Baume & Mercier lance une tweet-opération avec WorldTempus. Le SIHH 2012 en ligne…

Tweetophiles, à vos marques, prêts… Partez, le 13 janvier à 14h00! L’ensemble de la planète Twitter et de ses bourdonnements relatifs à l’actualité du SIHH 2012 seront regroupés en un seul flux. Etonnamment, l’initiative de créer durant le salon un « centre du monde » temporel, donnant aussi la part belle aux autres marques, ne vient pas des organisateurs du salon, la Fondation de la Haute Horlogerie (?!) mais de l’un de ses bouillants participants exposants, la marque Baume & Mercier qui trouve en Worldtempus.com, le site d’Edipresse, un relais fort utile. C’est à la limite de l’altruisme immatériel! Ainsi, chaque passionné -ou refoulé car ne rentre pas qui veut au Salon-, chaque journaliste spécialisé, disposera d’un lieu regroupant absolument tout ce qui s’écrit sur la toile à propos du SIHH 2012. Sur site web, tablette ou mobile. En temps réel, grâce à des capteurs sniffeurs, capables de repérer une palette de mots clefs. On l’a vu du côté des récentes révolutions dans le monde, l’info d’aujourd’hui, plus immédiate même que le média radiophonique, c’est Twitter. Quant à Baume & Mercier (fan page sur Facebook), elle enfonce le clou de sa longueur d’avance en matière de e-Communication. Du côté de l’agence orchestratrice de l’opération, il semble qu’on fourbit déjà ses armes pour BaselWorld…

Salon international EPHJ-EPMT-SMT, 565 exposants!

A cinq mois de son ouverture, des 5 au 8 juin 2012, la plus grande manifestation professionnelle de Suisse, franchit un cap majeur. Le nombre des exposants est à 99% identique à celui de l’édition 2011 (571)! Un beau cadeau des organisateurs André Colard et Olivier Saenger à Genève, qui accueille à Palexpo pour la première fois cette concentration d’acteurs de tous les domaines de haute précision, l’horlogerie et la joaillerie, les microtechnologies et les MedTech. Pour rappel, la manifestation avait été chassée des des terres lausannoises par le nouvel exploitant du Palais de Beaulieu. La barre mythique des 600 exposants devient donc de plus en plus de l’ordre du probable. Tout un programme!

Studio à louer durant le SIHH et le GTE 2011

Avis à tous ceux qui convergeront vers Genève en raison du SIHH et du GTE Geneva Time Exhibition. Petite perle trouvée par le bloghorloger.ch, un studio meublé à louer, suite à un désistement, à 30 mètres de la Place Bourg de Four (Vieille Ville). Modeste, confortable, calme, idéal pour deux personnes ou un couple avec enfants. Et franchement accessible au niveau prix.

Champs-Elysées, une marque horlogère suisse?

Nouvelle marque inscrite le 31 mai 2011 au Registre du Commerce de Neuchâtel (l’adresse web avait été achetée le 7 juillet 2010 par le Cabinet juridique Merlotti), Champs Elysées. Une société anonyme aux mains de Manuela Zaugg Rossi. Le link du site officiel, bien que non actif pour le moment, vient d’être rajouté au menu déroulant (colonne de droite, marques-groupes) du bloghorloger.ch

Genève plus chère? Pas si sûr.

En général, quand on vient de Neuchâtel ou de Saint-Croix, pire si l’on descend de Bienne ou des contrées jurassiennes voire soleuroises, on reste convaincu que Genève est bien plus chère et bien plus loin que Lausanne. Pour les Alémaniques, c’est pire encore. Depuis Zurich, lorsqu’une expansion en terres romandes s’envisage, on choisira toujours une succursale à Lausanne. Car Genève, malgré son internationalité et son aéroport, n’est encore pour eux que synonyme d’une escapade annuelle au Salon de l’Auto… Donc, Genève Tourisme ferait bien à l’année d’axer des actions de communication en direction des acteurs économiques du reste de la Suisse. Leur expliquer qu’il faut au moins autant de poireautage pour effectuer, depuis la sortie Blécherette, le trajet jusqu’au Palais de Beaulieu, que d’aller se garer sous Palexpo, seule halle d’exposition au monde à disposer pour ses parkings de sa propre sortie autoroutière et d’une gare SBB quasi y attenante. Quant à la prétendue cherté de l’offre hôtelière, là encore certains à priori ont la vie dure. Car, avec sa France voisine et la multiplicité de sa concurrence, se loger du côté de Genève reste souvent plus accessible, selon la catégorie hôtelière choisie. A l’heure où le salon EPHJ-EPMT-SMT, débarque à Palexpo (du 5 au 8 juin 2012), accueilli à bras ouvert en raison de ses plus de 600 exposants et de ses presque 13′000 visiteurs attendus, Genève Tourisme devrait profiter de mettre le paquet… Et éradiquer une bonne fois pour toute ce genre de préjugés.

