Studio à louer durant le SIHH et le GTE 2011

Avis à tous ceux qui convergeront vers Genève en raison du SIHH et du GTE Geneva Time Exhibition. Petite perle trouvée par le bloghorloger.ch, un studio meublé à louer, suite à un désistement, à 30 mètres de la Place Bourg de Four (Vieille Ville). Modeste, confortable, calme, idéal pour deux personnes ou un couple avec enfants. Et franchement accessible au niveau prix.

Champs-Elysées, une marque horlogère suisse?

Nouvelle marque inscrite le 31 mai 2011 au Registre du Commerce de Neuchâtel (l’adresse web avait été achetée le 7 juillet 2010 par le Cabinet juridique Merlotti), Champs Elysées. Une société anonyme aux mains de Manuela Zaugg Rossi. Le link du site officiel, bien que non actif pour le moment, vient d’être rajouté au menu déroulant (colonne de droite, marques-groupes) du bloghorloger.ch

Zannetti, horlogerie italienne

Riccardo Zannetti, l’un des horlogers indépendants encore en exercice en Italie, débarque à Genève au GTE, Geneva Time Exhibition, avec le slogan Handmade in Rome. L’occasion pour le bloghorloger de rajouter cette marque, Zannetti Watches à son menu déroulant (colonne de droite, liste des marques et des groupes). Et de faire connaissance avec ses modèles, en attendant de découvrir à Genève sa nouvelle collection Magnificum.

Littérature horlogère en revue

Dans les magazines horlogers Heure Suisse et Heure Schweiz en 2011, sous la plume de la journaliste Muriel Grand, une place importante a été offerte à la littérature horlogère. Avant que le bloghorloger.ch ne passe en détail les livres présentés, invitant ses followers a les commander sur la bibliothèque online watchprint.com, voici le lien permettant de les passer en revue.

D’une pénétration de matière céramique, un or naît, dur, très dur

Imaginons une force sous pression qui s’essaye à la pénétration d’un corps en carbore de bure -en carbure de bore plutôt- et qui, dans un éblouissement métallurgique, y déverse un liquide en fusion, de l’or 24 carats. Il y a quelque chose de jouissif à soudain découvrir que, lorsque squelette et semence ont suffisamment refroidi, leurs imbrications respectives sont devenues invisibles tant ils ne font qu’un, qu’ils sont plus forts que les aciers trempés et presque aussi inrayablement éternels que le diamant. Ils sont nouveau matériau, or qu’un alchimiste du verbe frappeur et de l’idée qui tue aurait enfanté. Dans un de ses moments d’égarement dont lui seul mesure les profondeurs, Jean-Claude Biver, à même l’espace fonderie high tech aménagé dans la fabrique Hublot des bas de l’Asse, a lancé l’or magique, le Magic Gold. Issu des recherches conjointes entre un Prof’ de l’EPFL, Andreas Mortensen, savant et as de la céramique, et une équipe technique interne pétrie d’ambition, ce nouveau matériau est, selon le bureau de contrôle des métaux précieux, de l’or 18 carats. Quand bien même sort-il du four dans sa couleur originelle, le noir. Certes, à le polir, ses facettes d’or, pourtant minoritaires à 30 contre 70, se muent en couleur dominante car elles sont plus sujettes à réfléchir les rayons lumineux que le carbure de bore qui compose majoritairement, en poudre tassée et moulée, le solde de sa structure. D’une pierre deux coups: des procédés brevetables, inédits en ce qui concerne l’or en tous les cas, et un matériau d’une noblesse nouvelle, tantôt alimentant les déviances all black façon Alec Wek, tantôt les fantasmes d’un jaune spécifique à Hublot. Une note si supplémentaire dans la gamme des couleurs, qu’elle se reconnaîtrait au simple coup d’oeil. Dès BaselWorld 2012, on en saura plus…

Gisèle Rufer, madame l’ingénieur

Depuis 15 ans, Gisèle Rufer fabrique des pièces uniques faites main. Les médias l’encensent comme femme qui fait des montres pour des femmes… Un rien réducteur, car cette ingénieure maîtrise l’horlogerie des rouages et matériaux. Delance, modèle Butterfly Effect, or 18 carats et diamants triés.

