Stupéfiant: c’est Louis Moinet qui a inventé le chronographe!

21 mars 2013. Stupéfiant! Imaginez qu’on vous sorte un film d’un homme marchant sur la lune dix ans avant Neil Armstrong et que les scientifiques de Houston soient sur ces images en train de se parler par iPhones interposés! La nouvelle aurait de quoi secouer. Figurez-vous que la révélation faite ce jour à Neuchâtel secoue dans les mêmes proportions l’ensemble du secteur horloger. Dix ans avant l’invention de Nicolas Rieussec, officiellement considéré jusqu’à aujourd’hui comme le père du premier chronographe, l’horloger Louis Moinet (1768-1853) fabrique en 1816, pour ses besoins d’astronome, un instrument compteur d’intervalles de temps qui détrône littéralement autant l’oeuvre de Nicolas Rieussec que les évolutions apportées sur cette invention par d’autres horlogers célèbres du passé. Les historiens et experts chargés de valider cette nouvelle, après avoir eu l’occasion d’observer la pièce, sont formels. Parmi eux Dominique Fléchon ou Arnaud Tellier. Tous confirment sans équivoque, avec stupéfaction et au fil d’un discours étayé, que la pièce remontée à la surface est véritablement le premier chronographe. L’invention de Rieussec et son système encreur, conçu pour les courses de chevaux, apparaît soudain rustique. Elle est reléguée à l’origine de la terminologie usuelle (chronos pour temps et graphie pour écrire) et non plus aux fonctions induites dans le mot chronographe. C’est à la ténacité de Jean-Marie Schaller, féru d’histoire et fondateur de la marque actuelle Louis Moinet, que l’on doit cette époustouflante découverte, prémices de révélations à venir. L’historien de l’horlogerie Bernard Vuilliomenet résume: « Louis Moinet a été tellement inventeur et avant-gardiste, qu’il a bluffé tout le monde avec 1 siècle d’avance« . Il parle du mécanisme de remise à zéro, d’une haute fréquence permettant de mesurer le 1/60° de seconde (30 Hertz, 216’000 alternances par heure) et d’un degré de finition esthétique fondamentalement horloger. « Ingénieur et ingénieux, artiste et artisan, ainsi était-il » conclut l’expert à propos de cet horloger du 18ème siècle, modeste et discret, pour qui Abraham-Louis Breguet nourrissait le plus sincère des respects. Visionner toute l’histoire.

Lausannetec annulé ! Le marché a (finalement) choisi

Initialement prévue du 28 au 31 mai 2013, la 2ème édition de Lausannetec est purement et simplement annulée. Le bloghorloger, alerté par quelques exposants, annonçait un report en octobre. Les dernières informations font état d’une annulation pure et simple. « Ça ne sert à rien de mettre des entreprises dans une situation où ils ne peuvent pas avoir du succès », confirme René Zürcher de MCH à Lausanne. Pour reprendre une formule du CEO du groupe MCH René Kamm lors du lancement en grande pompe de Lausannetec, « le marché a choisi ». En 2012, ce marché optait clairement pour l’EPHJ-EPMT-SMT qui voyait son nombre d’exposants exploser à 664 exposants pour 14’430 visiteurs professionnels, laissant loin derrière lui Lausannetec. Déjà depuis plusieurs semaines, l’EPHJ-EPMT-SMT (des 11 au 14 juin 2013), annonce sur son site officiel « plus de 650 exposants confirmés ». Ce qui laisse supposer que la barre des 700 exposants sera allègrement franchie. Les exposants ont choisi! La Messe est dite.

