Baume & Mercier et Simone Gaudard, l’ombre de Barbara.

Barbara chantait « Ma Plus Belle Histoire d’Amour C’est Vous« , Baume & Mercier orchestre depuis le SIHH 2010 la mise en musique de « Notre Plus Belle Histoire, C’est La Vôtre » en prolongement de sa eSaga « Secrets d’Une Famille d’Horlogers » sur Facebook ou Twitter.  Une vaste opération de recherche historique, déguisée en appel à témoignage. Chaque internaute, via Facebook, est invité personnellement par Simone Gaudard, la descendante réelle de la famille Baume (arrière-petite-fille du fondateur), à partager l’histoire qui la ou le relie à sa montre Baume & Mercier. A nouveau, une manière d’utiliser intelligemment les médias sociaux, accessoirement une campagne de marketing viral auréolée de buzz (du pur Details.ch), qui permettra de localiser, si elle fonctionne comme prévu, un grand nombre de modèles historiques. La marque fête donc ses 180 ans sans nostalgie aucune, avec un pied dans le futur, ce qui s’inscrit dans le respect des curiosités ancestrales qui caractérisaient cette famille de pionniers. On regarde les images, on sent que Simone Gaudard n’est très à l’aise face aux caméras mais… fière, fière d’appartenir à cette histoire. Elle a de la classe, c’est élégant et franchement… on aimerait bien avoir une BM récente ou qui traine, histoire de pouvoir participer à cette récolte. A vos posts, prêts…

deLaCour, première utilisation de l’astro-céramique en horlogerie.

Première horlogère. Développée à l’origine par la NASA pour empêcher les navettes de se désintégrer lors de leur entrée dans l’atmosphère, cette matière futuriste vient de trouver une application dans l’horlogerie. La marque deLaCour, déjà habituée à utiliser d’incroyables matériaux* dans sa production horlogère, dévoilera durant la semaine du 18 au 22 janvier 2010 (période des salons de haute-horlogerie à Genève), un modèle de la série Bichrono SII entièrement recouvert d’astro-céramique. Une matière garantie 3000 ans dont elle signe l’exclusivité pour son utilisation dans le champ horloger. Les propriétés de l’astro-céramique laissent pantois: inrayable, anti-allergène, auto lubrifiante, anti bactérienne (selon des tests poussés de laboratoire). De plus, ce revêtement ultra résistant, qui peut s’apposer sur toute autre matière, empêche la poussière de s’y nicher et se prête particulièrement aux mini surfaces d’un garde-temps… et pourquoi pas, aux minuscules pièces d’un mouvement horloger. Sur le plan esthétique, la surface ainsi traitée s’enrichit de reflets arc-en-ciel dont chaque empreinte demeure unique. Aucune image du résultat n’est encore visible.

*La marque co-fondée par le designer urbain Pierre Koukjian s’aventure régulièrement sur le terreau des matériaux extravagants: Graphite, Iridium, Airain issu d’une véritable cloche de cathédrale, feuilles de havane pétrifiées sur un cadran, asphalte aspergeant un cadran.

Décentrées, ces montres qui suivent votre regard.

28 octobre 2009. Vacheron Constantin reçoit le prix Montre de l’Année, imaginé il y a plus de 15 ans par les deux co-fondateurs du magazine Montres Passion. Le modèle récompensé Historiques American 1921, affiche une asymétrie facilitant la lecture de l’heure et empruntée à l’histoire de la marque. Effet design séduisant. Un client américain, durant les années folles, aurait exprimé le voeu de voir l’heure d’une manière plus logique, c’est à dire dans l’axe du regard. Ainsi, le 12 du cadran et le poussoir avaient été décalés à 13h00. Une sorte d’anticonformisme osé, un décentrage conférant à ce modèle, même dans sa version 2009, une attractivité vintage. Apparemment, ce client américain n’aurait pas sévi uniquement chez Vacheron Constantin, puisque sur eBay, un modèle Cyma, dont l’estimation de datation pourrait bien remonter à la même époque (années 20) affiche un design similaire. Y avait-il déjà à cette époque des dépôts de modèles? Si oui, à qui revient l’antériorité? Va falloir creuser un peu… Et si ce design n’était finalement qu’une manière de recycler une montre de poche en montre bracelet? Appel à historiens, svp…

