Lecture instantannée du 1000ème de seconde

«Si le Heuer Carrera Mikrograph 1/100e est à l’horlogerie mécanique ce que la mission Appolo 11 est à la conquête spatiale, le TAG Heuer Mikrotimer Flying 1000 en est la première expédition humaine sur Mars.» Prouesse technologique: 10 rotations en une seconde, tel est le parcours de l’aiguille centrale du Mikrotimer Flying 1000, indiquant millièmes et centièmes de seconde sur une échelle placée sur la partie externe du cadran. Une deuxième aiguille centrale, plus petite, indique les minutes et les 1/12es de minute sur une échelle de 150 secondes. Quant au compteur à 6h, il est gradué en 1/10es sur 5 secondes. Il s’agit d’une précision 125 fois plus aiguë que celle des oscillateurs haut de gamme les plus rapides utilisés communément dans les chronographes mécaniques. Est-ce judicieux de la part de TAG Heuer, de tenter de conjuguer aux temps de l’innovation, des fondamentaux iconiques tels que que la montre de poche Heuer Mikrograph 1916? Pourquoi ne pas avoir créé une ligne nouvelle pour toutes ces talking pieces innovantes, mais dont le fonctionnement est encore soumis à l’issue de recherches, fussent-elles fort intéressantes?

Champagne! la première GMT-3 de VincenTerra vient d’éclore!

Dès le départ (lire l’ensemble des articles), le bloghorloger.ch s’est entiché de cette aventure qui mêle souscription (un principe lancé dans l’horlogerie par Abraham Louis Breguet), horlogerie compliquée accessible à un prix fabrique et naissance de la marque VicenTerra. Vincent Plomb, son concepteur, l’homme qui ne dort jamais, ne pouvait s’empêcher à 1h29 le 12 janvier 2012, de saluer par une salve photographique la naissance de la toute première pièce. Cette fois, ça y est, le tonneau planétaire GMT-3 existe physiquement, ailleurs que dans la ténacité de son géniteur. Tout en mettant en garde sur deux choses: les photos ne sont pas terribles et une nuée d’attentions subtiles doivent encore entourer le modèle. Comme par exemple des aiguilles qui seront en bleu foncé PVD et une décalque sous la glace qui sera ôtée pour permettre une meilleure lisibilité du mini-globe terrestre.

Gisèle Rufer, madame l’ingénieur

Depuis 15 ans, Gisèle Rufer fabrique des pièces uniques faites main. Les médias l’encensent comme femme qui fait des montres pour des femmes… Un rien réducteur, car cette ingénieure maîtrise l’horlogerie des rouages et matériaux. Delance, modèle Butterfly Effect, or 18 carats et diamants triés.

Un site web s’offre un collector Alpina

La Startimer Pilot de la marque historique Alpina, fondée en 1883 et relancée en 2002, s’offre une série spéciale dédiée au site didactique horlogerie.suisse.com et à ses forumers. Modèle aviation, habitée par un calibre automatique maison, le AL-700. On peut la commander ici.

VicenTerra, masses oscillantes, suivez le fil…

Et hop, on vous en remet une couche… Lancé par le célèbre horloger Abraham Louis Breguet, le principe de la souscription revit. En pré-achetant l’une des 100 GMT-3 (le bloghorloger.ch suit l’aventure depuis ses débuts), on reçoit une action de la marque VicenTerra, lancée par Vincent Plomb. L’opération enflamme les forums. Car ce garde-temps de forme tonneau est un concentré de complexités: globe terreste miniature mobile, tournant sur lui-même, date rétrograde et moult attentions chronométriques. Au prix fabrique, un excellent investissement, sur les 100 pièces prévues, il en reste quelques unes. Chaque souscripteur reste connecté avec l’évolution de l’aventure au fil de newsletters qui relatent l’avance des travaux de construction. Ainsi le bloghorloger.ch -dont les lecteurs ont permis l’acquisition de plusieurs pièces- est-il en mesure de vous annoncer que les masses oscillantes personnalisées viennent d’arriver.