Günter Blümlein, hommage et souvenir

Bientôt à Genève en janvier, le SIHH 2013. Qui doit beaucoup à un homme. Flash back. En 1980, deux compagnies n’avaient aucune idée de ce qu’elles allaient devenir. IWC et Jaeger LeCoultre. Leurs propriétaires invitèrent Günter Blümlein à leur chevet, d’abord comme consultant puis, dès 1982, comme directeur. Sous son ère, grâce à une série de montres-bracelets au design innovant en phase avec la tradition de la manufacture schaffhousoise, IWC a rapidement repris pied. Très vite, le nouveau directeur perçoit le retour de l’horlogerie mécanique ainsi que l’importance des complications. Lancer en 1985 le modèle Da Vinci, première montre-bracelet automatique dotée d’un calendrier perpétuel à prix abordable, est un acte visionnaire. La renaissance de la ligne Pilot fait le reste. Outre son implication à Schaffhouse, Günter Blümlein passera conjointement en 1996 aux commandes de Jaeger-LeCoultre, qu’il revitalisera également. Jamais deux sans trois. A la chute du mur de Berlin, Günter Blümlein orchestre la résurrection de A. Lange & Söhne. Finalement, il parvient à créer en 1996 une puissante holding, la LMH – Les Manufactures Horlogères. Le montant à plusieurs milliards déboursé par Richemont pour acquérir les trois manufactures, témoigne de la valeur ajoutée apportée par Günter Blümlein. Qui se verra chargé de coordonner au sein du groupe repreneur les activités haut de gamme du segment montres: IWC, Jaeger-LeCoultre, Lange, Baume & Mercier, Officine Panerai, Piaget et Vacheron Constantin. Hélas, aux premières lueurs d’octobre 2001, le 1er du mois, il décède à l’âge de 58 ans seulement.

Salon EPHJ-EPMT-SMT «Grand prix des exposants»

Spécialisée en conception et réalisation de micropréhenseurs et de structures robotiques de haute précision, la start-up Percipio Robotics s’est vue encouragée par ses pairs. La première édition du «Grand Prix des Exposants» a eu lieu lors de la première édition genevoise du salon EPHJ-EPM-SMT. L’occasion pour les organisateurs de concrétiser une idée moult fois exprimée par le passé: encourager l’innovation, la croissance, le savoir-faire et l’originalité du secteur de la co-traitance, certes, mais le faire par la voix des personnes les plus concernées, à savoir les exposants eux-mêmes. Ainsi, chacun de 664 exposants présents fut incité à élire le stand le plus conforme à ces critères d’excellence. C’est donc le lauréat David Heriban, CEO, qui fut invité à monter en chaire, devançant les sociétés Soprod SA du Valais et STS Industrie SA du canton de Vaud. La prochaine remise de prix aura lieu en 2013, le dernier jour de l’événement qui se tiendra du 11 au 14 juin à Palexpo Genève. Avec ses 14’430 visiteurs professionnels, dont de nombreux décideurs en provenance des marques horlogères en quête d’outsourcing, les organisateurs André Colard, Olivier Saenger et Edouard Debétaz ont fait de cette manifestation le plus important salon professionnel annuel de Suisse.

Charriol supporte le chanteur Nill Klemm… en Eurovision?

Le product placement, cette technique de communication qui consiste à introduire un produit dans l’univers d’une célébrité ou d’une personne en phase de médiatisation, reste toujours une affaire de rencontres et de feeling qui passe gens de passion. Chez Charriol, soutenir les artistes fait partie du paysage, puisque le fils du fondateur est un artiste contemporain, qu’il existe même une fondation active en Asie et que Ludovic Lesur, l’actuel responsable des marchés, dispose des qualités d’un ex-baroudeur au parcours atypique. La tradition de l’aide à la création perdure donc. Grâce au label genevois Lions Productions, il y avait ce soutien à Diana Fertikh, jeune actrice suisse en tournage avec Michel Serrault, sur le plateau du dernier film tourné par l’acteur. Heure Suisse en avait parlé à l’époque en exclusivité. Aujourd’hui, il y a ce chanteur prometteur, Nill Klemm et son dernier album «Le Courage Après». Des textes intelligents et ciselés, admirablement servis par un sens des mélodies, une voix qui touche et des thèmes qui concernent. Un pari relevé par la marque genevoise, assorti de quelques promesses d’internationalisation, d’un peu de cash et surtout, de potentiels médiatiques. Surtout si le Genevois parvient à passer la rampe de la sélection suisse de l’Eurovision où il fait office de favori. Voir le clip.

Diane Krugger: « ma relation avec Jaeger LeCoultre est organique »

Oui, les stars les plus connues sont aussi des cibles sensibles aux beautés horlogères suisses. L’histoire et les produits travaillent donc pour les marques, bien plus que leurs services marketing et RP. Et si un nom, avant de devenir marque, est celui d’une famille, d’un horloger, d’une région, les relations des célébrités avec l’horlogerie peuvent facilement dériver du simple flirt à l’amour inconditionnel, du désir sporadique d’accomplement au contrat de mariage. S’il est question d’argent? Bien sûr, mais somme toute pas plus que dans les vrais mariages de ces vedettes entre elles. Reste que, quand la mariée est vraiment belle, le public s’en met plein les yeux. Et le tout un chacun se prend à rêver de « Rendez-vous ».

