Utopie? Une montre à chaque poignet, en souvenir de Nicolas Hayek

Le groupe est lancé sur Facebook: si tous les passionnés et amis de l’horlogerie se mettaient à arborer deux montres, une à chaque poignet, il se pourrait que l’ensemble de la branche horlogère suisse vende plus de montres. Surtout si la mode des « deux montres sinon rien! » venait à prendre. Après tout, l’idée pourrait être reprise par la FH qui, dans son histoire, n’hésitait pas à mouiller son maillot pour des opérations corporatistes ciblées. Ainsi, à une époque où les ventes de montres peinaient, la Fédération Horlogère Suisse avait lancé une campagne sur le chronographe. Il s’en vendit énormément, preuve que le message était passé. Nicolas Hayek avait réussi à la fois à capitaliser sur sa personne -sa notoriété médiatique lui permettait de faire le plein à chaque conférence de presse, tout en inventant le protocentrisme. Oui, oui, tout le contraire de l’égocentrisme. En fait, l’ego au service du produit! C’est pour ça qu’il portait invariablement tant de montres à ses poignets… Lire la chronique sur horlogerie-suisse.com.

Nayla Hayek, nommée Présidente du Swatch Group.

29 juin 2010. Nommée Présidente du Conseil d’Administration du Swatch Group en remplacement de feu son père Nicolas G. Hayek, Nayla sa fille n’avait jamais été sous le feu des médias. Même sa promotion au titre de Vice-Présidente, il y a environ 6 mois, n’avait pas été relevée. Entrée dans ce conseil en 1995, son chemin était pourtant tracé. Au travers de cette nomination à la fonction suprême, certainement initiée par son père, un message fort: la continuité, les concurrents n’ont qu’à bien se tenir, le renforcement de l’identité propre de chaque marque du groupe suit son cours. D’ailleurs, signe de la confiance du marché, l’action boursière n’a que très peu bougé. Entre les lignes, lisons aussi dans cette nomination, notamment pour les marchés sensibles à la notion de clan et à la gouvernance patriarcale mise en place par Nicolas G. Hayek, comme ceux du Moyen-Orient notamment, que la famille garde le contrôle, qu’elle reprend les rennes et les pôles positions. Toujours à l’adresse de ces marchés, qui mieux qu’une fille peut honorer l’héritage moral d’un père? Nayla Hayek n’est-elle pas également au Conseil d’Administration de Belenos Clean Power Holding SA, cette société si chère à Nicolas G. Hayek (recherche et réalisations en matière d’énergies du futur, propres et renouvelables). A ceux qui douteraient de sa carrure, elle répond sur le terrain de l’opérationnel, après avoir occupé des postes clefs pour le Swatch Group au Moyen-Orient et en Inde, par une belle réussite: la création en 2008 de la nouvelle entité Montres Tiffany SA. De ses passions d’avant l’immersion dans le groupe, elle conserve son titre de juge arbitre internationale pour les chevaux arabes, en sa qualité de membre de la WAHO, World Arabian Horse Organisation. Après tout, son frère n’était-il pas lui aussi promis à une carrière extra-horlogère, du côté du Cinéma où il fit tourner Peter Fonda dans Family Express? Ecouter l’interview de Nick Hayek sur Forum (Radio Suisse romande), assortie du commentaire de Joël A. Grandjean, responsable éditorial de bloghorloger.ch

Claret croit en l’humain et se bat pour ses savoir-faire

L’univers des discrets est peuplé d’irréductibles et de battants, Christophe Claret en fait partie, qu’on se le dise. Parce que sa Manufacture est un peu excentrée par rapport aux circuits médiatiques faciles, avec sa situation sur les hauts du Locle, parce que l’homme est un peu moins « grande gueule » que certains abonnés aux avis donnés sur un peu tout et beaucoup rien, on oublierait presque qu’il se passe des choses chez Christophe Claret. Qui méritent d’être amplifiées puisqu’elles sont chargées de valeurs référence. Ainsi, du côté de l’emploi, tandis que les lueurs d’une reprise annoncée occupe les colonnes, l’entrepreneur loclois d’origine lyonnaise n’est pas resté les bras croisés durant la crise. S’il vient d’introduire une mesure de chômage partiel -on ne travaille plus le vendredi, c’est qu’il n’a pas fait de concessions autre que le report du traditionnel voyage d’entreprise offert aux collaborateurs de plus de cinq ans. Sur le fond, il a tout misé sur le capital humain et la sauvegarde des emplois qui sont aussi celle des savoir-faire exceptionnels de sa Manufacture. Les prestations sociales offertes chez Christophe Claret SA vont au-delà de ce que prévoit la convention collective. S’y ajoutent de nombreuses attentions destinées à mieux vivre en bonne santé, comme une participation de 50% à l’abonnement fitness, ou la prise en charge des traitements destinés à arrêter de fumer.  Faisant preuve d’imagination et de dynamisme forcenés, pour compenser l’évidente baisse des commandes de marques parfois tellement de niche qu’elles furent touchées de plein fouet par la crise, il a ajouté à son catalogue de prestations, des travaux de sous-traitance (décolletage, fabrication d’ébauche). Puis, convaincu que sa DualTow -la montre anniversaire de ses 20 ans, pouvait avoir sa propre vie post-jubilatoire, il a  transformé l’essai en l’instituant en marque éponyme et en en sortant à BaselWorld 2010 une version Night Eagle. Bref, on se bat au Locle, c’est bon de le savoir. Car en 2009, tandis que certains licenciaient en masse ou faisaient leur dernier baroud d’honneur, sa manufacture limitait la casse. Seul 9 postes furent supprimés sur les 120.