David Van Heim, nouvelle marque! Dual Chronograph

Appelées à susciter les mouvements de foule, façon petits pains de Noël où ruée sur les ventes soldiques, ces montres ultra-accessibles -leur prix vous en bouche un coin, sortent tout droit d’un moule encore chaud. Comme ce Dual Chronograph dont le brun profond, parcimonieusement mêlé à quelque substance lactée, relie aux envies de sucre et d’amer. David Van Heim, c’est une nouvelle marque qui risque de s’immiscer dans les rayons de fête ou d’après-fête, du côté des trucs abordables et typés design. Une marque qui se rit du marasme ambiant et vient d’inventer une nouvelle manière de couvrir d’un coup l’ensemble du marché suisse. Le bloghorloger vous en dira plus bientôt. En attendant, vous invite à écouter la musique aérienne du groupe Dawta Jena & Urban Lions qui transcende le fond sonore d’un site internet ma foi fort dynamique.

Cartier fait son buzz…

S’il semble certains que toutes les marques sont dans les starting blogs d’avant la grand-messe de janvier 2010, certaines enseignes horlogères tentent d’avoir une longueur d’avance sur leurs concurrentes -y compris au sein du groupe Richemont où la surveillance des autres est de mise. Ainsi, Cartier Manufacture La Chaux-de-Fonds conviait une série de journalistes en avant-première, avec signature de contrat de confidentialité et tout et tout. Faire savoir qu’on a quelque chose à dire, c’est bien, faire savoir que vous savez mais que vous n’avez rien le droit de dire jusqu’à la levée de l’embargo, c’est encore mieux. Encore faudra-t-il se souvenir le moment venu, que vous saviez et que vous étiez donc privilégiés. Sur YouTube donc, un teasing Cartier commence à plutôt bien fonctionner. Quand Cartier se risque enfin à ce genre de méthodes, il y met les moyens. Autre bourdonnement du net, la Concept Watch ID.One en Niobium-Titanium, qui se passerait de tout moyen de réglage habituellement inhérent aux montres mécaniques… Les deux sont-elles liées?

Chronométrie 2009, Jaeger LeCoultre double-gagnante!

« And the winner is… » Jaeger LeCoultre Master Tourbillon (Calibre 978, 30 mm de diamètre, 28’000 alternances par heure), avec 909 points! Deuxième place… également Jaeger LeCoultre avec sa Reverso Gyrotourbillon (Calibre 174), selon l’aveu d’un responsable de la Manufacture! Au terme d’un sacré périple, enduré depuis l’annonce officielle du concours lors de la journée d’études de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, à Polyexpo La Chaux-de-Fonds, en septembre 2008, c’est finalement Jaeger LeCoultre qui remporte, avec deux modèles, la palme la plus prestigieuse de l’horlogerie de précision sur 13 candidats au Graal suprême représentant 16 modèles. Jusqu’à l’arrivée du quartz, les célèbres concours de Chronométrie, qui avaient le mérite de mettre en exergue le métier de régleur, avaient cessé. Jusqu’à cette relance, si porteuse de promesse -malgré un nombre trop insuffisant de candidats, orchestrée sous l’égide du Musée d’Horlogerie du Locle (Château des Monts) dans le cadre de son 50ème anniversaire. Le jury,  présidé par M. Michel Mayor, astrophysicien, de l’Observatoire de Genève, s’est réuni le 16 octobre 2009 comme prévu depuis de nombreux mois. En son sein, Laurent-Guy Bernier, de METAS -Office Fédéral de Métrologie, Commissaire technique ainsi que  Jonathan Betts du Musée Maritime National de Greenwich, Girolamo Ramunni, Professeur pour l’histoire des sciences et de la technologie au Centre National des Arts et Métiers à Paris, Philippe Bloechlinger, Directeur général de Witschi Electronic AG à Büren a/Aare, Raymond Besson, Professeur à l’Université de Besançon, spécialiste des horloges atomiques de très haute précision, et enfin Anne-Marie Jacot-Oesch, avocate et notaire au Locle. C’est cette dernière qui a accompagné les pièces durant leurs voyages d’un institut à l’autre afin de garantir que toutes les conditions de confidentialité et de surveillance des pièces soient respectées. Pour les indépendants, la palme revient à René Addor pour son Calibre Papillon, réserve de marche de 11 jours, réhabilitant lui aussi le 28’000 alternances par heure au sein d’un format raisonnable de 37,20 mm de diamètre. 795 points, un exploit!

