Lausannetec annulé ! Le marché a (finalement) choisi

Initialement prévue du 28 au 31 mai 2013, la 2ème édition de Lausannetec est purement et simplement annulée. Le bloghorloger, alerté par quelques exposants, annonçait un report en octobre. Les dernières informations font état d’une annulation pure et simple. « Ça ne sert à rien de mettre des entreprises dans une situation où ils ne peuvent pas avoir du succès », confirme René Zürcher de MCH à Lausanne. Pour reprendre une formule du CEO du groupe MCH René Kamm lors du lancement en grande pompe de Lausannetec, « le marché a choisi ». En 2012, ce marché optait clairement pour l’EPHJ-EPMT-SMT qui voyait son nombre d’exposants exploser à 664 exposants pour 14’430 visiteurs professionnels, laissant loin derrière lui Lausannetec. Déjà depuis plusieurs semaines, l’EPHJ-EPMT-SMT (des 11 au 14 juin 2013), annonce sur son site officiel « plus de 650 exposants confirmés ». Ce qui laisse supposer que la barre des 700 exposants sera allègrement franchie. Les exposants ont choisi! La Messe est dite.

METAS, le temps une affaire d’état

Le temps est fondamentalement politique au sens où, comme tout autre étalonnage lié aux poids et aux mesures, il dépend de l’Etat. En Suisse, c’est l’Institut national de métrologie -le METAS- qui réalise et diffuse avec la précision nécessaire, des unités de mesure coordonnées et reconnues au niveau international. Cette instance supervise depuis Wabern l’utilisation des instruments de mesure rattachée au Département fédéral de justice et police (DFJP).  Et puisque ses activités sont fondées sur la loi fédérale sur la métrologie, puisqu’en matière de temps nous en sommes à des horloges atomiques dont la dérive flirte avec une seconde tous les 300 ans, elle surveille l’exécution des dispositions légales par les cantons et les laboratoires de vérification habilités. Pour en savoir plus sur le METAS : (ntp.metas.ch)

La Fédération horlogère suisse et l’EPHJ-EPMT-SMT

Jean-Daniel Pasche (g), Président de la FHS, Fédération Horlogère Suisse, a toujours répondu présent à l’inauguration du salon EPHJ-EPMT-SMT. Le bloghorloger.ch vient de retrouver un extrait d’une interview qu’il avait donnée à ce sujet parue dans le magazine JSH Journal Suisse d’Horlogerie. « J’assiste à l’évolution de ce salon, à  sa croissance, au nombre toujours plus important d’exposants. Le grand intérêt, c’est que, dans ce salon, la vedette, c’est le sous-traitant. A Baselworld, la vedette, c’est le produit fini. On se doutait qu’il pouvait y avoir un intérêt pour les sous-traitants d’avoir leur salon à eux. Il fallait oser le faire, chapeau aux organisateurs qui l’ont lancé. Aux gens que j’y rencontre, on voit que les marques font toujours plus le déplacement… » Prochaine édition, du 5 au 8 juin 2012.

Links rajoutés: Millon, Cresus, Coolbrands

Régulièrement le bloghorloger.ch nourrit la liste de links listés dans les menus déroulants de sa colonne de droite. Viennent de s’y ajouter Millon Associés, la maison de ventes aux enchères de Paris (menu Enchères – Auctions), Cresus.fr (Menu Ventes On Line), ainsi que CoolBrands.ch (rubrique ‘blogosphère’) le blog auquel contribue Flo (Florentina) Kernmayr, une traductrice allemande de plus en plus recherchée par les marques horlogères, et pas seulement.

Nouvelle alternative dans la fabrication d’organes réglants?

Si la fuite interceptée par le bloghorloger.ch se confirme, un nouvel acteur sérieux entrerait dans l’univers des assortiments – le cœur réglant des montres – à même de produire immédiatement. Il se murmure dans les couloirs de l’avant BaselWorld 2012, qu’une solution de production industrielle d’assortiments (ancre, roue d’ancre, balancier-spiral réglé) aurait été mise au point dans le plus grand secret (avec au bout quelques brevets) par la très discrète mais véritable manufacture Concepto Watch Factory SA à La Chaux-de-Fonds, dont la réputation n’est plus à faire et qui dispose déjà de 5  familles de calibres.  Dans un premier temps la production pourrait atteindre les 300 à 400 milles unités pour passer, très rapidement et grâce à une duplication des cellules de production, à des quantités qui pourront représenter une bouée de sauvetage pour un certain nombre de marques qui souffrent de la rareté de l’offre sur le marché horloger. Si la fiabilité de cette nouvelle offre s’avérait de niveau équivalent, il s’agirait d’une véritable bouffée d’oxygène, doublée d’un méga soupir de soulagement, pour les marques qui, en raison de leur dépendance au leader du marché voient leur croissance menacée, voir leur existence compromise. Peut-être en saurons-nous plus à Bâle dès le 7 mars 2012, en allant interroger certaines de ces marques qui, pour des raisons évidentes de prospection, pourraient bien être contactées…. A suivre.

