Utopie? Une montre à chaque poignet, en souvenir de Nicolas Hayek

Le groupe est lancé sur Facebook: si tous les passionnés et amis de l’horlogerie se mettaient à arborer deux montres, une à chaque poignet, il se pourrait que l’ensemble de la branche horlogère suisse vende plus de montres. Surtout si la mode des « deux montres sinon rien! » venait à prendre. Après tout, l’idée pourrait être reprise par la FH qui, dans son histoire, n’hésitait pas à mouiller son maillot pour des opérations corporatistes ciblées. Ainsi, à une époque où les ventes de montres peinaient, la Fédération Horlogère Suisse avait lancé une campagne sur le chronographe. Il s’en vendit énormément, preuve que le message était passé. Nicolas Hayek avait réussi à la fois à capitaliser sur sa personne -sa notoriété médiatique lui permettait de faire le plein à chaque conférence de presse, tout en inventant le protocentrisme. Oui, oui, tout le contraire de l’égocentrisme. En fait, l’ego au service du produit! C’est pour ça qu’il portait invariablement tant de montres à ses poignets… Lire la chronique sur horlogerie-suisse.com.

Nayla Hayek, nommée Présidente du Swatch Group.

29 juin 2010. Nommée Présidente du Conseil d’Administration du Swatch Group en remplacement de feu son père Nicolas G. Hayek, Nayla sa fille n’avait jamais été sous le feu des médias. Même sa promotion au titre de Vice-Présidente, il y a environ 6 mois, n’avait pas été relevée. Entrée dans ce conseil en 1995, son chemin était pourtant tracé. Au travers de cette nomination à la fonction suprême, certainement initiée par son père, un message fort: la continuité, les concurrents n’ont qu’à bien se tenir, le renforcement de l’identité propre de chaque marque du groupe suit son cours. D’ailleurs, signe de la confiance du marché, l’action boursière n’a que très peu bougé. Entre les lignes, lisons aussi dans cette nomination, notamment pour les marchés sensibles à la notion de clan et à la gouvernance patriarcale mise en place par Nicolas G. Hayek, comme ceux du Moyen-Orient notamment, que la famille garde le contrôle, qu’elle reprend les rennes et les pôles positions. Toujours à l’adresse de ces marchés, qui mieux qu’une fille peut honorer l’héritage moral d’un père? Nayla Hayek n’est-elle pas également au Conseil d’Administration de Belenos Clean Power Holding SA, cette société si chère à Nicolas G. Hayek (recherche et réalisations en matière d’énergies du futur, propres et renouvelables). A ceux qui douteraient de sa carrure, elle répond sur le terrain de l’opérationnel, après avoir occupé des postes clefs pour le Swatch Group au Moyen-Orient et en Inde, par une belle réussite: la création en 2008 de la nouvelle entité Montres Tiffany SA. De ses passions d’avant l’immersion dans le groupe, elle conserve son titre de juge arbitre internationale pour les chevaux arabes, en sa qualité de membre de la WAHO, World Arabian Horse Organisation. Après tout, son frère n’était-il pas lui aussi promis à une carrière extra-horlogère, du côté du Cinéma où il fit tourner Peter Fonda dans Family Express? Ecouter l’interview de Nick Hayek sur Forum (Radio Suisse romande), assortie du commentaire de Joël A. Grandjean, responsable éditorial de bloghorloger.ch

Claret croit en l’humain et se bat pour ses savoir-faire

L’univers des discrets est peuplé d’irréductibles et de battants, Christophe Claret en fait partie, qu’on se le dise. Parce que sa Manufacture est un peu excentrée par rapport aux circuits médiatiques faciles, avec sa situation sur les hauts du Locle, parce que l’homme est un peu moins « grande gueule » que certains abonnés aux avis donnés sur un peu tout et beaucoup rien, on oublierait presque qu’il se passe des choses chez Christophe Claret. Qui méritent d’être amplifiées puisqu’elles sont chargées de valeurs référence. Ainsi, du côté de l’emploi, tandis que les lueurs d’une reprise annoncée occupe les colonnes, l’entrepreneur loclois d’origine lyonnaise n’est pas resté les bras croisés durant la crise. S’il vient d’introduire une mesure de chômage partiel -on ne travaille plus le vendredi, c’est qu’il n’a pas fait de concessions autre que le report du traditionnel voyage d’entreprise offert aux collaborateurs de plus de cinq ans. Sur le fond, il a tout misé sur le capital humain et la sauvegarde des emplois qui sont aussi celle des savoir-faire exceptionnels de sa Manufacture. Les prestations sociales offertes chez Christophe Claret SA vont au-delà de ce que prévoit la convention collective. S’y ajoutent de nombreuses attentions destinées à mieux vivre en bonne santé, comme une participation de 50% à l’abonnement fitness, ou la prise en charge des traitements destinés à arrêter de fumer.  Faisant preuve d’imagination et de dynamisme forcenés, pour compenser l’évidente baisse des commandes de marques parfois tellement de niche qu’elles furent touchées de plein fouet par la crise, il a ajouté à son catalogue de prestations, des travaux de sous-traitance (décolletage, fabrication d’ébauche). Puis, convaincu que sa DualTow -la montre anniversaire de ses 20 ans, pouvait avoir sa propre vie post-jubilatoire, il a  transformé l’essai en l’instituant en marque éponyme et en en sortant à BaselWorld 2010 une version Night Eagle. Bref, on se bat au Locle, c’est bon de le savoir. Car en 2009, tandis que certains licenciaient en masse ou faisaient leur dernier baroud d’honneur, sa manufacture limitait la casse. Seul 9 postes furent supprimés sur les 120.

Micro10, 3 jours neuchâtelois dédiés aux microtechnologies

A Neuchâtel du 2 au 4 septembre 2010, trois jours dédiés à « la microtechnique au service de l’homme et de son environnement« . Et des conférences, selon le site etudiants.ch, menées par l’aventurier business man Bertrand Piccard, le conservateur du MIH Musée International de l’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds, Ludwig Oeschslin et Pierre Thomann, directeur du LTF Laboratoire Temps/Fréquence de l’Université de Neuchâtel. Organisées par le CSEM, l’EPFL, la FRSM et la HE-Arc, Micronarc, Neode, l’UniNE et la CNCI (Chambre NE, Commerce et Industrie), ces journées, à en juger par la première édition de 2008 qui déplaça environ 2000 personnes, devraient connaître un franc succès. D’autant que le « tout public » est aussi visé, notamment avec des ateliers jeunesse, et l’implication d’acteurs issus du tissu industriel via des expositions. Evidemment, l’intitulé du titre colle à l’actu, puisqu’il sera question d’éco-villes, de développement durable ou d’exploration spatiale… Quant au thème et aux intervenants trouvés, ils s’inscrivent dans la pure ligne existentielle d’un salon tel que l’EPHJ-EPMT, seule manifestation au monde à mêler l’ensemble des microtechnologies dont l’horlogerie.

Ventes privées à Luxembourg

18-19 juin 2010. Onisac, une société sise à Rodemack (France) qui s’avoue « spécialisée en marketing de l’innovation« , tente de rameuter une dizaine de marques horlogères pour peupler les stands de ses premières « ventes privées de montres de luxe suisses au Grand-Duché du Luxembourg« . Libellé excessivement long, absence de site internet y consacré, document d’inscription peu représentatif d’une démarche haut de gamme, mais après tout, si les clients débarquent et que les distributeurs officiels ne sont pas fâchés… Pourquoi pas? D’autant que c’est pas très cher: 12oo euros la formule gold, 550 la silver, avec un repas pour une personne compris. Le lieu a été arrêté, il s’agit du restaurant « The Last Supper » niché dans le quartier des banques. Ceux comme moi qui n’y ont jamais encore mis les pieds, peuvent se faire une idée.

Trois jours de luxe ultime à Monaco.

Accessible uniquement sur invitation, cet événement qui se déroule les 23-24-25 juillet à Monte-Carlo, au Forum Gimaldi, brandit la carte de l’exclusivité placée sous le signe de la sécurité extrême. Une manière de mettre l’eau à la bouche de tout people, espérant soudain recevoir le précieux sésame d’invitation. Service quatre étoiles, lieu oblige, pouvant aller jusqu’au transport en hélico et jusqu’à un service personnalisé de conciergerie, la manifestation agréée par la CDE (Chambre de Développement Economique de Monaco) et la DTC (Direction du Tourisme), voudrait incarner, pour quelques uns seulement, la quintessence du luxe. Trois jours de rareté, d’exception, de beauté et bien sûr, la présence de marques qui répondent aux mêmes critères. Au nombre des secteurs exposants, bien sûr l’horlogerie et la joaillerie, entourée de Haute-Couture, de Jets privés, de design architecture et d’acteurs du marché de l’Art et des Antiquités comme… Sotheby’s Reality. Sauf que ce Sotheby’s là est plutôt la filiale immo de luxe de la grande dame des ventes aux enchères. Y participer? Remplir le questionnaire interactif qui se trouve sur le site, rubrique « Marques« .

Primeur, magazine JSH en kiosque et… à l’EPHJ-EPMT

Pour la première fois couplé au magazine Heure Suisse (Promoedition), ce qui en augmente fortement la diffusion, JSH (Journal Suisse d’Horlogerie), le plus ancien magazine horloger du monde (134ème année), relancé en 2008 avec un positionnement business to business fortement orienté collectionneurs, gens de la branche et aficionados, vient de débarquer en kiosque. Avis à l’ensemble des près de 550 exposants attendus à Lausanne Beaulieu, au Salon EPHJ-EPMT (horlogerie, joaillerie, microtechniques): il est possible de se le procurer avant sa distribution au Salon (du 8 au 11 juin 2010), en magazine tiré-à-part. Une rédaction en chef toujours confiée à TàG Press +41 et quelques dossiers alléchants: « Or éthique, le luxe s’invente une morale« ,  « Chronométrie, le Tourbillon réhabilité?« , par Fabrice Eschmann du BIPH. Le fil rouge? L’intérêt pour les marques de s’approcher des filières « écoles » et de la formation…

Convention sur les poinçons

Afin de faciliter le commerce au sein des 19 pays signataires, la Convention sur le Contrôle et le marquage des produits fabriqués en métaux précieux, connue également sous le nom de Convention de Vienne ou de Hallmarking Convention, a été ratifiée par la Suisse. Ce qui signifie que dans le cadre défini, il est légalement possible d’importer ou d’exporter tout article porteur de ces marquages regroupés sous l’appellation « Common Control Mark » (voir exemple), sans autre forme de contrôle additionnel. Avec le slogan « The World Becomes More Precious » (et le monde devient plus précieux), cette institution représentée à Genève dans le quartier des Eaux-Vives, annonce la couleur. L’or, l’argent, le platine et toute autre forme de matière utilisée pour les montres, les bijoux et autres produits, sont-ils conformes à ce qui est annoncé… et donc vendu? Autant s’en assurer. Voir la brochure. Chaque année, la demande de marquage, qui n’est pas une obligation mais une démarche fondée sur le volontariat, grandit, comme le démontre les statistiques annuelles jusqu’à 2008 (on attend celles de 2009 avec impatience). Leur chiffre est passé pour la Suisse uniquement de 365′595 unités en 1982 à 1′239′180 vingt ans après, en 2002.

Canton de Vaud, soutien aux entreprises.

La Promotion Economique du Canton de Vaud et son responsable Raphaël Conz, réitèrent leur soutien au salon EPHJ-EPMT. L’occasion de rappeler comment le canton soutient les acteurs des microtechniques et des industries de précision dans le médical, les semi-conducteurs, l’instrumentation de mesure, ainsi que les savoir-faire de précision et de miniaturisation, dont l’horlogerie est un des catalyseurs. Il y a les aides financières directes et indirectes, permettant aux requérantes l’amorcer la pompe commerciale, les soutiens pour exposer à l’étranger. Il y a toujours le souci de ne pas se substituer à la direction de l’entreprise, mais de l’accompagner dans ses choix. Vaud a donc la volonté d’être partie prenante d’aventures entrepreneuriales et de favoriser le terrain de l’innovation. 60% des montants alloués encourage des start-up qui par définition n’ont pas forcément encore de chiffre d’affaire, 40% des petites et moyennes industries. Le cheval de bataille étant le soutien à l’innovation.

M30NW, le superalliage de Aubert & Duval

Destiné à l’origine aux implants médicaux, ce superalliage va prochainement débarquer en horlogerie par la porte de l’IFAGE (formations pour adultes, Genève) qui l’utilisera pour la première fois dans la construction d’une boîte de montre et de son bracelet. Visible à l’EPHJ-EPMT en juin 2010, cette première montre école, illustrera les trois métiers phare enseignés: l’horlogerie, l’usinage et le polissage. Le M30NW a été élaboré par Aubert & Duval, une société auvergnate qui vient de poser la première pierre de UKAD, une usine franco-kazakhe de transformation de lingots de titane construite en partenariat avec UKTMP. Créée en 1907, cette filiale du groupe minier français Eramet, est réputée pour ses solutions métallurgiques innovantes. En 1926, l’usine de la Compagnie d’Electrométallurgie des Ancizes (Auvergne) a augmenté son savoir-faire en élaboration d’aciers spéciaux.

Moscou accueille Parmigiani.

Courant avril 2010, la marque fleurisanne ouvre son deuxième Atelier Parmigiani à Moscou, après avoir inauguré cette nouvelle formule d’expansion en Turquie, fin janvier 2010. D’autres devraient suivre durant l’année, on parlait de cinq, il semblerait que ça soit finalement six. Toujours en partenariat minoritaire avec un acteur local, ces « Ateliers » sont plus que des vitrines vantant et vendant les collections de Parmigiani Fleurier. On y pratique également le relais des savoir faire horlogers, dans une notion de transmission des valeurs. Des tremplins d’une Excellence  qui rappelle que la marque et ses 4 sociétés soeurs, dont la Manufacture Vaucher, comptent comme clientes de prestigieuses enseignes de haute-horlogerie.