Vu à la Télé? Yvan Arpa prié de se taire…

Peut-on retirer le droit de parole à un créateur? Un créateur, eût-il été dégagé de la société pour laquelle il avait été engagé pour créer, peut-il être désolidarisé de sa création, lorsque l’actualité s’apprête à lui prêter la parole, à lui tendre le micro au travers d’une émission spéciale préparée pour France 3 par France Télévision et son délégué Vincent Perazio? Flash-back. Lorsque Alain Bajulaz fondateur de la marque Romain Jerome (comme l’attestent le prénom de ses deux enfants), fait appel à Yvan Arpa, c’est pour lui confier une sacrée mission: éviter à sa marque de couler, comme… comme un vulgaire Titanic (je sais, c’est un peu facile). Et surtout, éviter que son bailleur de fonds fraîchement dégoté, son Altesse le Prince Fahd Al Saoud, ne soit dégoûté par trop d’investissements à fonds perdus. Avant l’arrivée du trublion Arpa, le Simon Templar de l’horlogerie, la marque était moribonde, comprenez qu’elle avait énormément investi et n’avait encore rien vendu. C’était l’heure d’une montre de golf qui, malgré son indéniable intérêt, n’a eu d’autre trajectoire que celle d’éveiller l’appétit d’un actionnaire blindé. La suite, on la connaît. Quel beau raccourci: Yvan Arpa, nommé CEO, s’en va chercher l’ennemi public numéro 1 de l’industrie horlogère, la rouille, afin de l’introduire dans l’ultra luxe, par la porte de la déjante et de l’insolite. Et pas n’importe quelle rouille. Celle du Titanic, dont France 3 célébrait les 100 ans du naufrage. Une collection de garde-temps qui a permis à la marque, en quelques coups de cuillère à pots, d’accéder à une notoriété mondiale et aux succès commerciaux qui vont avec. A l’heure où l’ensemble des procédures judiciaires engagées par la marque Romain Jerome contre Yvan Arpa suite à son éviction musclée le 6 juin 2009 ont été perdues –il y en a eu une trentaine–, la lettre que le bloghorloger.ch s’est procurée s’apparente à un SAV de la mauvaise foi. En effet, viendrait-il à l’idée d’Audemars Piguet de gommer de son histoire Gérald Genta, créateur de la Royal Oak? Parler ou se taire? Là est la question, d’autant qu’Yvan Arpa est toujours actionnaire de Romain Jerome… Cette lettre tombée du camion démontre une fois de plus, dans cette histoire, que les grands gagnants furent les avocats des deux parties.

Cette foire à Zurich dont tout le monde parle…

Il se prépare, c’est encore un secret de Polichinelle, un événement horloger au coeur de Zurich. Un genre de « Salon des Belles Montres » où de grands noms de l’horlogerie sont annoncés (et ont déjà contractualisé leur présence). Un salon ouvert à un public minutieusement trié en fonction de son haut pouvoir d’achat de de sa domiciliation également dans les zones fiscalement intéressantes des environs de la capitale économique. Il sera donc question de vente directe, ce qui, avant la fin de l’année, pourrait bien mettre quelque beurre dans les épinards. Places limitées, pour la première année. Le lancement de l’événement, dont Axel Springer et la Ville de Zurich sont partenaires,  risque fort de percuter, c’est une question de quelques jours…

SSC Journée d’Etudes, s’inscrire encore…

A ceux qui n’auraient pas encore pris leur ticket pour Montreux le 20 septembre 2012, voici le link pour une inscription ‘last minut’. La 15ème journée d’étude de la Société Suisse de Chronométrie (SSC), cette instution créée en 1904, mérite le détour. Le thème? « Fiabilité et robustesse / Mesure précise du temps au cours du temps« . C’est à l’Auditorium Stravinski que ça se passe. Quant au programme, jetez-y un oeil.