Rachat de La Joux-Perret par les Japonais

Selon l’ATS. Acteur indépendant de la fabrication de mouvements mécaniques, La Joux-Perret fait partie de Prothor, également propriétaire de Prototec (composants) et de la marque haut de gamme Arnold & Son. Cette holding chaux-de-fonnière et ses 160 collaborateurs viennent d’être rachetés par Citizen Watch, filiale de Citizen Holding basée à Tokyo. Ça fait plaisir de voir qu’en raison d’un savoir-faire rescapé de la crise des années 70, à l’heure où le secteur avait perdu deux-tiers de ses emplois en raison de l’arrivée de la montre à quartz (japonaise), ce sont les capitaux du soleil levant qui viennent en ces terroirs éclairer l’actualité d’un secteur contraint de réfréner toute tentation de délocalisation. Et les Japonais oeuvreront certainement plus encore que certains, pour la bonne tenue d’un swiss made sans cesse plus attractif.

Romain Jerome perd sa bataille contre Yvan Arpa. Pièce unique

La trentaine de procédures juridiques entamée par l’instance propriétaire de Romain Jerome contre Yvan Arpa ont toutes échoué. Licencié sur le champ le 6 juin 2009, avec quatre membres de son équipe rapprochée, celui qui en fut le CEO entre 2006 et 2009 sort entièrement blanchi au sortir de trois ans d’une bataille sans merci menée contre lui, par tribunaux interposés, vraisemblablement au nom de l’ego barbouillé d’un puissant. Le pot de fer s’est acharné, le pot de terre a résisté, il ne s’est pas laissé salir. Trois ans de procédures, ça doit valoir son pesant de paperasse! Non pas pour cocoricoter sur sa victoire, mais visiblement pour tourner définitivement une page au goût amer, Yvan Arpa a, au cours d’une cérémonie improvisée pour ses proches, brûlé théâtralement l’ensemble des dossiers de ces procès, après en avoir au préalable récupéré les agrafes métalliques -ça a pris tout de même plus d’une semaine. Avec son éternel sens du happening et pour sa marque Artya, il en a créé une pièce unique, la Rust & Dust is a Must (à découvrir en clair à BaselWorld). Une pièce dont la rouille du boîtier -il fut le premier à introduire dans le luxe cette ennemie publique de l’horlogerie- ne provient pas cette fois de la coque du Titanic, mais du métal récupéré des agrafes. Quant au cadran, il s’est vu saupoudré de poussières non pas de lune, mais de cendres encore brûlantes des jugements rendus. Un garde-temps sulfureux, libérateur. Qu’on le veuille ou non, qu’on s’en agace ou pas, l’histoire horlogère contemporaine, à la veille de célébrer le 100ème anniversaire du célèbre naufrage, continuera d’associer le nom d’Yvan Arpa à la collection Titanic DNA. Car ce créateur est à l’horlogerie défiante de déjante et d’insolite ce que Gérald Genta est à la Royal Oak. Or, viendrait-il à l’idée d’Audemars Piguet de renier feu le père de l’un de ses modèles phare?