Maximilian Büsser s’offre une ronde

Maximilian Büsser introduit en horlogerie le concept du collectif. Au point d’ouvrir à Genève M.A.D. Gallery, un espace d’art dédié à ses découvertes et aux membres de sa famille de goût. Car au sein de sa marque MB&F, on s’invite les uns les autres. Sa Legacy Machine N°1 interprète en mode urbain, l’excellence horlogère des plus grands horlogers passés et actuels. Pour collectionneurs connaisseurs.

Yvan Arpa tire à balles réelles

Allez expliquer à un client russe que sa montre ArtyA, payée d’avance, n’est pas encore prête! Yvan Arpa lui tend un pistolet chargé, l’invite à tirer dans le vieux canapé. Les douilles récupérées, le modèle est baptisé Son of Gun. Pièces uniques, haute horlogerie d’art façon street culture et thématiques insolites.

Le chronographe T-Fun de TF Est. 1968

Marque suisse life style et globale, TF Est. 1968, connue pour ses boutons de manchettes renfermant un mécanisme horloger sous verre, se faufile au coeur des meilleures échoppes horlogères avec sa collection T-Fun. Une trois-aiguilles mécanique automatique, habitée par un calibre Claro, et un chronographe doté d’un calibre Swiss Ronda à quartz. Couleurs flashy, fond carbone, bienfacture et accessibilité, étanches à 150 mètres, bracelet caoutchouc et, cerise sur le gâteau, 2ème bracelet façon NATO en fibres de nylon. Pour tous ceux qui rêvent d’une Royal Oak ou d’une Hublot sans pouvoir encore se l’offrir, voici de quoi patienter. Il y a le vert pomme façon Rolex en plus ostentatoire, l’orange Ebel, le chocolat, le blanc du genre TechnoMarine, la all black tendance Big-Bang, les plaquées or-rose et carbone.

Voyeurisme manufacturier en boutons de manchette

OK, à y regarder de plus près, le mécanisme enrobé dans sa cage en verre, du saphir inrayable, n’est pas un vrai tourbillon. Qu’importe, il fait son effet lorsqu’il s’agrippe à une manche de chemise, engageant à votre place discussions et échanges sur fond de carbone, d’horlogerie ludique et de mécanismes à fleur de rouages. La nouvelle marque lifestyle TF Est. 1968 connaît avec ce produit une lancée en fanfare avec déjà presque 2′500 paires vendues (prix public environ CHF 390.00). Sous les initiales TF se cache un certain Freddy D. Tschumi, connu des marchés internationaux pour les avoir écumés sous plusieurs casquettes (de Grisogono, Raymond Weil, Franc Vila et surtout la flamboyante Icelink). Déjà, il décline la paire des débuts en plusieurs versions colorées, puis or massif et rubis, ou émeraude, ou diamant noir ou blanc… Les modèles précieux se démarquant des autres en offrant aussi une transparence latérale. La collectionnite guette puisqu’il s’apprête également à mettre dans les échoppes un stylo du genre et qu’un coffret écrin attise les convoitises. Incroyable comment cette marque, presque discrètement et même avant d’avoir son vrai site internet, a pu s’installer en si peu de temps sur tous les continents (exceptés l’Afrique), grâce à des distributeurs et aux magasins prestigieux qui lui ont fait confiance dès le départ. Du genre de ceux de la Rue du Rhône à Genève, de la Banhofstrasse à Zurich ou de William & Son à Londres. L’arrivée des montres, une collection T-Fun (automatique, chronographe) est annoncée pour BaselWorld. Bien vue, l’approche! Sans crier gare, on impose des accessoires qui rendent addict -et en plus qui se vendent bien chez les détaillants-, puis on débarque avec des montres particulièrement aguicheuses et d’excellente facture, là où le terrain est plutôt encombré.