De l’or suisse… Le saviez-vous?

Etonnant, le lingot d’or swiss made (raffiné en Suisse) vaut plus cher que le lingot d’or travaillé ailleurs. Pas étonnant donc que la Suisse soit le plus grand raffineur du monde avec presque 50% du marché mondial, grâce à un triangle d’or au Tessin, regroupant quatre raffineries dont Pamp, créée en 1977 à Castel San Pietro. Qui vient de raffiner un lingot d’or anecdotique à partir de minerai -ou grains de minerai, provenant à 100% de notre terroir. Si, si, nous en avons, en toutes petites quantités, dans le lit de certains de nos cours d’eau. J’imagine dès lors la marque horlogère qui pourrait acquérir ce lingot, et communiquer à propos de la teneur de son swiss made, que même sa boîte or est 100% suisse! A quand un élevage de crocodiles en Suisse, du côté des villes thermales par exemples, qui permettrait de boucler la boucle en affirmant que même le cuir du bracelet est helvétique?

No dirty gold, Cartier s’engage.

Membre fondateur du RJC ‘Responsible Jewellery Council’, Cartier prend conscience que malgré sa renommée, elle n’a que peu d’influence sur ses achats de matière première. Selon Christophe Roulet, journaliste spécialisé, la marque ne pèse que 0,3% des volumes mondiaux utilisés en joaillerie. Elle opte donc pour une action groupée. Concrètement, elle choisit de montrer l’exemple et passe une partie de ses commandes à Goldlake, une société italienne qui exploite au Honduras ‘Eurocantera’, une mine ‘propre’. Cartier participe à la mise sur pied d’un ‘label de bonne pratique’, pour reprendre les termes de Pamela Caillens, Corporate Responsability Director chez Cartier Joailliers.

Emplois horlogers, la solution SOPJH®

Il y a les voies courues, les éternels sites internet spécialisés auxquels les sociétés ont le réflexe d’envoyer leur offres d’emploi, sur lesquels les candidats s’empressent de remplir leurs profils et leurs spécificités. Il y a aussi, et on y pense pas assez, la solution SOPJH®, le Salon Online des Professionnels de la Joaillerie et de l’Horlogerie. Qu’il fait bon parcourir ces pages envahies par un parfum de reprise… On y trouve même un link vers la base de données emploi de MicroTech Industry

40 scientifiques conférenciers invités à l’EPHJ-EPMT

Journées scientifiques, sommités invitées. Comme les années précédentes, le salon international EPHJ-EPMT sera du 8 au 11 juin 2010 le théâtre d’échanges de haut-vol. 40 intervenants triés occuperont le terrain pour, en colloques ou en conférences, partager le fruit de leurs recherches et de leurs compétences. Cette année, l’EPFL –L’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, donnera le coup d’envoi de ces journées, suivie par Swisslaser.net, une plateforme disposant du soutien de la structure fédérale CTI (Agence suisse pour la promotion de l’innovation). Enfin, Micronarc, le pôle micro-nanotechnique de Suisse occidentale, clôturera les deux dernières demi-journées. Le jeudi après-midi en collaboration avec Alliance, une plateforme regroupant 6000 chercheurs des hautes écoles de Suisse romande et du Tessin, et le vendredi matin avec DTF, DeskTop Factory.

EPHJ-EPMT, les inscriptions s’accélèrent…

Du 8 au 11 juin 2010, prochaine édition. Excellentes perspectives. Début avril, le taux de réservation d’espaces dépasse la surface totale de l’édition 2009, preuve que le réaménagement des surfaces au Palais de Beaulieu a stimulé l’arrivée de nouveaux exposants. Rendu possible dès 2010 grâce à l’investiture d’un seul bâtiment englobant les deux secteurs, EPHJ –Environnement Professionnel Horlogerie Joaillerie et EPMT –Environnement Professionnel des MicroTechnologies, ce gain d’espace a permis de contenter les entreprises, notamment du côté horlogerie, abonnées à la liste d’attente. La nouvelle configuration offre encore des perspectives et le rythme des inscriptions devrait s’accélérer d’ici au mois de juin.

Déstockeur, mode d’emploi

Abonné aux vols longs courriers, ce maillon de la vente horlogère vit en partie dans les aéroports, pas trop loin ni des zones franches ni de son pied-à-terre office, côté fret si possible. A partir de fichiers d’images de modèles, annotés de prix publics, il écoule les stocks des entreprises horlogères, auprès de qui il n’existe que soit par l’id de son adresse mail soit par ses entrées dérobées. Qui oserait convenir qu’on a besoin de lui? Il rend pourtant des services que la branche horlogère avoue à contrecoeur. Sans ce super vendeur inofficiel, nombre de bilans annuels vaudraient à leurs responsables d’écarlates remontrances. Comment devient-ton déstockeur? Être un as du commerce pur et dur, de la vente de haut vol. Chercher l’acheteur, disposer d’une connaissance pointue du tissu horloger suisse, des particularismes des marchés internationaux et des distributions officielles. Excellent fichier, entrées à haut niveau au sein des marques ou des groupes. Pour les meilleurs d’entre eux, la confiance et la transparence quant aux destinations finales des produits ainsi écoulés, sont au rendez-vous…

Revaz, expert en webguerilla marketing, sondage montres…

Intéressante expérience que celle menée par Pierre-Yves Revaz. S’adressant par sondage à ses plus de 10′000 followers, cet activiste notoire de la planète twitter & co reçoit de bien étonnantes réponses. Synthèses des résultats qui ont potentiellement touché, en français et en anglais, environ 30′000 Twitterriens et qui complètent les sérieuses incursions de IC-Agency dans le domaine statistique horloger. 12% des sondés admettent ne pas avoir de montres -beau potentiel pour les marques, et s’en référer au téléphone portable pour connaître l’heure. Presque 80 noms différents de marques horlogères sont apparus, laissant coi l’auteur des questions quant à la diversité insoupçonnée de ses suiveurs qui, soit n’ont qu’une seule montre, soit se rangent dans la catégorie des collectionneurs. Le grand vainqueur demeure Swatch avec un ranking de 10%, suivi par Tissot mention spéciale T-Touch avec 7%. Ex aequo avec 5,3%, Festina et Baume & Mercier, l’alerte enseigne de 180 ans. En embuscade, Casio et ses 4,7% damne le pion à Omega (3,3%) et Breitling (2,7%). Suit alors un groupe compact (2%) composé de Bell & Ross, Guess, Calvin Klein, Rado, Raymond Weil, Rolex et Seiko. d’insignifiants scores individuels avec un 1,3% englobant les Cortebert, Frédérique Constant, Guess, Longines qu’on aurait vu mieux classée, Nixon, Panerai, Polar, Tag Heuer un peu décevante, Younger & Bresson, Lotus. Les viennent-ensuite sont, en vrac et pour 0.7% Alfex, Alpina, Arthur & Aston, Aviator, Bexley, Boucheron, Breil, Bulgari, Cahartt, Cartier, Certina, Cerutti, Charriol, Diesel, Dior, DKNY, Dolce Gabana, Fossil, Graham, Harpo, IWC, JLC, Kanabeach, Katharine Hammet, Lacroix, Louis Erard, Marc Jacobs, Mephisto, Mondaine, Moschino, Nomos, Paco Rabanne, Patek Philippe, Poljot, Pulsar, PYR, Sector, Stamp, Suunto, Ted Baker, Ted-Lapidus, Time Design, Timex, Tokyoflash, TW Steel, Ulysse Nardin, Viceroy, Victorinox, Vostok, Yema, Zenith. Audemars Piguet… Etonnant absent, Hublot, malgré ses 112′000 fans sur sa Facebook page officielle. Rejoignez PYR sur Twitter.

Huguenot, les artisans du Roi….

Après avoir célébré en 2009 les calvinismes de circonstance lié au cinq centième du père du protestantisme, la marque Huguenot rend hommage par ses nouveautés BaselWorld 2010 aux Artisans du Roi, ces fameux contemporains du monarque Henri IV. Ceux-là même qui transplantèrent l’excellence au coeur de leurs terres d’accueil. 2010, c’est la date anniversaire -coïncidence de calendrier, de la disparition du Roi Henri IV (1553-1610), un roi animé d’inclinaisons sincères pour les idées généreuses de son époque, épris des valeurs de tolérance, pratiquant les curiosités vraies. Autour de lui, dans sa Cour, d’habiles artisans, intègres, animés par la quête du faire mieux que nécessaire et cultivant les amitiés corporatistes. Serge Beureux, Ajoulot au franc-parler et à la foi déplaceuse de montagnes, débarque avec un design pur et dépouillé, celui d’Eddy Burgener. L’esprit de l’intégrité cabinotière, dépouillé d’ostentatoire, souffle encore… Rigoureusement authentique.

bloghorloger.ch sort de l’anonymat…

Lire le communiqué. En français ou en anglais.

Le collectif d’insiders composant le bloghorloger.ch s’est choisi un visage éditorial et sort ainsi partiellement de son anonymat. C’est désormais l’agence de presse horlogère TàG Press +41, fondée par le journaliste Joël A. Grandjean -par ailleurs membre co-fondateur du collectif, qui devient le visage éditorial de cette entreprise d’information et qui assumera, après modération, le rewriting et une partie de la recherche de news. Depuis 2000, bloghorloger.ch distille de manière indépendante des news horlogères appréciées par la branche, les passionnés, les collectionneurs et les spécialistes. Née avec la percée de la blogosphère, cette adresse était, avant que les moteurs de recherches ne s’en mêlent, une plateforme d’échange entre les membres du collectif, distants géographiquement. Une sorte de think thank de la branche, dénué de toute fioriture et basé uniquement sur le texte, pratiquant parfois, toujours par passion pour l’horlogerie, une forme de désobéissance marketing. On est loin du copié-collé des dossiers de presse, loin de toute logorrhée textuelle. Désormais, les images sont de la partie, en option. Bloghorloger se lancera prochainement sur le terrain des mises en relations d’affaires.

Clariden Leu, l’horlogerie dans la communication bancaire

Rejoignant les quelques banques privées comme Julius Bär ou des institutions de la finance usant de la charge émotionnelle liée à l’horlogerie pour saupoudrer leurs communications de similitudes liées aux concepts de la précision ou de la tradition, la banque Clariden Leu s’offre un spot corporate -diffusé jusque sur les chaînes de télévision nationales suisses. Premières images, un horloger muni de sa loupe légendaire, affiche sa concentration jusqu’aux pourtours de son établi chargé d’outils. La banque visite ensuite d’autres mot-clefs comme « Sécurité » -un sportif tout en muscle et à cheval, « Passion » -une danseuse classique sur pointes ainsi que le terme « Equipe » porté par un orchestre de jazz. Trois autres mots qui auraient également pu se décliner dans l’univers du watch making. Comme quoi, l’horlogerie, c’est bien pratique. Questions? Qui est l’horloger sur l’image, quelle est la montre sur laquelle il travaille et celle qu’il porte? Le bloghorloger.ch attend vos indices…

Celsius… Romaric, Meylan et Borès, objets nomades…

On savait Hugues-Olivier Borès sous-marinement occupé, après avoir été l’un des visages Patek Philippe durant plusieurs années. L’homme avait monté Help On Brands sa propre agence ès stratégies de développement, côté Paris. Bien lui en prit, puisque c’est dans ce cadre qu’il s’accoquine avec André Romaric et Edouard Meylan -oui, oui, le fils de…, les fondateurs de Celsius X VI II, une marque franco-suisse créée à Paris en mai 2006, au point d’en rejoindre le capital et d’en devenir Conseiller exécutif. A part le fait que l’ADN de cette nouvelle venue marie horlogerie et téléphonie mobile, sur le mode d’un objet luxe inspiré d’un papillon et doté d’un mécanisme de 547 composants, qu’elle dispose déjà de son site et de sa page Facebook afin de donner à ses objets nomades le rayonnement escompté, on en saura plus à BaselWorld -Halle 4.0, Sand A01. Il sera question de « Grand Complication for Timeless Communications« , objet prêt à butiner les fleurs plate-bandes fleuries des réseaux horlogers.

Marketing horloger: nouvel institut de recherche. Lancé le 5 février 2010.

