GTE, l’explosion. Les visiteurs privés en augmentation

16 au 31 janvier 2011. Le salon GTE – Geneva Time Exhibition, s’apprête à célébrer  l’horlogerie indépendante. Une deuxième édition, placée sous le signe de l’expansion: triplement de la surface d’exposition (le CICG permet ce genre d’explosion), pour pouvoir accueillir jusqu’à 60 marques horlogères auxquelles s’ajouteront les membres de l’AHCI, Académie des Horlogers Indépendants. Egalement plus de visiteurs attendus dont une ouverture bien marquée du côté des collectionneurs privés. Notamment par le biais d’un partenariat avec le club Quintessentially qui s’intéresse de plus en plus à la chose horlogère pour répondre aux desiratas de ses 30′000 membres VIP, dont des Madonna ou Puff Daddy et une belle brochette de fortunes privées. Plus prosaïquement, avec ses 55 bureaux et ses 800 employés, le Club doit sans cesse trouver de nouveaux champs de rendement. Et, pour Karim Stadelmann, Directeur du Club en Suisse, rechercher et trouver les garde-temps exclusifs pour ses exigeants clients, s’inscrit dans une logique de développement. A ce fichier doré s’ajoute le network Sotheby’s, déjà fidèle au GTE. Bref, du côté des détaillants et des distributeurs, ceux qui opposaient toutes les bonnes raisons du monde pour ne pas y faire escale, pourront difficilement se défiler cette fois. Quand bien même leur “loyauté” incluse dans les invitations « tous frais payés » faites par les organisateurs du SIHH, serait de nature à offrir quelque résistance…

Le JSH en édition spéciale SSC.

Pour la troisième année, un JSH – Journal Suisse d’Horlogerie sera spécialement consacré au Congrès de la SSC (Société Suisse de Chronométrie). Relancé en 2008 par l’éditeur Roland Ray, ce B2B magazine, du haut de sa 134ème année d’existence, est la plus ancienne publication horlogère connue à ce jour. Son rédacteur en chef actuel est le journaliste Joël A. Gandjean, également responsable éditorial du bloghorloger.ch et fondateur de l’agence de presse TàG Press +41 et du bureau d’écritures @TRP, S’articulant autour des quatre thèmes chers au magazine, « Moteur », « Matières », « Métiers » et « Marchés », cette édition hors calendrier viendra compléter, en version papier glacé, un contenu dense et pointu édité par la SSC et baptisé les « Actes ». On y trouve l’ensemble des exposés présentés durant la manifestation. Les 28 et 29 septembre 2019, le 14ème Congrès International de Chronométrie traite de « Le temps et le sport Défis technologiques et humains« .

Christophe Claret, le son du détail.

A propos du post Deux marques de haute-horlogerie se disputent la même musique, les précisions suivantes s’imposent. Rappel du sujet: le bloghorloger relevait que la nouvelle marque « Manufacture Royale« , dont le lancement initialement prévu le 30 août a été reporté à d’ultérieures calendes, utilise sur son site en guise d’identité sonore, exactement la même musique que la marque Christophe Claret: le morceau Clubbed To Death, signé Rob D, un DJ australien immigré à Londres, issu de l’album Sony Music The Classic Chillout Album (Columbia). Précisions. D’emblée, c’est pourtant clair à la lecture de l’information parue le 15 juin 2010, insistons sur le fait qu’il n’existe aucun lien entre la marque Christophe Claret et la nouvelle venue. Une affirmation utile à ceux qui supputeraient le contraire, trouvant là une explication au flagrant plagiat sonore dénoncé. Ajoutons que, suite à des informations reçues du Locle après la publication de ce post, le choix musical a été effectué au sein même du département Infographie de Christophe Claret SA. Enfin, et cette info est assez rare pour mériter qu’on la salue,  tout s’est passé dans les règles de l’art. En effet, le 26 février 2009, les droits d’utilisation de cette musique, pour le site web et le film du 20ème anniversaire, ont été honnêtement acquis pour la somme de € 9′000,00. L’explicite mention du compositeur figurant au générique le confirme. Pas étonnant que Christophe Claret, dont la minutie et le soin du détail demeurent une marque de fabrique, n’ait rien laissé au hasard. Ni n’ait cédé à la pratique ambiante qui consiste à « pomper » sans scrupules des musiques dans la base de données digitales si facilement accessible sur le net. Peu se soucient des appartenances ou des droits relatifs à ces utilisations. Quant aux tarifs pratiqués par les acteurs du music business, ils font surgir deux questions: primo, Sony Music a-t-elle aussi envoyé une douloureuse à la Manufacture Royale, secondo, combien Vartan Sirmakès a-t-il du débourser pour s’offrir le melting pot musical qui continue d’habiller le montage video figurant sur la home page de Franck Muller? Tant qu’à faire, revoyons-nous le film de Christophe Claret… pourquoi pas en 3D sur le site de Swiss Watch TV.

Wyclef Jean ne sera pas candidat.

Le commission électorale haïtienne rejette la candidature de la star du hip-hop Wyclef Jean à la présidence de Haïti. Elle se réunit demain pour annoncer officiellement cette décision. Une marque horlogère suisse, bien impliquée dans un projet humanitaire lié à la Yele Foundation devrait pouvoir reprendre un dossier qu’elle aurait eu du mal à défendre auprès d’un homme politique… Mais qui se justifie auprès d’un des artistes mondiaux les plus en vue. Co-fondateur et âme des Fugees, grand producteur américain, la star, aux côtés de Lauryn Hill, avait sorti le rap de l’univers des ghettos.  Welcome back to music.

Deux marques de haute-horlogerie se disputent la même musique

Dommage que la musique n’entre pas systématiquement dans les ingrédients identitaires de base, lorsque l’on crée une marque. L’oreille aiguisée d’un ami du bloghorloger découvre une flagrante parenté entre deux sites internet qui n’ont pourtant rien à voir l’un avec l’autre. Ça saute aux tympans. Le premier est la marque Christophe Claret dont le modèle Dualtow, lancé pour célébrer le 20ème anniversaire, s’offre sa propre adresse web. Le second, la nouvelle marque « Manufacture Royale« . Ouvrez les deux home pages, et vous en conviendrez. Celui de la marque locloise a été créé par l’agence chaux-de-fonière Troïka Sarl, tandis que celui de Manufacture-Royale (si l’on en déduit que le contact technique indiqué au registre des propriétaires d’adresses web a quelque chose à voir avec le web designer), par le studio lyonnais Smootiz d’Aurélien Billois. Une telle ressemblance est encore soulignée par l’utilisation du même mode compte-à-rebours précédant la date de lancement. Visiblement, les web créatifs ont tous dans leur cédéthèque « The Classic Chillout Album » (Sony Music Entertainment – UK) et se passent en boucle « Clubbed To Death » de Rob D. Le DJ Australien arrivé à Londres en 1990 est-il au courant des usages réservés à son morceau? Ou alors est-il passé maître dans ce genre de débouchés, au point que deux marques horlogères de haute horlogerie se réclament sans complexe de la même identité sonore. C’est troublant… Si l’on n’avait lu le post du 15 juin 2010, on se demanderait si Christophe Claret n’a pas un lien avec la nouvelle marque. En attendant, visionnons le clip de Rob D, ça nous fera méditer. Il existe aussi, au pays du swiss made, d’excellents compositeurs capables de créer du sur-mesure et d’apporter aux partitions le même soin que ceux dont les produits horlogers d’exception sont entourés. Nous en connaissons…

GMT et boussoles, astuces d’horlogers.

Comment obtenir une boussole à partir d’une simple montre 3 aiguilles? La lecture de la newsletter août 2010 de l’horloger genevois Denis Asch y répond. « Réglez votre montre à l’heure de Greenwich et pointez l’aiguille des heures en direction du soleil. La droite qui coupe en son milieu l’angle formé par l’aiguille des heures et 12h (bissectrice), indique l’axe Nord-Sud. » Alors tant que l’heure est aux confidences astucieuses, en voici une autre: comment transformer son chronomètre automatique en montre à double-fuseau horaire ? Attendre minuit ou midi moins 2 minutes, heure locale. Modifier la position de l’aiguille des heures, grâce au poussoir adhoc, en fonction de l’heure du deuxième fuseau horaire choisi, celui de la destination par exemple. Partant de l’idée que l’opération dure deux minutes, lorsque tout est OK, enclencher, à minuit ou midi précise, le chronomètre dont la comptabilité du temps (minutes, puis heures) indiquera dès lors l’heure locale, laissant aux autres aiguilles principales, celles des minutes et des heures, le soin d’indiquer l’heure du deuxième fuseau horaire. Le tour est joué, mais attention. Lorsque la montre est automatique, la sollicitation simultanée en continu et non de manière occasionnelle des fonctions chronomètres, risque d’essouffler la préserve de marche. Ainsi, il faudra peut-être, durant le séjour ailleurs, contribuer occasionnellement au remontage de la montre. A moins que le rotor soit en or, voire en platine. Car ce sont des matières plus lourdes que l’acier et donc, grâce aux mouvements naturels du porteur de la montre, plus enclines à recharger le ressort du barillet.

Denis Asch et les GMT.

Dans l’été léthargique, une affaire de fuseaux horaires capte l’attention du bloghorloger.ch (sortant de sa propre léthargie vacancière). La newsletter d’août de l’Heure Asch met en scène Denis Asch, interviewé par Jean-Philippe Tarot, le bloggeur de Montres-de-luxe.com. Première question, que signifient les trois lettres GMT? Greenwich Mean Time ou « L’heure moyenne de Greenwich« . Il s’agit du temps solaire moyen mesuré à l’Observatoire Royal de Greenwich, dans l’agglomération londonienne où se trouve la référence du méridien d’origine des longitudes. Pendant une grande partie du 20ème siècle, le temps GMT était utilisé comme référence internationale. Jusqu’à ce qu’en 1972, il soit remplacé par le temps universel coordonné (UTC). Avant 1900, l’Europe connaissait à elle seule une trentaine d’heures locales… Ça nous ramène inévitablement à l’histoire de ce menuisier devenu horloger, John Harrison, inventeur d’une horloge suffisamment précise, le premier chronomètre de marine, pour qu’elle puisse déterminer, une fois à bord d’un navire en pleine mer, la longitude. Lire le livre du même titre, fascinant récit de Dava Sobel.

Du viral de premier choix. « Paul » le poulpe devient ambassadeur…

Tandis que les enseignes horlogères tentent de s’attirer les grâces d’ambassadeurs tous plus célèbres les uns que les autres, rivalisant de fortunes d’ingéniosité et parfois d’espèces sonnantes et trébuchantes, la marque TechnoMarine, qui renoue la sous jacence de son mythe horloger encore cruisement vivace, vient de signer un superbe contrat avec… Paul. Vous savez, ce nostradam-octopus poulpe qui prédisait sans faille l’issue des matchs de la coupe du monde! L’espèce, bien qu’invertébrée, serait dotée d’une intelligence rare, due à ses multi cerveaux qui rendent perplexes les scientifiques. D’autant qu’elle semble faire également preuve de bon goût de mollusque céphalopode en matière d’horlogerie fashion. En témoigne ce saisissant document, pris sur le vif, pêché au gré d’une opération de marketing viral fort bien balancée. Vincent Perriard, trublion workaddict et CEO interconnecté, conjugue son slogan « Ocean Addict » sur le mode des pulsions animales et des profondeurs marines. Ce genre de clin d’oeil salé se prête au forward généralisé. Bien vu.

Montres écoles, l’histoire en relecture.

Exposées d’abord à Genève, au Musée d’horlogerie –ou plutôt dans un espace volé au Musée d’Art et d’Histoire, puis lors de la journée d’étude de la SSC – Société suisse de Chronométrie, les montres écoles compilées par Antoine Simonin, l’un de leur plus fervents connaisseurs, débarquent en livre. Témoins de l’évolution des techniques, porteuses des avancées et découvertes de leur temps, ces garde-temps racontent aussi des histoires personnelles. Celles des volées d’élèves passées entre les murs de 10 écoles d’horlogerie. C’était le temps où chaque étudiant devenu horloger, devait ponctuer la fin de son cursus scolaire par la réalisation complète d’une montre. Du pain béni pour les collectionneurs… En français, 24×30 cm, 500 pages richement illustrées, papier couché, reliure cousue fil et couverture cartonnée. info@booksimonin.ch

Grand Prix d’horlogerie de Genève 2010

La dixième cérémonie du nom se déroulera le jeudi 18 novembre 2010, au Grand Théâtre (Genève). Elle récompensera, en diverses catégories, des modèles de montres envoyés par les marques elles-mêmes qui avaient jusqu’au 30 juin pour se manifester en faisant parvenir au Comité d’Organisation, un questionnaire complet, assorti d’envois immatériels de logos et d’images. Le candidat à l’élection d’un modèle devait également choisir dans quelle catégorie concourrait sa montre, pour autant qu’elle soit sortie sur le marché après mars 2009. Sept en tout: dame, homme, design & concept watch, joaillerie, haute complication, sport, moins de 5000 CHF. A noter qu’aucune inscription n’est requise pour accéder au titre de « Meilleur Horloger Concepteur« . A vos agendas.

Utopie? Une montre à chaque poignet, en souvenir de Nicolas Hayek

Le groupe est lancé sur Facebook: si tous les passionnés et amis de l’horlogerie se mettaient à arborer deux montres, une à chaque poignet, il se pourrait que l’ensemble de la branche horlogère suisse vende plus de montres. Surtout si la mode des « deux montres sinon rien! » venait à prendre. Après tout, l’idée pourrait être reprise par la FH qui, dans son histoire, n’hésitait pas à mouiller son maillot pour des opérations corporatistes ciblées. Ainsi, à une époque où les ventes de montres peinaient, la Fédération Horlogère Suisse avait lancé une campagne sur le chronographe. Il s’en vendit énormément, preuve que le message était passé. Nicolas Hayek avait réussi à la fois à capitaliser sur sa personne -sa notoriété médiatique lui permettait de faire le plein à chaque conférence de presse, tout en inventant le protocentrisme. Oui, oui, tout le contraire de l’égocentrisme. En fait, l’ego au service du produit! C’est pour ça qu’il portait invariablement tant de montres à ses poignets… Lire la chronique sur horlogerie-suisse.com.