Swarovski, les montres 2010.

2009, année de l’arrivée du cristalier en terres horlogères, avec la grosse artillerie. Des prix qui favorisent l’accessibilité et 4 lignes comprenant 45 modèles! S’y ajoutent pour 2010 16 nouveautés et une édition limitée. Non seulement la maison renforce ses lignes « Octea » -qui deviendra plus sport et orange, « Piazza », « Elis » et « D:Light » mais elle lance « Dresstime« , un nouveau modèle déclinable en trois versions. 12 cristaux facettés couleur Jet Hermatite… Le cygne a encore frappé.

Marabella de Consul, existe en Champagne.

Beau et viril, ce chronographe Marabella, hélas habité par un mouvement quartz, affiche ses trois cadrans dont à 6 heures, celui dédié à la petite seconde sautante. Etanche à 100m, date à 4 heures, glace saphir. Bracelet à boucle déployante, en cuir. Existe également en cadran champagne, idéal en cette avant-fête. Rescapée de la crise des années 70, la marque Consul est retournée en 1998 à Neuchâtel, canton de son origine. Et dire que cette plus que centenaire était une manufacture, liée par mariage avec la marque Girard Perregaux, et détentrice pour la première fois en 1951 de son premier certificat de chronomètre décerné par l’Observatoire de Neuchâtel. Sa marque soeur, Catamaran, a été créée en 1983. Voir le eShop de Consul.

Wanted, «La Captive» de Cyma…

En prévision de reconstituer ses trésors patrimoniaux, la marque Cyma lance une opération « retrouvailles » de montres anciennes. Puisque environ 30 à 40 millions de montres et réveils ont été vendus depuis la création de la marque en 1862, puisque certains modèles continuent d’être régulièrement vus dans les ventes aux enchères ou sur les sites du déjà-porté, on imagine qu’elle pourrait avoir un certain succès dans cette recherche, d’autant qu’elle offre en contre partie et si le modèle retrouvé correspond à une étape cruciale de son histoire, une montre de la collection actuelle. Toutefois, le modèle le plus recherché demeure « La Captive », cette montre sur laquelle Colette s’était fendue d’un poème hommage. Qui trouvera cette pièce rare ?

Vaucher tout en tambours… Chapter Two.

On savait que Vaucher Manufacture Fleurier était une société soeur de Parmigiani et une propriété de la Fondation Sandoz, qu’elle produisait donc les calibres de la marque fleurisane. Pas seulement, puisqu’elle a également comme clients Hermès -qui s’est même embarqué dans son capital, Richard Mille, Corum et… Les Maîtres du Temps. Pour cette nouvelle venue qui met en réseau des horlogers célèbres selon le concept novateur de Steven Holzman, l’entité neuchâteloise a carrément développé l’ensemble de la « Chapter Two ». On reconnait sa patte aux tambours évidés qui réinterprètent la lecture du quantième. Ils affichent leur parenté avec le modèle Bugatti lancé par Parmigiani. Ainsi la Manufacture s’est-elle spécialisée dans le créneau du tambour. Ces rouleaux en aluminium évidé font 7 mm de diamètres pour 24,6 de longueur. L’un à midi, l’autre à six heures, les inscriptions qu’ils véhiculent ont été gravées puis emplies de peintures et non peintes. Le défi était de taille car habituellement, les transmissions du quantième se font via des disques horizontaux et que là, c’est la verticalité qui a été choisie. Casse-tête pour les constructeurs, beauté pour les collectionneurs… Le calibre s’appelle SHC01 (des initiales de Steven Holzman) et est issu d’un calibre VMF 4300 équipé d’un module VMF 6930.

