GTE, l’explosion. Les visiteurs privés en augmentation

16 au 31 janvier 2011. Le salon GTE – Geneva Time Exhibition, s’apprête à célébrer  l’horlogerie indépendante. Une deuxième édition, placée sous le signe de l’expansion: triplement de la surface d’exposition (le CICG permet ce genre d’explosion), pour pouvoir accueillir jusqu’à 60 marques horlogères auxquelles s’ajouteront les membres de l’AHCI, Académie des Horlogers Indépendants. Egalement plus de visiteurs attendus dont une ouverture bien marquée du côté des collectionneurs privés. Notamment par le biais d’un partenariat avec le club Quintessentially qui s’intéresse de plus en plus à la chose horlogère pour répondre aux desiratas de ses 30′000 membres VIP, dont des Madonna ou Puff Daddy et une belle brochette de fortunes privées. Plus prosaïquement, avec ses 55 bureaux et ses 800 employés, le Club doit sans cesse trouver de nouveaux champs de rendement. Et, pour Karim Stadelmann, Directeur du Club en Suisse, rechercher et trouver les garde-temps exclusifs pour ses exigeants clients, s’inscrit dans une logique de développement. A ce fichier doré s’ajoute le network Sotheby’s, déjà fidèle au GTE. Bref, du côté des détaillants et des distributeurs, ceux qui opposaient toutes les bonnes raisons du monde pour ne pas y faire escale, pourront difficilement se défiler cette fois. Quand bien même leur “loyauté” incluse dans les invitations « tous frais payés » faites par les organisateurs du SIHH, serait de nature à offrir quelque résistance…

Le JSH en édition spéciale SSC.

Pour la troisième année, un JSH – Journal Suisse d’Horlogerie sera spécialement consacré au Congrès de la SSC (Société Suisse de Chronométrie). Relancé en 2008 par l’éditeur Roland Ray, ce B2B magazine, du haut de sa 134ème année d’existence, est la plus ancienne publication horlogère connue à ce jour. Son rédacteur en chef actuel est le journaliste Joël A. Gandjean, également responsable éditorial du bloghorloger.ch et fondateur de l’agence de presse TàG Press +41 et du bureau d’écritures @TRP, S’articulant autour des quatre thèmes chers au magazine, « Moteur », « Matières », « Métiers » et « Marchés », cette édition hors calendrier viendra compléter, en version papier glacé, un contenu dense et pointu édité par la SSC et baptisé les « Actes ». On y trouve l’ensemble des exposés présentés durant la manifestation. Les 28 et 29 septembre 2019, le 14ème Congrès International de Chronométrie traite de « Le temps et le sport Défis technologiques et humains« .

Horlogers et sportifs, même combat. C’est le thème du CIG

28 au 29 septembre 2010. Le 14ème Congrès International de Chronométrie à Montreux. Horlogers et sportifs, même combat! Depuis l’apparition en 1912 aux 5èmes Jeux Olympiques du premier chronométrage semi-électrique lors des courses d’athlétisme, les chronométreurs n’ont cessé de repousser les frontières de l’infiniment petit. Les horlogers se devant de mesurer avec toujours plus de précision des écarts de temps minimes, dans des conditions d’environnement et de porter difficiles, voire extrême, les sportifs ne cessant de défier le temps et… leurs propres limites. Si les moyens technologiques, notamment les progrès au niveau des équipements, leur permettent d’améliorer leur résultats, les efforts consentis durant les entraînements, d’ordre diététique ou d’hygiène de vie, s’ajoutent à un gain de temps qui se décline aujourd’hui en centième de seconde, voire en millième. «Mesurer, comparer le temps, améliorer les performances sont des défis technologiques et humains qui réunissent le savoir-faire et la passion.» dixit Jean-Daniel Dubois, Président de la SSC, organisatrice de cette grand-messe scientifique.

Ulysse Nardin au Monaco Yacht Show. Série spéciale ‘YS’ Maxi Marine Diver

Historiquement, la conquête du temps a toujours été liée à celle des océans. Tandis que le Monaco Yacht Show fête en septembre 2010 son vingtième anniversaire, la marque horlogère Ulysse Nardin y arrime son vaisseau de grand chronométrier. Comme l’Office du Tourisme d’Abu Dhabi, la marque en est le sponsor principal, pour la deuxième année consécutive, après avoir hérité d’une place laissée vacante par Blancpain. Née en 1846, cette enseigne suisse de haute horlogerie, connotée complications horlogères et maîtrise du temps céleste, s’appuie sur l’histoire d’Ulysse Nardin (1823-1876), un maître horloger loclois contemporain de l’époque où le temps était affaire d’état, comme d’ailleurs toute forme d’étalonnage. Ulysse Nardin est l’enseigne horlogère suisse dont l’ADN comporte le gène chronométrie de marine le plus vivace. La sortie d’une série spéciale de 100 pièces d’une Monaco YS est au programme. Un modèle spécifique, à l’image de celui sorti en 2009, dont aucun visuel n’est encore disponible. Cette nouvelle référence enrichit la collection Maxi Marine Diver. Sportive, du pourtour de ses 43 mm de diamètre, étanche à 200 m, elle est est habitée par un mouvement à remontage automatique doté d’une petite seconde, affichant sa date dans un guichet situé à 6h ainsi qu’une réserve de marche de 42 h, via un guichet circulaire situé à 12h. Le cerclage «bouée» de ses guichets, ainsi que la lunette tournante unidirectionnelle, ancrent ce modèle dans l’imagerie océane. Sûr que son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco, appréciera…

Musée de la Pince à Montécheroux. Le rôle de l’horlogerie.

Comment une petite commune du Doubs devient, en 1896, la capitale mondiale de la pince? Reliefs historiques. Parmi les raisons que livre l’Histoire, la religion joue un rôle. Car en 1562, les habitants prêtent serment de fidélité aux Wurtemberg, partisans de la religion protestante, se révoltant du joux seigneural du Comte Ulrich de Montbéliard. Un acte de défiance qui, en terres catholique, les rend quasi apatrides: « Ni Français, ni Francs-Comtois, ni Catholiques » relève Michel Bonnet, Président de l’association « Musons et Créons » en charge du Musée de la Pince. Une prise de position qui les isole et les force à se suffire à eux-mêmes. De cette autarcie, et parce que la commune compte nombre d’artisans travaillant le fer, naît un savoir-faire particulier. En 1776, Un jeune coutelier suisse de pensée protestante, Jonaz Brand, incite les artisans de Montécheroux à fabriquer des outils pour l’horlogerie suisse, très prospère à l’époque. Et ça marche. Un siècle plus tard, le village compte 300 ouvriers sur 1800 habitants. Petit à petit, le même savoir-faire s’ouvre à la fabrication d’outils pour d’autres branches. Parmi ces outils, des pinces par milliers: pinces à perforer les billets, pour le téléphone, pinces à gaz, pour tanneurs, dentistes, maroquiniers, vitriers, pinces à couper les bagues ou les hosties, pour moucher les chandelles. Une des raisons du succès de la pince de Montécheroux réside dans son originalité de fabrication: ses branches entrepassées, dite la pince « maillée » offre un mécanisme solide qui sera difficilement supplantable par le machinisme. Suffisamment d’ingrédients historiques, talent, technique et culture pour qu’un musée lui soit dédiée et qu’il figure sur un parcours régional français dédié à l’horlogerie. Un lieu qui souligne la noblesse d’artisans artistes au mains calleuses dotées d’un doigté de fée.

14ème Congrès International de Chronométrie, sportifs en chaire et en os.

Tous les trois ans, l’espace d’une durée de vie d’un mandat présidentiel, la SSC – Société Suisse de Chronométrie remplace sa « Journée d’étude » annuelle pour un Congrès sur deux jours. Il se pourrait bien qu’au lieu des 500 participants prévus, la SSC se retrouve avec plus de 700 invités, si l’on se réfère aux dépassements numéraires auxquels elle nous a habitué, avec en 2009, 740 visiteurs. En 2010, le thème de cette grand-messe technico scientifique, choisi par le Président en exercice Jean-Daniel Dubois et son Bureau de la Vallée de Joux, est «Le Temps et le Sport, Défis Technologiques et Humains». D’ailleurs quelques sportifs de renom seront en chaire, les 28 et 29 septembre au Stravinski de Montreux. Comme Erica Hess, championne de ski ou René Arnoux, pilote F1 reconverti à l’horlogerie, chez Kif Parechoc. Comme Stefan Volery (Natation) et Magali di Marco (Triathlon), ils égaieront de leur aura people et athlétique les discours d’une vingtaine de conférenciers. On peut encore s’inscrire. Les deux dates sont incontournables dans l’agenda horloger de la rentrée 2010-2011, la soirée de gala au Casino de Montreux risque d’être chronométriquement mémorable.

Chronométrie à Montreux: trois jeunes régleurs primés

Deux temps forts confèrent au 14ème Congrès International de la Chronométrie, organisé au Stravinski de Montreux les 28 et 29 septembre 2010, une attractivité qui mériterait de trouver dans le grand public quelques résonances et prolongements. La nouvelle exposition thématique, proposant une rétrospective du chronométrage sportif, en rapport avec le thème du Congrès, « Le Temps et le Sport – Défis Technologiques et Humains« . Et qu’importe si quelques pointures du genre n’ont pas voulu ou pu s’y pointer, les Longines, Omega ou Swiss Timing, les objets rares confiés par TAG Heuer ou Montblanc, pimenteront l’intellect des participants. Puis, hormis le fait qu’il sera possible d’admirer les 17 garde-temps issus du Concours national de Chronnométrie prêtés par le Musée d’horlogerie du Locle, les résultats d’un concours prometteur seront annoncés: la SSC, en accord avec ses missions de transmission du savoir horloger, avait lancé auprès des jeunes, une deuxième compétition chronométrique, afin de souligner les qualités requises pour exercer le métier de régleur. Evidemment, comme dans toute confrontation, seuls trois lauréats sur les 85 inscrits (un succès!) monteront sur le podium. Il leur aura fallu faire preuve d’endurance et d’abnégation pour transformer le calibre école ETA 6498-1 en véritable chronomètre. En tout, quinze modèles ont passés avec succès les tests du COSC. Un message de promesse. On peut encore s’inscrire au Congrès, histoire d’être arrosé par la science et l’expérience d’une vingtaine de conférenciers, parmi lesquels quelques sportifs d’élite.

Christophe Claret, le son du détail.

A propos du post Deux marques de haute-horlogerie se disputent la même musique, les précisions suivantes s’imposent. Rappel du sujet: le bloghorloger relevait que la nouvelle marque « Manufacture Royale« , dont le lancement initialement prévu le 30 août a été reporté à d’ultérieures calendes, utilise sur son site en guise d’identité sonore, exactement la même musique que la marque Christophe Claret: le morceau Clubbed To Death, signé Rob D, un DJ australien immigré à Londres, issu de l’album Sony Music The Classic Chillout Album (Columbia). Précisions. D’emblée, c’est pourtant clair à la lecture de l’information parue le 15 juin 2010, insistons sur le fait qu’il n’existe aucun lien entre la marque Christophe Claret et la nouvelle venue. Une affirmation utile à ceux qui supputeraient le contraire, trouvant là une explication au flagrant plagiat sonore dénoncé. Ajoutons que, suite à des informations reçues du Locle après la publication de ce post, le choix musical a été effectué au sein même du département Infographie de Christophe Claret SA. Enfin, et cette info est assez rare pour mériter qu’on la salue,  tout s’est passé dans les règles de l’art. En effet, le 26 février 2009, les droits d’utilisation de cette musique, pour le site web et le film du 20ème anniversaire, ont été honnêtement acquis pour la somme de € 9′000,00. L’explicite mention du compositeur figurant au générique le confirme. Pas étonnant que Christophe Claret, dont la minutie et le soin du détail demeurent une marque de fabrique, n’ait rien laissé au hasard. Ni n’ait cédé à la pratique ambiante qui consiste à « pomper » sans scrupules des musiques dans la base de données digitales si facilement accessible sur le net. Peu se soucient des appartenances ou des droits relatifs à ces utilisations. Quant aux tarifs pratiqués par les acteurs du music business, ils font surgir deux questions: primo, Sony Music a-t-elle aussi envoyé une douloureuse à la Manufacture Royale, secondo, combien Vartan Sirmakès a-t-il du débourser pour s’offrir le melting pot musical qui continue d’habiller le montage video figurant sur la home page de Franck Muller? Tant qu’à faire, revoyons-nous le film de Christophe Claret… pourquoi pas en 3D sur le site de Swiss Watch TV.

Wyclef Jean ne sera pas candidat.

Le commission électorale haïtienne rejette la candidature de la star du hip-hop Wyclef Jean à la présidence de Haïti. Elle se réunit demain pour annoncer officiellement cette décision. Une marque horlogère suisse, bien impliquée dans un projet humanitaire lié à la Yele Foundation devrait pouvoir reprendre un dossier qu’elle aurait eu du mal à défendre auprès d’un homme politique… Mais qui se justifie auprès d’un des artistes mondiaux les plus en vue. Co-fondateur et âme des Fugees, grand producteur américain, la star, aux côtés de Lauryn Hill, avait sorti le rap de l’univers des ghettos.  Welcome back to music.

Deux marques de haute-horlogerie se disputent la même musique

Dommage que la musique n’entre pas systématiquement dans les ingrédients identitaires de base, lorsque l’on crée une marque. L’oreille aiguisée d’un ami du bloghorloger découvre une flagrante parenté entre deux sites internet qui n’ont pourtant rien à voir l’un avec l’autre. Ça saute aux tympans. Le premier est la marque Christophe Claret dont le modèle Dualtow, lancé pour célébrer le 20ème anniversaire, s’offre sa propre adresse web. Le second, la nouvelle marque « Manufacture Royale« . Ouvrez les deux home pages, et vous en conviendrez. Celui de la marque locloise a été créé par l’agence chaux-de-fonière Troïka Sarl, tandis que celui de Manufacture-Royale (si l’on en déduit que le contact technique indiqué au registre des propriétaires d’adresses web a quelque chose à voir avec le web designer), par le studio lyonnais Smootiz d’Aurélien Billois. Une telle ressemblance est encore soulignée par l’utilisation du même mode compte-à-rebours précédant la date de lancement. Visiblement, les web créatifs ont tous dans leur cédéthèque « The Classic Chillout Album » (Sony Music Entertainment – UK) et se passent en boucle « Clubbed To Death » de Rob D. Le DJ Australien arrivé à Londres en 1990 est-il au courant des usages réservés à son morceau? Ou alors est-il passé maître dans ce genre de débouchés, au point que deux marques horlogères de haute horlogerie se réclament sans complexe de la même identité sonore. C’est troublant… Si l’on n’avait lu le post du 15 juin 2010, on se demanderait si Christophe Claret n’a pas un lien avec la nouvelle marque. En attendant, visionnons le clip de Rob D, ça nous fera méditer. Il existe aussi, au pays du swiss made, d’excellents compositeurs capables de créer du sur-mesure et d’apporter aux partitions le même soin que ceux dont les produits horlogers d’exception sont entourés. Nous en connaissons…

Horlogerie monumentale dans le Gers

A ceux dont les trajectoires estivales offriraient loisir à quelque détour par l’Isle-Jourdain, l’expo « Le Clocher, Arts, Techniques et Savoirs » mérite jusqu’à fin décembre 2010, une inspection minutieuse. Certes, il ne faut pas seulement aimer les horloges de clocher mais également les cloches et autres carillons. Quoiqu’il en soit, cette expo et ce musée dans le Gers sont le point de départ d’une meilleure connaissance de l’horlogerie monumentale. Y sont actuellement présents, une horloge à foliot du XVème siècle, un coq en bronze très rare, des cloches historiques et autres pièces remarquables. Un parcours qui quittera le territoire de l’horlogerie pour s’intéresser à la protection des clochers contre la foudre, les systèmes anciens et récents de paratonnerre, la symbolique de coqs de clochers et autres girouettes, pour y revenir via la visualisation du temps via cadrans monumentaux et collection d’aiguilles. Outre l’histoire de la forge et des maîtrises du fer, il y est également question de la « sonorisation du temps » et l’histoire de l’électrification des clochers jusqu’à leur électronification. Clou du spectacle, encore fallait-il pouvoir l’y planter, un clocher de bois et son beffroi se dressant à 9,5 mètres de hauteur. Et permettant la vision des cloches en fonction. Tampons auriculaires recommandés…

GMT et boussoles, astuces d’horlogers.

