Ulysse Nardin au Monaco Yacht Show. Série spéciale ‘YS’ Maxi Marine Diver

Historiquement, la conquête du temps a toujours été liée à celle des océans. Tandis que le Monaco Yacht Show fête en septembre 2010 son vingtième anniversaire, la marque horlogère Ulysse Nardin y arrime son vaisseau de grand chronométrier. Comme l’Office du Tourisme d’Abu Dhabi, la marque en est le sponsor principal, pour la deuxième année consécutive, après avoir hérité d’une place laissée vacante par Blancpain. Née en 1846, cette enseigne suisse de haute horlogerie, connotée complications horlogères et maîtrise du temps céleste, s’appuie sur l’histoire d’Ulysse Nardin (1823-1876), un maître horloger loclois contemporain de l’époque où le temps était affaire d’état, comme d’ailleurs toute forme d’étalonnage. Ulysse Nardin est l’enseigne horlogère suisse dont l’ADN comporte le gène chronométrie de marine le plus vivace. La sortie d’une série spéciale de 100 pièces d’une Monaco YS est au programme. Un modèle spécifique, à l’image de celui sorti en 2009, dont aucun visuel n’est encore disponible. Cette nouvelle référence enrichit la collection Maxi Marine Diver. Sportive, du pourtour de ses 43 mm de diamètre, étanche à 200 m, elle est est habitée par un mouvement à remontage automatique doté d’une petite seconde, affichant sa date dans un guichet situé à 6h ainsi qu’une réserve de marche de 42 h, via un guichet circulaire situé à 12h. Le cerclage «bouée» de ses guichets, ainsi que la lunette tournante unidirectionnelle, ancrent ce modèle dans l’imagerie océane. Sûr que son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco, appréciera…

Serti neige, par Jaeger LeCoultre

Mystères. Rien n’est épargné aux sertisseurs chez Jaeger LeCoultre. D’abord les contours périlleux des Reverso, dont l’intrinsèque réversibilité complique justement les opérations, multipliant angles et arrondis, guettant les métamorphoses et incitant aux regards attentivement portés sur leur particulière esthétique. Est-ce parce que les flocons font indéniablement partie du paysage au Sentier, dans cette Vallée de Joux d’hivers à rallonge, que le serti neige a vu le jour, incitant à la plus sublime des irrégularités, celle qu’une nature dépose, invariablement renouvelée? De la virtuosité, il en faut, mêlée d’appel aux méthodes traditionnelles et de piques d’innovation constante. Reste que c’est le doigté humain qui demeure la souche même de ces inspirations ouateuses. Et lorsque la neige immaculée et espiègle se lacère de rigoles brillantes, le spectacle incline à l’admiration. Cette «Reverso Grande Neva» a fait l’objet de telles méticulosités. Côté verso, elle est inondée par ces effets d’alternance entre le serti neige et l’ondoiement de tracés d’or blanc. Pour le recto, à vous de fouiner. Un indice? Elle est habitée par un calibre 822 et fait partie de la volée haute-joaillerie 2010.

Catorex, dans la poche ou en pendentif. New London

Catorex joue avec son ADN de spécialiste des montres de poches pour lancer à BaselWorld 2010 une «New London» particulièrement ciblée collectionneurs du monde. A partir de deux mouvements Unitas datant de 1960, entièrement reconditionnés, squelettés et disposés assymétriquement dans une boîte carrée aux angles arrondis, ce modèle pseudo vintage moderniste sort de la poche pour s’enrouler au poignet ou se suspendre en pendentif. Sept déclinaisons sont proposées, jouant de leurs spécifiques décorations et couleurs. Trop discrète enseigne horlogère issue depuis 1858 des terroirs de la paysannerie horlogère, Catorex est encore aux mains de sa famille fondatrice, quatrième génération. Guy A. Cattin perpétue les savoir-faire familiaux tout en animant sa deuxième société, la cent-cinquantenaire Cattin & Cie, destination courue du private label rigoureusement swiss made.

Bittel invente le post bling-bling…

Encore une inédite chez Michael Bittel. Sur la complice initiative du photographe Claude Cuendet, Michael Bittel, le plus atypique des horlogers, est mis en scène. L’occasion de présenter un modèle encore jamais montré: une montre dont la lunette hérite de sa fameuse invention, son système de lamelles amovibles. Supposons qu’une des faces de ce pourtour soit sertie de diamants, que l’autre affiche la sobriété d’un poli brillant. Ça donne le bling-bling sur commande ou l’expression du post-ostentatoire, un modèle idéal en ces temps de retours vers des goûts plus classiques et vers le moins d’envie d’étaler les tapages d’une horlogerie d’excès. Apparu en 2009 avec ses Grands Carrousels, des montres bracelets dont les cadrans multiples offrant deux à trois faces totalement distinctes sont possibles grâce à ce même système, celui que l’on surnomme affectueusement «l’horloger du voyage» poursuit sa route. Avec notamment, annoncée pour début 2011, une centaine d’«Eclypses», autre modèle porteur d’une seconde invention, le double diaphragme. Là encore, comme fil rouge, la possibilité de disposer de deux cadrans, trois si l’on compte le «fond» de la cage qui supporte avec bonheur quelque sertissage partiel ou complet.

Une deuxième « Captive » signée Dunhill

Un commentaire lié à l’article sur le modèle « Captive » de Cyma appelle le commentaire suivant. « Combien peut valoir une telle montre (Dunhill La Captive par Tavares)?  J’en ai une presque identique à la photo montrée? » Merci à ceux qui peuvent renseigner notre lectrice du Canada.

Ulysse Nardin balise le terrain du yatching

22-25 septembre 2010. Le port Hercule de Monaco s’apprête à célébrer le 20ème anniversaire du Monaco Yatch Show. L’occasion pour Ulysse Nardin de voler la priorité à la marque Blancpain, qui avait fait de cet événement son hub communicationnel de la rentrée. On peut facilement imaginer qu’Ulysse Nardin, si riche en histoires marines inscrites au plus profond de ses gènes horlogères et jusque dans l’ancre symbole de son logo, attendait son heure. Une heure qui, pour enfoncer l’ancre de sa légitimité, s’apprête à se décliner en 100 pièces limitées, un modèle Monaco issu de sa collection Maxi Marine et conçue pour affoler tout ce que le petit monde du Yatch compte comme personnalités et acteurs. Au nombre d’entre eux, l’incontournable Monseigneur, le régnant, son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco ici en compagnie de Rolf W. Schnyder.

Baume & Mercier, les effets du feuilleton historique

La lancée sur Twitter et Facebook de « Secrets d’une famille d’horlogers », le premier feuilleton horloger historique, a permis à la marque sise à Bellevue de faire le plein d’aficionados. Plusieurs milliers de fans sur la page du réseau social et surtout, une ondée d’informations sur les possesseurs de modèles, leurs goûts, leurs attentes. L’avalanche de questions a également permis à la marque de repenser son SAV. En effet, l’immédiateté de la formule a contraint la mise en place de nouveaux processus permettant de coller aux supports utilisés, c’est-à-dire d’être en mesure de fournir des réponses du tac au tac. Bel exemple d’une réelle stratégie d’implantation dans l’univers du Web 2.0. Le suivi du feuilleton est programmé, saupoudré d’interviews liées aux retrouvailles d’anciens modèles phares. Quant à l’imminence de nouveaux modèles, suite à une remise à plat des références et des lignes, elle est annoncée.

L’homme volant flirte avec des ailes patrouilleuses…

Le désormais célèbre Jetman, le pilote de ligne Yves Rossy qui, dans ses heures de loisirs toise régulièrement la liberté aux commandes corporelles de son aile à réacteur, vient de se mesurer aux ailes averties d’une patrouille composée de deux avions Boeing Stearman Breitling Wingwalkers. Ces-derniers l’attendaient à 1000 mètres d’altitude, tandis que notre héros se laissait tomber à 3′500 mètres d’altitude d’un Pilatus PC-6 au dessus de Buochs (canton de Nidwald) en Suisse. Le ballet aérien a duré quelques 6 minutes. Un exploit, si l’on considère que l’homme volant ne dispose d’aucune manette de contrôle et ne se dirige qu’au moyen des ondulations de son corps. Rappelons que Breitling a repris sous son aile sponsorisante, grâce à l’absence de constance de la marque Hublot dans ce projet, cet atypique aventurier des temps modernes.  L’événement coïncide pour Breitling avec la sortie de son nouveau Chronospace, destiné à renforcer au monde des pilotes, son rôle de fournisseur en instruments de mesures fiables, des chronomètres tous issus des batteries de contrôle du COSC.

Nouveau blog pour les fans de Rolex, by Mondani

2 juillet 2010. La maison d’édition Guido Mondani, créée en 1979, lance « Mondaniblog« , un blog référence sur la marque à la couronne, à suivre sur Twitter ou Facebook. L’occasion, sous le slogan « Time For Luxury » de rendre plus immédiates les informations dont une telle société peut disposer. Rappelons qu’en 2006, Guido Mondani, qui est également un invétéré collectionneur de Rolex, avait pourvu les 309 lots d’une exceptionnelle vente aux enchères. Saluons d’ailleurs, au nombre des auteurs et fondateurs, outre la présence de Giorgia et Franca Mondani, celle d’Osvaldo Patrizzi (Patrizzi & Co Auctionneers) et de Lele Ravagnani, co-auteur avec Guido d’ouvrages phares sur la marque. Possibilité de télécharger l’application iPhone « 100 Years of Rolex« . Mais que les férus de Patek Philippe ne se lamentent pas: l’éditeur leur livrera prochainement la nouvelle édition du livre en 3 volumes et 500 pages illustrées « Collecting Nautilus and Patek Philippe – Modern and Vintage Wristwatches » regorgeant d’images et de spécifications sur environ 2000 montres bracelet.

Une day date Oris en hommage à l’écurie William

Pour la 7ème année de son partenariat avec l’écurie AT & T William, l’horloger suisse Oris (1904) se conjugue aux couleurs du bleu-blanc-noir et sort sa Oris WilliamF1 Team Day Date. D’un côté l’évolution des bolides automobiles, de l’autre celle des montres: entre la lunette et la carrure, un anneau « amortisseur » en silicone bleu a été inséré, répondant aux préventions contre les chocs. Automatique, date et jour à 3h, boîtier DLC noir, étanche à 100m, aiguilles nickel noires avec inserts de matières luminescentes, bracelet caoutchouc et coffret de présentation façon pneu. Rendez-vous sur la ligne d’arrivée.

Première: Omega mêle céramique et liquidmetal.

Déjà utilisé pour des clubs de golf, des raquettes de tennis ou des coques de téléphones mobiles, le liquidmetal, dont l’exploitation commerciale débute aux alentours de 2003, entre une deuxième fois en horlogerie par la grande porte Omega. Qui en fait les chiffres et indications d’échelle d’une lunette céramique. Cette rencontre insolite entre ces deux matériaux hyper durs est suffisamment innovante pour que la marque puisse se targuer d’une première mondiale. Et de communiquer à donfs, via un mini-film destiné à buzzer sur la Toile. En scelle, sa série limitée Seamaster Planet Ocean Liquidmetal®, futur hit commercial. Comme le Vitreloy, le « Liquidmetal » est le nom commercial (marque déposée d’où le ‘®’ obligatoire chaque fois qu’on le cite), d’un métal amorphe (alliage métallique solide doté d’une structure plutôt amorphe que cristalline), développé par une équipe de chercheurs du California Institute of Technologie (Pasadena, Californie). Ce même pôle de compétence devenu célèbre pour avoir enfanté 27 prix Nobel. Fort de cette découverte, le team s’organise, crée la société californienne Liquidmetal Technologies, à Rancho Santa Margarita et dépose une vingtaine de brevets liés à l’utilisation de cette nouvelle série d’alliages. Ses débouchés sont multiples dans les domaines spatial, médical, défense militaire, industrie, électronique, monde du sport d’élite (baseball) et… l’horlogerie. TAG Heuer est la première marque à l’utiliser pour la boîte de sa concept watch (BaselWorld 2003), « State-of-Art Chronograph« , une digitale habitée par un quartz swiss made capable de calculer le millième de seconde.