Enterré le musée d’horlogerie de Genève?

Genève. A l’heure où une formidable expo horlogère transforme le Musée Rath en écrin de « Trésors d’or et d’émail » jusqu’au 29 avril 2012, histoire de se rendre compte enfin de la richesse et de la qualité de ce patrimoine d’exception, il est bon de relire la page 23 du Mémorial des Séances du Conseil Municipal de la Ville de Genève (168ème année, 4501 – N°39). Ou comment se clôture un sinistre épisode de la vie culturelle genevoise: CHF 423′032.07 ont été dépensés pour parvenir à la conclusion que la sécurisation de la Villa Route de Malagnou abritant le Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie de Genève était soi-disant trop coûteuse. De l’argent public jeté par les fenêtres puisque, de toute manière, la volonté politique ayant décidé de tout investir pour agrandir le Musée d’Art et d’Histoire, s’est employée depuis à tout mettre en oeuvre pour parvenir à ses fins. Comme démontrer à tout prix -c’est le cas de le dire- que d’autres Musées pouvaient y trouver un bénéfice. Ainsi, le 18 janvier 2011, selon le PV de cette séance en après-midi, « Le Conseil administratif a décidé d’abandonner le projet de réaménagement et d’agrandissement du Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie au profit d’une mise en valeur des collections dans le cadre de rénovation et d’agrandissement du Musée d’Art et d’Histoire au 2, rue Charles-Galland. L’étude du réaménagement, de la sécurisation et de l’agrandissement du Musée est abandonnée. » Des Musées d’Art et d’Histoire, il y en a des centaines voire des milliers dans le monde, un Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie, il n ‘y en avait qu’un, à Genève, dans l’une des métropoles horlogères les plus en vue de la planète. Cherchez l’erreur.

Celsius… Romaric, Meylan et Borès, objets nomades…

On savait Hugues-Olivier Borès sous-marinement occupé, après avoir été l’un des visages Patek Philippe durant plusieurs années. L’homme avait monté Help On Brands sa propre agence ès stratégies de développement, côté Paris. Bien lui en prit, puisque c’est dans ce cadre qu’il s’accoquine avec André Romaric et Edouard Meylan -oui, oui, le fils de…, les fondateurs de Celsius X VI II, une marque franco-suisse créée à Paris en mai 2006, au point d’en rejoindre le capital et d’en devenir Conseiller exécutif. A part le fait que l’ADN de cette nouvelle venue marie horlogerie et téléphonie mobile, sur le mode d’un objet luxe inspiré d’un papillon et doté d’un mécanisme de 547 composants, qu’elle dispose déjà de son site et de sa page Facebook afin de donner à ses objets nomades le rayonnement escompté, on en saura plus à BaselWorld -Halle 4.0, Sand A01. Il sera question de « Grand Complication for Timeless Communications« , objet prêt à butiner les fleurs plate-bandes fleuries des réseaux horlogers.

Timelab, trois missions chronométriques

Genève ne fait pas comme tout le monde, ça énerve parfois le reste de la Suisse. Pourtant, l’idée de regrouper sous le même toit institutionnel les prestigieuses appellations «COSC Chronomètre Certifié» et «Poinçon de Genève» est innovante. En dotant TIMELAB du statut de Fondation de Droit Privé, l’Etat genevois s’ébroue intelligemment d’éventuelles lourdeurs fonctionnelles et, tout en la maintenant dans le champ de sa législation, lui insuffle une dynamique de gestion d’entreprise privée.  Preuve en est le troisième secteur d’activité de TIMELAB, la métrologie et son laboratoire, qui, au travers de fédérations sportives internationales en quête d’homologation de leurs matériels de chronométrage sportif, vient de lui procurer une saine visibilité ainsi qu’une perspective de complément de ressources. Directeur Patrick Jaton.