Comment obtenir une boussole à partir d’une simple montre 3 aiguilles? La lecture de la newsletter août 2010 de l’horloger genevois Denis Asch y répond. « Réglez votre montre à l’heure de Greenwich et pointez l’aiguille des heures en direction du soleil. La droite qui coupe en son milieu l’angle formé par l’aiguille des heures et 12h (bissectrice), indique l’axe Nord-Sud. » Alors tant que l’heure est aux confidences astucieuses, en voici une autre: comment transformer son chronomètre automatique en montre à double-fuseau horaire ? Attendre minuit ou midi moins 2 minutes, heure locale. Modifier la position de l’aiguille des heures, grâce au poussoir adhoc, en fonction de l’heure du deuxième fuseau horaire choisi, celui de la destination par exemple. Partant de l’idée que l’opération dure deux minutes, lorsque tout est OK, enclencher, à minuit ou midi précise, le chronomètre dont la comptabilité du temps (minutes, puis heures) indiquera dès lors l’heure locale, laissant aux autres aiguilles principales, celles des minutes et des heures, le soin d’indiquer l’heure du deuxième fuseau horaire. Le tour est joué, mais attention. Lorsque la montre est automatique, la sollicitation simultanée en continu et non de manière occasionnelle des fonctions chronomètres, risque d’essouffler la préserve de marche. Ainsi, il faudra peut-être, durant le séjour ailleurs, contribuer occasionnellement au remontage de la montre. A moins que le rotor soit en or, voire en platine. Car ce sont des matières plus lourdes que l’acier et donc, grâce aux mouvements naturels du porteur de la montre, plus enclines à recharger le ressort du barillet.

Denis Asch et les GMT.

Dans l’été léthargique, une affaire de fuseaux horaires capte l’attention du bloghorloger.ch (sortant de sa propre léthargie vacancière). La newsletter d’août de l’Heure Asch met en scène Denis Asch, interviewé par Jean-Philippe Tarot, le bloggeur de Montres-de-luxe.com. Première question, que signifient les trois lettres GMT? Greenwich Mean Time ou « L’heure moyenne de Greenwich« . Il s’agit du temps solaire moyen mesuré à l’Observatoire Royal de Greenwich, dans l’agglomération londonienne où se trouve la référence du méridien d’origine des longitudes. Pendant une grande partie du 20ème siècle, le temps GMT était utilisé comme référence internationale. Jusqu’à ce qu’en 1972, il soit remplacé par le temps universel coordonné (UTC). Avant 1900, l’Europe connaissait à elle seule une trentaine d’heures locales… Ça nous ramène inévitablement à l’histoire de ce menuisier devenu horloger, John Harrison, inventeur d’une horloge suffisamment précise, le premier chronomètre de marine, pour qu’elle puisse déterminer, une fois à bord d’un navire en pleine mer, la longitude. Lire le livre du même titre, fascinant récit de Dava Sobel.

Serti neige, par Jaeger LeCoultre

Mystères. Rien n’est épargné aux sertisseurs chez Jaeger LeCoultre. D’abord les contours périlleux des Reverso, dont l’intrinsèque réversibilité complique justement les opérations, multipliant angles et arrondis, guettant les métamorphoses et incitant aux regards attentivement portés sur leur particulière esthétique. Est-ce parce que les flocons font indéniablement partie du paysage au Sentier, dans cette Vallée de Joux d’hivers à rallonge, que le serti neige a vu le jour, incitant à la plus sublime des irrégularités, celle qu’une nature dépose, invariablement renouvelée? De la virtuosité, il en faut, mêlée d’appel aux méthodes traditionnelles et de piques d’innovation constante. Reste que c’est le doigté humain qui demeure la souche même de ces inspirations ouateuses. Et lorsque la neige immaculée et espiègle se lacère de rigoles brillantes, le spectacle incline à l’admiration. Cette «Reverso Grande Neva» a fait l’objet de telles méticulosités. Côté verso, elle est inondée par ces effets d’alternance entre le serti neige et l’ondoiement de tracés d’or blanc. Pour le recto, à vous de fouiner. Un indice? Elle est habitée par un calibre 822 et fait partie de la volée haute-joaillerie 2010.

Catorex, dans la poche ou en pendentif. New London

Catorex joue avec son ADN de spécialiste des montres de poches pour lancer à BaselWorld 2010 une «New London» particulièrement ciblée collectionneurs du monde. A partir de deux mouvements Unitas datant de 1960, entièrement reconditionnés, squelettés et disposés assymétriquement dans une boîte carrée aux angles arrondis, ce modèle pseudo vintage moderniste sort de la poche pour s’enrouler au poignet ou se suspendre en pendentif. Sept déclinaisons sont proposées, jouant de leurs spécifiques décorations et couleurs. Trop discrète enseigne horlogère issue depuis 1858 des terroirs de la paysannerie horlogère, Catorex est encore aux mains de sa famille fondatrice, quatrième génération. Guy A. Cattin perpétue les savoir-faire familiaux tout en animant sa deuxième société, la cent-cinquantenaire Cattin & Cie, destination courue du private label rigoureusement swiss made.

Bittel invente le post bling-bling…

Encore une inédite chez Michael Bittel. Sur la complice initiative du photographe Claude Cuendet, Michael Bittel, le plus atypique des horlogers, est mis en scène. L’occasion de présenter un modèle encore jamais montré: une montre dont la lunette hérite de sa fameuse invention, son système de lamelles amovibles. Supposons qu’une des faces de ce pourtour soit sertie de diamants, que l’autre affiche la sobriété d’un poli brillant. Ça donne le bling-bling sur commande ou l’expression du post-ostentatoire, un modèle idéal en ces temps de retours vers des goûts plus classiques et vers le moins d’envie d’étaler les tapages d’une horlogerie d’excès. Apparu en 2009 avec ses Grands Carrousels, des montres bracelets dont les cadrans multiples offrant deux à trois faces totalement distinctes sont possibles grâce à ce même système, celui que l’on surnomme affectueusement «l’horloger du voyage» poursuit sa route. Avec notamment, annoncée pour début 2011, une centaine d’«Eclypses», autre modèle porteur d’une seconde invention, le double diaphragme. Là encore, comme fil rouge, la possibilité de disposer de deux cadrans, trois si l’on compte le «fond» de la cage qui supporte avec bonheur quelque sertissage partiel ou complet.

Du viral de premier choix. « Paul » le poulpe devient ambassadeur…

Tandis que les enseignes horlogères tentent de s’attirer les grâces d’ambassadeurs tous plus célèbres les uns que les autres, rivalisant de fortunes d’ingéniosité et parfois d’espèces sonnantes et trébuchantes, la marque TechnoMarine, qui renoue la sous jacence de son mythe horloger encore cruisement vivace, vient de signer un superbe contrat avec… Paul. Vous savez, ce nostradam-octopus poulpe qui prédisait sans faille l’issue des matchs de la coupe du monde! L’espèce, bien qu’invertébrée, serait dotée d’une intelligence rare, due à ses multi cerveaux qui rendent perplexes les scientifiques. D’autant qu’elle semble faire également preuve de bon goût de mollusque céphalopode en matière d’horlogerie fashion. En témoigne ce saisissant document, pris sur le vif, pêché au gré d’une opération de marketing viral fort bien balancée. Vincent Perriard, trublion workaddict et CEO interconnecté, conjugue son slogan « Ocean Addict » sur le mode des pulsions animales et des profondeurs marines. Ce genre de clin d’oeil salé se prête au forward généralisé. Bien vu.

A propos de l’Histoire horlogère, de Genève, de son musée fantôme

Dans le magazine Heure Suisse qui vient de paraître, en français et en allemand, l’information d’un musée genevois de l’horlogerie et de l’émaillerie tracé de la carte est reprise. En deux endroits, dont au final de la chronique d’opinion de fin de magazine: « A l’heure où le «H» majuscule de l’Histoire horlogère pourrait être consolidé, certains de ses garants y perçoivent non pas ses ouvrieuses origines, mais son versant alerte-au-luxe-dans-un-monde-en-crise. Ils ont tout faux: à Genève, ils viennent même de biffer l’appellation «Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie», transformant ce qui était depuis 1969-1972 une filiale autonome du Musée d’Art et d’Histoire, en corpus de «collections»! » C’est vrai qu’une certaine perception de la culture, pourrait mettre l’horlogerie seulement du côté du grand capital. C’est faire acte de déni des métiers d’une branche qui, si elle attire les acteurs du luxe, clients et propriétaires de marques, se nourrit surtout d’un savoir-faire issu de couches humbles. C’est oublier ses racines paysannes ainsi que son incommensurable champ de savoir-faire modestement exercés.

Montre-école de l’IFAGE en superalliage.

A ce niveau-là de dureté, supérieure au titane grade 5, il serait incongru de parler encore d’acier. La matière que vient d’identifier le team en charge des formations horlogères à l’IFAGE (Formation pour adultes, Genève), porte le nom de M30NW. De cet alliage, développé par Aubert & Duval, filiale auvergnate d’un groupe minier réputée pour ses solutions métallurgiques innovantes, est née une montre école étonnante, lancée au salon international EPHJ-EPMT. Un symbole du degré de compétitivité de l’institution dans ses trois métiers fétiches, l’usinage, l’horlogerie et le polissage. Car travailler le M30NW, à l’origine réservé aux implants médicaux, relève du défi. Matériau austénitique contenant du Niobium et du Tungstène, inoxydable et réfractaire à toute corrosion tout en conservant ses propriétés mécaniques, il est de surcroît amagnétique. Autrement dit, il sera possible de passer un IRM en gardant sa montre! Pas tout à fait, puisqu’elle sera habitée par un mouvement ETA 6497 classique. «Nos élèves feront la carrure, la couronne, le bracelet et le fermoir qui réservera une belle surprise d’ingéniosité», assure Paul Gisimundo responsable du tout nouveau centre horloger rue Dassier.

Montres écoles, l’histoire en relecture.

Exposées d’abord à Genève, au Musée d’horlogerie –ou plutôt dans un espace volé au Musée d’Art et d’Histoire, puis lors de la journée d’étude de la SSC – Société suisse de Chronométrie, les montres écoles compilées par Antoine Simonin, l’un de leur plus fervents connaisseurs, débarquent en livre. Témoins de l’évolution des techniques, porteuses des avancées et découvertes de leur temps, ces garde-temps racontent aussi des histoires personnelles. Celles des volées d’élèves passées entre les murs de 10 écoles d’horlogerie. C’était le temps où chaque étudiant devenu horloger, devait ponctuer la fin de son cursus scolaire par la réalisation complète d’une montre. Du pain béni pour les collectionneurs… En français, 24×30 cm, 500 pages richement illustrées, papier couché, reliure cousue fil et couverture cartonnée. info@booksimonin.ch

Grand Prix d’horlogerie de Genève 2010

La dixième cérémonie du nom se déroulera le jeudi 18 novembre 2010, au Grand Théâtre (Genève). Elle récompensera, en diverses catégories, des modèles de montres envoyés par les marques elles-mêmes qui avaient jusqu’au 30 juin pour se manifester en faisant parvenir au Comité d’Organisation, un questionnaire complet, assorti d’envois immatériels de logos et d’images. Le candidat à l’élection d’un modèle devait également choisir dans quelle catégorie concourrait sa montre, pour autant qu’elle soit sortie sur le marché après mars 2009. Sept en tout: dame, homme, design & concept watch, joaillerie, haute complication, sport, moins de 5000 CHF. A noter qu’aucune inscription n’est requise pour accéder au titre de « Meilleur Horloger Concepteur« . A vos agendas.

Une deuxième « Captive » signée Dunhill

Un commentaire lié à l’article sur le modèle « Captive » de Cyma appelle le commentaire suivant. « Combien peut valoir une telle montre (Dunhill La Captive par Tavares)?  J’en ai une presque identique à la photo montrée? » Merci à ceux qui peuvent renseigner notre lectrice du Canada.

Utopie? Une montre à chaque poignet, en souvenir de Nicolas Hayek

Le groupe est lancé sur Facebook: si tous les passionnés et amis de l’horlogerie se mettaient à arborer deux montres, une à chaque poignet, il se pourrait que l’ensemble de la branche horlogère suisse vende plus de montres. Surtout si la mode des « deux montres sinon rien! » venait à prendre. Après tout, l’idée pourrait être reprise par la FH qui, dans son histoire, n’hésitait pas à mouiller son maillot pour des opérations corporatistes ciblées. Ainsi, à une époque où les ventes de montres peinaient, la Fédération Horlogère Suisse avait lancé une campagne sur le chronographe. Il s’en vendit énormément, preuve que le message était passé. Nicolas Hayek avait réussi à la fois à capitaliser sur sa personne -sa notoriété médiatique lui permettait de faire le plein à chaque conférence de presse, tout en inventant le protocentrisme. Oui, oui, tout le contraire de l’égocentrisme. En fait, l’ego au service du produit! C’est pour ça qu’il portait invariablement tant de montres à ses poignets… Lire la chronique sur horlogerie-suisse.com.