Pilo & Co, deux collections enrichies, Tempo et Invidia

Courant juin 2010. Sept déclinaisons d’une montre dame de forme, dont le diadème endiamanté scintille de deux rangées de diamants, marquent chez Pilo & Co Genève, le renforcement de la collection Invidia. Quant à la collection Tempo, elle s’enrichit d’une élégante sobre et classique, disponible en or rose (traitemet PVD), en acier ou en bicolore. Pilo & Co demeure fidèle à sa réputation de coller à la tendance, voire de la susciter. Rappelons que la collection Tempo fut à l’origine des premiers envols de la marque fondée par Amarildo Pilo, surnommé à l’époque par la presse, le roi du tourbillon fixe. La marque fait vivre en permanence onze collections, entretenant un réseau étonnant: 2 boutiques éponymes à Genève, une quarantaine de points de vente en Suisse, un essai transformé en Chine avec 8 boutiques, ainsi que des marchés fidèles tels que l’Albanie, l’Algérie, le Liban, la Turquie, la Malaisie, le Moyen-Orient, la Russie, le Kazakhstan, l’Allemagne, la France, la Hollande, la Syrie, l’Espagne, Gibraltar ainsi que l’Amérique du Nord.

Souscription de VicenTerra, le succès précédant la mise en prod

De Colmar à Strasbourg, en passant par Genève, Lausanne et quelques irréductibles Jurassiens, l’engouement pour les sphériques complications de Vincent Plomb, dépasse les attentes. L’homme ne ménage pas ses efforts, ils sont payants. Comme par exemple sa présence au salon international EPHJ-EPMT qui a porté ses fruits. Certes, la montre GMT 3 qui est proposée en souscription présente l’atout imbattable d’une valeur quasi prix usine de CHF 5′000.00. Ce qui signifie qu’en temps normal, si un tel garde-temps devait trouver le chemin des détaillants, sa valeur prix public pourrait bien être multipliée par 3 ou 4. Surtout, elle sera le début d’une aventure horlogère différente, dont l’un des prochains développements est visible au poignet du constructeur horloger, ce qui donne confiance, tant sur le questionnement esthétique que manufacturier. A ceux qui n’auraient pas encore pris la peine de s’en enquérir, relisez ce post (qui a déjà généré son lot de commandes!), ou revisionnez-moi ça!

Jaeger LeCoultre et la haute joaillerie

Agendée pour le 24 juin dans un grand hôtel genevoise, la présentation de haute-joaillerie de la grande maison du Sentier (Vallée de Joux), donnera lieu à un face à la presse saupoudré de scintillements précieux.

La Midnight de Ellicott 1788, le temps s’entend

Parce qu’elles le valent bien…! Au travers de ses collections Majesty, Springfield et Mach One, toutes en éditions limitées, le designer CEO Pierre-André Finazzi rend hommage au maître horloger John Ellicott (1706-1772), un génie horloger anglais contemporain du Roi Georges III. Puis, après ses viriles explorations des mécaniques complexes et de matières indomptables, comme par exemple le bloc de carbone epoxy pour le façonnage d’une boîte, celui dont la marque de fabrique est de disposer les poussoirs à gauche (ils font jamais comme tout le monde les Anglais…), présente à une exquise complication apte à titiller le poignet des cendrillons modernes: la Midgnight, dans la collection Lady Tuxedo, dont on attend qu’elle vous rappelle les fatidiques douze coup de minuit. Parce que la femme méritait mieux qu’un garde-temps en forme de réduction de modèle masculin ou de version réduite quartzée, Pierre-André Finazzi renoue avec une tradition horlogère insuffisamment rappelée: l’ultra compliqué en horlogerie, dont une kyrielle d’avancées techniques issues de l’art de la miniaturisation et du désir de rendre mystérieuses les lectures du temps, doit beaucoup aux femmes. De forme coussin, habitée par un calibre MID-1 (automatique), cette Ellicott répétition quart amplifie par ses rondeurs sonores, le scintillement d’un timbre discret, aussi élégant que son diadème de diams. 42 h de réserve de marche, en or blanc, rose ou en titane. Seulement à 99 exemplaires chacune….

Sphèriques complications, la GMT-3 de VicenTerra.

Annoncée le 23 mars 2010 par bloghorloger.ch,  l’information est reprise et détaillée le 29 mars 2010 par businessmontres.ch qui, sous la plume de Grégory Pons, consacre un magnifique premier article de lancement à la GMT-3 de Vincent Plomb, alias la marque VicenTerra. Emboîtant le pas à Laurent Favre, qui finança sa nouvelle marque éponyme A. Favre & Fils par la pré-vente à un cercle d’aficionados des 24 premières pièces de sa Phoenix 10.1 Quantième à Grand Affichage Rotatif, le constructeur Vincent Plomb élargit le cercle: une souscription portant sur les 100 premières pièces circule en ce moment, pour le grand bonheur des collectionneurs et amateurs de raretés non encore mises sur le marché et, plus prosaïquement, pour ceux qui fonderaient face à la perspective d’un rapport qualité prix optimal. Car pour les CHF 5′000.00 proposés, comprenant une action nominative dans la société à venir (!), le connaisseur en a pour son argent. Il accède à un nirvana complicationnel: un garde temps habité par un mini-globe terrestre en mouvement dans un espace ressemblant au vide intersidéral, sujet aux éblouissements solaires du jour et à l’indication nocturne. Design tonneau particulièrement réussi, mariant recherche technique et esthétique. Chaque ouverture a son sens, chaque fenêtre son utilité. Doté du calibre REA-GMT-3 issu d’une base d’ETA 2892 (automatique), la pièce dispose d’un disque jour-nuit posé au zénith (12h), d’un indicateur de rayons solaires (aube à 6h, coucher à 18h), remplacé la nuit par un ciel lunaire saupoudré d’étoiles -une poignée de diamants épars. La date rétrograde s’est invitée sur l’axe de l’index 2h, tandis que le globe terrestre de 6,5 mm de diamètre, posé à 5h, tourne sur lui-même -1 tour en 24 heures, comme s’il se laissait mirer depuis le soleil. Un concentré de planétaire, qui, malgré l’avalanche complicationnelle qui pourrait alourdir son allure, s’offre la légèreté de la poudreuse. Et, pour l’acquéreur de ce rare joyau, le bonheur de se laisser guider sur une piste non damée, balisée de magie…

Hublot: King Power Unico All Black.

Le nom de chaque Big Bang est lié aux épisodes, rencontres et coups de coeur de leur créateur Jean-Claude Biver. Peu à peu s’estompe l’image d’avant son ère, pétrie de caoutchou aux senteurs vanillées, réminiscence de l’esthète Carlo Crocco, fondateur de la marque. Survient enfin l’UNICO, à l’orée 2010. Un mouvement intégré, fabriqué in house. Un chronographe flyback dont le mécanisme roue à colonne, visible côté cadran, vous tend une surface personnalisable, celle de son porte-échappement amovible. Un tel moteur, le HUB 1240 Unico, se devant d’être logé à bonne enseigne, c’est le boîtier King Power qui s’y colle. Toute de noire vêtue, cette virile explose les 48 mm de diamètre qui sont, comme la lunette, les inserts latéraux et le fond, en céramique noire microbillée. Ici et là, un surmoulage caoutchouc noir, tenu par 6 vis en titane PVD de forme H. Côté matières, on y croise aussi du nickel noir, du silicium et du sperluminova…

Georges Graham, noir c’est noir.

Parcourant toujours avec autant de force revendicative le filon de ses modèles à haute montée d’adrénaline, la marque Graham enrichit sa ligne Tourbillograph Trackmaster d’une virile déclinaison, trempée dans l’esprit all black. Habité par les 403 composants de son calibre G1781, dont 48 pour le tourbillon, ce chronographe automatique RAC (Roue à Colonne) 28′000 alt/h, affiche son compteur des 12 heures à 6h et sa comptabilité des 30 mn à 3h. Décentré bien qu’intimement imbriqué dans le reste du mouvement, son mécanisme tourbillon une minute résiste vigoureusement aux chocs. Sophistiquée, cette sportive destinée à rythmer la course des assoiffés d’exclusif, se préfère en robe caoutchoutée noire, boucle céramique… Eric Loth, via The British Master, une société helvético-britannique fondée en 1995 à La Chaux-de-Fonds, n’en finit pas de rendre hommage à l’horloger anglais Georges Graham (1673-1751), baptisé le père du chronographe et membre du très sérieux Observatoire Royal de Greenwich.

Bell & Ross, du mythe et de l’Heritage au… Radar.

Cette enseigne-là, depuis Paris, s’est carrément placée sur le terrain des instruments de mesure du temps swiss made, allant même jusqu’à répondre aux exigences militaires franco-hexagonales. A force d’un design qui force la prise de position, ses fondateurs, une équipe de designers et de passionnés d’aéronautique, s’installent dans le fonctionnel intelligent, lisible, précis et fiable. Bref, tout ce qu’on attend d’une horlogerie de valeurs sans forcément oser le demander. L’imagerie façon séries limitées des compteurs, celle des aiguilles, de l’horloge d’avion et, tout récemment du radar, cohabitent dans les valeurs de trois collections. Vintage, Instrument BR01 (carrément le hit) et Instrument BR02. Difficile de déroger au culte du modèle mythique, le BR01 Heritage, tout de cuir maculé de crevasses corporate. Pourtant, c’est la Instrument BR01 Radar qui, à partir de disques et de mars 2010, réinvente la lecture horaire.

Dernière séance Tarantula chez Urwerk?

Fin romanesque! Après 7 années d’une superbe existence, la collection 103 s’offre une sortie élégante. «A la hauteur de sa vie» annonce Martin Frei, le designer de la marque. N’y voyez aucune pulsion hara-kirièsque, juste la volonté de transformer en panache et en mythe, l’audace qui permit à Urwerk d’exister, par l’enfantement de ce modèle. Ainsi, alors que la UR-CC1, se réclamant du Cobra, de Hitchkock, de la Dodge ainsi que de Gilbert Albert et feu Louis Cottier, deux designers émérites de l’horlogerie contemporaine, réapprovisionne le capital promesses de la marque, la Tarantula s’offre deux derniers tours de piste. Le premier, plutôt pacifique, est la Shining T, qui dévoile les charmes de sa platine en ARCAP P40 et de sa croix de Genève en titane. Le second mise sur l’attaque, façon dernier assaut: la UR103T Mexican Fireleg, brandit l’orange luminescent de son venin pour mieux marquer son agressive et animale attitude. Une référence crainte dans une horlogerie de niche.

Célébration du 8 chez DeWitt.

Au fond du couloir peuplé de machines anciennes vénérées par le maître des lieux, en marge des tableaux du passé remis à l’heure via une audacieuse campagne de communication, et de ceux du présent réalisés par l’artiste peintre Claude Weisbuch, l’ami proche…. la nouvelle collection. Comme cette Twenty-8-Eight, née un 28 août et porteuse d’un discret hommage à l’essence impériale du Comte de Witt, dont le lointain ancêtre Napoléon fut intronisé un 28 Floréal du calendrier républicain. Qu’elle respire les codes de la marque, est une évidence: colonnes impériales affinées et plaquées sur les côtés, boîte amincie, conjugaison de caractère et de raffinement. Les techniques traditionnelles, en particulier celle du guillochage, profitent de la réhabilitation de machines du 18ème siècle encore en état d’émerveiller. Quant au calibre DW 8028, un tourbillon entièrement développé in house, il rivalise de performance et de raffinements faits main. 72 h de réserve de marche.

Romain Jerome en flamme…

Preuve que les parts minoritaires de l’actionnaire Yvan Arpa au moment de son éviction, même diluées suite à quelque recapitalisation, continuent d’imprégner l’ADN Romain Jerome: la marque sort un modèle unique dédié au volcan islandais. On aimerait tant pouvoir faire aussi fort que la rouille du Titanic ou mettre la main sur le catalogue de légendes que l’homme emporta en esprit avec lui, dans son éviction subite…. Il se peut que le syndrome du « qu’est-ce qui vient après » pèse encore de tout son poids sur la nouvelle équipe. Romain Jerome a le mérite de s’y essayer et de s’inviter non pas à la table des légendes mythiques et impérissables, mais au buffet des opportunismes de circonstance, dont l’élan fugace peut retomber, d’un moment à l’autre, brûlant au passage tout processus de légendarisation. Yvan Arpa lui-même s’y était risqué, avec son Crisis Tourbillon, bien qu’on puisse reconnaître à la notion de crise, quelque récurrence cyclique de nature à perpétuer son concept. Après tout, la tentation du buzz habite les rêves cyclothimiques de tout un chacun. Bien joué, on en parle. L’irruption dans tous les esprits de l’éruption volcanique de l’Eyjafjallajökull est encore ‘à vif’. Se greffer sur sa notoriété soudaine, peut marquer l’épisode d’une pierre de lave et… l’histoire de la marque, d’un cadran nouveau. Les poussières de cendres, même certifiées authentiques, survivent-elles aux poussières de lune? Ne risquent-elles pas de clouer au sol toute velléité de rupture d’avec l’ère Arpa? Changement d’itinéraire! La compagnie devra l’envisager, un jour ou l’autre… Ça lui coûtera un max… Le prix à payer pour ses nouveaux envols…

Septagraph Perpétuel en images… sur Youtube.