Ulysse Nardin balise le terrain du yatching

22-25 septembre 2010. Le port Hercule de Monaco s’apprête à célébrer le 20ème anniversaire du Monaco Yatch Show. L’occasion pour Ulysse Nardin de voler la priorité à la marque Blancpain, qui avait fait de cet événement son hub communicationnel de la rentrée. On peut facilement imaginer qu’Ulysse Nardin, si riche en histoires marines inscrites au plus profond de ses gènes horlogères et jusque dans l’ancre symbole de son logo, attendait son heure. Une heure qui, pour enfoncer l’ancre de sa légitimité, s’apprête à se décliner en 100 pièces limitées, un modèle Monaco issu de sa collection Maxi Marine et conçue pour affoler tout ce que le petit monde du Yatch compte comme personnalités et acteurs. Au nombre d’entre eux, l’incontournable Monseigneur, le régnant, son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco ici en compagnie de Rolf W. Schnyder.

Baume & Mercier, les effets du feuilleton historique

La lancée sur Twitter et Facebook de « Secrets d’une famille d’horlogers », le premier feuilleton horloger historique, a permis à la marque sise à Bellevue de faire le plein d’aficionados. Plusieurs milliers de fans sur la page du réseau social et surtout, une ondée d’informations sur les possesseurs de modèles, leurs goûts, leurs attentes. L’avalanche de questions a également permis à la marque de repenser son SAV. En effet, l’immédiateté de la formule a contraint la mise en place de nouveaux processus permettant de coller aux supports utilisés, c’est-à-dire d’être en mesure de fournir des réponses du tac au tac. Bel exemple d’une réelle stratégie d’implantation dans l’univers du Web 2.0. Le suivi du feuilleton est programmé, saupoudré d’interviews liées aux retrouvailles d’anciens modèles phares. Quant à l’imminence de nouveaux modèles, suite à une remise à plat des références et des lignes, elle est annoncée.

L’homme volant flirte avec des ailes patrouilleuses…

Le désormais célèbre Jetman, le pilote de ligne Yves Rossy qui, dans ses heures de loisirs toise régulièrement la liberté aux commandes corporelles de son aile à réacteur, vient de se mesurer aux ailes averties d’une patrouille composée de deux avions Boeing Stearman Breitling Wingwalkers. Ces-derniers l’attendaient à 1000 mètres d’altitude, tandis que notre héros se laissait tomber à 3′500 mètres d’altitude d’un Pilatus PC-6 au dessus de Buochs (canton de Nidwald) en Suisse. Le ballet aérien a duré quelques 6 minutes. Un exploit, si l’on considère que l’homme volant ne dispose d’aucune manette de contrôle et ne se dirige qu’au moyen des ondulations de son corps. Rappelons que Breitling a repris sous son aile sponsorisante, grâce à l’absence de constance de la marque Hublot dans ce projet, cet atypique aventurier des temps modernes.  L’événement coïncide pour Breitling avec la sortie de son nouveau Chronospace, destiné à renforcer au monde des pilotes, son rôle de fournisseur en instruments de mesures fiables, des chronomètres tous issus des batteries de contrôle du COSC.

Nouveau blog pour les fans de Rolex, by Mondani

2 juillet 2010. La maison d’édition Guido Mondani, créée en 1979, lance « Mondaniblog« , un blog référence sur la marque à la couronne, à suivre sur Twitter ou Facebook. L’occasion, sous le slogan « Time For Luxury » de rendre plus immédiates les informations dont une telle société peut disposer. Rappelons qu’en 2006, Guido Mondani, qui est également un invétéré collectionneur de Rolex, avait pourvu les 309 lots d’une exceptionnelle vente aux enchères. Saluons d’ailleurs, au nombre des auteurs et fondateurs, outre la présence de Giorgia et Franca Mondani, celle d’Osvaldo Patrizzi (Patrizzi & Co Auctionneers) et de Lele Ravagnani, co-auteur avec Guido d’ouvrages phares sur la marque. Possibilité de télécharger l’application iPhone « 100 Years of Rolex« . Mais que les férus de Patek Philippe ne se lamentent pas: l’éditeur leur livrera prochainement la nouvelle édition du livre en 3 volumes et 500 pages illustrées « Collecting Nautilus and Patek Philippe – Modern and Vintage Wristwatches » regorgeant d’images et de spécifications sur environ 2000 montres bracelet.

Une day date Oris en hommage à l’écurie William

Pour la 7ème année de son partenariat avec l’écurie AT & T William, l’horloger suisse Oris (1904) se conjugue aux couleurs du bleu-blanc-noir et sort sa Oris WilliamF1 Team Day Date. D’un côté l’évolution des bolides automobiles, de l’autre celle des montres: entre la lunette et la carrure, un anneau « amortisseur » en silicone bleu a été inséré, répondant aux préventions contre les chocs. Automatique, date et jour à 3h, boîtier DLC noir, étanche à 100m, aiguilles nickel noires avec inserts de matières luminescentes, bracelet caoutchouc et coffret de présentation façon pneu. Rendez-vous sur la ligne d’arrivée.

TàG Press, une signature horlogère renforcée

L’agence de presse indépendante TàG Press +41, fondée par Joël A. Grandjean, par ailleurs rédacteur en chef de JSH – Journal Suisse de l’horlogerie (le plus ancien magazine horloger né en 1876) et responsable éditorial du bloghorloger.ch, collabore régulièrement ou occasionnellement avec une vingtaine de médias dont 10 sont orientés horlogerie. Le site internet de TàG Press +41 a pour vocation la mise en ligne des articles produits, seulement après leur parution, afin d’en conserver la primeur aux éditeurs et rédacteurs en chef qui lui font confiance. Afin également d’offrir, par ce « deuxième service », un prolongement des informations dont elle est à l’origine et d’offrir à ses journalistes indépendants en réseau une visibilité commune. En effet, www.tagpress41.info reçoit environ 355′000 visites et tend à être considéré comme un média à part entière. En s’inscrivant à sa newsletter, on reçoit une alerte chaque fois qu’un article est mis en ligne. Les récentes et nouvelles collaborations de l’agence sont: Cronos Mexico, L.A. Magazine (Magazine des Ambassadeurs), Horlogerie-Suisse.com, Swiss Beauty Magazine, Bulettin de la SSC – Société Suisse de Chronométrie, Chocolat Passion, etc… Les autres « spécialisations » toujours « de niche » de l’agence de presse, sont l’Afrique, le tourisme et le voyage (membre de l’ASSET), ainsi que le domaine de la santé, les People et les musiques world. En marge de ses activités de journalisme indépendant, TàG Press +41 chapeaute également de manière totalement séparée @TRP, un « Bureau d’Ecritures » à l’origine de stratégies de communication, souvent à partir de l’écrit. Un bureau actif dans le domaine du web 2.0 management, de la communication de crise et du lobbysme, du consulting éditorial, du custum publishing (newsletter, magazines d’entreprise), du product placement (références sur demande). Une plate-forme professionnelle disposant de compétences dans le domaine événementiel.

Première: Omega mêle céramique et liquidmetal.

Déjà utilisé pour des clubs de golf, des raquettes de tennis ou des coques de téléphones mobiles, le liquidmetal, dont l’exploitation commerciale débute aux alentours de 2003, entre une deuxième fois en horlogerie par la grande porte Omega. Qui en fait les chiffres et indications d’échelle d’une lunette céramique. Cette rencontre insolite entre ces deux matériaux hyper durs est suffisamment innovante pour que la marque puisse se targuer d’une première mondiale. Et de communiquer à donfs, via un mini-film destiné à buzzer sur la Toile. En scelle, sa série limitée Seamaster Planet Ocean Liquidmetal®, futur hit commercial. Comme le Vitreloy, le « Liquidmetal » est le nom commercial (marque déposée d’où le ‘®’ obligatoire chaque fois qu’on le cite), d’un métal amorphe (alliage métallique solide doté d’une structure plutôt amorphe que cristalline), développé par une équipe de chercheurs du California Institute of Technologie (Pasadena, Californie). Ce même pôle de compétence devenu célèbre pour avoir enfanté 27 prix Nobel. Fort de cette découverte, le team s’organise, crée la société californienne Liquidmetal Technologies, à Rancho Santa Margarita et dépose une vingtaine de brevets liés à l’utilisation de cette nouvelle série d’alliages. Ses débouchés sont multiples dans les domaines spatial, médical, défense militaire, industrie, électronique, monde du sport d’élite (baseball) et… l’horlogerie. TAG Heuer est la première marque à l’utiliser pour la boîte de sa concept watch (BaselWorld 2003), « State-of-Art Chronograph« , une digitale habitée par un quartz swiss made capable de calculer le millième de seconde.

Manufacture Royale: marque soeur de TEC Ebauches à Vallorbe

Gérard Isler et Arnaud Faivre, déjà fondateurs de la société TEC Ebauches SA créée à Vallorbe en mars 2008 et qui s’est agrandie en 2009 avec 1000 mètres carrés dédiés à l’industrialisation, se lancent dans l’aventure horlogère choisissant l’anglage marque. Ainsi, prolongeant leur slogan « La base de votre montre est notre métier » par une extension de leurs activités de sous-traitance, viennent-ils de créer mi avril 2010,  la société « Manufacture Royale« , une enseigne horlogère dont les créations  seront révélées en août 2010, le 31 plus précisément, comme l’annonce le site. Un teasing qui ne laisse entrevoir que l’accroche visuelle d’un garde-temps hors norme, en tous les cas au niveau de la taille ou de son déploiement. La société a pour but de fabriquer entre autres des montres et des chronomètres mécaniques. A suivre.

Nouveaux sites internet, EPHJ-EPMT

Passée presque inaperçue, car coïncidant avec l’ouverture du salon international, la mise online des nouveaux sites de l’EPHJ-EPMT offre pourtant une fonctionnalité fort utile aux visiteurs. Qui peuvent s’y essayer, à l’entrée, sur un grand écran terminant un ordinateur mis à disposition du public, ou à partir de n’importe quel ordinateur voire instrument de téléphonie. En allant sur la page « Visiteurs« , on peut, en utilisant le bouton « localiser un exposant« , trouver en quelques secondes l’endroit où se trouve son stand. Une carte globale du salon apparaît, puis, un zoom gracieux s’effectue sur les numéros de stands et d’allée. Et tant qu’à faire un essai, tapez  Quattro Multimedia S. C’est à cette société que l’on doit ces nouveaux sites.

Commissaire Asch, à l’heure du Grand-Prix de Genève

18 novembre 2010. Horloger de métier, incontournable personnalité de la branche à Genève, Denis Asch vient d’être Commissaire de la 10ème édition du Grand-Prix d’Horlogerie de Genève. Il devra veiller au rigoureux respect des critères de sélection des modèles en compétition et aura un rôle consultatif au sein du Jury. Dont il ne peut faire partie, puisque, depuis son échoppe de niche, rue de la Cité en Vieille Ville, il participe au rayonnement et au commerce de quelques mythiques enseignes parfois inscrites au concours. En 2009, il était venu faire les repérages et avait remis le prix du public, une Revolution GMT (deux clins d’oeil aux titres d’Edipresse…?) offerte par la marque Vulcain qu’il promeut depuis 5 ans. Pour rappel, le Grand Prix d’Horlogerie de Genève, placé sous la présidence de la Ville et de l’Etat de Genève, décerne onze récompenses dont la prestigieuse « aiguille d’or » et le « prix du public ». Attention, en raison du nombre de marques absentes de ce prix et vu qu’il est officiellement cautionné par les Autorités, il convient de rappeler, afin que le public puisse comprendre la raison de ces absences, que seuls ceux qui s’inscrivent peuvent participer à la compétition (au contraire du prix Montres de l’Année qui fait lui-même son marché de candidats). Lire la « lettre aux autorités » que bloghorloger.ch avait publiée en septembre 2009. Lire aussi le billet d’opinion publié en novembre 2008.

Vimol Studer rejoint Luxeco.

Après s’être mesurée aux stressantes mais très formatrices réalités d’un média quotidien, 20mn, cette journaliste a conquis le coeur des marques horlogères, voire du luxe en général, par ses reportages sur les chaînes online TheTimeTV et TheAvenue. Ainsi, après trois ans au sein de NeoChannels, elle vient de rejoindre, après le départ de Paola Orlando, Luxeco & Partners, la société fondée par Florence Noël. Elle y amène, outre ses connaissances des médias internationaux et de l’industrie du luxe, son multilinguisme: celle qu’on surnomme affectueusement « Vim » parle en effet l’allemand, l’anglais, le thaïlandais et même… le Suisse allemand! Rappelons qu’au nombre des clients de Luxeco, qui couvrent les secteurs Horlogerie, Art, Business, International Affairs et Sports de haut niveau, il y a aussi le GTE -Geneva Time Exhibition, le nouveau salon horloger qui, aux dernières nouvelles, s’apprêterait en 2011 à jouer la carte de la croissance.