La microfibre de Babette Keller plébiscitée…

C’est souvent depuis l’établi, là où se construisent patiemment les montres et leurs mouvements, là où les doigts les plus habiles s’activent avec savoir, que la demande pour la microfibre manufacturée à Bienne chez Keller Trading se fait la plus perceptible. Car cette matière, issue d’un mariage entre polyester et nylon, Babette Keller la tricote, elle en connaît tous les secrets et les comportements: «Plus la densité est lourde, plus elle va aspirer les saletés sur les métaux précieux». Et comme parfois, dans les hiérarchies et les étages, certaines économies de bureau firent qu’on tenta de se tourner vers d’autres fournisseurs sis en des contrées où la main d’oeuvre est moins chère, les doigts d’or ont du rouspéter: la microfibre issue des machines et des soins de cette passionnaria et de son armada de filles –elle nomme ainsi affectueusement ses collaboratrices, a l’avantage d’avaler la saleté qui se trouve sur une surface précieuse, et non pas de la transporter sur la montre ou le bijou suivants. Les responsables d’achat reviennent vite à la raison. Pas question de perdre un temps précieux et un standard de qualité, puisque le temps c’est de l’argent.

Les complications avaient des noms féminins

Créées pour répondre à une attente de l’être humain face au temps, les complications sont, selon Estelle Fallet, Conservatrice du Musée d’Horlogerie de Genève,  aussi le fruit d’une attente féminine: «Raisons pratiques et recherche de la perfection, quête du savoir, univers magique, tout me semble étroitement lié à l’horloger Abraham-Louis Breguet qui, sur commande de Marie-Antoinette, exécute une montre incorporant tous les perfectionnements connus à l’époque. Il est choisi comme fournisseur, car il maîtrise le plus grand nombre des complications, dont le mouvement à remontage automatique (…) Il incarne à la fois le prestige de l’horloger et de sa destinataire!» A noter que les garde-temps les plus compliqués de l’histoire portent des noms évocateurs…. féminins! L’Universelle (1970), La Royale (1873), La Merveilleuse (1878) et, plus près de nous en 2000, la Star Caliber de Patek Philippe. Estelle Fallet relève: «Les complications sont le faire-valoir de la maîtrise et de l’excellence, elles distinguent l’horlogerie de haut de gamme.» Et d’ajouter: «Du point de vue sociologique –concept récent, elles touchent aux motivations de consommateurs modernes: disposer ainsi d’un objet rare, complexe et mystérieux…»

Tissot et son nouveau calibre, relief historique.

Tandis que le nouveau calibre C01-211, un chronographe automatique développé de concert avec ETA en exclusivité pour Tissot (et Swatch) débarque dans la production de volume de Tissot, il est bon de rappeler l’histoire manufacturière de la marque. Il y a 40 ans naissait le Sytal (contraction de SYstème Total AutoLubrification) fait de matériaux inaltérables (polycarbonate, résine acétal copolymérisée, polyoxyphélinène, autrement dit quelques savantes variantes du plastique), devenu célèbre sous le nom d’Astrolon 2250. Cette naissance, visionnaire, aurait du permettre à la marque l’envol qu’elle prend ces jours, en intégrant son nouveau mouvement dans ses modèles actuels. Le Sytal, appelé aussi Astrolon 2250, ne connut pas la gloire escomptée mais fut unanimement salué par la presse de l’époque, dont le JSH – Journal Suisse d’Horlogerie de février 1973 qui écrivait « … montre de qualité, mais de fabrication simplifiée, dans la ligne des nécessités économiques de notre temps« . Trop avant-gardiste? Son descendant devrait en 2010 venger cette injustice, se distinguant lui aussi par ses matériaux de synthèse à base d’hydrocarbures, et surtout par son objectif d’accessibilité maximale. Ce nouveau calibre C0-211 de Tissot s’inspire du Lemania 5100, dont la simplicité était une signature. Il ne  comporte que 184 composants (le Valjoux 7750 né en 1974 en compte 240). Grâce à lui, il sera pour la première fois possible d’acquérir un chronographe swiss made à remontage automatique à moins de CHF 1′000.00. Une prouesse d’ingéniosité industrielle.

Estelle Fallet, experte en complications.

Si le Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie de Genève semble définitivement rayé de la carte, sa Conservatrice Estelle Fallet, appelée à veiller sur ses 18′000 oeuvres environ, est une grande spécialiste des complications. Elle fait ses armes d’historienne dans sa ville natale au sein d’un musée d’horlogerie, à La Chaux-de-Fonds, «où le milieu horloger est un dénominateur commun pour nombre de familles.» Qu’évoque pour elle le terme montres à complications? «Une concentration formidable de savoir-faire et d’inventivité.» pose-t-elle. «Cet univers est fascinant, il exprime le défi relevé par les horlogers -des spécialistes, pour la traduction des mouvements célestes dans les limites extrêmes de la miniaturisation, ainsi que pour la maîtrise de la matière.» Historiquement, l’aspect ludique a joué son rôle: «les mécanismes de répétitions, des phases de lune ou du tourbillon… renforcent le côté mobile du mouvement et animent les faces de la montre. Des plus-values à tous points de vue.» Lire l’article paru dans le magazine féminin suisse Beauté Information, N° 54.

Ulysse Nardin balise le terrain du yatching

22-25 septembre 2010. Le port Hercule de Monaco s’apprête à célébrer le 20ème anniversaire du Monaco Yatch Show. L’occasion pour Ulysse Nardin de voler la priorité à la marque Blancpain, qui avait fait de cet événement son hub communicationnel de la rentrée. On peut facilement imaginer qu’Ulysse Nardin, si riche en histoires marines inscrites au plus profond de ses gènes horlogères et jusque dans l’ancre symbole de son logo, attendait son heure. Une heure qui, pour enfoncer l’ancre de sa légitimité, s’apprête à se décliner en 100 pièces limitées, un modèle Monaco issu de sa collection Maxi Marine et conçue pour affoler tout ce que le petit monde du Yatch compte comme personnalités et acteurs. Au nombre d’entre eux, l’incontournable Monseigneur, le régnant, son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco ici en compagnie de Rolf W. Schnyder.

Baume & Mercier, les effets du feuilleton historique

La lancée sur Twitter et Facebook de « Secrets d’une famille d’horlogers », le premier feuilleton horloger historique, a permis à la marque sise à Bellevue de faire le plein d’aficionados. Plusieurs milliers de fans sur la page du réseau social et surtout, une ondée d’informations sur les possesseurs de modèles, leurs goûts, leurs attentes. L’avalanche de questions a également permis à la marque de repenser son SAV. En effet, l’immédiateté de la formule a contraint la mise en place de nouveaux processus permettant de coller aux supports utilisés, c’est-à-dire d’être en mesure de fournir des réponses du tac au tac. Bel exemple d’une réelle stratégie d’implantation dans l’univers du Web 2.0. Le suivi du feuilleton est programmé, saupoudré d’interviews liées aux retrouvailles d’anciens modèles phares. Quant à l’imminence de nouveaux modèles, suite à une remise à plat des références et des lignes, elle est annoncée.

Nayla Hayek, nommée Présidente du Swatch Group.

29 juin 2010. Nommée Présidente du Conseil d’Administration du Swatch Group en remplacement de feu son père Nicolas G. Hayek, Nayla sa fille n’avait jamais été sous le feu des médias. Même sa promotion au titre de Vice-Présidente, il y a environ 6 mois, n’avait pas été relevée. Entrée dans ce conseil en 1995, son chemin était pourtant tracé. Au travers de cette nomination à la fonction suprême, certainement initiée par son père, un message fort: la continuité, les concurrents n’ont qu’à bien se tenir, le renforcement de l’identité propre de chaque marque du groupe suit son cours. D’ailleurs, signe de la confiance du marché, l’action boursière n’a que très peu bougé. Entre les lignes, lisons aussi dans cette nomination, notamment pour les marchés sensibles à la notion de clan et à la gouvernance patriarcale mise en place par Nicolas G. Hayek, comme ceux du Moyen-Orient notamment, que la famille garde le contrôle, qu’elle reprend les rennes et les pôles positions. Toujours à l’adresse de ces marchés, qui mieux qu’une fille peut honorer l’héritage moral d’un père? Nayla Hayek n’est-elle pas également au Conseil d’Administration de Belenos Clean Power Holding SA, cette société si chère à Nicolas G. Hayek (recherche et réalisations en matière d’énergies du futur, propres et renouvelables). A ceux qui douteraient de sa carrure, elle répond sur le terrain de l’opérationnel, après avoir occupé des postes clefs pour le Swatch Group au Moyen-Orient et en Inde, par une belle réussite: la création en 2008 de la nouvelle entité Montres Tiffany SA. De ses passions d’avant l’immersion dans le groupe, elle conserve son titre de juge arbitre internationale pour les chevaux arabes, en sa qualité de membre de la WAHO, World Arabian Horse Organisation. Après tout, son frère n’était-il pas lui aussi promis à une carrière extra-horlogère, du côté du Cinéma où il fit tourner Peter Fonda dans Family Express? Ecouter l’interview de Nick Hayek sur Forum (Radio Suisse romande), assortie du commentaire de Joël A. Grandjean, responsable éditorial de bloghorloger.ch

L’homme volant flirte avec des ailes patrouilleuses…

Le désormais célèbre Jetman, le pilote de ligne Yves Rossy qui, dans ses heures de loisirs toise régulièrement la liberté aux commandes corporelles de son aile à réacteur, vient de se mesurer aux ailes averties d’une patrouille composée de deux avions Boeing Stearman Breitling Wingwalkers. Ces-derniers l’attendaient à 1000 mètres d’altitude, tandis que notre héros se laissait tomber à 3′500 mètres d’altitude d’un Pilatus PC-6 au dessus de Buochs (canton de Nidwald) en Suisse. Le ballet aérien a duré quelques 6 minutes. Un exploit, si l’on considère que l’homme volant ne dispose d’aucune manette de contrôle et ne se dirige qu’au moyen des ondulations de son corps. Rappelons que Breitling a repris sous son aile sponsorisante, grâce à l’absence de constance de la marque Hublot dans ce projet, cet atypique aventurier des temps modernes.  L’événement coïncide pour Breitling avec la sortie de son nouveau Chronospace, destiné à renforcer au monde des pilotes, son rôle de fournisseur en instruments de mesures fiables, des chronomètres tous issus des batteries de contrôle du COSC.

H. Moser & Cie, un sans faute horloger. Denis Asch invite.

Une invitation de L’Heure Asch, ça ne se refuse pas. L’enseigne est à l’horlogerie de détail ce que le Cerf de Carlo Crisci est à la gastronomie en Suisse: inventif, constant, situé en deçà des chemins courus, et surtout communicatif. L’invitation? Rencontrer Nicholas J. Hofmann de la marque schaffhousoise H. Moser & Cie, au sortir d’une expo temporaire. Car, dès le début de la marque H. Moser & Cie, l’horloger Denis Asch était là, fervent défenseur et volontaire découvreur de trésors. Cette marque, démarrée avec 2 personnes ien 2002, s’offre un sans faute à la hauteur d’ambitions réparties, c’est rarement le cas, sur le long terme: quarante personnes à Schaffhouse, une famille éponyme de 6 calibres, une fabrication de spiraux pour ses propres besoins et pour d’autres marques dont on taira les noms, et surtout, un focus sur un classicisme de bon goût, avant même que la crise s’en prenne aux extravagances et ramène les consommateurs aux valeurs sûres et aux designs intemporels.

Nouveau blog pour les fans de Rolex, by Mondani

2 juillet 2010. La maison d’édition Guido Mondani, créée en 1979, lance « Mondaniblog« , un blog référence sur la marque à la couronne, à suivre sur Twitter ou Facebook. L’occasion, sous le slogan « Time For Luxury » de rendre plus immédiates les informations dont une telle société peut disposer. Rappelons qu’en 2006, Guido Mondani, qui est également un invétéré collectionneur de Rolex, avait pourvu les 309 lots d’une exceptionnelle vente aux enchères. Saluons d’ailleurs, au nombre des auteurs et fondateurs, outre la présence de Giorgia et Franca Mondani, celle d’Osvaldo Patrizzi (Patrizzi & Co Auctionneers) et de Lele Ravagnani, co-auteur avec Guido d’ouvrages phares sur la marque. Possibilité de télécharger l’application iPhone « 100 Years of Rolex« . Mais que les férus de Patek Philippe ne se lamentent pas: l’éditeur leur livrera prochainement la nouvelle édition du livre en 3 volumes et 500 pages illustrées « Collecting Nautilus and Patek Philippe – Modern and Vintage Wristwatches » regorgeant d’images et de spécifications sur environ 2000 montres bracelet.

Une day date Oris en hommage à l’écurie William

Pour la 7ème année de son partenariat avec l’écurie AT & T William, l’horloger suisse Oris (1904) se conjugue aux couleurs du bleu-blanc-noir et sort sa Oris WilliamF1 Team Day Date. D’un côté l’évolution des bolides automobiles, de l’autre celle des montres: entre la lunette et la carrure, un anneau « amortisseur » en silicone bleu a été inséré, répondant aux préventions contre les chocs. Automatique, date et jour à 3h, boîtier DLC noir, étanche à 100m, aiguilles nickel noires avec inserts de matières luminescentes, bracelet caoutchouc et coffret de présentation façon pneu. Rendez-vous sur la ligne d’arrivée.

Journée du Patrimoine, Morez

Le 11 juillet 2010, l’entrée au musée de la Lunette de Morez est gratuite. Dans le cadre de la 3ème fête du Patrimoine Industriel, l’établissement partagera ainsi avec un public plus large quelques uns de ses trésors. Pour bien apprécier l’exposition sur Germain Paget (peintre horloger morézien), l’historienne de l’art Marie-Paule Renaud présentera de 11-14h son oeuvre au cours d’une visite guidée entre peintures et horloges comtoises. Puis, de 14-18h, l’horloger Michel Dumain orchestrera une démonstration d’horlogerie comtoise.  Evidemment, les autres activités du jour se concentreront sur la lunette, avec l’exploration de plusieurs thèmes comme « Lunettes du futur » par la conservatrice du musée Thyphaine Le Foll ou le parcours spécial Famille en compagnie des héros Maillechort et Papillons. Joli programme, à vous de voir..

TàG Press, une signature horlogère renforcée

L’agence de presse indépendante TàG Press +41, fondée par Joël A. Grandjean, par ailleurs rédacteur en chef de JSH – Journal Suisse de l’horlogerie (le plus ancien magazine horloger né en 1876) et responsable éditorial du bloghorloger.ch, collabore régulièrement ou occasionnellement avec une vingtaine de médias dont 10 sont orientés horlogerie. Le site internet de TàG Press +41 a pour vocation la mise en ligne des articles produits, seulement après leur parution, afin d’en conserver la primeur aux éditeurs et rédacteurs en chef qui lui font confiance. Afin également d’offrir, par ce « deuxième service », un prolongement des informations dont elle est à l’origine et d’offrir à ses journalistes indépendants en réseau une visibilité commune. En effet, www.tagpress41.info reçoit environ 355′000 visites et tend à être considéré comme un média à part entière. En s’inscrivant à sa newsletter, on reçoit une alerte chaque fois qu’un article est mis en ligne. Les récentes et nouvelles collaborations de l’agence sont: Cronos Mexico, L.A. Magazine (Magazine des Ambassadeurs), Horlogerie-Suisse.com, Swiss Beauty Magazine, Bulettin de la SSC – Société Suisse de Chronométrie, Chocolat Passion, etc… Les autres « spécialisations » toujours « de niche » de l’agence de presse, sont l’Afrique, le tourisme et le voyage (membre de l’ASSET), ainsi que le domaine de la santé, les People et les musiques world. En marge de ses activités de journalisme indépendant, TàG Press +41 chapeaute également de manière totalement séparée @TRP, un « Bureau d’Ecritures » à l’origine de stratégies de communication, souvent à partir de l’écrit. Un bureau actif dans le domaine du web 2.0 management, de la communication de crise et du lobbysme, du consulting éditorial, du custum publishing (newsletter, magazines d’entreprise), du product placement (références sur demande). Une plate-forme professionnelle disposant de compétences dans le domaine événementiel.