Prix Gaïa au MIH et Journée de la SSC, collusion de dates…

Remise des prix le 20 septembre 2012, 19h30, au Musée international d’horlogerie, Rue des Musée 29, 2300 La Chaux-de-Fonds. Même jour, à Montreux cette fois, l’événement annuel studieux de la Société Suisse de Chronométrie (SSC). D’accord, je veux bien que le prix Gaïa ait décidé de faire coïncider sa remise d’awards avec l’équinoxe d’automne et avec le jeudi qui le précède, je veux bien admettre que les participants présents à la 15ème Journée d’Etude de la SSC sont des gens hermétiques aux honneurs réservés à ceux qui brillent, il est tout de même particulièrement incongru d’avoir arrêté la prochaine cérémonie le 20 décembre. A ceux qui voudraient s’offrir un Montreux-La Chaux-de-Fonds en 30 minutes, puisque la journée d’Etude se termine à 18h00 et que la célébration commence à 18h30 au MIH, je leur dis prudence. La quête du meilleur chrono routier n’est pas une fin en soi. Comment organiser une course contre la montre, ou comment se priver de notoriété et d’impact en deux temps et trois mouvements?

Paléo Festival démarre à l’heure…

« Pendant le festival, c’est mieux de ne pas penser à l’heure. On n’a pas de montre, il faut vivre l’instant présent, sans se soucier du lendemain » dixit Daniel Rossellat qui reste fidèle à sa Breitling à cadran bleu, assortie aux carreaux de ses chemises. A noter que depuis sa création le Paléo Festival qui entame sa 37ème édition jusqu’à dimanche n’a jamais eu de sponsor horloger. Ceci explique peut-être cela. Les marques horlogères attendraient-elles qu’un Jean-Claude Biver ouvre la voie comme il l’a fait avec le football? Si le Montreux Jazz est courtisé par Parmigniani Fleurier, Audemars Piguet et récemment Vulcain, le festival de l’Asse, qui déplace tout de même tout ce que la Romandie compte de décideurs, mérite mieux. A bon entendeur… Lire dans les prochains magazines Heure Suisse + Heure Schweiz, le dossier « horlogerie et musique« .

La Fédération horlogère suisse et l’EPHJ-EPMT-SMT

Jean-Daniel Pasche (g), Président de la FHS, Fédération Horlogère Suisse, a toujours répondu présent à l’inauguration du salon EPHJ-EPMT-SMT. Le bloghorloger.ch vient de retrouver un extrait d’une interview qu’il avait donnée à ce sujet parue dans le magazine JSH Journal Suisse d’Horlogerie. « J’assiste à l’évolution de ce salon, à  sa croissance, au nombre toujours plus important d’exposants. Le grand intérêt, c’est que, dans ce salon, la vedette, c’est le sous-traitant. A Baselworld, la vedette, c’est le produit fini. On se doutait qu’il pouvait y avoir un intérêt pour les sous-traitants d’avoir leur salon à eux. Il fallait oser le faire, chapeau aux organisateurs qui l’ont lancé. Aux gens que j’y rencontre, on voit que les marques font toujours plus le déplacement… » Prochaine édition, du 5 au 8 juin 2012.

Roger W. Smith récompensé

Cet horloger de l’Île de Man fait revivre la belle horlogerie britannique. Une île que puristes et collectionneurs connaissaient déjà via feu le maître George Daniels, spécialiste d’Abraham-Louis Breguet et connu pour avoir vendu à Omega son échappement co-axial. Lors de sa journée annuelle ‘nouveaux membres’ à Newark, ponctuée d’une remise d’award, le British Horological Institute (BHI) a honoré  Roger W. Smith. Une médaille d’argent pour son œuvre qui «fait revivre avec succès les plus belles traditions de l’horlogerie anglaise.» Hommage!

Le patrimoine historique de Patek Philippe se déplace

A Dubai, sous le patronage de Sa Majesté de Sheikh Hamdan bin Rashid Al Maktoum, Ministre des Finance des Emirats d’Arabe Unie, Patek Philippe inaugurait sa « Watch Art Grand Exhibition ». 3’500 visiteurs et plus de 100 représentants de la presse se pressèrent au portillon de cette itinérante appelée à sillonner le Moyen-Orient, attendue en Allemagne en 2013 et au Royaume Uni en 2014, année de son 175ème anniversaire d’entreprise familiale et indépendante, en mains de la famille Stern depuis 1932. Evidemment, clou de l’exposition, la Star Caliber était du voyage.