Breitling et son calibre B01.

Naissance d’un must-have qui rime avec l’histoire de la marque, Breitling présente par le menu son premier calibre maison, développé par l’antenne genevoise Breitling Technologies SA. Jacques Babathuler, qui a participé à son développement, sera en chaire à la journée d’Etude de la SSC. Son équipe est partie d’une feuille blanche, non pas d’un calibre existant. Dans le cahier des charges, plusieurs contraintes, celle du volume, qui ouvre la voie d’une fabrication à l’échelle industrielle, celle du 100% Chronomètre (puisque depuis 10 ans environ, chaque garde-temps Breitling est apte à passer les tests du COSC). La marque renforce ainsi son image de spécialiste du chronographe. Tout dans la conception de ce moteur a été fait pour que l’objet soit ouvert à des évolutions, qu’il satisfasse les exigences du SAV, et facilite les procédures d’assemblage et de réglage. Des solutions nouvelles ont été apportées, protégées par plusieurs brevets. Résultat? Un mouvement intelligent, 70 heures de réserve de marche, date, système évitant les défaut de réglage à minuit, roue à colonne. Efficace et loin des exotismes alentours. Il équipe déjà le modèle phare Chronomat et s’est offert sur iPhone une application plutôt didactico-sympa.

Machine à écrire le temps, Jaquet Droz aurait-il aimé?

Il n’y aura que 28 exemplaire de ce concentré de savoir-faire horloger, lancé par la marque Jaquet Droz en 2009. 1200 composants, acier inoxydable ou aluminium, 50 cames (dont 33 pour l’écriture du temps, 9 courroies, 84 roulements à billes et 3 ressorts. Le tout engoncé dans une cage alu et verre à cristaux liquides parcourus de technologie tactile. Remontage manuel (comme le prénom du boss, Manuel Emch), 8 jours de réserve de marche. 370 x 270 x 190 mm, soit une imposante contribution à l’indication de l’heure et à l’oeuvre du maitre, connu pour ses automates et son sens entrepreneurial.

Journe reçoit le Best of the Best 2009. Historique.

Le trophée Robb Report (The Global Luxury Source) a plutôt bonne allure. Et surtout bon goût. Car il est décerné en 2009 à François Paul Journe pour son extraplate Répétion Minutes, fleuron de sa collection « Souveraine ». Seulement 4 milimètres d’épaisseur, et le savoir faire de l’invenit et fecit, une fois de plus assorti de deux dépots de brevets. N’allez pas vous imaginer que vous pourrez acquérir cette montre en or blanc, car ce serait une inepsie aux yeur du puriste. En effet, l’acier demeure la meilleure matière en ce qui concerne l’optimisation du rendu sonore. Ce concentré de prouesses place les gongs au raz du cadran, libérant ainsi l’espace dévolu aux mécanismes compliqués. Ainsi, l’extra-plat n’est possible que via les trésors d’une inventivité qui place Journe au rang du dernier génie du 20ème siècle, le premier du nouveau millénaire.

El primero, un zeste d’histoire.