Ecueils ou écailles? AtyA prend de la hauteur…

A défaut d’avoir une vue sur les richesses sous-lacustres peuplées d’animaux riches en reflets inspirants, thème de sa nouvelle collection de montres uniques Fish or Fly (cadrans tapissés d’écailles de poissons), Yvan Arpa prend de la hauteur et n’est jamais en vacances quand il s’agit d’orchestrer un buzz. Même lorsqu’il s’ébroue, toutes jambes dehors, au fil d’un périlleux exercice de Jet Lev. Il s’agit d’un appareillage particulièrement spectaculaire, à propulsion aquatique, lui permettant de s’envoyer en l’air au fil de quelque sensation forte façon foudroyante, et surtout, de survoler les éventuels écueils saupoudrant son parcours. Une manière de prendre de la hauteur avec sa marque ArtyA et de faire la nique aux requins…

VicenTerra, action et composants, le chemin vers la prod

Petit à petit, au terme d’une opiniâtreté modèle, le constructeur Vincent Plomb, dont la pièce offerte à la souscription GMT-3 connaît un succès qui avoisine la centaine de montres pré-vendues, se lance dans la production. Déjà, quelques composants font l’objet de toutes les attentions tandis que l’action de la nouvelle société proposée aux souscripteurs en sus de la montre, est imprimée et prêt à être personnalisée. Histoire de s’offrir une escapade curieuse en backstage de cette belle aventure, jetons un oeil sur quelques pièces, au pays de l’infiniment précis. C’est didactique et au passage, ça permet de se faire une idée du nouveau logo. On peut encore la commander! Lire également les autres articles sur le bloghorloger.ch.

Un tourbillon à fleur de Roller. Stylo pour horlophiles

Bon d’accord, c’est pas un vrai tourbillon qui se trouve encagé sous verre à l’extrémité de ce stylo Roller fort horloger! Heureusement d’ailleurs puisque le mécanisme qui lui ressemble, un système balancier issu de l’extraction d’une véritable pièce maîtresse de calibre, n’a d’autre vocation de titiller le plaisir des yeux à force de référence à l’univers mécanique. Instrument d’écriture particulièrement bien balancé, manufacturé dans les règles de l’art, tantôt recouvert de motifs stylisés de carbone ou d’un revêtement de résine noire cerclé de palladium, le Roller Stylo Tourbillon de la marque TF Est. 1968 s’inscrit dans la mouvance des boutons de manchette du même nom, dont la marque à peine éclose vient de vendre déjà presque 10′000 pairs. Du fun tendance, du design pratique pour mâle accro à l’écriture ou femme branchée accessoire. Derrière cette marque, Freddy T, un habitué de l’univers du retail horloger à l’échelle de la planète, qui se plaît à créer ce qu’il n’a pas trouvé dans ses voyages.

Hublot à Monaco, Oceanographic 4000

Il y a du Jules Verne dans les images issues du dernier event Hublot à Monaco, orchestration savamment bivérisée du lancement de l’Oceanographic 4000, une montre dont la corpulence résiste aux grandes profondeurs, à savoir étanche à 4000 mètres en-dessous du niveau de la mer. Au compteur, 100 mètres de mieux que le record communément détenu par Rolex. Sur fond d’Aquarium géant et de lagon des requins, transformé pour l’occasion en bassin à naïade, Sa suprême sérénité Son Altesse sérénissime le prince souverain Albert II de Monaco écarquillait des yeux, comme tous les invités, pour suivre le courbe gracieuse d’une sirène en pleine démonstration d’un savoir-faire apnéïque largement couvert par les flash alentours. Génialement incongrue, la fondue servie aux sons de cors des Alpes en déshérence, ravissait les invités et transformait le très sérieux Institut Océanographique de Monaco en servitude du Cervin. Hublot rejoint ainsi, sans complexe, le panthéon des fabricants de montres de plongée mythiques, à la fois délices salés des aficionados et utile ustensile pour plongeurs professionnels téméraires.