Quarantième de la Royal Oak, un tour du monde qui passe en mai à Zurich

Un Park Avenue Armory de New-York bondé de célébrités et d’un Tout-New-York en gala! Vanessa Weill, la correspondante de l’agence de presse TàG Press +41 était la seule à en être. C’était le 21 mars le coup d’envoi de l’expédition itinérante retraçant les 40 ans de bons et loyaux services d’un modèle designé en 1972 par feu Gérald Genta. Pour la première fois, l’acier entrait dans le luxe, grâce à cette forme octogonale inspirée des bouches à canon des bateaux britanniques qui abritèrent le Roi Charles II d’Angleterre dans sa fuite, du nom de «Royal Oak» (Oak voulant dire ‘chêne’). Aux côtés de Philippe Merk, CEO, de François-Henry Bennahmias, Président et CEO Amérique du Nord et Olivier Audemars, Administrateur d’Audemars Piguet, ces happy few new-yorkais s’en mirent plein les mirettes sur fond de peoples: Arnold Schwarzenegger, le quarterback des New England Patriots Tom Brady, l’acteur et réalisateur Ed Burns, la légende du hockey Sean Avery ou Claude Nobs, du Montreux Jazz Festival, infidèle pour un soir à ses Parmigiani Fleurier. Bientôt, Paris, Pékin, Singapour et Dubaï accueilleront cette expo. Et Zurich au «Lichthof», du 14 au 16 mai 2012. La Manufacture du Brassus, toujours en mains familiales, y enrichira ses vitrines d’archives historiques illustrant la fabuleuse épopée iconique. Elle dédicacera l’ouvrage anniversaire riche de 137 ans d’histoire. En attendant vous pouvez lire et commander « Audemars Piguet – Master Watchmaker since 1875 » de François Chaille » (Watchprint.com).

Hublot s’invite au sol des héliports brésiliens

La nouvelle est révélée par Watchonista.com. Surnommé par son propre frère le serial marketer, JCB alias Jean-Claude Biver a récidivé et frappe un grand coup pour autant que l’on prenne de la hauteur. En effet, il parvient à obtenir que le logo Hublot soit désormais posé à même le sol de tous les héliport de San Paulo au Brésil. Non, non, la photo que vous voyez n’est pas une couronne de montre mais un héliport brandé vu d’en haut.

Romain Jerome perd sa bataille contre Yvan Arpa. Pièce unique

La trentaine de procédures juridiques entamée par l’instance propriétaire de Romain Jerome contre Yvan Arpa ont toutes échoué. Licencié sur le champ le 6 juin 2009, avec quatre membres de son équipe rapprochée, celui qui en fut le CEO entre 2006 et 2009 sort entièrement blanchi au sortir de trois ans d’une bataille sans merci menée contre lui, par tribunaux interposés, vraisemblablement au nom de l’ego barbouillé d’un puissant. Le pot de fer s’est acharné, le pot de terre a résisté, il ne s’est pas laissé salir. Trois ans de procédures, ça doit valoir son pesant de paperasse! Non pas pour cocoricoter sur sa victoire, mais visiblement pour tourner définitivement une page au goût amer, Yvan Arpa a, au cours d’une cérémonie improvisée pour ses proches, brûlé théâtralement l’ensemble des dossiers de ces procès, après en avoir au préalable récupéré les agrafes métalliques -ça a pris tout de même plus d’une semaine. Avec son éternel sens du happening et pour sa marque Artya, il en a créé une pièce unique, la Rust & Dust is a Must (à découvrir en clair à BaselWorld). Une pièce dont la rouille du boîtier -il fut le premier à introduire dans le luxe cette ennemie publique de l’horlogerie- ne provient pas cette fois de la coque du Titanic, mais du métal récupéré des agrafes. Quant au cadran, il s’est vu saupoudré de poussières non pas de lune, mais de cendres encore brûlantes des jugements rendus. Un garde-temps sulfureux, libérateur. Qu’on le veuille ou non, qu’on s’en agace ou pas, l’histoire horlogère contemporaine, à la veille de célébrer le 100ème anniversaire du célèbre naufrage, continuera d’associer le nom d’Yvan Arpa à la collection Titanic DNA. Car ce créateur est à l’horlogerie défiante de déjante et d’insolite ce que Gérald Genta est à la Royal Oak. Or, viendrait-il à l’idée d’Audemars Piguet de renier feu le père de l’un de ses modèles phare?

Zannetti, horlogerie italienne

Riccardo Zannetti, l’un des horlogers indépendants encore en exercice en Italie, débarque à Genève au GTE, Geneva Time Exhibition, avec le slogan Handmade in Rome. L’occasion pour le bloghorloger de rajouter cette marque, Zannetti Watches à son menu déroulant (colonne de droite, liste des marques et des groupes). Et de faire connaissance avec ses modèles, en attendant de découvrir à Genève sa nouvelle collection Magnificum.