LoL Watch, émotion à fleur de lunette

Joli concept, allègre autant qu’une promesse estivale mariée à un festival de coloris. Nicolas Ruchonnet, nom célèbre à porter, prénom prêt à en découdre, s’est acoquiné officiellement avec les propriétaires du célèbre smiley –eh  oui, tout se dépose de nos jours! Il pourra donc à l’envi et à l’infini exploiter son concept original, une montre dont la lunette nue, déjà particulièrement attirante, offre un espace pour installer l’un des nombreux disques qui inonderont bientôt les marchés. Chaque disque pouvant être porteur de 12 émoticônes, voire de 24 selon que l’on se plaise à diviser l’heure en quatre. A la manière d’une face de téléphone à l’ancienne, où l’on enfilait son index dans un creux avant de tourner une lunette transparente, ces disques vous connectent avec une foultitude de combinaisons émotives, de messages arborés. A l’heure où les Ice-Watch, fabriquées en Chine à des prix de revient qui arracheraient à Cathy Guetta un magistral F*** si elle savait, le chemin de Nicolas Ruchonnet passe par le swiss made, quand bien même sa montre est-elle en caoutchouc et fonctionne-t-elle avec un mouvement quartz. Il la propose à CHF 50.00 au Lolwatcheur, déjà une terminologie d’adepte, via un site spécifiquement créé pour effeuiller le principe des souscriptions horlogères lancées par l’horloger Abraham Louis Breguet: cinq mille petits carrés, chacun peut choisir son chiffre fétiche, s’offrent à la pré commande. Si seulement son aventure pouvait décoller, ses mini disques envahir tant les happy meals que les caddies de Migros. Qui ne rêverait d’une ou de plusieurs montres dont on pourrait, grâce à la variété des disques qui l’habilleraient, transformer en une inépuisable collection? Ah que j’aimerais qu’un Ernst Thomke ou qu’un Elmar Mock, paternels originels de la Swatch, lui fassent l’honneur d’un clin d’œil complice… MDR (mort de rire ou si vous préférez, le mot de Cambrone en guise de vœux de succès).

Salon EPHJ-EPMT-SMT, cap des 600 exposants franchi, liste mise en ligne

Ce 7 février 2012, la barre des 600 exposants vient d’être franchie. De véritables inscrits, ayant tous confirmé, comme en témoigne -et c’est inhabituel- la mise en ligne de la liste (Télécharger le communiqué). Le « marché a choisi« , pour reprendre une formule utilisée sur un ton de défiance par René Kamm, CEO de MCH Group, lors de la conférence de presse de lancement de Lausannetec. La question était de savoir si l’existence de deux salons se justifiait. Dans leur grande majorité, les acteurs de la sous-traitance horlogère et microtechnique ont donc choisi leur camp, devenu après 10 ans de hausse continue, la plus importante manifestation professionnelle de Suisse (du 5 au 8 juin 2012). Rappel des faits, le salon international EPHJ-EPMT-SMT, suite à la reprise de Lausanne Beaulieu par l’entreprise bâloise, avait été contraint au déménagement dans l’urgence. Ouf, Genève lui ouvrait grand ses bras, lui offrant ses suppléments de confort côté infrastructure et son gain d’internationalité bienvenu. MCH retirera-t-elle son alternative? Après tout ce ne serait que respecter la volonté d’exposants qui ont clairement manifesté leur désapprobation d’être pris en otage par deux manifestations.

Baume & Mercier lance une tweet-opération avec WorldTempus. Le SIHH 2012 en ligne…

Tweetophiles, à vos marques, prêts… Partez, le 13 janvier à 14h00! L’ensemble de la planète Twitter et de ses bourdonnements relatifs à l’actualité du SIHH 2012 seront regroupés en un seul flux. Etonnamment, l’initiative de créer durant le salon un « centre du monde » temporel, donnant aussi la part belle aux autres marques, ne vient pas des organisateurs du salon, la Fondation de la Haute Horlogerie (?!) mais de l’un de ses bouillants participants exposants, la marque Baume & Mercier qui trouve en Worldtempus.com, le site d’Edipresse, un relais fort utile. C’est à la limite de l’altruisme immatériel! Ainsi, chaque passionné -ou refoulé car ne rentre pas qui veut au Salon-, chaque journaliste spécialisé, disposera d’un lieu regroupant absolument tout ce qui s’écrit sur la toile à propos du SIHH 2012. Sur site web, tablette ou mobile. En temps réel, grâce à des capteurs sniffeurs, capables de repérer une palette de mots clefs. On l’a vu du côté des récentes révolutions dans le monde, l’info d’aujourd’hui, plus immédiate même que le média radiophonique, c’est Twitter. Quant à Baume & Mercier (fan page sur Facebook), elle enfonce le clou de sa longueur d’avance en matière de e-Communication. Du côté de l’agence orchestratrice de l’opération, il semble qu’on fourbit déjà ses armes pour BaselWorld…

Salon international EPHJ-EPMT-SMT, 565 exposants!

A cinq mois de son ouverture, des 5 au 8 juin 2012, la plus grande manifestation professionnelle de Suisse, franchit un cap majeur. Le nombre des exposants est à 99% identique à celui de l’édition 2011 (571)! Un beau cadeau des organisateurs André Colard et Olivier Saenger à Genève, qui accueille à Palexpo pour la première fois cette concentration d’acteurs de tous les domaines de haute précision, l’horlogerie et la joaillerie, les microtechnologies et les MedTech. Pour rappel, la manifestation avait été chassée des des terres lausannoises par le nouvel exploitant du Palais de Beaulieu. La barre mythique des 600 exposants devient donc de plus en plus de l’ordre du probable. Tout un programme!