En espéranto, « le premier » se dit ‘el primero’. Dans l’histoire du chronographe, ce mouvement automatique intégré à haute fréquence, 36’000 alternances par heure, repose sur une roue à colonne mue par un rotor central. Baptisé à ses débuts calibre 3019 PHC, il est le fruit d’une alliance de compétences qui, hélas, semble ne plus être citée nulle part. En effet, on doit sa naissance à Zénith, bien sûr, mais avec l’aide de Movado et de Martel Watch (qui fabriquait les fameux calibres Universal et avait été rachetée par Zénith en 1960). Signe distinctif, le guichet date se trouve à 4h30 sur les modèles Zénith et à midi sur les modèles Movado de l’époque.

Aerowatch enrichit sa Renaissance.

Habitée par un calibre 16,5 lignes Unitas 6498-1 à remontage manuel (18’000 alternances, petite seconde à 6 heures), le modèle « Grande Mécanique » vient fleurir la collection Renaissance de cette marque familiale presque trop discrète. Inspirée d’une montre gousset des années 60, son verre saphyr bombé ainsi que sa sobriété classique complète l’attractivité d’un mouvement guilloché main, arborant ses vis bleuies et son fond transparent.  D’un format de 45 mm de diamètre, elle se destine aux connaisseurs et aux adeptes du différent accessible.

Un vélo, pour ne pas rouler…

Au sortir d’un de ces shows monologues dont il a le secret, Jean-Claude Biver dévoile in house la dernière line extension de la ligne All Black. Un vélo fusion conçu par l’incroyable manufacture cycliste, BMC (Swiss Cycling Technology), à Granges (environs de Bienne, Suisse). Véritable objet culte, tiré à 30 exemplaires et vendus via le réseau de la marque horlogère, cette merveille technologique commentée par Andy Rihs, le fondateur de Phonak, un barbu gouailleur devenu presque atypiquement figure vénérée  de l’entrepreneurship mondial, mérite de ne jamais rouler. Juste d’être acquis pour sa beauté. Bon au cas où le molet vous démangerait, vous pourriez vous targuer d’être assis, que vous soyiez cycliste du dimanche ou sportif confirmé, sur la même technologie que celle qui sied aux champions. Sans pour autant vous abandonner, côté performances, au surnaturel d’une aide paramédicale… La liberté quoi! Prochaines déclinaisons All Black: du golf, des cuisines, un couteau de cuisine et… A sa prochaine désalpe, le CEO Hublot ajoutera une petite virée vélocipédique à Monaco, histoire de filer le train aux plus grandes figures de la pédale. L’important, c’est de participer.

L’Acron se complique et se féminise, Versace.

Versace joue la carte de l’agrandissement de sa collection Acron. Un modèle rétrograde, doté d’un calibre Technotime TT738.04, ainsi qu’une version féminine. Côté complications, l’enseigne construite à partir d’un condensé d’italiques inspirations design et de savoir-faire horloger suisse, s’était déjà illustrée par son Tourbillon ou sa Grande Date, notamment portée par l’acteur Patrick Dempsey (Grey’s Anatomy) lors de la promo de son film Made of Honor.

Bad Boy monopoussoir, Maranello V8 s’éveille.

Née d’une fusion passionnelle entre mythe automobile et horlogerie fine, la marque Maranello V8 s’installe dans la conscience collective horlogère suisse et propulse sur la ligne d’arrivée et de livraisons quelques nouveautés présentées lors de son BaselWorld 2009. V8 Diver, V8 Day Date et… V8 Bad Boy Monopoussoir, sa pièce maitresse. Habité par MAR85, un calibre ‘maison’ (on aimerait bien connaitre le motoriste), ce mauvais garçon roule les mécaniques à remontage manuel et, de sa roue à colonne, peut vivre sur ses réserves de 46 heures. Ses fonctions chronographes se laisse diriger par les pulsions d’un monopoussoir à tout faire. Affichant sans complexe sa virile taille de 45 mm, il s’habille en PVD de fibres de carbone sur bracelet acier noirci, tout en soignant son finisage noir perlé saupoudré de vis bleuies. Black is so beautiful. Et ce n’est pas Awa Sow Mazzochi, Présidente de la marque, qui me contredira.