Issu d’une concertation entre la FH (Fédération de l’industrie horlogère suisse), de la CP (Convention patronale de l’industrie horlogère suisse) et de la JIMH (Association des Journées Internationales du Marketing Horloger lancée par Kalust Zorik), un nouvel institut voit le jour sous l’égide de la Haute école de Gestion ARC. Son programme est ambitieux. Non seulement appelé à nourrir en réflexions et études les entreprises horlogères dont il se voudra proche, l’Institut disposera d’un Observatoire (OMH) et encadrera des formations. Comme le CAS (Certificate of Advanced Studies) en marketing horloger dont le coup d’envoi est déjà prévu pour mai 2010, une formation en emploi d »une cent-cinquantaine d’heures. L’institut se répandra également en workshops ou en formations sur mesure, couvrant à l’envi et pour des entreprises concernées les disciplines de la stratégie, du branding, du pricing, de la communication et de la distribution. Pour en savoir plus, natasa.maksimovic@he-arc.ch.

deWitt s’apprête à faire des siennes

Depuis l’arrivée de la Chaux-de-Fonnière Nathalie Veysset à la direction financière puis à la Direction Générale de deWitt, suite aux quelques coupes qui ont suivi, chacun y allait de sa rumeur quant à la santé de l’entreprise. Qui choisissait de se taire, de se concentrer sur elle-même et de se mettre au boulot. Résultat? Un calibre tourbillon entièrement fait maison, à partir d’une feuille blanche, qui habite déjà quelques protos prémices au lancement d’une nouveauté BaselWorld 2010; un atelier de cadran autonome qui s’offre le luxe d’accepter très occasionnellement des commandes pour d’autres marques triées; une nouvelle campagne de publicité sur le thème de la « Classical Audacity », avec des toiles célèbres revisitées à la sauce contemporaine; et à la demande de plusieurs distributeurs, un modèle « entrée de gamme », sublime trois aiguilles, à moins de 20′000.00 francs suisses. Sans parler de deux à trois autres nouveautés révélées à Bâle. Ce n’est pas tout. La stratégie prévoit la conception et construction d’un calibre de base, ouvert aux développements complicationnels. Quant à ceux qui s’inquiétaient de ce que la déroute de BNB aurait pu pénaliser deWitt via quelques calibres restés en déshérence, qu’ils se rassurent. La maison avait pour usage de commander plus de kits qu’il n’en fallait pour ses besoins. Elle dispose donc d’assez de composants pour faire face au SAV. En d’autres termes, et puisque les mètres carrés du bâtiment le permettent, il se peut qu’on reparle prochainement d’expansion. Après la discrétion et la concentration, voici venue l’ère des résultats communiqués. De quoi réjouir les inconditionnels de cette marque élégante et intelligente, à l’image d’un comte habité par la bienfacture de son produit plus que par quelque effet de manche contre nature. Jérôme deWitt dispose de suffisamment de moyens pour asseoir sa vision long terme.

deLaCour: un « bof » de circonstance peut cacher un « Yeeees » contenu…

Ne tombons pas forcément dans le panneau. A la question de savoir « comment s’est passé pour vous le dernier salon« , la moue insatisfaite assortie du haussement d’épaule de circonstance peut être en fait une stratégie low profile pour tenter de maintenir l’état d’esprit ambiant dont on peut tirer quelque avantage (surtout lorsque certains fournisseurs sont encore en train de tirer la langue). Derrière le rideau, la moue peine à contenir un « Yeeess » magistral, même si la tentation de donner des chiffres demeure taboue au monde de l’horlogerie. Chez deLaCour, la double-répétition minute, à peine reçue de Claret, s’envole pour le pays du soleil levant. Ce qui ne veut pas forcément dire que sa valeur de plus de CHF 700′000.00 a été atteinte, mais qu’en tous les cas, l’offre fut suffisamment alléchante pour que la marque la laisse partir avant même d’en recevoir le deuxième exemplaire. Autre sujet de réjouissance, la bichrono recouverte d’astro céramique (lire le post) n’aurait pas laissé indifférents certains acheteurs d’Asie, réputés pour leur sens de l’aseptisé. Car la matière est certifiée anti-bactérienne. Il se pourrait donc que la première montre « propre » ait trouvé son public avant même que son prix de revient n’ait été calculé! Quant à la présence dans le showroom entre hôtels Beau-Rivage et Richemond de l’actrice taïwanaise Lin-Feng-Chiao, épouse de Jackie Chang (dont l’empire business a engendré l’expression Kung Fu Capitalism), elle pourrait bien rimer avec quelques achats effectués par le groupe Sparkle Roll Group Limited, (distributeur chinois incontournable de marques de luxe en Chine), derrière lequel le célèbre acteur d’origine modeste se cache. Ce même acteur qui vient de s’offrir une Richard Mille personnalisée, tandis que Sparkle Roll Group Limited inaugurait à Pékin la première boutique chinoise du plus parisien des horlogers suisses. Coïncidences?

Vincent Bérard rejoint la Fondation de la Haute Horlogerie

Natif d’Avignon, Vincent Bérard, artiste horloger, peintre, poète et sculpteur, arrive en Suisse il y a plus de trente ans. Formé à l’établi comme horloger rhabilleur (Ecole de la Vallée de Joux), il s’exerce à la restauration de pièces historiques au MIH -Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds avant d’oeuvrer au sein de plusieurs manufactures. Maître ès complications, il fonde en 2003 sa société qu’il dote de quatre pièces horlogères de 91 mm de diamètre, entièrement réalisées à la main, baptisées « Quatre Saisons Carrosse« . En Octobre 2006, la société rejoint le groupe horloger Timex et acquiert la solidité de reins qui lui permet d’envisager l’avenir sous le signe d’un essor plus rapide. Herbert Gautschi devient CEO tandis que Vincent Bérard peaufine son empreinte artistique, avec sa série de montres bracelet Luvorene, habitée par le calibre maison VB441, dont l’esthétique particulière, décorée main, décline les codes de la Mandorle. En 2009, la marque inaugure sa Manufacture. Elle compte une vingtaine d’employés et décide de rejoindre le cénacle de la Fondation de la Haute Horlogerie, en devenant le trentième acteur.

David Van Heim, nouvelle marque! Dual Chronograph

Appelées à susciter les mouvements de foule, façon petits pains de Noël où ruée sur les ventes soldiques, ces montres ultra-accessibles -leur prix vous en bouche un coin, sortent tout droit d’un moule encore chaud. Comme ce Dual Chronograph dont le brun profond, parcimonieusement mêlé à quelque substance lactée, relie aux envies de sucre et d’amer. David Van Heim, c’est une nouvelle marque qui risque de s’immiscer dans les rayons de fête ou d’après-fête, du côté des trucs abordables et typés design. Une marque qui se rit du marasme ambiant et vient d’inventer une nouvelle manière de couvrir d’un coup l’ensemble du marché suisse. Le bloghorloger vous en dira plus bientôt. En attendant, vous invite à écouter la musique aérienne du groupe Dawta Jena & Urban Lions qui transcende le fond sonore d’un site internet ma foi fort dynamique.

Cosandey Eric, professeur d’horlogerie et éditeur.

Horlogerie-suisse.com, sa plate-forme d’échange d’informations, destinée avant tout à partager son savoir et son enseignement à ses élèves, devient l’un des médias internet les plus indépendants et fiables de la branche. Ce site, auquel s’est associé Maximilian Büsser (sous la Sàrl Horloweb) est aujourd’hui un média consulté par les passionnés, les puristes ainsi que les collectionneurs du monde entier. Il demeure également la formidable vitrine de compétence d’une école d’horlogerie genevoise, au sein de laquelle Eric Cosandey enseigne et transmet ses compétences en horlogerie.

Cecil Purnell, au GTE en janvier 2009.

Depuis que à Alle (dans le Jura), l’Horlogerie Alaine a été vendue à Patek Philippe, l’opérationnel de Cecil Purnell, la seule marque suisse de haute horlogerie à ne produire que des Tourbillons, s’est retrouvé appauvri d’un de ses éléments. L’horloger Marcel Lachat -par ailleurs propriétaire de la marque Jura Watch, s’est vu contraint de se concentrer sur l’agrandissement de sa fabrique de Alle, qui passe d’une capacité d’une vingtaine de places de travail à environ 50 d’ici fin 2010. Il n’empêche. L’arrivée -cette fois certaine, d’un splendide calibre tourbillon maison, tout de noir nickelé, développé par l’horloger Cédric Grandperret (alias le team de la micro-manufacture Magma Concept), marque le retour d’une marque confidentielle, qui dispose de réservoirs d’aficionados en Malaisie (où l’actionnaire principal Jonathan Purnell passe une bonne partie de son temps), en Ukraine, en Russie, à Hong Kong et encore aux USA.  Créée en hommage à un être cher dont elle a pris le nom, la marque, dont le troisième associé est Stéphane Valsamidès, se détache donc de ses jurassiennes origines pour s’installer là où d’autres excellences résident, notamment du côté de Plan-Les-Watches Perly. Sportifs et racés, ses garde-temps, dont le modèle Hambergé conjugue quelques complications boîtières,  sont également prisés en versions serties, personnalisables et en séries limitées. A découvrir en janvier au GTE -Geneva Time Exhibition.

Sellita, l’aternative ETA, la fin d’un monopole?

Avec 25% de parts de marché (sur les 4 millions de montres mécaniques produites en Suisse et comprises dans le chiffre total de 24 millions de montres), la Chaux-de-Fonière Sellita, fraichement installée dans ses locaux du Crêt du Locle s’est donné les moyens d’être une sérieuse alternative à ETA, l’entité du Swatch Group actuellement sous les feux, pour la énième fois, d’une enquête de la Comco (Commission contre la concurrence). Environ 300 clients l’ont compris. Son mouvement SW 200, depuis que certaines protections liées à des patentes échues ont sauté, affirme seul et comme un grand, ses franches performances. De quoi régater face aux « tracteurs » d’en face, aguerris par tant de générations d’horlogers d’ETA. Il y a également, pour un plus haut de gamme, le SW 300 puis un calibre chronographe, le SW 500. Bref, la famille de calibres maison compte cinq membres, de quoi s’éviter de passer la main.  Sellita est dirigée par Miguel Garcia, CEO et propriétaire depuis 2003. Les clients s’habituent peu à peu à changer leurs habitudes, ils sont déjà au nombre de 300. Il est probable que l’attitude de Hayek Senior, ces derniers-temps, les y encourage…

Culture horlogère, générosités subventionnelles…

Sur l’enveloppe de deux millions d’euros votée par le Conseil Général du département du Doubs, en France, quatre montants de € 7′510,00 ont été généreusement attribués à quatre petits musées ruraux, dont Le Musée de la montre de Villers le Lac (Droz-Flores), let le Musée de l’horlogerie du Haut Doubs à Morteau. Quelle générosité! En comparaison des € 95′636,00 attribués àl’extension du tremplin de  saut à Chaux Neuve et des € 98′962,00 dédiés à la construction de 7 logements pour la gendarmerie de Morteau. C’est mieux que rien. bloghorloger.ch appelle ceux qui connaissent les chiffres suisses à se manifester. L’horlogerie, parent pauvre de la Culture et provider riche de l’économie…

Emch Manuel, nouveau CEO de Romain Jerome

Est-ce parce qu’il est collectionneur d’art contemporain que Manuel Emch a accepté le nouveau défi de diriger la marque Romain Jerome? Quoiqu’il en soit, les oeuvres laissées par l’ancien dirigeant Yvan Arpa pourraient prendre en valeur grâce à cette nomination attendue -la rumeur circulait depuis deux mois. Ainsi, la voie choisie par la marque, celle de s’approprier des légendes, reste d’actualité et sera conjuguée aux temps de la nouvelle impulsion. L’homme est un passionné d’art -il reçoit à quinze ans une oeuvre en guise de premier salaire dans la galerie d’art où il travaille, formé à l’Art Center de la Tour de Peilz, l’antenne suisse de l’école Pasadena. Puis il fait ses débuts chez Sothebys avant d’obtenir sa licence HEC en économie de l’Université de Lausanne. Après quelques escales dans le consulting côté business process reengeneering, il vit sa fascination pour l’horlogerie grâce à la formidable aventure de la relance de la marque Jaquet Droz. Au sortir d’un cycle de huit ans, il précise, lors de la conférence de presse du 9 décembre à l’Hôtel Président Wilson de Genève, que c’est bien lui qui a démissionné, qu’il n’a pas été « poussé vers la sortie » et que le fait de se retrouver à la tête d’une structure plus modeste, indépendante de toute appartenance à un groupe, a des effets « libérateurs. » Débuts effectifs, le premier janvier 2010, avec, un premier bilan intermédiaire à BaselWorld 2010 où la marque Romain Jerome, particulièrement déterminée à investir tant dans les personnes nouvellement engagées que dans les moyens qu’elle envisage pour perdurer, s’offre un nouveau stand situé dans la mythique halle principale. A lire également, le rendu de la conférence de presse.

Manuel Emch, nouveau CEO RJ Watches.

Romain Jerome vient de confirmer la rumeur qui circulait. C’est bien Manuel Emch (fils de Arlette Emch qui occupe un siège capital au sein du groupe Swatch), qui reprend les rennes de l’entreprise désormais connue pour s’être adossée à quelques légendes mondiales. Selon les premières révélations, elle devrait continuer dans cette voie tracée par Yvan Arpa, débarqué sans ménagement et avec une partie de son équipe, pour motif de « violentes divergences« , selon les termes utilisés par François Tissot le 9 décembre 2009 au cours d’une conférence de presse au President Wilson de Genève. Inévitablement, au risque d’éclipser quelque peu l’arrivée du brillant transfuge de la marque Jaquet Droz,  les journalistes ont tout tenté pour percer le mystère des vraies raisons du départ d’Yvan Arpa, dont la personnalité semblait indissociable de la marque. Impossible d’en savoir plus, aux motifs que les procédures en cours empêchent toute confidence sur le sujet. Malgré l’acharnement insistant des questionneurs, silence radio assorti d’une promesse de plus de loquacité le moment venu, c’est à dire lorsque la justice aura tranché. Ah si, une petite avancée tout de même dans la voie de la recherche de la vérité. « Ce n’est en tout cas pas pour défaut de résultats » qu’Yvan Arpa a été débarqué, précise François Tissot, reconnaissant donc finalement son indéniable apport dans l’histoire de l’entreprise qui a pourtant minutieusement effacé toute trace de son passage dans les pages web de sa jeune histoire. A propos, quels résultats, combien? François Tissot, tout en affirmant que la société va bien, avoue que les comptes du bilan sont en cours et que, même au niveau du Conseil d’Administration, on n’est pas au clair sur ce point. En fait, les violentes divergences porteraient plutôt sur la gestion de l’entreprise. Bref, dommage pour Manuel Emch qui a tout de même convaincu par son fair play, qu’un prédécesseur absent ait à ce point été présent dans les discussions.