Studio à louer durant le SIHH et le GTE 2011

Avis à tous ceux qui convergeront vers Genève en raison du SIHH et du GTE Geneva Time Exhibition. Petite perle trouvée par le bloghorloger.ch, un studio meublé à louer, suite à un désistement, à 30 mètres de la Place Bourg de Four (Vieille Ville). Modeste, confortable, calme, idéal pour deux personnes ou un couple avec enfants. Et franchement accessible au niveau prix.

Champs-Elysées, une marque horlogère suisse?

Nouvelle marque inscrite le 31 mai 2011 au Registre du Commerce de Neuchâtel (l’adresse web avait été achetée le 7 juillet 2010 par le Cabinet juridique Merlotti), Champs Elysées. Une société anonyme aux mains de Manuela Zaugg Rossi. Le link du site officiel, bien que non actif pour le moment, vient d’être rajouté au menu déroulant (colonne de droite, marques-groupes) du bloghorloger.ch

Genève plus chère? Pas si sûr.

En général, quand on vient de Neuchâtel ou de Saint-Croix, pire si l’on descend de Bienne ou des contrées jurassiennes voire soleuroises, on reste convaincu que Genève est bien plus chère et bien plus loin que Lausanne. Pour les Alémaniques, c’est pire encore. Depuis Zurich, lorsqu’une expansion en terres romandes s’envisage, on choisira toujours une succursale à Lausanne. Car Genève, malgré son internationalité et son aéroport, n’est encore pour eux que synonyme d’une escapade annuelle au Salon de l’Auto… Donc, Genève Tourisme ferait bien à l’année d’axer des actions de communication en direction des acteurs économiques du reste de la Suisse. Leur expliquer qu’il faut au moins autant de poireautage pour effectuer, depuis la sortie Blécherette, le trajet jusqu’au Palais de Beaulieu, que d’aller se garer sous Palexpo, seule halle d’exposition au monde à disposer pour ses parkings de sa propre sortie autoroutière et d’une gare SBB quasi y attenante. Quant à la prétendue cherté de l’offre hôtelière, là encore certains à priori ont la vie dure. Car, avec sa France voisine et la multiplicité de sa concurrence, se loger du côté de Genève reste souvent plus accessible, selon la catégorie hôtelière choisie. A l’heure où le salon EPHJ-EPMT-SMT, débarque à Palexpo (du 5 au 8 juin 2012), accueilli à bras ouvert en raison de ses plus de 600 exposants et de ses presque 13’000 visiteurs attendus, Genève Tourisme devrait profiter de mettre le paquet… Et éradiquer une bonne fois pour toute ce genre de préjugés.

Enterré le musée d’horlogerie de Genève?

Genève. A l’heure où une formidable expo horlogère transforme le Musée Rath en écrin de « Trésors d’or et d’émail » jusqu’au 29 avril 2012, histoire de se rendre compte enfin de la richesse et de la qualité de ce patrimoine d’exception, il est bon de relire la page 23 du Mémorial des Séances du Conseil Municipal de la Ville de Genève (168ème année, 4501 – N°39). Ou comment se clôture un sinistre épisode de la vie culturelle genevoise: CHF 423’032.07 ont été dépensés pour parvenir à la conclusion que la sécurisation de la Villa Route de Malagnou abritant le Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie de Genève était soi-disant trop coûteuse. De l’argent public jeté par les fenêtres puisque, de toute manière, la volonté politique ayant décidé de tout investir pour agrandir le Musée d’Art et d’Histoire, s’est employée depuis à tout mettre en oeuvre pour parvenir à ses fins. Comme démontrer à tout prix -c’est le cas de le dire- que d’autres Musées pouvaient y trouver un bénéfice. Ainsi, le 18 janvier 2011, selon le PV de cette séance en après-midi, « Le Conseil administratif a décidé d’abandonner le projet de réaménagement et d’agrandissement du Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie au profit d’une mise en valeur des collections dans le cadre de rénovation et d’agrandissement du Musée d’Art et d’Histoire au 2, rue Charles-Galland. L’étude du réaménagement, de la sécurisation et de l’agrandissement du Musée est abandonnée. » Des Musées d’Art et d’Histoire, il y en a des centaines voire des milliers dans le monde, un Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie, il n ‘y en avait qu’un, à Genève, dans l’une des métropoles horlogères les plus en vue de la planète. Cherchez l’erreur.