L’esprit DNA, Hublot-Arpa, rendons à César…

Hublot cèderait-il à l’esprit DNA initié dans l’horlogerie par Yvan Arpa avec la montre Titanic (créée pour Romain Jerome), contenant des fragments de la rouille légendaire provenant de la célèbre coque?  Tout semble l’indiquer, En effet, la dernière montre issue du partenariat de la marque avec Manchester United, la Hublot King Power Red Devil, présente la particularité d’utiliser du gazon du stade d’Old Trafford sur ses index. Jean-Claude Biver, adepte des désalpes herbacées, reconnaîtrait-il à son ancien collaborateur un talent qu’il tente de conjuguer aux vertus de l’éco trend? Attention, surenchère en perspective! La légende est un concept contre lequel il fait bon s’accoler…

Rock’n Roll Watches. Ron Wood chez Armin.

Ô époque épique. Les légendes du bon vieux rock tombent dans les griffes aguicheuses du luxe. A moins que ce-dernier ne les utilise pour se refaire une vertu, pour s’approprier jusqu’aux mythes les plus reculés. Ronnie Wood, rockeur reconverti aux joies du pinceau, s’embarque ainsi dans une aventure horlog’automobile. Peindre une montre Armin Strom, une voiture de F1 brandée Virgin Racing ainsi qu’un casque de pilote. Une trilogie d’objets qui sera vendue aux enchères pour le grand bonheur d’une oeuvre caritative. La marque Armin Strom, plutôt connue pour ses modèles à affrioler les univers de la finance ou les amoureux des cinq éléments, pour la frisure soignée de ses squelettages aussi, vire à l’audace et à l’incartade. Retrouver ce sujet dès le 23 mai 2011 dans le magazine Heure Suisse N° 111.

Rock’n Roll Watches, Daniel Strom et ArtyA.

En fusionnelle collaboration avec Daniel Strom, Angonium récemment proposé en 88 pièces ponctuées de moult sculls. Ce modèle, selon Yvan Arpa de la marque ArtyA, qui fait sienne une oraison funèbre empruntée à la pierre tombale d’un légionnaire romain – Ce que tu es j’étais, ce que je suis tu seras-, célèbre le fait d’être en vie, malgré les coups de foudres dangereux ou les persécutions récurrentes. Pétrie à la main par Daniel Strom, la boîte ornée de  reliefs détaillés façon gorgones terrorisées et catacombes éventrées, renferme un cadran peint main par Dominique Arpa-Cirpka, mêlant collages, pigments, feuilles d’or et peintures gothisantes. Des aiguilles en forme de cette faux qui rend égaux les vivants entre eux. Ici ou là, quelques fluorescences dérangeantes… Article complet à lire dans le magazine Heure Suisse N°111.

Rock’n Roll watches. Ladoire

Lionel Ladoire, batteur et horloger. S’il a rasé sa crête, le trublion n’a pas renoncé à ses baguettes. Il taquine régulièrement ses peaux et s’écoute de temps à autre quelque groupe mouvances post punk zestées de rap. Issu d’une respectable dynastie bijoutière, sa première dose de rebellion lui fait tourner le dos à son destin de pro rider snowboarder de l’extrême, pour entrer sans complexe dans l’univers horloger, D’ailleurs, Helvet Mechanic, l’appellation de sa fabrique, a des relents undergroud. Côté créativité, en éditions limitées, il transgresse au quotidien les codes tout en se réclamant de la plus haute intransigeance en matière de respect des arts horlogers. Avec sa Black Widow collection, entièrement dédiée à la vénéneuse Lacrodaectus Mactans, seule araignée de sa race à disposer d’une particularité que l’on croyait réservée à la mante religieuse, la veuve noire est ainsi nommée car tue une fois sur deux son mâle conquis et repu, au sortir d’actes copulatoires. Lionel Ladoire revisite ainsi, en langage haute-horlogerie, le mythe passionnel du rouge et du noir. La toile d’araignée du fond des cadrans transforme la hantise en challenge. Tout ou rien, jeu avec le feu, performance défiante, incarnation sans détour du slogan Rock Your Time. Suspense garanti, pulsion ultime, le modèle Mr Race s’adresse aux coeurs bien accrochés et aux peaux non-sensibles. En filigrane, , maintient un suspense dont seule la pulsion ultime connaît l’issue. Modèle Mr Race, peaux sensibles s’abstenir, arts horlogers maîtrisés sur fond de rouge vif arachnéen! Retrouver ce sujet dès le 23 mai 2011 dans le magazine Heure Suisse111.

