24 au 27 mai 2011: EPHJ-EPMT, année anniversaire

Au salon international EPHJ-EPMT à Lausanne Beaulieu, le produit fini est interdit. Par contre, tout ce que l’univers horloger compte d’acteurs en amont et en aval s’y présente. L’événement prend une ampleur considérable: c’est la plus importante manifestation professionnelle en Suisse et elle fête en 2011 un double-anniversaire. Dix ans pour les acteurs de l’Environnement Professionnel Horlogerie et Joaillerie (EPHJ), cinq ans pour ceux des MicroTechnologies (EPMT). Seul événement, où les deux domaines sont officiellement mariés. Une union judicieuse, voulue par des organisateurs de bon sens conscients que les deux branches ont intérêt à ne jamais se passer l’une de l’autre. Leurs savoirs, technologies et parc machines sont cousins, leur diversification est inéluctable. A noter l’ouverture cette année d’un périmètre Swiss Medical Technologies, puisque la Suisse joue également les premiers de classe côté MedTech. Plusieurs médias professionnels font de ce salon-là une date de sortie cruciale, comme le business to business magazine JSH – Journal Suisse de l’Horlogerie dont la parution est planifiée pour ce jour (comme en 2010). Une manière concrète d’offrir aux passionnés et aux professionnels une entrée en backstage. A vos agendas…

Piaget sur Hollywood

Fin février 2011, il fallait être à Hollywood Kodak Theatre pour la 83ème cérémonie des Oscars, sur carton d’invitation Piaget. Car Darren Aronofsky, le réalisateur du film à succès Black Swan arborait une Altiplano or rose squelette, à remontage manuel, tandis que Mark Ruffalo, nominé dans la catégorie Meilleur second rôle pour The Kids are All Right se pavanait avec une Polo en or blanc. Enfin, pour que la part joaillière de la marque soit également célébrée, l’actrice Dale Dickey, révélation des Spirits Award avec son rôle dans Winter’s Bone, bleuissait le tapis rouge en robe pailletée et boucles d’oreille roses en diamant, de la Limelight Garden Party Collection.

Bal du printemps à Genève, bal des horlogers

Quelle drôle d’idée que de s’encanailler pour la bonne cause juste avant le grand raout horloger bâlois! N’est-ce pas risqué en matière de fréquentation horlogère? Impossible de faire autrement, car le 13ème Bal du Printemps se déroulait comme tous les autres un 21 mars. A Genève, c’est un incontournable et l’édition 2011 a rapporté 250′000 francs à l’IRP, la Fondation internationale pour la recherche en paraplégie présidée par Philippe Boissonnas. Grâce aussi aux bontés de quelques maisons horlogères… et joaillières. Sur les 128 lots, les marques Black Belt, Zenith, Montblanc, Van Cleef & Arpels, Antoine Preziuso, Yeslam, Longines et Hermes.. et, pour les bijoux Jahan, Piaget, Swarovski, Bogh’Art et Gilbert Albert. Parmi les hits de la vente aux enchères, une montre Artya, Haute Horlogerie d’Art, défendue en chair et en os par un Yvan Arpa et son épouse à deux pas du départ pour BaselWorld, ainsi qu’un bijou Adler, un bracelet Bangle en or 18 carats, serti de brillants et d’un rubis. Quant au fidèle parmi les fidèles, Alain Mouawad, il compensait son exceptionnelle absence par un soutien publicitaire: la toute première apparition de sa nouvelle marque Blacksand Genève.

Miss Japon lance un appel sur le stand Louis Golay

Or donc Louis Golay, du haut de sa centaine d’années d’expérience et de présence au Japon, avait prévu faire la fête sur son stand à BaselWord. Et avait invité à cette future festoyade, Marie Yanaka, alias Miss Japon 2011. Face à la tragédie survenue juste avant l’ouverture de l’événement, tout faillit être annulé. Puis, sa venue fut maintenue et avec le soutien de Quorum Communication (éditeur de l’Année Horlogère notamment) et d’Antiquorum, transformée en appel à la générosité des horlogers et joailliers, les incitant tous à offrir un objet pour une vente aux enchères en automne 2011 au profit de la Croix-Rouge Japonaise. Marie Yanaka a relayé cet appel, très émue de mettre en jeu le premier lot, le dessin original de sa couronne de Miss, signé Louis Golay. support-japan@antiquorum.com

Endless, index détraqués.