Décès de Nicolas Hayek Senior, artisan de la culture horlogère suisse

Lundi 28 juin 2010. Bien que l’homme ait remis en 2003 à son fils Nick Junior les rennes du Swatch Group, il continuait de participer aux décisions. D’origine assyro-Chaldéenne, celui qui sera nommé, entre autres 150 distinctions internationales, Citoyen d’Honneur de la Ville de Berne, avait mis en évidence la valeur immatérielle de la suissitude. Avant que ne soit créé le Swatch Group, issu de la percée de la montre Swatch, il avait été appelé comme consultant pour tenter de tordre le cou à l’une des plus terribles crises horlogères, celle des années 70. Il avait fait alors une expérience étonnante: fabriquer une même montre avec des mentions différentes sur le cadran. Une fois « Made in Japan« , une autre « Made in France » et… en fin de compte « Swiss made« . Après les avoir déposées sur plusieurs marchés test, il est apparu qu’à peu près partout dans le monde, la montre suisse avait plus de succès, même vendue plus chère. Alors à l’heure où tous loueront la grandeur de l’empire qu’il laisse derrière lui, en termes d’emplois, d’économie, de marques horlogères et j’en passe, il est bon de rappeler que l’homme a travaillé pour les décennies à venir et pour la bonne santé globale d’un secteur: en effet, il a le premier défini, par cette simple expérience, la valeur de la dimension culturelle de l’horlogerie. Certes, les actions du Swatch Group devraient connaître quelque plongée, certes, on sait que le fils n’aura pas les mêmes affections que son père et que certaines têtes pourraient donc bouger, reste que ce grand patron aux allures d’artiste laisse un héritage qu’il convient de ne jamais dilapider. Les médias qui, au moindre claquement de doigt, se précipitaient à ses conférences de presse d’homme produit (il vantait ses montres et pas sa personne), se sentent terriblement orphelins.

Claret croit en l’humain et se bat pour ses savoir-faire

L’univers des discrets est peuplé d’irréductibles et de battants, Christophe Claret en fait partie, qu’on se le dise. Parce que sa Manufacture est un peu excentrée par rapport aux circuits médiatiques faciles, avec sa situation sur les hauts du Locle, parce que l’homme est un peu moins « grande gueule » que certains abonnés aux avis donnés sur un peu tout et beaucoup rien, on oublierait presque qu’il se passe des choses chez Christophe Claret. Qui méritent d’être amplifiées puisqu’elles sont chargées de valeurs référence. Ainsi, du côté de l’emploi, tandis que les lueurs d’une reprise annoncée occupe les colonnes, l’entrepreneur loclois d’origine lyonnaise n’est pas resté les bras croisés durant la crise. S’il vient d’introduire une mesure de chômage partiel -on ne travaille plus le vendredi, c’est qu’il n’a pas fait de concessions autre que le report du traditionnel voyage d’entreprise offert aux collaborateurs de plus de cinq ans. Sur le fond, il a tout misé sur le capital humain et la sauvegarde des emplois qui sont aussi celle des savoir-faire exceptionnels de sa Manufacture. Les prestations sociales offertes chez Christophe Claret SA vont au-delà de ce que prévoit la convention collective. S’y ajoutent de nombreuses attentions destinées à mieux vivre en bonne santé, comme une participation de 50% à l’abonnement fitness, ou la prise en charge des traitements destinés à arrêter de fumer.  Faisant preuve d’imagination et de dynamisme forcenés, pour compenser l’évidente baisse des commandes de marques parfois tellement de niche qu’elles furent touchées de plein fouet par la crise, il a ajouté à son catalogue de prestations, des travaux de sous-traitance (décolletage, fabrication d’ébauche). Puis, convaincu que sa DualTow -la montre anniversaire de ses 20 ans, pouvait avoir sa propre vie post-jubilatoire, il a  transformé l’essai en l’instituant en marque éponyme et en en sortant à BaselWorld 2010 une version Night Eagle. Bref, on se bat au Locle, c’est bon de le savoir. Car en 2009, tandis que certains licenciaient en masse ou faisaient leur dernier baroud d’honneur, sa manufacture limitait la casse. Seul 9 postes furent supprimés sur les 120.

Marque Pilo & Co, Genève. Sans cesse renouvelée, ouverte aux personnalisations.

Tandis que deux nouveaux modèles s’annoncent sur le marché, la marque Pilo & Co Genève, en bref: Caractérisée par sa persistance à précéder la tendance, Pilo & Co Genève se démarque dès sa création en 2001 par son art de conjuguer les identités. 11 collections dédiées à l’accessibilité, au design et aux captures de l’instant. Au nombre des enseignes reconnues du swiss made, forte d’un démarrage en force et d’une expansion maîtrisée, la marque ne connaît pas l’essoufflement. Couvrant tous les segments, elle sait se faire mécanique ou manufacturière sans jamais se départir de son assurance de bon goût. Ainsi vit-elle les approches croissantes d’acheteurs désireux de se démarquer, par la commande d’une personnalisation cohérente, souvent portée sur les pierres précieuses et les arts du sertissage. Fort attractive dans son offre de prix, c’est l’un de ses particularismes, elle occupe en Suisse les vitrines de plus d’une quarantaine de points de vente et dispose à Genève de deux boutiques éponymes, une sur chaque rive. Elle a misé sur la Chine où elle dispose déjà de 8  boutiques, sans oublier ses marchés fidèles: Moyen-Orient, Liban, Libye, Algérie, Russie, Kazakhstan, France, Espagne, Gibraltar ainsi que les USA. Elle est la propriété de Amarildo Pilo, également à l’origine de la nouvelle David Van Heim.

Micro10, 3 jours neuchâtelois dédiés aux microtechnologies

A Neuchâtel du 2 au 4 septembre 2010, trois jours dédiés à « la microtechnique au service de l’homme et de son environnement« . Et des conférences, selon le site etudiants.ch, menées par l’aventurier business man Bertrand Piccard, le conservateur du MIH Musée International de l’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds, Ludwig Oeschslin et Pierre Thomann, directeur du LTF Laboratoire Temps/Fréquence de l’Université de Neuchâtel. Organisées par le CSEM, l’EPFL, la FRSM et la HE-Arc, Micronarc, Neode, l’UniNE et la CNCI (Chambre NE, Commerce et Industrie), ces journées, à en juger par la première édition de 2008 qui déplaça environ 2000 personnes, devraient connaître un franc succès. D’autant que le « tout public » est aussi visé, notamment avec des ateliers jeunesse, et l’implication d’acteurs issus du tissu industriel via des expositions. Evidemment, l’intitulé du titre colle à l’actu, puisqu’il sera question d’éco-villes, de développement durable ou d’exploration spatiale… Quant au thème et aux intervenants trouvés, ils s’inscrivent dans la pure ligne existentielle d’un salon tel que l’EPHJ-EPMT, seule manifestation au monde à mêler l’ensemble des microtechnologies dont l’horlogerie.

Première: Omega mêle céramique et liquidmetal.

Déjà utilisé pour des clubs de golf, des raquettes de tennis ou des coques de téléphones mobiles, le liquidmetal, dont l’exploitation commerciale débute aux alentours de 2003, entre une deuxième fois en horlogerie par la grande porte Omega. Qui en fait les chiffres et indications d’échelle d’une lunette céramique. Cette rencontre insolite entre ces deux matériaux hyper durs est suffisamment innovante pour que la marque puisse se targuer d’une première mondiale. Et de communiquer à donfs, via un mini-film destiné à buzzer sur la Toile. En scelle, sa série limitée Seamaster Planet Ocean Liquidmetal®, futur hit commercial. Comme le Vitreloy, le « Liquidmetal » est le nom commercial (marque déposée d’où le ‘®’ obligatoire chaque fois qu’on le cite), d’un métal amorphe (alliage métallique solide doté d’une structure plutôt amorphe que cristalline), développé par une équipe de chercheurs du California Institute of Technologie (Pasadena, Californie). Ce même pôle de compétence devenu célèbre pour avoir enfanté 27 prix Nobel. Fort de cette découverte, le team s’organise, crée la société californienne Liquidmetal Technologies, à Rancho Santa Margarita et dépose une vingtaine de brevets liés à l’utilisation de cette nouvelle série d’alliages. Ses débouchés sont multiples dans les domaines spatial, médical, défense militaire, industrie, électronique, monde du sport d’élite (baseball) et… l’horlogerie. TAG Heuer est la première marque à l’utiliser pour la boîte de sa concept watch (BaselWorld 2003), « State-of-Art Chronograph« , une digitale habitée par un quartz swiss made capable de calculer le millième de seconde.

Pilo & Co, deux collections enrichies, Tempo et Invidia

Courant juin 2010. Sept déclinaisons d’une montre dame de forme, dont le diadème endiamanté scintille de deux rangées de diamants, marquent chez Pilo & Co Genève, le renforcement de la collection Invidia. Quant à la collection Tempo, elle s’enrichit d’une élégante sobre et classique, disponible en or rose (traitemet PVD), en acier ou en bicolore. Pilo & Co demeure fidèle à sa réputation de coller à la tendance, voire de la susciter. Rappelons que la collection Tempo fut à l’origine des premiers envols de la marque fondée par Amarildo Pilo, surnommé à l’époque par la presse, le roi du tourbillon fixe. La marque fait vivre en permanence onze collections, entretenant un réseau étonnant: 2 boutiques éponymes à Genève, une quarantaine de points de vente en Suisse, un essai transformé en Chine avec 8 boutiques, ainsi que des marchés fidèles tels que l’Albanie, l’Algérie, le Liban, la Turquie, la Malaisie, le Moyen-Orient, la Russie, le Kazakhstan, l’Allemagne, la France, la Hollande, la Syrie, l’Espagne, Gibraltar ainsi que l’Amérique du Nord.

Souscription de VicenTerra, le succès précédant la mise en prod

De Colmar à Strasbourg, en passant par Genève, Lausanne et quelques irréductibles Jurassiens, l’engouement pour les sphériques complications de Vincent Plomb, dépasse les attentes. L’homme ne ménage pas ses efforts, ils sont payants. Comme par exemple sa présence au salon international EPHJ-EPMT qui a porté ses fruits. Certes, la montre GMT 3 qui est proposée en souscription présente l’atout imbattable d’une valeur quasi prix usine de CHF 5′000.00. Ce qui signifie qu’en temps normal, si un tel garde-temps devait trouver le chemin des détaillants, sa valeur prix public pourrait bien être multipliée par 3 ou 4. Surtout, elle sera le début d’une aventure horlogère différente, dont l’un des prochains développements est visible au poignet du constructeur horloger, ce qui donne confiance, tant sur le questionnement esthétique que manufacturier. A ceux qui n’auraient pas encore pris la peine de s’en enquérir, relisez ce post (qui a déjà généré son lot de commandes!), ou revisionnez-moi ça!

Le prix Piaget 2010

Depuis 2006, la maison Piaget encourage la préservation des savoir-faire de l’horlogerie et de la joaillerie en récompensant les meilleurs joaillier et designer fraîchement au bénéfice d’un CFC, au sortir de leur formation à l’Ecole des Arts Appliqués de Genève. Décidément, l’école est l’enjeu, tant pour les marques que pour les consommateurs. Pour la cinquième édition, qui se déroulera le 21 juin 2010, Philippe Léopold-Metzger connaît sa partition. En présence de Jean-Charles Lathion et de Grégoire Evéquoz, Directeurs de l’Office pour l’Orientation, la Formation professionnelle continue, Piaget décernera son prix lors d’une cérémonie organisée au sein du restaurant de sa Manufacture de Plan-Les-Ouates. On a hâte de connaître les noms des élus…

Le luxe à Luxembourg, dès 1000 euros…

Les ventes privées organisées au Luxembourg les 18-19 juin 2010 viennent de dévoiler les marques participantes, tout en promulguant horloger d’honneur Frédéric Jouvenot qui saisit là sa chance de présenter son « Helios » et de s’envoler à l’international, sans attendre l’aval de distributeurs. Montres de luxe -à partir de € 1000,00? C’est en tous les cas le pari tenté au restaurant « The Last Supper » du quartier du Kirchberg -où et quand finit le luxe? Voici les participants, hormis Jouvenot: GMW, Globe Master Watch (de Cédric Grandperret et de la micro manufacture Magma), Demonaco, J.P. Edmond, Pilo & Co, Thomas Prescher, Dubey & Schaldenbrand, Pierre Thomas, 121 Time, Delance et Ladoire… Beau mélange qui n’exclut pas des montres accessibles…

Manufacture Royale: marque soeur de TEC Ebauches à Vallorbe

Gérard Isler et Arnaud Faivre, déjà fondateurs de la société TEC Ebauches SA créée à Vallorbe en mars 2008 et qui s’est agrandie en 2009 avec 1000 mètres carrés dédiés à l’industrialisation, se lancent dans l’aventure horlogère choisissant l’anglage marque. Ainsi, prolongeant leur slogan « La base de votre montre est notre métier » par une extension de leurs activités de sous-traitance, viennent-ils de créer mi avril 2010,  la société « Manufacture Royale« , une enseigne horlogère dont les créations  seront révélées en août 2010, le 31 plus précisément, comme l’annonce le site. Un teasing qui ne laisse entrevoir que l’accroche visuelle d’un garde-temps hors norme, en tous les cas au niveau de la taille ou de son déploiement. La société a pour but de fabriquer entre autres des montres et des chronomètres mécaniques. A suivre.

Visiteurs à l’EPHJ-EPMT: 18% d’augmentation

Souvent appelé le « salon des fournisseurs », la manifestation internationale dédiée aux environnements professionnels de l’horlogerie-joaillerie et des micro-nanotechnologies, a tenu ses promesses. Non seulement le nouvel aménagement a permis de gommer une liste d’attente, mais également de favoriser les mouvements entre les secteurs. En tout 541 exposants et un nombre de visite de 18% à la hausse (exactement 17,8%). les dates du 24 au 27 mai 2011 sont déjà réservées et, avant de fermer leur stand et leurs modules, certains exposants s’empressaient de remplir leur réservation de l’année prochaine. Plutôt unique dans un contexte où la plupart des salons professionnels affichent des chiffres à la baisse. Reprise? Surtout une énergie et une créativité hors normes de la part d’exposants déterminés.