Difficile de raconter la complication inédite de Borgeaud Watches, présentée en première mondiale à BaselWorld. En effet, après la réhabilitation des Tourbillons, des Répétitions Minute et autres inventions majeures du passé horloger, l’arrivée de cette nouvelle haute-complication est encourageante: il reste encore à inventer. Le garde-temps Septagraph Perpétuel restitue chaque jour, de manière non consécutive, une tranche horaire de 90 minutes. Un laps de temps qui, comptabilisé de la plus belle des manières, vous appartient. Posée sur un cadran trois niveaux, une flèche évidée, pleine au début de cette tranche horaire quotidienne et se vidant au fur et à mesure que s’écoule cette heure et demie, devient un indicateur de réserve temporelle. Sur un compteur qui s’est posé à l’extrémité des chiffres 7 et 8, qui, au contraire des chiffres romains de l’ensemble du garde-temps sont des chiffres arabes, indique le starting time correspondant au jour de la semaine. Une aiguille à course sautante, pointant sur le jour de la semaine, souligne l’imminence de ce blessing time. Au-delà de la véritable prouesse technique à haute valeur chronométrique, le calibre BRG 11501,  il y a de l’initiatique et du poétique dans cette restitution temporelle, propice aux expressions les plus individualistes d’un hédonisme retrouvé. Le mieux c’est de le voir fonctionner. Simplement magique!

Vuclain, toujours Cricket? Yes you can…

Voici soixante ans que la tradition perdure. Se décidera-t-il un jour à la porter, cette mythique montre des Présidents? Car Barack Obama aussi l’a reçue, j’ai même eu l’occasion d’en voir le fac similé, chez Denis Asch à Genève, un des pros de la marque. Cette Cricket-là, il devrait la préférer à sa première Tag Heuer. Ce garde-temps mérite aussi son entrée dans l’histoire, avec sa sonnerie réveil si reconnaissable, son bruit de grillon solitaire. D’autant que le modèle n’a cessé d’évoluer. Aujourd’hui, il existe même en X-Treme Automatique, doté d’un calibre V-21 à double barillet, l’un pour alimenter l’énergie de sa sonnerie qui dure 20 secondes et s’entend même sous l’eau, l’autre celui du mouvement de la montre. Visible par le fond d’une boite de 44 mm de diamètres, son rotor bimétalique monté sur roulement à billes en céramique lui assure 42 heures de réserve de marche. Un viril concentré d’infos organisées autour d’une lunette tournante…

HD3, au tour de Valérie.

Difficile d’évoquer cette trinité de designers sans parler de Jorg Hysek, un des derniers créateurs horlogers à encore toucher des royalties sur des modèles créés! Il s’associe avec Valérie Ursenbacher et Fabrice Gonet, deux ex-employés, pour créer une marque de haute horlogerie. Sans entrave ni limite, chacun peut s’exprimer, leur promiscuité artistique est riche en stimulations, dans ce domaine siège historiquement dévolu à la vigne. On y taquine même le pinceau, de temps à autre. Certes, j’aurais pu vous parler du Toubillon Bi-Axial Black Pearl de Fabrice Gonet, lancé à Genève en janvier 2010, au Geneva Time Exhibition. De ses codes entièrement dédiés à l’univers pirate. Je pourrais vous révéler, c’est exclusif, la prochaine collaboration entre Lionel Ladoire de Helvet Mechanic et Jorg Hysek. En fait, honneur aux dames, je préfère remonter le temps et saluer la Capture 2 de Valérie, avec son moteur black gold anthracite, son verre saphir, son monopoussoir de tourbillon chronographe saphirisé.

Vila et son atout dame

Seules 88 privilégiées pourront prétendre à cette première expression féminine de l’horloger Franc Vila, installé en vieille ville de Genève. Réussissant à féminiser les codes si particuliers de sa boîte à lunette elliptique et circulaire, Franc Vila sort à BaselWorld cette année sa Fvt28 Jumping Hours ‘lvy Edition’. Mues par un calibre automatique, ses heures sautantes ne s’embarassent pas de survoler les emplois du temps des oisives comme des actives. Dans leur sillage, leur course, contenue au sein d’un boîtier en acier DieHard Extreme, s’accompagne des éclats de 387 diamants éparpillés tantôt au fil d’une lunette et de cornes serties ou, en 91 exemplaires, à l’intérieur de la lunette. Des plaques de nacre bleue ou blanche reçoivent la décalque de motifs floraux ‘IVY’ ainsi qu’une huitaine de saphirs ou de diam’s en guise d’index. Heure sautante, petite seconde à 6h, étanche à 100 mètres, pour les sirènes désireuses de s’encanailler dans les profondeurs…

Chronoswiss, survol intercontinental

Lancée dans les environs de Munich entre 1983 et 1984 par l’horloger Gerd-L. Lang, Chronoswiss, la plus allemande des marques horlogères suisses, parce qu’elle s’emploie à un respect du swiss made plus rigoureux parfois que certains acteurs de la place helvétique, conjugue avec sa Timemaster Chronograph GMT l’heure qui survole les continents. Une signalétique usant du rouge vif interpelle le possesseur quant à un deuxième fuseau horaire tandis que l’anthracite domine côté index et aiguilles. Dans la plus pure expression d’un classissime discret, à l’exception d’une couronne globe dont les stries rappellent les premières lunettes de la marque, ce viril garde-temps, dont le boîtier s’est revêtu des élégantes blackitudes du DLC –Diamond-Like Carbon, défie le temps de son ultra-résistance. Allo blogosphère, ici Genève. Le décalage horaire n’a plus cours, le jour s’affiche en rouge.  Rotor squeletté, doré et décoré Côte de Genève, sur roulements à billes. Pour sportifs ou hommes d’affaires écartelés et intercontinaux.

Morgan et…Hublot. Une Big Bang mythique.

Les Big Bang se suivent et… se ressemblent. Il en est une toutefois qui mérite le flash back. Parce qu’elle mène au coeur d’une manufacture un peu particulière, quelque part en Grande-Bretagne, en février 2009. Les yeux écarquillés, les vieilles pierres rouges, si anglaises, s’ouvrent sur des trésors à quatre roues. Une orgie de bois précieux, mêlé d’alu, de carrosseries sublimes, de moteurs d’avant-garde. Charles Morgan, ze boss fête les 100 ans de son entreprise familiale, qui a toujours misé sur le produit, n’a pas exagéré les prix malgré les quatre mois d’attente qui tempèrent l’envie d’acheter une de ces vieilles anglaises, bourrées d’avancées techniques en matière de moteur automobile. Une manufacture automobile. Vroum, un petit essai, en pleines heures pointes villageoises. Ça ronfle, c’est doux à l’ouïe, ventilé au décapotage. Sur le cadran de la série spéciale servie en hommage de cette Big Bang, des ailes mythiques. Pièce rare, moment unique. Monsieur Biver explique que les trente mille possesseurs de ces mythes roulants ont reçu l’info. Sur le nombre, gageons que quelques acheteurs se sont d’ici là manifesté.

Offensive Cobra chez Urwerk, la UR-CC1

Quel rapport entre Alfred Hitchkock et son mythique film Les Oiseaux, entre le dangereux reptile le Cobra, et le mythe automobile Dodge?  Entre le joaillier genevois Gilbert Albert et feu le designer Louis Cottier? La marque Urwerk, bien sûr, et ses deux fondateurs, Martin Frei pour le design et Felix Baumgartner pour la maîtrise horlogère. En visionnant le célèbre film, Felix s’entiche d’une fraction d’image: un tableau de bord à indicateur linéaire de vitesse. Tilt. En cherchant, il retrouve une pièce datant de 1958 conçue par deux créateurs visionnaires, l’artiste Gilbert Albert et feu le designer horloger Louis Cottier. Ainsi naît en 2010 la UR-CC1 dont les deux C signifient Cobra et Cottier. Car, reconnue pour sa complexité mécanique et son originalité en matière de lecture horaire, Urwerk s’était déjà appropriée le cobra, pour souligner le trempé du caractère de ses garde-temps et de sa détermination payante à s’ériger en référence crainte dans une horlogerie de niche.

Max, marketing visionnaire…

Bien qu’il s’en défende, Max Büsser est un visionnaire. Il invente deux manières de communiquer –ou plutôt d’être, qui mériteraient que lui soient ouvertes les portes des meilleures écoles marketing. Chez Harry Winston la joaillière, le mythe OPUS impose la marque sur le terreau de la haute-horlogerie. Avec son laboratoire MB&FMaximilian Büsser & Friends, il transpose dans l’horlogerie, façon featurings du hip-hop, la notion de collectif empruntée à la street culture. «La légitimité passe par la transparence», aime-t-il rappeler. A propos de transparence, son Horological Machine N°2 enlève le haut et… le bas. Sans retenue, sa boîte saphir en 120 pièces dévoile tout: 349 composants décorés mains composant un mouvement d’exception, issu d’une base Girard Perregaux modifiée par Jean-Marc Wiederrecht de Agenhor. Sur le cadran de droite, des heures sautantes et minutes rétrogrades concentriques. Sur le gauche, les phases de lune en deux hémisphères et une date rétrograde concentrique.

Bestiaire horloger…

Tandis que Chopard célèbre son 150ème anniversaire à force de figurations animalières, tant côté joaillerie qu’horlogerie, une série « Faune horlogère«  vient de débuter dans le magazine Heure Suisse (édition parue à BaselWorld 2010 -N° 104). L’occasion de survoler les représentations animalières dans l’horlogerie. A commencer par le Tigre, qui chez Ernst Benz (marque fabricant des montres suisses depuis Birmingham dans le Michigan), sort le 14 février 2010 (date coïncidant avec le début de l’année du tigre chez les Chinois), un ChronoScope PEK Limited Edition. Cartier de son côté, délaisse un peu sa célébrissime panthère pour, en usant du faciès d’un tigre sur l’une des faces de sa Santos 100. Chez Artya, l’arrivée de la peau de crapaud buffle dans les bracelets, signe distinctif d’une déjante assumée, vole la vedette aux crocodiles, vachettes et autres habituels fournisseurs du cuir de nos bracelets. Pour les Oiseaux du Paradis et les Papillons, c’est du côté de Van Cleef & Arpels qu’il fait bon se promener. Quant à l’éléphant, le Panda ou la Tortue, ils débarquent aussi chez Cartier, dans bon nombre de collections. Enfin, c’est le Cobra qui illustre le mieux la naissance de la UR-CCI de Urwerk… La série continuera dans l’édition N° 105, à paraître.

Black gold dans les rouages de… Cecil Purnell

Après avoir offert en janvier 2010 au GTE -Geneva Time Exhibition le CP 3800, son calibre tout de nickel noir recouvert et 99% swiss made (puisqu’il n’y a hélas pas encore d’élevage de crocodile en Suisse), Cecil Purnell, seule marque de haute horlogerie à ne fabriquer que des garde-temps tourbillon, présente à BaselWorld 2010 une toute dernière merveille, le in house CP 3888. Cette fois, le mouvement s’est accordé un bain de black gold, lui conférant d’anthracites profondeurs. Mieux, ses surfaces et ses ponts, dont la finition ultime regorge de détails et de surfaces belles au regard, sont entièrement dénudées sans pour autant virer au squelette. Ils autorisent l’économie de cadran. Fonctionnant dans un modèle de la collection classic -anciennement la London, le CP 3888 a également été l’objet de moult attentions manufacturières signées Magma Concept, l’équipe de l’horloger constructeur Cédric Grandperret. Gentiment, dans une discrétion qui sied aux collectionneurs non conformistes, la marque s’installe dans les esprits, tout en digérant sa sortie de crise et en assumant le classicisme de son positionnement. Côté opérationnel, la personnalité de Philippe Thivolet, venue à la rescousse et s’ajoutant aux 80 d’expériences horlogères cumulées par les actionnaires, n’est pas étrangère à cette soudaine sérénité. D’autant que l’accueil à Bâle s’est soldé par une ondée de commandes inattendues.

Paul Picot joue encore de l’ardoise en Atelier

A BaselWorld en 2009, la marque Paul Picot (Le Noirmont, Jura Suisse) faisait figure de pionnière en utilisant pour la première fois l’ardoise dans la haute horlogerie. Ce même matériau vieux de 300 millions d’années et utilisé dans le Jura pour recouvrir les chaumières même les plus environnementalement correctes. En 2010, la famille Boiocchi et son équipe, poursuivent sur leur lancée, intégrant dans sa collection Atelier un cadran en ardoise authentique. Maîtrise des matériaux oblige, la matière trouvée, riche en veinures chaudes et si rare à l’état naturel, est le fruit d’une longue maturation de sédiments marins. Ramenées à 0,6 mm d’épaisseur, les rondelles originelles conservent leurs sauvages élégances et leur unicité configurationnelle. La suite, vous la connaissez, elle est fidèle à cette maison discrète qui, depuis Le Noirmont, ne cesse d’élargir son cercle d’aficionados, tant ses accents sont mis sur un produit largement au-dessus de la moyenne -au regard de son prix, en matière de finitions et d’horlogerie fine. Habitée par calibre à remontage automatique, cette Atelier Ardoise, boîte or 18 carats, est étanche à 5 atmosphères.