Micro10, 3 jours neuchâtelois dédiés aux microtechnologies

A Neuchâtel du 2 au 4 septembre 2010, trois jours dédiés à « la microtechnique au service de l’homme et de son environnement« . Et des conférences, selon le site etudiants.ch, menées par l’aventurier business man Bertrand Piccard, le conservateur du MIH Musée International de l’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds, Ludwig Oeschslin et Pierre Thomann, directeur du LTF Laboratoire Temps/Fréquence de l’Université de Neuchâtel. Organisées par le CSEM, l’EPFL, la FRSM et la HE-Arc, Micronarc, Neode, l’UniNE et la CNCI (Chambre NE, Commerce et Industrie), ces journées, à en juger par la première édition de 2008 qui déplaça environ 2000 personnes, devraient connaître un franc succès. D’autant que le « tout public » est aussi visé, notamment avec des ateliers jeunesse, et l’implication d’acteurs issus du tissu industriel via des expositions. Evidemment, l’intitulé du titre colle à l’actu, puisqu’il sera question d’éco-villes, de développement durable ou d’exploration spatiale… Quant au thème et aux intervenants trouvés, ils s’inscrivent dans la pure ligne existentielle d’un salon tel que l’EPHJ-EPMT, seule manifestation au monde à mêler l’ensemble des microtechnologies dont l’horlogerie.

Ventes privées à Luxembourg

18-19 juin 2010. Onisac, une société sise à Rodemack (France) qui s’avoue « spécialisée en marketing de l’innovation« , tente de rameuter une dizaine de marques horlogères pour peupler les stands de ses premières « ventes privées de montres de luxe suisses au Grand-Duché du Luxembourg« . Libellé excessivement long, absence de site internet y consacré, document d’inscription peu représentatif d’une démarche haut de gamme, mais après tout, si les clients débarquent et que les distributeurs officiels ne sont pas fâchés… Pourquoi pas? D’autant que c’est pas très cher: 12oo euros la formule gold, 550 la silver, avec un repas pour une personne compris. Le lieu a été arrêté, il s’agit du restaurant « The Last Supper » niché dans le quartier des banques. Ceux comme moi qui n’y ont jamais encore mis les pieds, peuvent se faire une idée.

Trois jours de luxe ultime à Monaco.

Accessible uniquement sur invitation, cet événement qui se déroule les 23-24-25 juillet à Monte-Carlo, au Forum Gimaldi, brandit la carte de l’exclusivité placée sous le signe de la sécurité extrême. Une manière de mettre l’eau à la bouche de tout people, espérant soudain recevoir le précieux sésame d’invitation. Service quatre étoiles, lieu oblige, pouvant aller jusqu’au transport en hélico et jusqu’à un service personnalisé de conciergerie, la manifestation agréée par la CDE (Chambre de Développement Economique de Monaco) et la DTC (Direction du Tourisme), voudrait incarner, pour quelques uns seulement, la quintessence du luxe. Trois jours de rareté, d’exception, de beauté et bien sûr, la présence de marques qui répondent aux mêmes critères. Au nombre des secteurs exposants, bien sûr l’horlogerie et la joaillerie, entourée de Haute-Couture, de Jets privés, de design architecture et d’acteurs du marché de l’Art et des Antiquités comme… Sotheby’s Reality. Sauf que ce Sotheby’s là est plutôt la filiale immo de luxe de la grande dame des ventes aux enchères. Y participer? Remplir le questionnaire interactif qui se trouve sur le site, rubrique « Marques« .

