Bertolucci, galet originel et Serena

Cette marque, dont la quadrature du «C» imprime l’évolution, doit tout ou presque au galet. Quatre «C» comme Créativité, Courbes, Confort et Construction. Lorsque Remo Bertolucci conçoit en 1887 sa première collection horlogère, il s’inspire du galet des plages de son enfance, célébrant par sa marque éponyme le territoire merveilleux de la Riviera italienne. Aujourd’hui et depuis 2005 aux mains de groupe Dickson -le fondateur ayant été contraint de se retirer suite à un accident, la marque qui s’exerce au partenariat des miss France –autres courbes, autres rondeurs, n’a de cesse d’évoquer dans ses collections actuelles, surtout via ses lignes Serena ou Serena Garbo, l’incroyable imagerie ovalisante du galet, faite de douceur et de polissures.

Vincent Bérard rejoint la Fondation de la Haute Horlogerie

Natif d’Avignon, Vincent Bérard, artiste horloger, peintre, poète et sculpteur, arrive en Suisse il y a plus de trente ans. Formé à l’établi comme horloger rhabilleur (Ecole de la Vallée de Joux), il s’exerce à la restauration de pièces historiques au MIH -Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds avant d’oeuvrer au sein de plusieurs manufactures. Maître ès complications, il fonde en 2003 sa société qu’il dote de quatre pièces horlogères de 91 mm de diamètre, entièrement réalisées à la main, baptisées « Quatre Saisons Carrosse« . En Octobre 2006, la société rejoint le groupe horloger Timex et acquiert la solidité de reins qui lui permet d’envisager l’avenir sous le signe d’un essor plus rapide. Herbert Gautschi devient CEO tandis que Vincent Bérard peaufine son empreinte artistique, avec sa série de montres bracelet Luvorene, habitée par le calibre maison VB441, dont l’esthétique particulière, décorée main, décline les codes de la Mandorle. En 2009, la marque inaugure sa Manufacture. Elle compte une vingtaine d’employés et décide de rejoindre le cénacle de la Fondation de la Haute Horlogerie, en devenant le trentième acteur.

Yvan Arpa joue avec la foudre et Faraday. Au GTE du 17 au 22 janvier 2009.

Le voilà reparti à l’assaut des marchés internationaux, cette fois pour lui. Armé d’une poignée de fidèles, Yvan Arpa lance Artya –Haute horlogerie d’Art et introduit en horlogerie 17 artisanats. Toujours aussi explosé, mais cette fois barricadé dans sa cage de Faraday, il expose ses boîtes à la spectaculaire intervention d’un champ électrique pouvant atteindre 1 million de volts. Selon l’intensité de la brûlure, ses carrures se couvrent de stries ou de stigmates plus ou moins prononcées, chaque fois différentes. Aussi violent et magnifique qu’une aurore boréale lacérée de coups de foudre,  le procédé transcendera les boîtes d’une collection baptisée « Coup de Foudre« . Autre collection Artpiece 1/1, sa première collection arty comptera 360 pièces, des garde-temps qui s’érigent une œuvres d’art, contemporaines, torturées. Rencontre fusionnelle entre artisanats ancestraux, art contemporain et horlogerie, sa démarche rend obsolète le concept de série. L’homme réalise son rêve, faire entrer l’art en horlogerie. Une vision qu’il nourrit avec une artiste peintre qui partage sa vie depuis 20 ans, Dominique Arpa-Cirpka. Entre sculpture et tableau, la montre devient oeuvre. Son écrin est un cadre où sont épinglés trois modèles, dans un esprit trilogique. Un cadre à accrocher, ô temps suspendu. Rien que des pièces uniques, dont l’accessibilité étonne. Encore un concept novateur, servi en teasing visuel -la fameuse opération filmée en live performance, et en itinéraire de traverse. Hors chantiers battus, Yvan Arpa revient de loin: de Sector avec No Limit et traversée d’Atlantique, des marchés internationaux sillonnés pour Baume & Mercier ou Hublot, enfin des fonds abyssaux de l’aventure Romain Jerome dont il demeure avec 17% le deuxième actionnaire après le Prince Fahd Al Saoud. Le marché l’attend, il y a sur les étals, de la place pour un tel positionnement et dans le ciel encore saupoudré de poussière de lune, de l’espace pour les coups de foudre…

Volna, explosivité bâloise

Fils d’une famille horlogère, Sébastien Botinelli est un entrepreneur qui cultive les audaces. On lui doit le Restaurant Senso, le BSM Casaling, Promotion Alhia « Les Terrasses du Léman« . Depuis peu à la Présidence de Volna, on lui doit aujourd’hui l’audace d’avoir fait appel à Yvan Arpa qui lui offre stricto senso un SCUD à radioréactiver la marque. Une de ces impulsions, baptisée Volnatomic dont le créateur du No Limit pour  Sector ou du Titanic pour Romain Jerome a le secret. Une collection noir et jaune, décalée à souhait, suffisamment allumée pour que le fondateur de Artya, nouvelle marque faiseuse d’Artpieces, mérite son surnom de Simon Templar de l’horlogerie.