Tonneau façon planétaire de Vicenterra.

Vincent Plomb, de la société ReaLIS, alias un bureau technique d’imagerie 2D ou 3D de Boncourt, vient de déposer la marque Vicenterra et s’apprête à concrétiser son premier modèle. Un garde-temps compliqué, niché dans une forme tonneau, capable d’afficher les heures universelles tout en jouant de son calendrier rétrograde et des courses ludiques de sa planète terre attachée à son satellite lunaire. Tandis qu’un soleil zénithal promène son astrale trajectoire de 11h à 13h. Vibrations horlogères garanties…

Huguenot, les artisans du Roi….

Après avoir célébré en 2009 les calvinismes de circonstance lié au cinq centième du père du protestantisme, la marque Huguenot rend hommage par ses nouveautés BaselWorld 2010 aux Artisans du Roi, ces fameux contemporains du monarque Henri IV. Ceux-là même qui transplantèrent l’excellence au coeur de leurs terres d’accueil. 2010, c’est la date anniversaire -coïncidence de calendrier, de la disparition du Roi Henri IV (1553-1610), un roi animé d’inclinaisons sincères pour les idées généreuses de son époque, épris des valeurs de tolérance, pratiquant les curiosités vraies. Autour de lui, dans sa Cour, d’habiles artisans, intègres, animés par la quête du faire mieux que nécessaire et cultivant les amitiés corporatistes. Serge Beureux, Ajoulot au franc-parler et à la foi déplaceuse de montagnes, débarque avec un design pur et dépouillé, celui d’Eddy Burgener. L’esprit de l’intégrité cabinotière, dépouillé d’ostentatoire, souffle encore… Rigoureusement authentique.

Les noblesses scathorlogères de Artya.

A l’heure où la plupart des pros de l’horlogerie, médias compris, s’apprêtent à l’indigestion totale du côté de BaselWorld 2010, chacun sait qu’il y aura « à boire et à manger« . Yvan Arpa, infâme trublion du buzz et loin d’être dans le besoin, s’occupe de ce qui vient après, à l’heure où les seuls endroits que tout le monde visite à Bâle fleurent bon les senteurs post-digestives. Ouf, le temps selon Arpa n’a pas d’odeur, qu’il s’acoquine avec l’ennemi juré des horlogers, la rouille, qu’il s’échine à faire abstraction de la lecture horaire -oui, oui, une montre tourbillon qui ne donnait pas l’heure  (suprêmissime luxe que d’avoir pour le temps qui coule un tel dédain) ou qu’il se pare de Cropolite -alias de la fiente de dinosaure! C’est la dernière trouvaille du moment, assortie à un cuir issu du crapaud buffle, du plus bel effet. Et s’il fallait qu’on en cause, ce que la blogosphère s’est empressée de faire en une de ces traînées de poudre dont elle a secret, on aurait au moins le mérite d’alimenter l’étincelle qui, au moment où les curiosités sont tant sollicitées, nous fera faire le détour sur le stand Artya. Sur la photo en tous cas, la matière en question pétrifiée, étonne par sa texture et ses reliefs, ainsi que par la noblesse de ses teintes stratifiées. A quand une pub dans les toilettes des palaces, indiquant à ceux qui en ont marre de la m…. ambiante, qu’il existe une issue scathorlogèrement correcte, swiss made.

BorgeauD Watches et le Septagraph Perpétuel…

Après le Tourbillon ou la Répétition Minutes, le Septagraph Perpétuel est une nouvelle complication mère, signée BorgeauD Watches Switzerland. Au moyen d’un disque rétrograde colorant un « indicateur de réserve temporelle » en forme de flèche posée sur un cadran multi dimensionnel, grâce à un compteur situé entre les index 7 et 8, ce garde-temps célèbre 3000 ans d’observations astronomiques grâce à 450 ans de savoir faire horloger suisse. Tout dans ce garde-temps exclusif est suisse, du design à l’écrin, du cuir des bracelets au fournisseur de glace, en passant bien sûr par chaque composant du calibre BRG 11501. Le principe du Septagraph Perpétuel est de restituer à son possesseur -un initié à coup sûr, 1h30 chaque jour, de manière non consécutive. Une parenthèse qu’il mettra à profit pour cultiver ses intériorités et s’occuper de son recentrage personnel. Un luxe des plus suprêmes, au regard de la folle course du temps moderne, un refuge -ou un poste d’observation, niché dans l’oeil du cyclone temporel. C’est d’une poésie majusculaire, ça frise le BorgeauD code et les sempiternelles recherches graalistiques. Est-ce bien utile? En tous les cas, un périple en Asie vous en convaincra, tant le respect de cette tranche dédiée aux jours de la semaine est encore vivace.  C’est de l’ordre de l’hygiène de vie temporelle…. d’autant que le système ultra complexe est porteur de deux symbolique majeures, celle des chiffres 7 et 8. Par ailleurs, selon une étude produite par le Swatch Group, l’acheteur d’un chronographe n’utilise sa modeste complication en moyenne que 6mn la première année. Affaire à suivre donc, du côté de la Watch Gallery (Stand 25 – là où les journalistes trinqueront à l’ouverture du salon), du 17 au 25 mars prochain, à BaselWorld 2010. Le Fleurisan Marc Aeschacher tisse un pont entre les arts horlogers des Vallées puisque, du côté du Sentier, le nom Borgeaud est intrinsèquement lié à l’histoire du cru.

Contrôle vétérinaire chez Artya…

Rififi et branle-bas de combat au Arpaland, côté Vésenaz-sur-Pallanterie, là où le siège de la nouvelle marque Artya Haute-Horlogerie d’Art s’est posé dans une joyeuse appropriation de l’esprit garage. Lundi 15 février, certainement alerté par quelque dénonciation, le service vétérinaire débarque, avec en tête la volonté d’en savoir plus sur cette affaire de crapaud qui secoue actuellement le landerneau horloger. Car la marque brandit sans complexe l’utilisation pour la première fois de la peau de crapaud. Avis à toutes les autres espèces qui fournissent leurs cuirs pour façonner les bracelets de montres, crocos, alligators, galuchats, vachettes et autres, le vil animal répondant au nom de buffle américain tendrait à vous doubler. Il cacherait sous ses bubons et pustules, un cuir typé d’une rare résistance qu’un savoir-faire de tanneur éclairé parvient à lisser. La bestiole s’attaque donc sans complexe, d’autant que selon la légende il résiste à la foudre, à la conquête des boîtes destroyées de Artya et même, preuve que le trashy peut emprunter des voies élitistes, au fameux Tourbillon Tesla. Une pièce d’art qui conjugue, grâce au talent constructeur de Valérien Jaquet (Concepto), les pièces éparses de la déglingue consommée d’une télécommande à transistors, aux composants squelettés d’une complication horlogère triturée par les ardeurs déjantées d’Yvan Arpa… Art nouveau. Objet mythe…

L’astroceramica dévoilée…

Présenté durant les salons avant même d’avoir été photographiée, le modèle deLaCour recouvert d’Astro Céramique, matière à aimanter tous les superlatifs, est enfin visible. Il offre ses reflets arc-en-ciel particulièrement séduisants. Visiblement la collection devrait être baptisée « Astroceramica », tout simplement.

Louis Moinet et Jules Verne, question d’ailleurs…

A Yverdon-Les-Bains, la « Maison d’Ailleurs » est une sorte d’espace musée à la gloire de Jules Verne. Seule célébration muséale en Europe du célèbre aventurier. La marque Louis Moinet, sous la houlette de Jean-Marie Schaller, s’apprête à y lever le voile, en première mondiale, sur le concept « Les Montres Jules Verne N° 1″. Jeudi 11 février 2010, à 19h00. Parallèlement, l’enseigne, magnifiquement domiciliée dans ses ateliers de Saint-Blaise, vient d’entamer des recherches historiques, afin d’étoffer sa connaissance du célèbre auteur du traité d’horlogerie.

Campagne Century, bulle de saphir…

Décidément, les modèles trois aiguilles revendiquant une sobriété retrouvée, fleurissent dans les catalogues. Century également s’y met, avec un summum de simplicité masculine, sobrement baptisé « Elegance« . Et toujours ces boîtes en saphir avec lesquelles on se familiarise de plus en plus. D’ailleurs, puisque c’est l’ADN de cette quadragénaire à part dans l’univers horloger suisse, le saphir sert également de bulle aux personnages de la nouvelle campagne publicitaire, lancée dès avril dans le monde. Découvrir en avant-première, les visuels Mogul et Ego. Car la marque est mondiale et particulièrement appréciée en Asie et en Chine.

Baume & Mercier et Simone Gaudard, l’ombre de Barbara.

Barbara chantait « Ma Plus Belle Histoire d’Amour C’est Vous« , Baume & Mercier orchestre depuis le SIHH 2010 la mise en musique de « Notre Plus Belle Histoire, C’est La Vôtre » en prolongement de sa eSaga « Secrets d’Une Famille d’Horlogers » sur Facebook ou Twitter.  Une vaste opération de recherche historique, déguisée en appel à témoignage. Chaque internaute, via Facebook, est invité personnellement par Simone Gaudard, la descendante réelle de la famille Baume (arrière-petite-fille du fondateur), à partager l’histoire qui la ou le relie à sa montre Baume & Mercier. A nouveau, une manière d’utiliser intelligemment les médias sociaux, accessoirement une campagne de marketing viral auréolée de buzz (du pur Details.ch), qui permettra de localiser, si elle fonctionne comme prévu, un grand nombre de modèles historiques. La marque fête donc ses 180 ans sans nostalgie aucune, avec un pied dans le futur, ce qui s’inscrit dans le respect des curiosités ancestrales qui caractérisaient cette famille de pionniers. On regarde les images, on sent que Simone Gaudard n’est très à l’aise face aux caméras mais… fière, fière d’appartenir à cette histoire. Elle a de la classe, c’est élégant et franchement… on aimerait bien avoir une BM récente ou qui traine, histoire de pouvoir participer à cette récolte. A vos posts, prêts…

deLaCour, première utilisation de l’astro-céramique en horlogerie.

Première horlogère. Développée à l’origine par la NASA pour empêcher les navettes de se désintégrer lors de leur entrée dans l’atmosphère, cette matière futuriste vient de trouver une application dans l’horlogerie. La marque deLaCour, déjà habituée à utiliser d’incroyables matériaux* dans sa production horlogère, dévoilera durant la semaine du 18 au 22 janvier 2010 (période des salons de haute-horlogerie à Genève), un modèle de la série Bichrono SII entièrement recouvert d’astro-céramique. Une matière garantie 3000 ans dont elle signe l’exclusivité pour son utilisation dans le champ horloger. Les propriétés de l’astro-céramique laissent pantois: inrayable, anti-allergène, auto lubrifiante, anti bactérienne (selon des tests poussés de laboratoire). De plus, ce revêtement ultra résistant, qui peut s’apposer sur toute autre matière, empêche la poussière de s’y nicher et se prête particulièrement aux mini surfaces d’un garde-temps… et pourquoi pas, aux minuscules pièces d’un mouvement horloger. Sur le plan esthétique, la surface ainsi traitée s’enrichit de reflets arc-en-ciel dont chaque empreinte demeure unique. Aucune image du résultat n’est encore visible.

*La marque co-fondée par le designer urbain Pierre Koukjian s’aventure régulièrement sur le terreau des matériaux extravagants: Graphite, Iridium, Airain issu d’une véritable cloche de cathédrale, feuilles de havane pétrifiées sur un cadran, asphalte aspergeant un cadran.

Décentrées, ces montres qui suivent votre regard.