Endless sera-t-elle un jour une montre? C’est déjà l’œuvre éclairée, voire prémonitoire de Costa Edir, jeune élève bijoutier au Centre de Formation professionnelle d’Arts Appliqués à Genève. Il participait au concours «Time Dress Code» lancé par l’horloger indépendant Antoine Preziuso et sa fille Laura. Chaque élève se devait d’habiller en quelques semaines une véritable boîte de montre. Costa Edir, premier prix, a réinterprété la crise financière qui battait alors son plein, organisant dès 17h une dégringolade de chiffres en entrelacs subtils, tandis que, aux heures sérieuses et indiquées, des aiguilles cachées par un cadran gris argenté effectuent leur course en toute discrétion. L’horloger des complications, qui tenait salon en janvier et lançait son tout nouveau modèle, ne sait pas encore s’il en fera une montre, mais reste bluffé par la fraîcheur talentueuse des 9 élèves participants.

Yvan Arpa va-t-il encore frapper?

A quelques jours de l’ouverture de BaselWorld, l’inquiétude est à son plus haut niveau: à quelle volée de bois vert Mister Yvan Arpa nous exposera-t-il cette année? Ouf, ce qui est sûr, la marque Volna ayant fermé boutique, il n’y aura aucune allusion à la Volnatomic, une collection qu’il avait lancée en 2010 et qui engrangea tout de même CHF 3 millions de francs de pré-commandes. Cette année, ça aurait peut-être été mal perçu dans le paysage, d’autant que la montre n’est pas équipée de la fonction compteur Geiger. Toujours en 2010, il nous avait fait le coup du cadran en caca de dinosaure, qui soit dit en passant avait fait entrer les news horlogères dans l’ensemble des rubriques « insolite » des médias de la planète, ouvrant ainsi la voie à d’autres marques. Que nous réserve-t-il cette année, quel sera son coup médiatique 2011, sous les couleurs de sa marque Artya? On en tremble d’avance. A en oublier presque que le sieur Arpa est avant tout un sacré bosseur: pour Jacob & Co dont il occupe le poste de COO, il arrive avec 8 nouvelles collections soit une centaine de nouvelles pièces. Dont cette nouvelle exploration de la Five Time Zones.

Grande bourse horlogère à Bâle, le 27 mars

Toute personne fraîchement entrée en passion horlogère se demande pour quelle raison la plus grande manifestation mondiale de la branche se déroule à Bâle, une ville qui, chacun le sait, s’intéresse plus à l’art contemporain qu’à la culture horlogère. Une culture par ailleurs profondément ancrée dans le terrain francophone et qui laisserait imaginer que BaselWorld aurait du naître et se développer en Romandie. Historiquement, les horlogers s’étaient greffés sur une foire comme il en existe encore, du genre Salon des Arts Ménagers ou Comptoir de Lausanne. Et, la situation de Bâle, au carrefour entre Suisse, France et Allemagne, fut plutôt propice au commerce des montres. Afin de renouer avec cet esprit du début et avec l’histoire des comptoirs, ces marchés parfois itinérants de la montre, l’horloger Christian Etienne, dont l’échoppe née le 15 juin 1987 dans une ancienne boulangerie de Porrentruy, la Clinique Horlogère, lance au Stadt-Casino de Bâle, une grande bourse horlogère: montres anciennes ou modernes, pendules, livres et outils, tout y sera. Une cinquantaine d’exposants, en marge du plus grand raout mondial, particulièrement déterminés à nourrir les passions horlogères des chineurs de tous bords, grands collectionneurs inclus. Dimanche 27 mars 2011, de 10h à 16h.