Sparkle, un site sur fond de Moonpop

L’agence Sparkle, s’offre un nouveau site internet. Ou plutôt le déroulé d’un livre élégant, contenant pages après pages, tous les contenus usuels qui s’épargnent ici le sempiternel bouton menu y relatifs. C’est élégant, comme Suryia Hill, fondatrice de cette enseigne dédiée à l’amplification de marques et de noms. C’est bleu ciel, conforme à la profondeur de son regard. A qui l’on doit, outre un concentré de compétences aguerries, une flopée de lignes et de pages, parues dans la presse, horlogère notamment. En fond musical, une lancinante mélopée signée Gina & Tony, extraite de l’album Bang Bang (Poor Records). On retrouve dans cette sonore ambiance, racée et détachée, particulièrement sensuelle, l’esprit moonpop d’un Jay-Jay Johanson zesté de féminines présences non suédoises. Histoire, sous forme de clin d’oeil, de souligner que, côté forces vives, l’agence Sparkle repose exclusivement sur des épaules féminines…

Primeur, magazine JSH en kiosque et… à l’EPHJ-EPMT

Pour la première fois couplé au magazine Heure Suisse (Promoedition), ce qui en augmente fortement la diffusion, JSH (Journal Suisse d’Horlogerie), le plus ancien magazine horloger du monde (134ème année), relancé en 2008 avec un positionnement business to business fortement orienté collectionneurs, gens de la branche et aficionados, vient de débarquer en kiosque. Avis à l’ensemble des près de 550 exposants attendus à Lausanne Beaulieu, au Salon EPHJ-EPMT (horlogerie, joaillerie, microtechniques): il est possible de se le procurer avant sa distribution au Salon (du 8 au 11 juin 2010), en magazine tiré-à-part. Une rédaction en chef toujours confiée à TàG Press +41 et quelques dossiers alléchants: « Or éthique, le luxe s’invente une morale« ,  « Chronométrie, le Tourbillon réhabilité?« , par Fabrice Eschmann du BIPH. Le fil rouge? L’intérêt pour les marques de s’approcher des filières « écoles » et de la formation…

Parmigiani se la joue unplugged…

Propension à décliner des valeurs d’exclusivité et de quête d’absolu en phase avec son horlogerie authentique, Parmigiani plongeait du 13 au 17 avril 2010 dans une aventure musicale nouvelle. Celle de l’Unplogged Festival de Zermatt. L’occasion d’entendre sans artifices et ‘au naturel’ (tant par le cadre que dans les méthodes d’amplification), des artistes tels que Lionel Richie, Stephan Eicher ou Billy Idol, pour ne citer que les plus connus. Un défi artistique que même les artistes sont excités de relever, tant l’exercice les ramène à la saveur originelle de leur plus simple expression. Du côté des organisateurs Thomas Sterchi et Marco Godet, animés d’un slogan ma foi bien trouvé « reduced to the maximum« , aucune autre marque n’a été contactée. C’était Parmigiani ou rien! Certes, le Zermatt Unplugged est parrainé entre autres par Claude Nobs. La marque de Fleurier, partenaire du Montreux Jazz Festival, joue donc les prolongations côté haute montagne et, côté métropole cantonale, avec son implication dans Festi’Neuch.

Bloghorloger, éruption de news parfois volcaniques…

En charge son contenu éditorial (voir le communiqué de presse), l’agence de presse TàG Press +41 vient d’acheter pour le bloghorloger.ch, l’adresse www.eyjafjallajokull.ch. En attendant de l’activer, on peut provisoirement jeter un coup d’oeil sur ce blog éphémère

Romain Jerome en flamme…

Preuve que les parts minoritaires de l’actionnaire Yvan Arpa au moment de son éviction, même diluées suite à quelque recapitalisation, continuent d’imprégner l’ADN Romain Jerome: la marque sort un modèle unique dédié au volcan islandais. On aimerait tant pouvoir faire aussi fort que la rouille du Titanic ou mettre la main sur le catalogue de légendes que l’homme emporta en esprit avec lui, dans son éviction subite…. Il se peut que le syndrome du « qu’est-ce qui vient après » pèse encore de tout son poids sur la nouvelle équipe. Romain Jerome a le mérite de s’y essayer et de s’inviter non pas à la table des légendes mythiques et impérissables, mais au buffet des opportunismes de circonstance, dont l’élan fugace peut retomber, d’un moment à l’autre, brûlant au passage tout processus de légendarisation. Yvan Arpa lui-même s’y était risqué, avec son Crisis Tourbillon, bien qu’on puisse reconnaître à la notion de crise, quelque récurrence cyclique de nature à perpétuer son concept. Après tout, la tentation du buzz habite les rêves cyclothimiques de tout un chacun. Bien joué, on en parle. L’irruption dans tous les esprits de l’éruption volcanique de l’Eyjafjallajökull est encore ‘à vif’. Se greffer sur sa notoriété soudaine, peut marquer l’épisode d’une pierre de lave et… l’histoire de la marque, d’un cadran nouveau. Les poussières de cendres, même certifiées authentiques, survivent-elles aux poussières de lune? Ne risquent-elles pas de clouer au sol toute velléité de rupture d’avec l’ère Arpa? Changement d’itinéraire! La compagnie devra l’envisager, un jour ou l’autre… Ça lui coûtera un max… Le prix à payer pour ses nouveaux envols…

Grâce à l’opération FIFA Hublot, un nouveau sauveur…

Horlogèrement parlant, on connaissait le sauveur  Hayek. Il en est un autre, dont l’existence remonte au Big Bang, dont les initiales sont JC… Si sauveur que même le calendrier de l’histoire horlogère se met à jour! Ainsi, dans Le Matin de vendredi 16 avril 2010, il est écrit, à propos du partenariat FIFA -Chronométrage Hublot, que l’opération est plutôt réussie « pour une entreprise qui n’existait pas il y a encore cinq ans. » Sympa pour Carlo Crocco, fondateur de la marque. Ceux qui connaissent l’horlogerie auront rectifié: l’an zéro est l’arrivée de JC Biver comme actionnaire minoritaire d’une marque ayant déjà fait quelque chemin de croix; ce qui était avant devient ‘x’ années av. JC, ce qui vient après se passe de la nécessité d’indiquer une référence à l’an zéro, puisque c’est le présent. Tant qu’à aspirer à des précisions numéraires, notons que, comme l’indique ce même article, si la planète comptait 30 milliards de téléspectacteurs (sans parler de ceux qui écoutent la radio), nous n’aurions peut-être pas physiquement la possibilité de nous tenir debout sur terre. J’imagine que le chiffre est l’addition des téléspectateurs sur la durée de l’événement… Gageons que lorsque JC manie les chiffres, de ses ventes ou de ses adeptes, il fait preuve de plus de précision. Ça vous fait marrer? Vous oubliez un point essentiel: JC, alias Jean-Claude Biver, vient de réaliser un coup de maître, installer un chronométrage officiel dans un sport qui en était dépourvu, devenant le premier chronométreur officiel de la FIFA. Fallait y penser, qui dit mieux?

Bestiaire horloger…

Tandis que Chopard célèbre son 150ème anniversaire à force de figurations animalières, tant côté joaillerie qu’horlogerie, une série « Faune horlogère«  vient de débuter dans le magazine Heure Suisse (édition parue à BaselWorld 2010 -N° 104). L’occasion de survoler les représentations animalières dans l’horlogerie. A commencer par le Tigre, qui chez Ernst Benz (marque fabricant des montres suisses depuis Birmingham dans le Michigan), sort le 14 février 2010 (date coïncidant avec le début de l’année du tigre chez les Chinois), un ChronoScope PEK Limited Edition. Cartier de son côté, délaisse un peu sa célébrissime panthère pour, en usant du faciès d’un tigre sur l’une des faces de sa Santos 100. Chez Artya, l’arrivée de la peau de crapaud buffle dans les bracelets, signe distinctif d’une déjante assumée, vole la vedette aux crocodiles, vachettes et autres habituels fournisseurs du cuir de nos bracelets. Pour les Oiseaux du Paradis et les Papillons, c’est du côté de Van Cleef & Arpels qu’il fait bon se promener. Quant à l’éléphant, le Panda ou la Tortue, ils débarquent aussi chez Cartier, dans bon nombre de collections. Enfin, c’est le Cobra qui illustre le mieux la naissance de la UR-CCI de Urwerk… La série continuera dans l’édition N° 105, à paraître.

Huguenot au poignet d’une Gospel star.

La plus grande gospel star encore en vie, Andrae Crouch, légende vivante de la christian music connexion aux States, celui dont on dit qu’il fut le coach pastoral de Michael Jackson dans ses derniers mois, celui  qui fit chanter les plus belles voix black de la galaxie soul et qui accessoirement signa quelque titre pour Madonna, porte une montre suisse. De la marque Huguenot, dont le nom cristallise quelque cousinage spirituel avec l’univers du chanteur producteur…! L’Ajoulot Serge Beureux, fondateur, se souviendra longtemps de ce coup de téléphone durant lequel la star, dénuée de tout ego, l’a gratifié d’un retentissant « Hi Brother!« . Au-delà de l’opération product placement, une amitié? Quoiqu’il en soit l’occasion de se rendre compte de la suprématie musicale de cet immense artiste qui fête ses quarante ans de carrière… A écouter.

Revaz, expert en webguerilla marketing, sondage montres…

Intéressante expérience que celle menée par Pierre-Yves Revaz. S’adressant par sondage à ses plus de 10′000 followers, cet activiste notoire de la planète twitter & co reçoit de bien étonnantes réponses. Synthèses des résultats qui ont potentiellement touché, en français et en anglais, environ 30′000 Twitterriens et qui complètent les sérieuses incursions de IC-Agency dans le domaine statistique horloger. 12% des sondés admettent ne pas avoir de montres -beau potentiel pour les marques, et s’en référer au téléphone portable pour connaître l’heure. Presque 80 noms différents de marques horlogères sont apparus, laissant coi l’auteur des questions quant à la diversité insoupçonnée de ses suiveurs qui, soit n’ont qu’une seule montre, soit se rangent dans la catégorie des collectionneurs. Le grand vainqueur demeure Swatch avec un ranking de 10%, suivi par Tissot mention spéciale T-Touch avec 7%. Ex aequo avec 5,3%, Festina et Baume & Mercier, l’alerte enseigne de 180 ans. En embuscade, Casio et ses 4,7% damne le pion à Omega (3,3%) et Breitling (2,7%). Suit alors un groupe compact (2%) composé de Bell & Ross, Guess, Calvin Klein, Rado, Raymond Weil, Rolex et Seiko. d’insignifiants scores individuels avec un 1,3% englobant les Cortebert, Frédérique Constant, Guess, Longines qu’on aurait vu mieux classée, Nixon, Panerai, Polar, Tag Heuer un peu décevante, Younger & Bresson, Lotus. Les viennent-ensuite sont, en vrac et pour 0.7% Alfex, Alpina, Arthur & Aston, Aviator, Bexley, Boucheron, Breil, Bulgari, Cahartt, Cartier, Certina, Cerutti, Charriol, Diesel, Dior, DKNY, Dolce Gabana, Fossil, Graham, Harpo, IWC, JLC, Kanabeach, Katharine Hammet, Lacroix, Louis Erard, Marc Jacobs, Mephisto, Mondaine, Moschino, Nomos, Paco Rabanne, Patek Philippe, Poljot, Pulsar, PYR, Sector, Stamp, Suunto, Ted Baker, Ted-Lapidus, Time Design, Timex, Tokyoflash, TW Steel, Ulysse Nardin, Viceroy, Victorinox, Vostok, Yema, Zenith. Audemars Piguet… Etonnant absent, Hublot, malgré ses 112′000 fans sur sa Facebook page officielle. Rejoignez PYR sur Twitter.

Contrefaçons… La communication

Un billet paru sur le site horlogerie-suisse.com aborde le problème des contrefaçons. Au pluriel? Oui car il faut bien distinguer deux sortes de fléaux, même si « les poches qui se remplissent appartiennent aux mêmes pantalons« . Primo la contrefaçon qui se fait avec la complicité de l’acheteur, qui sait pertinemment que le prix proposé ne peut correspondre à un modèle réel. Secundo, celle qui, tablant sur des ressemblances si pointues, abuse même le spécialiste, voire l’expert. L’article survole les moyens de lutte et les réflexions autour de ce sujet. L’une d’elle, particulièrement vicieuse, déclenche l’ire des internautes sur le forum. Serait-il possible de négocier avec les pirates, afin de « récupérer » une part du gâteau, qui soit dit en passant, ne risque pas de disparaître avant longtemps? Cette réflexion choquante viendrait de milieux proches de la propriété intellectuelle qui sont en pleine cogitation. Et qui, finalement,  ne feraient que transposer au monde horloger la complice attitude de l’état par exemple, qui ponctionne l’AVS et autres contributions, sur le travail des sans-papiers ou qui reconnaissent implicitement, en récupérant leurs impôts ou en délivrant des permis « artistes », certaines exploitations particulièrement révoltantes.  Quoiqu’il en soit, il semblerait que tous soient d’accord sur le fait que la communication en vigueur « Fake Watches, Fake People » se situe en-deçà de toute réalité de terrain. Car la formule contient des accusations facilement balayées par la conscience de ceux à qui elles se destinent ou dévastatrices chez ceux qui viennent de se faire abuser et auprès de qui « on remue le couteau dans la plaie« . Un internaute propose le clip de Fabrice Guéroux -True Time, qui, heureux hasard du calendrier, dédicaçait son livre à BaselWorld, chez Watchprint.com la librairie du salon. L’occasion de revoir l’interview M6 qui permit à cet auteur et passionné d’exister dans la galaxie des experts qui comptent. Descriptif du livre « Real & Fake Watches ».

Vacheron Constantin et Barbier-Müller, l’humain au centre.