28 octobre 2009. Vacheron Constantin reçoit le prix Montre de l’Année, imaginé il y a plus de 15 ans par les deux co-fondateurs du magazine Montres Passion. Le modèle récompensé Historiques American 1921, affiche une asymétrie facilitant la lecture de l’heure et empruntée à l’histoire de la marque. Effet design séduisant. Un client américain, durant les années folles, aurait exprimé le voeu de voir l’heure d’une manière plus logique, c’est à dire dans l’axe du regard. Ainsi, le 12 du cadran et le poussoir avaient été décalés à 13h00. Une sorte d’anticonformisme osé, un décentrage conférant à ce modèle, même dans sa version 2009, une attractivité vintage. Apparemment, ce client américain n’aurait pas sévi uniquement chez Vacheron Constantin, puisque sur eBay, un modèle Cyma, dont l’estimation de datation pourrait bien remonter à la même époque (années 20) affiche un design similaire. Y avait-il déjà à cette époque des dépôts de modèles? Si oui, à qui revient l’antériorité? Va falloir creuser un peu… Et si ce design n’était finalement qu’une manière de recycler une montre de poche en montre bracelet? Appel à historiens, svp…

David Van Heim, nouvelle marque! Dual Chronograph

Appelées à susciter les mouvements de foule, façon petits pains de Noël où ruée sur les ventes soldiques, ces montres ultra-accessibles -leur prix vous en bouche un coin, sortent tout droit d’un moule encore chaud. Comme ce Dual Chronograph dont le brun profond, parcimonieusement mêlé à quelque substance lactée, relie aux envies de sucre et d’amer. David Van Heim, c’est une nouvelle marque qui risque de s’immiscer dans les rayons de fête ou d’après-fête, du côté des trucs abordables et typés design. Une marque qui se rit du marasme ambiant et vient d’inventer une nouvelle manière de couvrir d’un coup l’ensemble du marché suisse. Le bloghorloger vous en dira plus bientôt. En attendant, vous invite à écouter la musique aérienne du groupe Dawta Jena & Urban Lions qui transcende le fond sonore d’un site internet ma foi fort dynamique.

Cartier fait son buzz…

S’il semble certains que toutes les marques sont dans les starting blogs d’avant la grand-messe de janvier 2010, certaines enseignes horlogères tentent d’avoir une longueur d’avance sur leurs concurrentes -y compris au sein du groupe Richemont où la surveillance des autres est de mise. Ainsi, Cartier Manufacture La Chaux-de-Fonds conviait une série de journalistes en avant-première, avec signature de contrat de confidentialité et tout et tout. Faire savoir qu’on a quelque chose à dire, c’est bien, faire savoir que vous savez mais que vous n’avez rien le droit de dire jusqu’à la levée de l’embargo, c’est encore mieux. Encore faudra-t-il se souvenir le moment venu, que vous saviez et que vous étiez donc privilégiés. Sur YouTube donc, un teasing Cartier commence à plutôt bien fonctionner. Quand Cartier se risque enfin à ce genre de méthodes, il y met les moyens. Autre bourdonnement du net, la Concept Watch ID.One en Niobium-Titanium, qui se passerait de tout moyen de réglage habituellement inhérent aux montres mécaniques… Les deux sont-elles liées?

Chronométrie 2009, Jaeger LeCoultre double-gagnante!

« And the winner is… » Jaeger LeCoultre Master Tourbillon (Calibre 978, 30 mm de diamètre, 28′000 alternances par heure), avec 909 points! Deuxième place… également Jaeger LeCoultre avec sa Reverso Gyrotourbillon (Calibre 174), selon l’aveu d’un responsable de la Manufacture! Au terme d’un sacré périple, enduré depuis l’annonce officielle du concours lors de la journée d’études de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, à Polyexpo La Chaux-de-Fonds, en septembre 2008, c’est finalement Jaeger LeCoultre qui remporte, avec deux modèles, la palme la plus prestigieuse de l’horlogerie de précision sur 13 candidats au Graal suprême représentant 16 modèles. Jusqu’à l’arrivée du quartz, les célèbres concours de Chronométrie, qui avaient le mérite de mettre en exergue le métier de régleur, avaient cessé. Jusqu’à cette relance, si porteuse de promesse -malgré un nombre trop insuffisant de candidats, orchestrée sous l’égide du Musée d’Horlogerie du Locle (Château des Monts) dans le cadre de son 50ème anniversaire. Le jury,  présidé par M. Michel Mayor, astrophysicien, de l’Observatoire de Genève, s’est réuni le 16 octobre 2009 comme prévu depuis de nombreux mois. En son sein, Laurent-Guy Bernier, de METAS -Office Fédéral de Métrologie, Commissaire technique ainsi que  Jonathan Betts du Musée Maritime National de Greenwich, Girolamo Ramunni, Professeur pour l’histoire des sciences et de la technologie au Centre National des Arts et Métiers à Paris, Philippe Bloechlinger, Directeur général de Witschi Electronic AG à Büren a/Aare, Raymond Besson, Professeur à l’Université de Besançon, spécialiste des horloges atomiques de très haute précision, et enfin Anne-Marie Jacot-Oesch, avocate et notaire au Locle. C’est cette dernière qui a accompagné les pièces durant leurs voyages d’un institut à l’autre afin de garantir que toutes les conditions de confidentialité et de surveillance des pièces soient respectées. Pour les indépendants, la palme revient à René Addor pour son Calibre Papillon, réserve de marche de 11 jours, réhabilitant lui aussi le 28′000 alternances par heure au sein d’un format raisonnable de 37,20 mm de diamètre. 795 points, un exploit!

Swarovski, les montres 2010.

2009, année de l’arrivée du cristalier en terres horlogères, avec la grosse artillerie. Des prix qui favorisent l’accessibilité et 4 lignes comprenant 45 modèles! S’y ajoutent pour 2010 16 nouveautés et une édition limitée. Non seulement la maison renforce ses lignes « Octea » -qui deviendra plus sport et orange, « Piazza », « Elis » et « D:Light » mais elle lance « Dresstime« , un nouveau modèle déclinable en trois versions. 12 cristaux facettés couleur Jet Hermatite… Le cygne a encore frappé.

Marabella de Consul, existe en Champagne.

Beau et viril, ce chronographe Marabella, hélas habité par un mouvement quartz, affiche ses trois cadrans dont à 6 heures, celui dédié à la petite seconde sautante. Etanche à 100m, date à 4 heures, glace saphir. Bracelet à boucle déployante, en cuir. Existe également en cadran champagne, idéal en cette avant-fête. Rescapée de la crise des années 70, la marque Consul est retournée en 1998 à Neuchâtel, canton de son origine. Et dire que cette plus que centenaire était une manufacture, liée par mariage avec la marque Girard Perregaux, et détentrice pour la première fois en 1951 de son premier certificat de chronomètre décerné par l’Observatoire de Neuchâtel. Sa marque soeur, Catamaran, a été créée en 1983. Voir le eShop de Consul.

Wanted, «La Captive» de Cyma…

En prévision de reconstituer ses trésors patrimoniaux, la marque Cyma lance une opération « retrouvailles » de montres anciennes. Puisque environ 30 à 40 millions de montres et réveils ont été vendus depuis la création de la marque en 1862, puisque certains modèles continuent d’être régulièrement vus dans les ventes aux enchères ou sur les sites du déjà-porté, on imagine qu’elle pourrait avoir un certain succès dans cette recherche, d’autant qu’elle offre en contre partie et si le modèle retrouvé correspond à une étape cruciale de son histoire, une montre de la collection actuelle. Toutefois, le modèle le plus recherché demeure « La Captive », cette montre sur laquelle Colette s’était fendue d’un poème hommage. Qui trouvera cette pièce rare ?

Vaucher tout en tambours… Chapter Two.

On savait que Vaucher Manufacture Fleurier était une société soeur de Parmigiani et une propriété de la Fondation Sandoz, qu’elle produisait donc les calibres de la marque fleurisane. Pas seulement, puisqu’elle a également comme clients Hermès -qui s’est même embarqué dans son capital, Richard Mille, Corum et… Les Maîtres du Temps. Pour cette nouvelle venue qui met en réseau des horlogers célèbres selon le concept novateur de Steven Holzman, l’entité neuchâteloise a carrément développé l’ensemble de la « Chapter Two ». On reconnait sa patte aux tambours évidés qui réinterprètent la lecture du quantième. Ils affichent leur parenté avec le modèle Bugatti lancé par Parmigiani. Ainsi la Manufacture s’est-elle spécialisée dans le créneau du tambour. Ces rouleaux en aluminium évidé font 7 mm de diamètres pour 24,6 de longueur. L’un à midi, l’autre à six heures, les inscriptions qu’ils véhiculent ont été gravées puis emplies de peintures et non peintes. Le défi était de taille car habituellement, les transmissions du quantième se font via des disques horizontaux et que là, c’est la verticalité qui a été choisie. Casse-tête pour les constructeurs, beauté pour les collectionneurs… Le calibre s’appelle SHC01 (des initiales de Steven Holzman) et est issu d’un calibre VMF 4300 équipé d’un module VMF 6930.

Breitling et son calibre B01.

Naissance d’un must-have qui rime avec l’histoire de la marque, Breitling présente par le menu son premier calibre maison, développé par l’antenne genevoise Breitling Technologies SA. Jacques Babathuler, qui a participé à son développement, sera en chaire à la journée d’Etude de la SSC. Son équipe est partie d’une feuille blanche, non pas d’un calibre existant. Dans le cahier des charges, plusieurs contraintes, celle du volume, qui ouvre la voie d’une fabrication à l’échelle industrielle, celle du 100% Chronomètre (puisque depuis 10 ans environ, chaque garde-temps Breitling est apte à passer les tests du COSC). La marque renforce ainsi son image de spécialiste du chronographe. Tout dans la conception de ce moteur a été fait pour que l’objet soit ouvert à des évolutions, qu’il satisfasse les exigences du SAV, et facilite les procédures d’assemblage et de réglage. Des solutions nouvelles ont été apportées, protégées par plusieurs brevets. Résultat? Un mouvement intelligent, 70 heures de réserve de marche, date, système évitant les défaut de réglage à minuit, roue à colonne. Efficace et loin des exotismes alentours. Il équipe déjà le modèle phare Chronomat et s’est offert sur iPhone une application plutôt didactico-sympa.

Machine à écrire le temps, Jaquet Droz aurait-il aimé?

Il n’y aura que 28 exemplaire de ce concentré de savoir-faire horloger, lancé par la marque Jaquet Droz en 2009. 1200 composants, acier inoxydable ou aluminium, 50 cames (dont 33 pour l’écriture du temps, 9 courroies, 84 roulements à billes et 3 ressorts. Le tout engoncé dans une cage alu et verre à cristaux liquides parcourus de technologie tactile. Remontage manuel (comme le prénom du boss, Manuel Emch), 8 jours de réserve de marche. 370 x 270 x 190 mm, soit une imposante contribution à l’indication de l’heure et à l’oeuvre du maitre, connu pour ses automates et son sens entrepreneurial.

Journe reçoit le Best of the Best 2009. Historique.

Le trophée Robb Report (The Global Luxury Source) a plutôt bonne allure. Et surtout bon goût. Car il est décerné en 2009 à François Paul Journe pour son extraplate Répétion Minutes, fleuron de sa collection « Souveraine ». Seulement 4 milimètres d’épaisseur, et le savoir faire de l’invenit et fecit, une fois de plus assorti de deux dépots de brevets. N’allez pas vous imaginer que vous pourrez acquérir cette montre en or blanc, car ce serait une inepsie aux yeur du puriste. En effet, l’acier demeure la meilleure matière en ce qui concerne l’optimisation du rendu sonore. Ce concentré de prouesses place les gongs au raz du cadran, libérant ainsi l’espace dévolu aux mécanismes compliqués. Ainsi, l’extra-plat n’est possible que via les trésors d’une inventivité qui place Journe au rang du dernier génie du 20ème siècle, le premier du nouveau millénaire.

El primero, un zeste d’histoire.

En espéranto, « le premier » se dit ‘el primero’. Dans l’histoire du chronographe, ce mouvement automatique intégré à haute fréquence, 36′000 alternances par heure, repose sur une roue à colonne mue par un rotor central. Baptisé à ses débuts calibre 3019 PHC, il est le fruit d’une alliance de compétences qui, hélas, semble ne plus être citée nulle part. En effet, on doit sa naissance à Zénith, bien sûr, mais avec l’aide de Movado et de Martel Watch (qui fabriquait les fameux calibres Universal et avait été rachetée par Zénith en 1960). Signe distinctif, le guichet date se trouve à 4h30 sur les modèles Zénith et à midi sur les modèles Movado de l’époque.

Aerowatch enrichit sa Renaissance.

Habitée par un calibre 16,5 lignes Unitas 6498-1 à remontage manuel (18′000 alternances, petite seconde à 6 heures), le modèle « Grande Mécanique » vient fleurir la collection Renaissance de cette marque familiale presque trop discrète. Inspirée d’une montre gousset des années 60, son verre saphyr bombé ainsi que sa sobriété classique complète l’attractivité d’un mouvement guilloché main, arborant ses vis bleuies et son fond transparent.  D’un format de 45 mm de diamètre, elle se destine aux connaisseurs et aux adeptes du différent accessible.