Nouveaux sites internet, EPHJ-EPMT

Passée presque inaperçue, car coïncidant avec l’ouverture du salon international, la mise online des nouveaux sites de l’EPHJ-EPMT offre pourtant une fonctionnalité fort utile aux visiteurs. Qui peuvent s’y essayer, à l’entrée, sur un grand écran terminant un ordinateur mis à disposition du public, ou à partir de n’importe quel ordinateur voire instrument de téléphonie. En allant sur la page « Visiteurs« , on peut, en utilisant le bouton « localiser un exposant« , trouver en quelques secondes l’endroit où se trouve son stand. Une carte globale du salon apparaît, puis, un zoom gracieux s’effectue sur les numéros de stands et d’allée. Et tant qu’à faire un essai, tapez  Quattro Multimedia S. C’est à cette société que l’on doit ces nouveaux sites.

Commissaire Asch, à l’heure du Grand-Prix de Genève

18 novembre 2010. Horloger de métier, incontournable personnalité de la branche à Genève, Denis Asch vient d’être Commissaire de la 10ème édition du Grand-Prix d’Horlogerie de Genève. Il devra veiller au rigoureux respect des critères de sélection des modèles en compétition et aura un rôle consultatif au sein du Jury. Dont il ne peut faire partie, puisque, depuis son échoppe de niche, rue de la Cité en Vieille Ville, il participe au rayonnement et au commerce de quelques mythiques enseignes parfois inscrites au concours. En 2009, il était venu faire les repérages et avait remis le prix du public, une Revolution GMT (deux clins d’oeil aux titres d’Edipresse…?) offerte par la marque Vulcain qu’il promeut depuis 5 ans. Pour rappel, le Grand Prix d’Horlogerie de Genève, placé sous la présidence de la Ville et de l’Etat de Genève, décerne onze récompenses dont la prestigieuse « aiguille d’or » et le « prix du public ». Attention, en raison du nombre de marques absentes de ce prix et vu qu’il est officiellement cautionné par les Autorités, il convient de rappeler, afin que le public puisse comprendre la raison de ces absences, que seuls ceux qui s’inscrivent peuvent participer à la compétition (au contraire du prix Montres de l’Année qui fait lui-même son marché de candidats). Lire la « lettre aux autorités » que bloghorloger.ch avait publiée en septembre 2009. Lire aussi le billet d’opinion publié en novembre 2008.

Ventes privées à Luxembourg

18-19 juin 2010. Onisac, une société sise à Rodemack (France) qui s’avoue « spécialisée en marketing de l’innovation« , tente de rameuter une dizaine de marques horlogères pour peupler les stands de ses premières « ventes privées de montres de luxe suisses au Grand-Duché du Luxembourg« . Libellé excessivement long, absence de site internet y consacré, document d’inscription peu représentatif d’une démarche haut de gamme, mais après tout, si les clients débarquent et que les distributeurs officiels ne sont pas fâchés… Pourquoi pas? D’autant que c’est pas très cher: 12oo euros la formule gold, 550 la silver, avec un repas pour une personne compris. Le lieu a été arrêté, il s’agit du restaurant « The Last Supper » niché dans le quartier des banques. Ceux comme moi qui n’y ont jamais encore mis les pieds, peuvent se faire une idée.

Jaeger LeCoultre et la haute joaillerie

Agendée pour le 24 juin dans un grand hôtel genevoise, la présentation de haute-joaillerie de la grande maison du Sentier (Vallée de Joux), donnera lieu à un face à la presse saupoudré de scintillements précieux.

Christie’s, vente à New-York en juin 2010.

16 juin 2010. Une fois de plus, la marque Patek Philippe s’apprête à dominer la vente aux enchères qui aura lieu à New York à la Galerie « Christie’s » du Rockefeller Center. Précédée le 15 par une vente de bijoux, cette messe à l’encan (catalogue complet, sur simple click) regorge de lots rares, dont 31 sont extraits de la collection Leo, ou des fonds de tiroirs de quelque celebrity, telles Gene Autry (Patek Philippe), Howard Hughes ou Roy Rogers (Rolex)… Principalement des montres bracelets, mais aussi quelques « de poche » dont ce calendrier perpétuel et phases de lune, sans clef, servi en montre de poche: une Patek Philippe bien sûr, en or jaune 18cts, datant de 1915, devrait s’envoler au-delà des 120′000 dollars. A noter également, deux toutes récentes montres bracelet, la Jaeger LeCoultre (gyro tourbillon reverso de 2009) et l’Audemars Piguet référence 25958 fabriquée en 2002. Toujours dans la catégorie des actualités n’ayant pas eu le temps d’être patinées par le temps, une Ulysse Nardin et une Parmigiani Fleurier squelette (modèle N° 10855) en or blanc. Bizarreries de l’époque, le neuf côtoie l’antique… ce à quoi François-Paul Journe nous avait habitué. Toutefois, il y aura aussi Chopard, Panerai, Corum, Breitling, Piaget, Harry Winston, Blancpain, IWC, Breguet, Roger Dubuis, Girard-Perregaux, Omega, et même de Grisogono, Bertolucci ou Hublot.

Bourse horlogère à la Vallée

12 juin 2001. Au Village de l’Abbaye, une brocante « coffre ouvert » s’apprête à permettre aux chineurs de tous bords, collectionneurs de montres compris, la conclusion de bonnes affaires, au sortir d’un parcours fouineur entre 8h et 17h. « Tout se vend, tout s’achète » dit le slogan, qui parade au-dessus d’un menu composé de viandes à la broches, de salades, de pâtisseries, arrosé de boissons chaudes et froides. Bref, du champêtre servi façon terroir, avec à la clef, c’est à espérer, quelques acquisitions précieuses… A noter la présence de la librairie horlogère watchprint.com.

Trois jours de luxe ultime à Monaco.

Accessible uniquement sur invitation, cet événement qui se déroule les 23-24-25 juillet à Monte-Carlo, au Forum Gimaldi, brandit la carte de l’exclusivité placée sous le signe de la sécurité extrême. Une manière de mettre l’eau à la bouche de tout people, espérant soudain recevoir le précieux sésame d’invitation. Service quatre étoiles, lieu oblige, pouvant aller jusqu’au transport en hélico et jusqu’à un service personnalisé de conciergerie, la manifestation agréée par la CDE (Chambre de Développement Economique de Monaco) et la DTC (Direction du Tourisme), voudrait incarner, pour quelques uns seulement, la quintessence du luxe. Trois jours de rareté, d’exception, de beauté et bien sûr, la présence de marques qui répondent aux mêmes critères. Au nombre des secteurs exposants, bien sûr l’horlogerie et la joaillerie, entourée de Haute-Couture, de Jets privés, de design architecture et d’acteurs du marché de l’Art et des Antiquités comme… Sotheby’s Reality. Sauf que ce Sotheby’s là est plutôt la filiale immo de luxe de la grande dame des ventes aux enchères. Y participer? Remplir le questionnaire interactif qui se trouve sur le site, rubrique « Marques« .

Existe-t-il des tendances horlogères?

En Suisse, bloghorloger.ch n’a pas connaissance d’une telle étude. Côté français, chaque année, les fabricants français de montres dispose d’un outils de référence, une  “étude de style” qui analyse des tendances de la montre. Comment? En proposant une soixantaine de dessins dont les sociétés peuvent s’inspirer pour déterminer leurs futures collections. Nous n’avons pas encore trouvé une exemplaire de cette étude, mais le blog-guide-bijoux sur overblog nous éclaire. « Pour 2008, six chapitres sont ressortis: arches-cintres (structures à la fois arquées et souples), strates/ empilements (strates, associations de matériaux, imbrications pour des modèles très architecturés), imbrication/embrèvement (combinaisons contrastées où imbrications), articulations et embrèvements (assemblages obliques évoquant l’ébénisterie) créent des ensembles fusionnels, volumes/reliefs (effet de sculpture pour ces créations sur dimensionnées, taillées, découpées pour créer des ensembles massifs). Viennent ensuite deux tendances plus féminines : les feuilles/rubans (volumes doux, structures naturelles enveloppantes), fragilité/légèreté (glissement des attaches, amincissement et finesse des détails).

L’été avec des lunettes… au Musée de Morez

L’historien franco-suisse Dave-William Grandjean a rejoint le Musée de la Lunette à Morez (à 13 mn de la frontière suisse après le village de « La Cure », juste après Saint-Cergues). Ce collaborateur  journaliste occasionnel de l’agence de presse horlogère TàG Press +41 et (pour le Magazine JSH – Journal Suisse d’Horlogerie et pour le site Worldtempus), après avoir été plus d’une année rattaché au Musée de Jaeger LeCoultre, vient d’être nommé « Chargé des Publics » par la Municipalité de ce qui fut -et demeure, le centre mondial de la lunette. Une région que le Ministère de la culture hexagonal n’hésite pas à promouvoir, avec un « Musée de France » financé par la Ville de Morez, accueillant chaque année 17′000 personnes. Un établissement à l’architecture avant-gardiste étonnante pour les lieux, qui a pour mission de conserver et de valoriser le patrimoine Morézien (Jura), dont l’horlogerie fait partie. A consulter le programme, difficile d’échapper aux lunettes cet été…

Vimol Studer rejoint Luxeco.

Après s’être mesurée aux stressantes mais très formatrices réalités d’un média quotidien, 20mn, cette journaliste a conquis le coeur des marques horlogères, voire du luxe en général, par ses reportages sur les chaînes online TheTimeTV et TheAvenue. Ainsi, après trois ans au sein de NeoChannels, elle vient de rejoindre, après le départ de Paola Orlando, Luxeco & Partners, la société fondée par Florence Noël. Elle y amène, outre ses connaissances des médias internationaux et de l’industrie du luxe, son multilinguisme: celle qu’on surnomme affectueusement « Vim » parle en effet l’allemand, l’anglais, le thaïlandais et même… le Suisse allemand! Rappelons qu’au nombre des clients de Luxeco, qui couvrent les secteurs Horlogerie, Art, Business, International Affairs et Sports de haut niveau, il y a aussi le GTE -Geneva Time Exhibition, le nouveau salon horloger qui, aux dernières nouvelles, s’apprêterait en 2011 à jouer la carte de la croissance.

Sparkle, un site sur fond de Moonpop

L’agence Sparkle, s’offre un nouveau site internet. Ou plutôt le déroulé d’un livre élégant, contenant pages après pages, tous les contenus usuels qui s’épargnent ici le sempiternel bouton menu y relatifs. C’est élégant, comme Suryia Hill, fondatrice de cette enseigne dédiée à l’amplification de marques et de noms. C’est bleu ciel, conforme à la profondeur de son regard. A qui l’on doit, outre un concentré de compétences aguerries, une flopée de lignes et de pages, parues dans la presse, horlogère notamment. En fond musical, une lancinante mélopée signée Gina & Tony, extraite de l’album Bang Bang (Poor Records). On retrouve dans cette sonore ambiance, racée et détachée, particulièrement sensuelle, l’esprit moonpop d’un Jay-Jay Johanson zesté de féminines présences non suédoises. Histoire, sous forme de clin d’oeil, de souligner que, côté forces vives, l’agence Sparkle repose exclusivement sur des épaules féminines…

Primeur, magazine JSH en kiosque et… à l’EPHJ-EPMT

Pour la première fois couplé au magazine Heure Suisse (Promoedition), ce qui en augmente fortement la diffusion, JSH (Journal Suisse d’Horlogerie), le plus ancien magazine horloger du monde (134ème année), relancé en 2008 avec un positionnement business to business fortement orienté collectionneurs, gens de la branche et aficionados, vient de débarquer en kiosque. Avis à l’ensemble des près de 550 exposants attendus à Lausanne Beaulieu, au Salon EPHJ-EPMT (horlogerie, joaillerie, microtechniques): il est possible de se le procurer avant sa distribution au Salon (du 8 au 11 juin 2010), en magazine tiré-à-part. Une rédaction en chef toujours confiée à TàG Press +41 et quelques dossiers alléchants: « Or éthique, le luxe s’invente une morale« ,  « Chronométrie, le Tourbillon réhabilité?« , par Fabrice Eschmann du BIPH. Le fil rouge? L’intérêt pour les marques de s’approcher des filières « écoles » et de la formation…

Convention sur les poinçons

Afin de faciliter le commerce au sein des 19 pays signataires, la Convention sur le Contrôle et le marquage des produits fabriqués en métaux précieux, connue également sous le nom de Convention de Vienne ou de Hallmarking Convention, a été ratifiée par la Suisse. Ce qui signifie que dans le cadre défini, il est légalement possible d’importer ou d’exporter tout article porteur de ces marquages regroupés sous l’appellation « Common Control Mark » (voir exemple), sans autre forme de contrôle additionnel. Avec le slogan « The World Becomes More Precious » (et le monde devient plus précieux), cette institution représentée à Genève dans le quartier des Eaux-Vives, annonce la couleur. L’or, l’argent, le platine et toute autre forme de matière utilisée pour les montres, les bijoux et autres produits, sont-ils conformes à ce qui est annoncé… et donc vendu? Autant s’en assurer. Voir la brochure. Chaque année, la demande de marquage, qui n’est pas une obligation mais une démarche fondée sur le volontariat, grandit, comme le démontre les statistiques annuelles jusqu’à 2008 (on attend celles de 2009 avec impatience). Leur chiffre est passé pour la Suisse uniquement de 365′595 unités en 1982 à 1′239′180 vingt ans après, en 2002.

Maurice Ditisheim, le prix Gaïa lui rend hommage.

Grand mécène, Maurice Ditisheim était Président du Conseil d’administration du Bureau de Contrôle des Ouvrages en Métaux précieux. C’est sous son impulsion et sa vision, dès 1966 et grâce aux relations privilégiées entre le Musée d’horlogerie et son bureau, que sera développé à La Chaux-de-Fonds, ce qui deviendra le premier -et le seul musée international d’horlogerie (MIH). On lui doit d’avoir tâté le terrain, en consultant le Professeur parisien Georges-Henri Rivière, Directeur du Conseil international des musées. On lui doit d’avoir trouvé la formule « L’homme et le temps » qui coiffera l’entité institut, dont son ami Pierre Imhof assurera la présidence de la commission (IHT). Il y eut 27 projets architecturaux, et c’est le second prix, du nom de « Gnomon » qui l’emporta: une construction nouvelle, due aux architectes P. Zoelly et G.-J. Haefeli (décédé récemment), capable d’abriter en toute sécurité l’une des collections de montres et d’horloges les plus prestigieuses du monde. Ainsi le Musée quitte en 1974 les locaux de l’Ecole d’Horlogerie pour s’installer sous le parc de la villa Sandoz du Musée d’Art et d’Histoire. C’est en 1992, pour lui rendre hommage, qu’est créé, sous le règne de Catherine Cardinal (directeur scientifique et conservateur), le prix Gaïa. Qui demeure à l’horlogerie ce que le Nobel est à la politique…

Du requin tigre d’élevage, mon oeil!