Les Mürner rachètent Magma Concept, micro manufacture

Cédric Grandperret, tout en restant à la Direction de sa micro manufacture créée il y a une dizaine d’années, vient d’en céder le capital à la famille Mürner originaire de Reichenbach im Kandertal, une commune bernoise située dans l’arrondissement de Frutigen-Bas-Simmental. Bref, en provenance de Thune et pas trop loin de Bienne où la même famille, déjà particulièrement bien introduite dans les univers de la distribution horlogère via une histoire entrepreneuriale dédiée aux transports, enregistre le 31 janvier 2011 (publication dans la Feuille d’Avis Officielle le 22 février 2011), la société Union Horlogère SA, du nom d’une ancienne marque issue d’une démarche collective que l’histoire horlogère fait remonter à 1883. Au nouveau conseil d’administration de Magma Concept, respectivement aux postes de Président, Vice-Présidente et Secrétaire Général, Patrik (le fils), Suzanne (la mère) et Paul (le père) Mürner. Un rachat qui laisse présager de bonnes surprises tant la réputation de ce label d’excellence s’appuie sur une horlogerie vraie et sur des compétences solides, en matière de construction horlogère et de complications comme du côté des meilleurs rendus de l’imagerie 3D.

Rachat de Magma Concept

La micromanufacture Magma Concept, créée il y a une dizaine d’années par l’horloger Cédric Grandperret (lire son portrait), vient de trouver un nouveau propriétaire suisse. Son nom sera révélé dans prochainement dans ces mêmes colonnes. Membre du Jury du Prix Montre de l’Année du magazine Montre Passion, Cédric Grandperret reste à la tête d’une entreprise particulièrement bien considérée au monde des marques ou des fabricants de complications, un motoriste regorgeant de ressources créatives et de développement. L’accord finalisé ce jour, avec le concours du professionnel  et ami Philippe Thivolet,  permet ainsi à l’un de fleurons horlogers de la production de mouvements manufacture et de modules compliqués d’envisager l’avenir sous les meilleurs auspices.

Bradée, Eterna passe en mains chinoises.

Il semblerait que le groupe China Haidian, via sa société International Volant Limited, aurait déboursé la modique somme de 22,9 millions de francs suisses pour l’acquisition d’un des fleurons les plus mythiques de l’horlogerie suisse, la société anonyme Eterna AG Uhrenfabrik (Soleure), propriétaire de la marque Eterna. Même en tenant compte que la marque aurait accusé durant la dernière année de son activité des pertes conséquentes et que le nouvel acquéreur s’en serait porté garant, le montant semble particulièrement inférieur au prix que la plupart des observateurs du milieu horloger en aurait donné, à vue de nez. Le vendeur, la société F.A. Porsche Beteiligungen GmbH semble donc l’avoir bradé. Ce qui paraît le plus inconcevable, c’est que le Swatch Group certainement contacté à un moment ou un autre, n’aie pas saisi l’occasion d’annexer cette enseigne qui participa, comme client régulier, à la survie d’une partie de son outil de production mécanique, à une époque où, au sortir de la crise des années 1970, tous pensaient, Hayek Senior compris, que seule la montre à quartz avait un avenir. Nick Hayek junior serait-il plus gestionnaire que visionnaire? Il semble inconcevable que feu son père ne se soit pas battu pour une telle enseigne. Toujours est-il que Mr. Hon Kwok Lung, le nouveau propriétaire, annonçait fièrement la nouvelle, lors d’une récente réunion à Pékin face à l’univers de la sous-traitance chinoise. Un propriétaire qui possède, via une autre société fraîchement créée Swiss Chronometric (3 des 5 administrateurs résident en Chine), également la nouvelle marque Codex, appelée à être le haut-de-gamme d’Ebohr qui produit  650′000 unités considérées comme du bas de gamme.

Un tourbillon à fleur de Roller. Stylo pour horlophiles

Bon d’accord, c’est pas un vrai tourbillon qui se trouve encagé sous verre à l’extrémité de ce stylo Roller fort horloger! Heureusement d’ailleurs puisque le mécanisme qui lui ressemble, un système balancier issu de l’extraction d’une véritable pièce maîtresse de calibre, n’a d’autre vocation de titiller le plaisir des yeux à force de référence à l’univers mécanique. Instrument d’écriture particulièrement bien balancé, manufacturé dans les règles de l’art, tantôt recouvert de motifs stylisés de carbone ou d’un revêtement de résine noire cerclé de palladium, le Roller Stylo Tourbillon de la marque TF Est. 1968 s’inscrit dans la mouvance des boutons de manchette du même nom, dont la marque à peine éclose vient de vendre déjà presque 10′000 pairs. Du fun tendance, du design pratique pour mâle accro à l’écriture ou femme branchée accessoire. Derrière cette marque, Freddy T, un habitué de l’univers du retail horloger à l’échelle de la planète, qui se plaît à créer ce qu’il n’a pas trouvé dans ses voyages.