Celsius… Romaric, Meylan et Borès, objets nomades…

On savait Hugues-Olivier Borès sous-marinement occupé, après avoir été l’un des visages Patek Philippe durant plusieurs années. L’homme avait monté Help On Brands sa propre agence ès stratégies de développement, côté Paris. Bien lui en prit, puisque c’est dans ce cadre qu’il s’accoquine avec André Romaric et Edouard Meylan -oui, oui, le fils de…, les fondateurs de Celsius X VI II, une marque franco-suisse créée à Paris en mai 2006, au point d’en rejoindre le capital et d’en devenir Conseiller exécutif. A part le fait que l’ADN de cette nouvelle venue marie horlogerie et téléphonie mobile, sur le mode d’un objet luxe inspiré d’un papillon et doté d’un mécanisme de 547 composants, qu’elle dispose déjà de son site et de sa page Facebook afin de donner à ses objets nomades le rayonnement escompté, on en saura plus à BaselWorld -Halle 4.0, Sand A01. Il sera question de « Grand Complication for Timeless Communications« , objet prêt à butiner les fleurs plate-bandes fleuries des réseaux horlogers.

Timelab, trois missions chronométriques

Genève ne fait pas comme tout le monde, ça énerve parfois le reste de la Suisse. Pourtant, l’idée de regrouper sous le même toit institutionnel les prestigieuses appellations «COSC Chronomètre Certifié» et «Poinçon de Genève» est innovante. En dotant TIMELAB du statut de Fondation de Droit Privé, l’Etat genevois s’ébroue intelligemment d’éventuelles lourdeurs fonctionnelles et, tout en la maintenant dans le champ de sa législation, lui insuffle une dynamique de gestion d’entreprise privée.  Preuve en est le troisième secteur d’activité de TIMELAB, la métrologie et son laboratoire, qui, au travers de fédérations sportives internationales en quête d’homologation de leurs matériels de chronométrage sportif, vient de lui procurer une saine visibilité ainsi qu’une perspective de complément de ressources. Directeur Patrick Jaton.

Les Mürner rachètent Magma Concept, micro manufacture

Cédric Grandperret, tout en restant à la Direction de sa micro manufacture créée il y a une dizaine d’années, vient d’en céder le capital à la famille Mürner originaire de Reichenbach im Kandertal, une commune bernoise située dans l’arrondissement de Frutigen-Bas-Simmental. Bref, en provenance de Thune et pas trop loin de Bienne où la même famille, déjà particulièrement bien introduite dans les univers de la distribution horlogère via une histoire entrepreneuriale dédiée aux transports, enregistre le 31 janvier 2011 (publication dans la Feuille d’Avis Officielle le 22 février 2011), la société Union Horlogère SA, du nom d’une ancienne marque issue d’une démarche collective que l’histoire horlogère fait remonter à 1883. Au nouveau conseil d’administration de Magma Concept, respectivement aux postes de Président, Vice-Présidente et Secrétaire Général, Patrik (le fils), Suzanne (la mère) et Paul (le père) Mürner. Un rachat qui laisse présager de bonnes surprises tant la réputation de ce label d’excellence s’appuie sur une horlogerie vraie et sur des compétences solides, en matière de construction horlogère et de complications comme du côté des meilleurs rendus de l’imagerie 3D.

Rachat de Magma Concept

La micromanufacture Magma Concept, créée il y a une dizaine d’années par l’horloger Cédric Grandperret (lire son portrait), vient de trouver un nouveau propriétaire suisse. Son nom sera révélé dans prochainement dans ces mêmes colonnes. Membre du Jury du Prix Montre de l’Année du magazine Montre Passion, Cédric Grandperret reste à la tête d’une entreprise particulièrement bien considérée au monde des marques ou des fabricants de complications, un motoriste regorgeant de ressources créatives et de développement. L’accord finalisé ce jour, avec le concours du professionnel  et ami Philippe Thivolet,  permet ainsi à l’un de fleurons horlogers de la production de mouvements manufacture et de modules compliqués d’envisager l’avenir sous les meilleurs auspices.

Bradée, Eterna passe en mains chinoises.