Ploprof d’Omega, remontée à la surface

Renouer avec un modèle Seamaster mythique, lancé dans les années 70 et destiné à supporter les pressions extrêmes auxquelles les plongeurs professionnels (dont elle tire son nom), étaient soumis. A savoir une étanchéité à 600 mètres. Ploprof remonte à la surface, en version 1200 mètres, assortie d’un bracelet « Sharkproof » ou de caoutchouc noir ou orange, habitée d’un mouvement Co-Axial. Son design post vintage, avec son poussoir de sécurité à anneau en alu anodisé orange, positionné à 2h, avec une lunette tournante dans les deux sens, pratique pour les manipulations soumarines, n’enlève rien aux performances techniques: nouveau fermoir de sécurité, 18 positions offertes, et toujours, cette couronne vissée et protégée, située à 9 heures.

Montre verte et capteuse d’ozone? Ça existe.

La manifestation « Futurs en Seine », au lendemain de la percée écolo aux Européennes, accouche d’une invention aux relents d’opportunisme. Partant de l’idée que les capteurs officiels de la qualité de l’air sont en sous-nombre et qu’ils représentent des dépenses énormes en installation ou entretien, une série de quinze protos arrive sur le marché des inventions, en attente de financements, de production et de commercialisation. Une montre verte capable de transformer celui qui la porte en mouchard à particules ou à décibels. Et donc de compléter, via des cartes mises régulièrement à jour, la configuration de la pollution atmosphérique ou sonore. L’objet indique en effet le taux de décibels et le degré d’ozone, des données simples qui complètent la complexité de celles fournies par des capteurs officiels en nombre insuffisant (l’agglomération parisienne n’en compterait qu’une dizaine).  Une connexion est prévue (via téléphone portable ou fixe) et l’appareil déverse ses analyses en temps réel. La trouvaille dispose de deux marchés. Le public, de plus en plus responsable et proactif en matière de prise de conscience environnementale, ainsi que les collectivités locales, des villes qui pourraient vouloir disposer de moyens supplémentaire dans l’élaboration de leurs cartes de pollutions. Se pose alors la question de l’anonymat des données transmises…

Eto’o Samuel, le footballeur, se complique la vie.

Samuel Eto’o s’octroie un beau détournement d’images à BaselWorld 2009, éclipsant les autres vedettes invitées telles l’égérie de Bertolucci, la miss France Chloe Mortaud. Le footballeur star mondiale débarque sans complexe sur le terrain de la haute horlogerie manufacturière, avec ses garde-temps virils, particulièrement imposants et dotés d’un mécanisme tourbillon. De quelle provenance? S’y assortissent quelques bijoux d’une ligne fort indentitaire. On savait le Camerounais le plus célèbre sujet aux accès d’une fièvre horlogère jusque-là assouvie par l’offre d’autres marques qui, face à cette éclipse de bons procédés, doivent plutôt faire grise mine. Au nombre d’entre elles, la genevoise deLaCour, devenue mascotte de l’idole. Son fondateur, le designer madrilène Pierre Koukjian et le CEO certainement le plus urbain de l’horlogerie, lui en avait même dessinée une, spécialement aux couleurs de sa terre d’origine pour répondre à ses élans d’acheteur compulsif.