François-Paul Journe, en bref

François-Paul Journe, fondateur des Montres Journe SA. Sous la bannière de l’Invenit & Fecit – Inventé et Fait, François-Paul Journe s’impose naturellement comme le lien entre l’âge d’or des sciences horlogères et l’horlogerie contemporaine. Avant de créer sa première collection de chronomètres en 1999, il explore durant 10 ans toutes les facettes de l’horlogerie ancienne, à travers la restauration de pièces d’exception. Ainsi nourri par le cheminement intellectuel et culturel d’horlogers ayant marqué l’histoire des sciences horlogères, fasciné par un XVIIIème siècle qui reste l’âge d’or de la mesure du temps, il poursuit les recherches d’antan en créant des pièces dont l’intégrité et les innovations techniques respectent l’éthique des grands maîtres. Au sein de sa Manufacture au cœur de Genève, sa démarche créatrice et inventive demeure celle du temps où il était artisan, tandis que des boutiques à son nom fleurissent de Genève à New York, en passant par Paris Faubourg Saint-Honoré, Hong Kong, le Japon et la Chine. Sept fois couronné par le Grand Prix d’Horlogerie de Genève, François-Paul Journe, n’est plus seulement l’horloger des grands collectionneurs de la planète: sa marque et son nom servent désormais de repères dans l’univers horloger mondial.

Salon horloger à Monaco

Surfant sur la vague porteuse du Monaco Yacht Show et sur le flux de 30′000 visiteurs, le premier « Monaco Time Show« , un salon dédié à l’horlogerie de prestige, prolongera l’effet GTE – Geneva Time Exhibition des 21 au 24 septembre 2011. En effet, l’organisation est le fait de la société Informa Exhibitions, une entité soeur du Monaco Yacht Show qui s’offre, à travers la direction confiée à Florence Noël, l’expérience développée à Genève. Mêmes recettes: concours par catégorie, visiteurs collectionneurs, et sacré réseau d’adresses horlogères. Avec en sus, ce qu’il faut de soirées privées, chères à la vie du Rocher. Sur 2000 mètres carrés, au Fairmont Monte Carlo Hotel.

Audemars Piguet et le Montreux Sounds Digital Project

On aurait pu croire que tout ce qui concerne le Montreux Jazz Festival et Claude Nobs est chasse gardée Parmigiani Fleurier, en matière de communication. Tout, enfin presque, puisqu’il restait une porte latérale, d’obédience scientifique, qu’une autre marque, réputée grâce à sa Fondation pour son éthisme en matière d’opérations mécèniques, a pu franchir. Ainsi, Audemars Piguet, en partenariat avec l’EPFL ont embarqué pour le Montreux Sounds Digital Project, un programme patrimonial mené par la société Montreux Sounds (qui n’est pas vraiment Claude Nobs puisque cette société est aussi dirigée par son compagnon Thierry Amsallem). Décrit par Quincy Jones comme étant « le plus important témoignage de l’histoire de la musique, couvrant aussi bien le jazz, le blues, le gospel, le rock, que la brésilienne, africaine ou le folk… » ce projet entend sauvegarder et protéger pour le transmettre à la postérité après les avoir digitalisés, tous les trésors vidéo et son accumulés par le fondateur du Festival de Jazz de Montreux: 5′000 heures vidéo dont 1′000 en HD, 600 mètres de rayons linéaires (dans les sous-sol du chalet Le Picottin à Caux-sur-Montreux), 10′000 supports magnétiques représentant 60 tonnes. Un concentré de moments forts du genre: Ella Fitzgerald en 1969 ou Quincy Jones en 1996…

Seal, la voix soul de Parmigiani Fleurier

Le dernier clip Secret de l’artiste Seal, extrait de son album ‘Commitment’, caracole en… home page du site de Parmigiani Fleurier. Il faut dire que l’artiste international aurait imposé, sans contre-partie financière au grand dam de ses producteurs, le port d’un garde-temps durant le tournage. Qui plus est un tournage où, sur fond de lancinants I belong to you, You belong to me – je t’appartiens, tu m’appartiens –, son poignet n’est pas avare d’une caressante tendresse réservée à l’ex top model Heidi Klumm avec qui il partage vie et descendance de quatre enfants. La marque fleurisannne, qui vient de rempiler durablement avec le Montreux Jazz Festival jusqu’à 2014 au moins, ne pouvait pas ne pas négocier les droits de diffusion en streaming de ce clip noir et blanc, particulièrement sensuel, sur sa home page.

Pilo & Co Genève, les armoiries du 10ème

Des armoiries pour célébrer sa première décennie! Amarildo Pilo fête les dix ans de sa marque Pilo & Co Genève. Un parcours parsemé de 11 collections, dont la dernière Corleone, se démarquant du paysage horloger commun par un sens du design actuel et séducteur ainsi que par une accessibilité revendiquée. Car ses modèles oscillent entre CHF 200,00 et CHF 1′200,00, à l’exception évidemment des personnalisations orientées sertissage réalisées à la demande. Mister Pilo surnommé « nez design » par la presse spécialisée n’a pas dit son dernier mot. Autre détail anniversaire, à partir de 2011l, chaque couronne recevra, gravées sur sa surface, deux initiales « PW« , Pilo et Watches.