Un site web s’offre un collector Alpina

La Startimer Pilot de la marque historique Alpina, fondée en 1883 et relancée en 2002, s’offre une série spéciale dédiée au site didactique horlogerie.suisse.com et à ses forumers. Modèle aviation, habitée par un calibre automatique maison, le AL-700. On peut la commander ici.

VicenTerra, masses oscillantes, suivez le fil…

Et hop, on vous en remet une couche… Lancé par le célèbre horloger Abraham Louis Breguet, le principe de la souscription revit. En pré-achetant l’une des 100 GMT-3 (le bloghorloger.ch suit l’aventure depuis ses débuts), on reçoit une action de la marque VicenTerra, lancée par Vincent Plomb. L’opération enflamme les forums. Car ce garde-temps de forme tonneau est un concentré de complexités: globe terreste miniature mobile, tournant sur lui-même, date rétrograde et moult attentions chronométriques. Au prix fabrique, un excellent investissement, sur les 100 pièces prévues, il en reste quelques unes. Chaque souscripteur reste connecté avec l’évolution de l’aventure au fil de newsletters qui relatent l’avance des travaux de construction. Ainsi le bloghorloger.ch -dont les lecteurs ont permis l’acquisition de plusieurs pièces- est-il en mesure de vous annoncer que les masses oscillantes personnalisées viennent d’arriver.

Maximilian Büsser s’offre une ronde

Maximilian Büsser introduit en horlogerie le concept du collectif. Au point d’ouvrir à Genève M.A.D. Gallery, un espace d’art dédié à ses découvertes et aux membres de sa famille de goût. Car au sein de sa marque MB&F, on s’invite les uns les autres. Sa Legacy Machine N°1 interprète en mode urbain, l’excellence horlogère des plus grands horlogers passés et actuels. Pour collectionneurs connaisseurs.

Yvan Arpa tire à balles réelles

Allez expliquer à un client russe que sa montre ArtyA, payée d’avance, n’est pas encore prête! Yvan Arpa lui tend un pistolet chargé, l’invite à tirer dans le vieux canapé. Les douilles récupérées, le modèle est baptisé Son of Gun. Pièces uniques, haute horlogerie d’art façon street culture et thématiques insolites.

Le chronographe T-Fun de TF Est. 1968

Marque suisse life style et globale, TF Est. 1968, connue pour ses boutons de manchettes renfermant un mécanisme horloger sous verre, se faufile au coeur des meilleures échoppes horlogères avec sa collection T-Fun. Une trois-aiguilles mécanique automatique, habitée par un calibre Claro, et un chronographe doté d’un calibre Swiss Ronda à quartz. Couleurs flashy, fond carbone, bienfacture et accessibilité, étanches à 150 mètres, bracelet caoutchouc et, cerise sur le gâteau, 2ème bracelet façon NATO en fibres de nylon. Pour tous ceux qui rêvent d’une Royal Oak ou d’une Hublot sans pouvoir encore se l’offrir, voici de quoi patienter. Il y a le vert pomme façon Rolex en plus ostentatoire, l’orange Ebel, le chocolat, le blanc du genre TechnoMarine, la all black tendance Big-Bang, les plaquées or-rose et carbone.

Quelle montre porte Lolita?

En couverture du dernier magazine LongLife, édité par Optimum Publishing SA alias David Lande (s’abonner), Lolita Morena porte une montre bien visible. De quelle marque et quel modèle? Merci aux internautes d’éclairer le bloghorloger.ch. A l’intérieur et pour la première fois, une page « montres », sous forme d’une sélection forever. Il s’agit d’une nouvelle collaboration de TàG Press +41, l’agence de presse indépendante, spécialisée en horlogerie. L’article est signé Joël A. Grandjean.

Genève plus chère? Pas si sûr.