Eberhard & Co, 10 ans de Chrono 4

Eberhard & Co. L’histoire de cette authentique marque suisse, née en 1887 dans l’arc jurassien, est liée à celle du chronographe, au travers des décennies du siècle passé comme à l’orée du 21e siècle avec l’arrivée du Chrono 4. Cette marque à part bichonne sa production annuelle d’environ 15′000 unités. L’Italie, comme à l’heure où elle dictait la tendance mondiale, reste un marché privilégié, mais pas seulement…  Classés X, les dix ans de l’anniversaire de la famille Chrono 4 se célèbrent avec panache, en full size, avec notamment la Géant Titane en édition limitée. Quant aux accointances d’Eberhard & Co avec l’univers de la course vintage, elles se cultivent au présent tandis que Gilda, une collection pour femmes, s’ouvre au jeu des couleurs.

LVMH s’empare de Bulgari, Franscesco Trapani promu

Majoritaire de la célèbre enseigne italienne créée par Sotirio Bulgari en 1884, la famille Bulgari s’associe au groupe LVMH de Bernard Arnault au terme d’un week-end de négociation validé par le Conseil d’Administration de LVMH réuni dimanche soir 6 février 2011. Elle devient ainsi le 2ème actionnaire familial du groupe. Paolo et Nicola Bulgari resteront respectivement Président et Vice Président du Conseil d’Administration de Bulgari S.p.A. La Famille Bulgari disposera de deux postes au Conseil d’administration de LVMH tandis que Francesco Trapani, Administrateur Délégué de Bulgari S.p.A., entrera au Comité Exécutif de LVMH et prendra, au second semestre 2011, la supervision de l’ensemble des activités Horlogerie – Joaillerie du Groupe LVMH, en ce compris la Maison Bulgari. L’actuel responsable de ces activités, Philippe Pascal, restera au Comité Exécutif de LVMH et se verra confier de nouvelles responsabilités. Cette entrée dans LVMH va donner à Bulgari les moyens de renforcer son développement à l’échelle mondiale et d’optimiser ses achats et sa distribution. Lire le communiqué de presse.

Banque & Finance, page horlogerie

Changement du côté du magazine Banque & Finance de Promoedition. Une page horlogerie, dédiée aux complications et aux garde-temps susceptibles d’afficher quelque affinité pour le monde de la finance et ses acteurs, fait partie de la nouvelle formule lancée lors de la sortie du numéro 107. Un mandat confié par le nouveau rédacteur en chef, le journaliste économique Didier Planche, à TàG Press +41, agence de presse spécialisée horlogerie, fondée par Joël A. Grandjean, par ailleurs responsable éditorial du bloghorloger.ch. S’abonner. Sous la bannière valeurs refuges, les marques Corum, Vacheron Constantin et Armin Strom ont bénéficié de cette première…

Uniformity, concentré Blacksand, l’horlogerie loyale

Annoncée à plusieurs reprises par le bloghorloger.ch et attendue des passionnés, la nouvelle marque horlogère BLACKSAND dévoile, sur fond de Semper Fidelis, son modèle Uniformity. Loyale à l’esprit séculaire des horlogers se réclamant du « Faire Mieux Que Nécessaire« , cette ronde, une montre tout simplement, cache sa complexité sous une apparente simplicité, conjuguée aux temps techniques et à l’air du temps. Subtilement finie, elle est dotée du Calibre 1970, un mouvement automatique double-barillet issu d’une base Technotime et trempé dans un bain de Ruthénium, une mécanique ayant passé avec succès les tests du COSC et de Chronofiable. De l’horlogerie vraie, sincère, saupoudrée d’attentions élégantes et pétrie de codes horlogers originels. Un garde-temps à rendre accro le connaisseur, avec son optimale visibilité y compris la nuit où des inserts de matières luminescentes transcendent les reliefs de ses index et aiguilles. « Elements of Time manufactured in Switzerland« , un poinçon maître disposé en spirale, souligne son appartenance non négociable au terroir temporel helvétique. Ajouré à même le rotor, l’emblématique sablier devenu logo, fait aussi penser pèle-mêle à un cobra dressé, une représentation du yin et du yang ou à l’infinité d’un « 8″ stylisé. Détail tueur , une bague filetée, en son fond saphir, indique la bonne position des gravures. Décidément, Alain Mouawad, reconnu comme amateur et découvreur talentueux, signe là un retour magistral, d’autant plus louable qu’il s’est affranchi des freins familiaux. Blacksand est née, sur fond de violet surpiqué de gris platine. Un univers en soi…

Agenhor nouvelle fabrique: les «casquettes» et la pompe.