Max et la grenouille, un conte en 18 strophes

Minuscule grenouille la plus rare de la création, l’Isthmohyla rivularis vit dans les forêts tropicales du Costa Rica. Majuscule déclinaison bratracienne de la marque MB & F, la Frog Zr est une espèce en voie d’acquisition, puisque ses 18 spécimens n’habiteront que les étals des détaillants partenaires de Maximilian Büsser: Los Angeles, Greenwich, Mexico City, Paris, Londres, Interlaken, Kiev, Singapour, Kuala Lumpur, Bangkok, Taichung et Macao et… nouvel arrivé, le détaillant Hossli Jewelers du Costa Rica. Au fait, Zr est le symbole chimique du zirconium, un métal de transition proche du titane en plus maousse costaud puisqu’il s’apparente aux pales des moteurs à réaction, particulièrement exposées aux températures et tensions extrêmes.

Ressence, cadran en pleine tournante

Tandis que la Belgique se cherche encore un gouvernement, le temps de cette pièce Type 1001 de la marque anversoise Ressence –contraction de Renaissance de l’Essentiel, fait sa révolution autour du cadran, ce qui est totalement novateur et particulièrement complexe à réaliser. En d’autres termes, chacun des trois compteurs tourne sur lui-même, comme calé sur la course d’une aiguille dessinée à même le fond anthracite d’un cadran principal lui-même tournant. Absence d’aiguille, effets d’optique rafraîchissants, cette nouvelle venue découverte au salon horloger Geneva Time Exhibition en Janvier est lancée par Benoît Mintiens, un designer industriel belge. Mieux vaut le voir fonctionner, c’est même sur Youtube.

Grönefeld et Grönefeld, horlogerie hollandaise

D’un grand-père bijoutier ayant d’abord appris l’horlogerie et restauré des montres de poche qu’il emballait dans des boîtes à cigares, Tim et Bart héritent de la passion. Chez les Grönefeld on est joaillier de père en fils. Qu’importe, ils feront leurs quatre années d’école d’horlogerie avant d’arriver au WOSTEP, une école suisse qui forme les horlogers du monde afin d’alimenter en savoir-faire les SAV de nos plus belles enseignes. Chez Renaud Papi, à l’heure des débuts, ils s’exercent aux hautes complications, en apprivoisant même la reine, la répétition minute. «J’ai appris par moi-même, comment limer, afin de gagner de la place» explique Bart. Et donc d’en offrir un maximum aux timbres censés marteler les divisions de l’heure. D’ailleurs, GTM-06, leur première pièce éponyme, une fois le retour à Oldensall consommé, est un summum technique: à partir de mouvements Claret acheté bruts, leur répétition minute les font remarquer des collectionneurs mondiaux. Pour leur deuxième création, les Grönefeld s’attaquent à un mythe presque oublié, la seconde morte. Partis d’une page entièrement blanche, hormis quelques vertiges historiques, Tim et Bart dessinent, inventent, usinent, anglent. La One Hertz 1912, comme la date du diplôme de leur grand-père, voit le jour.

