Stupéfiant: c’est Louis Moinet qui a inventé le chronographe!

21 mars 2013. Stupéfiant! Imaginez qu’on vous sorte un film d’un homme marchant sur la lune dix ans avant Neil Armstrong et que les scientifiques de Houston soient sur ces images en train de se parler par iPhones interposés! La nouvelle aurait de quoi secouer. Figurez-vous que la révélation faite ce jour à Neuchâtel secoue dans les mêmes proportions l’ensemble du secteur horloger. Dix ans avant l’invention de Nicolas Rieussec, officiellement considéré jusqu’à aujourd’hui comme le père du premier chronographe, l’horloger Louis Moinet (1768-1853) fabrique en 1816, pour ses besoins d’astronome, un instrument compteur d’intervalles de temps qui détrône littéralement autant l’oeuvre de Nicolas Rieussec que les évolutions apportées sur cette invention par d’autres horlogers célèbres du passé. Les historiens et experts chargés de valider cette nouvelle, après avoir eu l’occasion d’observer la pièce, sont formels. Parmi eux Dominique Fléchon ou Arnaud Tellier. Tous confirment sans équivoque, avec stupéfaction et au fil d’un discours étayé, que la pièce remontée à la surface est véritablement le premier chronographe. L’invention de Rieussec et son système encreur, conçu pour les courses de chevaux, apparaît soudain rustique. Elle est reléguée à l’origine de la terminologie usuelle (chronos pour temps et graphie pour écrire) et non plus aux fonctions induites dans le mot chronographe. C’est à la ténacité de Jean-Marie Schaller, féru d’histoire et fondateur de la marque actuelle Louis Moinet, que l’on doit cette époustouflante découverte, prémices de révélations à venir. L’historien de l’horlogerie Bernard Vuilliomenet résume: « Louis Moinet a été tellement inventeur et avant-gardiste, qu’il a bluffé tout le monde avec 1 siècle d’avance« . Il parle du mécanisme de remise à zéro, d’une haute fréquence permettant de mesurer le 1/60° de seconde (30 Hertz, 216’000 alternances par heure) et d’un degré de finition esthétique fondamentalement horloger. « Ingénieur et ingénieux, artiste et artisan, ainsi était-il » conclut l’expert à propos de cet horloger du 18ème siècle, modeste et discret, pour qui Abraham-Louis Breguet nourrissait le plus sincère des respects. Visionner toute l’histoire.

ArtyA, tir à balles réelles dans la cible du luxe

Inspirées d’une street culture qui transforme ses pièces uniques en véritables happenings, Yvan Arpa ose un mariage improbable: montres haut de gamme et armes à feu. Et ça tombe à pic puisque le monde est à feu et à sang, que les TJ sont quotiennement ensanglantés par des tirs nourris et que les champs de bataille sont ravagés par la folie des hommes; qu’aux States, la toute-puissante NRA torpille les cessez-le-feu. C’est dans ce contexte que le designer horloger Arpa, bien que ne pratiquant que les arts martiaux dont il vénère les valeurs non-violentes, connaît un nouveau succès avec sa collection «Son of a Gun» dont le modèle black a été présenté au GTE 2013. Etonnant. Ce trublion bouillonnant de l’horlogerie médiatisée suspend six balles 6mm Flobert, façon barillet de revolver, entre le cadran et la boîte d’un garde-temps de 49 mm de diamètre en passe d’iconisation. Lunette et cadran évoquent une cible tandis qu’à l’arrière, la masse oscillante du mouvement automatique suisse se voit lestée par le culot de 3 cartouches de 38mm spécial! Chaque pièce demeure unique. Quant aux douilles, elles proviennent parfois d’un tir effectué par quelque futur acheteur. En fait, en capturant des balles réelles pour les détourner de leurs cibles meurtrières, ce sniper de la salve créatrice, de l’œuvre horlogère à forte valeur médiatique ajoutée, leur offre un second souffle, une nouvelle vie ainsi que des reliefs philosophiques. Il tire à bout portant au coeur d’une esthétique forte, il détourne un symbole, le désamorce; rappel inévitable de notre terrestre éphémérité. Si toutes les balles finissaient dans des montres ArtyA, j’encouragerais l’industrie de l’armement, les prises d’otage, Al Quaida au Magreb et même Bachar el Assad.