Longuement ruminée par le constructeur horloger Jean-Marc Wiederrecht, maître ès complications, l’idée est, selon lui, une question de bon sens: construire des dalles supérieures de plus grande taille que le bâtiment, comme des «casquettes», doit permettre qu’en hiver, lorsque l’astre du jour suit une courbe inclinée, le soleil pénètre par les surfaces vitrées, apportant sa contribution au chauffage intérieur. Ces mêmes dalles en été, lorsque la course solaire flirte avec la verticale, pourraient «briser les rayons», les empêchant de taper sur les façades. Jean-Marc Wiederrecht ne voulait pas la climatisation, il voulait pouvoir ouvrir les fenêtres, pour entendre l’eau couler –une marre a été installée, et les oiseaux chanter. Utopique? Grâce à son usine laboratoire Agenhor (Atelier Genevois d’Horlogerie), avec son écobilan positif et ses «charges négatives», il démontre que le respect  de l’environnement est un modèle économique viable. D’ailleurs, son bâtiment pourrait même lui rapporter de l’argent, puisque les SIG, fournisseur officiel genevois d’électricité, rachètent à bon prix, tout surplus d’énergie renouvelable produit par des particuliers…

Dès 2011, ‘Swiss Medical Technologies’ à l’EPHJ-EPMT

Désormais, la seule manifestation internationale annuelle consacrée aux domaines de haute précision qui conjugue l’horlogerie et l’ensemble des micro-nanotechnologies, sera aussi le rendez-vous annuel des MedTech. Les organisateurs du salon ont décidé d’offrir aux acteurs de ce secteur une meilleure visibilité. A Beaulieu Lausanne, les 24 au 27 mai 2011, un pavillon leur sera entièrement consacré. Sur le plan économique, les MedTech sont l’un des domaines les plus dynamiques de Suisse: un chiffre d’affaires annuel de CHF 22,9 milliards, 3′720 entreprises, 46′000 emplois directs, 54′000 indirects, 1′200 brevets par an pour environ 10′000 produits différents. Pas étonnant que des soutiens institutionnels se soient déjà manifestés: l’EPFL, déjà fidèle au rendez-vous EPMT, BioAlps, A3P Suisse ainsi que le Cluster Médical. D’autres associations devraient rejoindre les rangs. Avec ses 550 exposants, un chiffre à la hausse, dont 20% sont des sociétés en provenance de l’international, le salon EPHJ-EPMT est un réceptacle idéal tant pour les sociétés établies et renommées que  pour les  start-up innovantes.

Faillite de Volna, le communiqué officiel

Faisant certainement suite à la publication dans notre média de la news « Volna, c’est fini« , Michael Blaye, Président du conseil des actionnaires, vient de publier un communiqué officiel.

Volna, c’est fini.

Selon nos informations, Volna dépose le bilan. L’aventure horlogère de cette anticonformiste, un tantinet décalée, avait commencé en 2006 sur le mode de l’alliage entre horlogerie suisse contemporaine et héritage soviétique. Durant BaselWorld 2010, la marque vivait un sursaut remarqué, grâce à Volnatomic, une nouvelle collection imaginée par le radioactif Yvan Arpa. Un bref retour de flamme qui n’aura pas suffi, malgré son buzz médiatique. Que s’est-il donc passé? La décision de jeter l’éponge, rendue publique à grands regrets par le nouveau Président Michael Blaye, était inéluctable. Ce d’autant que, depuis juillet 2009, l’implication financière de la compagnie singapourienne AG Asia Investments Ltd aura été significative. De plus, en raison d’une dette résiduelle trop importante due au précédent management, la chasse de Michael Blaye aux nouveaux investisseurs n’aura pas porté de fruits. Trop tard! La fermeture de Volna a donc été décidée unanimement par ses actionnaires, à l’issue de leur Assemblée générale annuelle du 30 juin 2010. Elle n’est donc pas l’expression de la seule  volonté de Michael Blaye qui représente l’actionnaire minoritaire AG Asia Investment Ltd. Elle ne serait pas non plus une question d’argent, mais plutôt d’insatisfaction récurrente face à une production horlogère et à un système de management qui n’aurait pas pris la voie de l’excellence espérée. Aujourd’hui, le Président reste convaincu que, au moment de l’apport de capitaux, le tableau présenté aurait été passablement embelli -c’est de bonne guerre, et que même avec quelques ‘rallonges’ supplémentaires, rien n’aurait permis d’effacer le mauvais pli. C’est donc au nom de sa passion pour l’horlogerie et l’ingénierie suisse que le Belge Michael Blaye s’interdit toute compromission. Une réalité fatale à Volna.

Rappel. En juillet 2009, l’arrivée de AG Asia Investment Ltd dans Volna fait passer le capital-action de CHF 460′600.00 à CHF 2′500′000.00. Sébastien Botinelli est alors nommé Président, deux des trois fondateurs, François Candolfi et Marc Calmonte, sont écartés. Juste après BaselWorld 2010, c’est au tour de Sébastien Botinelli de voir sa signature présidentielle et ses pouvoirs radiés. Depuis cette date, Michael Blaye est nommé président, avec signature individuelle et mission de réorganisation.