Blacksand, le logo visible par un souffle de buée

Parmi les subtiles attentions réservées à Uniformity, le modèle lancé à BaselWorld, il en est une qui met en lumière la touche Alain Mouawad: le logo invisible inséré dans la glace saphir, qui apparaît en filigrane lorsque l’on dépose sur la glace, en soufflant, un nuage de buée. Il y a plus de dix ans, ce discret détail était déjà une des marques de fabrique de Robergé, cette fois réservée au saphir frontal.

Grand Dôme DT de Dubey & Schaldenbrand

En phase avec les valeurs léguées par les deux horlogers des Ponts-de-Martel qui donnèrent leur nom à la marque, dans ce val de Ruz où feu la fabrique de mouvements Martel Watch sévissait, la Grand Dôme DT de la nouvelle collection bichonnée par Jonatan Gil, le plus jeune patron de l’industrie horlogère, abrite un calibre chronographe automatique Valjoux 7751. Finitions abouties avec le décor Côte de Genève, vis bleuies, masse oscillante personnalisée et terminée Black Gold. Verre saphir bombé, traité antireflet, fond également saphir, cette tonneau double cadran aux compteurs bordés de reliefs et aux poussoirs asymétriques, affiche en aiguille au centre un quantième et à 6h les phases de lune. Guichets Jour et Mois, servie sur son bracelet alligator bombé, grandes écailles carrées.

Pilo & Co Genève, les armoiries du 10ème

Des armoiries pour célébrer sa première décennie! Amarildo Pilo fête les dix ans de sa marque Pilo & Co Genève. Un parcours parsemé de 11 collections, dont la dernière Corleone, se démarquant du paysage horloger commun par un sens du design actuel et séducteur ainsi que par une accessibilité revendiquée. Car ses modèles oscillent entre CHF 200,00 et CHF 1′200,00, à l’exception évidemment des personnalisations orientées sertissage réalisées à la demande. Mister Pilo surnommé « nez design » par la presse spécialisée n’a pas dit son dernier mot. Autre détail anniversaire, à partir de 2011l, chaque couronne recevra, gravées sur sa surface, deux initiales « PW« , Pilo et Watches.

Uniformity, concentré Blacksand, l’horlogerie loyale

Annoncée à plusieurs reprises par le bloghorloger.ch et attendue des passionnés, la nouvelle marque horlogère BLACKSAND dévoile, sur fond de Semper Fidelis, son modèle Uniformity. Loyale à l’esprit séculaire des horlogers se réclamant du « Faire Mieux Que Nécessaire« , cette ronde, une montre tout simplement, cache sa complexité sous une apparente simplicité, conjuguée aux temps techniques et à l’air du temps. Subtilement finie, elle est dotée du Calibre 1970, un mouvement automatique double-barillet issu d’une base Technotime et trempé dans un bain de Ruthénium, une mécanique ayant passé avec succès les tests du COSC et de Chronofiable. De l’horlogerie vraie, sincère, saupoudrée d’attentions élégantes et pétrie de codes horlogers originels. Un garde-temps à rendre accro le connaisseur, avec son optimale visibilité y compris la nuit où des inserts de matières luminescentes transcendent les reliefs de ses index et aiguilles. « Elements of Time manufactured in Switzerland« , un poinçon maître disposé en spirale, souligne son appartenance non négociable au terroir temporel helvétique. Ajouré à même le rotor, l’emblématique sablier devenu logo, fait aussi penser pèle-mêle à un cobra dressé, une représentation du yin et du yang ou à l’infinité d’un « 8″ stylisé. Détail tueur , une bague filetée, en son fond saphir, indique la bonne position des gravures. Décidément, Alain Mouawad, reconnu comme amateur et découvreur talentueux, signe là un retour magistral, d’autant plus louable qu’il s’est affranchi des freins familiaux. Blacksand est née, sur fond de violet surpiqué de gris platine. Un univers en soi…