Wertheimer, Gérard: Chanel… et Châtelain

Abonnée annuellement aux fameux égarements people de la presse économique, via le classement des plus grandes fortunes de Suisse, la famille Gérard Wertheimer, de Genève, active dans le luxe et la mode, totaliserait de 4 à 5 milliards et sa fortune serait stable. Avec son frère Alain qui vit à New York, Gérard Wertheimer possède le groupe Chanel (couture, parfums et bijoux), co-fondé par son grand-père et par Coco Chanel (de son vrai prénom Gabrielle). Or, le N°5 de Chanel demeurant l’un des parfums les plus vendus au monde, les deux frangins pèsent à eux seuls près de 8 milliards de dollars. Presque accessoirement, serions-nous obligés d’écrire, Gérard Wertheimer est administrateur-président de l’entreprise horlogère G. et F. Châtelain (La Chaux-de-Fonds), active dans la fabrication de boites et de bracelets de montres. Son épouse, Valérie Wertheimer est la fondatrice de Action Innocence, une association qui milite contre la pédophilie sur Internet.

Formation, le relève 2009-2010. 386 engagés.

Non seulement le nombre des diplômés -troisième ou quatrième année de formation, sera plus élevé en 2009, mais 386 jeunes gens entament une formation cette année. Ces nouveaux apprentis témoignent de l’attractivité des métiers de l’horlogerie auprès de la nouvelle génération. Les diplôme décernés étaient de 206 en 2008 pour 270 en 2009, soit une augmentation de 31%. De quoi se réjouir. Les métiers concernés sont les suivants. L’horloger (le praticien, en industrie ou le rhabilleur), le micromécanicien, le dessinateur-constructeur en microtechnique, l’opérateur en horlogerie AFP, le polisseur et le termineur en habillage horloger. Selon la Convention Patronale de l’industrie horlogère (CPIH), la branche prend au sérieux la formation et la relève, chiffres à l’appui. Même si elle s’oppose, avec la complicité du syndicat UNIA au renchérissement, côté salaires dans l’horlogerie et la microtechnique (décision du 18 septembre 2009).

Genève: Musée d’Horlogerie rayé de la carte?

Le Musée de l’Horlogerie et de l’Emaillerie aurait été rayé de la carte! En tous les cas, son statut d’entité propre, filiale du Musée d’Art et d’Histoire (MAH), obtenu entre 1969 et 1972 a simplement été biffé, pour devenir -et le mot est pompeux, un corpus de « collection » témoins signifiants d’une industrie majeure exercée dans la Cité depuis le 16ème siècle. Le bloghorloger.ch n’a pu obtenir aucune confirmation officielle de cette news, puisque aucun pv de séance n’en témoigne. Toutefois, le message est gravement explicite. Les mots ne sont ni anodins ni innocents. On veut bien que l’horlogerie soit une industrie, une économie, mais de là à la considérer comme une culture à part… Et n’allez pas nous dire que c’est le braquage de 2002 qui a traumatisé à ce point. Genève, capitale mondiale de la haute horlogerie, privée de Musée! Ou disposant d’un sous-musée, une sorte de département rattaché au Musée d’Art et d’Histoire… Plaisanterie, on aura tout vu.

Sotheby’s, enchères record.

Avec un total de CHF 76′579′350.00 (Septante Six Millions Cinq Cent Septante-Neuf Mille Trois Cent Cinquate Francs Suisses), l’année des enchères Sotheby’s est plutôt positive et David Bennet, le Chairman, se frotte les mains. Rien qu’en novembre, le 21, les coups du marteau ont avalisé le montant de CHF 37′011′375.00 grâce notamment à la vente de deux diamant bleu dont le « Star of Josephine » et à un superbe diamant vert. Les relations presse depuis la Suisse sont reprises par Paola Orlando de Luxeco.

Pierre Jacques devient ambassadeur. Reconversion

Pierre Jacques vient d’être nommé Branch Manager des Ambassadeurs à Genève. Dès 2010 il dirigera la plus ancienne enseigne du groupe née en 1964 et occupant encore à ce jour, rue du Rhône, une vingtaine de collaborateurs. Le groupe est également éditeur de L.A, un luxueux magazine destiné aux clients. La boucle est bouclée. Après les marques, les spécialistes et les journalistes, voici Pierre Jacques enfin sur le terrain des acheteurs, si riche en rencontres, enseignements et occasion de partage. Il remplace Alexis Meyer, débarqué soudainement. Bel exemple d’évolution de carrière. Après avoir été formé à l’école commerciale de Roland Ray -l’une des plus maousse en matière de vente d’espace, Pierre Jacques crée une régie publicitaire différente avant d’entamer la publication de GMT, un adverdorial honnête, qui trouve annonceurs, licences, nouveaux marchés, et lecteurs. Et qui lui permet au passage de nourrir son authentique passion pour l’horlogerie. Un magazine franchement positionné, qui regorge de perles rédactionnelles véritables, lancées sous la houlette de Brice Lechevallier.  Le pôle Edipresse Luxe rachète majoritairement le magazine GMT -on parle d’un montant à peine inférieur à CHF 1 million, garde son co-fondateur avant de le nommer Directeur du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, accentuant au passage l’idée que l’event est en phase de se refaire une vertu. Gardera-t-il ce titre?

Michel Hade nouveau Directeur Général Bulova Swiss.

Bulova Corporation (siège à New York) nomme pour remplacer Robert Faessler en poste depuis sept ans, le Canadien Michel Hade à la direction générale de Bulova Swiss SA (Fribourg). Ce résident en Suisse, transfuge d’expériences professionnelles en terrain international notamment au sein de BRP (Bombardier International Products), et chez Bauch & Lomb (pharma). Depuis la Suisse qui différencie sa production à venir en lançant la marque Bulova Accutron synonyme de tous les produits swiss made, il gèrera les marchés italiens, européens, du Moyen-Orient d’Afrique et de la région Asie-Pacifique. Pour rappel, la marque est une société indépendante, associée à la Japonaise Citizen Watch Company Ltd. Elle a été fondée aux Etats Unis en 1875 par Josef Bulova, jeune immigrant en provenance de Bohème, qui ouvre à Maiden Lane (New York City) une première échoppe joaillère.

Heure d’hiver, l’astuce.

Comment s’y retrouver? Chaque fois la même interrogation, concernant l’avance ou le recul de sa montre, voire de l’entier de sa collection pour autant qu’elle soit au top du remontage et qu’elle n’oublie pas les ordis et autres matériels. Voici le truc le plus simple pour s’en souvenir:  «Octobre» se termine par «re», donc on recule l’heure. «Avril» commence par «av», donc on avance l’heure. Ainsi, à 3 heures du matin le dimanche 25 octobre 2009, il sera 2 heures. Simple, efficace! Et pour ceux qui rechignent à se creuser la tête, Genève (le Canton) indique la marche à suivre. Instituée en France en 1975, suite au choc pétrolier de l’année précédente, la démarche vise l’économie d’énergie liée à l’utilisation inutile de la lumière électrique. Cette mesure n’est toutefois pas nouvelle: elle apparait en Angleterre et en Irlande dès la fin de la deuxième guerre mondiale et en Italie en 1966. A compter de 2002, c’est l’Europe entière qui s’y met, suite à une directive. La Commission Européenne, c’est du sérieux, a défini le calendrier jusqu’en 2011. En Suisse, on s’y met en 1985 (voir ordonnance fédérale RS 941.299.1). Pour conclure, heure d’été = TU +2, heure d’hiver = TU +1. A propos, on fait quoi durant l’heure qui compte pour beurre? Et si on se revoyait un film avec Juliette Binoche… J’ai oublié le titre!

Favre-Leuba en vente?

Ça prend du temps, du côté des services juridiques entre vendeur et nouveau partenaire technique, appelé peut-être à devenir acheteur. Car, si vente de cette mythique enseigne horlogère propriété du Groupe Valentin espagnol il y a, elle ne se fera pas d’un coup. Step by step, une entrée toujours plus insistante dans le capital action, s’étalant sur plusieurs années. Montant et identité non dévoilés pour l’instant, l’annonce est prévue mi-novembre 2009. L’acquéreur pressenti, après plusieurs qui se présentèrent au portillon, serait un acteur nouveau dans le monde de l’horlogerie. Non pas un groupe, mais une famille. Signe que les choses bougent, il y a déjà plus d’un mois, c’est la magnifique demeure bâloise que la marque avait investie comme siège prestigieux, qui fut vendue. Une excellente affaire, à ce que l’on dit. Peu rassurant, le téléphone dudit siège ne répond plus, pas l’ombre d’une déviation. Ouf, le site internet continue de répandre la bonne image.

Dates automnales, à vos agendas.

Tandis que la ronde des inexorables grand-messes annuelles est amorcée, avec la Soirée Montre de l’Année (Ringier Romandie, Montres Passion) le 28 octobre 2009 à l’hôtel Intercontinental de Genève, avec la GMT magazine Party, soirée culte zestée branchée qui remet le couvert au restaurant du Parc des Bastions le 29 octobre 2009, avec  enfin le 9ème Grand Prix de l’Horlogerie de Genève, le samedi 14 novembre 2009 au Grand Théâtre, il est une date qui risque de faire couler de l’encre: la conférence de presse du GTE, Geneva Time Exhibition, a été fixée au 3 novembre 2009. L’occasion pour ce nouveau venu sur la scène évènementielle horlogère, intelligemment rejoint par la plate-forme The Watch Factory, de dévoiler les noms d’une trentaine d’exposants qui ne seront pas au SIHH, ni dans les hôtels environnants, à la même période. Une trentaine? C’est plus que les marques de la Fondation de la Haute Horlogerie, ce qui rend cette manifestation ainsi que son réceptacle – le CICG (Centre International des Congrès de Genève), déjà incontournables.

Black Belt, le luxe au mérite, pour ceintures noires.

Pour la première fois, une montre que même la plus vaste des surfaces financières ne peut acheter sauf si… elle est en mesure de démontrer qu’elle est titulaire d’un sésame! Un sésame qui s’obtient au mérite -le luxe change de camp, après une longue maturation personnelle, faite d’abnégation, d’un zeste d’ascétisme et d’un respect de valeurs immuables. Ceinture noire, for black belt only. Née à l’issue d’un combat, cette montre in black, combattive, est l’oeuvre conjointe de deux adeptes des arts martiaux, Yvan Arpa et Claudio Alessi. A peine dégagé de toute suspicion liée à son éviction subite de la marque Romain Jerome, Yvan Arpa, surnommé le Simon Templar de la branche, invente une prise en forme de nouveau business model qui fait l’économie des points de vente classiques et autre distributeurs. Non pas par déni de leurs rôle si utile à l’horlogerie, mais parce que les clubs martiaux fonctionnent selon leurs propres règles, avec des membres, des titulaires. Ce sont donc eux, plus précisément les maitres attestant du niveau requis, qui délivreront le garde-temps. Ce sera également la première fois qu’une montre prendra de la valeur par rapport à son propriétaire et en perdra en cas de cession. Lancement le 30 octobre 2009, lors de la soirée anniversaire et de la Nuit des Combattants du 15ème salon des Arts Martiaux et Sports de Combats, au Stade du Bout du Monde (Genève).

Lire également la news bloghorloger.ch du 5 mars 2009 et le commentaire de Grégory Pons du 9 mars 2009.

Rodolphe Cattin retrouve sa liberté. Exit du Franck Muller Group.

Pétri d’une sincérité inhabituellement en marge des règles de la communication, le communiqué est signé Rodolphe Cattin qui jette l’éponge en se distançant à fin octobre 2009, de l’opérationnel des marques qu’il avait fondées, acquises par le Groupe Franck Muller: Rodolphe Montres & Bijoux et Rodolphe & Co (Atelier de Design). Très instructif! En se retirant, Rodolphe Cattin généralise son cas aux autres « petites » marques du groupe et désigne sans ambages Vartan Sirmakes pour qui ces viennent-ensuite se mueraient en poids morts, voire seraient responsables des difficultés du groupe. Le CE(G)O en prend pour son grade, lui qui faisait état pour la première fois de son génie financier (expression prononcée lors d’un WPHJ d’avant la friction avec Franck Muller), et s’était mis à avaler ces « petites » enseignes sans doute pour bâtir son indépendance face à son omniprésent associé, indissociablement lié à son sort et source passagère d’urticaires à répétition. Aux démangeaisons d’alors, dont la presse s’était largement fait l’écho, s’ajouteront les grincements de dents du jour. Car Rodolphe Cattin, qui fait usage d’une liberté de parole que sa qualité d’actionnaire minoritaire lui confère, met au passage le doigt sur des points sensibles dans tout le groupe: problèmes de stratégie, de qualité, de livraisons, d’impossibilité de développer sainement la marque qui porte son nom. A ces reproches techniques s’ajoutent ceux d’ordre humain: situation délétère, combats internes, complots, retournements majeurs, trahisons de collaborateurs proches, etc.. La réponse du groupe ne saurait tarder. A moins qu’un prochain sur la liste ne sorte du bois. Les paris sont ouverts. Non pas Pierre Kunz, ni Barthelay, ni ECW (European Company Watch), ni encore MHR (Mahara Watch), éteinte depuis belle lurette. Peut-être qu’une deuxième secousse pourrait survenir du côté du CEO de Backes & Strauss… Ce ne sont que supputations, il va de soi.