A l’heure où des marques horlogères s’engouffrent sur le terrain de la planète en danger et des désastreuses conséquences y relatives pour les animaux et les environnements, Vacheron Constantin s’embarque dans une aventure qui s’intéresse aux êtres humains. Décalage? Grâce au collectionneur genevois Jean-Paul Barbier-Müller, qui crée une fondation pour étudier les ethnies et les microcultures en voie de disparition, l’enseigne horlogère poursuit sa Patrimony Story et va, à contre courant, au-delà des préoccupations courues. L’intérêt de la démarche vient de ce qu’elle émane d’un éminent amasseur du tangible -trésors archéologiques retrouvés, statues ou des écrits dénichés (Musées à Genève et Barcelone), soudainement rattrapé par la réalité de l’éphémère. En effet, bon nombre de ces groupes isolés, régis pourtant par une organisation sociopolitique complexe gorgée de riches traditions médicinales ou musicales, sont menacés par l’expansion des sociétés dominantes ou l’effet de la démographie. Car ils usent dans leurs pratiques culturelles ou cultuelles d’objets périssables, absents des musées: statues en terre crue, transmissions orales, préoccupations religieuses aniconiques… Au programme des observations menées, sur le terrain et via la publication de résultats, trois petits peuples de Côte d’Ivoire dont les créations plastiques sont à ce jour absentes des musées ainsi qu’un groupe d’environ 6000 individus du Burkina-Faso sud-ouest à propos duquel aucune donnée scientifique n’existe. Des missions de la dernière chance -la globalisation menace, qui recèlent une certaine parenté avec la préservation patrimoniale de certains métiers horlogers et certains savoir-faire entretenus par Vacheron Constantin entre autres…

Technomarine fait des vagues…

Technomarine Genève se la joue piraterie événementielle, inondant un matin le bleu parterre de l’entrée de la Halle principale de BaselWorld d’une ondée d’ondines -je croyais que la pêche au thon était sur la sellette. Ouf, il y avait aussi, au nombre de ces créatures de rêve, quelques sardines et sirènes qui, dans leur déshabillé imperméable et transparent, en deux-pièces bleu hélas un peu trop habillé, détournèrent les attentions… Dans un battement de cils pailletés et incitatifs, toutes  distribuèrent une bouteille d’eau minérale brandée accompagnée d’un journal. L’opération a fait quelque vague, notamment du côté du très sérieux service de presse de BaselWorld, obligé d’intervenir et de gronder les auteurs facétieux de cette parenthèse Ocean Addict, apparemment plus appréciée par les visiteurs que les stands concurrents. Un buzz converti en record d’affluence.

bloghorloger.ch sort de l’anonymat…

Lire le communiqué. En français ou en anglais.

Le collectif d’insiders composant le bloghorloger.ch s’est choisi un visage éditorial et sort ainsi partiellement de son anonymat. C’est désormais l’agence de presse horlogère TàG Press +41, fondée par le journaliste Joël A. Grandjean -par ailleurs membre co-fondateur du collectif, qui devient le visage éditorial de cette entreprise d’information et qui assumera, après modération, le rewriting et une partie de la recherche de news. Depuis 2000, bloghorloger.ch distille de manière indépendante des news horlogères appréciées par la branche, les passionnés, les collectionneurs et les spécialistes. Née avec la percée de la blogosphère, cette adresse était, avant que les moteurs de recherches ne s’en mêlent, une plateforme d’échange entre les membres du collectif, distants géographiquement. Une sorte de think thank de la branche, dénué de toute fioriture et basé uniquement sur le texte, pratiquant parfois, toujours par passion pour l’horlogerie, une forme de désobéissance marketing. On est loin du copié-collé des dossiers de presse, loin de toute logorrhée textuelle. Désormais, les images sont de la partie, en option. Bloghorloger se lancera prochainement sur le terrain des mises en relations d’affaires.

Elizabeth Doerr dédicace à BaselWorld

Comme chaque année, la librairie de BaselWorld, achalandée par watchprint.com, certainement la plus grande vitrine bibliographique horlogère existante, crée l’événement. Les 19, 20 et 21 mars (vendredi, samedi et dimanche), l’auteure du livre « Twelve Faces Of Time – Horological Virtuosos« , la journaliste Elizabeth Doerr y dédicace son ouvrage de 208 pages (éditions TeNeues).  Plume horlogère spécialisée, cette professionnelle du journalisme horloger sévit depuis l’Allemagne aux quatre coins de la planète média, tout en restant rédactrice en chef de « Wristwatch Annual« . Avec le photographe Ralf Baumgarten, elle livre la première série d’une galerie de douze portraits artistes horlogers, qui, profitant de leurs passages à Bâle, risquent fort de faire un détour. Ainsi croiserez-vous peut-être, un concentré des quelques génies encore vivants de l’art horloger: Philippe Dufour, Paul Gerber, Dr. Ludwig Oechslin, Kenji Shiohara, François-Paul Journe, Kari Voutilainen, Vianney Halter, Beat Haldimann, Thomas Prescher, Roger Smith, Volker Vyskocil et Felix Baumgartner…

Ange Barde, sortie de route et départ horloger.

On savait l’horlogerie et l’automobile atteintes de connivences naturelles. Longue est la liste des marques horlogères qui fricotent avec l’imagerie des belles carrosseries, anciennes ou actuelles, se risquant même parfois sur le terrain du co-branding. Dans son concept, la nouvelle marque Ange Barde Genève -qui égayait à Bacelone la semaine passée et sur un circuit un gratin journalistique issu des meilleures écuries informatives, le pilote éponyme quadruple champion d’Europe Ferrari, qui rencontra sur le circuit de Misano en 2008 l’horloger Christophe Golay et qui se lance sur le macadam horloger, use jusque dans le détail de sa terminologie des similitudes entre les deux secteurs. Ainsi, pour décrire techniquement son viril chronographe Legend Racer (88 pièces pour chaque combinaison de matières) le pilote-horloger Ange Barde manie la langue française avec la dextérité d’un volant. Le mot moteur désigne évidemment le mouvement, un calibre AB LR 46RM -Soprod basé sur un Valjoux 7750. Quant au châssis, il désigne la lunette en Titane Grade 5 ou or 5N18 et la carrure gainée en fibre de Carbone tressée. Allumage se rapporte à l’échappement à ancre, régime aux 28′000 alternances/heure, transmission à la commande séquentielle par bouton poussoir à 2h et 4h, tandis que tableau de bord célèbre les aiguilles et enfin, ceinture les bracelets cuir frappés carbone… Jusqu’au boutiste de la terminologie, Ange Barde démarre en trombe.

Clariden Leu, l’horlogerie dans la communication bancaire

Rejoignant les quelques banques privées comme Julius Bär ou des institutions de la finance usant de la charge émotionnelle liée à l’horlogerie pour saupoudrer leurs communications de similitudes liées aux concepts de la précision ou de la tradition, la banque Clariden Leu s’offre un spot corporate -diffusé jusque sur les chaînes de télévision nationales suisses. Premières images, un horloger muni de sa loupe légendaire, affiche sa concentration jusqu’aux pourtours de son établi chargé d’outils. La banque visite ensuite d’autres mot-clefs comme « Sécurité » -un sportif tout en muscle et à cheval, « Passion » -une danseuse classique sur pointes ainsi que le terme « Equipe » porté par un orchestre de jazz. Trois autres mots qui auraient également pu se décliner dans l’univers du watch making. Comme quoi, l’horlogerie, c’est bien pratique. Questions? Qui est l’horloger sur l’image, quelle est la montre sur laquelle il travaille et celle qu’il porte? Le bloghorloger.ch attend vos indices…

BorgeauD Watches et le Septagraph Perpétuel…

Après le Tourbillon ou la Répétition Minutes, le Septagraph Perpétuel est une nouvelle complication mère, signée BorgeauD Watches Switzerland. Au moyen d’un disque rétrograde colorant un « indicateur de réserve temporelle » en forme de flèche posée sur un cadran multi dimensionnel, grâce à un compteur situé entre les index 7 et 8, ce garde-temps célèbre 3000 ans d’observations astronomiques grâce à 450 ans de savoir faire horloger suisse. Tout dans ce garde-temps exclusif est suisse, du design à l’écrin, du cuir des bracelets au fournisseur de glace, en passant bien sûr par chaque composant du calibre BRG 11501. Le principe du Septagraph Perpétuel est de restituer à son possesseur -un initié à coup sûr, 1h30 chaque jour, de manière non consécutive. Une parenthèse qu’il mettra à profit pour cultiver ses intériorités et s’occuper de son recentrage personnel. Un luxe des plus suprêmes, au regard de la folle course du temps moderne, un refuge -ou un poste d’observation, niché dans l’oeil du cyclone temporel. C’est d’une poésie majusculaire, ça frise le BorgeauD code et les sempiternelles recherches graalistiques. Est-ce bien utile? En tous les cas, un périple en Asie vous en convaincra, tant le respect de cette tranche dédiée aux jours de la semaine est encore vivace.  C’est de l’ordre de l’hygiène de vie temporelle…. d’autant que le système ultra complexe est porteur de deux symbolique majeures, celle des chiffres 7 et 8. Par ailleurs, selon une étude produite par le Swatch Group, l’acheteur d’un chronographe n’utilise sa modeste complication en moyenne que 6mn la première année. Affaire à suivre donc, du côté de la Watch Gallery (Stand 25 – là où les journalistes trinqueront à l’ouverture du salon), du 17 au 25 mars prochain, à BaselWorld 2010. Le Fleurisan Marc Aeschacher tisse un pont entre les arts horlogers des Vallées puisque, du côté du Sentier, le nom Borgeaud est intrinsèquement lié à l’histoire du cru.

Viol de copyrights? Franck Muller s’offre Queen…

Détournement de musiques? A-t-on le droit, au monde de l’horlogerie, si touché et si concerné par le fléau de la contrefaçon, de s’approprier, sans en payer les droits, des musiques et des chansons connues? Evidemment non, dans ce domaine aussi il y a des lois. Au moins 3, pour faire simple: primo s’acquitter des droits de diffusion auprès de la Suisa, secundo demander l’autorisation aux auteur/s-compositeur/s-éditeur/s (généralement contre espèces sonnantes), tertio, s’acquitter du copyright lié au support sonore duquel l’extrait provient. Toutefois, l’impression qu’Internet est un espace libre et dénué de toute législation, déteint aussi sur les horlogers. Ainsi, sur le site web de Franck Muller -qui n’a d’autre ambition que d’être une vitrine basique (lire l’article opinion de Business Montres), un film servi en ouverture depuis plusieurs mois s’offre un fond musical qui, s’il est en règle côté autorisations et droits, a du coûter bien plus qu’une montre. Afin de vous simplifier la tache, voici la liste. Au départ, l’intro façon boîte à musique est détournée de l’album de Yann Tiersen « C’était Ici » et  s’intitule « La Valses Des Monstres« . Puis, changement d’ambiance, c’est le morceau « Right Here Right Now » (de Fatboy Slim sur la compile Dance Top Of The Pops ‘99, label BBC) qui précède un extrait Dance de l’album « Inspection (Check One) » du groupe Leftfield intitulé Leftsim (Sony Music Entertainment Ltd). Arrive « Randall’s Room« , une ballade piano haut-bois-cordes signée OST & Rolfe Kent, extraite de l’album « About Schmidt« . Toujours dans le réservoir des compilations, l’extrait distorsionné vient-ensuite est « Now Is The Time (The Crystal Method Millenium Mix) » du collectif « The Crystal Method« , une bande-son extraite de l’album « The Crow » (Koch Records). Soudain, en version originale le morceau « Children« , entame une phase de calme empruntée à l’album « Dreamland » (Label Deconstruction Ltd) de Robert Miles. Enfin, c’est le groupe « Queen » himself qui franckmullérise les images finales avec son mythique « We Are The Champions » (extrait cette fois de l’album « Power Ballads » chez Virgin Records). Si jamais ce film n’était pas en règle, il est rassurant de savoir qu’il existe des bases de données de musiques ‘au kilomètre’, libres de droits et accessibles de manière simplifiée via des sociétés spécialisées…

Van Cleef & Arpels, vendômeries intemporelles…

C’est vrai qu’il a plutôt une gueule d’acteur, ce Laurent Picciotto qui, depuis son enseigne parisienne Chronopassion, distribue tant de marques horlogères suisses, n’hésitant pas à assumer un savant mélange d’esprit rock’n roll et de cabotinage. C’est vrai qu’il sait se mettre en scène, tantôt par un visuel publicitaire qui frise la déjante élégante tantôt par ses postures post-dandesques maîtrisées… Grâce à la marque Van Cleef & Arpels qui s’embarque avec originalité dans quelques vendômeries suaves, mêlant images de fées et complications horlogères à la Jean-Marc Wiederrecht, à savoir la maîtrise des aiguilles régrogrades, le célèbre détaillant endosse un rôle à sa démesure, celui d’Ambassadeur du Temps. Et de donner la réplique à la fée Van Cleef & Arpels, soudain défaite de sa rigidité matérielle pour s’emplir de vie et d’espièglerie. L’éclat figé de ses diamants se métamorphose en poussière scintillante habitée… C’est didactique, réconciliant. Après s’être dégusté cette merveille de parenthèse visuelle, saupoudrée de Peter Pan spirit, nul doute que les femmes auront pour les complications horlogères, d’autres regards. Ceux du désir.

Campagne Century, bulle de saphir…

Décidément, les modèles trois aiguilles revendiquant une sobriété retrouvée, fleurissent dans les catalogues. Century également s’y met, avec un summum de simplicité masculine, sobrement baptisé « Elegance« . Et toujours ces boîtes en saphir avec lesquelles on se familiarise de plus en plus. D’ailleurs, puisque c’est l’ADN de cette quadragénaire à part dans l’univers horloger suisse, le saphir sert également de bulle aux personnages de la nouvelle campagne publicitaire, lancée dès avril dans le monde. Découvrir en avant-première, les visuels Mogul et Ego. Car la marque est mondiale et particulièrement appréciée en Asie et en Chine.

deWitt s’apprête à faire des siennes

Depuis l’arrivée de la Chaux-de-Fonnière Nathalie Veysset à la direction financière puis à la Direction Générale de deWitt, suite aux quelques coupes qui ont suivi, chacun y allait de sa rumeur quant à la santé de l’entreprise. Qui choisissait de se taire, de se concentrer sur elle-même et de se mettre au boulot. Résultat? Un calibre tourbillon entièrement fait maison, à partir d’une feuille blanche, qui habite déjà quelques protos prémices au lancement d’une nouveauté BaselWorld 2010; un atelier de cadran autonome qui s’offre le luxe d’accepter très occasionnellement des commandes pour d’autres marques triées; une nouvelle campagne de publicité sur le thème de la « Classical Audacity », avec des toiles célèbres revisitées à la sauce contemporaine; et à la demande de plusieurs distributeurs, un modèle « entrée de gamme », sublime trois aiguilles, à moins de 20′000.00 francs suisses. Sans parler de deux à trois autres nouveautés révélées à Bâle. Ce n’est pas tout. La stratégie prévoit la conception et construction d’un calibre de base, ouvert aux développements complicationnels. Quant à ceux qui s’inquiétaient de ce que la déroute de BNB aurait pu pénaliser deWitt via quelques calibres restés en déshérence, qu’ils se rassurent. La maison avait pour usage de commander plus de kits qu’il n’en fallait pour ses besoins. Elle dispose donc d’assez de composants pour faire face au SAV. En d’autres termes, et puisque les mètres carrés du bâtiment le permettent, il se peut qu’on reparle prochainement d’expansion. Après la discrétion et la concentration, voici venue l’ère des résultats communiqués. De quoi réjouir les inconditionnels de cette marque élégante et intelligente, à l’image d’un comte habité par la bienfacture de son produit plus que par quelque effet de manche contre nature. Jérôme deWitt dispose de suffisamment de moyens pour asseoir sa vision long terme.