Primeur, magazine JSH en kiosque et… à l’EPHJ-EPMT

Pour la première fois couplé au magazine Heure Suisse (Promoedition), ce qui en augmente fortement la diffusion, JSH (Journal Suisse d’Horlogerie), le plus ancien magazine horloger du monde (134ème année), relancé en 2008 avec un positionnement business to business fortement orienté collectionneurs, gens de la branche et aficionados, vient de débarquer en kiosque. Avis à l’ensemble des près de 550 exposants attendus à Lausanne Beaulieu, au Salon EPHJ-EPMT (horlogerie, joaillerie, microtechniques): il est possible de se le procurer avant sa distribution au Salon (du 8 au 11 juin 2010), en magazine tiré-à-part. Une rédaction en chef toujours confiée à TàG Press +41 et quelques dossiers alléchants: « Or éthique, le luxe s’invente une morale« ,  « Chronométrie, le Tourbillon réhabilité?« , par Fabrice Eschmann du BIPH. Le fil rouge? L’intérêt pour les marques de s’approcher des filières « écoles » et de la formation…

Convention sur les poinçons

Afin de faciliter le commerce au sein des 19 pays signataires, la Convention sur le Contrôle et le marquage des produits fabriqués en métaux précieux, connue également sous le nom de Convention de Vienne ou de Hallmarking Convention, a été ratifiée par la Suisse. Ce qui signifie que dans le cadre défini, il est légalement possible d’importer ou d’exporter tout article porteur de ces marquages regroupés sous l’appellation « Common Control Mark » (voir exemple), sans autre forme de contrôle additionnel. Avec le slogan « The World Becomes More Precious » (et le monde devient plus précieux), cette institution représentée à Genève dans le quartier des Eaux-Vives, annonce la couleur. L’or, l’argent, le platine et toute autre forme de matière utilisée pour les montres, les bijoux et autres produits, sont-ils conformes à ce qui est annoncé… et donc vendu? Autant s’en assurer. Voir la brochure. Chaque année, la demande de marquage, qui n’est pas une obligation mais une démarche fondée sur le volontariat, grandit, comme le démontre les statistiques annuelles jusqu’à 2008 (on attend celles de 2009 avec impatience). Leur chiffre est passé pour la Suisse uniquement de 365′595 unités en 1982 à 1′239′180 vingt ans après, en 2002.

Canton de Vaud, soutien aux entreprises.

La Promotion Economique du Canton de Vaud et son responsable Raphaël Conz, réitèrent leur soutien au salon EPHJ-EPMT. L’occasion de rappeler comment le canton soutient les acteurs des microtechniques et des industries de précision dans le médical, les semi-conducteurs, l’instrumentation de mesure, ainsi que les savoir-faire de précision et de miniaturisation, dont l’horlogerie est un des catalyseurs. Il y a les aides financières directes et indirectes, permettant aux requérantes l’amorcer la pompe commerciale, les soutiens pour exposer à l’étranger. Il y a toujours le souci de ne pas se substituer à la direction de l’entreprise, mais de l’accompagner dans ses choix. Vaud a donc la volonté d’être partie prenante d’aventures entrepreneuriales et de favoriser le terrain de l’innovation. 60% des montants alloués encourage des start-up qui par définition n’ont pas forcément encore de chiffre d’affaire, 40% des petites et moyennes industries. Le cheval de bataille étant le soutien à l’innovation.

M30NW, le superalliage de Aubert & Duval

Destiné à l’origine aux implants médicaux, ce superalliage va prochainement débarquer en horlogerie par la porte de l’IFAGE (formations pour adultes, Genève) qui l’utilisera pour la première fois dans la construction d’une boîte de montre et de son bracelet. Visible à l’EPHJ-EPMT en juin 2010, cette première montre école, illustrera les trois métiers phare enseignés: l’horlogerie, l’usinage et le polissage. Le M30NW a été élaboré par Aubert & Duval, une société auvergnate qui vient de poser la première pierre de UKAD, une usine franco-kazakhe de transformation de lingots de titane construite en partenariat avec UKTMP. Créée en 1907, cette filiale du groupe minier français Eramet, est réputée pour ses solutions métallurgiques innovantes. En 1926, l’usine de la Compagnie d’Electrométallurgie des Ancizes (Auvergne) a augmenté son savoir-faire en élaboration d’aciers spéciaux.

Moscou accueille Parmigiani.