L’horloger Louis Moinet (1768–1853)

Occasionnellement, la marque actuelle partage aux visiteurs de passage à Saint-Blaise (Canton de Neuchâtel), clients et collectionneurs, les trésors patrimoniaux de son musée privé. Des documents encore jamais révélés qui témoignent de l’œuvre d’un génie curieux d’arts et de voyages, collaborateur direct d’Abraham-Louis Breguet entre 1800 et 1823, année de la mort du maître. Courtisé par les grands de son temps, le Tsar Alexander I, le Roi Geroge IV d’Angleterre, Marshal Murat Roi de Naples, les Présidents américains Thomas Jefferson and James Monroe, il sera aussi l’horloger de Napoléon. Président de la Société de Chronométrie de Paris, il aura comme illustres membres Louis Berthoud, Antide Janvier, les pionniers du chronographe, Louis-Frédéric Perrelet et l’horloger de la Monarchie anglaise Joseph Winnerl. Vingt ans durant, il rédigera en deux volumes son Traité d’Horlogerie, ouvrage encore référence de transmission du savoir.

Vu à la Télé? Yvan Arpa prié de se taire…

Peut-on retirer le droit de parole à un créateur? Un créateur, eût-il été dégagé de la société pour laquelle il avait été engagé pour créer, peut-il être désolidarisé de sa création, lorsque l’actualité s’apprête à lui prêter la parole, à lui tendre le micro au travers d’une émission spéciale préparée pour France 3 par France Télévision et son délégué Vincent Perazio? Flash-back. Lorsque Alain Bajulaz fondateur de la marque Romain Jerome (comme l’attestent le prénom de ses deux enfants), fait appel à Yvan Arpa, c’est pour lui confier une sacrée mission: éviter à sa marque de couler, comme… comme un vulgaire Titanic (je sais, c’est un peu facile). Et surtout, éviter que son bailleur de fonds fraîchement dégoté, son Altesse le Prince Fahd Al Saoud, ne soit dégoûté par trop d’investissements à fonds perdus. Avant l’arrivée du trublion Arpa, le Simon Templar de l’horlogerie, la marque était moribonde, comprenez qu’elle avait énormément investi et n’avait encore rien vendu. C’était l’heure d’une montre de golf qui, malgré son indéniable intérêt, n’a eu d’autre trajectoire que celle d’éveiller l’appétit d’un actionnaire blindé. La suite, on la connaît. Quel beau raccourci: Yvan Arpa, nommé CEO, s’en va chercher l’ennemi public numéro 1 de l’industrie horlogère, la rouille, afin de l’introduire dans l’ultra luxe, par la porte de la déjante et de l’insolite. Et pas n’importe quelle rouille. Celle du Titanic, dont France 3 célébrait les 100 ans du naufrage. Une collection de garde-temps qui a permis à la marque, en quelques coups de cuillère à pots, d’accéder à une notoriété mondiale et aux succès commerciaux qui vont avec. A l’heure où l’ensemble des procédures judiciaires engagées par la marque Romain Jerome contre Yvan Arpa suite à son éviction musclée le 6 juin 2009 ont été perdues –il y en a eu une trentaine–, la lettre que le bloghorloger.ch s’est procurée s’apparente à un SAV de la mauvaise foi. En effet, viendrait-il à l’idée d’Audemars Piguet de gommer de son histoire Gérald Genta, créateur de la Royal Oak? Parler ou se taire? Là est la question, d’autant qu’Yvan Arpa est toujours actionnaire de Romain Jerome… Cette lettre tombée du camion démontre une fois de plus, dans cette histoire, que les grands gagnants furent les avocats des deux parties.

Matières inédites, Louis Moinet aurait aimé

En résonance à sa maîtrise des mouvements compliqués à haute valeur technique et de finition ajoutée, la marque Louis Moinet se plaît à introduire dans l’horlogerie, des matériaux extrêmement rares. De l’os de dinosaure au fossile le plus vieux de la terre, jusqu’à du palmier fossilisé âgé de 70 millions d’années. Première marque au monde à avoir introduit sur terre des météorites intersidéraux, des bouts de lune ou mars. Une passion de son Fondateur et CEO, Jean-Marie Schaller.