Alexis Sarkissian interviewé dans Haute Living Magazine (US)

Le plus Genevois des Américains oeuvrant à la visibilité de l’horlogerie suisse dans le monde, via sa nouvelle structure Totally Worth It, rejoint le cercle très restreint des happy few. Côté Grande Pomme, s’entend, où Haute Living Magazine vient de lui consacrer un bel article. A tous ceux qui le connaissent et qui débarqueraient à New York, sûr qu’Alexis Sarkissian aurait la qualité d’être un excellent guide. Il le prouve par ses réponses. A savourer avant le départ…

Horloge Fleurie mécanique, le projet est lancé.

Annoncé lors du Grand Prix de l’Horlogerie 2009, le projet lancé par le journaliste horloger Joël A. Grandjean de doter l’horloge fleurie d’un mouvement mécanique, est sur les rails depuis le 27 janvier 2010. C’est Léman Bleu TV, par sa journaliste Aline Inhofer, qui révèle l’opération, dans son journal de 18h30. Manuel Tornare, Conseiller administratif en charge du SEVE (Service des Espaces Verts et Environnements) officialise sur le plateau le soutien de la Ville de Genève.  L’information est immédiatement reprise et commentée par worldtempus.com, sous un article signé Louis Nardin. Puis par les principaux quotidiens, via un relais ATS. Voir la liste des personnalités qui soutiennent ce projet fédérateur. Grâce à elles, l’accueil des Autorités genevoises, via l’association ProWatCH s’est transformé en soutien indéfectible.

Voir également l’article de Vincent Donzé dans le Matin. Ecouter l’interview de Pascal Décaillet sur Radio Cité.

Baume & Mercier et Simone Gaudard, l’ombre de Barbara.

Barbara chantait « Ma Plus Belle Histoire d’Amour C’est Vous« , Baume & Mercier orchestre depuis le SIHH 2010 la mise en musique de « Notre Plus Belle Histoire, C’est La Vôtre » en prolongement de sa eSaga « Secrets d’Une Famille d’Horlogers » sur Facebook ou Twitter.  Une vaste opération de recherche historique, déguisée en appel à témoignage. Chaque internaute, via Facebook, est invité personnellement par Simone Gaudard, la descendante réelle de la famille Baume (arrière-petite-fille du fondateur), à partager l’histoire qui la ou le relie à sa montre Baume & Mercier. A nouveau, une manière d’utiliser intelligemment les médias sociaux, accessoirement une campagne de marketing viral auréolée de buzz (du pur Details.ch), qui permettra de localiser, si elle fonctionne comme prévu, un grand nombre de modèles historiques. La marque fête donc ses 180 ans sans nostalgie aucune, avec un pied dans le futur, ce qui s’inscrit dans le respect des curiosités ancestrales qui caractérisaient cette famille de pionniers. On regarde les images, on sent que Simone Gaudard n’est très à l’aise face aux caméras mais… fière, fière d’appartenir à cette histoire. Elle a de la classe, c’est élégant et franchement… on aimerait bien avoir une BM récente ou qui traine, histoire de pouvoir participer à cette récolte. A vos posts, prêts…

Un couac d’image dans la Julie, un couac de son à la RSR

L’article signé Pierre-Yves Frei, paru dans l’édition du 19 janvier 2010 de la Tribune de Genève est plutôt fort instructif. Il relate l’arrivée de l’information de circonstance, la sortie des chiffres du Groupe Richemont. Vous savez, ce genre d’info qui nourrit les actionnaires et se laisse volontiers reprendre dans les rubriques éco des quotidiens. L’année passée, la date de publication de ce rapport intermédiaire coïncidait avec l’ouverture du salon et avait sapé le moral des troupes avant même qu’elles ne puissent entrer en bataille. Cette année, ouf, les chiffres sont positifs, la situation s’améliore! Toutefois, la photo paru dans la Julie est du genre à faire ricaner dans les chaumières de la branche. Un peu comme si l’intelligence visuelle du quotidien avait voulu délibérément mettre des pieds dans le plat et s’offrir quelque indélicatesse crasse. Car on y reconnait facilement deux personnes: Philippe Léopold-Metzger, patron de Piaget, et… Horst Edenhofer, ex directeur général de Cartier. Si ça fait sourire tout ceux qui suivent le secteur, ça doit faire grincer quelques dents du côté de la DG actuelle de Cartier. Même topo, ce matin, sur les ondes de la radio nationale suisse de langue française, c’est Jean-Claude Biver qui est interviewé à l’antenne pour parler du SIHH. Miracle, la RSR avait au moins un nom dans son calepin, à propos d’horlogerie, ce qui est pas mal au su des 650 marques répertoriées composant le tissu culturel horloger.

Baume & Mercier, feuilleton historique planétaire, grâce à Twitter et Facebook…

L’histoire horlogère de la région des Bois (à quelques encablures de La Chaux-de-Fonds), voudrait que ce soit Louis-Victor Baume qui utilisât pour la première fois le bureau du télégraphe ouvert dans la commune en 1865. La famille était réputée pour sa curiosité face aux nouvelles technologies et aux avancées d’alors. Il est donc tout à fait plausible que les Baume auraient eu, face à l’arrivée des Twitter, Facebook et autres plateformes du web 2.0 (une bonne dizaine en tout), des réactions avant-gardistes. Quoiqu’il en soit, la marque, qui célèbre ses 180 ans cette année, est à sa manière précurseuse. Certes, comme beaucoup d’enseignes horlogères elle s’y met enfin, à cette exploitation des réseaux sociaux, mais elle va plus loin et innove. Au travers de « Secrets d’une Famille d’Horlogers« , une eSaga historico-réaliste, elle n’utilise pas ces nouveaux médias juste pour peaufiner sa web reputation, mais pour transmettre, selon les modes actuels, des valeurs patrimoniales toujours riches en perspectives d’avenir. Belle opération, menée par l’agence Details.ch, des pros du buzz, avec le concours d’un bureau d’écritures. L’histoire, ainsi mise en scène, dégouline de saveurs non pastel. Elle se charge de réalisme et, en ces temps tourmentés, raconte les êtres humains dans ce qu’ils conservent d’attachant, quelles que soient les troubles traversés ou… les immatérialités environnantes. On est dans le post facebooking, c’est à dire, dans l’appropriation et l’exploitation intelligente de médias qui partent parfois dans tous les sens…. A suivre sur Facebook ou Twitter, jusqu’à l’ouverture du SIHH (le lundi 18 janvier 2009), où quelques révélations seront faites.

Broto Ollivier, journaliste ingénieur.

Ingénieur EPFL en Génie Civil, Ollivier Broto (avec deux « L », svp), dispose d’une collection horlogère qui en fait un des experts journalistes en horlogerie ancienne qui comptent dans l’univers du déjà porté. Il est rattaché à l’agence de presse TàG Press +41 et écrit pour le magazine Watch Around. Abonné aux grandes ventes aux enchères dont il ne rate aucune édition, on lui doit également d’avoir distillé, via un média online, son expertise en montres anciennes. A l’époque, son site spécialisé réussissait l’exploit de vendre la montre la plus chère jamais vendue sur internet. Repris par ses anciennes amours, il a dirigé récemment plusieurs chantiers comme la Manufacture et la boutique F.-P. Journe à Genève. Président d’un Club de Cigares cubains, il représente à la fois le savoir de la construction, l’expertise technique ainsi que la voix des collectionneurs en horlogerie, un monde à part auquel il appartient.

Cosandey Eric, professeur d’horlogerie et éditeur.

Horlogerie-suisse.com, sa plate-forme d’échange d’informations, destinée avant tout à partager son savoir et son enseignement à ses élèves, devient l’un des médias internet les plus indépendants et fiables de la branche. Ce site, auquel s’est associé Maximilian Büsser (sous la Sàrl Horloweb) est aujourd’hui un média consulté par les passionnés, les puristes ainsi que les collectionneurs du monde entier. Il demeure également la formidable vitrine de compétence d’une école d’horlogerie genevoise, au sein de laquelle Eric Cosandey enseigne et transmet ses compétences en horlogerie.

Julianne Moore, nouvelle égérie Bvlgari

Dès février 2010, Excentric Charisma, la nouvelle campagne de Bvlgari, aura les traits de l’actrice 4 fois oscarisée Julianne Moore. Du haut de ses 48 films, cette celebrity s’est prêtée à Beverly Hills au jeu des objectifs de Mert Alas et de Marcus Piggot pour incarner l’élégance intemporelle, le charisme raffiné zesté de mystère et d’inaccessible. Avec à son bras un sac Chandra (qui signifie lune en sanscrit) couleur brun châtaigne et bleu de prusse, la vedette conjuguera, parfois un rien impudique, le port de quelques pièces d’anthologie, une montre évidemment, mais également des fragments de haute joaillerie saupoudrés d’émeraudes imposantes et de diamants taille baguette. A guetter, les pré-coulisses de cette campagne… Quand au making of, il circule déjà sur YouTube, façon teasing et amuse regard…

Musées horlogers et lieux historiques…

Régulièrement remis à jour, les menus déroulants du bloghorloger.ch viennent de s’enrichir de quelques adresses historiques, propices aux découvertes muséales, sur la trace de l’horlogerie ou des branches affiliées.

Musées indépendants: Musée Brodbeck Guillocheur (CH, Jura), Watch Valley (ballade horlogère en Suisse), La Route des Musées (selon le site hautehorlogerie.org), Mines d’Asphalte de la Presta à Travers (CH, canton de Neuchâtel), Musée Jean-Jacques Rousseau à Môtiers (CH, Canton de Neuchâtel), Musée Jurassien d’Art et d’Histoire, Délémont (CH, Canton du Jura), Musée Industriel du Val de Travers (CH, Canton de Neuchâtel), Musée Historique de Bâle (CH, Canton de Bâle), Musée du Fer et du Chemin de Fer, Vallorbes (CH, Canton de Vaud), Gewerbemuseum Winterthur (CH), Fondation Bodmer, Cologny (CH, Canton de Genève), Musée National Maritime de Greenwich (UK).

Musées des marques: Villa JeanRichard (CH, La Chaux-de-Fonds), L.U.CEUM, Traces du Temps, Manufacture Chopard à Fleurier (CH, Canton de Neuchâtel), Cité du Temps Genève (CH).

Cartier fait son buzz…

S’il semble certains que toutes les marques sont dans les starting blogs d’avant la grand-messe de janvier 2010, certaines enseignes horlogères tentent d’avoir une longueur d’avance sur leurs concurrentes -y compris au sein du groupe Richemont où la surveillance des autres est de mise. Ainsi, Cartier Manufacture La Chaux-de-Fonds conviait une série de journalistes en avant-première, avec signature de contrat de confidentialité et tout et tout. Faire savoir qu’on a quelque chose à dire, c’est bien, faire savoir que vous savez mais que vous n’avez rien le droit de dire jusqu’à la levée de l’embargo, c’est encore mieux. Encore faudra-t-il se souvenir le moment venu, que vous saviez et que vous étiez donc privilégiés. Sur YouTube donc, un teasing Cartier commence à plutôt bien fonctionner. Quand Cartier se risque enfin à ce genre de méthodes, il y met les moyens. Autre bourdonnement du net, la Concept Watch ID.One en Niobium-Titanium, qui se passerait de tout moyen de réglage habituellement inhérent aux montres mécaniques… Les deux sont-elles liées?

Blogosphère et info horlogère, quelques medias de plus…

Dans la rubrique « blogosphère » (menu déroulant, colonne de droite), bloghorloger.ch s’emploie à répertorier les blogs qui naissent sur la toile ou, au travers de la rubrique « information horlogère », les adresses des journaux et medias traitant d’horlogerie.

Journal rajouté > Armband Uhren (Allemagne).

Blogs rajoutés > Culture DWG (CH, Blog Culture & Histoire, Horlogerie par l’historien Dave-W. Grandjean),  First Luxe Magazine (F), Hype+Style Blog, FashionMag.com (France, site d’info des pros de la mode, du luxe et de la beauté), Horozima (blog indien consacré à l’horlogerie), TendanceHorlogerie (France, blog), TheBlogIsMine (USA, blog), Lost in A Super Market (USA, Fanzine).

Formations en horlogerie, rajouts sur le bloghorloger.ch

Sur la colonne de droite, la rubrique-menu déroulant « Formations en Horlogerie« , s’enrichit de quelque links supplémentaires. > CFA Istres, (France, Ecole de bijouterie), Ecole d’horlogerie de Soleure, Ecole de Joaillerie du Québec, Université de Besançon (France), Ecole Privée Joaillerie Horlogerie Paris (F), Institut de Bijouterie de Saumur (F), Gem City College – Illinois (USA), Institut National de Gemnologie (F), abc Luxe Formation (CH)…

Le Locle horloger, guide en 39 étapes

Au commencement, la Place du Marché, où un panneau indicateur vous incite au parcours en 39 étapes, toutes dédiées à l’histoire horlogère, pour vous mener en apothéose au Musée d’Horlogerie des Monts. Au passage, vous aurez croisé les demeures des personnages qui marquèrent de leurs doigts d’or l’horlogerie comme l’actualité récente. Avec un peu de chance -et d’organisation à l’avance, vous pourrez même visiter quelque manufacture informée au préalable de votre visite. Inauguré en juin 2004, cette balade instructive vous amènera à fouler les pas des Ulysse Nardin, Daniel JeanRichard, Jacques-Frédéric Houriet ou Abraham-Louis Perrelet. Il y en a tant d’autres…  En attendant, plongez-vous dans la lecture de ce guide baptisé le Locle Horloger.