Yvan Arpa, verdict favorable: ni faute, ni déloyauté

Ni faute, ni déloyauté. Tel est le verdict de la Cour de Justice de Genève, dans son jugement du 29 septembre 2009, concernant le procès opposant la société RJ Watches (marque Romain Jerome) à son ex-CEO Yvan Arpa. Le bouillant entrepreneur, débarqué sans ménagement de son poste le 6 juin 2009, s’était astreint à un mutisme volontaire face aux interrogations que le milieu horloger se posait. Une telle éviction, provoque toujours remous et rumeurs, d’autant que quatre membres rapprochés de son équipe en avaient également fait les frais. S’il avait choisi de se taire, c’était certes en raison de la procédure en cours, mais également, par souci de loyauté vis-à-vis du principal actionnaire de Romain Jerome, le Prince Fahd Al Saoud. Suivront donc les procédures au Prud’hommes, ainsi que d’éventuelles suites judiciaires. Quoiqu’il en soit, cette nouvelle lui redonne les coudées franches et… le sourire. Deux armes qui pourraient bien servir son retour sur le devant de la scène. Rappel des faits, écouter le reportage de Pierre-Antoine Preti, dans le journal de la Radio Suisse Romande du 6 août 2009.

Pascal Brandt rejoint le groupe Bvlgari

Officiellement à commencer du 1er octobre 2009, l’ancien responsable de communication de deWitt, le journaliste Pascal Brandt, est appelé à la rescousse à Neuchâtel pour reprendre en main la communication du pôle horloger de Bvlgari. Passée la période de formation interne saupoudrée de tous ces petits riens inhérents à toute nouvelle arrivée, on se réjouit de percevoir les prochaines orientations stratégiques. A suivre…

Aucune raison d’augmenter les salaires… 2010.

En tous les cas dans l’horlogerie et la microtechnique, comme l’indique le communiqué de la Convention Patronale (CP) de l’industrie horlogère suisse, réunie le 18 septembre 2009 à Neuchâtel avec le syndicat UNIA. Les raisons de ce statu-quo pour les 436 entreprises soumises à la Convention collective? Primo, l’indice du prix à la conso a reculé de 0.8% entre août 2008 et août 2009, secundo, le salaire moyen de la branche a augmenté de CHF 226.00, passant à +4% et ce, sans compter les déjà +2,45% (soit CHF 140.00), négociés l’année passée, à titre de renchérissement, par la CP et les syndicats. Du côté du syndicat SYNA, même harmonie de vue. Peut-être faut-il signaler que la Convention collective de travail de la branche (CCT) ne concerne que les problématiques du renchérissement et des salaires minimaux d’embauche. La question des salaires effectifs (susceptibles d’inverser la tendance à la hausse), demeure l’affaire des employeurs. Avis aux environ 4′000 travailleurs concernés, pas d’augmentation globale cette année. La course au cas-par-cas est ouverte.

Nouvelle plate-forme horlogère en perspective. Watchonista.com

On peut y vendre des montres, neuves ou déjà portées, se les échanger, apprendre sur l’horlogerie, créer sa collection, qu’elle soit matérielle ou virtuelle, et communiquer avec les amoureux de la branche. Le site Watchonista.com est déjà en ligne, avec la mention « coming soon ». Mais qui se cache derrière la société Watchonista Inc, Wilmington (Delaware) dont Moneyhouse confirme l’enregistrement le 12 mars 2009 à l’Office du Secrétaire d’Etat de l’Etat du Delaware? Alexander Friedmann est Directeur de la succursale de Lausanne (une société anonyme) et Marco Gabella est administrateur. bloghorloger.ch attend vos infos, complémentaires aux articles déjà parus sous largeur.com ou PME magazine.

Courvoisier, qu’est devenue la marque? Quiz!

Bloghorloger.ch serait heureux de connaitre l’identité du Russe qui a acquis cette marque horlogère (classe 14) dont l’histoire pourrait être aussi prolifique que celle sur laquelle s’appuie des Jaquet Droz, des Breguet ou autres perles historiques. Il n’y a pas si longtemps, un avocat de la place neuchâteloise fut contacté par un groupe américain en quête d’emplettes horlogères. Courvoisier était sur les rangs. Le service juridique dudit groupe ayant quelque peu trainé, c’est un Russe qui s’est emparé du joyau pour un montant d’une centaine de milliers de francs suisses. Le groupe s’est consolé en achetant, pour plusieurs millions, une marque chaux-de-fonière à quatre lettres. Dans l’attente de vos commentaires pour en savoir plus…

Armin Strom déménage…

Qui dit plus de place dit la possibilité de fabriquer également ses propres mouvements. La marque, fraichement relancée et armée d’ambitions que son statut de fabrication à haute valeur manuelle ajoutée lui autorise, s’installe à la Route de Boujean à Bienne. Locaux tout neufs, ateliers d’horlogerie clairs et spacieux, parc moderne de machines et… une inauguration le mercredi 9 septembre 2009. Armin Strom en bref. Presse et amis étaient de la fête. Quelques images

Romain Jérôme se donne le coup de grâce…

Tandis que certains s’emploient à rester en vie, d’autres s’évertuent à détruire leur propre succès… Pourrait-on créer un comité de prévention du suicide économique? Romain Jerome, non contente d’avoir coupé la tête sans ménagement de son successfull CEO Yvan Arpa et d’une partie de sa « garde rapprochée » (4 personnes), viendrait de licencier une partie de son équipe de production. On parle de 8 personnes! Mais que va-t-il rester dans cette coquille et qui pourra produire les montres commandées? Au nom des intérêts d’une branche malmenée, comment se fait-il que personne ne milite contre l’autodestruction sociétale et le gâchis des carrières détruites? Incompréhensible. On espère que son Altesse le Prince Fahd Al Saoud va se réveiller un matin en disant « stop », et en reprenant le lead de la gestion de ses avoirs…

Cyma, le 150ème c’est demain.

Dans trois ans, le 150ème anniversaire. Espérons que la marque locloise née en 1862, quelque peu déshéritée de son passé et de sa richesse historique par plusieurs années de concentration « facile » sur le marché qui marchait le mieux, les US, renaisse de ses cendres. Et s’embarque dans la réouverture de l’ensemble des pays dans lesquels elle était profondément enracinée. Avec un nombre d’environ 40 millions de montres et réveils vendus durant son histoire, imaginons que les terres à regagner couvrent l’ensemble de la planète, de l’Europe du Nord jusqu’à l’Afrique du Sud. D’ailleurs, au Pays de Mandela, un petit malin s’est approprié le nom, il n’y a pas si longtemps. Alors que nous prépare-t-on du côté de la Rue des Billodes? Espérons qu’un calibre soit au menu, ce serait la moindre. Souvenez-vous le réveil 8 jours qui réveillait trois foyers suisses sur quatre. Il était doté d’un calibre qui pourrait bien, soudainement, devenir un mythe s’il était adapté au poignet. Les ingrédients y sont, et la trentaine de collaborateurs (il y eut un temps 2′500 personnes), mériterait d’avoir des perspectives à la hauteur du trésor patrimonial sur lequel ils sont assis. Déjà, l’ensemble de l’équipe américaine vient d’être changée, voire réengagée sur d’helvètes bases. Peut-être aussi qu’un ménage sera fait dans le nombre des références, trop élevé pour l’époque. L’ancienne manufacture, liée à l’histoire de Tavannes Watch (parce que les Juifs n’avaient pas le droit de s’établir au Locle), mérite une résurrection que ses volumes actuels pourraient lui permettre de financer…

Diamants guinéens, la reprise?

Batax Bouna International Mining Corporation, une société jusque là inconnue appartenant partiellement au Guinéen Elhadj Bouna Kéita -acheteur et évaluateur de diamants et pierres gemmes, reprend les activités moribondes de AREDOR (Association pour la Recherche du Diamant de de l’Or) abandonnée par les capitaux pakistanais depuis 2008, qui devrait donc rouvrir. « Trouver un opérateur qui aura les moyens de reprendre la société, de relancer les activités, de payer les arriérés des employés et de les réengager » était l’objectif, selon l’interview donnée par le Ministre des Mines à Onga Camara, correspondant à Conakry du journal Les Afriques. Ticket d’entrée? 30 mio de dollars et 15 mio pour la réhabilitation de l’usine des mines de diamant de Bananköro, dans la préfectuer de Kérouané, au sud-est de la Guinée. Deux autres « repreneurs » potentiels, vraisemblablement Daf Limited (appartenant à un géologue guinéen appuyé par des intérêts émiratis) ainsi qu’une compagnie sud-africaine, se seraient désistés. Dans les comité de sélection et d’audit se trouvait des spécialistes du ministère des Mines et… bien sûr, un représentant de la junte militaire, le général Sékouba Konaté. L’espoir est donc permis. Que la provenance guinéenne des diamants ne soit plus liée à de mauvais résultats, tant au regard du Processus de Kimberlay que dans les bilans laissés par AREDOR. Source, Les Afriques (s’abonner à la newsletter de cette excellente publication).

Romain Jerome décapitée… Eviction de Yvan Arpa (Opinion)

Rarement marque horlogère n’avait été à ce point liée, dans son destin, à la personnalité de son CEO. Yvan Arpa, avait fait d’une marque moribonde, positionnée par erreur sur un terrain de golf, la marque qui s’adossaient aux légendes les plus parlantes de notre inconscient collectif. Sa collection Titanic-DNA dépassa en notoriété les deux prénoms Romain et Jerome, enfants du fondateur Alain Bajulaz. Hissant la rouille au ranz des matières tendance et luxissimes, combattant à coup de véritables poussières de lune le pré-carré d’Omega sur l’aventure de la conquête lunaire, Yvan Arpa, connaisseur des terrains de vente mondiaux et surtout amoureux de belle horlogerie, avait encore son programme de légendes à conjuguer. Soudain, l’aventure se crashe. Non pas que le vent ne soit plus en poupe  -voiles gonfflées à 23 millions de CA en à peine plus d’une année d’exercice effectif, vitesse de croisière à haut rendement de 14%, non pas que la crise se soit finalement abattue sur cette nouvelle-venue… Il pourrait s’agir juste d’une histoire d’homme à homme qui, lorsque l’un tient les cordons de la bourse et l’autre ce qui s’y ballade (idées ou corroles), tourne au vinaigre (saupoudré d’ego barbouillé?), parvenant à embrouiller les âmes. Yvan Arpa aurait-il réclamé de manière trop rock’n roll le fruit de son labeur, cet incentive contractuellement prévu et qui traînait un peu? Quoiqu’il en soit, Tarek Ismail, le boss d’Alliance, structure appartenant au Prince Fahd Al Saoud et chargée de veiller sur ses intérêts, a opté pour la décapitation. Yvan Arpa lourdé, séance tenante (6 juin 2009, pm), avec 4 membres de son team. L’intendant trouva-t-il le temps d’avertir son Altesse, en proie aux US à des soucis de santé d’êtres chers? S’est-il rendu compte qu’en décapitant le fou du roi et le loyal, c’est au Roi qu’il pouvait faire offense? Se peut-il qu’un monarque se retourne sur son crachat? Sauf cette hypothèse de la réintégration, c’est bien un iceberg qui a heurté la coque fringante de Romain Jerome. Connaisseurs, fournisseurs, medias et riches clients en sont convaincus. Il le disent déjà… Lire l’hommage paru dans JSH.

EPHJ-EPMT, réjouissant bilan.

L’édition 2009 (des 12 au 15 mai 2009) du seul salon international où les microtechnologies et l’horlogerie disposent de proximités d’espace et d’intérêts, a connu une augmentation de 12% des visiteurs. Soit 11′611 entrées pour 515 exposants. Convivialité, atmosphère professionnelle bénie et placée sous le signe d’échanges commerciaux bien réels, ont eu raison de toute tentation morose. Les 35 exposants français, encouragés par les subventions hexagonales, ont constitué sous l’impulsion de la chambre France-Suisse pour le commerce et l’industrie, le premier Pavillon français. Autre démarche corporatiste régionale, le Canton du Jura, outre son stand commun à l’EPHJ a réitéré sa présence massive dans le cadre EPMT. Quant aux échanges scientifiques, ils se sont également enrichis, outre la fidèle plate-forme de l’EPFL, de deux présences d’envergure: Micronarc-Alliance et FEMTO-ST, l’Unité Mixte de Recherches associée au CNRS et rattachée à l’Universitéde Franche-Comté (UFC), l’Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et de Microtechniques (ENSMM) ainsi qu’à l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM). Pour la première Japon et Etats-Unis étaient de la partie. Prochaines dates, du 8 au 11 juin 2010, toujours à Beaulieu Lausanne.

Corum et ses salaires: hommes et femmes à même enseigne

Le tourisme a ses labels verts, environnementaux. L’éthique entrepreneuriale dispose désormais en Suisse d’une instance « Equal Salary » destinée à encourager l’équité salariale homme-femme. On s’y inscrit, on s’engage dans une procédure pilotée par un comité de sélection composé de personnalités fortes du domaine de l’emploi. Au bout du compte, si les critères sont remplis, le label est décerné. C’est ce qui vient de se produire pour la société Corum, dont la directrice des RH Yolaine Bôle a déniché le potentiel positif d’une telle reconnaissance pour la marque. Ainsi, la maison horlogère de la rue du Petit-Château, à La Chaux-de-Fonds, créée en 1955 par René Banwart, devient le 5 juin 2009 la première société de la branche à être ainsi honorée. En Suisse, seules quatre entreprises ont eu accès à cette certification. Et même si ce label ne dispose par encore d’une énorme antériorité, c’est la politique RH toute entière de Corum qui est encouragée. Avec comme vision de replacer l’être humain au centre et de conjuguer la maxime de Arnold Toynbee: « Les composantes de la société ne sont pas les êtres humains, mais les relations qui existent entre eux ». En ces temps moroses, le message est une respiration stimulante.