Chronographe Jules Verne Instrument III, Louis Moinet

D’une grande précision, ce chronographe deux compteurs, l’un au centre pour la comptabilité de 60 secondes, l’autre posé à 3h pour les 30 mn, est habité par le calibre mécanique LM30 13 ¼, développé en collaboration avec la manufacture Concepto. Avec ses 28’000 alternances par heure (4Hz ou 8 vibrations par seconde), il indique aussi la date à 7h et la petite seconde à 9h. Son remontage automatique par un rotor au balourd ajouré, monté sur roulement à billes, lui assure 48h de réserve de marche. La boîte, une virile élégante de 45,5 mm pour 16.65 d’épaisseur, dispose d’un fond tenu par 7 vis enserrant une glace saphir doublement traitée anti-reflets, semblable à celle de sa face avant. Servie en deux éditions limitées de 365 pièces tricolores, l’une en boîte or rose 18 carats 5N, titane grade 5 et PVD noir, l’autre en titane grade 5, PVD noir et acier 316L. Comme s’il fallait encore souligner ses salines appartenances, le caoutchouc de son bracelet à boucle déployante titille les tréfonds de l’imagination. Légère, étanche à 5 atmosphères, cette montre puise directement son inspiration des lignes du Nautilus.

M.A.D.Gallery, Genève

Les friends de Maximilian Busser, fondateur de la marque MB&F et créateur des Horlogical Machines ne se limitent pas aux frontières de l’horlogerie. Ils viennent aussi des univers du design, de la fonctionnalité et d’une créativité qui s’inscrit dans la plus pure lignée d’un Tinguely. Ces coups de cœur cinétiques, ces Mechanical Art Devices (M.A.D), Max les a ramenés de ses voyages aux confins de la planète. Ils sont le fruit de son insatiable, zestée d’insolite et d’excellence. Bizarrement, ces objets sont tous chargés d’une même magie que celle qui se dégage des garde-temps de la marque. Une sorte de parenté indicible, un cousinage artistique qui s’inscrit en parfaite cohérence avec le fil conducteur de cet horloger hors norme. Un peu à l’image de cette lampe à idées, une Machine-Lumière de l’artiste berlinois Frank Buchwald. Tandis qu’une charmante Eléonor Piccioto se voit confier l’animation RP de cette arcade de la rue Verdaine, on se dit que la marque trouve là un canal original pour que s’écoulent, en vente directe, quelques montres. Un nouveau concept de boutique monomarque vient-il de voir le jour? Sûr qu’il fera des émules…

Hublot s’invite au sol des héliports brésiliens

La nouvelle est révélée par Watchonista.com. Surnommé par son propre frère le serial marketer, JCB alias Jean-Claude Biver a récidivé et frappe un grand coup pour autant que l’on prenne de la hauteur. En effet, il parvient à obtenir que le logo Hublot soit désormais posé à même le sol de tous les héliport de San Paulo au Brésil. Non, non, la photo que vous voyez n’est pas une couronne de montre mais un héliport brandé vu d’en haut.

Links rajoutés: Millon, Cresus, Coolbrands

Régulièrement le bloghorloger.ch nourrit la liste de links listés dans les menus déroulants de sa colonne de droite. Viennent de s’y ajouter Millon Associés, la maison de ventes aux enchères de Paris (menu Enchères – Auctions), Cresus.fr (Menu Ventes On Line), ainsi que CoolBrands.ch (rubrique ‘blogosphère’) le blog auquel contribue Flo (Florentina) Kernmayr, une traductrice allemande de plus en plus recherchée par les marques horlogères, et pas seulement.

Nouvelle alternative dans la fabrication d’organes réglants?

Si la fuite interceptée par le bloghorloger.ch se confirme, un nouvel acteur sérieux entrerait dans l’univers des assortiments – le cœur réglant des montres – à même de produire immédiatement. Il se murmure dans les couloirs de l’avant BaselWorld 2012, qu’une solution de production industrielle d’assortiments (ancre, roue d’ancre, balancier-spiral réglé) aurait été mise au point dans le plus grand secret (avec au bout quelques brevets) par la très discrète mais véritable manufacture Concepto Watch Factory SA à La Chaux-de-Fonds, dont la réputation n’est plus à faire et qui dispose déjà de 5  familles de calibres.  Dans un premier temps la production pourrait atteindre les 300 à 400 milles unités pour passer, très rapidement et grâce à une duplication des cellules de production, à des quantités qui pourront représenter une bouée de sauvetage pour un certain nombre de marques qui souffrent de la rareté de l’offre sur le marché horloger. Si la fiabilité de cette nouvelle offre s’avérait de niveau équivalent, il s’agirait d’une véritable bouffée d’oxygène, doublée d’un méga soupir de soulagement, pour les marques qui, en raison de leur dépendance au leader du marché voient leur croissance menacée, voir leur existence compromise. Peut-être en saurons-nous plus à Bâle dès le 7 mars 2012, en allant interroger certaines de ces marques qui, pour des raisons évidentes de prospection, pourraient bien être contactées…. A suivre.