Julius Baer, partout les challenges…

Cette enseigne financière s’immisce dans la communication horlogère avec entêtement. D’abord en décernant, c’est désormais une tradition, une bourse à un jeune horloger primé dans le cadre du prix Gaïa (16 septembre 2010 à La Chaux-de-Fonds, au Musée International de l’Horlogerie). Ce presque trentenaire s’appelle Masaki Kanazawa, il est tokyoïte et sort du CIFOM-ET au Locle avec un brillant CFC d’horloger rhabilleur. Son projet? Résoudre pour le compte du Musée, un puzzle complexe composé de pièces disparates issues de vieux mouvements et destinées à composer un garde-temps à complication. Un genre de rubicub puissance cube. Cette bourse bancaire s’inscrit dans une longue tradition de la famille Baer, reprise par l’établissement: soutenir les jeunes artistes… helvétiques. Autre Challenge, une épopée vélique, ponctuée du grand prix Corum, baptisée le Challenge Julius Baer, dont le dernier acte se dispute le week-end du 17 au 19 septembre, dans les eaux territoriales qui vont jusqu’à Genthod de la Société Nautique de Genève.

Watchprint, librairie horlogère en plein essor.

On pourrait estimer à 300′000 personnes dans le monde, les aficionados en horlogerie. Bref, une goutte d’eau en matière de marché. Sauf que le virus de la passion horlogère est de nature à se transmettre et que dans certains territoires comme la Chine par exemple, le nombre de riches augmente à vive allure et, avec lui, la soif de produits horlogers suisses. Donc aussi, l’intérêt d’en savoir plus, de se documenter, de se constituer sa propre bibliothèque. Est-ce pour cette raison que la librairie horlogère Watchprint, par ailleurs également éditrice,  ait doublé le nombre de ses clients en une année? Certes, les gens dépensent un peu moins, mais ceci compense cela. Une librairie qui n’hésite pas à « sortir » sur le terrain des salons et autres manifestations. Etre en ligne c’est bien, pouvoir dédicacer un ouvrage, rencontrer son auteur, c’est mieux.

VicenTerra: plus que 10 montres avant l’envol. Nouveau site

Même s’il aurait aimé aller encore plus vite, Vincent Plomb se rend-il compte à quel point les résultats de sa souscription sont étonnants: pré-vendre une soixantaine pièces, par les temps qui courent, ça relève de l’exploit. Et tout ça sans site internet! Enfin jusqu’à aujourd’hui, puisqu’un site officiel vient de pointer son adresse sur le web. Bref, petit à petit, le buzz s’est amplifié, dans les sphères jugées pourtant impénétrables des collectionneurs privés. Ces gens qui font la tendance, tout en restant dans l’ombre et en résistant aux sirènes parfois peu discrètes des marques qui rêvent de mettre la main sur leurs adresse. Et quel encouragement pour nos médias immédiats de savoir qu’à chaque « compresse » remise, ce sont quelques pièces qui se vendent… Merci lecteurs qui, grâce à la GMT-3 de VicenTerra, ce concentré complicationnel de rêve et de planètes d’un rapport qualité prix frisant le « sortie d’usine », montrez votre visage de passionnés. Bravo. Allez, pour le plaisir, on se revoit le film, on en relit le scénario et on s’refait un arrêt sur image sur la bestiole? Quand aux Parisiens, bonne nouvelle. Mister Vincent sera sur Paris le week-end du 18 et 19 septembre 2010. Il aura avec lui les prototypes de la genèse du modèle VicenTerra GMT-3. A ceux qui veulent un rencart, realis.vp@vtxnet.ch

Utopie? Une montre à chaque poignet, en souvenir de Nicolas Hayek

Le groupe est lancé sur Facebook: si tous les passionnés et amis de l’horlogerie se mettaient à arborer deux montres, une à chaque poignet, il se pourrait que l’ensemble de la branche horlogère suisse vende plus de montres. Surtout si la mode des « deux montres sinon rien! » venait à prendre. Après tout, l’idée pourrait être reprise par la FH qui, dans son histoire, n’hésitait pas à mouiller son maillot pour des opérations corporatistes ciblées. Ainsi, à une époque où les ventes de montres peinaient, la Fédération Horlogère Suisse avait lancé une campagne sur le chronographe. Il s’en vendit énormément, preuve que le message était passé. Nicolas Hayek avait réussi à la fois à capitaliser sur sa personne -sa notoriété médiatique lui permettait de faire le plein à chaque conférence de presse, tout en inventant le protocentrisme. Oui, oui, tout le contraire de l’égocentrisme. En fait, l’ego au service du produit! C’est pour ça qu’il portait invariablement tant de montres à ses poignets… Lire la chronique sur horlogerie-suisse.com.