En général, quand on vient de Neuchâtel ou de Saint-Croix, pire si l’on descend de Bienne ou des contrées jurassiennes voire soleuroises, on reste convaincu que Genève est bien plus chère et bien plus loin que Lausanne. Pour les Alémaniques, c’est pire encore. Depuis Zurich, lorsqu’une expansion en terres romandes s’envisage, on choisira toujours une succursale à Lausanne. Car Genève, malgré son internationalité et son aéroport, n’est encore pour eux que synonyme d’une escapade annuelle au Salon de l’Auto… Donc, Genève Tourisme ferait bien à l’année d’axer des actions de communication en direction des acteurs économiques du reste de la Suisse. Leur expliquer qu’il faut au moins autant de poireautage pour effectuer, depuis la sortie Blécherette, le trajet jusqu’au Palais de Beaulieu, que d’aller se garer sous Palexpo, seule halle d’exposition au monde à disposer pour ses parkings de sa propre sortie autoroutière et d’une gare SBB quasi y attenante. Quant à la prétendue cherté de l’offre hôtelière, là encore certains à priori ont la vie dure. Car, avec sa France voisine et la multiplicité de sa concurrence, se loger du côté de Genève reste souvent plus accessible, selon la catégorie hôtelière choisie. A l’heure où le salon EPHJ-EPMT-SMT, débarque à Palexpo (du 5 au 8 juin 2012), accueilli à bras ouvert en raison de ses plus de 600 exposants et de ses presque 13′000 visiteurs attendus, Genève Tourisme devrait profiter de mettre le paquet… Et éradiquer une bonne fois pour toute ce genre de préjugés.

Voyeurisme manufacturier en boutons de manchette

OK, à y regarder de plus près, le mécanisme enrobé dans sa cage en verre, du saphir inrayable, n’est pas un vrai tourbillon. Qu’importe, il fait son effet lorsqu’il s’agrippe à une manche de chemise, engageant à votre place discussions et échanges sur fond de carbone, d’horlogerie ludique et de mécanismes à fleur de rouages. La nouvelle marque lifestyle TF Est. 1968 connaît avec ce produit une lancée en fanfare avec déjà presque 2′500 paires vendues (prix public environ CHF 390.00). Sous les initiales TF se cache un certain Freddy D. Tschumi, connu des marchés internationaux pour les avoir écumés sous plusieurs casquettes (de Grisogono, Raymond Weil, Franc Vila et surtout la flamboyante Icelink). Déjà, il décline la paire des débuts en plusieurs versions colorées, puis or massif et rubis, ou émeraude, ou diamant noir ou blanc… Les modèles précieux se démarquant des autres en offrant aussi une transparence latérale. La collectionnite guette puisqu’il s’apprête également à mettre dans les échoppes un stylo du genre et qu’un coffret écrin attise les convoitises. Incroyable comment cette marque, presque discrètement et même avant d’avoir son vrai site internet, a pu s’installer en si peu de temps sur tous les continents (exceptés l’Afrique), grâce à des distributeurs et aux magasins prestigieux qui lui ont fait confiance dès le départ. Du genre de ceux de la Rue du Rhône à Genève, de la Banhofstrasse à Zurich ou de William & Son à Londres. L’arrivée des montres, une collection T-Fun (automatique, chronographe) est annoncée pour BaselWorld. Bien vue, l’approche! Sans crier gare, on impose des accessoires qui rendent addict -et en plus qui se vendent bien chez les détaillants-, puis on débarque avec des montres particulièrement aguicheuses et d’excellente facture, là où le terrain est plutôt encombré.

Enterré le musée d’horlogerie de Genève?

Genève. A l’heure où une formidable expo horlogère transforme le Musée Rath en écrin de « Trésors d’or et d’émail » jusqu’au 29 avril 2012, histoire de se rendre compte enfin de la richesse et de la qualité de ce patrimoine d’exception, il est bon de relire la page 23 du Mémorial des Séances du Conseil Municipal de la Ville de Genève (168ème année, 4501 – N°39). Ou comment se clôture un sinistre épisode de la vie culturelle genevoise: CHF 423′032.07 ont été dépensés pour parvenir à la conclusion que la sécurisation de la Villa Route de Malagnou abritant le Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie de Genève était soi-disant trop coûteuse. De l’argent public jeté par les fenêtres puisque, de toute manière, la volonté politique ayant décidé de tout investir pour agrandir le Musée d’Art et d’Histoire, s’est employée depuis à tout mettre en oeuvre pour parvenir à ses fins. Comme démontrer à tout prix -c’est le cas de le dire- que d’autres Musées pouvaient y trouver un bénéfice. Ainsi, le 18 janvier 2011, selon le PV de cette séance en après-midi, « Le Conseil administratif a décidé d’abandonner le projet de réaménagement et d’agrandissement du Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie au profit d’une mise en valeur des collections dans le cadre de rénovation et d’agrandissement du Musée d’Art et d’Histoire au 2, rue Charles-Galland. L’étude du réaménagement, de la sécurisation et de l’agrandissement du Musée est abandonnée. » Des Musées d’Art et d’Histoire, il y en a des centaines voire des milliers dans le monde, un Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie, il n ‘y en avait qu’un, à Genève, dans l’une des métropoles horlogères les plus en vue de la planète. Cherchez l’erreur.