Retour du classique? Horlogers, refermez votre capot!

Le billet d’opinion « Minutes, Précisions! » signé de Joël A. Grandjean, journaliste en charge de la responsabilité éditoriale du bloghorloger.ch (Agence de presse TàG Press +41) vient d’être mis en ligne sur le site horlogerie-suisse.com. « Soudain, les goûts s’en reviennent au classique. Les montres auraient-elles gavé le consommateur de leurs vues intérieures trop exhibées? Quoiqu’il en soit, l’heure est à la refermeture des capots, c’est cyclique. » Lire la suite en français, ou en anglais. Participer au forum de discussion. L’une des illustration de cet article, le modèle Chronographe UH-1901 de la nouvelle marque Union Horlogère.

Romain Jerome perd sa bataille contre Yvan Arpa. Pièce unique

La trentaine de procédures juridiques entamée par l’instance propriétaire de Romain Jerome contre Yvan Arpa ont toutes échoué. Licencié sur le champ le 6 juin 2009, avec quatre membres de son équipe rapprochée, celui qui en fut le CEO entre 2006 et 2009 sort entièrement blanchi au sortir de trois ans d’une bataille sans merci menée contre lui, par tribunaux interposés, vraisemblablement au nom de l’ego barbouillé d’un puissant. Le pot de fer s’est acharné, le pot de terre a résisté, il ne s’est pas laissé salir. Trois ans de procédures, ça doit valoir son pesant de paperasse! Non pas pour cocoricoter sur sa victoire, mais visiblement pour tourner définitivement une page au goût amer, Yvan Arpa a, au cours d’une cérémonie improvisée pour ses proches, brûlé théâtralement l’ensemble des dossiers de ces procès, après en avoir au préalable récupéré les agrafes métalliques -ça a pris tout de même plus d’une semaine. Avec son éternel sens du happening et pour sa marque Artya, il en a créé une pièce unique, la Rust & Dust is a Must (à découvrir en clair à BaselWorld). Une pièce dont la rouille du boîtier -il fut le premier à introduire dans le luxe cette ennemie publique de l’horlogerie- ne provient pas cette fois de la coque du Titanic, mais du métal récupéré des agrafes. Quant au cadran, il s’est vu saupoudré de poussières non pas de lune, mais de cendres encore brûlantes des jugements rendus. Un garde-temps sulfureux, libérateur. Qu’on le veuille ou non, qu’on s’en agace ou pas, l’histoire horlogère contemporaine, à la veille de célébrer le 100ème anniversaire du célèbre naufrage, continuera d’associer le nom d’Yvan Arpa à la collection Titanic DNA. Car ce créateur est à l’horlogerie défiante de déjante et d’insolite ce que Gérald Genta est à la Royal Oak. Or, viendrait-il à l’idée d’Audemars Piguet de renier feu le père de l’un de ses modèles phare?

Kera Watches, une accessible en bienfacture

Dans l’entreprise familiale, il fabrique pour des marques horlogères des composants et peaufine son concept tout en s’appropriant des maximes célèbres, comme «Il vaut mieux se perdre dans sa passion que perdre sa passion» de Denis Robert, ou  «La passion est sourde et muette de naissance» de Honoré de Balzac. Ces références placent la barre très haut! Sa montre sera accessible au niveau du prix, elle se différenciera par sa lunette clous de Paris et par au moins une innovation par collection, du côté des attentions subtiles réservées au mouvement et pour coller au slogan Innovation Inside. Comme par exemple cet all white sur la masse oscillante et le bleu galvanique d’aiguilles recherchées. Ainsi, à 99 exemplaires, Evolution, la première collection d’Adel Boularas s’offre une percée publique à l’Hôtel de la Croisée, à Malvilliers dans le canton de Neuchâtel. Sens de la bienfacture, du détail qui tranche, le jeune entrepreneur s’essaie au teasing primaire tout en parlant au cœur des adeptes -c’est ainsi qu’il désigne ses futurs acheteurs- d’histoires simples, de trois aiguilles et de subtilités horlogères…