Patron horloger à 22 ans. Jonatan Gil reprend Dubey Schaldenbrand

Avec une once de nostalgie, nous devrons renoncer aux savoureuses escapades du côté des Ponts-de-Martel, sur les terres même de feu la mythique Martel Watch. Cette fabrique de mouvements, disparue à l’orée des seventies, livrait ses mécanismes aux plus grands noms du siècle passé. C’est en ses murs que Georges Dubey et René Schaldenbrand, horlogers réparateurs de talent, s’étaient rencontrés puis, en 1946, associés pour produire des garde-temps longtemps prisés par les collectionneurs. Ils y avaient d’ailleurs croisé Cinette Robert qui, après y avoir fait son apprentissage s’était envolée pour la finance, avant d’y revenir, en 1995, rachetant la marque et de lui donnant l’essor qu’on connaît. Une once de nostalgie aussi de penser que l’une des dernières CEO de l’horlogerie cède son siège à un représentant de la gent masculine. Les temps changent… C’est donc avec une salve d’enthousiasme que nous accueillons Jonatan Gil qui, après une année de travail au sein de la compagnie, vient de la racheter. Il la déménagera du côté de La Chaux-de-Fonds afin d’en bichonner le devenir qui s’appuiera sur les valeurs originelles de la marque. A 22 ans, il est le plus jeune CEO de la branche, ce qui ne l’empêche pas de faire preuve d’une sagesse étonnante. Tombé dans la marmite horlogère depuis sa naissance -sa famille y est active, il a déjà huit foires de Bâle à son actif et dispose d’un solide bagage informatique. Ses premières déclarations sont rassurantes: « Aucune révolution n’est prévue à court terme: la situation économique est difficile et il faut d’abord assurer l’opérationnel. Et j’ai le temps. Je compte conserver la philosophie de l’entreprise tout en la faisant évoluer. Une entreprise qui se veut artisanale peut aussi être moderne« . Vive la reprise, lorsqu’elle semble tant en phase avec les valeurs patrimoniales!

Franck Muller réduit sa voilure de plus de moitié

Tout en annonçant d’ici au 30 juin 2009 un maximum de 200 collaborateurs licenciés sur les 428 restants (puisque déjà 90 postes avaient sauté), la direction du GFM Watchland SA (alias le groupe Franck Muller), précise que son bilan d’engagement de personnel reste toujours positif sur sur les cinq années précédentes. Avait-elle besoin de rajouter cet égocentrisme de mauvais goût, qui lui permet de rejeter l’ensemble de la responsabilité sur la situation conjoncturelle et donc de faire passer le message qu’un plan social proposé aux débarqués, c’est après tout déjà pas mal. Petit conseil, il faudra surveiller avec attention du côté du Luxembourg, afin de voir de quelle manière l’entreprise évoluerait et viendrait à trouver des formules qui, après coup, permettraient de désigner ce dégraissage comme étant une étape nécessaire dans quelque réorganisation occulte. Lire le post dédié à l’organisation financière de la société. Quoiqu’il en soit, le communiqué précise clairement « aucune autre information ne sera communiquée par l’entreprise ». Tiens, tiens, Vartan Sirmakes, d’habitude si friand de s’épancher dans les médias, aurait-il soudain peur de parler aux journalistes?

Franck Muller, mécano financier.

Franck Muller et Vartan Sirmakes créent par convention le 4 novembre 1991 une société simple en vue de fabriquer une collection de montres portant la marque Franck Muller. Il est prévu qu’une société anonyme voie le jour, chacun en ayant 50% et le droit de résilier le contrat à six mois. Technowatch SA est donc inscrite au RC le 12 novembre 1991 et devriendra Franck Muller Watchland SA en 1998. Le 23 décembre 2002, FM Watchland enregistre au niveau mondial la marque «Franck Muller Crazy Hours». Vraisemblablement avant la constitution de la société simple, la Franck Muller Trade Mark Distribution Ltd (FMTM) voit le jour à Tortola (lles Vierges britanniques) et accorde le 28 octobre 1991 à Technowatch SA une licence exclusive pour l’usage de la marque « Franck Muller ». Franck Muller donne le droit à FMTM d’enregistrer la marque qui porte son nom au niveau mondial, ce qu’elle fait. Si au moment de sa création Franck possède la totalité du capital FMTM, il passe avec Vartan à la même date une convention de cession d’actions qui permettra à Vartan, en fonction des résultats de FM Watchland, d’accéder jusqu’à la moitié du capital action. A cette convention s’ajoute une clause d’incessibilité des ations de FMTM. Entre le 11 décembre 1992 et le 25 mai 1998, Franck Muller cède à Vartan, à titre gratuit et en cinq étapes, la moitié du capital-actions de FMTM. En 1997, Chrono Star International Participations SA est constituée au Luxembourg comme holding faîtier des diverses sociétés susmentionnées. Elle devient ensuite Chrono Star International Participations Franck Muller SA. Le 5 septembre 2000, Franck Muller et Vartan Sirmakes vendent les actions de FMTM à Chronogroup Holding SA, qui a versé à chacun la somme de CHF 28 500 000 ainsi qu’un montant de CHF 1 500 000 pour paiement différé. Ils sont soupçonnés de vouloir échapper au fisc et s’en défendent en évoquant un potentielle entrée en bourse. Chrono Star détient la totalité du capital-actions de Chronogroup et de FM Watchland. Ses actions sont détenues par Franck et Vartan (21,4% chacun) et par les sociétés Jongo BV et Rozet BV (28,6% chacune). Chronogroup et FMTM gèrent le patrimoine immatériel que représente la marque «Franck Muller», alors que FM Watchland produit les montres. Franck Muller a été le directeur de FM Watchland du 1er juin 1993 au 31 décembre 2003. Le 15 août 2003, un litige dont l’épopée sera largement servie dans les médias, permet à ces données de sortir au grand jour. Qu’en est-il depuis, quels ont été les arrangements trouvés. A la lecture de ces lignes, l’analyste pourrait surveiller le Luxembourg. Car les récents licenciements -plus de la moitié des personnels à fin juin 2009, entièrement mis sur le dos de la crise, pourraient dissimuler quelque manoeuvre de réorganisation. Après tout, le champ des montages financiers est encore assez vaste.

Paul Picot, l’arrivée de Christophe Schaefer.

Eric Oppliger, désireux de réduire son temps d’activité professionnelle en raison de son âge, cède à Christophe Schaeffer son poste de Directeur Général de la marque Paul Picot (Société des Montre Paul Picot SA) toujours aux mains de la famille Boiocchi et de son patriarche Mario. Il restera à disposition du conseil d’administration. Bonne arrivée.

Hublot et Magma Concept, le procès évité…

L’affaire aurait pu tourner au vinaigre. En se libérant de son mandat à 60% de responsable de la Production chez Hublot, Cédric Grandperret, co-fondateur de Magma Concept, aurait eu matière à quelque peu écorner l’image qu’un certain Jean-Claude médiatiquement omniprésent se tue à polir. Un différent de nature fiancière, s’entend. Juste après le rachat par le groupe LVMH, ça aurait pu faire tâche. Et voilà qu’avec un peu de goodwil et d’élégance, un soupçon de revirements et de retours à la raison, la conciliation a porté ses fruits. Le procès est évité de justesse. Hublot poursuit sa route, essaimant ses big bangs au fil des évents et des célébrations, Magma Concept continue sa poussée dans le monde des micro-manufactures (15 personnes), maitrisant toutes les étapes d’une production à échelle prototypique ou semi-industrielle. Sans parler de la foule de clients qui s’y presse pour réaliser ce que les professionnels de la souris considèrent comme les meilleures images 3D (photos réalité et films) sur le marché de la pré-vente. Ce laboratoire d’idées, tant du côté des matières que des mouvements, lance aussi Globe Master Watches, une marque à forte connotation aéronautique et surtout, déjà repérée par les aficionados de l’horlogerie vraie.

Afrique, valeur financière des matières premières.

Evalués à 46′200 milliards de dollars, les gisements africains de matières premières équivalent en valeur à 13 fois le revenu annuel de la Chine! Qu’est-ce qui empêche donc l’Afrique de valoriser de telles richesses, largement suffisantes à lui permettre de rejoindre le rang des premières puissances mondiales? Des voix de plus en plus insistantes s’élèvent pour qu’une valorisation de ces richesses puisse s’opérer, au bénéfice des populations locales. Encore faudrait-il passer entre les gouttes de la corruption et des soutiens contre-nature d’un Occident intéressé et post-colonialiste…

Afrique, richesses naturelles hypothéquées…

Comment se faire du blé sur du vent? Une société minière qui décroche un contrat avec un gouvernement africain, sous la forme d’une concession lui autorisant l’exploitation de gisements, peut s’en servir pour trouver des financiers prêts à sauter dans le train des promesses de gain. Il se peut même que ces sociétés se soient créées uniquement pour réaliser ces opérations financières juteuses, avant de s’offrir à la revente. En effet, comment accorder du crédit à des structures sociétales junior, sans moyens conséquents ni personnel, sans bureaux mais juste avec des actionnaires anonymes et quelque obscure domiciliation dans des paradis fiscaux? Comment ces acteurs fraîchement débarqués sur ce marché des octrois de concessions parviennent-ils et à convaincre les gouvernements africains et à s’introduire dans les failles du système boursier, notamment celui peu regardant du Canada? Avant même qu’un seul gramme de minerai ne sorte de terre, ces joueurs de patrimoines en ressources naturelles, parviennent à valoriser leur titres africains et à réaliser de confortables plus-values. La seule promesse d’un contrat africain suffit-elle à compenser l’absence de compétences, de capitaux et l’opacité des domiciles? A l’heure où la surveillance internationale se prône du côté du globe où les bien-pensants rêvent d’assainissement drastique des pratiques financières répréhensibles, la seule perpective d’avoir accès aux richesses naturelles africaines vaut de l’or. L’enquête minutieuse menée par le spécialiste en matières premières David Beylard permet de montrer du doigt « Geovic Mining Corporation » (structure en pelure d’oignon), African Aura Ressources LTD (dont l’opacité est parfaitement organisée), Hydromine Inc (vide de capitaux, d’expertise, de personnel et de bureaux), Sundance Ressources LTD (verseuse de dividendes avant même d’avoir extraint une seule once de minerai de fer), ainsi que Mega Uranium LTD (plus values considérables pour zéro bénéfice au Cameroun).

Lire aussi > Exemple du CamerounRègles douteuses des bourses canadiennes.

Franck Muller, communiquer est un art.

En-deçà des merveilles d’apparat du Watchland de Genthod et de sa magistrale demeure, le groupe Franck Muller possède une antenne de production à Plan-Les-Ouates. Et lorsqu’un taux d’inactivité inhabituel frappe une équipe censée produire et honorer les commandes, les ordres sont formels. Pas question de se ballader bras ballants dans les couloirs et de s’organiser des petites discussions en grappe. Non, il faut rester à l’établi, à son poste de travail, même si rien ne se présente. Car du dehors, on pourrait savoir que la crise frappe. Ça ferait tâche dans le paysage. La crise? Vartan Sirmakes se refuse officiellement à prononcer le mot, arguant même de ses vélléités d’embauche, tandis qu’à l’interne il s’en servirait copieusement pour justifier une « restructuration » de son groupe. Unia (syndicat) parlait mi décembre 2008 du licenciement de 80 personnes et d’une certaine mauvaise foi en matière de procédures. Tandis qu’une merveille d’espace dédié aux marques du groupe ouvre à Genève ou à Melbourne, la marque aurait accumulé une année d’un stock d’autant plus encombrant qu’il est composé de modèles périssables sur le plan de la mode. On murmure que certains de ses détaillants seraient même parvenus à prendre la marque en consignation. Du côté des médias, sauf exceptions, silence radio, mais peut-être plus pour longtemps. Car face au trou laissé par les budgets publicitaires, il se peut que quelques éditeurs fassent preuve d’un sursaut d’indépendance journalistique. A moins que les marques du groupe ne redeviennent, en ces temps de crise, de sérieux pourvoyeurs de campagnes d’annonces. Communiquer est un art… Pratiquer le double langage est une déviance managériale.

La science avance à Beaulieu, Lausanne

Non content de devenir l’incontournable rendez-vous d’avant l’été, l’EPHJ-EPMT (du 12 au 15 mai 2009), gagne aussi en dimension institutionnelle. En devenant le théâtre de journées scientifiques, orchestrées par trois principales enseignes scientifiques: EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne), le FEMTO-ST (Institut de Besançon) et Micronarc-Alliance. Toutes rivaliseront de sommités aptes à transmettre les savoirs les plus pointus et à en débattre.

Dufour remplace Nataf.

Nommé Président et CEO de Zenith SA, Jean-Frédéric Dufour quitte le département produit, montres et bijoux de Chopard pour prendre la tête de Zenith, l’une des manufactures et marques les plus prestigieuses de l’histoire horlogère suisse contemporaine. Ce licencié en Sciences commerciales et industrielles, disposant de solides expériences managériales saupoudrées de compétences marketing, industrielles et commerciales, remplace Thierry Nataf, dont les appuis au sein du groupe LVMH (on le disait proche du couple Bernard Arnault) n’ont pas suffi à calmer la rogne qu’une floppée de collectionneurs et d’aficionados entretenait face à la flamboyance de son règne et à ses élans philosophes. L’homme fut décrié mais également encensé. D’après Philippe Pascal, Président de LVMH Montres et Joaillerie et émetteur officiel de la nouvelle le 5 mai 2009, il aurait émis le désir de se consacrer à des projets extérieurs au groupe. Espérons que l’arrivée du Genevois saura calmer les bad buzz autour du devenir de Zenith, véritable love mark et synonyme pour les connaisseurs de l’un des mouvements les plus mythiques de l’horlogerie, l’El Primero.

L’après Jean-Claude Biver…?