José Mourinho, ambassadeur deLaCour. Une montre à ses couleurs.

C’est confirmé, la Party deLaCour qui se tiendra côtés jardins le mardi 18 janvier, sous une tente VIP montée entre les hôtels Beau-Rivage et Richemond à Genève, c’est-à-dire face au show-room de la marque, verra la venue de José Mourinho. L’homme voyageant rarement seul, la marque se refuse à signaler d’autres prestigieuses présences, ni surtout lesquelles. Autrement dit, c’est sûr, il sera bien accompagné. A peine remis de ses émotions positives – il vient de recevoir des mains de Step Blatter le Ballon d’Or FIFA qui le consacre « meilleur entraîneur de l’année 2010« , il arborait déjà un garde-temps aux couleurs de la marque, préfigurant le modèle qui, au sein de la City Ego Collection, portera son patronyme d’ambassadeur officiel. Jean-Claude Biver eut-il vent de cette actu? Toujours est-il qu’il s’empressait, lors de la soirée de gala des Ballons d’Or FIFA, de lui accrocher une Hublot au poignet et de le photographier. Un cadeau ne se refuse pas, et lorsque le piège de l’objectif se referme, ça peut s’avérer embarrassant. Qu’importe, avec un Cristiano Ronaldo dans ses parages, fan notoire des modèles Bichrono dessinés par Pierre Koukjian, le Portugais José Màrio dos Santos Félix Mourinho risque fort d’afficher ses préférences… D’autant que sa montre à lui, comme son nom l’indique, pourrait bien flatter un ego déjà fort prononcé.

Triple Axis Tourbillon de Thomas Prescher.

S’inspirant, comme ses pairs Stephen Forsey et Robert Greubel, des travaux des Britanniques Anthony G. Randall et de Richard Good, Thomas Prescher appartient à cette nouvelle génération de doigts d’or qui s’amusent à taquiner l’impensable. Ainsi parvient-il à réaliser, dans une montre-bracelet, un exploit jugé jusque-là impossible: l’ajout à un mécanisme tourbillon d’un troisième axe, opérant une circonvolution une fois par heure, donnant un relief spatial à la vision fascinante de la marche de la montre. Le tourbillon semble suspendu dans l’air et ses ébats sont comme épargnés par les vicissitudes de l’apesanteur.  Lire l’article paru dans Heure Suisse n°107.

Montres à fleur de poudreuse, expo à Crans-Montana

Sous l’appellation « Watches & Diamond Show« , Patrick Saegesser invite ceux dont les planches croiseront la poudre du côté de Crans-Montana, à faire un petit détour par le Grand Hôtel du Golf & Palace afin d’y découvrir du 2 au 6 janvier son exposition. Les marques Cvstos, Arnold & Sons, Hautlence, Armin Strom, Louis Moinet, Alexis Garin, Magellan, TechnoMarine, Charriol Genève et Metal.ch seront de la party. Autant joindre le plaisir hivernal à l’utile horloger.

Biver, serial sniper du marketing, a encore frappé

Une image vaut 1000 mots, la formule est bien connue. Certains messages peuvent en contenir d’autres, si on décode un peu. Ainsi, sur l’une des photos accompagnant le communiqué de presse Hublot lié à l’illumination de la colonne de la Place Vendôme, le 3 décembre 2010, outre les flocons illuminés qui célèbrent l’ouverture de la boutique Hublot au 10 de la célèbre place, on peut remarquer, sur la droite, ce qui pourrait être un « oubli ». En effet, la devanture de la boutique Patek Philippe, particulièrement visible, profite aussi de l’illumination. Lisons entre les lignes et comprenons qu’une telle promiscuité véhicule un message plutôt positif pour la marque Hublot, en terme d’excellence d’emplacement. Ou d’excellence tout court? Bien vu, Jean-Claude Biver demeure un maître ès communication, même lorsqu’il n’est pas sur les photos, ou qu’il est de dos… donnant le top à un système d’information associant l’ouverture boutiquière aux 200 ans de la colonne. Au nez à à la barbe de Béatrice de Plinval, Présidente du Comité Vendôme, Isabelle Lemesle, Présidente des Monuments Nationaux, Danièle Pourtoud, Adjointe au Maire de Paris chargée du patrimoine, et Jean-François Legaret, Maire du 1er arrondissement, entourant pour l’occasion l’horloge Hublot qui a donné le top.