Du cuir de requin tigre… d’élevage? Tromperie, selon Rebecca Jeanson dont la carte de visite de la marque Tempvs Compvtare annonce la couleur: «Environnmental Care…»! Tout un programme: l’activiste adepte du biocentrisme, celle qui milite jusque dans l’aventure entrepreneuriale horlogère qu’elle partage avec son designer de mari Nicolas Rodolphe Jeanson, est farouchement formelle. Comme tout autre grand requin, il est impossible d’élever du requin tigre! Avec ses 4m et ses 750kg, la femelle atteint sa maturité sexuelle vers l’âge de 4 à 5. Sa période de gestation durant 1 an, combien d’années faudrait-il pour qu’un élevage soit rentable. Leur biologie complexe et leurs rapports sociaux les rendent réfractaires à la captivité. Et bien que l’on ne recense que 5 cas de morsure mortelle par an, on continue de tuer annuellement environ 100 millions de requins! Ceux qui prétendent en vendre le cuir d’élevage, parfois à leur insu, sont faussement renseignés… Un discours qui relègue les montres au second plan et qui, première marque vegan oblige (marque dépourvue de toute provenance animalière), prône le bracelet caoutchouté… L’horlogerie étant peuplée de requins et de marteaux, autant s’engager pour la protection du requin-marteau.

La Midnight de Ellicott 1788, le temps s’entend

Parce qu’elles le valent bien…! Au travers de ses collections Majesty, Springfield et Mach One, toutes en éditions limitées, le designer CEO Pierre-André Finazzi rend hommage au maître horloger John Ellicott (1706-1772), un génie horloger anglais contemporain du Roi Georges III. Puis, après ses viriles explorations des mécaniques complexes et de matières indomptables, comme par exemple le bloc de carbone epoxy pour le façonnage d’une boîte, celui dont la marque de fabrique est de disposer les poussoirs à gauche (ils font jamais comme tout le monde les Anglais…), présente à une exquise complication apte à titiller le poignet des cendrillons modernes: la Midgnight, dans la collection Lady Tuxedo, dont on attend qu’elle vous rappelle les fatidiques douze coup de minuit. Parce que la femme méritait mieux qu’un garde-temps en forme de réduction de modèle masculin ou de version réduite quartzée, Pierre-André Finazzi renoue avec une tradition horlogère insuffisamment rappelée: l’ultra compliqué en horlogerie, dont une kyrielle d’avancées techniques issues de l’art de la miniaturisation et du désir de rendre mystérieuses les lectures du temps, doit beaucoup aux femmes. De forme coussin, habitée par un calibre MID-1 (automatique), cette Ellicott répétition quart amplifie par ses rondeurs sonores, le scintillement d’un timbre discret, aussi élégant que son diadème de diams. 42 h de réserve de marche, en or blanc, rose ou en titane. Seulement à 99 exemplaires chacune….

Elena Stefanova, femmes et complications…

Si le mot est féminin, il semble admis que les complications horlogères ont été faites par et pour des hommes… Erreur! A en croire la scientifique Elena Stefanova, historienne, artiste et responsable de production, actuellement en poste chez deWitt, les besoins féminins, assortis de leur sens pratique, ont servi voire initié la cause des complications. Facile à comprendre. Pour leurs riches clientes, les horlogers d’antan se devaient de parfaire la maîtrise de la miniaturisation. Ainsi, ont-ils créé et conçu des fonctionnalités qui ont terriblement fait avancer la science de la chronométrie, totalement affranchis du dictat des séries et des moules reproductifs. Non, l’amour immodéré de la gent féminine pour toute forme de bijoux, son détachement des choses terrestres telles que l’emprise du temps, ont généré bien des merveilles mécaniques, auréolées de secret et de mystère. Mieux que quiconque, Elena Stefanova, qui a posé sa griffe sur la ligne de bijoux d’Audemars Piguet, en connaît un bout. N’a-t-elle pas donné, en 2009, lors de la journée d’Etudes de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, un magistral exposé sur le sujet? La première montre bracelet était celle d’une reine. « Une femme de pouvoir se doit d’avoir l’heure sous la main… » A lire dans l’article signé TàG Press +41 (agence de presse horlogère) dans le magazine féminin Beauté Information.

Sphèriques complications, la GMT-3 de VicenTerra.

Annoncée le 23 mars 2010 par bloghorloger.ch,  l’information est reprise et détaillée le 29 mars 2010 par businessmontres.ch qui, sous la plume de Grégory Pons, consacre un magnifique premier article de lancement à la GMT-3 de Vincent Plomb, alias la marque VicenTerra. Emboîtant le pas à Laurent Favre, qui finança sa nouvelle marque éponyme A. Favre & Fils par la pré-vente à un cercle d’aficionados des 24 premières pièces de sa Phoenix 10.1 Quantième à Grand Affichage Rotatif, le constructeur Vincent Plomb élargit le cercle: une souscription portant sur les 100 premières pièces circule en ce moment, pour le grand bonheur des collectionneurs et amateurs de raretés non encore mises sur le marché et, plus prosaïquement, pour ceux qui fonderaient face à la perspective d’un rapport qualité prix optimal. Car pour les CHF 5′000.00 proposés, comprenant une action nominative dans la société à venir (!), le connaisseur en a pour son argent. Il accède à un nirvana complicationnel: un garde temps habité par un mini-globe terrestre en mouvement dans un espace ressemblant au vide intersidéral, sujet aux éblouissements solaires du jour et à l’indication nocturne. Design tonneau particulièrement réussi, mariant recherche technique et esthétique. Chaque ouverture a son sens, chaque fenêtre son utilité. Doté du calibre REA-GMT-3 issu d’une base d’ETA 2892 (automatique), la pièce dispose d’un disque jour-nuit posé au zénith (12h), d’un indicateur de rayons solaires (aube à 6h, coucher à 18h), remplacé la nuit par un ciel lunaire saupoudré d’étoiles -une poignée de diamants épars. La date rétrograde s’est invitée sur l’axe de l’index 2h, tandis que le globe terrestre de 6,5 mm de diamètre, posé à 5h, tourne sur lui-même -1 tour en 24 heures, comme s’il se laissait mirer depuis le soleil. Un concentré de planétaire, qui, malgré l’avalanche complicationnelle qui pourrait alourdir son allure, s’offre la légèreté de la poudreuse. Et, pour l’acquéreur de ce rare joyau, le bonheur de se laisser guider sur une piste non damée, balisée de magie…

Innovation, un module réserve de marche à l’EPHJ

D’après le magazine JSH -Journal Suisse d’Horlogerie dont la sortie est prévue pour début juin, une nouveauté risque de susciter un bel intérêt des marques de montres désireuses d’installer dans leurs modèles des réserves de marches. Il s’agirait d’un différentiel à billes miniaturisé pour indicateur de réserve de marche, dont la présentation au Congrès International de Chronométrie de la SSC – Société Suisse de Chronométrie qui se déroulera à Montreux en septembre 2010, serait déjà au programme. En attendant, c’est du côté de l’EPHJ à Lausanne Beaulieu, le salon des fournisseurs, que cette réalisation développée par trois acteurs, dont la société MPS – Micro Precision Systems et la marque danoise Urban Jürgensen & Sønner, sera présentée en première. Apte à se fondre dans tous les environnements et formats, ce module de faible encombrement pourrait révolutionner l’univers de cette complication prisée.

Aux Temps des Chronométriers, l’expo du Locle

C’est sous l’ère de Cécile Aguillaume, ex-conservatrice du Musée d’horlogerie du Locle -Le Château des Monts, que furent relancés, après presque 40 ans d’interruption, les célèbres concours de chronométrie qui passionnaient les marques et les horlogers jusqu’à l’arrivée de la montre à quartz, à l’orée des seventies. Dès 1772, ces concours se déroulaient à Genève. L’Observatoire de Neuchâtel se mit à attester de l’exactitude des garde-temps dès 1860 et un véritable premier concours fut institué en 1866. Il faudra attendre 1945, pour que ces joutes s’intéressent aux montres bracelets: des épreuves officielles sont instaurées à Neuchâtel. En 1999, pour célébrer son 5oème anniversaire, «Chronométrie 2009», un concours dont les règles ont été adaptées à la modernité des techniques et des matériaux de l’horlogerie mécanique moderne, est relancé. Le 3 décembre 2009, Claude-Henri Chabloz, Présisent du Prix, publie les résultats. La prochaine édition aura lieu en 2011. D’ici là, une exposition ouverte le 8 mai et courant jusqu’à fin septembre 2010 replace les montres candidates dans le contexte de l’Histoire.

Tourbillon et précision, le débat continue

Pour l’acheteur et l’aficionado, le mécanisme du tourbillon ne fait pas seulement rêver par sa complexité et sa magie, il est toujours synonyme de précision accrue. Du côté des spécialistes, on a toujours fait preuve de circonspection. Puisque pour fonctionner, ledit mécanisme, au demeurant génial, puise dans les réserves énergétiques du mouvement, au risque de l’appauvrir dans sa fontion première de précision constante. Le concours de chronométrie 2009, organisé par le Musée du Locle a donc étonné par ses résultats: trois tourbillons en tête! Qui a raison? Un dossier du prochain JSH Journal Suisse d’Horlogerie (sortie pour le salon EPHJ-EPMT) fait le point. Au-delà du débat scientifique, une certitude. La précision reste possible grâce au savoir-faire du régleur. Un métier qui, selon Jean-Claude Dubois, président de la Société Suisse de Chronométrie, se doit d’être transmis à la relève. Lire le sujet concours SSC.

Canton de Vaud, soutien aux entreprises.

La Promotion Economique du Canton de Vaud et son responsable Raphaël Conz, réitèrent leur soutien au salon EPHJ-EPMT. L’occasion de rappeler comment le canton soutient les acteurs des microtechniques et des industries de précision dans le médical, les semi-conducteurs, l’instrumentation de mesure, ainsi que les savoir-faire de précision et de miniaturisation, dont l’horlogerie est un des catalyseurs. Il y a les aides financières directes et indirectes, permettant aux requérantes l’amorcer la pompe commerciale, les soutiens pour exposer à l’étranger. Il y a toujours le souci de ne pas se substituer à la direction de l’entreprise, mais de l’accompagner dans ses choix. Vaud a donc la volonté d’être partie prenante d’aventures entrepreneuriales et de favoriser le terrain de l’innovation. 60% des montants alloués encourage des start-up qui par définition n’ont pas forcément encore de chiffre d’affaire, 40% des petites et moyennes industries. Le cheval de bataille étant le soutien à l’innovation.

Hublot: King Power Unico All Black.

Le nom de chaque Big Bang est lié aux épisodes, rencontres et coups de coeur de leur créateur Jean-Claude Biver. Peu à peu s’estompe l’image d’avant son ère, pétrie de caoutchou aux senteurs vanillées, réminiscence de l’esthète Carlo Crocco, fondateur de la marque. Survient enfin l’UNICO, à l’orée 2010. Un mouvement intégré, fabriqué in house. Un chronographe flyback dont le mécanisme roue à colonne, visible côté cadran, vous tend une surface personnalisable, celle de son porte-échappement amovible. Un tel moteur, le HUB 1240 Unico, se devant d’être logé à bonne enseigne, c’est le boîtier King Power qui s’y colle. Toute de noire vêtue, cette virile explose les 48 mm de diamètre qui sont, comme la lunette, les inserts latéraux et le fond, en céramique noire microbillée. Ici et là, un surmoulage caoutchouc noir, tenu par 6 vis en titane PVD de forme H. Côté matières, on y croise aussi du nickel noir, du silicium et du sperluminova…

Georges Graham, noir c’est noir.

Parcourant toujours avec autant de force revendicative le filon de ses modèles à haute montée d’adrénaline, la marque Graham enrichit sa ligne Tourbillograph Trackmaster d’une virile déclinaison, trempée dans l’esprit all black. Habité par les 403 composants de son calibre G1781, dont 48 pour le tourbillon, ce chronographe automatique RAC (Roue à Colonne) 28′000 alt/h, affiche son compteur des 12 heures à 6h et sa comptabilité des 30 mn à 3h. Décentré bien qu’intimement imbriqué dans le reste du mouvement, son mécanisme tourbillon une minute résiste vigoureusement aux chocs. Sophistiquée, cette sportive destinée à rythmer la course des assoiffés d’exclusif, se préfère en robe caoutchoutée noire, boucle céramique… Eric Loth, via The British Master, une société helvético-britannique fondée en 1995 à La Chaux-de-Fonds, n’en finit pas de rendre hommage à l’horloger anglais Georges Graham (1673-1751), baptisé le père du chronographe et membre du très sérieux Observatoire Royal de Greenwich.

Axylo, du design horloger à l’alphabet

Stéphane Avranches dessine pour Blade Design Genève, des montres et collections horlogères. Son atelier façon loft vitrine de son talent, à Plan-Les-Ouates, regorge d’idées et de pistes créatives. S’il fait partie des designers qui comptent au monde de l’horlogerie, cet ancien graphiste qui fit ses débuts en horlogerie en façonnant la marque Karbon (un essai non abouti de Vartan Sirmakes pour le groupe Franck Muller), reste fasciné par le monde de l’écriture. Il crée donc Axylo, son propre alphabet, fusion entre écrit et design. Ses lettres deviennent bijoux, « expression de l’âme et de l’intime » comme l’écrit le magazine JSH – Journal Suisse de l’Horlogerie. Ces initiales, déclinables à l’envi, épousent tantôt la forme d’un pendentif, d’une bague ou de boutons de manchettes. 26 lettres, saupoudrées de matières précieuses, pour reécrire chaque histoire, en lecture perso.

Bell & Ross, du mythe et de l’Heritage au… Radar.

Cette enseigne-là, depuis Paris, s’est carrément placée sur le terrain des instruments de mesure du temps swiss made, allant même jusqu’à répondre aux exigences militaires franco-hexagonales. A force d’un design qui force la prise de position, ses fondateurs, une équipe de designers et de passionnés d’aéronautique, s’installent dans le fonctionnel intelligent, lisible, précis et fiable. Bref, tout ce qu’on attend d’une horlogerie de valeurs sans forcément oser le demander. L’imagerie façon séries limitées des compteurs, celle des aiguilles, de l’horloge d’avion et, tout récemment du radar, cohabitent dans les valeurs de trois collections. Vintage, Instrument BR01 (carrément le hit) et Instrument BR02. Difficile de déroger au culte du modèle mythique, le BR01 Heritage, tout de cuir maculé de crevasses corporate. Pourtant, c’est la Instrument BR01 Radar qui, à partir de disques et de mars 2010, réinvente la lecture horaire.

Dernière séance Tarantula chez Urwerk?