Gérald Genta, la fuite, le Magsonic et l’Arena Meta Sonic…

Oups… ! Une fuite informe le bloghorloger de la présentation à Baselworld par Gérald Genta d’une nouveauté de la collection «Arena», la «Meta Sonic Arena». La marque voulait strictement réserver l’info à ses bons clients, comme un privilège d’initiés. C’était sans compter sur notre esprit chineur titillé par quelque complicité: d’une valeur avoisinant le million de CHF, cette Grande Sonnerie serait faite en une matière révolutionnaire, idéale pour l’amplification du son. En fouinant un peu, on a trouvé le nom de ce matériau, une marque déposée (Trade Mark M987961) en Grande-Bretagne (est-ce pour brouiller les pistes?) par Inteltech SA (Neuchâtel). Nul doute, le proprio du brevet est Daniel Roth et Gérald Genta Haute Horlogerie SA à Meyrin. Il s’agit du (ou de la) Magsonic. Et puisque le tout a été publié dans le ‘Electronic Trade Mark Journal‘ du 6 février 2009, on va dire que c’est officiel et qu’on peut balancer l’info. Entre nous, on préfère nettement «Magsonic» à «Géraldium» ou à «Gentanimum»…

DelaCour joue avec l’asphalte. Le goudron s’invite…

Côté matières inédites, DeLaCour persiste dans des explorations à froisser un Jean-Claude ou à exaspérer un Fawaz. Présentée en primeur au Grand Prix F1 de Singapour, la dernière Bichrono, la S3 (série limitée) s’offre un cadran aussi âpre que l’asphalte, dont une pulvérisation renforce l’effet « vitesse ». C’est la première fois qu’une montre affiche la même texture que les circuits automobiles dont elle se veut la manifestation. Coquetteries supplémentaires, ses chiffres fluorescents évoquent un tableau de bord par temps sombre, son anneau, un drapeau à damiers. Après les feuilles de Havane, l’acier des cloches de Saint-Gall et quelques autres inéditions de matières conjuguées (fusionnées oserions-nous presque dire), au tour du goudron de s’inviter dans l’habitacle de ces garde-temps innovants.

Concord C1 QuantumGravity, lever de voile…

Les images ont inondé la toile et les boîtes mail des connaisseurs et aficionados en horlogerie. Un teasing réussi, destiné à susciter l’envie d’en savoir plus sur cette incroyable machine temporelle concoctée par Concord dans le plus grand secret. Un secret de moins en moins gardé, puisqu’enfin, apparaissent les images de ce qui risque d’être un hit à BaselWorld. En tous les cas un excellent moyen de faire couler l’encre médiatique, ou d’autres liquides, à en juger par les révélations que le making of de cette opération laissent entrevoir. Ruez-vous sur le site adhoc, vous en saurez plus.

Exclusif, ceintures noires only… Black Belt Watches

Nouvelle marque conceptuellement étonnante. Pour posséder une Black Belt Watch, il faut pouvoir montrer patte blanche: disposer du titre de « ceinture noire », quel que soit l’art martial pratiqué. Sous réserve que le certificat officiel l’attestant soit délivré par une instance fédérative officielle… et reconnue. Cette montre suisse haut de gamme célèbre les 7 vertus du Bushido et le courage de tous ces adeptes incarnant à haut niveau les valeurs des samouraïs. Initiatiquement liée à la pratique d’un art martial ancestral, la nouvelle venue s’offre un business model novateur. Pas de détaillants ni dépositaires. Juste la possibilité, via les différentes fédérations, de la commander, de la recevoir. Attention, si votre voisin arbore ce garde temps au boîtier traité DLC (diamond like carbon), un revêtement ultra résistant, ainsi qu’au bracelet tissé inspiré des Kimonos, n’allez pas faire du grain à sa bergère. Derrière cette aventure, un homme, adepte il va de soi d’arts semblables, ne désirant pas encore apparaître. Qui se cache donc derrière Luxury Artpieces, la société dépositrice du modèle ?

Qui est Gene Cernan ? Omega en quarantième.

Il est à ce jour le dernier humain et le onzième à avoir marché sur la lune. Certes Harrison Schmidt fut le dernier à poser le pied sur l’astre selène, mais il est remonté dans le LEM avant Cernan (né en 1934) qui était le Commandant de la mission Apollo 17 en décembre 1972. Il en ramené intacte une Omega Moon Watch. Lire sa bio sur le site de la Nasa. Omega s’apprête à célébrer le quarantième anniversaire du premier homme sur la lune par la reédition d’une série de Moonwatches comportant une mini-médaille Appolo sur le cadran, et une plus grande dans son écrin. Deux médailles exécutées par Huguenin Médailleurs au Locle, célébrant le 20 juillet 1969 le premier alunissage d’une mission spatiale habitée. Le cadran comporte l’inscription en rouge de « 02:56 GMT », l’heure universelle (UTC – Temps Universel Coordonnée), à laquelle Appolo 11 s’est posée.