Nayla Hayek, nommée Présidente du Swatch Group.

29 juin 2010. Nommée Présidente du Conseil d’Administration du Swatch Group en remplacement de feu son père Nicolas G. Hayek, Nayla sa fille n’avait jamais été sous le feu des médias. Même sa promotion au titre de Vice-Présidente, il y a environ 6 mois, n’avait pas été relevée. Entrée dans ce conseil en 1995, son chemin était pourtant tracé. Au travers de cette nomination à la fonction suprême, certainement initiée par son père, un message fort: la continuité, les concurrents n’ont qu’à bien se tenir, le renforcement de l’identité propre de chaque marque du groupe suit son cours. D’ailleurs, signe de la confiance du marché, l’action boursière n’a que très peu bougé. Entre les lignes, lisons aussi dans cette nomination, notamment pour les marchés sensibles à la notion de clan et à la gouvernance patriarcale mise en place par Nicolas G. Hayek, comme ceux du Moyen-Orient notamment, que la famille garde le contrôle, qu’elle reprend les rennes et les pôles positions. Toujours à l’adresse de ces marchés, qui mieux qu’une fille peut honorer l’héritage moral d’un père? Nayla Hayek n’est-elle pas également au Conseil d’Administration de Belenos Clean Power Holding SA, cette société si chère à Nicolas G. Hayek (recherche et réalisations en matière d’énergies du futur, propres et renouvelables). A ceux qui douteraient de sa carrure, elle répond sur le terrain de l’opérationnel, après avoir occupé des postes clefs pour le Swatch Group au Moyen-Orient et en Inde, par une belle réussite: la création en 2008 de la nouvelle entité Montres Tiffany SA. De ses passions d’avant l’immersion dans le groupe, elle conserve son titre de juge arbitre internationale pour les chevaux arabes, en sa qualité de membre de la WAHO, World Arabian Horse Organisation. Après tout, son frère n’était-il pas lui aussi promis à une carrière extra-horlogère, du côté du Cinéma où il fit tourner Peter Fonda dans Family Express? Ecouter l’interview de Nick Hayek sur Forum (Radio Suisse romande), assortie du commentaire de Joël A. Grandjean, responsable éditorial de bloghorloger.ch

Claret croit en l’humain et se bat pour ses savoir-faire

L’univers des discrets est peuplé d’irréductibles et de battants, Christophe Claret en fait partie, qu’on se le dise. Parce que sa Manufacture est un peu excentrée par rapport aux circuits médiatiques faciles, avec sa situation sur les hauts du Locle, parce que l’homme est un peu moins « grande gueule » que certains abonnés aux avis donnés sur un peu tout et beaucoup rien, on oublierait presque qu’il se passe des choses chez Christophe Claret. Qui méritent d’être amplifiées puisqu’elles sont chargées de valeurs référence. Ainsi, du côté de l’emploi, tandis que les lueurs d’une reprise annoncée occupe les colonnes, l’entrepreneur loclois d’origine lyonnaise n’est pas resté les bras croisés durant la crise. S’il vient d’introduire une mesure de chômage partiel -on ne travaille plus le vendredi, c’est qu’il n’a pas fait de concessions autre que le report du traditionnel voyage d’entreprise offert aux collaborateurs de plus de cinq ans. Sur le fond, il a tout misé sur le capital humain et la sauvegarde des emplois qui sont aussi celle des savoir-faire exceptionnels de sa Manufacture. Les prestations sociales offertes chez Christophe Claret SA vont au-delà de ce que prévoit la convention collective. S’y ajoutent de nombreuses attentions destinées à mieux vivre en bonne santé, comme une participation de 50% à l’abonnement fitness, ou la prise en charge des traitements destinés à arrêter de fumer.  Faisant preuve d’imagination et de dynamisme forcenés, pour compenser l’évidente baisse des commandes de marques parfois tellement de niche qu’elles furent touchées de plein fouet par la crise, il a ajouté à son catalogue de prestations, des travaux de sous-traitance (décolletage, fabrication d’ébauche). Puis, convaincu que sa DualTow -la montre anniversaire de ses 20 ans, pouvait avoir sa propre vie post-jubilatoire, il a  transformé l’essai en l’instituant en marque éponyme et en en sortant à BaselWorld 2010 une version Night Eagle. Bref, on se bat au Locle, c’est bon de le savoir. Car en 2009, tandis que certains licenciaient en masse ou faisaient leur dernier baroud d’honneur, sa manufacture limitait la casse. Seul 9 postes furent supprimés sur les 120.