Horloge Saint-Nicolas à vendre…

Publié en octobre 2009, notre article informant sur une expo au Musée Saint-Nicolas d’Aliermont à Rouen, nous amène le commentaire suivant: « Je possède une très belle horloge Saint-Nicolas en chêne sculpté; cadran 1838 Mariné Levasseur Elle fonctionne; un antiquaire de Rouen m’a donné de la corde neuve. Je n’ai personne dans ma famille à qui la donner aussi je vais la mettre en vente.
Peut-être aurez-vous parmi vos visiteurs un amateur. Le prix sera celui le plus courant sur internet. Avec mes salutations.
 » Dès réception de l’info, nous rajouterons le prix et, s’il en existe, une photo de l’objet. Renseignements > zev85@orange.fr – Mais qui était donc ce Mariné Levasseur dont le Musée d’Aliermont de Rouen semble posséder quelques pièces? Une réponse nous est parvenue, merci.

Celsius… Romaric, Meylan et Borès, objets nomades…

On savait Hugues-Olivier Borès sous-marinement occupé, après avoir été l’un des visages Patek Philippe durant plusieurs années. L’homme avait monté Help On Brands sa propre agence ès stratégies de développement, côté Paris. Bien lui en prit, puisque c’est dans ce cadre qu’il s’accoquine avec André Romaric et Edouard Meylan -oui, oui, le fils de…, les fondateurs de Celsius X VI II, une marque franco-suisse créée à Paris en mai 2006, au point d’en rejoindre le capital et d’en devenir Conseiller exécutif. A part le fait que l’ADN de cette nouvelle venue marie horlogerie et téléphonie mobile, sur le mode d’un objet luxe inspiré d’un papillon et doté d’un mécanisme de 547 composants, qu’elle dispose déjà de son site et de sa page Facebook afin de donner à ses objets nomades le rayonnement escompté, on en saura plus à BaselWorld -Halle 4.0, Sand A01. Il sera question de « Grand Complication for Timeless Communications« , objet prêt à butiner les fleurs plate-bandes fleuries des réseaux horlogers.

Boucheron, détournements de sexe.

La maison parisienne réussit un tour de force largement illustrateur de ses talents joailliers. Elle s’empare de bastions masculins pour en faire d’incroyables bijoux. Comme en 2007 avec son Héra Tourbillon un garde-temps de haute-joaillerie aux allures de paon, au cœur duquel les visions mécaniques d’un des plus emblématiques mouvements de l’histoire horlogère, le Tourbillon sous Trois Ponts d’Or de Girard Perregaux, se chargent de raisons esthétiques. En 2010, la grande maison joaillière Boucheron remet le couvert en détournant l’Horological Machine N°3 de la marque MB&F pour en faire une chouette aux grands yeux candides, emplis d’éclats de désir. La pièce s’appelle JWLRYMACHINE.

Saskia Maaike Bouvier complications au féminin

La démarche de Saskia Maaike Bouvier, membre de l’AHCI, Académie horlogère des Créateurs indépendants des allures d’éclaircie. Car même si elle s’appuie sur le trend des grandes tailles qui habillent aussi si bien les dames, ses créations sont des complications nouvelles, spécifiquement créées pour des femmes. Cette horlogère conceptrice, formée à l’issue de son écolage horloger à quelques enseignes prestigieuses, se la joue solo dès l’âge de 30 ans, en 2004. Partant de l’idée que «la femme est naturellement influencée par la lune et sensible à ses changements» elle développe un calibre SmB 905 automatique capable de donner vie à sa collection 8 lunes, des montres dotées d’un affichage de l’éphéméride lunaire. «Chaque jour, la progression de la lune est clairement indiquée. A midi, la lune d’aujourd’hui, ensuite, celles à venir.» Surprise, dès que l’astre du jour décline, ces lunes s’allument et illuminent la nuit, transformant la course du temps en ballade sur firmament.