Boucheron et Max Busser, chouette, la boucle est bouclée: JWLRYMACHINE

L’homme qui, via l’Odyssée des Opus permit à une marque bijoutière d’accéder en un temps record au nirvana horloger, se trouve soudain rejoint par la haute joaillerie. Boucheron soudoie Maximilian Büsser, ensemble, ils commettent en co-branding, un drôle d’objet. Il fallait oser! La JWLRYMACHINE est un concept joaillier sur le thème de la chouette, inspiré de la Horological Machine N°3 de MB&F, issu d’une collaboration intime avec les maîtres sertisseurs de Boucheron. A l’origine, la construction est surtout un concentré de micro-mécanique: 304 composants, un moteur Agenhor travaillé dans des tolérances de l’ordre du micron, mu par l’énergie d’un rotor mystérieux en or 22 carats, défiant les lois de la physique. Puis, deux roulements à billes en céramique high-tech, visibles sur le fond du boîtier, servent de transmetteurs d’informations aux flancs et au sommet des deux cônes. L’un, doté d’un indicateur jour-nuit, affiche les heures. L’autre égrène les minutes. Une date surdimensionnée se love autour du rotor. Bref, à sa sortie, l’objet, si lointain des codes horlogers, générait une «surtension sensorielle». Balayées de références à la nature, conjuguant tant les gouttes de pluie, les vaguelettes ou les animaux emblématiques, oiseaux ou insectes, les créations Boucheron sont des summums de maîtrise joaillière. Depuis 1858, du 26 Place Vendôme, siège historique de cette dynastique fondée par Frédéric Boucheron, l’audace libertaire fait partie des codes. Maximilian Büsser, fondateur de MB & F, ajoute donc à ses ‘friends’ Jean-Christian Bedos, Directeur général de Boucheron. Ensemble, ils transforment un summum complicationnel horloger en fantasme joaillier et naturaliste.

Jean-François Mojon, horloger développeur

Auprès des collectionneurs, surtout en Asie, le nom de Jean-François Mojon est de ceux qui engendrent les frémissements. Développeur pour de Grisogono de la dg Meccanico, première montre dotée d’un affichage digital entièrement mécanique, l’homme a également sévi chez Harry Winston, en s’associant au dixième chapitre de la saga des Opus. Sa série de garde-temps, dont le prix unitaire avoisinait pourtant les  CHF 210′000.–, s’était envolée en quelques jours… Présente au Geneva Time Exhibition, le salon genevois des indépendants, cette figure d’une horlogerie toujours plus compliquée, devrait drainer son flux d’inconditionnels. Le Loclois, fondateur de Chronode SA, les entraînera cette fois, sur les traces de Cyrus Le Grand, le monarque qui parvint à conquérir la plus imprenables des cités, Babylone. Une nouvelle marque, lancée par Laurent Lecamp. Voir l’article sur la Clepcys.

Bulgari Gefica, de l’or au bronze, en passant par…

Du bronze chez Bvlgari. Tandis qu’avec son modèle Octo Birétrograde Acier-Céramique, la marque digère allègrement l’or de sa première place sur le podium du 17ème prix Montre de l’année créé par le magazine Montres Passion, elle joue le bronze en ce qui concerne sa Gefica. Les bronzes, nom générique désignant des alliages constitués de plus de 60% de cuivre et d’une proportion variable d’étain, contiennent aussi des quantités variables d’aluminium, de plomb, de béryllium, de manganèse et de tungstène, accessoirement du silicium et du phosphore.  A ne pas confondre avec le laiton dont la traduction anglaise ‘brass’ est souvent traduite à tort par ‘bronze’. Ici, la matière a été rendue plus légère et confortable par l’adjonction de titane. Une des particularités liées à l’usage de ce matériau est d’éviter toute brillance sur le boîtier et de s’offrir la patine d’un temps qui jamais ne s’altère. Car si la montre va changer de teinte, il sera possible, à tout moment, de lui redonner son aspect et ses éclats originels. La Gefica est habitée par le calibre Bvlgari/GG 1004, bi rétro