Un vélo, pour ne pas rouler…

Au sortir d’un de ces shows monologues dont il a le secret, Jean-Claude Biver dévoile in house la dernière line extension de la ligne All Black. Un vélo fusion conçu par l’incroyable manufacture cycliste, BMC (Swiss Cycling Technology), à Granges (environs de Bienne, Suisse). Véritable objet culte, tiré à 30 exemplaires et vendus via le réseau de la marque horlogère, cette merveille technologique commentée par Andy Rihs, le fondateur de Phonak, un barbu gouailleur devenu presque atypiquement figure vénérée  de l’entrepreneurship mondial, mérite de ne jamais rouler. Juste d’être acquis pour sa beauté. Bon au cas où le molet vous démangerait, vous pourriez vous targuer d’être assis, que vous soyiez cycliste du dimanche ou sportif confirmé, sur la même technologie que celle qui sied aux champions. Sans pour autant vous abandonner, côté performances, au surnaturel d’une aide paramédicale… La liberté quoi! Prochaines déclinaisons All Black: du golf, des cuisines, un couteau de cuisine et… A sa prochaine désalpe, le CEO Hublot ajoutera une petite virée vélocipédique à Monaco, histoire de filer le train aux plus grandes figures de la pédale. L’important, c’est de participer.

L’Acron se complique et se féminise, Versace.

Versace joue la carte de l’agrandissement de sa collection Acron. Un modèle rétrograde, doté d’un calibre Technotime TT738.04, ainsi qu’une version féminine. Côté complications, l’enseigne construite à partir d’un condensé d’italiques inspirations design et de savoir-faire horloger suisse, s’était déjà illustrée par son Tourbillon ou sa Grande Date, notamment portée par l’acteur Patrick Dempsey (Grey’s Anatomy) lors de la promo de son film Made of Honor.

Bad Boy monopoussoir, Maranello V8 s’éveille.

Née d’une fusion passionnelle entre mythe automobile et horlogerie fine, la marque Maranello V8 s’installe dans la conscience collective horlogère suisse et propulse sur la ligne d’arrivée et de livraisons quelques nouveautés présentées lors de son BaselWorld 2009. V8 Diver, V8 Day Date et… V8 Bad Boy Monopoussoir, sa pièce maitresse. Habité par MAR85, un calibre ‘maison’ (on aimerait bien connaitre le motoriste), ce mauvais garçon roule les mécaniques à remontage manuel et, de sa roue à colonne, peut vivre sur ses réserves de 46 heures. Ses fonctions chronographes se laisse diriger par les pulsions d’un monopoussoir à tout faire. Affichant sans complexe sa virile taille de 45 mm, il s’habille en PVD de fibres de carbone sur bracelet acier noirci, tout en soignant son finisage noir perlé saupoudré de vis bleuies. Black is so beautiful. Et ce n’est pas Awa Sow Mazzochi, Présidente de la marque, qui me contredira.

Ploprof d’Omega, remontée à la surface

Renouer avec un modèle Seamaster mythique, lancé dans les années 70 et destiné à supporter les pressions extrêmes auxquelles les plongeurs professionnels (dont elle tire son nom), étaient soumis. A savoir une étanchéité à 600 mètres. Ploprof remonte à la surface, en version 1200 mètres, assortie d’un bracelet « Sharkproof » ou de caoutchouc noir ou orange, habitée d’un mouvement Co-Axial. Son design post vintage, avec son poussoir de sécurité à anneau en alu anodisé orange, positionné à 2h, avec une lunette tournante dans les deux sens, pratique pour les manipulations soumarines, n’enlève rien aux performances techniques: nouveau fermoir de sécurité, 18 positions offertes, et toujours, cette couronne vissée et protégée, située à 9 heures.

Montre verte et capteuse d’ozone? Ça existe.

La manifestation « Futurs en Seine », au lendemain de la percée écolo aux Européennes, accouche d’une invention aux relents d’opportunisme. Partant de l’idée que les capteurs officiels de la qualité de l’air sont en sous-nombre et qu’ils représentent des dépenses énormes en installation ou entretien, une série de quinze protos arrive sur le marché des inventions, en attente de financements, de production et de commercialisation. Une montre verte capable de transformer celui qui la porte en mouchard à particules ou à décibels. Et donc de compléter, via des cartes mises régulièrement à jour, la configuration de la pollution atmosphérique ou sonore. L’objet indique en effet le taux de décibels et le degré d’ozone, des données simples qui complètent la complexité de celles fournies par des capteurs officiels en nombre insuffisant (l’agglomération parisienne n’en compterait qu’une dizaine).  Une connexion est prévue (via téléphone portable ou fixe) et l’appareil déverse ses analyses en temps réel. La trouvaille dispose de deux marchés. Le public, de plus en plus responsable et proactif en matière de prise de conscience environnementale, ainsi que les collectivités locales, des villes qui pourraient vouloir disposer de moyens supplémentaire dans l’élaboration de leurs cartes de pollutions. Se pose alors la question de l’anonymat des données transmises…

Eto’o Samuel, le footballeur, se complique la vie.

Samuel Eto’o s’octroie un beau détournement d’images à BaselWorld 2009, éclipsant les autres vedettes invitées telles l’égérie de Bertolucci, la miss France Chloe Mortaud. Le footballeur star mondiale débarque sans complexe sur le terrain de la haute horlogerie manufacturière, avec ses garde-temps virils, particulièrement imposants et dotés d’un mécanisme tourbillon. De quelle provenance? S’y assortissent quelques bijoux d’une ligne fort indentitaire. On savait le Camerounais le plus célèbre sujet aux accès d’une fièvre horlogère jusque-là assouvie par l’offre d’autres marques qui, face à cette éclipse de bons procédés, doivent plutôt faire grise mine. Au nombre d’entre elles, la genevoise deLaCour, devenue mascotte de l’idole. Son fondateur, le designer madrilène Pierre Koukjian et le CEO certainement le plus urbain de l’horlogerie, lui en avait même dessinée une, spécialement aux couleurs de sa terre d’origine pour répondre à ses élans d’acheteur compulsif.

Gérald Genta, la fuite, le Magsonic et l’Arena Meta Sonic…

Oups… ! Une fuite informe le bloghorloger de la présentation à Baselworld par Gérald Genta d’une nouveauté de la collection «Arena», la «Meta Sonic Arena». La marque voulait strictement réserver l’info à ses bons clients, comme un privilège d’initiés. C’était sans compter sur notre esprit chineur titillé par quelque complicité: d’une valeur avoisinant le million de CHF, cette Grande Sonnerie serait faite en une matière révolutionnaire, idéale pour l’amplification du son. En fouinant un peu, on a trouvé le nom de ce matériau, une marque déposée (Trade Mark M987961) en Grande-Bretagne (est-ce pour brouiller les pistes?) par Inteltech SA (Neuchâtel). Nul doute, le proprio du brevet est Daniel Roth et Gérald Genta Haute Horlogerie SA à Meyrin. Il s’agit du (ou de la) Magsonic. Et puisque le tout a été publié dans le ‘Electronic Trade Mark Journal‘ du 6 février 2009, on va dire que c’est officiel et qu’on peut balancer l’info. Entre nous, on préfère nettement «Magsonic» à «Géraldium» ou à «Gentanimum»…

DelaCour joue avec l’asphalte. Le goudron s’invite…

Côté matières inédites, DeLaCour persiste dans des explorations à froisser un Jean-Claude ou à exaspérer un Fawaz. Présentée en primeur au Grand Prix F1 de Singapour, la dernière Bichrono, la S3 (série limitée) s’offre un cadran aussi âpre que l’asphalte, dont une pulvérisation renforce l’effet « vitesse ». C’est la première fois qu’une montre affiche la même texture que les circuits automobiles dont elle se veut la manifestation. Coquetteries supplémentaires, ses chiffres fluorescents évoquent un tableau de bord par temps sombre, son anneau, un drapeau à damiers. Après les feuilles de Havane, l’acier des cloches de Saint-Gall et quelques autres inéditions de matières conjuguées (fusionnées oserions-nous presque dire), au tour du goudron de s’inviter dans l’habitacle de ces garde-temps innovants.

Concord C1 QuantumGravity, lever de voile…

Les images ont inondé la toile et les boîtes mail des connaisseurs et aficionados en horlogerie. Un teasing réussi, destiné à susciter l’envie d’en savoir plus sur cette incroyable machine temporelle concoctée par Concord dans le plus grand secret. Un secret de moins en moins gardé, puisqu’enfin, apparaissent les images de ce qui risque d’être un hit à BaselWorld. En tous les cas un excellent moyen de faire couler l’encre médiatique, ou d’autres liquides, à en juger par les révélations que le making of de cette opération laissent entrevoir. Ruez-vous sur le site adhoc, vous en saurez plus.

Exclusif, ceintures noires only… Black Belt Watches

Nouvelle marque conceptuellement étonnante. Pour posséder une Black Belt Watch, il faut pouvoir montrer patte blanche: disposer du titre de « ceinture noire », quel que soit l’art martial pratiqué. Sous réserve que le certificat officiel l’attestant soit délivré par une instance fédérative officielle… et reconnue. Cette montre suisse haut de gamme célèbre les 7 vertus du Bushido et le courage de tous ces adeptes incarnant à haut niveau les valeurs des samouraïs. Initiatiquement liée à la pratique d’un art martial ancestral, la nouvelle venue s’offre un business model novateur. Pas de détaillants ni dépositaires. Juste la possibilité, via les différentes fédérations, de la commander, de la recevoir. Attention, si votre voisin arbore ce garde temps au boîtier traité DLC (diamond like carbon), un revêtement ultra résistant, ainsi qu’au bracelet tissé inspiré des Kimonos, n’allez pas faire du grain à sa bergère. Derrière cette aventure, un homme, adepte il va de soi d’arts semblables, ne désirant pas encore apparaître. Qui se cache donc derrière Luxury Artpieces, la société dépositrice du modèle ?

Qui est Gene Cernan ? Omega en quarantième.

Il est à ce jour le dernier humain et le onzième à avoir marché sur la lune. Certes Harrison Schmidt fut le dernier à poser le pied sur l’astre selène, mais il est remonté dans le LEM avant Cernan (né en 1934) qui était le Commandant de la mission Apollo 17 en décembre 1972. Il en ramené intacte une Omega Moon Watch. Lire sa bio sur le site de la Nasa. Omega s’apprête à célébrer le quarantième anniversaire du premier homme sur la lune par la reédition d’une série de Moonwatches comportant une mini-médaille Appolo sur le cadran, et une plus grande dans son écrin. Deux médailles exécutées par Huguenin Médailleurs au Locle, célébrant le 20 juillet 1969 le premier alunissage d’une mission spatiale habitée. Le cadran comporte l’inscription en rouge de « 02:56 GMT », l’heure universelle (UTC – Temps Universel Coordonnée), à laquelle Appolo 11 s’est posée.

Pocket Watch Omega 1932

Son coeur bat au rythme d’un calibre OMEGA de 24’’’ (53,7mm), le 3889A, 36’000 alternances/h, assemblé à partir de composants restaurés. Chronographe à rattrapante intégré et contrôlé par une double roue à colonnes, ses platines et ponts, à l’époque dorés, ont été reconditionnés, rhodiés et mis en valeur par un grenage circulaire, décorés côtes de Genève. Ses composants acier sont satinés, ses deux roues à colonnes en acier bleui. Son boîtier artisanal or 18 cts jaune, gris ou rose, abrite un cadran de 57 mm en émail blanc, délicieusement traité à l’ancienne. Deux compteurs rapportés, rehaussés d’une minuterie «chemin de fer» en émail noir: celui des 30 minutes (situé à 12h) et celui de la petite seconde continue à 6h. Chiffres arabes en émail noir et échelle 5-60 minutes tranchent avec le rouge émail des écritures corporate (symbol et nom OMEGA), fidèles aux modèles utilisés lors des Jeux Olympiques de 1932. Les aiguilles des minutes (à 12 heures) et des secondes du chronographe sont bleues. Inévitablement, le fond du boîtier, frappé des cinq anneaux et du titre, des mentions « Limited Edition » et  « Official Timekeeper of The Olympic Games », se laisse ouvrir pour permettre l’accès visuel au mouvement, tout de même protégé par une glace saphir. 300 pièces numérotées, même si les mouvements retrouvés auraient permis une production d’environ du double.

Paul Picot s’entiche de l’ardoise.

Non pas que la marque aux mains de la famille Boiocchi (père et fils) se décide à retourner à l’école. Mais c’est de l’ardoise, aux couches vieilles de 300 millions d’années, qui compose le cadran de son dernier chronographe, le « Paul Picot Technograph Wild Ardoise », dont la production ne dépassera pas les 200 exemplaires et le prix de vente public les CHF 8′900.00. A l’heure où d’aucuns s’approprient toute nouvelle matière dans l’horlogerie (ce n’est que de la communication), il convient de souligner l’arrivée de ce matériau, pour la première fois dans l’horlogerie haut de gamme.