Hublot partenaire de la Monaco Classic Week

Que ne ferait-on pas pour s’immiscer du côté du Rocher? JCB, alias Jean-Claude Biver a l’art et la manière entre deux avions et une désalpe. En impliquant Hublot dans l’organisation de la 10ème édition de la Monaco Classic Week, il brûle la priorité à Ulysse Nardin qui sévit comme sponsor principal au Monaco Yacht Show qui se tient juste après. Et au passage, il doit certainement récupérer les adresses des 950 membres de 53 nationalités différentes du Yacht Club de Monaco et raffermir ses liens avec le Prince régnant. Ce club a été fondé en 1953 par le Prince Rainier et présidé depuis 1984 par S.A.S. le Prince Albert II. Il rassemble dans son prestigieux Club House la crème des possesseurs de yachts anciens.

deLaCour se jette à l’eau

Astucieuse et sans jouer l’orgie de moyens, la marque deLaCour s’entiche amicalement de l’apnéiste Pierre Frolla et s’invite dans l’opération Posseidon dont les caméras héliportées et les présences princières ont généré leur lot de buzz. Tout commence lors de l’Open de Tennis 2011. Le drapeau à damier du 69ème Grand Prix de F1, circule dans les gradins des VIP et s’offre aux autographes des célébrités présentes ou de passages. Le Prince régnant donne l’exemple, sa signature est rejointe par une nuée de peoples. Encre indélébile? Sans aucun doute puisque ledit drapeau, appelé à couler dans la baie de Monaco par 100 mètres de fonds, puis à être repêché par le plongeur, allait se vendre au profit de Peace And Sport. Du poignet aux lettres plutôt balèzes de sa combi, Pierre Frolla roulait aux couleurs de deLaCour. Joli coup doublé de l’occasion de passer quelques heures de proximité avec une Sérénissime Altesse entourée de neveux princiers et d’un halo de gentillesse.

Deux salons de l’Auto en Suisse romande? Les exposants ne sont pas des vaches à traire.

Et si Lausanne, soudain épris de fièvres mécaniques, tentait de créer un deuxième salon de l’Auto? Impensable. C’est pourtant un cas semblable qui est en gestation, non pas dans le secteur automobile, mais dans celui des microtechniques. Le groupe MCH tente de lancer une réplique des salons EPHJ-EPMT qu’il vient d’éconduire. Le parallèle s’arrête là. Car le secteur des fournisseurs de l’horlogerie, qui compose la majorité des presque 600 exposants de l‘EPHJ-EPMT, ne mérite pas cette prise en otage sous forme de guerre des salons. D’autant que ce salon-là, ils ont mis 10 ans à se l’approprier. S’il n’a pas la mémoire rancunière, il n’est pas certain que ce secteur ait la mémoire courte. Souvenez-vous, il y a une dizaine d’années, MCH Group, qui leur fait les yeux doux aujourd’hui, avait tenté d’expatrier, pour raison de manque de place, ces sociétés hors de l’enceinte de BaselWorld, quelque part à Zurich. Laissées pour compte, elles s’étaient alors serrées les coudes. C’est d’ailleurs ce qui avait été à l’origine de la création il y a dix ans du salon EPHJ-EPMT par des organisateurs issus de la profession. Donc, MCH Group, usant de son droit de nouveau propriétaire de Beaulieu Exploitation SA, pousse une nouvelle fois ces mêmes acteurs vers la sortie! Exit Lausanne… Sauf que cette sortie-là s’annonce être une aubaine. EPHJ-EPMT se déroulera du 5 au 8 juin 2012 pour la première fois à Genève Palexpo qui, face à cette arrivée inespérée de la plus grande manifestation professionnelle de Suisse, s’apprête à lui offrir les suppléments de conforts qu’elle mérite. En d’autres termes, il est fort possible que les exposants de l’EPHJ-EPMT y gagnent au change.