Dès 2011, ‘Swiss Medical Technologies’ à l’EPHJ-EPMT

Désormais, la seule manifestation internationale annuelle consacrée aux domaines de haute précision qui conjugue l’horlogerie et l’ensemble des micro-nanotechnologies, sera aussi le rendez-vous annuel des MedTech. Les organisateurs du salon ont décidé d’offrir aux acteurs de ce secteur une meilleure visibilité. A Beaulieu Lausanne, les 24 au 27 mai 2011, un pavillon leur sera entièrement consacré. Sur le plan économique, les MedTech sont l’un des domaines les plus dynamiques de Suisse: un chiffre d’affaires annuel de CHF 22,9 milliards, 3′720 entreprises, 46′000 emplois directs, 54′000 indirects, 1′200 brevets par an pour environ 10′000 produits différents. Pas étonnant que des soutiens institutionnels se soient déjà manifestés: l’EPFL, déjà fidèle au rendez-vous EPMT, BioAlps, A3P Suisse ainsi que le Cluster Médical. D’autres associations devraient rejoindre les rangs. Avec ses 550 exposants, un chiffre à la hausse, dont 20% sont des sociétés en provenance de l’international, le salon EPHJ-EPMT est un réceptacle idéal tant pour les sociétés établies et renommées que  pour les  start-up innovantes.

Oman sur Haute-Horlogerie

Pour la première fois, des trésors horlogers du Musée de Genève seront présentés au Moyen-Orient. Grâce à l’ingénieux concept Time-in-Tempo concocté par Natalia Signoroni, ils seront en compagnie d’un florilège de haute horlogerie contemporaine, lors de l’inauguration en octobre 2011 du Royal Opera House de Muscat, capitale du Sultanat d’Oman. Connue des sphères horlogères pour avoir promu à ses débuts l’horloger François-Paul Journe, Natalia Signoroni conserve quelques amitiés internationales et…  d’excellentes introductions à Oman. Elle y lance son premier Time in Tempo, une série d’événements exclusifs dédiés thématiquement au temps à sa mesure, dosés d’émotionnel et d’artistique, de dialogues entre horlogers, scientifiques, philosophes et artistes. A voir les marques qui investirent, sur son invitation, les salons de l’Intercontinental à Genève lors de la célébration du 40ème jour national du Sultanat, sûr qu’une kyrielle d’enseignes prestigieuses sera du voyage. Leurs pièces d’exception, dont certaines à sonnerie, auront pour compagnons quelques trésors horlogers prêtés par le Musée d’Art et d’Histoire de Genève, sous l’œil culturel d’Estelle Fallet, Conservatrice de feu le Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie de Genève. Donner au temps une autre dimension, tel est le pari de Natalia qui offrira aux Omanais, outre une programmation 3D, d’autres perceptions temporelles: Guido Monafico, photographe-auteur de l’ouvrage «Movement» ainsi que Nicolas Musin, chorégraphe découvert à 16 ans par Béjart, sur fond de poésies orientales et occidentales dédiées au temps.

Baume & Mercier cherche reporters…

Sous l’appellation VSR (Very Special Reporter), Baume & Mercier lance à ses 75′000 community fans un défi concours. Toujours en pleine célébration de son 180ème anniversaire, Alain Zimmermann, CEO de la marque, invite ses membres via Youtube, à déposer une video sur la fanpage de Facebook. Date limite, le 30 novembre 2010. Le 1er décembre 2010, le nom et le travail de 5 finalistes seront dévoilés. Puis, deux VSR issus du vote de la communauté, se transformeront durant le SIHH – Salon International de la Haute-Horlogerie 2011, en authentique « envoyés spéciaux », avec caméra suiveuse et vrais rôles de reporter à la clef. Et bien sûr, d’excellente conditions d’accueil et de travail: avec Hôtel, visite au siège à Bellevue et tutti quanti.