Courant avril 2010, la marque fleurisanne ouvre son deuxième Atelier Parmigiani à Moscou, après avoir inauguré cette nouvelle formule d’expansion en Turquie, fin janvier 2010. D’autres devraient suivre durant l’année, on parlait de cinq, il semblerait que ça soit finalement six. Toujours en partenariat minoritaire avec un acteur local, ces « Ateliers » sont plus que des vitrines vantant et vendant les collections de Parmigiani Fleurier. On y pratique également le relais des savoir faire horlogers, dans une notion de transmission des valeurs. Des tremplins d’une Excellence  qui rappelle que la marque et ses 4 sociétés soeurs, dont la Manufacture Vaucher, comptent comme clientes de prestigieuses enseignes de haute-horlogerie.

De l’or suisse… Le saviez-vous?

Etonnant, le lingot d’or swiss made (raffiné en Suisse) vaut plus cher que le lingot d’or travaillé ailleurs. Pas étonnant donc que la Suisse soit le plus grand raffineur du monde avec presque 50% du marché mondial, grâce à un triangle d’or au Tessin, regroupant quatre raffineries dont Pamp, créée en 1977 à Castel San Pietro. Qui vient de raffiner un lingot d’or anecdotique à partir de minerai -ou grains de minerai, provenant à 100% de notre terroir. Si, si, nous en avons, en toutes petites quantités, dans le lit de certains de nos cours d’eau. J’imagine dès lors la marque horlogère qui pourrait acquérir ce lingot, et communiquer à propos de la teneur de son swiss made, que même sa boîte or est 100% suisse! A quand un élevage de crocodiles en Suisse, du côté des villes thermales par exemples, qui permettrait de boucler la boucle en affirmant que même le cuir du bracelet est helvétique?

No dirty gold, Cartier s’engage.

Membre fondateur du RJC ‘Responsible Jewellery Council’, Cartier prend conscience que malgré sa renommée, elle n’a que peu d’influence sur ses achats de matière première. Selon Christophe Roulet, journaliste spécialisé, la marque ne pèse que 0,3% des volumes mondiaux utilisés en joaillerie. Elle opte donc pour une action groupée. Concrètement, elle choisit de montrer l’exemple et passe une partie de ses commandes à Goldlake, une société italienne qui exploite au Honduras ‘Eurocantera’, une mine ‘propre’. Cartier participe à la mise sur pied d’un ‘label de bonne pratique’, pour reprendre les termes de Pamela Caillens, Corporate Responsability Director chez Cartier Joailliers.

Emplois horlogers, la solution SOPJH®

Il y a les voies courues, les éternels sites internet spécialisés auxquels les sociétés ont le réflexe d’envoyer leur offres d’emploi, sur lesquels les candidats s’empressent de remplir leurs profils et leurs spécificités. Il y a aussi, et on y pense pas assez, la solution SOPJH®, le Salon Online des Professionnels de la Joaillerie et de l’Horlogerie. Qu’il fait bon parcourir ces pages envahies par un parfum de reprise… On y trouve même un link vers la base de données emploi de MicroTech Industry

40 scientifiques conférenciers invités à l’EPHJ-EPMT

Journées scientifiques, sommités invitées. Comme les années précédentes, le salon international EPHJ-EPMT sera du 8 au 11 juin 2010 le théâtre d’échanges de haut-vol. 40 intervenants triés occuperont le terrain pour, en colloques ou en conférences, partager le fruit de leurs recherches et de leurs compétences. Cette année, l’EPFL –L’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, donnera le coup d’envoi de ces journées, suivie par Swisslaser.net, une plateforme disposant du soutien de la structure fédérale CTI (Agence suisse pour la promotion de l’innovation). Enfin, Micronarc, le pôle micro-nanotechnique de Suisse occidentale, clôturera les deux dernières demi-journées. Le jeudi après-midi en collaboration avec Alliance, une plateforme regroupant 6000 chercheurs des hautes écoles de Suisse romande et du Tessin, et le vendredi matin avec DTF, DeskTop Factory.

EPHJ-EPMT, les inscriptions s’accélèrent…

Du 8 au 11 juin 2010, prochaine édition. Excellentes perspectives. Début avril, le taux de réservation d’espaces dépasse la surface totale de l’édition 2009, preuve que le réaménagement des surfaces au Palais de Beaulieu a stimulé l’arrivée de nouveaux exposants. Rendu possible dès 2010 grâce à l’investiture d’un seul bâtiment englobant les deux secteurs, EPHJ –Environnement Professionnel Horlogerie Joaillerie et EPMT –Environnement Professionnel des MicroTechnologies, ce gain d’espace a permis de contenter les entreprises, notamment du côté horlogerie, abonnées à la liste d’attente. La nouvelle configuration offre encore des perspectives et le rythme des inscriptions devrait s’accélérer d’ici au mois de juin.