Assioma de Bvlgari, réserve de marche.

Emblématique du savoir-faire horloger de Bvlgari, la collection Assioma se dote d’une réserve de marche de 72 heures, à effets satné soleil, en pleine cohérence avec les codes de la marque. Ors rose ou blanc, cette virile rectangle bombe le torse (48 mm de diamètre), jouant du carré et du cercle. Sortie de la fabrique « Prestige d’Or », également propriété du groupe, elle est habitée par un mouvement mécanique ultraplat (2,8 mm), le calibre BVL 131 à remontage manuel et son double barillet, aux motifs perlés de décorations « Côtes de Genève ». Etanche à 30 mètres.

Harley-Davidson Timepieces by Bulova

C’est plutôt cool d’avoir un pied bien ancré aux Etats-Unis. Ça permet quelques synergies d’ordre mythique. Ainsi, la Bulova Corporation en collaboration avec la Harley-Davidson Motor Company, balance sur le marché et sous licence une carrée chronographe de 45 mm de diamètre, (c’est tellement tendance et viril), sur bracelet cuir et lunette ronde entourée de contrastes pollissés mats et brillants. Le mouvement hélas est japonnais, un citizen JS00. Quant à la communication, elle part de Suisse. Aventuriers et assoiffés de grands espaces, ne pas s’abstenir!

Golay Spierer et Angelo: machine à remonter le temps.

Jeune architecte suisse, Angelo Lo Giudice remporte le concours international Golay Spierer avec son projet d’une montre à remonter le temps. En résulte une complication unique, développée à partir d’un mouvement Soprod A10, destinée à faire fonctionner à l’envers un garde-temps mécanique plutôt étonnant: la lecture de l’heure est inversée, le calibre suspendu est monté à l’envers, son remontoir est traversant et il dispose d’un embrayage de mise à l’heure. D’un diamètre de 42 mm, cerclé d’une lunette en titane brossé (comme la boîte) sur laquelle fleurissent 12 vis apparentes, cette décalée se plait à exiber un cercle interne noir mat parsemé de rouges index et de chiffres blancs, parcouru par des aiguilles mystérieuses en or blanc saupoudré de superluminova. La bizarrerie se présente à la presse le 27 novembre dans le nouvel atelier de la marque. Christophe Golay, fondateur de la marque, commentera personnellement l’assemblage des parties les plus sensibles de cette « Montre Automatique Mystérieuse Renversée ».

Moon Dust DNA, la deuxième légende de Romain Jerome…

Genève 12 décembre 2008. Désormais, il ne sera plus possible de promettre à une belle de lui décrocher la lune. Car elle risque alors de vous obliger à acquérir une « Moon Dust DNA », la dernière légende de la marque Romain Jerome, dévoilée ce jour à Genève, au Grand Hôtel Kempinski, face à la presse et aux invités triés. Poursuivant sa saga qui consiste à s’approprier puis à les décliner en versions terriennes, des légendes qui habitent à jamais notre inconscient collectif, Yvan Arpa choisit d’être dans la lune. Sa dernière-née réalise l’exploit d’offrir aux passionnés du luxe décalé, la possibilité d’acquérir l’innacessible: la matière de son cadran est un mix de poussières de pierres lunaires, de fragments d’Apollo XI, de Soyous et d’ISS. Intégrées aux garde-temps, ces poussières témoignent de l’une des plus grandes conquêtes récentes, objet de tant d’affrontements US-URSS. Désormais appaisées en ce concentré lunaire, porté par un bracelet composé des fibres de carbone provenant des habillements de la mission ISS, les rumeurs les plus folles quant à la nature de cette deuxième légende peuvent enfin arrêter de circuler. Souvenez vous, de l’avion de Steve Fosset à la culotte de Madonna, jusqu’aux résidus des semelles de feu l’athlète éthiopien Abebe Bikila, connu pour son surnom de « coureur aux pieds nus ». Cherchez l’erreur.

Levantis Speed Demon Chronograph Daniel Mink

Semi classique et semi sportive, ce chronographe automatique habité par un 7750 de Valjoux, aguiche par ses saveurs chocolatées et vanillées. Une boîte de 41mm (c’est pas trop grand), renferme les trois fameux compteurs disposé, façon tableau de bord automobile. Fidèle à son style si reconnaissable, Daniel Mink conjugue cette masculine au temps de l’argenté et du noir.

Tondagraph de Parmigiani, l’avant SIHH 2009. Premier tourbillon.

Dans la course au lancement de nouveaux modèles et puisque fêtes de fin d’année se confondent avec actualités des salons (le SIHH a lieu pour la première fois fin janvier 2009), Parmigiani Fleurier participe à accélérer les vertiges du temps. Habité par un calibre PF 354, ce tourbillon (le premier de la marque fleurisanne) conforte la place de position de la manufacture dans les sphères exclusives de la haute horlogerie. Sa forme ronde a été redessinnée, selon les codes de la marques, pour offrir ampleurs et ouvertures optimales. 15 exemplaires seulement, en or blanc, avec numérotation individuelle sur le fond.

Hublot sur les planches… Ski fusion.

Tandis que d’aucuns se lancent dans la téléphonie haut-de-gamme, Hublot s’aventure sur les terrains de la glisse, versants pistes neigeuses. Line extension? Associée fusionellement à Zai-Ski, la marque customise des skis haute-définition, d’une valeur de CHF 8′000.00 la paire, assortie à la plus black de ses Big Bang. Une ode à la fusion des matières qui, en terme de poids et de performance, rime avec le summum de la fluidité. Inutile de préciser, que sur fond de blancheur immaculée, ces planches sombres et profilées en jettent un max.

La squelette Femme « Open Heart » de Daniel Mink

Daniel Mink Swiss Time Pieces tente de calquer sa démarche sur ce que désirent les femmes. Mystère et beautés secrètes sont donc au programme. Senteurs rétro et cadran émeraude émanent de cette mécanique (mouvement ETA) qui, nonchalemment, laisse découvrir un morceau de son coeur. Les chiffre arabes, très customisés DM, sont entourés  par une lunette qui comptabilise 55 émeraudes triées, totalisant 1,122 carats. Boîte acier, saphir et crystal, bracelet alligator blanc à boucle déployante. Au fait, une version « bordeaux » existe aussi, avec son cadran lavande et ses rubis.

Zidane Zinedine et l’Ingénieur d’IWC.

Tandis qu’on découvre ici et là les vertus des sports populeux, tel le foot, la marque IWC s’approprie l’image de leur plus célèbre représentant, l’enfant de Marseille trois fois élu meilleur footballeur du monde et une fois meilleur sportif mondial. Par son implication au coeur de la «Laureus Sport for Good Foundation» (récompensant le fair-play), IWC s’est offert la possibilité de tisser avec ce sportif si engagé -il est ambassadeur du PNUD contre la pauvreté, des liens particuliers qui débouchent sur la personnalisation, à 1000 exemplaires pour le monde entier, de son modèle « Ingenieur Automatic ». Doté du calibre 80111 à remontage Pellaton ultra efficace, cette robuste est étanche à 12 atmosphères et s’habille, c’était presque une obligation, des couleurs tricolores. Son index 10, rouge scintillant, se distingue des autres en métal brillant, puisqu’il s’agissait du numéro de maillot de la star mondiale. Au Palais de Chaillot, lors de la présentation le 16 juin 2008, le tout-Paris et Georges Kern, CEO d’IWC, rougissaient d’aise.

Ladylike d’IWC, la féminine de Da Vinci

Le boîtier tonneau de la Da Vinci Automatic, suite à une opération de charme de la manufacture schaffousoise, se termine en une délicate particulièrement seyante, avec ses nouveaux coloris et son feu d’artifice de brillants pétillants, aux poignets féminins déjà sous le charme. On passe de l’orange (bracelet croco d’une référence au cadran rhodié, montée sur boîte or rose), à la couleur tabac sur laquelle s’ébrouent les aiguille. Il y a aussi les teintes de l’acier fin, classicismement rehaussé d’index or rose, qui se portent avec du croco bleu. Luxe, quand tu nous tiens, tu peux même nous amener à quelque folie d’empierrages aux reflets variés.

Dior Chiffre rouge 103.

Dotée d’un « Irréductible », un calibre issu de la manufacture Zenith spécialement pour Dior Homme, la « Chiffre Rouge 103″ est un chronographe chronomètre automatique d’une complexité extrême, dotée d’une réserve de marche de 50 heures, certifiée COSC, capable de mesurer le temps au dixième, grâce à son alternance d’oscillation se situant à 36′000 alternance par heure. D’allure asymétrique, les volumes ‘galet’ et sa lunette dentelée entre 9h et 12h, transforment cette fonctionnelle en véritable objet fluide au design fortement identifiable. Série numérotée de 1 à 15.

Franc Vila et ses 1003 diamants…

Adepte de la forme unique, une fois trouvée, mille fois déclinée, la marque lance son Tourbillon Planétaire 5 jours de réserve de marche en version pavée de 1003 diamants. De la joaillerie sertie sur or blanc, illuminée par un bracelet noir et un cadran en fibres de carbone guillochées, cette précieuse n’existe qu’en 8 pièces.

La Chrono Classic XLS MT de Victorinox Swiss Army

Le MT, c’est pour MultiTask. Cette quartzienne s’apparente à la ligne Chrono Classic dont elle dope le multifonctionnalisme: deux écrant LCD affichent une grande variétés de fonctions, comme un chronographe au 100ème de secoonde, un compte à rebours, une alarme, un second fuseau horaire ainsi qu’un calendrier perpétuel en français, anglais, allemand ou espagnol. Le tout accessible à partir d’une seule couronne. Etanche à 100 mètres, j’aime particulièrement sa déclinaison black Ice, avec cadran, boîtier et bracelet traités au PVD.

Victorinox Swiss Army sur le pont d’envol

Et hop, un modèle de plus dédié à l’aviation. Rattaché à la Collection « AirBoss » (à ne pas confondre avec Airbus), lancée en 2003, la « Mach 6 Power Gauge » et sa réserve de marche, prend son envol et célèbre les 5 ans de la ligne. La jauge permet de visualiser la réserve de marche disponible via un quatrième compteur (nous tournons avec un calibre Valjoux 7750) qui s’ajoute, en terme complicationnels, aux fonctions du chronographe. Cette aviatrice en série limitée de 333 exemplaires, affiche des rondeurs de diamètre de 45 mm, c’est la tendance, ainsi qu’un fond gravé à l’emblême de Swiss Air Force. Ah, ces montres militaires ont jours la côte, surtout lorsqu’elle s’approprie et l’image de la Suisse et celle de son armée. Ecrin spécial Collector.

Aerowatch revisite son Aeroplan collection.

La ligne Aeroplan Sport, présentée il y a deux ans, s’enrichit d’une nouvelle réalisation plus sportive et racée, d’aciers noirci et satiné mêlés, dotée d’une lunette et d’une couronne recouverts de PVD tranchant avec le gris du reste du boîtier. Un médaillon gravé s’affiche sur le fond vissé. Avec son cadran en fibres de carbone, ayant fait l’économie d’un compteur de seconde à 9heures inhérent pourtant au mouvement valjoux 7750 qui l’habite, ce chronographe automatique indique la date à 3heures.

La montre officielle du Dakar

Décidément, ça roule du côté de Wyler Genève. Chronométreur officiel du Dakar 2009, qui soit dit en passant se déroulera, à partir d’un départ à Buenos Aires, le 3 janvier 2009, en Amérique latine! L’occasion de sortir un modèle Dakar, à 182 exemplaires. Car c’était le nombre des participants à la célèbre course, lors de sa première édition il y a 30 ans. L’accord porte sur trois ans et prévoit la création d’un prix environnement. D’accord, c’est la tendance, mais faut-il vraiment parler d’environnement lorsqu’on organise une course automobile, basée sur la complexité, la difficulté et la rudesse? Ne pourrions-nous pas nous en passer, purement et simplement? Il faudrait poser la question à Stéphane Peterhansel, neuf fois vainqueur de l’épreuve, également ambassadeur de Wyler Genève.

Saint-Valentin avant Noël. Wyler ose.

Comment montrer ses sentiments au fil de 52 mm et grâce à d’une couleur rouge à entretenir les flammes de la passion. A fin octobre, histoire de prendre tout le monde de court et de gérer au mieux ses délais de fabrication (j’imagine), la marque nous sert son modèle de la Saint-Valentin. Edition limitée à 3999 exemplaires.