Salons horlogeres. Tendance: le bracelet «Totally Worth It»

Initiée par le ditributeur TWI –Totally Worth It, Inc, ambassadeur pour les US et le Canada de marques horlogères suisses prestigieuses, un bracelet en tissu sera au poignet des aficionados et des insiders durant les salons horlogers 2010. Comme un geste simple, léger, porteur de vœux de réussite et d’amicales pensées, la démarche TWI placée sous le slogan qui synthétise sa raison sociale -en français ça pourrait signifier «parce que je le vaux bien…» est un clin d’œil qui s’enroule cérémonieusement au poignet des acteurs de la branche, marques, détaillants et clients. Un insigne de ralliement. Créée par Alexis Sarkissian, Totally Worth It professe les garde-temps exclusifs auprès de détaillants d’un marché qu’il connait bien, l’Amérique du Nord. C’est sur ces terres qu’elle implante des marques différentes qui préfèrent les chemins de traverse aux méga highways. Avec ses bracelets, frais, ludiques et incitatifs, TWI saupoudre la scène actuelle d’un sourire message, tout de turquoise et de brun chocolat auréolé. Les couleurs maison et surtout, le gage d’une appartenance à porter sur soi.  « Parce que je le vaux bien » -I’m Totally Worth It, sera le nouveau signe de ralliement des aficionados, de NY à LA, en passant par Montréal, Miami puis Genève.

Insultes dans l’atelier…

Il semblerait qu’un certain responsable d’atelier soit parfois capable de péter un plomb. Heureusement, depuis mai 2009, il ne serait plus en activité sur les lieux où ses « employés », un rien rebelles, l’ont enregistré à son insu, afin d’en faire profiter l’ensemble de la Toile, via YouTube. Vous m’direz qu’une bonne empoignade verbale de temps à autre ça fait pas de mal entre virils basiques. Ok, encore faut-il que le rapport hiérarchique ne soit pas en défaveur de l’insulté… Tout lien avec un personnage existant n’est que pure imagination et hasard crasse.

First Luxe oublie l’horlogerie…

Quand on est un média, s’offrir des campagnes horlogères ce n’est pas un luxe! Donc, au moins pour la forme, il eût été profitable pour l’image du média Firstluxe.com auprès des marques horlogères en état de communiquer, de glisser dans la sélection de ses votes pour la meilleure campagne du luxe, au moins une, voire plusieurs enseignes horlogères. Certes, le luxe, c’est franco-français, et le concours a aussi été chapeauté par le magazine Stratégies -Communication et Netetudes. Voici les nominés: Lady Dior, Hermès, Nina Ricci, Louis Vuitton, et Cacharel avec Scarlett. Au fait, les organisateurs pourront toujours me rétorquer que toutes ces marques sont…. horlogères. Résultats sur Stratégies.fr.

Paris sur horlogerie, via google map

Créée en 2007 déjà par un certain Gautier actif sur le forum à montre, une application google map permet d’inscrire sur une carte de Paris, de façon participative grâce à une ligne de code,  les adresses dédiées à l’horlogerie. Un simple clic et vous y êtes, ne reste plus qu’à trouver la station de métro la plus proche. Bravo, belle initiative, surnommée la « ballade à montres », à enrichir au fur et à mesure que l’info se refile.

ESQ by Movado sur Facebook

Très américain tout ça. Les fans de la marque ESQ, propriété du Movado Group et exclusivement présente en Amérique du nord, Canada compris, sont sur Facebook, échangent impressions et laudatifs du genre « One of the symbols of executive success…! » dans un de ces groupes « fans de… »

Hublot s’empare de l’automobile…

Le 19 novembre 2009, Hublot, enfonce le clou automobile. Après s’être intéressée à Morgan, la délicieuse anglaise toute de bois et d’alu façonnée, la marque annoncera son partenariat avec l’ACF, le premier Club Automobile d’Europe -pendant motorisé du TCS à mobilités plurielles, créé en 1895. En fait de partenariat, il s’agira de lancer une montre en série limitée (Aero Bang ACF Drive), dont une partie des bénéfices de vente sera reversée à la cause défendue tant par Jean Todt que Schumacher, l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière). A noter qu’avec ce système de séries limités à répétition, Jean-Claude Biver met chaque fois la main sur quelques fichiers d’importance, s’organisant quelques incursions habiles en d’autres terreaux où des collectionneurs et amateurs d’horlogerie restent à débusquer. C’est bien vu, d’autant que ça n’implique pas à chaque fois, un développement de produit. Juste quelques customisations, ici où là, généralement via le cadran ou par gravure et écrin interposés. Et puisqu’on reste dans l’auto, Hublot annonce son partenariat 2010 avec Bruno Senna, pilote Formule 1 de l’Ecurie Campos Meta et neveu d’Ayrton.

Louis Chevrolet, sa Driver 1911 revit!

Liée à AJS -Développement, entreprise familiale dirigée par André Saunier, connu pour sa gouaille toute jurassienne, Louis Chevrolet, la marque  horlogère, essaime ses modèles depuis Porrentruy. Une sorte de conquête, placée sous la maxime « Never Give Up« , si chère à l’exilé franco-suisse qui, au début du siècle passé, quitte sa famille en 1900 pour la terre promise. Après une carrière dans le pilotage automobile, Louis Chevrolet crée la voiture qui porte son nom. Afin de faire revivre dignement ce passé, la marque horlogère jurassienne, qui essaime par le monde une collection plutôt réussie de modèles,  s’apprête à célébrer ses portes ouvertes, -5 à 6 décembre 2009, et à s’offrir un buzz: la Concept Watch Driver 1911 est annoncée. A vos plumes.

Asch Denis, nulle part ailleurs…

Une table ronde autour du thème de la mythique marque Vulcain (fondée en 1858 par Maurice Ditisheim) était le menu d’un jeudi soir, juste après les heures de fermeture du magasin (rue de la Cité à Genève). Un technicien de la Manufacture, était venu du Locle, quelques clients, des  journalistes spécialisés et une historienne de l’art. L’occasion de se repaître de quelques valeurs de la marque, tournant autour de son USP, la montre réveil Cricket. Denis Asch dont le slogan est « Nulle Part Ailleurs« , crée sa propre actu via ses « Paroles d’Experts« , ses newsletters et… vu le succès, via ses tables rondes. Son enseigne est un chemin de traverse qui fleure bon l’émotionnel et la technicité. Cet universitaire reconverti à l’horlogerie via l’Ecole de Porrentruy ainsi que des débuts chez Rolex -dans les Caraïbes, a su faire des marques de niche son univers entrepreneurial. Ses choix et ses goûts font office de prescription.

Pierre Jacques devient ambassadeur. Reconversion

Pierre Jacques vient d’être nommé Branch Manager des Ambassadeurs à Genève. Dès 2010 il dirigera la plus ancienne enseigne du groupe née en 1964 et occupant encore à ce jour, rue du Rhône, une vingtaine de collaborateurs. Le groupe est également éditeur de L.A, un luxueux magazine destiné aux clients. La boucle est bouclée. Après les marques, les spécialistes et les journalistes, voici Pierre Jacques enfin sur le terrain des acheteurs, si riche en rencontres, enseignements et occasion de partage. Il remplace Alexis Meyer, débarqué soudainement. Bel exemple d’évolution de carrière. Après avoir été formé à l’école commerciale de Roland Ray -l’une des plus maousse en matière de vente d’espace, Pierre Jacques crée une régie publicitaire différente avant d’entamer la publication de GMT, un adverdorial honnête, qui trouve annonceurs, licences, nouveaux marchés, et lecteurs. Et qui lui permet au passage de nourrir son authentique passion pour l’horlogerie. Un magazine franchement positionné, qui regorge de perles rédactionnelles véritables, lancées sous la houlette de Brice Lechevallier.  Le pôle Edipresse Luxe rachète majoritairement le magazine GMT -on parle d’un montant à peine inférieur à CHF 1 million, garde son co-fondateur avant de le nommer Directeur du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, accentuant au passage l’idée que l’event est en phase de se refaire une vertu. Gardera-t-il ce titre?

Manuel Tornare, les révélations. Horloge Fleurie.

Ça s’appelle du teasing. Au coeur de son discours d’introduction, au Grand Prix d’Horlogerie de Genève le 14 novembre 2009 et face à la branche réunie, Manuel Tornare, Conseiller Administratif et ancien Maire de Genève, révèle son soutien au projet du journaliste horloger Joël A. Grandjean, de l’agence de presse TàG Press +41, président-fondateur de l’association ProWatCH (savoir et culture horlogers suisses): l’horloge fleurie mérite d’être habitée par un mouvement mécanique. Question de cohérence par rapport à l’image d’une Genève, capitale internationale de la haute-horlogerie. Au hit parade des monuments les plus visités à Genève, après le Jet d’Eau et avant la Chaise qui fait face à l’ONU, l’horloge fleurie occupe la deuxième place. Déjà, une quinzaine de sommités du monde horloger ont adhéré à cette grande idée: constructeurs, marques indépendantes, horloger, agent de marques suisses à l’étranger, ingénieurs en génie civil et matériaux, historien, professeur, publicitaire et représentants de groupement tant scientifiques que corporatistes. Scénario et agenda seront prochainement révélés au cours d’une conférence de presse à laquelle Manuel Tornare et Daniel Oertli (le directeur du SEVE-Service Espaces Verts et Environnements) assisteront. Renseignements, jag@tagpress41.info.

Marketing Horloger, inscriptions.

Il serait dommage de rater deux journées clefs de l’agenda horloger. Autant s’inscrire au plus vite. Pour  la 13ème fois, le 26 novembre prochain, la Journée Internationale du Marketing Horloger fera le plein à l’Heure Bleue (Théâtre de la Chaux-de-Fonds), dès 9h00. Cette année, le thème se centre sur l’utilisateur horloger, face au contexte du monde en mutation. Quant à la 4ème journée de recherche en marketing horloger, également sur ce thème, elle est abritée le jour avant, le 25 novembre 2009 dès 12h30 , dans les locaux de la Haute-Ecole de Gestion Arc (Espace de l’Europe 21, 2000 Neuchâtel). Deux dates dont l’utilité intellectuelle n’hésite pas à s’enrichir d’une dimension networking.

Chocolat et montres, même combat?

L’agence de presse TàG Press +41, orientée horlogerie (8 publications liées à la branche) décroche un mandat journalistique pour un nouveau magazine, Chocolat Passion. La tentation était trop grande: dans son deuxième numéro (le premier ayant servi de salve d’essai lancée à l’occasion du festival du chocolat de Versoix), cette publication français allemand éditée par Atema Communication à Gland, propose, entre autres expressions passionnelles saupoudrées de suissitude, une page garnie de montres à croquer. La couleur chocolat, au lait ou pur noir, est tendance, du côté des collections et des nouveaux modèles. De Pilo & Co Genève, en passant par Richard Mille ou Hamilton et sa Khaki Base Jump couleur jungle cacao…

Rodolphe Cattin retrouve sa liberté. Exit du Franck Muller Group.

Pétri d’une sincérité inhabituellement en marge des règles de la communication, le communiqué est signé Rodolphe Cattin qui jette l’éponge en se distançant à fin octobre 2009, de l’opérationnel des marques qu’il avait fondées, acquises par le Groupe Franck Muller: Rodolphe Montres & Bijoux et Rodolphe & Co (Atelier de Design). Très instructif! En se retirant, Rodolphe Cattin généralise son cas aux autres « petites » marques du groupe et désigne sans ambages Vartan Sirmakes pour qui ces viennent-ensuite se mueraient en poids morts, voire seraient responsables des difficultés du groupe. Le CE(G)O en prend pour son grade, lui qui faisait état pour la première fois de son génie financier (expression prononcée lors d’un WPHJ d’avant la friction avec Franck Muller), et s’était mis à avaler ces « petites » enseignes sans doute pour bâtir son indépendance face à son omniprésent associé, indissociablement lié à son sort et source passagère d’urticaires à répétition. Aux démangeaisons d’alors, dont la presse s’était largement fait l’écho, s’ajouteront les grincements de dents du jour. Car Rodolphe Cattin, qui fait usage d’une liberté de parole que sa qualité d’actionnaire minoritaire lui confère, met au passage le doigt sur des points sensibles dans tout le groupe: problèmes de stratégie, de qualité, de livraisons, d’impossibilité de développer sainement la marque qui porte son nom. A ces reproches techniques s’ajoutent ceux d’ordre humain: situation délétère, combats internes, complots, retournements majeurs, trahisons de collaborateurs proches, etc.. La réponse du groupe ne saurait tarder. A moins qu’un prochain sur la liste ne sorte du bois. Les paris sont ouverts. Non pas Pierre Kunz, ni Barthelay, ni ECW (European Company Watch), ni encore MHR (Mahara Watch), éteinte depuis belle lurette. Peut-être qu’une deuxième secousse pourrait survenir du côté du CEO de Backes & Strauss… Ce ne sont que supputations, il va de soi.

Hublot nouveau site web, compte à rebours…

Le 29 octobre 2009, le nouveau site internet de la marque Hublot devrait s’immiscer dans votre barre de navigation. Un peu de suspense, un rien de mousse? Allez voir ce qui se passe là.

Trace d’Arpa chez Romain Jerome? Cherchez bien!

Viendrait-il à l’idée de gommer toute trace de Maximilian Büsser, dans l’hitoire des OPUS de Harry Winston, toute mention de Simone Bedat dans l’épopée contemporaine de Raymond Weil? Pourtant, en parcourant minutieusement la « revue de presse » du site de Romain Jerome -ce qui prend un temps fou puisque ça passe par le téléchargement en pdf des articles, aucune trace d’Yvan Arpa, pourtant intimement lié à l’histoire de la marque. Se dire qu’il aura fallu un travail de titan pour que soit ainsi gommée, des articles présents et des communiqués de presse (dont les versions ont été réécrites), la moindre parcelle liée à sa personne, c’est flairer le lynchage public. D’autant que cela ampute considérablement la couverture de presse liée à la marque. Un peu comme si, après avoir tant investi pour l’obtenir, les dirigeants actuels préféraient se tirer une balle dans le pied. Un déni de personne qui fait froid dans le dos tant il est perceptible. Et qui ne sert en rien l’intérêt du client… Heureusement, selon les commentaires reçus, sur d’autres sites, il est encore omniprésent. Comme par exemple sur le site de Swisstime, sur le site de la Tribune de Genève, et celui de Worldtempus.com.