LoL Watch, émotion à fleur de lunette

Joli concept, allègre autant qu’une promesse estivale mariée à un festival de coloris. Nicolas Ruchonnet, nom célèbre à porter, prénom prêt à en découdre, s’est acoquiné officiellement avec les propriétaires du célèbre smiley –eh  oui, tout se dépose de nos jours! Il pourra donc à l’envi et à l’infini exploiter son concept original, une montre dont la lunette nue, déjà particulièrement attirante, offre un espace pour installer l’un des nombreux disques qui inonderont bientôt les marchés. Chaque disque pouvant être porteur de 12 émoticônes, voire de 24 selon que l’on se plaise à diviser l’heure en quatre. A la manière d’une face de téléphone à l’ancienne, où l’on enfilait son index dans un creux avant de tourner une lunette transparente, ces disques vous connectent avec une foultitude de combinaisons émotives, de messages arborés. A l’heure où les Ice-Watch, fabriquées en Chine à des prix de revient qui arracheraient à Cathy Guetta un magistral F*** si elle savait, le chemin de Nicolas Ruchonnet passe par le swiss made, quand bien même sa montre est-elle en caoutchouc et fonctionne-t-elle avec un mouvement quartz. Il la propose à CHF 50.00 au Lolwatcheur, déjà une terminologie d’adepte, via un site spécifiquement créé pour effeuiller le principe des souscriptions horlogères lancées par l’horloger Abraham Louis Breguet: cinq mille petits carrés, chacun peut choisir son chiffre fétiche, s’offrent à la pré commande. Si seulement son aventure pouvait décoller, ses mini disques envahir tant les happy meals que les caddies de Migros. Qui ne rêverait d’une ou de plusieurs montres dont on pourrait, grâce à la variété des disques qui l’habilleraient, transformer en une inépuisable collection? Ah que j’aimerais qu’un Ernst Thomke ou qu’un Elmar Mock, paternels originels de la Swatch, lui fassent l’honneur d’un clin d’œil complice… MDR (mort de rire ou si vous préférez, le mot de Cambrone en guise de vœux de succès).

Montre hydraulique, une affaire de fluide

Deux grands retours pour le prix d’un. Ni plus ni moins que Ernst Thomke, l’ancien partenaire de Hayek Senior et Vincent Perriard, trublion jalousé de la scène actuelle, rompu aux discours diélectriques et disrupteurs! Ensemble, avec quelques collègues éclairés et fous, ils transposent le clepsydre, vénérable compagnon du cadran solaire et aïeul des horloges de clocher, à la montre bracelet. Une affaire de nano fluides maîtrisés qui ne fait pas que circuler dans les rouages d’un produit innovant, la H1, mais également entre une poignée d’allumés, baptisée The Fab Six, mis en orbite autour de HYT, la marque Hydro Mechanical Horologists. On pourra la voir et le toucher à BaselWorld 2012.

Lecture instantannée du 1000ème de seconde

«Si le Heuer Carrera Mikrograph 1/100e est à l’horlogerie mécanique ce que la mission Appolo 11 est à la conquête spatiale, le TAG Heuer Mikrotimer Flying 1000 en est la première expédition humaine sur Mars.» Prouesse technologique: 10 rotations en une seconde, tel est le parcours de l’aiguille centrale du Mikrotimer Flying 1000, indiquant millièmes et centièmes de seconde sur une échelle placée sur la partie externe du cadran. Une deuxième aiguille centrale, plus petite, indique les minutes et les 1/12es de minute sur une échelle de 150 secondes. Quant au compteur à 6h, il est gradué en 1/10es sur 5 secondes. Il s’agit d’une précision 125 fois plus aiguë que celle des oscillateurs haut de gamme les plus rapides utilisés communément dans les chronographes mécaniques. Est-ce judicieux de la part de TAG Heuer, de tenter de conjuguer aux temps de l’innovation, des fondamentaux iconiques tels que que la montre de poche Heuer Mikrograph 1916? Pourquoi ne pas avoir créé une ligne nouvelle pour toutes ces talking pieces innovantes, mais dont le fonctionnement est encore soumis à l’issue de recherches, fussent-elles fort intéressantes?