Monaco: l’horlogerie suisse courtisane

Serait-ce parce qu’un mariage princier y dope l’actualité? Toujours est-il que le Rocher devient l’incontournable tremplin des marques horlogères suisses. Certaines y avaient déjà leurs entrées. Ainsi, Ulysse Nardin, au nom de son passé de chronométrier de marine, reprenait depuis 2009 la place vacante de main sponsor laissée par Blancpain au Monaco Yacht Show, expo flottante chère à Son Altesse sérénissime le prince souverain Albert II de Monaco. Un Prince fraîchement convolé en nobles noces et donc d’autant plus courtisé par la branche qui dépêchera, le 23 septembre prochain à l’Hôtel Hermitage, une quarantaine de ses plus prestigieuses enseignes pour la vente aux enchères bisanuelle Only Watch. Initiée par Luc Pettavino, Président de l’Association Monégasque contre les Myopathies, elle met à l’encan exclusivement des pièces uniques. La compétition est rude puisque des performances de vente dépendent moult communiqués de presse triomphaux. Chacune rivalise donc d’ingéniosité et de poésie, d’autant que le concept caritatif pousse aux générosités exceptionnelles. Quant à celui que les Monégasques appellent Monseigneur, il faisait déjà l’objet, avant l’été fatidique, d’une cour assidue de la part d’horlogers avides de lui témoigne leurs sympathies au travers d’objets qui ressemblaient fort à des cadeaux de noces… A suivre.

Ecueils ou écailles? AtyA prend de la hauteur…

A défaut d’avoir une vue sur les richesses sous-lacustres peuplées d’animaux riches en reflets inspirants, thème de sa nouvelle collection de montres uniques Fish or Fly (cadrans tapissés d’écailles de poissons), Yvan Arpa prend de la hauteur et n’est jamais en vacances quand il s’agit d’orchestrer un buzz. Même lorsqu’il s’ébroue, toutes jambes dehors, au fil d’un périlleux exercice de Jet Lev. Il s’agit d’un appareillage particulièrement spectaculaire, à propulsion aquatique, lui permettant de s’envoyer en l’air au fil de quelque sensation forte façon foudroyante, et surtout, de survoler les éventuels écueils saupoudrant son parcours. Une manière de prendre de la hauteur avec sa marque ArtyA et de faire la nique aux requins…

Hublot à Monaco, Oceanographic 4000

Il y a du Jules Verne dans les images issues du dernier event Hublot à Monaco, orchestration savamment bivérisée du lancement de l’Oceanographic 4000, une montre dont la corpulence résiste aux grandes profondeurs, à savoir étanche à 4000 mètres en-dessous du niveau de la mer. Au compteur, 100 mètres de mieux que le record communément détenu par Rolex. Sur fond d’Aquarium géant et de lagon des requins, transformé pour l’occasion en bassin à naïade, Sa suprême sérénité Son Altesse sérénissime le prince souverain Albert II de Monaco écarquillait des yeux, comme tous les invités, pour suivre le courbe gracieuse d’une sirène en pleine démonstration d’un savoir-faire apnéïque largement couvert par les flash alentours. Génialement incongrue, la fondue servie aux sons de cors des Alpes en déshérence, ravissait les invités et transformait le très sérieux Institut Océanographique de Monaco en servitude du Cervin. Hublot rejoint ainsi, sans complexe, le panthéon des fabricants de montres de plongée mythiques, à la fois délices salés des aficionados et utile ustensile pour plongeurs professionnels téméraires.

Pour Marie, Miss Japon, participez à la vente Antiquorum

Louis Golay International, du haut de sa centaine d’années d’expérience et de présence au Japon, prévoyait festoyer à BaselWorld avec une invitée d’honneur, Marie Yanaka (g) alias miss Japon 2011. Le joaillier avait en effet dessiné sa couronne? C’était sans prévoir la tragédie. Dignement, Marie a tenu à être là, métamorphosant la tribune festive en chaire d’émotion. Avec l’aide de Quorum Communication, éditeur de l’Année Horlogère, elle a lancé un appel à la générosité des marques horlogères et joaillières: chaque montre ou chaque bijou offert sera mis aux enchères par Antiquorum en automne 2011 au profit de la Croix-Rouge Japonaise. Très émue, Marie a reçu des mains de Roman Büchi (dr), le premier lot: le dessin original de sa couronne de Miss, signé Louis Golay. support-japan@antiquorum.com.