Il semblerait que le groupe China Haidian, via sa société International Volant Limited, aurait déboursé la modique somme de 22,9 millions de francs suisses pour l’acquisition d’un des fleurons les plus mythiques de l’horlogerie suisse, la société anonyme Eterna AG Uhrenfabrik (Soleure), propriétaire de la marque Eterna. Même en tenant compte que la marque aurait accusé durant la dernière année de son activité des pertes conséquentes et que le nouvel acquéreur s’en serait porté garant, le montant semble particulièrement inférieur au prix que la plupart des observateurs du milieu horloger en aurait donné, à vue de nez. Le vendeur, la société F.A. Porsche Beteiligungen GmbH semble donc l’avoir bradé. Ce qui paraît le plus inconcevable, c’est que le Swatch Group certainement contacté à un moment ou un autre, n’aie pas saisi l’occasion d’annexer cette enseigne qui participa, comme client régulier, à la survie d’une partie de son outil de production mécanique, à une époque où, au sortir de la crise des années 1970, tous pensaient, Hayek Senior compris, que seule la montre à quartz avait un avenir. Nick Hayek junior serait-il plus gestionnaire que visionnaire? Il semble inconcevable que feu son père ne se soit pas battu pour une telle enseigne. Toujours est-il que Mr. Hon Kwok Lung, le nouveau propriétaire, annonçait fièrement la nouvelle, lors d’une récente réunion à Pékin face à l’univers de la sous-traitance chinoise. Un propriétaire qui possède, via une autre société fraîchement créée Swiss Chronometric (3 des 5 administrateurs résident en Chine), également la nouvelle marque Codex, appelée à être le haut-de-gamme d’Ebohr qui produit  650’000 unités considérées comme du bas de gamme.

Un tourbillon à fleur de Roller. Stylo pour horlophiles

Bon d’accord, c’est pas un vrai tourbillon qui se trouve encagé sous verre à l’extrémité de ce stylo Roller fort horloger! Heureusement d’ailleurs puisque le mécanisme qui lui ressemble, un système balancier issu de l’extraction d’une véritable pièce maîtresse de calibre, n’a d’autre vocation de titiller le plaisir des yeux à force de référence à l’univers mécanique. Instrument d’écriture particulièrement bien balancé, manufacturé dans les règles de l’art, tantôt recouvert de motifs stylisés de carbone ou d’un revêtement de résine noire cerclé de palladium, le Roller Stylo Tourbillon de la marque TF Est. 1968 s’inscrit dans la mouvance des boutons de manchette du même nom, dont la marque à peine éclose vient de vendre déjà presque 10’000 pairs. Du fun tendance, du design pratique pour mâle accro à l’écriture ou femme branchée accessoire. Derrière cette marque, Freddy T, un habitué de l’univers du retail horloger à l’échelle de la planète, qui se plaît à créer ce qu’il n’a pas trouvé dans ses voyages.

Eberhard & Co, 10 ans de Chrono 4

Eberhard & Co. L’histoire de cette authentique marque suisse, née en 1887 dans l’arc jurassien, est liée à celle du chronographe, au travers des décennies du siècle passé comme à l’orée du 21e siècle avec l’arrivée du Chrono 4. Cette marque à part bichonne sa production annuelle d’environ 15’000 unités. L’Italie, comme à l’heure où elle dictait la tendance mondiale, reste un marché privilégié, mais pas seulement…  Classés X, les dix ans de l’anniversaire de la famille Chrono 4 se célèbrent avec panache, en full size, avec notamment la Géant Titane en édition limitée. Quant aux accointances d’Eberhard & Co avec l’univers de la course vintage, elles se cultivent au présent tandis que Gilda, une collection pour femmes, s’ouvre au jeu des couleurs.

LVMH s’empare de Bulgari, Franscesco Trapani promu

Majoritaire de la célèbre enseigne italienne créée par Sotirio Bulgari en 1884, la famille Bulgari s’associe au groupe LVMH de Bernard Arnault au terme d’un week-end de négociation validé par le Conseil d’Administration de LVMH réuni dimanche soir 6 février 2011. Elle devient ainsi le 2ème actionnaire familial du groupe. Paolo et Nicola Bulgari resteront respectivement Président et Vice Président du Conseil d’Administration de Bulgari S.p.A. La Famille Bulgari disposera de deux postes au Conseil d’administration de LVMH tandis que Francesco Trapani, Administrateur Délégué de Bulgari S.p.A., entrera au Comité Exécutif de LVMH et prendra, au second semestre 2011, la supervision de l’ensemble des activités Horlogerie – Joaillerie du Groupe LVMH, en ce compris la Maison Bulgari. L’actuel responsable de ces activités, Philippe Pascal, restera au Comité Exécutif de LVMH et se verra confier de nouvelles responsabilités. Cette entrée dans LVMH va donner à Bulgari les moyens de renforcer son développement à l’échelle mondiale et d’optimiser ses achats et sa distribution. Lire le communiqué de presse.