Gergé Watches, urbanisme manufacturier

En puisant ses savoir-faire dans le terreau de l’arc jurassien, la marque suisse Gergé Swiss Timepieces (Neuchâtel) distille une vision contemporaine pétrie de valeurs architecturales et horlogères au travers d’une première collection baptisée Metropolis Type 1, 2 ou 3. Une collection directement inspirée d’un film culte et de la désormais récurrente terminologie désignant la ville de La Chaux-de-Fonds. La Metropolis Type M3 véhicule une dimension de contemporanéité qui se détache du modernisme.  L’élancement de ses lignes, ainsi que les stries sur le cadran d’un guichochage côte de Genève à la verticale, rappellent ces fameux ponts qui, dans le film de Fritz Lang, survolaient l’urbanité d’une métropole futuriste. Boîte ultra complexe à étages, habitée par un calibre mécanique Concepto 2021, mouvement automatique chronographe mono-poussoir de 13 lignes ¼ , doté d’une réserve de marche de 46 heures, d’une date à 4h30 et d’un certificat de chronomètre décerné par le C.O.S.C. Cette montre joue l’abordabilité tout en se réclamant d’inspirations architecturales et urbanistiques intemporelles. A voir sur la chaîne Youtube-TV du bloghorloger.ch

Baume & Mercier lance une tweet-opération avec WorldTempus. Le SIHH 2012 en ligne…

Tweetophiles, à vos marques, prêts… Partez, le 13 janvier à 14h00! L’ensemble de la planète Twitter et de ses bourdonnements relatifs à l’actualité du SIHH 2012 seront regroupés en un seul flux. Etonnamment, l’initiative de créer durant le salon un « centre du monde » temporel, donnant aussi la part belle aux autres marques, ne vient pas des organisateurs du salon, la Fondation de la Haute Horlogerie (?!) mais de l’un de ses bouillants participants exposants, la marque Baume & Mercier qui trouve en Worldtempus.com, le site d’Edipresse, un relais fort utile. C’est à la limite de l’altruisme immatériel! Ainsi, chaque passionné -ou refoulé car ne rentre pas qui veut au Salon-, chaque journaliste spécialisé, disposera d’un lieu regroupant absolument tout ce qui s’écrit sur la toile à propos du SIHH 2012. Sur site web, tablette ou mobile. En temps réel, grâce à des capteurs sniffeurs, capables de repérer une palette de mots clefs. On l’a vu du côté des récentes révolutions dans le monde, l’info d’aujourd’hui, plus immédiate même que le média radiophonique, c’est Twitter. Quant à Baume & Mercier (fan page sur Facebook), elle enfonce le clou de sa longueur d’avance en matière de e-Communication. Du côté de l’agence orchestratrice de l’opération, il semble qu’on fourbit déjà ses armes pour BaselWorld…

Champagne! la première GMT-3 de VincenTerra vient d’éclore!

Dès le départ (lire l’ensemble des articles), le bloghorloger.ch s’est entiché de cette aventure qui mêle souscription (un principe lancé dans l’horlogerie par Abraham Louis Breguet), horlogerie compliquée accessible à un prix fabrique et naissance de la marque VicenTerra. Vincent Plomb, son concepteur, l’homme qui ne dort jamais, ne pouvait s’empêcher à 1h29 le 12 janvier 2012, de saluer par une salve photographique la naissance de la toute première pièce. Cette fois, ça y est, le tonneau planétaire GMT-3 existe physiquement, ailleurs que dans la ténacité de son géniteur. Tout en mettant en garde sur deux choses: les photos ne sont pas terribles et une nuée d’attentions subtiles doivent encore entourer le modèle. Comme par exemple des aiguilles qui seront en bleu foncé PVD et une décalque sous la glace qui sera ôtée pour permettre une meilleure lisibilité du mini-globe terrestre.

Zenith s’affirme en marque éthique

Après les diamants propres et la mise en place du processus de Kimberley, le luxe fait aussi le ménage du côté de l’or et des pierres précieuses. Autour de slogans tels que ‘No Dirty Gold‘ et pour concrétiser l’idée lancée par des ONG, le RJC -Responsible Jewellery Council s’est créé. Au départ, en 2004 avec 14 membres dont Cartier et Tiffany. En 2009, 150 membres. Rejointe par d’autres grandes des groupes Richemont ou LVMH, Jaeger LeCoultre, Chanel, Baume & Mercier, Van Cleef & Arpel par exemple, cette nouvelle instance vient d’annoncer la certification de 11 nouvelles sociétés répondant à ses critères d’éthique, de droits humains, de RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) et de conscience environnementale. Parmi elles, Zenith au Locle (Groupe LVMH), comme en témoigne le document suivant daté du 12 janvier 2012. Lire aussi l’article « Or Propre, Prochain Combat« .