Déstockeur, mode d’emploi

Abonné aux vols longs courriers, ce maillon de la vente horlogère vit en partie dans les aéroports, pas trop loin ni des zones franches ni de son pied-à-terre office, côté fret si possible. A partir de fichiers d’images de modèles, annotés de prix publics, il écoule les stocks des entreprises horlogères, auprès de qui il n’existe que soit par l’id de son adresse mail soit par ses entrées dérobées. Qui oserait convenir qu’on a besoin de lui? Il rend pourtant des services que la branche horlogère avoue à contrecoeur. Sans ce super vendeur inofficiel, nombre de bilans annuels vaudraient à leurs responsables d’écarlates remontrances. Comment devient-ton déstockeur? Être un as du commerce pur et dur, de la vente de haut vol. Chercher l’acheteur, disposer d’une connaissance pointue du tissu horloger suisse, des particularismes des marchés internationaux et des distributions officielles. Excellent fichier, entrées à haut niveau au sein des marques ou des groupes. Pour les meilleurs d’entre eux, la confiance et la transparence quant aux destinations finales des produits ainsi écoulés, sont au rendez-vous…

Revaz, expert en webguerilla marketing, sondage montres…

Intéressante expérience que celle menée par Pierre-Yves Revaz. S’adressant par sondage à ses plus de 10′000 followers, cet activiste notoire de la planète twitter & co reçoit de bien étonnantes réponses. Synthèses des résultats qui ont potentiellement touché, en français et en anglais, environ 30′000 Twitterriens et qui complètent les sérieuses incursions de IC-Agency dans le domaine statistique horloger. 12% des sondés admettent ne pas avoir de montres -beau potentiel pour les marques, et s’en référer au téléphone portable pour connaître l’heure. Presque 80 noms différents de marques horlogères sont apparus, laissant coi l’auteur des questions quant à la diversité insoupçonnée de ses suiveurs qui, soit n’ont qu’une seule montre, soit se rangent dans la catégorie des collectionneurs. Le grand vainqueur demeure Swatch avec un ranking de 10%, suivi par Tissot mention spéciale T-Touch avec 7%. Ex aequo avec 5,3%, Festina et Baume & Mercier, l’alerte enseigne de 180 ans. En embuscade, Casio et ses 4,7% damne le pion à Omega (3,3%) et Breitling (2,7%). Suit alors un groupe compact (2%) composé de Bell & Ross, Guess, Calvin Klein, Rado, Raymond Weil, Rolex et Seiko. d’insignifiants scores individuels avec un 1,3% englobant les Cortebert, Frédérique Constant, Guess, Longines qu’on aurait vu mieux classée, Nixon, Panerai, Polar, Tag Heuer un peu décevante, Younger & Bresson, Lotus. Les viennent-ensuite sont, en vrac et pour 0.7% Alfex, Alpina, Arthur & Aston, Aviator, Bexley, Boucheron, Breil, Bulgari, Cahartt, Cartier, Certina, Cerutti, Charriol, Diesel, Dior, DKNY, Dolce Gabana, Fossil, Graham, Harpo, IWC, JLC, Kanabeach, Katharine Hammet, Lacroix, Louis Erard, Marc Jacobs, Mephisto, Mondaine, Moschino, Nomos, Paco Rabanne, Patek Philippe, Poljot, Pulsar, PYR, Sector, Stamp, Suunto, Ted Baker, Ted-Lapidus, Time Design, Timex, Tokyoflash, TW Steel, Ulysse Nardin, Viceroy, Victorinox, Vostok, Yema, Zenith. Audemars Piguet… Etonnant absent, Hublot, malgré ses 112′000 fans sur sa Facebook page officielle. Rejoignez PYR sur Twitter.

Huguenot, les artisans du Roi….

Après avoir célébré en 2009 les calvinismes de circonstance lié au cinq centième du père du protestantisme, la marque Huguenot rend hommage par ses nouveautés BaselWorld 2010 aux Artisans du Roi, ces fameux contemporains du monarque Henri IV. Ceux-là même qui transplantèrent l’excellence au coeur de leurs terres d’accueil. 2010, c’est la date anniversaire -coïncidence de calendrier, de la disparition du Roi Henri IV (1553-1610), un roi animé d’inclinaisons sincères pour les idées généreuses de son époque, épris des valeurs de tolérance, pratiquant les curiosités vraies. Autour de lui, dans sa Cour, d’habiles artisans, intègres, animés par la quête du faire mieux que nécessaire et cultivant les amitiés corporatistes. Serge Beureux, Ajoulot au franc-parler et à la foi déplaceuse de montagnes, débarque avec un design pur et dépouillé, celui d’Eddy Burgener. L’esprit de l’intégrité cabinotière, dépouillé d’ostentatoire, souffle encore… Rigoureusement authentique.

bloghorloger.ch sort de l’anonymat…

Lire le communiqué. En français ou en anglais.