Banque & Finance, page horlogerie

Changement du côté du magazine Banque & Finance de Promoedition. Une page horlogerie, dédiée aux complications et aux garde-temps susceptibles d’afficher quelque affinité pour le monde de la finance et ses acteurs, fait partie de la nouvelle formule lancée lors de la sortie du numéro 107. Un mandat confié par le nouveau rédacteur en chef, le journaliste économique Didier Planche, à TàG Press +41, agence de presse spécialisée horlogerie, fondée par Joël A. Grandjean, par ailleurs responsable éditorial du bloghorloger.ch. S’abonner. Sous la bannière valeurs refuges, les marques Corum, Vacheron Constantin et Armin Strom ont bénéficié de cette première…

Uniformity, concentré Blacksand, l’horlogerie loyale

Annoncée à plusieurs reprises par le bloghorloger.ch et attendue des passionnés, la nouvelle marque horlogère BLACKSAND dévoile, sur fond de Semper Fidelis, son modèle Uniformity. Loyale à l’esprit séculaire des horlogers se réclamant du « Faire Mieux Que Nécessaire« , cette ronde, une montre tout simplement, cache sa complexité sous une apparente simplicité, conjuguée aux temps techniques et à l’air du temps. Subtilement finie, elle est dotée du Calibre 1970, un mouvement automatique double-barillet issu d’une base Technotime et trempé dans un bain de Ruthénium, une mécanique ayant passé avec succès les tests du COSC et de Chronofiable. De l’horlogerie vraie, sincère, saupoudrée d’attentions élégantes et pétrie de codes horlogers originels. Un garde-temps à rendre accro le connaisseur, avec son optimale visibilité y compris la nuit où des inserts de matières luminescentes transcendent les reliefs de ses index et aiguilles. « Elements of Time manufactured in Switzerland« , un poinçon maître disposé en spirale, souligne son appartenance non négociable au terroir temporel helvétique. Ajouré à même le rotor, l’emblématique sablier devenu logo, fait aussi penser pèle-mêle à un cobra dressé, une représentation du yin et du yang ou à l’infinité d’un « 8″ stylisé. Détail tueur , une bague filetée, en son fond saphir, indique la bonne position des gravures. Décidément, Alain Mouawad, reconnu comme amateur et découvreur talentueux, signe là un retour magistral, d’autant plus louable qu’il s’est affranchi des freins familiaux. Blacksand est née, sur fond de violet surpiqué de gris platine. Un univers en soi…

Agenhor nouvelle fabrique: les «casquettes» et la pompe.

Longuement ruminée par le constructeur horloger Jean-Marc Wiederrecht, maître ès complications, l’idée est, selon lui, une question de bon sens: construire des dalles supérieures de plus grande taille que le bâtiment, comme des «casquettes», doit permettre qu’en hiver, lorsque l’astre du jour suit une courbe inclinée, le soleil pénètre par les surfaces vitrées, apportant sa contribution au chauffage intérieur. Ces mêmes dalles en été, lorsque la course solaire flirte avec la verticale, pourraient «briser les rayons», les empêchant de taper sur les façades. Jean-Marc Wiederrecht ne voulait pas la climatisation, il voulait pouvoir ouvrir les fenêtres, pour entendre l’eau couler –une marre a été installée, et les oiseaux chanter. Utopique? Grâce à son usine laboratoire Agenhor (Atelier Genevois d’Horlogerie), avec son écobilan positif et ses «charges négatives», il démontre que le respect  de l’environnement est un modèle économique viable. D’ailleurs, son bâtiment pourrait même lui rapporter de l’argent, puisque les SIG, fournisseur officiel genevois d’électricité, rachètent à bon prix, tout surplus d’énergie renouvelable produit par des particuliers…