Contrairement à la foi indéfectible de ceux qui informent en supputant que dans le groupe LVMH on raisonne non pas en logique de marques mais en référence à Jean-Claude Biver, le règne de celui qui fut sacré meilleur CEO par une vingtaine de journalistes horlogers sollicités par Business Montres semblerait se craqueler. En a-t-il trop fait, aurait-il survendu les capacités de production du navire Hublot, aurait-il minimisé le risque d’une carence chronique en matière de contrôle de qualité? Ce qui est sûr c’est qu’il fallait aller vite. Car au départ, le bouillant entrepreneur aurait bien aimé racheter à Carlo Croco ses parts, tout au moins une partie. Il aurait ainsi fait une offre à environ 250 millions, lui qui, au départ de l’aventure ne possédait que 10% d’actions, contrairement aux informations circulantes qui parlaient complaisamment du double. Et puis voilà que Croco, après analyse, en aurait plutôt voulu 500 millions. Seul un groupe pouvait s’acheminer vers une solution win-win. Et les nouveaux propriétaires, grâce à des oreilles d’Arnault placées à d’insoupçonnables endroits de la branche horlogère, sur les versants production notamment, pourraient bien se lasser des effets de manches et big bangs à répétition. Et puis, c’est bien connu, si un gourou suscite le désir d’annexion, il perd de son aura de gourou une fois annexé. Ainsi, à quelques signes avant-coureurs, comme le fait qu’une décision prise par le maître ait été infirmée par le nouveau management, il se pourrait que le trône se fissure… On vous en dira plus.

Fawaz entretient le suspense…

Certains pensaient que Fawaz Gruosi profiterait de BaselWorld pour révéler l’identité d’un éventuel bailleur de fonds, répondant à ses publics aveux: de Grisogono cherche 100 millions de francs suisses pour poursuivre son aventure… et les aurait trouvés. Peut-être pas d’ailleurs l’entier de la somme annoncée… Quoiqu’il en soit, il confiait que les choses allaient bientôt être rendues publiques, et puis voilà, rien, nada! Etait-ce une ruse d’avant salon pour éviter à ses clients l’inévitable déstabilisation due à changement? Ou alors, plus bêtement, il se peut que les négociations prennent plus de temps que prévu. Quoiqu’il en soit, la dg Mecanico fonctionne extraordinairement bien… Ce pari-là, de Grisogono l’a réussit. Pour le reste, attendons de voir.

Le Bâle du Printemps… La valse des CEOs ?

Le printemps sonne le départ des cures de remises en forme en tous genres. Des régimes minceur aussi. Si toutes les maisons horlogères attendaient BaselWorld gonflées d’une soudaine foi messianique et, bien que le bilan se résume à « moins pire que prévu », la valse des CEOs devrait pouvoir commencer. L’un d’eux m’avoue avoir été courtisé par plusieurs cabinet de chasseurs de têtes. Tout en refusant de me révéler les mandants qui l’ont ainsi indirectement approché, il semble convaincu que du côté des groupes, il y aura quelques prochains mouvements. Et pas forcément ceux que l’on attend. Ainsi, Thierry Nataf, comme le suggère la faune horlogère, ne devrait pas trop craindre pour son siège, malgré ce que les passionnés de Zénith considèrent comme étant le fiasco patrimonial de la décennie. Il serait le « chou-chou » de l’épouse Arnault… Quant à Babin de TAG Heuer, Ponichinelle murmure qu’il aurait été un candidat malheureux à la direction de Audemars Piguet car les familles propriétaires l’aurait trouvé trop gourmand. L’info signifie deux choses. S’il s’est réellement présenté, c’est déjà un début de malaise; que ça commence à se savoir conforte un sentiment d’inconfort. Du côté du Sentier, les rumeurs se font par contre persistantes… En créant une direction bicéphale, Ebel a fait preuve d’anticipation. L’heure doit être à la négociation des parachutes à ouverture mécaniquement commandable. A suivre…

Deux perles suisses de plus au collier d’Alexis, Totally Worth it!

Avec sa nouvelle structure Totally Worth It LLC, dont le siège se trouve à New York, Alexis Sarkissian décroche deux joyaux horlogers supplémentaires à implanter sur les Etats-Unis et le Canada. La première, une marque ressucitée par Cédric Grandperret et son équipe Magma, Globe Master Watches. Elle fleure bon le monde des pilotes de l’armée suisse, le goût pour les matériaux classiques exclusifs et anoblis (dans leurs aboutissements techniques les plus convoitables), et l’absence d’une langue de bois hélas trop pratiquée sous nos horlogère lattitudes. Le tout dans un gamme de prix qui témoigne d’un « tout-produit » sincère. La deuxième, autre catégorie et autres valeurs, c’est Linde Werdelin, du nom de ses deux fondateurs Jorn Werdelin et Morten Linde. Des instruments de mesure doté de qualités horaires et d’horlogerie compliquée, mêlant dans une approche de totale exclusivité (série de 22 à 222 pièces), les dernières technologies digitales aux joies les plus pures de l’analogique et de la haute-horlogerie mécanique, manufacturière. Quand on sait que Mister Alexis (comme l’appellent ses clients dans le monde) demeure l’un des plus grands connaisseurs des marchés nord-américains (Canada compris), on s’attend à des percées spectaculaires de marques dont certaines affichent leur niche et d’autres leurs potentiels d’accessibilité au plus grand nombre. Ces deux fleurons s’ajoutent à la marque Armin Strom, récemment signée sur ces territoires par Totally Worth it. Et ce n’est pas tout, on murmure que l’homme serait aussi le répondant, cette fois pour le monde, de la toute nouvelle arrivée de Christophe Claret sur le terrain du branding.

Ralph Lauren, les citations.

«Créer quelque chose de légendaire, qui ait un goût intemporel ; voilà ce à quoi j’aspire. Cela implique de prendre des risques et de suivre ses intuitions sans jamais perdre de vue ni son projet ni ses convictions.» En voici une autre: «J’ai toujours eu une idée très claire de ce que je voulais : concevoir des produits de grande qualité qui n’existaient pas encore avec tout un univers autour. J’ai donc dû prendre des risques et croire en mon intuition, sans jamais perdre de vue l’idée originelle.» Pas évident comme briefing de départ, pour les designers et horlogers du groupe Richemont qui viennent d’oeuvrer au lancement de la première collection de montres et joaillerie de la marque. Ont-ils faites leur ces maximes courageuses? Le marché nous répondra bientôt, laissons-en lui le temps.

SIHH et BaselWorld, un dialogue ?

Serait-il possible que le Salon International de la Haute Horlogerie rejoigne la ville de Bâle ? Des discussions (tractations?) seraient en cours. Après tout pourquoi pas ? Maintenir une date en janvier, interdisant de facto toute visite asiatique pour cause de nouvel an chinois, maintenant les médias internationaux à portée d’éventuels mauvais résultats du Richemont Group, balancés -calendrier des financiers oblige, en pleine cérémonie d’ouverture de salon, c’est plutôt casse-gueule. Alors fi des vociférations genevoises contre une foire de Bâle aux relents de senteurs saucissonnes, fi des vaines et stériles diatribes anti BaselWorld… Si Palexpo ne peut s’accomoder d’une date plus propice, il est fort probable que cette éventualité tienne la route. Les raisons économiques, en ces temps où les espaces bâlois sont sujet à quelque aération, pourraient bien l’emporter sur les dénigrements passés et récurrents. Bâle, ayant fait preuve d’une admirable réactivité dès l’arrivée des fastes genevois dans la cour des salons, pourrait bien en récolter les fruits. Affaire à suivre.

L’ANIM et l’USH-APIC sous le même toit chaux-de-fonier.

La fusion vient d’avoir lieu, la vingtaine de collaborateurs sera à pied d’œuvre dans les murs de l’ancien grand magasin UNIP (19, Avenue Léopold-Robert) dès la fin janvier 2009, pour défendre les intérêts de 350 entreprises horlogères et microtechniques. Une restructuration en phase avec l’époque : deux associations patronales fusionnent à l’image de certaines entreprises dont elles gèrent les intérêts. L’ANIM (Association Neuchâteloise des Industries de L’Horlogerie, de la Microtechnique et des branches affiliées) quitte donc le Locle tandis que l’USH-APIC (Association Patronale Suisse des Industries Microtechniques et de l’Habillage Horloger) tourne le dos à Bienne. Leurs sièges ne font désormais plus qu’un, et la Secrétaire Générale de la nouvelle entité membre de la Convention Patronale est Marie-Thérèse Kohler Fiorellino. 15 cantons sont représentés, 15′000 travailleurs et tout ce que le tissu horloger compte de fournisseurs. Jean-René Banwart et Jean Guillod, respectivement Présidents de l’ANIM et de l’USH-APIC sont maintenus dans leurs fauteuils.

Le Vietnam, pour les montres, il faut attendre 2010.

Entré en 2007 dans l’OMC (Organisation du Commerce Mondial) en 2007, le Vietnam autorisait dès lors les sociétés étrangères à posséder, sur le mode de la joint-venture, jusqu’à 49% du capital d’une société en mains de capitaux du cru. Dans le domaine de la distribution. Depuis le 1er janvier 2009, ces mêmes étrangers peuvent dorénavant établir leur propre commerce, mais uniquement dans les secteurs automobile, motos et tracteurs. Pour les autres produits, dont les montres, rendez-vous en 2010.

Ebel, un fauteuil pour deux. Loek Oprinsen et Marc Michel-Amadry.

Loek Oprinsen et Marc Michel-Amadry sont nommés à la double présidence de la marque EBEL, en remplacement d’un Thomas Van Der Kallen remercié après 4 années à la Direction de la marque. Loek Oprinsen est nommé Président et Directeur Commercial, Marc Michel-Amadry Président et Directeur de Création, également en charge de la Direction marketing et des Relations publiques. Les deux répondront directement à Efraim Grinberg, PDG du Movado Group Inc (marques Movado, EBEL, Concord, ESQ, Coach, Hugo Boss, Lacoste, Juicy Couture et Thommy Hiliger, sans oublier le réseau US des boutiques Movado).

Richemont, rappel.

Le groupe, dont le siège se trouve à Bellevue sous l’appellation Compagnie Financière Richemont SA, possède les marques suivantes : Baume & Mercier, Cartier, Chloé, Alfred Dunhill, IWC, Jaeger-LeCoultre, James Purdey & Sons, Lancel, Lange Uhren GmbH, Montblanc, Montegrappa, Officine Panerai, Piaget, Shaghai Tang, Vacheron Constantin, Van Cleef & Arpels. Une belle brochette de marques de luxe dirigée par le Sud-Africain Johann Rupert (Executive Chairman).

Mouvement chez Rolex… Heiniger démissionné ?

A peine cinq minutes, lors d’un discours ce matin (le 17 décembre 2008) face à tout le personnel genevois: Patrick Heiniger annonce lui-même sa démission, pour raisons personnelles. Aurait-il été victime de l’effet Madoff? L’homme, un juriste ayant succédé à son père, bien qu’absent des medias, menait sur le plan privé et selon les initiés, une vie de fastes révolus faite de jet privé et d’autres expressions d’une démesure que sa quasi quotidienne présence à l’Auberge Communale d’Onex n’aurait permis de supposer. Il aurait amassé, depuis qu’il prend la direction de Rolex en 1963, une fortune d’un demi-milliard de francs suisses, à laquelle s’ajouteront les deniers de son parachute doré. Une petite centaine de millions, murmure-t-on. Une broutille face aux dix milliards de francs dont la Fondation Wildorf serait dotée. Qui le remplacera?

Miguel Rodrigues, Festina-Lotus, sort grandi de la crise.

Grâce aux 35% que l’Espagnol possédait dans le capital de SFT Holding, Miguel Rodrigues, déjà propriétaire entre autres des marques Festina-Lotus, et plus récemment des deux maisons de haute horlogerie Perrelet et Leroy, vient de récupérer Soprod (Tramelan), Indtec (Sion) et Imm Ineltec (France) des mains moribondes de Peace Mark, géant chinois mis à terre par la crise économique. Ces nouvelles acquisitoins confortent le profil manufacturier et fabrication horlogère suisse mécanique de l’Espagnol qui possèdait déjà DTH, Dubois Technique Horlogère SA (échappement, Le Sentier) et Astral Technologies Sàrl (spiral). Un acteur désormais incontournable.

Peace Mark n’a pu enclencher son peace maker…

Malgré une croissance en 2007 de 36%, la crise financière a fait chuter le titre de ce géant chinois de la distribution horlogère, si proche de l’horlogerie suisse. Résultat? Un dépôt de bilan retentissant, inattendu, malgré l’arrêt de la cotation en août 2008. Victime de la frilosité des investisseurs et de la déconfiture des bourses mondiales y compris de celle de Hong Kong, le groupe qui faisait dire à certains que l’horlogerie suisse passait en mains chinoises a mis le genou à terre. En effet, Peace Mark s’était notamment offert quelques nerfs de la guerre manufacturière, les entreprises Soprod (mouvements), Indtec et SFT, proche des grandes marques suisses par leur know-how en matière de complications a mis le genou à terre, cessant ses activités le 10 septembre 2008. 5000 personnes, plus de 1000 boutiques, un rachat en 2007 du réseau ‘Sincere’, des joint-ventures avec Rolex (35 boutiques monomarques en Chine), Boucheron, Breitling, plusieurs fleurons des groupes Swatch, Richemont, une soixantaine d’enseignes multimarques sous le label Solomon… c’est dire l’importance du désastre. Soprod (Tramelan) et Indtec (Sion) sont reprises par Festina-Lotus, alias l’Espagnol Miguel Rodriguez, qui s’était déjà placé à raison de 35% dans le capital de SFT Holding. Une acquisition lui permettant, avec ses autres propriétés DTH et Astral de se profiler comme l’un des acteurs qui comptent de la fabrication horlogère mécanique.