Fin romanesque! Après 7 années d’une superbe existence, la collection 103 s’offre une sortie élégante. «A la hauteur de sa vie» annonce Martin Frei, le designer de la marque. N’y voyez aucune pulsion hara-kirièsque, juste la volonté de transformer en panache et en mythe, l’audace qui permit à Urwerk d’exister, par l’enfantement de ce modèle. Ainsi, alors que la UR-CC1, se réclamant du Cobra, de Hitchkock, de la Dodge ainsi que de Gilbert Albert et feu Louis Cottier, deux designers émérites de l’horlogerie contemporaine, réapprovisionne le capital promesses de la marque, la Tarantula s’offre deux derniers tours de piste. Le premier, plutôt pacifique, est la Shining T, qui dévoile les charmes de sa platine en ARCAP P40 et de sa croix de Genève en titane. Le second mise sur l’attaque, façon dernier assaut: la UR103T Mexican Fireleg, brandit l’orange luminescent de son venin pour mieux marquer son agressive et animale attitude. Une référence crainte dans une horlogerie de niche.

Stefano Nassisi, Mister Superluminova.

Il était une fois le tritium, une matière luminescente omniprésente sur les cadrans de montres, histoire de voir l’heure même en pleine obscurité. Désormais éradiqué de la production horlogère, en raison de sa radioactivité, le tritium cède la place au superluminova. Depuis 20 ans, Stefano Nassisi dirige Billight, une entité dévolue à toutes les formes d’apposage de matière luminescente. Il en devient actionnaire fin 2009, suite au décès de Georges-André Leschot, ingénieur administrateur, co-fondateur chargé de développement, de fabrication des machines pour la production. Connue pour ses capsules en polyester emplies de superluminova et pour ses moulages permettant d’obtenir des formes luminescentes rondes, carrées ou rectangles, la société affine ses techniques d’application de cette matière, par la construction d’une machine innovante, complément industriel à la précision des gestes humains prolongés par de fins pinceaux. Au final, ce sont également d’autres matières qui sont ainsi encapsulées ou délicatement posées sur les cadrans, les aiguilles ou les appliques ‘tours d’heure’, comme des laques de couleur. Reste que ce domptage de la luminosité, devenu savoir-faire, est apprécié des plus prestigieux noms de l’horlogerie. A voir à l’EPHJ-EPMT et dans le prochain JSH – Journal Suisse d’Horlogerie.

Le Trigold d’Estoppey-Addor, exclusif

Présenté en première suisse à l’EPHJ-EPMT, l’or 18 carats RoHS débarque en horlogerie! Maison référence de l’Electroplastie (anciennement la galvano), la Biennoise née il y a 130 ans n’a cessé d’innover. En trouvant le moyen de permettre à la matière de prendre un bain de Trigold (une marque et un procédé déposés), elle répond à un besoin des marques horlogères, souvent victimes de tracasseries aux portes de certains pays, comme le Japon, pointilleux sur le respect de la norme RoHS. En fait, il s’agit de la directive européenne N° 2002/95/CE qui prévoit l’usage restreint et la limitation de six substances dangereuses, comme le plomb et le cadmium, dans les équipements électriques et électroniques. Donc, par extenso, aux procédés qui permettent de recouvrir les composants horlogers d’or jaune. On savait cette familiale devenue société anonyme très concernée dans son éthique environnementale, pour avoir développé une station d’épuration modèle (parmi les 5 installations suisses les plus performantes). Estoppey-Addor SA persiste et signe, jusque dans l’expression de ses savoirs originels. Qui sont, comme l’esquisse de définition Wikipedia le décrit, «un procédé qui consiste à déposer une couche de métal sur un autre métal pour le protéger de l’oxydation».

Célébration du 8 chez DeWitt.

Au fond du couloir peuplé de machines anciennes vénérées par le maître des lieux, en marge des tableaux du passé remis à l’heure via une audacieuse campagne de communication, et de ceux du présent réalisés par l’artiste peintre Claude Weisbuch, l’ami proche…. la nouvelle collection. Comme cette Twenty-8-Eight, née un 28 août et porteuse d’un discret hommage à l’essence impériale du Comte de Witt, dont le lointain ancêtre Napoléon fut intronisé un 28 Floréal du calendrier républicain. Qu’elle respire les codes de la marque, est une évidence: colonnes impériales affinées et plaquées sur les côtés, boîte amincie, conjugaison de caractère et de raffinement. Les techniques traditionnelles, en particulier celle du guillochage, profitent de la réhabilitation de machines du 18ème siècle encore en état d’émerveiller. Quant au calibre DW 8028, un tourbillon entièrement développé in house, il rivalise de performance et de raffinements faits main. 72 h de réserve de marche.

Symboles et décorations dans l’art horloger.

5 mai 2010, Saint-Aubin-de-Médoc, France. Ancien élève de l’école nationale d’horlogerie de Besançon, le retraité Michel More, qui fut durant sa vie professionnelle professeur agrégé de physique appliquée pour les classes préparatoires aux grandes écoles, s’est reconverti à la passion horlogère, la restauration de pièces anciennes et… à l’activité de conférencier. Son thème de prédilection, l’horlogerie à la fois sous les angles de l’histoire, de la science et de l’art. Ainsi, cet érudit parcourt les salles, de Dijon à Biarritz en passant par Besançon, Nice ou Antibes. Partout, il apporte la bonne parole horlogère, sur le mode de la vulgarisation non réductive, s’aventurant sur les traces des premières clepsydres, des cadrans solaires de l’antiquité ou de Christian Huygens appliquant une théorie de Galilée sur la régularité des oscillations d’un pendule…

Cambriolage au Musée de Cluses

Une partie du patrimoine horloger de la Vallée de l’Arve s’envole, des cambrioleurs ayant emporté non seulement un butin d’une valeur de CHF 133′000 mais surtout des pièces irremplaçables, comme le concédaient au Dauphiné Libéré du 4 mai 2010 Jean-Michel Roch, Président de l’Amicale des Anciens Elèves du Lycée Charles Poncet de Cluses, anciennement l’Ecole d’Horlogerie, Marcel Marquet de Directeur du Musée ainsi que Jean-Claude Léger, maire de Cluses. Ont notamment disparu une horloge exceptionnelle de type « Voltaire » de 1680 ainsi qu’une autre dite « en squelette ». Un passé horloger déjà mis à mal puisque les crises l’ont peu à peu effacé, sans jamais pour autant détrôner Cluses de son titre de centre mondial du décolletage. Lire l’histoire de cette vallée, parue dans le Journal Suisse d’Horlogerie. Espérons que les autorités locales auront à coeur de reconstruire leur joyau et non pas de suivre le déplorable exemple de Genève qui, après le cambriolage de son Musée route de Malagnou, le seul au monde à être dédié tant à l’horlogerie qu’à l’émaillerie, n’a trouvé de meilleure idée que de le rayer de la carte, en le fondant dans l’entité Musée d’Art et d’Histoire. Quels peuvent bien être les commanditaires de tels vols, puisque leurs prises resteront invendables? Des collectionneurs sans scrupules? Probable.

M30NW, le superalliage de Aubert & Duval

Destiné à l’origine aux implants médicaux, ce superalliage va prochainement débarquer en horlogerie par la porte de l’IFAGE (formations pour adultes, Genève) qui l’utilisera pour la première fois dans la construction d’une boîte de montre et de son bracelet. Visible à l’EPHJ-EPMT en juin 2010, cette première montre école, illustrera les trois métiers phare enseignés: l’horlogerie, l’usinage et le polissage. Le M30NW a été élaboré par Aubert & Duval, une société auvergnate qui vient de poser la première pierre de UKAD, une usine franco-kazakhe de transformation de lingots de titane construite en partenariat avec UKTMP. Créée en 1907, cette filiale du groupe minier français Eramet, est réputée pour ses solutions métallurgiques innovantes. En 1926, l’usine de la Compagnie d’Electrométallurgie des Ancizes (Auvergne) a augmenté son savoir-faire en élaboration d’aciers spéciaux.

Montres écoles, inestimables témoins historiques

Amateurs et chercheurs, à vos marques. La sortie de « 10 Ecoles d’Horlogerie Suisses« ,  livre annoncé par bloghorloger.ch le 21 septembre 2009, est imminente: la plus incroyable collection de montres écoles débarque, regroupée dans un livre référence par Antoine Simonin, ancien directeur du Wostep. Lancement prévu le 30 avril 2010 au MIH, le Musée International d’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds, et le 5 mai à Genève, dans le hall du Musée d’Art et d’Histoire. 10 écoles d’horlogerie représentées. Créés au milieu du XIXème siècle, les établissements de formation professionnelle spécialisée forment des horlogers complets, aptes à répondre aux entreprises. D’imposants bâtiments scolaires sont construits, de Genève à Porrentruy, en passant par Bienne, Soleure, Saint-Imier, Neuchâtel, Fleurier, La Chaux-de-Fonds, Le Locle et la Vallée de Joux. La tradition voulait que chaque élève ponctue la fin de ses études par la réalisation d’une pièce. Ainsi, les montres-école sont de formidables témoins de l’évolution de ces établissements et des travaux qui y sont conduits, sous le signe du trait-d’union entre enseignement et exigences industrielles.  La trace encore vivace de plusieurs générations d’inventions et d’avancées techniques. Exposées partiellement à Genève, puis dans le cadre d’une journée d’étude de la SSC – Société Suisse de Chronométrie, ces montres se retrouvent désormais compilées. Une bien belle manière de lire l’histoire horlogère, sous un autre angle. Lire également l’article de horlogerie-suisse.com.

Parmigiani se la joue unplugged…

Propension à décliner des valeurs d’exclusivité et de quête d’absolu en phase avec son horlogerie authentique, Parmigiani plongeait du 13 au 17 avril 2010 dans une aventure musicale nouvelle. Celle de l’Unplogged Festival de Zermatt. L’occasion d’entendre sans artifices et ‘au naturel’ (tant par le cadre que dans les méthodes d’amplification), des artistes tels que Lionel Richie, Stephan Eicher ou Billy Idol, pour ne citer que les plus connus. Un défi artistique que même les artistes sont excités de relever, tant l’exercice les ramène à la saveur originelle de leur plus simple expression. Du côté des organisateurs Thomas Sterchi et Marco Godet, animés d’un slogan ma foi bien trouvé « reduced to the maximum« , aucune autre marque n’a été contactée. C’était Parmigiani ou rien! Certes, le Zermatt Unplugged est parrainé entre autres par Claude Nobs. La marque de Fleurier, partenaire du Montreux Jazz Festival, joue donc les prolongations côté haute montagne et, côté métropole cantonale, avec son implication dans Festi’Neuch.

Moscou accueille Parmigiani.

Courant avril 2010, la marque fleurisanne ouvre son deuxième Atelier Parmigiani à Moscou, après avoir inauguré cette nouvelle formule d’expansion en Turquie, fin janvier 2010. D’autres devraient suivre durant l’année, on parlait de cinq, il semblerait que ça soit finalement six. Toujours en partenariat minoritaire avec un acteur local, ces « Ateliers » sont plus que des vitrines vantant et vendant les collections de Parmigiani Fleurier. On y pratique également le relais des savoir faire horlogers, dans une notion de transmission des valeurs. Des tremplins d’une Excellence  qui rappelle que la marque et ses 4 sociétés soeurs, dont la Manufacture Vaucher, comptent comme clientes de prestigieuses enseignes de haute-horlogerie.

Bloghorloger, éruption de news parfois volcaniques…

En charge son contenu éditorial (voir le communiqué de presse), l’agence de presse TàG Press +41 vient d’acheter pour le bloghorloger.ch, l’adresse www.eyjafjallajokull.ch. En attendant de l’activer, on peut provisoirement jeter un coup d’oeil sur ce blog éphémère

Romain Jerome en flamme…

Preuve que les parts minoritaires de l’actionnaire Yvan Arpa au moment de son éviction, même diluées suite à quelque recapitalisation, continuent d’imprégner l’ADN Romain Jerome: la marque sort un modèle unique dédié au volcan islandais. On aimerait tant pouvoir faire aussi fort que la rouille du Titanic ou mettre la main sur le catalogue de légendes que l’homme emporta en esprit avec lui, dans son éviction subite…. Il se peut que le syndrome du « qu’est-ce qui vient après » pèse encore de tout son poids sur la nouvelle équipe. Romain Jerome a le mérite de s’y essayer et de s’inviter non pas à la table des légendes mythiques et impérissables, mais au buffet des opportunismes de circonstance, dont l’élan fugace peut retomber, d’un moment à l’autre, brûlant au passage tout processus de légendarisation. Yvan Arpa lui-même s’y était risqué, avec son Crisis Tourbillon, bien qu’on puisse reconnaître à la notion de crise, quelque récurrence cyclique de nature à perpétuer son concept. Après tout, la tentation du buzz habite les rêves cyclothimiques de tout un chacun. Bien joué, on en parle. L’irruption dans tous les esprits de l’éruption volcanique de l’Eyjafjallajökull est encore ‘à vif’. Se greffer sur sa notoriété soudaine, peut marquer l’épisode d’une pierre de lave et… l’histoire de la marque, d’un cadran nouveau. Les poussières de cendres, même certifiées authentiques, survivent-elles aux poussières de lune? Ne risquent-elles pas de clouer au sol toute velléité de rupture d’avec l’ère Arpa? Changement d’itinéraire! La compagnie devra l’envisager, un jour ou l’autre… Ça lui coûtera un max… Le prix à payer pour ses nouveaux envols…

Dico horloger, 4′790 termes à portée de souris…

Sacré boulot que de mettre en ligne le célèbre dictionnaire professionnel illustré de l’horlogerie (Berner), en français, anglais, allemand et espagnol. C’est chose faite sur le site de la FH (Fédération Horlogère suisse), qui met à portée de click, c’est très pratique au niveau recherche, les définitions ainsi que les links hypertextes qui permettent les transversalités. C’est gratuit et accessible. Les élèves en horlogerie sont gagnants, les passionnés aussi. Pour ceux qui doivent s’embarquer dans des traductions, voici l’anglais, l’allemand et l’espagnol.

De l’or suisse… Le saviez-vous?

Etonnant, le lingot d’or swiss made (raffiné en Suisse) vaut plus cher que le lingot d’or travaillé ailleurs. Pas étonnant donc que la Suisse soit le plus grand raffineur du monde avec presque 50% du marché mondial, grâce à un triangle d’or au Tessin, regroupant quatre raffineries dont Pamp, créée en 1977 à Castel San Pietro. Qui vient de raffiner un lingot d’or anecdotique à partir de minerai -ou grains de minerai, provenant à 100% de notre terroir. Si, si, nous en avons, en toutes petites quantités, dans le lit de certains de nos cours d’eau. J’imagine dès lors la marque horlogère qui pourrait acquérir ce lingot, et communiquer à propos de la teneur de son swiss made, que même sa boîte or est 100% suisse! A quand un élevage de crocodiles en Suisse, du côté des villes thermales par exemples, qui permettrait de boucler la boucle en affirmant que même le cuir du bracelet est helvétique?