Dès 2011, ‘Swiss Medical Technologies’ à l’EPHJ-EPMT

Désormais, la seule manifestation internationale annuelle consacrée aux domaines de haute précision qui conjugue l’horlogerie et l’ensemble des micro-nanotechnologies, sera aussi le rendez-vous annuel des MedTech. Les organisateurs du salon ont décidé d’offrir aux acteurs de ce secteur une meilleure visibilité. A Beaulieu Lausanne, les 24 au 27 mai 2011, un pavillon leur sera entièrement consacré. Sur le plan économique, les MedTech sont l’un des domaines les plus dynamiques de Suisse: un chiffre d’affaires annuel de CHF 22,9 milliards, 3’720 entreprises, 46’000 emplois directs, 54’000 indirects, 1’200 brevets par an pour environ 10’000 produits différents. Pas étonnant que des soutiens institutionnels se soient déjà manifestés: l’EPFL, déjà fidèle au rendez-vous EPMT, BioAlps, A3P Suisse ainsi que le Cluster Médical. D’autres associations devraient rejoindre les rangs. Avec ses 550 exposants, un chiffre à la hausse, dont 20% sont des sociétés en provenance de l’international, le salon EPHJ-EPMT est un réceptacle idéal tant pour les sociétés établies et renommées que  pour les  start-up innovantes.

Faillite de Volna, le communiqué officiel

Faisant certainement suite à la publication dans notre média de la news « Volna, c’est fini« , Michael Blaye, Président du conseil des actionnaires, vient de publier un communiqué officiel.

Volna, c’est fini.

Selon nos informations, Volna dépose le bilan. L’aventure horlogère de cette anticonformiste, un tantinet décalée, avait commencé en 2006 sur le mode de l’alliage entre horlogerie suisse contemporaine et héritage soviétique. Durant BaselWorld 2010, la marque vivait un sursaut remarqué, grâce à Volnatomic, une nouvelle collection imaginée par le radioactif Yvan Arpa. Un bref retour de flamme qui n’aura pas suffi, malgré son buzz médiatique. Que s’est-il donc passé? La décision de jeter l’éponge, rendue publique à grands regrets par le nouveau Président Michael Blaye, était inéluctable. Ce d’autant que, depuis juillet 2009, l’implication financière de la compagnie singapourienne AG Asia Investments Ltd aura été significative. De plus, en raison d’une dette résiduelle trop importante due au précédent management, la chasse de Michael Blaye aux nouveaux investisseurs n’aura pas porté de fruits. Trop tard! La fermeture de Volna a donc été décidée unanimement par ses actionnaires, à l’issue de leur Assemblée générale annuelle du 30 juin 2010. Elle n’est donc pas l’expression de la seule  volonté de Michael Blaye qui représente l’actionnaire minoritaire AG Asia Investment Ltd. Elle ne serait pas non plus une question d’argent, mais plutôt d’insatisfaction récurrente face à une production horlogère et à un système de management qui n’aurait pas pris la voie de l’excellence espérée. Aujourd’hui, le Président reste convaincu que, au moment de l’apport de capitaux, le tableau présenté aurait été passablement embelli -c’est de bonne guerre, et que même avec quelques ‘rallonges’ supplémentaires, rien n’aurait permis d’effacer le mauvais pli. C’est donc au nom de sa passion pour l’horlogerie et l’ingénierie suisse que le Belge Michael Blaye s’interdit toute compromission. Une réalité fatale à Volna.

Rappel. En juillet 2009, l’arrivée de AG Asia Investment Ltd dans Volna fait passer le capital-action de CHF 460’600.00 à CHF 2’500’000.00. Sébastien Botinelli est alors nommé Président, deux des trois fondateurs, François Candolfi et Marc Calmonte, sont écartés. Juste après BaselWorld 2010, c’est au tour de Sébastien Botinelli de voir sa signature présidentielle et ses pouvoirs radiés. Depuis cette date, Michael Blaye est nommé président, avec signature individuelle et mission de réorganisation.

Julius Baer, partout les challenges…

Cette enseigne financière s’immisce dans la communication horlogère avec entêtement. D’abord en décernant, c’est désormais une tradition, une bourse à un jeune horloger primé dans le cadre du prix Gaïa (16 septembre 2010 à La Chaux-de-Fonds, au Musée International de l’Horlogerie). Ce presque trentenaire s’appelle Masaki Kanazawa, il est tokyoïte et sort du CIFOM-ET au Locle avec un brillant CFC d’horloger rhabilleur. Son projet? Résoudre pour le compte du Musée, un puzzle complexe composé de pièces disparates issues de vieux mouvements et destinées à composer un garde-temps à complication. Un genre de rubicub puissance cube. Cette bourse bancaire s’inscrit dans une longue tradition de la famille Baer, reprise par l’établissement: soutenir les jeunes artistes… helvétiques. Autre Challenge, une épopée vélique, ponctuée du grand prix Corum, baptisée le Challenge Julius Baer, dont le dernier acte se dispute le week-end du 17 au 19 septembre, dans les eaux territoriales qui vont jusqu’à Genthod de la Société Nautique de Genève.