Le collectif d’insiders composant le bloghorloger.ch s’est choisi un visage éditorial et sort ainsi partiellement de son anonymat. C’est désormais l’agence de presse horlogère TàG Press +41, fondée par le journaliste Joël A. Grandjean -par ailleurs membre co-fondateur du collectif, qui devient le visage éditorial de cette entreprise d’information et qui assumera, après modération, le rewriting et une partie de la recherche de news. Depuis 2000, bloghorloger.ch distille de manière indépendante des news horlogères appréciées par la branche, les passionnés, les collectionneurs et les spécialistes. Née avec la percée de la blogosphère, cette adresse était, avant que les moteurs de recherches ne s’en mêlent, une plateforme d’échange entre les membres du collectif, distants géographiquement. Une sorte de think thank de la branche, dénué de toute fioriture et basé uniquement sur le texte, pratiquant parfois, toujours par passion pour l’horlogerie, une forme de désobéissance marketing. On est loin du copié-collé des dossiers de presse, loin de toute logorrhée textuelle. Désormais, les images sont de la partie, en option. Bloghorloger se lancera prochainement sur le terrain des mises en relations d’affaires.

Clariden Leu, l’horlogerie dans la communication bancaire

Rejoignant les quelques banques privées comme Julius Bär ou des institutions de la finance usant de la charge émotionnelle liée à l’horlogerie pour saupoudrer leurs communications de similitudes liées aux concepts de la précision ou de la tradition, la banque Clariden Leu s’offre un spot corporate -diffusé jusque sur les chaînes de télévision nationales suisses. Premières images, un horloger muni de sa loupe légendaire, affiche sa concentration jusqu’aux pourtours de son établi chargé d’outils. La banque visite ensuite d’autres mot-clefs comme « Sécurité » -un sportif tout en muscle et à cheval, « Passion » -une danseuse classique sur pointes ainsi que le terme « Equipe » porté par un orchestre de jazz. Trois autres mots qui auraient également pu se décliner dans l’univers du watch making. Comme quoi, l’horlogerie, c’est bien pratique. Questions? Qui est l’horloger sur l’image, quelle est la montre sur laquelle il travaille et celle qu’il porte? Le bloghorloger.ch attend vos indices…

Marketing horloger: nouvel institut de recherche. Lancé le 5 février 2010.

Issu d’une concertation entre la FH (Fédération de l’industrie horlogère suisse), de la CP (Convention patronale de l’industrie horlogère suisse) et de la JIMH (Association des Journées Internationales du Marketing Horloger lancée par Kalust Zorik), un nouvel institut voit le jour sous l’égide de la Haute école de Gestion ARC. Son programme est ambitieux. Non seulement appelé à nourrir en réflexions et études les entreprises horlogères dont il se voudra proche, l’Institut disposera d’un Observatoire (OMH) et encadrera des formations. Comme le CAS (Certificate of Advanced Studies) en marketing horloger dont le coup d’envoi est déjà prévu pour mai 2010, une formation en emploi d »une cent-cinquantaine d’heures. L’institut se répandra également en workshops ou en formations sur mesure, couvrant à l’envi et pour des entreprises concernées les disciplines de la stratégie, du branding, du pricing, de la communication et de la distribution. Pour en savoir plus, natasa.maksimovic@he-arc.ch.

deWitt s’apprête à faire des siennes

Depuis l’arrivée de la Chaux-de-Fonnière Nathalie Veysset à la direction financière puis à la Direction Générale de deWitt, suite aux quelques coupes qui ont suivi, chacun y allait de sa rumeur quant à la santé de l’entreprise. Qui choisissait de se taire, de se concentrer sur elle-même et de se mettre au boulot. Résultat? Un calibre tourbillon entièrement fait maison, à partir d’une feuille blanche, qui habite déjà quelques protos prémices au lancement d’une nouveauté BaselWorld 2010; un atelier de cadran autonome qui s’offre le luxe d’accepter très occasionnellement des commandes pour d’autres marques triées; une nouvelle campagne de publicité sur le thème de la « Classical Audacity », avec des toiles célèbres revisitées à la sauce contemporaine; et à la demande de plusieurs distributeurs, un modèle « entrée de gamme », sublime trois aiguilles, à moins de 20′000.00 francs suisses. Sans parler de deux à trois autres nouveautés révélées à Bâle. Ce n’est pas tout. La stratégie prévoit la conception et construction d’un calibre de base, ouvert aux développements complicationnels. Quant à ceux qui s’inquiétaient de ce que la déroute de BNB aurait pu pénaliser deWitt via quelques calibres restés en déshérence, qu’ils se rassurent. La maison avait pour usage de commander plus de kits qu’il n’en fallait pour ses besoins. Elle dispose donc d’assez de composants pour faire face au SAV. En d’autres termes, et puisque les mètres carrés du bâtiment le permettent, il se peut qu’on reparle prochainement d’expansion. Après la discrétion et la concentration, voici venue l’ère des résultats communiqués. De quoi réjouir les inconditionnels de cette marque élégante et intelligente, à l’image d’un comte habité par la bienfacture de son produit plus que par quelque effet de manche contre nature. Jérôme deWitt dispose de suffisamment de moyens pour asseoir sa vision long terme.