Yvan Arpa et ses papillonnages, fugacités existentielles

A l’échelle de l’éternité, le règne d’un CEO horloger est aussi éphémère que la vie du papillon. Sans y déceler forcément un message subliminal posté au milieu ou simplement une allusion à son vécu, Yvan Arpa, prolifique créatif au sein de ses marques comme pour d’autres, lance Farfalla, un nouveau modèle Artya.  Une série de pièces d’art dont l’unicité ne peut être mise en cause tant la diversité des ailes des vrais papillons capturés pour orner ses cadrans rend inaccessible tout doublon. En Afrique de l’Ouest, les ailes de ces volatiles permettent à de petites mains artistes de survivre en vendant sur les étals, quelques oeuvres composées à partir de ce matériau fugace. Dieu, Maître du temps et de ses divisions, semble avoir concentré ses talents de Créateur dans ces ailes périssables. Leçon d’humilité contemplative…

Alain Mouawad, le précurseur

Il est de bon ton, par les temps qui courent, caractérisés par une propension à dissimuler les complications sous une sobriété de cadran, de ne plus étaler à la vue de tous, les mécanismes compliqués, fussent-il des tourbillons. La dernière crise aura eu au moins ça de bon, elle a gommé les exubérances et les dérives ostentatoires. Ainsi, H. Moser & Cie nous la joue lignes hyper classiques habitées pourtant par de bien intéressantes complexités. Ainsi, Laurent Ferrier, avec sa première pièce, nous ramène à une montre tourbillon dont le mécanisme ne peut s’observer que par la glace du fond. Au risque de vous décevoir, la chose n’est pas nouvelle. Sans chercher à scanner l’histoire complète du dernier siècle, jalonné de similaires expressions, en 1997 déjà, Alain Mouawad pour Robergé nous servait une sublime répétition minutes et tourbillon (eh oui, déjà précurseur avec son Andromède II). Hormis la mention signalée sur le cadran -le bloghorloger en a retrouvé la photo- tout était caché. Seul son possesseur pouvait à loisir se pencher sur les merveilles mécaniques de son garde-temps, pour autant qu’il l’ôtât de son poignet. Détail qui ne fait qu’attiser la curiosité des passionnés quant à l’arrivée de Blacksand, nouvelle marque lancée par ce fils Mouawad qui, auprès des connaisseurs,  s’est déjà taillé un prénom.

José Mourinho, ambassadeur deLaCour. Une montre à ses couleurs.

C’est confirmé, la Party deLaCour qui se tiendra côtés jardins le mardi 18 janvier, sous une tente VIP montée entre les hôtels Beau-Rivage et Richemond à Genève, c’est-à-dire face au show-room de la marque, verra la venue de José Mourinho. L’homme voyageant rarement seul, la marque se refuse à signaler d’autres prestigieuses présences, ni surtout lesquelles. Autrement dit, c’est sûr, il sera bien accompagné. A peine remis de ses émotions positives – il vient de recevoir des mains de Step Blatter le Ballon d’Or FIFA qui le consacre « meilleur entraîneur de l’année 2010« , il arborait déjà un garde-temps aux couleurs de la marque, préfigurant le modèle qui, au sein de la City Ego Collection, portera son patronyme d’ambassadeur officiel. Jean-Claude Biver eut-il vent de cette actu? Toujours est-il qu’il s’empressait, lors de la soirée de gala des Ballons d’Or FIFA, de lui accrocher une Hublot au poignet et de le photographier. Un cadeau ne se refuse pas, et lorsque le piège de l’objectif se referme, ça peut s’avérer embarrassant. Qu’importe, avec un Cristiano Ronaldo dans ses parages, fan notoire des modèles Bichrono dessinés par Pierre Koukjian, le Portugais José Màrio dos Santos Félix Mourinho risque fort d’afficher ses préférences… D’autant que sa montre à lui, comme son nom l’indique, pourrait bien flatter un ego déjà fort prononcé.