Millus reprise par le groupe CTF, belle aubaine

Depuis 2002, la marque créée en 1919 à Bienne, appartenait au géant Peace Mark qui vient d’être terrassé par la crise. Elle est reprise par Chow Tai Fook (CTF) une entreprise privée géante, encore aux mains de son créateur de Dr. Cheng Yu Tung et forte de 80′000 personnes. CTF est l’un des joailliers les plus connus dans de domaine de la bijouterie fine: 700 points de ventes, des franchises dans plus de 60 villes chinoises, à Hong Kong, Macao, Taiwan et Malaisie, un CA annuel dépassant allègrement le milliard de dollars américains. Une belle aubaine pour cette marque qui vient d’affirmer son horlogère attitude en se hissant vers le haut-de-gamme. Elle dispose d’une représentation dans plus de 40 pays et de trois filiales (Hong Kong-Chine, USA et Allemagne)

Henri Bourgeois et les montres Boegli

Mi août 2008, la plus que centenaire fabrique de montres sans bracelet, la SAS Henri Bourgeois créée en 1830 et située dans le Doubs à Damprichard, signe la distribution exclusive en France des montres musicales Boegli. Elle ajoute ainsi une activité de distribution à ses savoirs-faire séculaires de Galvanoplastie, de bijouterie ou de private label en montres de poche.

EPMT, le pavillon français. L’appui d’UBI France

Sous l’égide de la CFSCI (Chambre France Suisse pour le Commerce et l’Industrie), la manifestation internationale EPMT-EPHJ bénéficie, sur son versant microtechnologies, d’une reconnaissance inattendue: le label UBIFRANCE, gage d’une aide financière attribuée par le Ministre délégué aux Commerce extérieur aux entreprises françaises, devrait permettre à de nombreuses sociétés du secteur dans l’Hexagone d’être présentes en 2009. Celles-ci ont reçu, au travers du réseau des Chambres économiques françaises, un dossier provenant de l’antenne genevoise les informant d’un projet d’un Pavillon français à Beaulieu, leur offrant des facilités qui lèveront toute barrière quant à leur participation massive. Rappelons que l’EPMT est la seule manifestation du secteur de pointe des microtechnologies à offrir une contiguïté avec les entreprises de l’environnement horloger et joaillier, à une date favorable où les marques et leurs départements de recherche et de production, partent à la chasse aux nouvelles idées.

Blossom s’unit à Dynamics Group… Désormais à Carouge.

La délicieuse Laurence de Cecco, fondatrice de l’agence Blossom, dont les qualités et le know-how proviennent de sa longue expérience communicationnelle dans le domaine de la banque privée, s’associe avec Christophe Lamps à la tête du Dynamics Group, présent à Genève, Zurich et Berne. Sûr que son agence, dont Rolex est déjà l’une des références, gagnera en dimension institutionnelle et en aura national.

Nano technologies à Neuchâtel, le 11 novembre 2008.

Neuchâtel serait-elle ma Mecque des micro et nanotechnologies? Quoiqu’il en soit, sous l’égide de la FSRM (Fondation Suisse pour la Recherche en Microtechnique), les chercheurs de toute la Suisse, se réunissent pour la cinquième fois, pour le compte de la CTI (L’agence pour la Promotion de l’Innovation), l’un des piliers du financement de la recherche. Plus de 150 participants, à l’Aula des Jeunes Rives, afin de stimuler la recherche en Suisse par le biais des coopérations entre entreprises et instituts de recherche. Décidément, tout ce qui porte le nom de nano se donne rendez-vous du côté de Neuchâtel. A noter la participation du Professeur Peter Schurtenberger, de l’Institut Adolphe Merkle à Fribourg, qui a bénéficié il y a une année d’une donation privée de CHF 100 millions pour développer les nanotechnologies.

BNB l’horaire libre?

Matthias Buttet instaure l’horaire libre dans sa nouvelle usine de Duillier. Sacré challenge puisque les employés sont bientôt 200! En fait, chaque horloger, cueilli si possible au sortir des Ecoles d’horlogerie de La Vallée de Joux et de Genève, histoire qu’ils n’aient pas encore tout oublié et puissent se s’améliorer, reçoivent un certain nombre d’objectif et de travaux à réaliser, de A à Z. Ainsi, chacun peut venir à sa guise, peut s’organiser de façon à atteindre son quota. Un système qui convient particulièrement à des femmes en charge de leur foyer, qui peuvent ainsi se libérer pour les transports scolaires, tout en compensant leurs absences et leurs allers et venues par des week-end entiers dédiés au labeur. Ces fameux week-end où les enfants sont chez papa. L’ensemble de ce concept organisationnel original passe bien sûr par un système de sécurité auxquels tous adhèrent. Entrées et sorties sont video surveillées, tandis que les employés disposent de clefs et d’accès individuellement programmables. Aucun risque que ne sortent de l’entreprise, ces fameux secrets confiés par les marques.

Bozeman Watch Company se rit de la crise..

Pour quelle raison cette jeune manufacture horlogère du Montana, peut-elle afficher une hausse de 33% tandis que la tourmente fait rage alentours? Il semble que ses options de développement aient été les bonnes. Une politique salariale fort attractive, assortie de facilités sociales comme la prise en charge low-cost des frais médicaux, dentaire et de couvertures diverses, une volonté de fer à se battre pour la réintroduction de l’influence américaine dans le marché de la montre mécanique. Le fondateur Christopher Wardle, ainsi que le partenaire John Bailey voulaient que ça se sache, au point d’en faire un communiqué de presse. Leurs philosophie? « Prendre soin de vos gens, ils prendront soin de vous… »

Coup de sac du côté de Maurice Lacroix USA.

Le Président Randi Shinske et la direction marketing Fran Pennela, ainsi que d’autres dirigeants de la marque aux States, ont été remerciés, «d’un commun accord», précise une communication officielle envoyée aux détaillants. La raison de ces départs incrimine la crise, on s’en serait douté. Toutefois, il est probable que la montée en gamme de la marque, grâce à son positionnement plus mécanique, change quelque peu la donne de la distribution américaine. Signée du CEO Martin Bachmann et de Marc Gläser, le directeur international des ventes, la missive invite les détaillants à en référer à Alicia Leon, Directrice des finances et des opérations, ainsi qu’aux directeurs de vente régionaux. En attendant d’en savoir plus…

Le groupe grec Folli Follie mise sur le Royaume Uni

Le groupe grec Folli Follie, qui racheta en 2006 la chaîne de magasins Links of London, vient d’ouvrir sa quatrième boutique au Royaume Uni, sur la Regent Street à Londres. Son Président éclare vouloir ouvrir 18 à 20 nouvelles boutiques sur le marché britannique dans les deux prochaines années.

Le groupe italien Morellato et Sector

Le groupe italien Morellato et Sector ainsi que son partenaire en Inde Gitanjali envisage d’investir 16 millions de dollars en 2009 dans la construction d’une usine d’assemblage de montres dans l’Himachal Pradesh. Fin 2009, la fabrication devrait débuter, ainsi que l’exportation vers les pays voisins. Entre 1′000 et 1′100 points de vente devraient par ailleurs être ouverts d’ici fin 2010, pour distribuer les marques du groupe.

Stroili Oro, groupe de détail horloger et bijoutier

Stroili Oro, groupe de détail horloger et bijoutier détenant 370 points de vente en Italie sous les enseignes Stoili Oro, Franco Gioielli et Exx, vient de réaliser un CA de 150 millions d’Euros en 2007. De quoi encourager son expansion à l’étranger, puisque le groupe possède déjà une dizaine de magasins en Croatie, Arabie Saoudite et aux Caraïbes et qu’il envisage sérieusement s’étendre en Chine, en Inde et dans les Emirats arabes unis.

Fossil sort ses griffes

Fossil (marque américaine) annonce une progression de 71% de son bénéfice au cours du deuxième trimestre 2008, soit un peu plus de 25 millions de dollars. Le CA a quant à lui progressé de 15%, à 353 millions. La robustesse des ventes internationales, couplée à la faiblesse du billet vert, explique cela.

Le WWF s’invite aux poignets indiens.

L’inde se met au vert. Titan, le fabricant indien lié au Tata Holding, vient de passer un accord avec le WWF pour la fabrication de montres dont les cadrans représenteront cinq animaux protégés en Inde. Les revenus de la vente de ces modèles, proposés sur le marché entre CHF 50.00 et 110.00 (soit 2′000 à 4′500 roupies) ira dans les caisses de l’association.

Parmigiani au Montreux Jazz Café

Peter G. Rebeiz, le propriétaire de Caviar House & Prunier, donne un sacré coup de main à son ami Claude Nobs. En tant que membre du conseil d’administration du Montreux Jazz Festival, celui que d’aucuns considèrent non seulement comme un redoutable homme d’affaire mais également comme un musicien de niveau international, permet, grâce à ses connexion aéroportuaires, l’ouverture du premier Montreux Jazz Café. A la manière de la chaîne «Hard Rock Café» (si ce n’est que dans les MJC tout est authentique), ce premier établissement devrait faire des petits. La marque Parmigiani, déjà partenaire du festival, s’y offre une entrée, un corner à ses couleurs, ainsi que quelques logos sur des collections de disques.

Instruments et Mesures du Temps s’immisce dans le monde automobile

Instruments et Mesures du Temps (la marque I & MT), s’immisce dans le monde automobile avec deux pilotes. Ange Barde, pilote de F430 et Joël Volluz, pilote Formule Lista sur BMW. Le domaine n’est-il pas déjà bien encombré ? Serais heureux de comprendre cette option, de pouvoir la relier à une passion du fondateur Pablo Dana.

Balmain se fait damer le poignet, par une future miss ?

Balmain se fait damer le poignet. On le sait, c’est Balmain qui est le main sponsor horloger des Miss Suisse, dont l’élection aura lieu le 27 septembre prochain à Lugano. Et d’y aller de nouveaux modèles de la nouvelle « Elysée Chrono Lady » désormais baptisée également « La Collection Miss Suisse ». Petit couac, embêtant, lors d’une interview de riposte, Whitney Toyloy, la candidate d’Yverdon, exhibait dans un quotidien supra-régional, une magnifique montre portant assez ostentatoirement un « G ». Comme Gucci ? J’imagine qu’elle a du se faire remonter les bretelles…

Ruchonnet s’indépendantise. De la frustration naît le besoin d’indépendance

Ruchonnet s’indépendantise. De la frustration naît le besoin d’indépendance. Tel est le sous-titre que Stéphane Gacher, dans l’AGEFI, utilise pour conter l’aventure de Jean-François Ruchonnet, en passe de bâtir sa propre manufacture. Sa société s’appelle Crealuxe et son premier modèle, Cabestan.  A force de s’être moult fois marié avec des marques et des groupes, celui qui s’autoproclame le Robin des Bois de l’Horlogerie, reçoit tout de même un apport substantiel via les 50% que prend dans sa société Andreas Stricker, ex-directeur de l’UBP Genève.  La Cabestan se concrétise et Les Ambassadeurs passe commande (huit pièces, dont le prix oscille entre CHF 325′000.00 et 400′000.00.) A l’heure de ces lignes, une dizaine de clients ont déposé leurs arrhes et un premier exemplaire a déjà été livré. L’indépendance, lorsqu’elle s’appuie sur de véritable faits d’arme, marquants pour la plupart, a un prix. Parc de machines à la Vallée de Joux, encore en rôdage, en tout 17 personnes entre Genève et l’Orient.

Muriaux s’ouvre aux balanciers.

Bonne nouvelle, quinze emplois créés, mauvaise nouvelle, le Musée de l’automobile de Muriaux, créé le 15 octobre 1988 et ayant accueilli en tout environ 300′000 visiteurs, disparaît. En ses murs des Franches-Montagnes, s’ouvre une fabrique de balanciers.  Jean-Pierre Clément, de La Ferrière, par ailleurs lui-même collectionneur de bolides anciens (il en aurait 80 dont certains résident au musée !), vient d’acheter l’immeuble pour y déménager son entreprise : Clément Le Maret SA, installée il y a moins d’un an à La Chaux-de-Fonds. Prochaine vocation, dépasser les 4 employés actuels, regrouper les forces et, fabriquer des balanciers, décolleter. On articuler une injection de 10 millions de francs.

Marché russe.

Le marché horloger russe, estimé à 920 millions de dollars, progresse de 10% par an.

Monnin SA à Sonceboz (Jura)

Monnin  SA, (décolletage haut de gamme), inaugure un palais de verre sur deux niveaux signé de l’architecte Pierre Liechti , à Sonceboz (Jura). 3′200 mètres carrés profondément écologiques, 90 collaborateurs. Le Directeur Michel Maruccia, avoue s’être ouvert, après le décolletage du haut de gamme, à la reprise, l’anglage, le roulage, le taillage et le polissage. Egalement de l’assemblage, côté systèmes antichocs. Ah, j’allais oublier, au nombre de ses actionnaires, trois mastodondes : Patek Philippe, le Groupe Richemond et Rolex. Excusez du peu.

Jaeger LeCoultre, grand employeur responsable.

La marque remporte le concours cantonal (canton de Vaud) de mobilité. Réduction des véhicules dans la Vallée de Joux, malgré l’expansion des postes de travail et le manque de places de parc y relatif, grâce à un système de co-voiturage et de bus navettes. De bonnes idées, fortement indispensables puisqu’on attend, aux abords de 2009, 9000 mètres carrés supplémentaires d’agrandissement. Du management responsable, qu’une bonne santé de l’horlogerie permet de financer.


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