deLaCour: un « bof » de circonstance peut cacher un « Yeeees » contenu…

Ne tombons pas forcément dans le panneau. A la question de savoir « comment s’est passé pour vous le dernier salon« , la moue insatisfaite assortie du haussement d’épaule de circonstance peut être en fait une stratégie low profile pour tenter de maintenir l’état d’esprit ambiant dont on peut tirer quelque avantage (surtout lorsque certains fournisseurs sont encore en train de tirer la langue). Derrière le rideau, la moue peine à contenir un « Yeeess » magistral, même si la tentation de donner des chiffres demeure taboue au monde de l’horlogerie. Chez deLaCour, la double-répétition minute, à peine reçue de Claret, s’envole pour le pays du soleil levant. Ce qui ne veut pas forcément dire que sa valeur de plus de CHF 700′000.00 a été atteinte, mais qu’en tous les cas, l’offre fut suffisamment alléchante pour que la marque la laisse partir avant même d’en recevoir le deuxième exemplaire. Autre sujet de réjouissance, la bichrono recouverte d’astro céramique (lire le post) n’aurait pas laissé indifférents certains acheteurs d’Asie, réputés pour leur sens de l’aseptisé. Car la matière est certifiée anti-bactérienne. Il se pourrait donc que la première montre « propre » ait trouvé son public avant même que son prix de revient n’ait été calculé! Quant à la présence dans le showroom entre hôtels Beau-Rivage et Richemond de l’actrice taïwanaise Lin-Feng-Chiao, épouse de Jackie Chang (dont l’empire business a engendré l’expression Kung Fu Capitalism), elle pourrait bien rimer avec quelques achats effectués par le groupe Sparkle Roll Group Limited, (distributeur chinois incontournable de marques de luxe en Chine), derrière lequel le célèbre acteur d’origine modeste se cache. Ce même acteur qui vient de s’offrir une Richard Mille personnalisée, tandis que Sparkle Roll Group Limited inaugurait à Pékin la première boutique chinoise du plus parisien des horlogers suisses. Coïncidences?

Vincent Bérard rejoint la Fondation de la Haute Horlogerie

Natif d’Avignon, Vincent Bérard, artiste horloger, peintre, poète et sculpteur, arrive en Suisse il y a plus de trente ans. Formé à l’établi comme horloger rhabilleur (Ecole de la Vallée de Joux), il s’exerce à la restauration de pièces historiques au MIH -Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds avant d’oeuvrer au sein de plusieurs manufactures. Maître ès complications, il fonde en 2003 sa société qu’il dote de quatre pièces horlogères de 91 mm de diamètre, entièrement réalisées à la main, baptisées « Quatre Saisons Carrosse« . En Octobre 2006, la société rejoint le groupe horloger Timex et acquiert la solidité de reins qui lui permet d’envisager l’avenir sous le signe d’un essor plus rapide. Herbert Gautschi devient CEO tandis que Vincent Bérard peaufine son empreinte artistique, avec sa série de montres bracelet Luvorene, habitée par le calibre maison VB441, dont l’esthétique particulière, décorée main, décline les codes de la Mandorle. En 2009, la marque inaugure sa Manufacture. Elle compte une vingtaine d’employés et décide de rejoindre le cénacle de la Fondation de la Haute Horlogerie, en devenant le trentième acteur.

David Van Heim, nouvelle marque! Dual Chronograph

Appelées à susciter les mouvements de foule, façon petits pains de Noël où ruée sur les ventes soldiques, ces montres ultra-accessibles -leur prix vous en bouche un coin, sortent tout droit d’un moule encore chaud. Comme ce Dual Chronograph dont le brun profond, parcimonieusement mêlé à quelque substance lactée, relie aux envies de sucre et d’amer. David Van Heim, c’est une nouvelle marque qui risque de s’immiscer dans les rayons de fête ou d’après-fête, du côté des trucs abordables et typés design. Une marque qui se rit du marasme ambiant et vient d’inventer une nouvelle manière de couvrir d’un coup l’ensemble du marché suisse. Le bloghorloger vous en dira plus bientôt. En attendant, vous invite à écouter la musique aérienne du groupe Dawta Jena & Urban Lions qui transcende le fond sonore d’un site internet ma foi fort dynamique.