Micro10, 3 jours neuchâtelois dédiés aux microtechnologies

A Neuchâtel du 2 au 4 septembre 2010, trois jours dédiés à « la microtechnique au service de l’homme et de son environnement« . Et des conférences, selon le site etudiants.ch, menées par l’aventurier business man Bertrand Piccard, le conservateur du MIH Musée International de l’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds, Ludwig Oeschslin et Pierre Thomann, directeur du LTF Laboratoire Temps/Fréquence de l’Université de Neuchâtel. Organisées par le CSEM, l’EPFL, la FRSM et la HE-Arc, Micronarc, Neode, l’UniNE et la CNCI (Chambre NE, Commerce et Industrie), ces journées, à en juger par la première édition de 2008 qui déplaça environ 2000 personnes, devraient connaître un franc succès. D’autant que le « tout public » est aussi visé, notamment avec des ateliers jeunesse, et l’implication d’acteurs issus du tissu industriel via des expositions. Evidemment, l’intitulé du titre colle à l’actu, puisqu’il sera question d’éco-villes, de développement durable ou d’exploration spatiale… Quant au thème et aux intervenants trouvés, ils s’inscrivent dans la pure ligne existentielle d’un salon tel que l’EPHJ-EPMT, seule manifestation au monde à mêler l’ensemble des microtechnologies dont l’horlogerie.

Ventes privées à Luxembourg

18-19 juin 2010. Onisac, une société sise à Rodemack (France) qui s’avoue « spécialisée en marketing de l’innovation« , tente de rameuter une dizaine de marques horlogères pour peupler les stands de ses premières « ventes privées de montres de luxe suisses au Grand-Duché du Luxembourg« . Libellé excessivement long, absence de site internet y consacré, document d’inscription peu représentatif d’une démarche haut de gamme, mais après tout, si les clients débarquent et que les distributeurs officiels ne sont pas fâchés… Pourquoi pas? D’autant que c’est pas très cher: 12oo euros la formule gold, 550 la silver, avec un repas pour une personne compris. Le lieu a été arrêté, il s’agit du restaurant « The Last Supper » niché dans le quartier des banques. Ceux comme moi qui n’y ont jamais encore mis les pieds, peuvent se faire une idée.

Trois jours de luxe ultime à Monaco.

Accessible uniquement sur invitation, cet événement qui se déroule les 23-24-25 juillet à Monte-Carlo, au Forum Gimaldi, brandit la carte de l’exclusivité placée sous le signe de la sécurité extrême. Une manière de mettre l’eau à la bouche de tout people, espérant soudain recevoir le précieux sésame d’invitation. Service quatre étoiles, lieu oblige, pouvant aller jusqu’au transport en hélico et jusqu’à un service personnalisé de conciergerie, la manifestation agréée par la CDE (Chambre de Développement Economique de Monaco) et la DTC (Direction du Tourisme), voudrait incarner, pour quelques uns seulement, la quintessence du luxe. Trois jours de rareté, d’exception, de beauté et bien sûr, la présence de marques qui répondent aux mêmes critères. Au nombre des secteurs exposants, bien sûr l’horlogerie et la joaillerie, entourée de Haute-Couture, de Jets privés, de design architecture et d’acteurs du marché de l’Art et des Antiquités comme… Sotheby’s Reality. Sauf que ce Sotheby’s là est plutôt la filiale immo de luxe de la grande dame des ventes aux enchères. Y participer? Remplir le questionnaire interactif qui se trouve sur le site, rubrique « Marques« .

Primeur, magazine JSH en kiosque et… à l’EPHJ-EPMT

Pour la première fois couplé au magazine Heure Suisse (Promoedition), ce qui en augmente fortement la diffusion, JSH (Journal Suisse d’Horlogerie), le plus ancien magazine horloger du monde (134ème année), relancé en 2008 avec un positionnement business to business fortement orienté collectionneurs, gens de la branche et aficionados, vient de débarquer en kiosque. Avis à l’ensemble des près de 550 exposants attendus à Lausanne Beaulieu, au Salon EPHJ-EPMT (horlogerie, joaillerie, microtechniques): il est possible de se le procurer avant sa distribution au Salon (du 8 au 11 juin 2010), en magazine tiré-à-part. Une rédaction en chef toujours confiée à TàG Press +41 et quelques dossiers alléchants: « Or éthique, le luxe s’invente une morale« ,  « Chronométrie, le Tourbillon réhabilité?« , par Fabrice Eschmann du BIPH. Le fil rouge? L’intérêt pour les marques de s’approcher des filières « écoles » et de la formation…