Hublot partenaire de la Monaco Classic Week

Que ne ferait-on pas pour s’immiscer du côté du Rocher? JCB, alias Jean-Claude Biver a l’art et la manière entre deux avions et une désalpe. En impliquant Hublot dans l’organisation de la 10ème édition de la Monaco Classic Week, il brûle la priorité à Ulysse Nardin qui sévit comme sponsor principal au Monaco Yacht Show qui se tient juste après. Et au passage, il doit certainement récupérer les adresses des 950 membres de 53 nationalités différentes du Yacht Club de Monaco et raffermir ses liens avec le Prince régnant. Ce club a été fondé en 1953 par le Prince Rainier et présidé depuis 1984 par S.A.S. le Prince Albert II. Il rassemble dans son prestigieux Club House la crème des possesseurs de yachts anciens.

deLaCour se jette à l’eau

Astucieuse et sans jouer l’orgie de moyens, la marque deLaCour s’entiche amicalement de l’apnéiste Pierre Frolla et s’invite dans l’opération Posseidon dont les caméras héliportées et les présences princières ont généré leur lot de buzz. Tout commence lors de l’Open de Tennis 2011. Le drapeau à damier du 69ème Grand Prix de F1, circule dans les gradins des VIP et s’offre aux autographes des célébrités présentes ou de passages. Le Prince régnant donne l’exemple, sa signature est rejointe par une nuée de peoples. Encre indélébile? Sans aucun doute puisque ledit drapeau, appelé à couler dans la baie de Monaco par 100 mètres de fonds, puis à être repêché par le plongeur, allait se vendre au profit de Peace And Sport. Du poignet aux lettres plutôt balèzes de sa combi, Pierre Frolla roulait aux couleurs de deLaCour. Joli coup doublé de l’occasion de passer quelques heures de proximité avec une Sérénissime Altesse entourée de neveux princiers et d’un halo de gentillesse.

Timelab, trois missions chronométriques

Genève ne fait pas comme tout le monde, ça énerve parfois le reste de la Suisse. Pourtant, l’idée de regrouper sous le même toit institutionnel les prestigieuses appellations «COSC Chronomètre Certifié» et «Poinçon de Genève» est innovante. En dotant TIMELAB du statut de Fondation de Droit Privé, l’Etat genevois s’ébroue intelligemment d’éventuelles lourdeurs fonctionnelles et, tout en la maintenant dans le champ de sa législation, lui insuffle une dynamique de gestion d’entreprise privée.  Preuve en est le troisième secteur d’activité de TIMELAB, la métrologie et son laboratoire, qui, au travers de fédérations sportives internationales en quête d’homologation de leurs matériels de chronométrage sportif, vient de lui procurer une saine visibilité ainsi qu’une perspective de complément de ressources. Directeur Patrick Jaton.

Rudis Sylva à la télé

Rudis Sylva, cette marque horlogère inventrice de l’oscillateur harmonieux, une complication horlogère inédite dont le gain en précision échappe aux moyens traditionnels de testing comparatif, ne chôme pas. Déjà abonnée aux médias spécialisés, elle reçoit en cadeau estival une fenêtre télévisuelle à faire pâlir d’envie les autres enseignes horlogères. La TSR, télévision Suisse Romande, devenue depuis sa fusion avec la radio la RTS, condense en 3 minutes de reportage au Boéchet, (dans le Jura, en Suisse), une histoire horlogère qui fleure bon le retour aux racines d’une culture dont la contrée reste un des berceaux principaux. Dans le plus pur respect des arts horlogers qui n’étaient jamais à court d’inventivité. A visionner sur bloghorloger TV: on y croise Jacky Epitaux, le boss, en plein décor d’une ferme typique de vallons, avec vue sur les champs alentours et hivers plus longs qu’en plaine, de celles dans lesquelles s’exerçaient les savoirs horlogers.

Deux salons de l’Auto en Suisse romande? Les exposants ne sont pas des vaches à traire.