Cosandey Eric, professeur d’horlogerie et éditeur.

Horlogerie-suisse.com, sa plate-forme d’échange d’informations, destinée avant tout à partager son savoir et son enseignement à ses élèves, devient l’un des médias internet les plus indépendants et fiables de la branche. Ce site, auquel s’est associé Maximilian Büsser (sous la Sàrl Horloweb) est aujourd’hui un média consulté par les passionnés, les puristes ainsi que les collectionneurs du monde entier. Il demeure également la formidable vitrine de compétence d’une école d’horlogerie genevoise, au sein de laquelle Eric Cosandey enseigne et transmet ses compétences en horlogerie.

Cecil Purnell, au GTE en janvier 2009.

Depuis que à Alle (dans le Jura), l’Horlogerie Alaine a été vendue à Patek Philippe, l’opérationnel de Cecil Purnell, la seule marque suisse de haute horlogerie à ne produire que des Tourbillons, s’est retrouvé appauvri d’un de ses éléments. L’horloger Marcel Lachat -par ailleurs propriétaire de la marque Jura Watch, s’est vu contraint de se concentrer sur l’agrandissement de sa fabrique de Alle, qui passe d’une capacité d’une vingtaine de places de travail à environ 50 d’ici fin 2010. Il n’empêche. L’arrivée -cette fois certaine, d’un splendide calibre tourbillon maison, tout de noir nickelé, développé par l’horloger Cédric Grandperret (alias le team de la micro-manufacture Magma Concept), marque le retour d’une marque confidentielle, qui dispose de réservoirs d’aficionados en Malaisie (où l’actionnaire principal Jonathan Purnell passe une bonne partie de son temps), en Ukraine, en Russie, à Hong Kong et encore aux USA.  Créée en hommage à un être cher dont elle a pris le nom, la marque, dont le troisième associé est Stéphane Valsamidès, se détache donc de ses jurassiennes origines pour s’installer là où d’autres excellences résident, notamment du côté de Plan-Les-Watches Perly. Sportifs et racés, ses garde-temps, dont le modèle Hambergé conjugue quelques complications boîtières,  sont également prisés en versions serties, personnalisables et en séries limitées. A découvrir en janvier au GTE -Geneva Time Exhibition.

Sellita, l’aternative ETA, la fin d’un monopole?

Avec 25% de parts de marché (sur les 4 millions de montres mécaniques produites en Suisse et comprises dans le chiffre total de 24 millions de montres), la Chaux-de-Fonière Sellita, fraichement installée dans ses locaux du Crêt du Locle s’est donné les moyens d’être une sérieuse alternative à ETA, l’entité du Swatch Group actuellement sous les feux, pour la énième fois, d’une enquête de la Comco (Commission contre la concurrence). Environ 300 clients l’ont compris. Son mouvement SW 200, depuis que certaines protections liées à des patentes échues ont sauté, affirme seul et comme un grand, ses franches performances. De quoi régater face aux « tracteurs » d’en face, aguerris par tant de générations d’horlogers d’ETA. Il y a également, pour un plus haut de gamme, le SW 300 puis un calibre chronographe, le SW 500. Bref, la famille de calibres maison compte cinq membres, de quoi s’éviter de passer la main.  Sellita est dirigée par Miguel Garcia, CEO et propriétaire depuis 2003. Les clients s’habituent peu à peu à changer leurs habitudes, ils sont déjà au nombre de 300. Il est probable que l’attitude de Hayek Senior, ces derniers-temps, les y encourage…

Culture horlogère, générosités subventionnelles…

Sur l’enveloppe de deux millions d’euros votée par le Conseil Général du département du Doubs, en France, quatre montants de € 7′510,00 ont été généreusement attribués à quatre petits musées ruraux, dont Le Musée de la montre de Villers le Lac (Droz-Flores), let le Musée de l’horlogerie du Haut Doubs à Morteau. Quelle générosité! En comparaison des € 95′636,00 attribués àl’extension du tremplin de  saut à Chaux Neuve et des € 98′962,00 dédiés à la construction de 7 logements pour la gendarmerie de Morteau. C’est mieux que rien. bloghorloger.ch appelle ceux qui connaissent les chiffres suisses à se manifester. L’horlogerie, parent pauvre de la Culture et provider riche de l’économie…