Karl Lagerfeld et Claudia Schiffer chez Cvstos

Dans le GMT Magazine de Juillet, version XXL, une photo en page 27 attire l’attention. Croqués dans la nouvelle boutique Cvstos, deux célébrités arrosent de leurs notoriétés planétaires le décor superbe. Karl Lagerfeld et Claudia Schiffer seraient-elles venues en personne inaugurer l’espace? La marque Cvstos a-t-elle signé un mirifique contrat qui fait penser à ce que Hayek Senior avait déboursé pour s’attirer la présence de Nicole Kidman à l’ouverture de la boutique Omega à Genève? On parlait alors d’environ CHF 600′000. Je vous laisse donc imaginer ce que le tandem Lagerfeld-Schiffer a du coûter à Sassoun Sirmakes et à ses associés. Bien sûr, en y regardant de plus près, on voit qu’il s’agit d’une photo montage. Alors, s’agit-il d’une opération de co-branding? Car Lagerfeld, c’est aussi une marque. Si non, alors c’est du vol. Pur et simple, du vrai détournement d’image, de l’usurpation de visuels. Si les deux lésés s’en apercevaient, cela pourrait coûter très cher à la jeune marque. Qui devrait peut-être prendre les devants, tenter une approche d’excuse pour éviter le ramdam. Quoiqu’il en soit, qui pourrait s’en sortir en expliquant que son service de communication a commis un sacrée bévue et fait preuve d’un amateurisme coupable.

Rado se la joue ado et pointe le design

Radostar.com est né. Un site qui assoit l’image de la marque dans cette connotation design qu’elle affectionne et qui la différencie de la masse presque autant que les matériaux ultra durs qu’elle utilise. C’est assez ado parfois, mais ça se veut pointu de chez pointu. En tous les cas un espace pour créateurs estudiantins internationaux, en devenir surtout. Là où la visibilité faisait défaut, cette initiative permet à l’enseigne d’être résolument tournée vers le futur. Lancé en avril 2009, à Milan lors de la manifestation « Salone del Mobile ».

Dix écoles d’horlogerie suisses. Le livre.

Ceux qui auront raté l’extraordinaire exposition lancée par Estelle Fallet dans un espace emprunté au Musée d’Art et d’Histoire de Genève -puisqu’elle est orpheline de musée depuis le célèbre vol route de Malagnou, pourront s’offrir sur la durée une séance de rattrapage des plus instructives. Grâce aux éditions Simonin (voir le profil d’Antoine Simonin). Le livre, proposé à CHF 95.00 en souscription (dépêchez-vous après il sera à CHF 120.00), sortira sous peu, début 2010. 1000 exemplaires prévus en français pour un ouvrage imposant: 24 x 30 cm, plus de 500 pages richement illustrées, impression sur papier couché, reliure cousue fil et couverture cartonnée. Y seront présentées la plus incroyable collection de montres d’écoles, de Genève, La Chaux-de-Fonds, Le Locle, Fleurier, Neuchâtel, Saint-Imier, Bienne, Soleure, Porrentruy et Le Sentier. Commander: info@booksimonin.ch.

Itstime.ch débarque, le Facebook de l’horlogerie et de la finance.

Doté d’un formidable potentiel de développement, le nouveau réseau itstime.ch émane d’une équipe neuchâteloise qui, en dehors de ses heures déjà bien remplies, s’est fendu d’une véritable plate-forme horlogère… et financière. On ne s’y inscrit que sur parrainage et l’expansion du site pourrait aller vite si l’ensemble de la branche était informée. Ça risque d’arriver car du côté de Facebook, l’engorgement ambiant casse le moral de ceux qui tente de s’y frayer une visibilité, et surtout, grignote sans complexe les emplois du temps… Alors, tous sur www.itstime.ch, d’autant que le site est également ouvert au monde de la finance, qui, soit dit en passant, cultive son amour pour la chose horlogère tout en ayant les moyens de se l’approprier un jour. The Place to Be, pour tout passionné d’horlogerie.

Quand le rap devient vecteur…

Le rappeur Dash s’est offert une belle marque, Tiret New York (dash signifiant en anglais ‘tiret’). Au départ, les modèles étaient habités par des mouvements signés Antoine Preziuzo. La marque Jacobs & Co s’est taillée une véritable antériorité dans le domaine, s’offrant à la portée de nombreuses sommités du music-biz US. Icelink est plutôt proche des Black Eyes Peas, groupe dont l’amitié avec Andy Sogoyan date d’avant leur succès mondial. Par un deal de product placement la marque californienne se trouve également dans le dernier clip du rappeur russe Timati, une star nationale qui porte en concert une Bichrono de deLaCour et qui s’offre de temps à autre quelque featuring avec des stars internationales du rap. Comme Snoop Dogg, dont on murmure qu’il serait fou de montres et préparerait, en même temps que la sortie de son nouvel album EMI, un modèle à ses couleurs.

Chanel s’aventure en Lumière…

Sous la bannière « Lumière », la nouvelle collection de haute-joaillerie décline quelques thèmes lumineux et soyeux comme le soleil, le Tweed, le noeud, à force de pierres, de diamants et de brillances diverses. Pavages et baguettes se succèdent en autant de sculptures… Et pour annoncer le tout, surtout aux médias, la marque se fend d’un press-kit d’une élégance et d’un luxe qui tranchent avec le dos-rond ambiant des démarches communicationnelles…

Vincent Bérard s’inaugure…

Ils mettront les petits plats dans les grands, les 23 et 24 septembre 2009 prochains. Vincent Bérard, l’horloger créateur et Herbert Gautchi, le CEO, s’apprêtent à officier lors d’une private session ouverte aux journalistes et ponctuée par un Diner de Gala. Journées « compagnons du temps » placées sous le signe de la reconnaissance UNESCO (en matière d’architecture) et de la gastronomie, sans oublier bien sûr, de la découverte des créations horlogères et compliquées qui portent cette signature enfin dotée d’un site internet à la hauteur de ses ambitions. Quatre Saisons Carosse, Luvorene I et Luvorene Quatre Saisons. Peut-être aurons-nous droit en prime à une autre perle philosophico-temporelle de Vincent Bérard. Du genre de celle qui se promène sur le site: «La correspondance cosmique entre la détermination précise du temps et l’ordre universel de celui-ci n’est là que pour rassurer nos consciences d’un éternel recommencement.» On se réjouit…

Vieilles Cyma recherchées..

Belle idée, lorsque l’on ne dispose pas encore de moyens colossaux…. Afin de constituer ce qui pourrait un jour prendre l’allure d’un musée, Cyma lance une opération retrouvailles. A toute personne ayant dans ses tiroirs ou à son poignet une montre marquant un maillon de l’histoire de la marque, Cyma offre un modèle actuel. On estime à 30 à 40 millions le nombre de garde-temps vendus par la marque durant son histoire. Espérons que l’opération, prochainement lancée sur un site en passe de s’offrir un nécessaire face lifting, soit couronnée de succès. Sûr que le buzz risque de démarrer, vu le nombre de sites qui propose à la vente les modèles anciens…

Journe reçoit le Best of the Best 2009. Historique.

Le trophée Robb Report (The Global Luxury Source) a plutôt bonne allure. Et surtout bon goût. Car il est décerné en 2009 à François Paul Journe pour son extraplate Répétion Minutes, fleuron de sa collection « Souveraine ». Seulement 4 milimètres d’épaisseur, et le savoir faire de l’invenit et fecit, une fois de plus assorti de deux dépots de brevets. N’allez pas vous imaginer que vous pourrez acquérir cette montre en or blanc, car ce serait une inepsie aux yeur du puriste. En effet, l’acier demeure la meilleure matière en ce qui concerne l’optimisation du rendu sonore. Ce concentré de prouesses place les gongs au raz du cadran, libérant ainsi l’espace dévolu aux mécanismes compliqués. Ainsi, l’extra-plat n’est possible que via les trésors d’une inventivité qui place Journe au rang du dernier génie du 20ème siècle, le premier du nouveau millénaire.

Watch Around, la contrefaçon s’en prend à la presse.

Un condensé qualitatif d’articles tendance doublé d’une justesse de savoir à faire pâlir tout titre horloger qui se respecte, le dernier numéro de Watch Around tient comme toujours ses promesses. N’en déplaise à ceux qui le prédisaient moribond, arguant que la crise l’aurait peut-être plus frappé qu’un autre… Septième édition, 007 -my name is… et… une première. En lieu et place du sempiternel dessin de couverture, c’est désormais une photo qui prend place sur la une. Celle d’une roue d’échappement et de son spiral. Ça change et ça en jette suffisamment pour que ces lignes naissent. Soudain, titillé par l’envie d’en parcourir le site web, je tape ce que la logique m’impose. watcharound.ch (sans Google ni autres artifices de recherche). Et là, stupeur! Je m’aperçois que Mister Gonthier, l’homme fort du magazine MSM (Marché Suisse des Machines), est passé par là, puisque l’adresse redirige vers son autosite. A-t-il acheté cette adresse avant que le magazine de Jean-Philippe Arm ne pointe le bout de son nez, dans le paysage de la presse? Ou alors, a-t-il profité d’un vide opportun, s’octroyant de manière contrefaite, les visites que d’honnêtes internautes, passionnés par l’horlogerie vraie, tentent d’effectuer. Quoiqu’il en soit, l’adresse juste s’enrichit d’un tiret. Enregistrez-là, et ne vous laissez plus avoir… www.watch-around.ch. Et si le sieur Gonthier lit ces lignes, qu’il veuille bien se défaire de cette adresse. Car même s’il fut antérieur, Watch Around le magazine, a désormais une notoriété suffisante pour mériter d’en hériter.

Romain Jerome, nouveau site pour clicks de traverse…

Miroir virtuel, entre luxe décalé et mystère entretenu, le nouveau site de la marque Romain Jerome rend la perception de la marque cohérente jusqu’aux tréfonds de la toile. Tout y est, les légendes lunaires ou submarines, les effets sombres et chocolat noir servis par des vues rapidement téléchargées, le côté rouille et déjanté, saupoudré d’innovation, de créativité. Ici, un safe apparaît, la collection d’Art décline ses pièces uniques et osées, le stylo tuba plume s’aggrandit à l’envi, débordant presque de l’écran. Quant à la press lounge, ouverte à tout le monde (après tout les afficionados ne pourraient-ils pas aussi se repaître des communications offertes aux accrédités), elle déverse ses Mo ou ses pdf à la vitesse grand V. Enfin, du pratique et de l’à-propos, là où tant d’autres se la pètent à coup de passwords et d’id. Imagninons ce que cela donne si l’on a 250 marques sur les 600 environs à couvrir… Cool, l’esprit Arpa a encore frappé.

Corum réorganise sa comm’.

De PR et Event Manager, Gaëlle Gygax-Zosso devient, après plus d’une année d’activité chez Corum et un parcours communicationnel sans faute démarré chez Piaget, la porte-parole de la marque, en charge du développement de la communication et de l’image au niveau international. Quant à Valérie Debély, elle rejoint le département de communication et devient l’interlocutrice privilégiée des journalistes en temps que PR Manager. Côté évents, Jean-Claude Banwart, passionné de voile, aurait conservé un fauteuil de conseiller lié surtout aux projets voile.

Bertolucci se recentre… sur la montre.

Nouvelle campagne, dans des tons chocolats moins « au lait », pour la marque qui s’affirme d’inspiration méditerranéenne sans renier sa suissitude horlogère. Retour au tout produit, avec la mise en avant des modèles. Baptisée « standing », cette collection de visuels publicitaires devrait fleurir nos médias, arborant tantôt leur Stria, leur Giro ou leur Serena, du nom des collections phares.

Movment s’aventure vers le glamour.

Chic, la vision du futur Glam by Movment, est visible sur le net. Un site a même été créé pour l’occaze. La « vision différente du monde horloger » anoncée par ce supplément « Glamour » devrait s’inscrire dans la logique d’une réplique au Magazine Revolution. Car il y a toujours de la place pour un pespi quand coca cola ouvre la voie… L’arrivée de Flavia Giovanelli, ex-rédactrice en chef de Heure Suisse, au poste de rédactrice en chef adjointe de Movment, permet à l’éditeur Alain Carrier de s’aventurer sur le terrain des hors-séries, comme le fut son premier B2B sorti à l’occasion du salon international EPHJ-EPMT.

Dietlin nouveauté: voir le son qui s’échappe du garde-temps.

Il manque le son. A toutes les belles réalisations exposées, à grand renforts de trouvailles vitrinières les plus folles -Dietlin en sait un rayon puisqu’il en vit, il manque l’une des dimensions les plus sensuelles, celle de l’ouïe. Lacune comblée avec l’arrivée du Puslograph, issu d’une pièce unique, réclamée par un collectionneur éclairé, pour le moins exigeant: monolythe noir solide comme un coffre-fort, ouverture sur le haut à l’aide d’empreinte digitale, puis, l’option son, grâce à une pastille squateuse de couronnes, amplificatrice de tic-tac. La caisse de résonnance est en bois vieux de 350 ans, provenant de la forêt du Risoud au Brassus. Miracle, aucun micro, une qualité de son bio-comptabible et naturellement pur. L’écrin sonore se prête à presque toutes les montres-bracelets de toutes les marques. Chacune à son tic-tac, l’avisé saura-t-il en reconnaître les particularismes…? A quand un catalogue des tic-tac? Quoiqu’il en soit, le pulsograph se dote de fonctions supplémentaires notamment d’indicateur externe de réserve de marche.

Swiss Watch TV, l’horlogerie sur le net… en 3D.