Pocket Watch Omega 1932

Son coeur bat au rythme d’un calibre OMEGA de 24’’’ (53,7mm), le 3889A, 36’000 alternances/h, assemblé à partir de composants restaurés. Chronographe à rattrapante intégré et contrôlé par une double roue à colonnes, ses platines et ponts, à l’époque dorés, ont été reconditionnés, rhodiés et mis en valeur par un grenage circulaire, décorés côtes de Genève. Ses composants acier sont satinés, ses deux roues à colonnes en acier bleui. Son boîtier artisanal or 18 cts jaune, gris ou rose, abrite un cadran de 57 mm en émail blanc, délicieusement traité à l’ancienne. Deux compteurs rapportés, rehaussés d’une minuterie «chemin de fer» en émail noir: celui des 30 minutes (situé à 12h) et celui de la petite seconde continue à 6h. Chiffres arabes en émail noir et échelle 5-60 minutes tranchent avec le rouge émail des écritures corporate (symbol et nom OMEGA), fidèles aux modèles utilisés lors des Jeux Olympiques de 1932. Les aiguilles des minutes (à 12 heures) et des secondes du chronographe sont bleues. Inévitablement, le fond du boîtier, frappé des cinq anneaux et du titre, des mentions « Limited Edition » et  « Official Timekeeper of The Olympic Games », se laisse ouvrir pour permettre l’accès visuel au mouvement, tout de même protégé par une glace saphir. 300 pièces numérotées, même si les mouvements retrouvés auraient permis une production d’environ du double.

Paul Picot s’entiche de l’ardoise.

Non pas que la marque aux mains de la famille Boiocchi (père et fils) se décide à retourner à l’école. Mais c’est de l’ardoise, aux couches vieilles de 300 millions d’années, qui compose le cadran de son dernier chronographe, le « Paul Picot Technograph Wild Ardoise », dont la production ne dépassera pas les 200 exemplaires et le prix de vente public les CHF 8’900.00. A l’heure où d’aucuns s’approprient toute nouvelle matière dans l’horlogerie (ce n’est que de la communication), il convient de souligner l’arrivée de ce matériau, pour la première fois dans l’horlogerie haut de gamme.

Assioma de Bvlgari, réserve de marche.

Emblématique du savoir-faire horloger de Bvlgari, la collection Assioma se dote d’une réserve de marche de 72 heures, à effets satné soleil, en pleine cohérence avec les codes de la marque. Ors rose ou blanc, cette virile rectangle bombe le torse (48 mm de diamètre), jouant du carré et du cercle. Sortie de la fabrique « Prestige d’Or », également propriété du groupe, elle est habitée par un mouvement mécanique ultraplat (2,8 mm), le calibre BVL 131 à remontage manuel et son double barillet, aux motifs perlés de décorations « Côtes de Genève ». Etanche à 30 mètres.

Harley-Davidson Timepieces by Bulova

C’est plutôt cool d’avoir un pied bien ancré aux Etats-Unis. Ça permet quelques synergies d’ordre mythique. Ainsi, la Bulova Corporation en collaboration avec la Harley-Davidson Motor Company, balance sur le marché et sous licence une carrée chronographe de 45 mm de diamètre, (c’est tellement tendance et viril), sur bracelet cuir et lunette ronde entourée de contrastes pollissés mats et brillants. Le mouvement hélas est japonnais, un citizen JS00. Quant à la communication, elle part de Suisse. Aventuriers et assoiffés de grands espaces, ne pas s’abstenir!