Espace VIP à Genève, chez Jaeger. Rappels historiques

Au 2 Rue du Rhône à Genève, dans la boutique encore recouverte des traces de travaux alentours -décidément Genève n’en finit pas de ses travaux qui n’en finissent jamais, Jaeger LeCoultre s’offre un espace VIP, en sous-sol, à l’abri des regards passants. Là où pourront s’expliquer, sous l’oeil expert d’un horloger maison, les complications les plus étonnantes de la marque. Des modèles qui s’engagent, selon Jérôme Lambert, à être présents au moins en un exemplaire chacun en ce réceptacle à grands clients un peu particulier. L’occasion d’un flash back sur les liens passés entre La Manufacture et Genève. On apprend qu’en 1559, Pierre LeCoultre, réfugié huguenot, premier de la lignée à se poser en Suisse, négocie son lopin de terre à la Vallée dans la cité de Calvin. Lopin sur lequel il bâtira 10 générations autour de son premier atelier d’horloger. Puis, quelques printemps dynastiques plus tard, c’est Antoine LeCoultre qui, amenant à Genève en 1853 les fabrications réalisées durant la période hivernale, décide de se poser au 2… rue du Mont-Blanc. Il y ouvre un atelier pour terminer les ébauches destinées au marché US. Souvenirs… Avant que les rachats ne sévissent et ne répartissent plus sévèrement les délimitations, Jaeger LeCoultre était vendue à quelques pas de là, dans la boutique Vacheron Constantin située en l’Ile. Eh oui, c’était le temps des amitiés corporatistes..

Henri Grandjean, horloger

Né au Locle en 1803, Henri Grandjean-Perrenoud-Comtesse (originaire de la Vallée de la Sagne et des Ponts de Martel) a reçu de nombreuses distinctions lors de sa participation à des concours ou expositions, en Suisse et à l’étranger, qui ont honoré la qualité de ses produits. Initiateur du quartier du Progrès au Locle, il a aussi été le promoteur de la construction de l’Observatoire de Neuchâtel et, comme Fritz Courvoisier, un ardent défenseur de la ligne ferroviaire du Jura industriel. Sur le plan politique, Henri Grandjean a été préfet du Locle de 1842 à 1852, député au Grand Conseil et conseiller national.  Il est également connu pour avoir fondé, avec Louis JeanRichard et Ulysse Nardin, la « Swiss Marine Chronometer Industry ».

L’aventure VicenTerra commence… La GMT-3 bientôt aux poignets

La ténacité paie! Pour la plus grande joie des souscripteurs, VicenTerra peut démarrer la production de ses garde-temps exceptionnels, grâce à la pré-vente d’une septantaine de pièces sur les 100 envisagées. Il reste donc encore une trentaine de places à prendre (télécharger le bulletin de commande). Vendre en souscription des modèles dotés de complications inédites, d’une valeur qui s’apparente plus au prix « usine » qu’au prix « vitrine, c’est donc désormais possible. Et quand le constructeur qui s’embarque dans pareille aventure, Vincent Plomb, est capable d’arborer à son poignet un modèle encore plus évolué que celui qu’il lance, qu’il se déplace aux quatre coins de la planète des collectionneurs avertis, l’aventure séduit et les médias tentent de l’amplifier, chacun selon ses moyens. Le 4 septembre dernier, il manquait une dizaine de pièces à l’appel, puis 7, puis… Aujourd’hui, le quota minimum est atteint, la production peut démarrer. Bravo Vincent, homme à soulever les montagnes! Naissance prometteuse d’une marque? En tous les cas, bientôt aux poignets de quelques privilégiés, une GMT-3 gorgée de planétaires et sphériques complications. Voir le film.

Exclusif: la montre école IFAGE, sortie imminente

Présentée par le bloghorloger le 15 juillet 2010 suite à sa première sortie proto au Salon EPHJ-EPMT, la montre école en super alliage concoctée par les élèves horlogers de l’IFAGE, l’institution en charge de la formation pour adultes à Genève, est désormais en état de marche. Jonché dans son écrin original, également une création de l’école disposant d’un système de fermeture innovant, ce garde-temps ajoute à sa particularité d’être travaillé dans du super alliage M30NW, l’un des matériaux les plus durs jamais usinés dans l’horlogerie, un système de fermoir doté d’un brevet. Une grande fierté pour des élèves qui, après avoir goûté aux joies de la vie professionnelle non qualifiée, tentent de revenir, au prix d’un investissement personnel de temps, à meilleure considération sur le marché de l’emploi et de la reconnaissance. Le Swiss-School-Made est né!