Avec l’entêtement qui caractérise les pionniers, Philippe Nicolet, patron de la chaine Swiss Watch TV poursuit son aventure d’images télévisuelles et cinématographiques en 3D, selon un standard qui se pourrait bien être gagnant dans la course aux avancées technologiques liées à la diffusion d’images en relief. Déjà, les écrans plasma 3D pointent le bout de leur nez, laissant présager d’une révolution aussi spectaculaire que le passage du noir-blanc à la couleur. Et comme s’il lui fallait démontrer sa longueur d’avance, le stéréoscope à miroirs devient accessible sur le net. L’occasion de voir et revoir une collection de films entamée lors de BaselWorld 2000 déjà, traitant d’horlogerie mais également de sports extrêmes. Reportages nouveaux, films sur les trois étages du Musée horlogers du Locle -le Château des Monts. Bientôt le passage obligé pour toute marque qui voudra, s’offrir la plénitude visuelle que renferment ses trésors mécaniques dans leurs perceptions les plus abouties.

Bvlgari et Save the Children, reécrire le futur et verser 10 millions d’euros.

Une campagne, « Réécrivons le futur », menée par l’une des plus grandes organisations mondiales de défense et de promotion des droits des enfants, « Save The Children« , présente dans plus de cent pays. Bvlgari, au fait de son 125ème anniversaire, s’émeut et décide d’adhérer concrètement à la cause. Un premier million d’euros est offert à l’Alliance Internationale Save The Children, suivi d’une promesse d’en récolter neuf autres. Comment? Notamment en promouvant la vente d’une bague hommage au fondateur Sotirio Bulgari à l’intérieur de laquelle est gravée le slogan « Save The Children ». Vendue à € 290.00 dans toutes les boutiques de la marque ainsi que dans une sélection de grands magasins, cet objet se déleste d’un montant de € 50.00 destiné à la cause. Et, pour qu’on le sache, se laisse porter par une brochette de personnalités, l’arborant comme un ticket d’implication dans le projet: Andy Garcia, Alain Delon, Ben Stiller, Benicio del Toro, Eros Ramazzotti, Isabella Rossellini, Laetitia Casta, Hugh Jackman, James Belushi, Jason Lewis, Julianne Moor, Sting, Willem Dafoe, Sally Field, Terrence Howard, Portia de Rossi, Ellen de Generes, Kimberley Peirce, Mischa Barton, Ginnifer Goodwin, Olivia Wilde, Jennifer Esposito, Ronaldinho, Zachary Quinto, Eddie Van Halen, Debra Messing, Valeria Golino, Fabrizio Ferri, Alessandra Ferri, Giuseppe Tornatore, Paolo Maldini, Gabriele Muccino, Cuba Gooding Jr., Rosario Fiorello, Vittoria Puccini, Cristiana Capotondi, Guiseppe Fiorello, Lena Headey, Kyle McLaughlin, Desiree Gruber, January Jones, Sam Worthington, Toni Collette, Leonard Goldberg et Teresa Palmer. S’y ajoute même Barbie, la célèbre poupée, qui aurait accepté de la porter. Bravo au marketing d’y avoir pensé… Joli coup.

Film institutionnel Audemars Piguet récompensé.

Juin 2009. Point Prod, alias l’équipe de production indépendante d’images télévisuelles et de film la plus proche de la TSR dont elle est l’un des sous-traitants privilégiés, trouve au travers de son film cinéma réalisé pour Audemars Piguet une reconnaissance issue des professionnels de la communication. En effet, le Grand Prix Romand de la Création, dans la catégorie meilleur film corporate, décerne à Point Prod la plus haute distinction: richesse du scénario, qui retrace dans des décors magique l’épopée de la marque, justesse du casting et qualité d’images qui décortiquent la création d’une montre ont fait mouche auprès du Jury. Le spectateur pénètre jusqu’au plus intime de la dimension historique et familiale de la marque, ainsi que dans l’univers contemporain d’une signature respectueuse de tradition sans jamais se départir d’une audace avant-gardiste, curieuse et d’excellence.

Paris Hilton, star à BaselWorld (2007)

En 2007, Paris Hilton avait mouché toutes les belles des Halles de BaselWorld, aimantant dans les recoins reculés d’un obscur stand, les représentants affamés et people des quelque deux mille journalistes présents. Elle lançait sa propre collection de montres et tirait à elle la couverture médiatique bâloise. Impact planétaire, ponctué de «It’s Hot» (son expression consacrée), pour un produit somme toute peu attractif, n’en déplaise à Parlux, la société américaine qui la distribue et à Pascal Savoy, le vétéran aguerri qui en organisa la production. Des Paris Hilton Watches oscillant entre 85 et 100′000 dollars, selon que le bling-bling est toc ou véritable.

Bozeman, le summum du mauvais goût, le ‘Memorial discount’.

Y a qu’aux US qu’on peut voir un truc pareil. Leçon numéro 1: la marque américaine Bozeman, sise dans l’état du Montana, sous le slogan « Thank you for your sacrifice » (Merci pour votre sacrifice), informe qu’elle se préoccupe VRAIMENT de « tous les héros disparus en défendant notre liberté, notre pays et notre façon de vivre. Ils seront à jamais honorés pour leur sacrifice. » Comment? En offrant à leurs familles -pour autant qu’elles aient vraiment perdu un proche durant la guerre (c’est bien précisé ‘proche’ et c’est bien précisé ‘perdu’), un rabais de 30%! Tout ça entre le 22 et le 25 mai 2009. Et d’appeler ça le « mémorial discount ». Et d’ajouter même que durant tout le week-end en question, le personnel sera sur le pied de guerre (pardonnez, je sais, c’est un peu facile), histoire d’être en mesure de mieux servir les familles de ces chers disparus. Leçon numéro 2, comment vendre des montres à des décédés, avant leur mise en terre…?

Hublot polo gold cup de Gstaad. 2009

Des 20 au 23 août se dérouleront sur le terrain de l’aéroport de Saanen (Gstaad) la 14ème édition d’un tournoi de polo faisant partie de la World Polo Tour (WPT) et comptant pour le classement annuel mondial des joueurs professionnels. La marque Hublot en est, pour la deuxième année consécutive, le main sponsor, avec Porche comme partenaire de team. L’occasion de voir s’affronter sur les « hight goals » (handicap de 16 à 18), venus d’Angleterre, d’Italie et de Suisse. Emmenés par Gualtiero Giori, Fabien Pictet, Daniel Aegerter et Philipp Maeder, les quatre équipes seront au coude-à-coude.

Communiquer sans un sou…

Il semble que quelques éditeurs soient aussi de vrais amoureux de l’horlogerie. Ainsi cèdent-ils à la perspective de contre-affaire « produit horloger contre pages de publicité ». Après tout, ceux qui tiennent les cordons de la bourse ont bien le droit de s’entendre entre eux. Et par ces temps dérangés, une page par ci ou par là, cédée contre une marchandise appelée à prendre de la valeur, c’est un deal qui se tient. Et si la crise permet à certains de se monter leur collection tout en permettant à de nouvelles pousses d’éclore, c’est du win-win sympa. Rien à redire. Non, non, n’insistez pas, vous n’aurez pas de nom.

Agnieszka Radwanska, tennis women élégante.

Tout de même, quel beau concept que celui de l’élégance. Un mot qui, dans la branche horlogère, rime immédiatement avec Longines. Et qui se décline à l’envi, tant qu’il y aura des sujets ou des personnes qui pourront être coiffés par cette appellation générique. Sur fond de Stéfanie Graf et d’André Agassi, c’est au tour d’une jeune sportive polonaise au nom imprononçable de succomber aux sirènes horlogères de Saint-Imier. De Roland Garros où elle officiait pour la troisième fois, elle rejoint la galerie de portraits égériques d’une marque dont l’histoire est liée au sport et, depuis 2007, aux légendaires internationaux de Roland Garros. Bien vu.

Denis Hayoun, photographe auteur récompensé

Le Grand Prix Romand de la Création est une sorte d’auto-congratulation suisse francophone de la branche publicitaire et du petit monde des agences de publicité romandes. Ce qui ne l’empêche de fêter sa sixième édition, et de récompenser, le 28 mai dernier, un artiste photographe à qui l’horlogerie doit quelques superbes mises en scène d’auteur. Contrairement à d’autres tentatives infructueuses de placer un produit horloger dans un environnement émotionnel, les travaux de cet artiste ont quelque chose de plus horloger. Ils conservent à l’objet horloger, la montre photographiée, sa charge émotionnelle intrinsèque. Car ceux qui ne comprennent rien à la montre, bien qu’ils fussent artistes de la pub ou cabotins prisés de la comm’, tentent désespérément d’intégrer le garde-temps dans un contexte d’émotion (et donc d’appliquer leurs recettes valables pour d’autres branches), au lieu de partir de l’objet lui-même pour amplifier l’émotion qui s’en dégage. Ainsi, les visuels publicitaires des marques Marvin et, plus récemment celles de Romain Jerome, sont innovants et justes. A coup sûr, l’homme aime les montres. Quoiqu’il en soit, c’est un des rares fils de pub à les avoir comprises… Enfin, il démontre qu’on ne doit plus se satisfaire ad eternam de la nudité prônée par ces pubs horlogères qui placent l’objet au centre, sans autre forme de procès. Quelle que soit sa capacité émotionnelle propre. A 41 ans, l’homme, déjà bardé de récompenses, officie depuis son studio nommé Diode et n’a rien perdu de sa verve.

Perriard à Temps Présent (TSR)

Enfin, la TSR et son service public, traitent une problématique horlogère. Sous un angle plutôt sympa, celui du thème « Pas de répit pour les patrons », à savoir une série de portraits non croisés d’interview du genre ‘ma-journée-avec’ en tant de crise. Inutile de dire qu’avec son passé d’animateur radio et de grand baroudeur horloger, Vincent Perriard, le bouillant CEO de Concord, s’en est tiré avec les honneurs et certainement avec quelques grincements de dents jaloux du côté de ses concurrents. Son absence de langue de bois, son ton direct et sa foi indéfectible en ont fait, la télé aidant, une icône. A revoir, délictueusement (ça commence à la 30ème minute). Question? Si la caméra focalisait sur le boss, en filigrane, la frimousse d’Anne-Valérie Compain, cheffe de la communication, posait une question capitale. Comment était-elle arrivée à Londres? Par quel vol ou quel taxi?

La transparence selon Maximilian Büsser. Le marketing éthique.

A ceux qui verraient quelque démagogie dans la communication de la marque MB & F (Maximilian Büsser & Friends) qui table sur la notion de collectif et mise sur les mises en avant de ses fournisseurs, à ceux qui n’auraient pas compris que ce faisant l’homme à lancé une irréversible tendance communicationnelle, l’homme rétorque honnête. « Mon message est clair: je ne suis pas horloger et je ne veux pas être une marque marketing. Donc, la légitimité de ce que nous faisons passe par la transparence. » Et de parler ainsi des artisans avec lesquels il construit ses pièces rares, et de les autoriser non seulement à le citer mais à pouvoir s’en servir comme carte de visite. Comme beaucoup d’entre eux étaient muselés par leurs autres clients à qui il n’auraient jamais volé la vedette, le passionné découvre les univers fascinants d’une mosaïque de savoir-faire. En cela, Max Büsser est un pionnier doté d’une véritable vision marketing. Il a beau dire « il y a une tendance généralisée du ‘marketeur’ à enjoliver, à mentir, c’est un fléau‘ il lance, bien malgré lui, le marketing ethique.

TàG Press +41 signe avec Cronos Mexique.

L’agence de presse TàG Press +41 (Genève), vient d’entamer un partenariat journalistique avec le magazine Cronos Mexique, appartenant au groupe Expansion de Loma Atlas. Sous la rubrique orientée matières et mouvements, le journaliste Joël A. Grandjean distillera sous forme de brèves quelques reflets de la branche horlogère, pour un lectorat de plus en plus au fait de la chose horlogère. Par ailleurs, Alejandro Estrada Maurin, rédacteur en chef de Cronos, est nommé à la tête de la rédaction du Revolution Mexique, lancé en Juin par le même groupe.

Sébastien Buemi signe chez Audemars Piguet

14 ans que la Suisse attendait son pilote Formule 1. Apparemment elle l’a trouvé, c’est un Vaudois d’Aigle qui a tout juste 20 ans s’apprête à confirmer son image d’étoile montante, filante… Audemars Piguet, déjà active sur les circuits aux côtés de Jamo Trulli ou dans les arcanes du Tour Auto, décide de miser sur cet audacieux prétendant qui, à 9 ans déjà décrochait le titre de Champion suisse de la catégorie Mini. Au terme d’un parcours émaillé d’exploits et de disctinctions, de premiers contrats également avec Red Bull, le jeune pilote Sébastion Buemi signe son premier contrat F1 en décembre 2008 avec la Scuderia Tono Rosso. Saura-t-il marcher sur les traces goudronnées de ses compatriotes Toulo de Graffenried, Clay Regazzoni ou Marc Surer? C’est tout ce qu’on lui souhaite.

Richard Mille s’économise du temps… A réparer

Non, vous n’êtes pas chez Fedex où vous recevez un numéro d’envoi qui vous permet de suivre à la trace votre paquet, dans les méandres de la distribution. Vous êtes chez Richard Mille, qui pour s’économiser quelque charge SAV installe sur le net un système qui, si on le présente bien, pourrait faire penser que le client est tellement chouchouté qu’il peut rester en connexion directe avec la marque. On vous l’accorde, on est un peu durs. C’est à l’usage qu’il faudra voir si ce système de hot-ligne online fonctionnera, grâce à une personne y exclusivement dévolue, capable de renseigner le consommateur jusque dans les détails techniques. Capable de tenir le FAQ et d’informer le client sur… les réparations. D’ailleurs le communiqué n’y va pas par quatre chemins, considérant comme « acquis » le fait qu’une montre soit retournée pour de tels motifs. Voici l’extrait : »Ce coordinateur en contact avec les ateliers a pour mission d’informer le client sur l’avancée de la réparation de sa montre« . Rajouter « l’éventuelle » à côté de réparation aurait été moins inquiétant, même si après, le texte parle aussi de « révision ».