Et si Lausanne, soudain épris de fièvres mécaniques, tentait de créer un deuxième salon de l’Auto? Impensable. C’est pourtant un cas semblable qui est en gestation, non pas dans le secteur automobile, mais dans celui des microtechniques. Le groupe MCH tente de lancer une réplique des salons EPHJ-EPMT qu’il vient d’éconduire. Le parallèle s’arrête là. Car le secteur des fournisseurs de l’horlogerie, qui compose la majorité des presque 600 exposants de l‘EPHJ-EPMT, ne mérite pas cette prise en otage sous forme de guerre des salons. D’autant que ce salon-là, ils ont mis 10 ans à se l’approprier. S’il n’a pas la mémoire rancunière, il n’est pas certain que ce secteur ait la mémoire courte. Souvenez-vous, il y a une dizaine d’années, MCH Group, qui leur fait les yeux doux aujourd’hui, avait tenté d’expatrier, pour raison de manque de place, ces sociétés hors de l’enceinte de BaselWorld, quelque part à Zurich. Laissées pour compte, elles s’étaient alors serrées les coudes. C’est d’ailleurs ce qui avait été à l’origine de la création il y a dix ans du salon EPHJ-EPMT par des organisateurs issus de la profession. Donc, MCH Group, usant de son droit de nouveau propriétaire de Beaulieu Exploitation SA, pousse une nouvelle fois ces mêmes acteurs vers la sortie! Exit Lausanne… Sauf que cette sortie-là s’annonce être une aubaine. EPHJ-EPMT se déroulera du 5 au 8 juin 2012 pour la première fois à Genève Palexpo qui, face à cette arrivée inespérée de la plus grande manifestation professionnelle de Suisse, s’apprête à lui offrir les suppléments de conforts qu’elle mérite. En d’autres termes, il est fort possible que les exposants de l’EPHJ-EPMT y gagnent au change.

Monaco: l’horlogerie suisse courtisane

Serait-ce parce qu’un mariage princier y dope l’actualité? Toujours est-il que le Rocher devient l’incontournable tremplin des marques horlogères suisses. Certaines y avaient déjà leurs entrées. Ainsi, Ulysse Nardin, au nom de son passé de chronométrier de marine, reprenait depuis 2009 la place vacante de main sponsor laissée par Blancpain au Monaco Yacht Show, expo flottante chère à Son Altesse sérénissime le prince souverain Albert II de Monaco. Un Prince fraîchement convolé en nobles noces et donc d’autant plus courtisé par la branche qui dépêchera, le 23 septembre prochain à l’Hôtel Hermitage, une quarantaine de ses plus prestigieuses enseignes pour la vente aux enchères bisanuelle Only Watch. Initiée par Luc Pettavino, Président de l’Association Monégasque contre les Myopathies, elle met à l’encan exclusivement des pièces uniques. La compétition est rude puisque des performances de vente dépendent moult communiqués de presse triomphaux. Chacune rivalise donc d’ingéniosité et de poésie, d’autant que le concept caritatif pousse aux générosités exceptionnelles. Quant à celui que les Monégasques appellent Monseigneur, il faisait déjà l’objet, avant l’été fatidique, d’une cour assidue de la part d’horlogers avides de lui témoigne leurs sympathies au travers d’objets qui ressemblaient fort à des cadeaux de noces… A suivre.

Ralf Baumgarten, photographe ès anglages visuels

Né en 1960 à Saarbrücken en Allemagne, Ralf Baumgarten s’illustre dès l’âge de 17 ans par des photos prises au cœur d’un Jazzclub. A 20 ans, il est sacré meilleur photographe noir et blanc de la Saare avant d’entamer à Wuppertal des études universitaires de communication et design. A 24 ans, il remporte le concours lancé par Polaroid à l’adresse des étudiants en photographie et reçoit un prix Kodak orienté jeunes talents. Son diplôme de Designer en poche, il se met en 1989 à son compte et sévit depuis son studio de Cologne quand il n’est pas en voyage: dans la vallée de Joux ou au Japon, pour immortaliser de talentueux maîtres des arts horlogers, ou à Dubaï afin de photographier des chameaux pour GEO Magazine, View et Victor Hasselblad. Ses périples donnent aussi lieu à des expos et des livres, comme 50 People, 50 Watches, 50 Portraits qui rencontre en 2005 l’écrin institutionnel du MIH – Musée International de l’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds. Extrait des 208 pages du livre Twelve Faces of Time (éditions TeNeues), un anglage visuel sur le visage de Frédéric Dufour, de la Vallée de Joux. Sorti en 2010, ce livre, une galerie de maîtres horlogers reconnus ou prometteurs, reçoit un IF-Design-Award. Les textes sont signés par Elizabeth Doerr, une plume horlogère spécialisée qui sévit depuis l’Allemagne au quatre coins de la planète média tout en restant rédactrice en chef de Wristwatch Annual. A commander chez Watchprint.com

Plagiat événementiel?