Eurocantera, l’éthique extraction.

Filiale de Goldlake, cette mine du Honduras s’étend sur 10′500 hectares dans la Vallée de Lepaguare (district de Olancho). Elle extrait principalement de l’or issu de dépôts fluviaux et le fait selon une méthode excluant tout produit chimique et mercure, uniquement avec de l’eau. Elle s’implique dans des programmes sociaux destinés aux mineurs et à leurs familles et mise sur l’artisanat local. Cartier s’est engagé à acheter l’ensemble de la production annuelle et a pris une option sur d’éventuels surplus. L’or en provenance de Eurocantera est raffiné à Arezzo en Italie.

No dirty gold, Cartier s’engage.

Membre fondateur du RJC ‘Responsible Jewellery Council’, Cartier prend conscience que malgré sa renommée, elle n’a que peu d’influence sur ses achats de matière première. Selon Christophe Roulet, journaliste spécialisé, la marque ne pèse que 0,3% des volumes mondiaux utilisés en joaillerie. Elle opte donc pour une action groupée. Concrètement, elle choisit de montrer l’exemple et passe une partie de ses commandes à Goldlake, une société italienne qui exploite au Honduras ‘Eurocantera’, une mine ‘propre’. Cartier participe à la mise sur pied d’un ‘label de bonne pratique’, pour reprendre les termes de Pamela Caillens, Corporate Responsability Director chez Cartier Joailliers.

Grâce à l’opération FIFA Hublot, un nouveau sauveur…

Horlogèrement parlant, on connaissait le sauveur  Hayek. Il en est un autre, dont l’existence remonte au Big Bang, dont les initiales sont JC… Si sauveur que même le calendrier de l’histoire horlogère se met à jour! Ainsi, dans Le Matin de vendredi 16 avril 2010, il est écrit, à propos du partenariat FIFA -Chronométrage Hublot, que l’opération est plutôt réussie « pour une entreprise qui n’existait pas il y a encore cinq ans. » Sympa pour Carlo Crocco, fondateur de la marque. Ceux qui connaissent l’horlogerie auront rectifié: l’an zéro est l’arrivée de JC Biver comme actionnaire minoritaire d’une marque ayant déjà fait quelque chemin de croix; ce qui était avant devient ‘x’ années av. JC, ce qui vient après se passe de la nécessité d’indiquer une référence à l’an zéro, puisque c’est le présent. Tant qu’à aspirer à des précisions numéraires, notons que, comme l’indique ce même article, si la planète comptait 30 milliards de téléspectacteurs (sans parler de ceux qui écoutent la radio), nous n’aurions peut-être pas physiquement la possibilité de nous tenir debout sur terre. J’imagine que le chiffre est l’addition des téléspectateurs sur la durée de l’événement… Gageons que lorsque JC manie les chiffres, de ses ventes ou de ses adeptes, il fait preuve de plus de précision. Ça vous fait marrer? Vous oubliez un point essentiel: JC, alias Jean-Claude Biver, vient de réaliser un coup de maître, installer un chronométrage officiel dans un sport qui en était dépourvu, devenant le premier chronométreur officiel de la FIFA. Fallait y penser, qui dit mieux?

Septagraph Perpétuel en images… sur Youtube.

Difficile de raconter la complication inédite de Borgeaud Watches, présentée en première mondiale à BaselWorld. En effet, après la réhabilitation des Tourbillons, des Répétitions Minute et autres inventions majeures du passé horloger, l’arrivée de cette nouvelle haute-complication est encourageante: il reste encore à inventer. Le garde-temps Septagraph Perpétuel restitue chaque jour, de manière non consécutive, une tranche horaire de 90 minutes. Un laps de temps qui, comptabilisé de la plus belle des manières, vous appartient. Posée sur un cadran trois niveaux, une flèche évidée, pleine au début de cette tranche horaire quotidienne et se vidant au fur et à mesure que s’écoule cette heure et demie, devient un indicateur de réserve temporelle. Sur un compteur qui s’est posé à l’extrémité des chiffres 7 et 8, qui, au contraire des chiffres romains de l’ensemble du garde-temps sont des chiffres arabes, indique le starting time correspondant au jour de la semaine. Une aiguille à course sautante, pointant sur le jour de la semaine, souligne l’imminence de ce blessing time. Au-delà de la véritable prouesse technique à haute valeur chronométrique, le calibre BRG 11501,  il y a de l’initiatique et du poétique dans cette restitution temporelle, propice aux expressions les plus individualistes d’un hédonisme retrouvé. Le mieux c’est de le voir fonctionner. Simplement magique!

Vuclain, toujours Cricket? Yes you can…

Voici soixante ans que la tradition perdure. Se décidera-t-il un jour à la porter, cette mythique montre des Présidents? Car Barack Obama aussi l’a reçue, j’ai même eu l’occasion d’en voir le fac similé, chez Denis Asch à Genève, un des pros de la marque. Cette Cricket-là, il devrait la préférer à sa première Tag Heuer. Ce garde-temps mérite aussi son entrée dans l’histoire, avec sa sonnerie réveil si reconnaissable, son bruit de grillon solitaire. D’autant que le modèle n’a cessé d’évoluer. Aujourd’hui, il existe même en X-Treme Automatique, doté d’un calibre V-21 à double barillet, l’un pour alimenter l’énergie de sa sonnerie qui dure 20 secondes et s’entend même sous l’eau, l’autre celui du mouvement de la montre. Visible par le fond d’une boite de 44 mm de diamètres, son rotor bimétalique monté sur roulement à billes en céramique lui assure 42 heures de réserve de marche. Un viril concentré d’infos organisées autour d’une lunette tournante…

HD3, au tour de Valérie.

Difficile d’évoquer cette trinité de designers sans parler de Jorg Hysek, un des derniers créateurs horlogers à encore toucher des royalties sur des modèles créés! Il s’associe avec Valérie Ursenbacher et Fabrice Gonet, deux ex-employés, pour créer une marque de haute horlogerie. Sans entrave ni limite, chacun peut s’exprimer, leur promiscuité artistique est riche en stimulations, dans ce domaine siège historiquement dévolu à la vigne. On y taquine même le pinceau, de temps à autre. Certes, j’aurais pu vous parler du Toubillon Bi-Axial Black Pearl de Fabrice Gonet, lancé à Genève en janvier 2010, au Geneva Time Exhibition. De ses codes entièrement dédiés à l’univers pirate. Je pourrais vous révéler, c’est exclusif, la prochaine collaboration entre Lionel Ladoire de Helvet Mechanic et Jorg Hysek. En fait, honneur aux dames, je préfère remonter le temps et saluer la Capture 2 de Valérie, avec son moteur black gold anthracite, son verre saphir, son monopoussoir de tourbillon chronographe saphirisé.

Vila et son atout dame

Seules 88 privilégiées pourront prétendre à cette première expression féminine de l’horloger Franc Vila, installé en vieille ville de Genève. Réussissant à féminiser les codes si particuliers de sa boîte à lunette elliptique et circulaire, Franc Vila sort à BaselWorld cette année sa Fvt28 Jumping Hours ‘lvy Edition’. Mues par un calibre automatique, ses heures sautantes ne s’embarassent pas de survoler les emplois du temps des oisives comme des actives. Dans leur sillage, leur course, contenue au sein d’un boîtier en acier DieHard Extreme, s’accompagne des éclats de 387 diamants éparpillés tantôt au fil d’une lunette et de cornes serties ou, en 91 exemplaires, à l’intérieur de la lunette. Des plaques de nacre bleue ou blanche reçoivent la décalque de motifs floraux ‘IVY’ ainsi qu’une huitaine de saphirs ou de diam’s en guise d’index. Heure sautante, petite seconde à 6h, étanche à 100 mètres, pour les sirènes désireuses de s’encanailler dans les profondeurs…

Chronoswiss, survol intercontinental

Lancée dans les environs de Munich entre 1983 et 1984 par l’horloger Gerd-L. Lang, Chronoswiss, la plus allemande des marques horlogères suisses, parce qu’elle s’emploie à un respect du swiss made plus rigoureux parfois que certains acteurs de la place helvétique, conjugue avec sa Timemaster Chronograph GMT l’heure qui survole les continents. Une signalétique usant du rouge vif interpelle le possesseur quant à un deuxième fuseau horaire tandis que l’anthracite domine côté index et aiguilles. Dans la plus pure expression d’un classissime discret, à l’exception d’une couronne globe dont les stries rappellent les premières lunettes de la marque, ce viril garde-temps, dont le boîtier s’est revêtu des élégantes blackitudes du DLC –Diamond-Like Carbon, défie le temps de son ultra-résistance. Allo blogosphère, ici Genève. Le décalage horaire n’a plus cours, le jour s’affiche en rouge.  Rotor squeletté, doré et décoré Côte de Genève, sur roulements à billes. Pour sportifs ou hommes d’affaires écartelés et intercontinaux.

Morgan et…Hublot. Une Big Bang mythique.

Les Big Bang se suivent et… se ressemblent. Il en est une toutefois qui mérite le flash back. Parce qu’elle mène au coeur d’une manufacture un peu particulière, quelque part en Grande-Bretagne, en février 2009. Les yeux écarquillés, les vieilles pierres rouges, si anglaises, s’ouvrent sur des trésors à quatre roues. Une orgie de bois précieux, mêlé d’alu, de carrosseries sublimes, de moteurs d’avant-garde. Charles Morgan, ze boss fête les 100 ans de son entreprise familiale, qui a toujours misé sur le produit, n’a pas exagéré les prix malgré les quatre mois d’attente qui tempèrent l’envie d’acheter une de ces vieilles anglaises, bourrées d’avancées techniques en matière de moteur automobile. Une manufacture automobile. Vroum, un petit essai, en pleines heures pointes villageoises. Ça ronfle, c’est doux à l’ouïe, ventilé au décapotage. Sur le cadran de la série spéciale servie en hommage de cette Big Bang, des ailes mythiques. Pièce rare, moment unique. Monsieur Biver explique que les trente mille possesseurs de ces mythes roulants ont reçu l’info. Sur le nombre, gageons que quelques acheteurs se sont d’ici là manifesté.

Offensive Cobra chez Urwerk, la UR-CC1

Quel rapport entre Alfred Hitchkock et son mythique film Les Oiseaux, entre le dangereux reptile le Cobra, et le mythe automobile Dodge?  Entre le joaillier genevois Gilbert Albert et feu le designer Louis Cottier? La marque Urwerk, bien sûr, et ses deux fondateurs, Martin Frei pour le design et Felix Baumgartner pour la maîtrise horlogère. En visionnant le célèbre film, Felix s’entiche d’une fraction d’image: un tableau de bord à indicateur linéaire de vitesse. Tilt. En cherchant, il retrouve une pièce datant de 1958 conçue par deux créateurs visionnaires, l’artiste Gilbert Albert et feu le designer horloger Louis Cottier. Ainsi naît en 2010 la UR-CC1 dont les deux C signifient Cobra et Cottier. Car, reconnue pour sa complexité mécanique et son originalité en matière de lecture horaire, Urwerk s’était déjà appropriée le cobra, pour souligner le trempé du caractère de ses garde-temps et de sa détermination payante à s’ériger en référence crainte dans une horlogerie de niche.

Max, marketing visionnaire…

Bien qu’il s’en défende, Max Büsser est un visionnaire. Il invente deux manières de communiquer –ou plutôt d’être, qui mériteraient que lui soient ouvertes les portes des meilleures écoles marketing. Chez Harry Winston la joaillière, le mythe OPUS impose la marque sur le terreau de la haute-horlogerie. Avec son laboratoire MB&FMaximilian Büsser & Friends, il transpose dans l’horlogerie, façon featurings du hip-hop, la notion de collectif empruntée à la street culture. «La légitimité passe par la transparence», aime-t-il rappeler. A propos de transparence, son Horological Machine N°2 enlève le haut et… le bas. Sans retenue, sa boîte saphir en 120 pièces dévoile tout: 349 composants décorés mains composant un mouvement d’exception, issu d’une base Girard Perregaux modifiée par Jean-Marc Wiederrecht de Agenhor. Sur le cadran de droite, des heures sautantes et minutes rétrogrades concentriques. Sur le gauche, les phases de lune en deux hémisphères et une date rétrograde concentrique.

Goldfluss, synthèse du verre aventuriné

Le Goldfluss de la Nebula, selon deWitt. Une virée en manufacture, une rencontre avec ses cadraniers et soudain, le Goldfluss, une matière qui vous rend poète et qui repose, entre silicium et nacre, sur le cadran deux niveaux du Quantième Perpétuel Nebula (collection Academia). Idéal pour suggérer la voûte céleste dans ce qu’elle a de plus scintillant, ce ‘verre aventuriné’ se marie avec le silicium -pour la représentation de NGC 5194, une nébuleuse à portée de 31 millions d’années lumière, ainsi qu’avec la nacre qui dessine la lune. Le Goldfluss est un matériau de synthèse inspiré de l’Aventurine, une pierre naturelle découverte au 18ème siècle par les verriers de Murano, ainsi nommée parce qu’elle est truffée d’inclusions de micas dont la disposition se fait ‘a l’avventura’. Produit dans cette même région, il se prête au polissage et au ponçage, tout en conservant son magique saupoudrage d’or qui sont en fait des atomes de cuivre qui se lient en petites grappes plutôt que se fondre dans le verre.

L’heure des motoristes, 2009 et 2010…

2009 a vu la percée de trois constructeurs de complications sur le terrain des marques, que dis-je, des labels. La micro-manufacture Magma Concept enfante Globe Master Watches tandis que la Confrérie Horlogère, respirant le CH de la suissitude (reprise depuis la faillite de BNB par Hublot), était enfantée par Mathias Buttet, qui préfère parler d’incubateur de talents: sept confrères, dont trois femmes, appelés à créer des pièces uniques, signées. Que deviendra donc la pièce du graveur Gabriel Salgado De Arco, baptisée ImmenSEATY et représentant 1600 heures de gravure à la main? Christophe Claret, quant à lui, brandissant la raison de son vingtième anniversaire -il avait déjà fait de même avec le dixième, investit aussi ce terrain avec sa DualTow. Sans parler de ses implications dans les Maîtres du Temps et dans la marque Jean Dunand, co-fondée avec Thierry Oulevay (ex-Bovet). Le dernier-venu en 2010 sur ce terrain est Philippe Ruedin, de ASXP-Engineering, le motoriste des débuts de Hautlence, de Ladoire et d’autres marques naissantes, qui lance mAr, une marque entièrement dédiée à la dimension vinicole de sa famille. Le phénomène n’est pas nouveau, puisque Valjoux sortait pour son centième, un chronographe fort sympathique… C’était il y a quelques années déjà. Rappelons en outre que nombre de marques actuelles, comme en témoigne ce document retrouvé portant le nom Borgeaud-Lecoultre, se livraient à la fabrication de mouvements en blanc -une manière d’exprimer le private label, avant de devenir elles-mêmes marques à part entière.