Champs-Elysées, une marque horlogère suisse?

Nouvelle marque inscrite le 31 mai 2011 au Registre du Commerce de Neuchâtel (l’adresse web avait été achetée le 7 juillet 2010 par le Cabinet juridique Merlotti), Champs Elysées. Une société anonyme aux mains de Manuela Zaugg Rossi. Le link du site officiel, bien que non actif pour le moment, vient d’être rajouté au menu déroulant (colonne de droite, marques-groupes) du bloghorloger.ch

Zannetti, horlogerie italienne

Riccardo Zannetti, l’un des horlogers indépendants encore en exercice en Italie, débarque à Genève au GTE, Geneva Time Exhibition, avec le slogan Handmade in Rome. L’occasion pour le bloghorloger de rajouter cette marque, Zannetti Watches à son menu déroulant (colonne de droite, liste des marques et des groupes). Et de faire connaissance avec ses modèles, en attendant de découvrir à Genève sa nouvelle collection Magnificum.

D’une pénétration de matière céramique, un or naît, dur, très dur

Imaginons une force sous pression qui s’essaye à la pénétration d’un corps en carbore de bure -en carbure de bore plutôt- et qui, dans un éblouissement métallurgique, y déverse un liquide en fusion, de l’or 24 carats. Il y a quelque chose de jouissif à soudain découvrir que, lorsque squelette et semence ont suffisamment refroidi, leurs imbrications respectives sont devenues invisibles tant ils ne font qu’un, qu’ils sont plus forts que les aciers trempés et presque aussi inrayablement éternels que le diamant. Ils sont nouveau matériau, or qu’un alchimiste du verbe frappeur et de l’idée qui tue aurait enfanté. Dans un de ses moments d’égarement dont lui seul mesure les profondeurs, Jean-Claude Biver, à même l’espace fonderie high tech aménagé dans la fabrique Hublot des bas de l’Asse, a lancé l’or magique, le Magic Gold. Issu des recherches conjointes entre un Prof’ de l’EPFL, Andreas Mortensen, savant et as de la céramique, et une équipe technique interne pétrie d’ambition, ce nouveau matériau est, selon le bureau de contrôle des métaux précieux, de l’or 18 carats. Quand bien même sort-il du four dans sa couleur originelle, le noir. Certes, à le polir, ses facettes d’or, pourtant minoritaires à 30 contre 70, se muent en couleur dominante car elles sont plus sujettes à réfléchir les rayons lumineux que le carbure de bore qui compose majoritairement, en poudre tassée et moulée, le solde de sa structure. D’une pierre deux coups: des procédés brevetables, inédits en ce qui concerne l’or en tous les cas, et un matériau d’une noblesse nouvelle, tantôt alimentant les déviances all black façon Alec Wek, tantôt les fantasmes d’un jaune spécifique à Hublot. Une note si supplémentaire dans la gamme des couleurs, qu’elle se reconnaîtrait au simple coup d’oeil. Dès BaselWorld 2012, on en saura plus…

Gisèle Rufer, madame l’ingénieur

Depuis 15 ans, Gisèle Rufer fabrique des pièces uniques faites main. Les médias l’encensent comme femme qui fait des montres pour des femmes… Un rien réducteur, car cette ingénieure maîtrise l’horlogerie des rouages et matériaux. Delance, modèle Butterfly Effect, or 18 carats et diamants triés.

Un site web s’offre un collector Alpina

La Startimer Pilot de la marque historique Alpina, fondée en 1883 et relancée en 2002, s’offre une série spéciale dédiée au site didactique horlogerie.suisse.com et à ses forumers. Modèle aviation, habitée par un calibre automatique maison, le AL-700. On peut la commander ici.