Un ex pro du El Primero, pour réparer vos montres…

Réparer ses montres à Ollioules (F), au débouché des célèbres Gorges qui servaient autrefois de théâtre aux exploits du fameux bandit Gaspard de Besse, rançonnier de diligences de son état, entre Toulon (7km) et Marseille (58km), en voilà une bonne idée! Ludovic Santini sait de quoi il en retourne, puisque, atteint par le virus des rouages dès l’âge de 12 ans, il devient horloger, option « métiers d’art », au sortir de son cursus de formation. Puis, il est enrôlé chez Zenith comme régleur et assembleur du célèbre El Primero. C’est lui qui en assure la préparation avant de le présenter au COSC, le contrôle Officiel Suisse des Chronomètres. Alors évidemment, on lui confie toutes formes de réparations, quelles que soient les marques. Montres bracelets, de poches, goussets et horloges trouvent entre ses mains une nouvelle vie. Au passage, un chinage en bonne et due forme dans son « Atelier » pourrait bien déboucher sur quelque acquisition rare. Et puisque la mer n’est pas loin, ça vous dirait un p’tit contrôle d’étanchéité ou un changement de bracelet avant d’aller piquer une tête? Il y en a qui ont tout compris.

Bovet au Beau-Rivage, salons 2011.

Parmi les marques à exposer en solo, en marge du SIHH ou du GTE – Geneva Time Exhibition, Bovet 1822 annonce sa présence à l’Hôtel Beau-Rivage (Genève) du lundi 17 au vendredi 21 janvier 2011. Save the date.

Le « superwatch » award. GTE 2011, avis aux exposants.

Tandis qu’une cinquantaine d’exposants se presse déjà au portillon du CICG pour l’édition 2011 du GTE – Geneva Time Exhibition, les organisateurs entendent élire la montre la plus significative par sa conception, son avant-gardisme et sa technologie. Qu’est-ce qu’on gagne? Une campagne publicitaire dans le magazine Plaza Watch, partenaire de l’opération, un shooting photo de la pièce élue, la gratuité d’un stand à l’édition 2012, et, pour arroser le tout, les bulles grisantes d’un champagne signé Laurent Perrier. Si on additionne le tout, en brut de brut, ça nous donne une valeur marchande d’environ CHF 65′000.00. Comment participer? D’abord le concours ne concerne que les exposants, c’est normal. Qui peuvent envoyer à superwatch2011@time-exhibitions.ch un descriptif en français et en anglais de la montre (dernier délai le 16 décembre 2010 à savoir un mois avant l’ouverture).  Le jury, sélectionné par Anders Modig, le rédacteur en chef du magazine Plaza Watch, compte quelques éminences. Dont Elizabeth Doerr, journaliste horlogère et auteur, ainsi que Jean-Marc Wiederrecht, le génie des rétrogrades et autres complications, fondateur d’Agenhor. Il y aura aussi un prof de design berlinois, un important agent distributeur ainsi que Geoffroy Ader, le boss du département montres de Sotheby’s.

Mini-salon avec des sourires partout.

A l’hôtel Eastwest, aux Pâquis sur Genève, le sur-invitation de l’agence Sparkle à la presse prend des airs de mini-salons automnal. Les marques défendues par Suryia Hill et son team font bon ménage entre elles, d’autant qu’elles ne se « marchent pas dessus ». Quoiqu’il en soit, ce n’est pas la très sexy collection de lingerie et maillots ERES, qui se présente hélas sur cintres et non sur corps de mannequins (on ne peut tout de même pas tout avoir à l’heure du petit-déjeuner), qui fera de l’ombre aux nouveautés d’Ebel ou de Bell & Ross. Tiens à propos de belles, la mode voit le retour à la culotte, au détriment du string qui perd un peu d’altitude. Sans être trop rosse, disons délicatement qu’une culotte savamment ajourée et dentellisée, offre l’avantage de cacher les sévices d’un temps assassin, lorsque la belle paire connaît quelques plissements.  Ouf, l’histoire de Marvin, qui cartonne dans une gamme de prix accessible, dépasse l’image projetée se percevant comme bien plus haut de gamme. Bref, suffisamment accessible pour que l’épris de sa belle hésite entre l’achat de deux culottes ERES, soyeuses et suggestives à souhaits, et un garde-temps mécanique Malton 160.