Histoire, Baume & Mercier rachète C.H. Meylan Watch

Juste après la seconde guerre mondiale, Baume & Mercier est dirigée par Marc Beuchat qui, malgré leur différence de caractère, s’appuie sur André Juillerat de La Chaux-de-Fonds, sur  son réseau de contacts et sa position de membre du bureau directeur de la Fédération horlogère suisse. De ce tandem, sous la présidence de Constantin de Gorski, naît le modèle « La Marquise » qui signe une renaissance exceptionnelle de la marque. Un modèle muni d’un bracelet rigide, dont les ressorts brevetés permettent d’encercler le poignet. Grâce à ce succès, Baume & Mercier dispose de moyens pour renforcer son appareil de production. Notamment, puisque la demande de ses chronographes demeure très élevée, en prenant une participation dans l’entreprise crée au Brassus en 1888 par Charles Henri Meylan. En 1947, cette participation sera majoritaire et C.H. Meylan Watch, fabrique de mouvements compliqués, renommée pour ses calibres extra-plats, ultra-plats et archi-plats, permet à la marque de renouer avec le passé manufacturier de son fondateur William Baume.

L’Upside Down Number One de Ludovic Ballouard

Mise en valeur du bon sens… Extrait d’un billet d’opinion signé Joël A. Grandjean, paru sous la chronique « Minute, précisions! » sur le site Horlogere-suisse.com: « Ses chiffres à l’envers ont l’utilité de permettre la mise en valeur du chiffre qui, à l’endroit, indique l’heure…» expliquait Ludovic Ballouard lors de son discours à la remise des prix Montres de l’Année du Magazine Montre Passion (Ringier). L’horloger transfuge de Journe, converti à son aventure éponyme, faisait allusion au cadran de sa première création, l’Upside Down Number One, habitée par un système de douze mécanismes complexes dissimulés sous une sobriété rare. Un concentré d’horlogerie compliquée et pure, doté d’une dimension poético-ludique: une seule aiguille pour indiquer les minutes puisque chaque chiffre des heures, positionné sur le cadran la tête en bas, se remet à l’endroit lorsque la course du temps arrive à son niveau. C’est par ce ‘retournement’ du chiffre, entièrement orchestré de manière mécanique et à partir de la même énergie que celle qui entraîne le mouvement, que les heures défilent, se repositionnant à l’envers lorsque leurs 60 minutes se sont écoulées et que l’heure d’après s’entame. Le mieux, c’est encore d’y jeter un œil. » Au-delà, de la prouesse technique, cette célébration du ‘bon sens’ se charge d’une dimension parabolistique: ceux qui sont restés droit sont mis en lumière par ceux qui font les choses de travers, louvoyant ou trichant avec les règles, privilégiant le profit maximal et, lorsque le ciel se couvre, n’hésitent pas à se laver les mains dans la sueur d’autrui. Participer au forum de Horlogerie-Suisse.com.

En 1856 chez Patek, déjà le quart de seconde…

La montre de poche N° 10 051 de 1856 est certainement l’un des plus anciens chronographes Patek Philippe. Avec sa grande trotteuse complétée par sa petite seconde foudroyante, elle permet de capturer déjà des intervalles de temps de l’ordre du quart de seconde. Hélas, cette historique ne possède pas encore de mécanisme de remise à zéro et c’est donc au moyen d’une clef séparée, avant chaque opération de chronométrage, qu’il convient de la régler sur la position de départ. Au nombre des complications maîtrisée par la marque, les chronographes représentent parmi les trésors les plus convoités par les collectionneurs, pour avoir été, peu après la date de fondation de Patek Philippe, le champ de développements continus. Certains, hors de prix, ne peuvent être observés qu’au travers de vitrines muséales, quand ils n’ont pas rejoint les arcanes opaques de quelque collection privée. L’histoire est en marche puisqu’en 2005, la marque présente à BaselWorld, le chronographe à rattrapante extra-plat référence 5959, doté du premier calibre chronographe 100% maison, développement et production s’entendent, le CHF 27-525 PS: un mouvement à rattrapante et à roues à colonnes le plus plat du monde avec son épaisseur de 5,25 mm.