualité de son bio-comptabible et naturellement pur. L’écrin sonore se prête à presque toutes les montres-bracelets de toutes les marques. Chacune à son tic-tac, l’avisé saura-t-il en reconnaître les particularismes…? A quand un catalogue des tic-tac? Quoiqu’il en soit, le pulsograph se dote de fonctions supplémentaires notamment d’indicateur externe de réserve de marche.

ED Edmond, en bref.

Designer passionné d’horlogerie, l’Annemassien JP Edmond, hypothèque toutes ses économies pour se lancer dans l’aventure horlogère. Sa Lock-ED collection, construite autour d’un système ingénieux et breveté de verrou innovant, transformant le couvre-poussoir en une sécurité dotée de fonctions utiles et protectrices du poussoir, s’articule autour de modèles témoignant d’une imagination et d’un sens marketing étonnants. Les modèles « Pure », « Cape Horn », « Booster » et « Black Diamond » s’offrent à tant de personnalisations que c’est le site 121 qui s’embarque le premier dans l’aventure d’une vente directe au consommateur. Puis, au tour de notre apprenti CEO de lancer ses éditions limitées: les modèles « Crisis 2009″ et « 44th USA President ». Histoire de se remmémorer les grands moments de l’année… A quand les modèles « Guide Suprême », ou « Grippe A »? Et si l’actualité se déclinait en souvenir d’achats de montres… Après tout, le garde-temps se doit, comme son nom l’indique, d’être un repère dans l’espace temporel.