Sir Elton vire au chrono, Moscou lui sert de théâtre.

Lancé le 7 décembre 2008 à Moscou, par un concert privé d’Elton John. C’est un chronographe destiné à générer des fonds pour la fondation du Sir chanteur, contre le Sida. Sa signature figure au dos et, comme sur toutes les pièces de cette bling-bling collection, il s’égare vers des déclinaisons faisant la part belle aux pierres précieuses, assorties aux explorations roses, jaunes, noires ou chocolatées, de leur couleur générale. Du rouge ou du bleu, du vert même, pourraient bien souligner, côté bracelets, l’évanescence de ces modèles. Ça reste très prisé, autant qu’une édition limitée. C’est designé, en tous les cas le communiqué de presse l’affirme, par Caroline Gruosi-Scheufele.

Linde Werdelin, test sans frais ni obligation

Moyennant juste un dépôt via carte de crédit de 1000 livres sterling, histoire d’éviter que vous ne disparaissiez dans la nature avec les produits, vous pouvez durant 5 jours tester un set Linde Werdelin composé d’un garde-temps et de l’instrument de mesure qui s’y rapporte. Ils ont raison d’innover dans cette voie du testing personnalisé. A force de voir les produits sur papier glacé, à force d’en lire ou d’en écrire les descriptifs, qui peut se targuer de les avoir au moins une fois touchés ou portés? La marque prend donc le risque de plaire. Accessoirement, elle délivre un beau message: les produits fonctionnent et… existent, ils ne craignent pas d’être essayés. C’est peu dire dans un monde qui met si souvent la charrue avant les boeufs, à savoir qui vend, via images 3D et photos-réalités reprises par les canards spécialisés, des garde-temps qui n’en sont encore qu’à la phase conception et qui… pour n’avoir pas encore été testés, ne garantissent pas qu’ils marcheront un jour! Bravo, just try it !

Le Père Noël est sous contrat. Icelink vient de le signer

Voici un sponsoring qui a du coûter un max à la marque horlogère Icelink, alias « Los Angeles outide, swiss inside »! Un communiqué de presse l’annonce, daté du 7 novembre 2008. Andy Sogoyan, le fondateur de cette marque qui s’immisce sur le terrain de la haute horlogerie, vient de remporter une sacrée victoire sur la course aux bonnes idées d’avant les fêtes. Pour lancer sa ‘6Timezone Santa Snow’, il s’approprie l’innacessible image d’une vedette interplanétaire, Santa Claus himself qui s’avère être un ambassadeur hors pair. « Confier à l’homme, qui amène en moins de 24heures tant de bonheur à travers le monde, le soin de véhiculer notre image a été une décision qui semblait s’imposer tout naturellement. De plus il vient souvent en Californie après sa tournée pour se reposer au soleil et faire du surf. C’est l’année dernière à Venice Beach que nous avons fait connaissance », affirme sans complexe le Californien. Un sacré buzz, qui se poursuit sur internet, via YouTube. Contacté, le service de presse du Père Noël, n’a pas souhaité confirmer cette nouvelle.

Elisia Collection 2008 de Bvlgari

Présentée en 2007, la collection 2008 poursuit l’hommage de Bvlgari à la perfection des formes de l’ellipse tout en se déclinant en ligne de haute joaillerie: rehaussé par des pierres précieuses de couleur et de diamants, le motif elliptique, particulièrement ancré dans le style Bvlgari en raison de ses féminines formes, demeure le thème central. Billances extrêmes, géométries rares, Elisia séduit par ses associations surprenantes de gemmes et d’émaux, corail, turquoise, rubis, émeraudes, saphirs et nacre incrustée, et par une belle expression de sautoirs et colliers originaux. La pièce maîtresse est un collier rehaussé d’un diamant taille marquise de plus de 5 carats, ornant la triple ellipse du pendentif, fait d’une combinaison de diamants taille baguette et taille baguette calibrée. Résolument contenporaire.

Panerai, nouveauté 2009… Chrono en Titane

Première marque à communiquer, début novembre 2008, sur une de ses nouveautés présentées au SIHH 2009. Histoire de prendre de court tous ceux qui s’échinent à truffer l’actualité d’avant les fêtes d’opérations de séduction. Il s’agit du « Luminor Chrono Daylight 44mm Titanium », dernière descendante de la légendaire « Luminor », détentrice du plus grand concentré d’ADN de la marque, du haut de ses 60 d’âge et de son histoire intimement lié à la saga Officine Panerai des montres de plongée dévolues à quelque militaire mission de l’armée italienne. Particularité, son cadran est bleu, son calibre est un Panerai OP XII à remontage automatique de 13 lignes un quart, décorés des ponts à la masse oscillante. Et toujours ce fameux dispositif protège couronne, si caractéristique de la personnalité Panerai. Date à 4h30, petite secondes à 9h00, compteur des minutes à 3h00. Autour de la lunette, un poussoir correcteur de date se dresse à 10h00.

Montblanc, lancement pékinois en grande pompe.

Lancement réussi pour l’Asie de son « Star Nicolas Rieussec Chronographe monopoussoir ». Montblanc convie le 7 novembre 2008 à Pékin environ 4000 invités VIPs de Hong Kong, de Taiwan, de Corée, du New Zeeland, d’Australie, de Malaisie et bien sûr de Chine, sous le thème du voyage dans le temps, pour une célébration démesurément people. Le message du génie horloger Nicolas Rieussec, considéré comme le père en 1821 du tout premier chronographe, est passé, au travers d’efforts chorégraphiques servis en un mémorable opéra rock: plus de 100 artistes locaux, un premier rôle signé Mig Ayesha… De quoi réjouir et rendre fiers les ouvriers de la fabrique locloise.

Chromalight, la luminescence selon Rolex

Outre les innombrables performances améliorées de la Rolex Oyster Perpetual Sea-Dweller Deepsea, la célèbre montre professionnelle de plongée à grandes profondeurs relancée par Rolex, le Chromalight est une nouvelle matière luminescente, encapsulée, qui, sur des tons bleuâtres, repoussent les limites de la visibilité en environnement ténébreux. Ainsi, les mesures de luminescence réalisées selon la norme ISO 17514 sur la matière lumineuse, procurent 308% de performance supplémentaire après 180 minutes dans l’obscurité, par rapport à la matière utilisée dans les anciennes Sea-Dweller.

Pendule Richard Mille à Québec.

Issue de la volonté politique jurassienne de marquer le quadricentenaire de la première ville francophone d’Amérique du Nord, la Pendule Richard Mille double face a pris place, au sortir du sommet de la francophonie d’octobre 2008, dans le hall nouveau de la bibliothèque Gabrielle Roy. Son affichage intérieur de l’heure est tourné sur l’entrée, son affichage extérieur sur la place Jacques Cartier. Son concentré de complications, un quantième perpétuel, un double fuseau horaire –indiquant l’heure du Jura, des heures, minutes et secondes décentrées, son échappement à force constante ainsi que son remontoir d’égalité, est le témoin intemporel d’une suissitude horlogère véhiculée la signature franco-francophone Richard Mille.

Delance crée la « Pink Ribbon », pour le cancer du sein.

Delance crée la « Pink Ribbon », avec ses 28 saphirs roses, en hommage au cycle féminin. 28, c’est 4 temps cycliques et 7 quatre temps évolutifs. « C’est la spirale de l’évolution se déroulant parmi les cycles perpétuels de la nature. Car l’être progress au milieu des oscillations perpétuelles du Cosmos », dixit le Dr Allendy (et non pas Luc Jouret…). 10% des ventes de cette rose ira à swisscancer.ch, pour marquer la solidarité de Gisèle Rufer à la noble cause du cancer du  sein.

A tous les possésseurs d’une Aston Martin DBS ! Jaeger vous ouvre la porte.

Ne cherchez plus vos clefs ! Etourdis que vous êtes. Une simple pression sur le verre de votre garde-temps vous déverrouille la portière ! Cette montre, summum de technique et de miniaturisation au desgin plutôt réussi, signée Jaeger LeCoultre, s’appelle la DBS AMVOX2 DBS Transponder V12. Waouh, ça sonne compliqué, ça l’est ! Le système de commande d’ouverture a été réduit à 50% de sa taille habituelle, celle réservée aux clefs, et la montre n’est pas pour autant plus lourde. Il aura fallu 18 mois d’intenses recherches et mises au point. La montre sera exposée durant le Mondial de l’Automobile à Paris, les 14 au 19 octobre prochains. En 2006, la marque du Sentier avait déjà présenté sa révolution horlogère: un chronographe à déclenchement vertical, reléguant le principe du poussoir aux oubliettes. Démarrer son chrono est désormais à portée de pression sur la glace de la montre. Le Open et le Close aussi désormais. Autre atout de cette mécanique, son message d’appartenance. En effet, si vous en arborez une au poignet, même lorsque votre véhicule se trouve à l’abri des regards, on saura que vous possédez ce modèle d’Aston Martin. Parce que vous le valez bien, que vous en avez les moyens…

Eduardo Novilla Astrada s’égare en plein terroir… Sans cheval !

La botte secrète de Jaeger LeCoultre. L’idée n’est pas nouvelle et jouer de ses atouts terroirs, certaines marques horlogères savent le faire. Ainsi, Gabriel Feuvrier, à l’époque de Kélek, invitait ses hôtes étrangers dans sa ferme et les embarquait pour un tour en tracteur… Chez Jaeger LeCoultre, on dispose d’un chalet paumé sur les hauts de la Vallée, appartenant à Sylvain, un horloger à la retraite. C’est là, dans une zone hors réseau téléphonique, entourée des vaches et des paysages superbes, que sont amenées les hôtes les plus prestigieux. Ça change du resto super classe, c’est une expérience de vie dont on ne sort par indemne. Rares sont les special guests qui résistent au charme si typique de l’Helvétie profonde. Le dernier en date était Eduardo Novilla Astrada, la star mondiale du Polo, entouré de quelques journalistes triés.

Manufacture Contemporaine du Temps, MCT et la Sequential One

Manufacture Contemporaine du Temps. Créée à Neuchâtel en 2007 par Denis Giguet, transfuge remarqué des Opus d’Harry Winston, après une carrière chez Gay Frères à Genève, la MCT fait partie de ces new comers qui tendent à occuper la niche de la très haute horlogerie, compliquée et design, parfois égarée du côté de la créativité à haute valeur éducative. Comprenez qu’il faut peut-être disposer d’un mode d’emploi pour parvenir à lire l’heure. Ainsi, revisite-t-il le temps mécanique avec sa Sequetial One et l’aide du designer Eric Giroud. Visible dès le printemps 2008, cette collection (dont chaque modèle est tiré à 99 exemplaires), arrivera sur le marché dès les premières commandes. Micro-rotor en or, finitions Côtes de Genève, système d’accumulation d’énergie doté d’une réserve spéciale conçue pour la rotation du disque, ancre sur-dimensionnée, capable de restituer l’énergie accumulée par le disque durant 1 heure.

Parmigiani s’offre une trouée chez Pershing.

L’histoire de l’ambitieux partenariat entre une marque horlogère et le prestigieux chantier naval italien du groupe Ferreti, spécialisé dans la construction de yachts de luxe, se poursuit par la création de la première gamme de montres sport aquatiques Pershing, dédiée à des femmes et des hommes qui ne craignent pas de se mouiller. Deux lignes, l’édition limitée «one-one-five» en or rose 18 carats et en palladium 950, créée en l’honneur de la plus grande embarcation Pershing mesurant 115 pieds, et «Chronographes Pershing», en acier, non numérotée, avec ses quatre variantes de cadrans. Il y a quelques similitudes entre les trajectoires des deux hommes, Michel Parmigiani et Tilli Antonelli : ils parviennent tous deux à créer, en quelques décennies, à créer un outil industriel exceptionnel, capable de donner suite à leurs passions. Pour l’un ce sont les garde-temps, pour l’autre, les bateaux.

Bulova Kybalion.

L’exploration de la philosophie hermétique de l’ancienne Egypte et de l’ancienne Grèce fait l’objet d’un ouvrage intitulé « Le Kybalion » écrit aux USA par trois initiés : William Walker Atkinston, Paul Foster Case et Mabel Collins. Ce livre, traduit en français en 1917, contient des enseignements ésotériques et occultes, transmis oralement d’initiés à initiés, comme notamment les 7 principes hermétiques.  Heureusement, le descriptif presse de la nouveauté Bulova qui porte ce nom n’y fait aucune allusion et se borne à nous parler de ses Côtes de Genève, ses index luminescents, son bracelet à cinq rangs avec fermoir à boucle déployante, son mouvement automatique ETA 7750, son design très stylé et très techno, son acier inoxydable et son étanchéité à 50 mètres.


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