VicenTerra, masses oscillantes, suivez le fil…

Et hop, on vous en remet une couche… Lancé par le célèbre horloger Abraham Louis Breguet, le principe de la souscription revit. En pré-achetant l’une des 100 GMT-3 (le bloghorloger.ch suit l’aventure depuis ses débuts), on reçoit une action de la marque VicenTerra, lancée par Vincent Plomb. L’opération enflamme les forums. Car ce garde-temps de forme tonneau est un concentré de complexités: globe terreste miniature mobile, tournant sur lui-même, date rétrograde et moult attentions chronométriques. Au prix fabrique, un excellent investissement, sur les 100 pièces prévues, il en reste quelques unes. Chaque souscripteur reste connecté avec l’évolution de l’aventure au fil de newsletters qui relatent l’avance des travaux de construction. Ainsi le bloghorloger.ch -dont les lecteurs ont permis l’acquisition de plusieurs pièces- est-il en mesure de vous annoncer que les masses oscillantes personnalisées viennent d’arriver.

Maximilian Büsser s’offre une ronde

Maximilian Büsser introduit en horlogerie le concept du collectif. Au point d’ouvrir à Genève M.A.D. Gallery, un espace d’art dédié à ses découvertes et aux membres de sa famille de goût. Car au sein de sa marque MB&F, on s’invite les uns les autres. Sa Legacy Machine N°1 interprète en mode urbain, l’excellence horlogère des plus grands horlogers passés et actuels. Pour collectionneurs connaisseurs.

Yvan Arpa tire à balles réelles

Allez expliquer à un client russe que sa montre ArtyA, payée d’avance, n’est pas encore prête! Yvan Arpa lui tend un pistolet chargé, l’invite à tirer dans le vieux canapé. Les douilles récupérées, le modèle est baptisé Son of Gun. Pièces uniques, haute horlogerie d’art façon street culture et thématiques insolites.

Le chronographe T-Fun de TF Est. 1968

Marque suisse life style et globale, TF Est. 1968, connue pour ses boutons de manchettes renfermant un mécanisme horloger sous verre, se faufile au coeur des meilleures échoppes horlogères avec sa collection T-Fun. Une trois-aiguilles mécanique automatique, habitée par un calibre Claro, et un chronographe doté d’un calibre Swiss Ronda à quartz. Couleurs flashy, fond carbone, bienfacture et accessibilité, étanches à 150 mètres, bracelet caoutchouc et, cerise sur le gâteau, 2ème bracelet façon NATO en fibres de nylon. Pour tous ceux qui rêvent d’une Royal Oak ou d’une Hublot sans pouvoir encore se l’offrir, voici de quoi patienter. Il y a le vert pomme façon Rolex en plus ostentatoire, l’orange Ebel, le chocolat, le blanc du genre TechnoMarine, la all black tendance Big-Bang, les plaquées or-rose et carbone.

Voyeurisme manufacturier en boutons de manchette

OK, à y regarder de plus près, le mécanisme enrobé dans sa cage en verre, du saphir inrayable, n’est pas un vrai tourbillon. Qu’importe, il fait son effet lorsqu’il s’agrippe à une manche de chemise, engageant à votre place discussions et échanges sur fond de carbone, d’horlogerie ludique et de mécanismes à fleur de rouages. La nouvelle marque lifestyle TF Est. 1968 connaît avec ce produit une lancée en fanfare avec déjà presque 2’500 paires vendues (prix public environ CHF 390.00). Sous les initiales TF se cache un certain Freddy D. Tschumi, connu des marchés internationaux pour les avoir écumés sous plusieurs casquettes (de Grisogono, Raymond Weil, Franc Vila et surtout la flamboyante Icelink). Déjà, il décline la paire des débuts en plusieurs versions colorées, puis or massif et rubis, ou émeraude, ou diamant noir ou blanc… Les modèles précieux se démarquant des autres en offrant aussi une transparence latérale. La collectionnite guette puisqu’il s’apprête également à mettre dans les échoppes un stylo du genre et qu’un coffret écrin attise les convoitises. Incroyable comment cette marque, presque discrètement et même avant d’avoir son vrai site internet, a pu s’installer en si peu de temps sur tous les continents (exceptés l’Afrique), grâce à des distributeurs et aux magasins prestigieux qui lui ont fait confiance dès le départ. Du genre de ceux de la Rue du Rhône à Genève, de la Banhofstrasse à Zurich ou de William & Son à Londres. L’arrivée des montres, une collection T-Fun (automatique, chronographe) est annoncée pour BaselWorld. Bien vue, l’approche! Sans crier gare, on impose des accessoires qui rendent addict -et en plus qui se vendent bien chez les détaillants-, puis on débarque avec des montres particulièrement aguicheuses et d’excellente facture, là où le terrain est plutôt encombré.