Roland Gollmer, polyglotte au service de design horloger

La place manquerait pour présenter tous les projets autorisés de Roland Gollmer, l’un des rares designers horlogers diplômés de l’Art Center of Design de Pasadena, la Mecque californienne du design mondial. Juste pour le plaisir des yeux et le confort des collectionneurs voici, pièce figurant dans son book, un meuble remontoir mécanophile réservé aux collectionneurs fous. Réalisé pour le compte de Charles Käser du bureau RDI cette construction obéit à une télécommande également dessinée par l’artiste. Soudain, par le haut, les montres apparaissent dans leur box coulissant. C’est comme l’éclosion d’une fleur rare. rgoll1003@hotmail.com

Haptica, du design au braille

Depuis San Francisco, le designer David Chavez distille sur la toile ses créations. Dont le projet Haptica, une montre élégante qui, de manière discrète, ouvre son rail central aux doigts sensibles des non-voyants. Trouvée sur le net, ce garde-temps verra peut-être le jour, si la recherche de fonds lancée aboutit. Plus près de chez nous, c’est surtout la marque ARSA, contraction de Auguste Reymond SA, qui occupe depuis plusieurs décennies le terrain des montres d’élégance pour mal-voyants.

Excellence horlogère selon Patek Philippe

Le samedi 28 mai 2011.  Remise au Musée Patek Philippe à Genève du prix dédié à l’excellence horlogère. Un concentré de relève assurée qui offre un magistral panorama didactique sur la fiabilité, la précision, les terminaisons manuelles et le réglage. A cette joute horlogère révélatrice de talents, baptisée Concours de Bienfacture et Précision Patek Philippe et comprenant un réglage dynamique sur le mouvement à remontage manuel Patek Philippe Calibre 215 (04), participèrent 18 élèves des six écoles d’horlogerie suisses. Avec en toile de fond le vœu pieux d’instaurer avec elles un partenariat durable. Premier prix, gagnant d’un kit d’outillage, d’une semaine de formation dans les ateliers de la Manufacture à Genève et d’une autre dans un centre de service client en Europe, Samuel Schmid du Zeitzentrum Uhrmacherschule de Granges. A sa suite, Guy Wagner 2ème prix (Ecole Technique de la Vallée de Joux), Mickael Boissenin 3ème et Jonathan Barbier 4ème prix (CIFOM, Ecole Technique du Locle) ainsi que Baptiste Adam 5ème prix (CEJEF, Ecole des Métiers Techniques de Porrentruy).

Concours de Chronométrie 2011, les participants

10 sociétés –dont les marques suisses Les Montres Journe, Kari Voutilainen, Greubel Forsey, Chopard, MHVJ la Manufacture d’Horlogerie de la Vallée de Joux, Frederique Constant, Technotime, Mido et Tissot– et 4 Ecoles d’Horlogerie, ont déposé leurs complexes trésors bichonnés, révélés officiellement le 20 mai au Musée d’horlogerie du Locle – Château des Monts. La compétition est également ouverte aux non-marques, preuve qu’elle remet avant tout sous les feux de la rampe, des êtres épris de précision ultime, les régleurs. A relever la présence de Derek Hadfield, un étudiant en horlogerie américain, dépêché par la prestigieuse NAWCC School de Columbia. La rentrée sera donc placée sous le signe de la chronométrie, avec l’annonce des résultats le 20 octobre 2011.

Infidèles célébrités… Supris en flagrant délit d’image

Evidemment, rien n’interdit à Claude Nobs de posséder plusieurs montres. Néanmoins, tout le monde connaît ses liens privilégiés avec Parmigiani Fleurier, sponsor du Festival de Jazz de Montreux. Des liens quelque peu fragilisés récemment par l’arrivée d’Audemars Piguet par la porte patrimoniale du Montreux Sound Digital Project, une vaste opération de préservation d’archives teintée de valeurs historique et scientifique. On murmure que le célébrissime boss du festival eut sa phase « Royal Oak« , au grand dam de la fidèle complice du Val de Travers. Il ne serait pas étonnant d’ailleurs qu’il s’en servît pour faire monter les enchères. De là à arborer ostensiblement une troisième marque, il n’y a qu’un pas. Franchi allègrement grâce à l’oeil attentif de la marque deLaCour (la photo date de 2007). Dans le même ordre d’idée, Aishwarya Rai, la célébrissime actrice chanteuse indienne si parfaite dans l’incarnation du concept de Longines « Elegance is an attidude« , s’est faite surprendre sur le red carpet cannois, en plein festival du cinéma, avec des bijoux Chopard et… sans aucune montre au poignet! Vous me direz, Longines ne donne pas dans la joaillerie, certes. Mais le loup est entré dans la bergerie… Les temps sont durs. Merci d’envoyer au bloghorloger.ch vos clichés du genre.