A l’heure où la notion de plagiat secoue les consciences intellectuelles du côté de l’Université de Fribourg, il semblerait qu’en matière de copié-collé, MCH Group SA, géant financier des organisations de Salons, ne soit pas en reste. Après avoir racheté 89,55% des parts de la société Beaulieu Exploitation SA, MCH fait le ménage. Officiellement, sa politique est de privilégier ses propres événements, ce qui ne se vérifie pas si clairement si on jette un oeil sur la liste des organisations encore en lice. Par contre après avoir évincé de Lausanne les salons EPHJ-EPMT (Environnements professionnels horlogerie joaillerie et microtechnologies) qui trouvent du coup à Genève Palexpo la promesse d’un second souffle bordé de meilleurs conforts, le groupe se fend d’un communiqué sur son nouveau salon. Là où l’innovation était promise,  ce nouveau-venu voudrait être « Le rendez-vous professionnel des microtechnologies et de la haute précision pour l’horlogerie-joaillerie, les technologies médicales et l’électrotechnique en Suisse romande. » A quelques détails près, c’est la copie de l’énoncé depuis 10 ans l’EPHJ-EPMT qui vient de célébrer son jubilé avec presque 600 exposants et plus de 11′000 visiteurs. Et qui est, on l’oublie trop souvent, la plus grande manifestation professionnelle de Suisse. La seule également jusqu’ici à offrir aux microtechniques de tous bords la possibilité de côtoyer le secteur si prisé de l’horlogerie. Or donc, MCH Group, qui donne l’exemple en matière de lutte contre la contrefaçon à BaselWorld, aurait-il cédé à la tentation du copié collé du salon de la sous-traitance EPHJ-EPMT? Inspiration, expiration.

Ecueils ou écailles? AtyA prend de la hauteur…

A défaut d’avoir une vue sur les richesses sous-lacustres peuplées d’animaux riches en reflets inspirants, thème de sa nouvelle collection de montres uniques Fish or Fly (cadrans tapissés d’écailles de poissons), Yvan Arpa prend de la hauteur et n’est jamais en vacances quand il s’agit d’orchestrer un buzz. Même lorsqu’il s’ébroue, toutes jambes dehors, au fil d’un périlleux exercice de Jet Lev. Il s’agit d’un appareillage particulièrement spectaculaire, à propulsion aquatique, lui permettant de s’envoyer en l’air au fil de quelque sensation forte façon foudroyante, et surtout, de survoler les éventuels écueils saupoudrant son parcours. Une manière de prendre de la hauteur avec sa marque ArtyA et de faire la nique aux requins…

VicenTerra, action et composants, le chemin vers la prod

Petit à petit, au terme d’une opiniâtreté modèle, le constructeur Vincent Plomb, dont la pièce offerte à la souscription GMT-3 connaît un succès qui avoisine la centaine de montres pré-vendues, se lance dans la production. Déjà, quelques composants font l’objet de toutes les attentions tandis que l’action de la nouvelle société proposée aux souscripteurs en sus de la montre, est imprimée et prêt à être personnalisée. Histoire de s’offrir une escapade curieuse en backstage de cette belle aventure, jetons un oeil sur quelques pièces, au pays de l’infiniment précis. C’est didactique et au passage, ça permet de se faire une idée du nouveau logo. On peut encore la commander! Lire également les autres articles sur le bloghorloger.ch.

A Rouen, quelques trésors de fer

Jean-Louis Le Secq des Tournelles (1818-1882) fonde la plus grande collection de ferronnerie d’Europe qui compte en 1865 environ 6000 pièces. Aujourd’hui, le Musée du Secq-des-Tournelles à Rouen en compte 10′000 de plus dont 60% son exposées. Il en va des arts de la serrurerie jusqu’aux objets les plus hétéroclytes, comme cette enclume du XVIeme siècle dont la petite taille laisse penser qu’elle aurait pu servir à la fabrication de composants horlogers. Et si vous passez par cette ville de Normandie, autant également faire le détour par le Musée de la Céramique, ce matériau si utilisé en horlogerie aujourd’hui.