Bittel Michael, horloger inventeur

Issu du peuple du voyage (voir le reportage de la TSR, au téléjournal), Michael Bittel est certainement le plus atypique nouveau venu sur la scène de la haute horlogerie, à consonance manufacturière. Ses micro-mécanismes enchanteurs fascinent par leur complexité et leur ingéniosité, conférant à chacun de ses garde-temps plusieurs visages et répondant aux besoins de personnalisation des consommateurs à l’affut d’exceptions et de raretés numérotées. Artisan de génie doté d’un sens commercial hérité des réflexes de survie et des désirs de partage, son approche peut compter sur la tendresse et la fascination qui se dégagent de son appartenance, tant sur les parterres des marchés de Suisse qu’au sein des intelligentsia locales. Sa passion pour l’horlogerie naît de cette subtile transmission de savoirs techniques à haute valeur initiatique. Son grand-père ne cessait de réparer, au fil des lieux où s’arrimaient la caravane familiale, d’antiques montres et merveilles de micromécanique, horloges, pendules, instruments de mesure et autres garde-temps. Site officiel.

Tempvs Compvtare, l’éco horlogerie

Jeanson Nicolas Rodolphe, Français de Neuchâtel se devait de s’emparer de la vague environnementale pour y arrimer son mât horloger. S’il ne l’avait fait, s’il n’avait créé une Sàrl Aequatio dont les statuts regorgent de telles valeurs, un autre l’aurait fait. Une marque, Tempvs Compvtare dont la collection participe, par son utilité, à la propagation d’un message plutôt actuel, celui d’une planète en danger, à préserver, d’un écosystème à protéger. Bref, il est urgent d’acheter ces montres, un tantinet idéalistes et rescapées -on voudrait le croire, des seules contingences mercantiles. A quand une montre pour préserver le sort des humains du sud, pour répandre de l’eau potable là où il en manque? C’est peut-être un peu moins porteur et moins vecteur de luxe, mais en attendant, une planète sauvée par et pour une minorité, c’est une planète en manque d’humanité. Enfin, puisque tout est lié, autant se battre et s’abstenir de dénigrer. Le must d’aujourd’hui se veut éthique. Allons donc guetter au GTE – Geneva Time Exhibition ce que nous réserve cette nouvelle-venue certainement dénuée d’ozone…!

Titanium Cargo, l’aventure horlogère de Yvan Wicht

Luxe sobre du titane et de l’or mat, exubérance du poli et des diamants, telles sont les valeurs dont se réclament les garde-temps Titanium Cargo, une nouvelle marque qui revendique l’univers de l’authentique et du contemporain. Yvan Wicht, son fondateur, s’associe à son beau-père dont l’expérience dans la distribution de marques haut-de-gamme laisse présager d’horizons prometteurs.  Connaissance de la matière, du savoir-faire horloger. Les collections «Cargo Stone» et «Cargo Rocks» seront dévoilées aux professionnels dans le cadre du GTE – Geneva Time Exhibition 2010.

Volna, en bref. L’anticonformisme et l’esprit soviétique

Atypique alliage entre horlogerie suisse contemporaine et héritage soviétique, Volna se crée en 2006 sous les signes de l’audace, d’une certaine expertise dans l’usinage de matériaux complexes, tels que le Titane Grade 5 mais également par la réalisation de complications maison. La maison se réclame d’un anti-conformisme et d’une horlogerie décalée. Ses collections revisitent le patrimoine des forces navales sous-marines soviétiques ainsi que la sophistication et l’aspiration à un design puissant.

Zandidoust, Ali, montres joaillières et bijoux…

Jamais d’esquisse ni de dessin avant d’entamer la matière, à coups de lime, de détermination, de scie ou de burin. Ali Zandidoust cultive le mariage entre luxuriances orientales et précision suisse, d’où une perfection esthétique, un style particulier, s’imposant inexorablement depuis 1960 et, dès 1991, sous ses propres couleurs et non plus par grands noms de l’horlogerie interposés. Et puisque les courbes et les formes de ses créations ne peuvent être réalisées qu’à la main, il s’économise le phénomène de la contrefaçon tout en déclinant ses séries ultra limitées. Ses garde-temps n’hésitent pas à user des ors et des diamants. Découvert à Genève, aux Acacias. A retrouver au GTE - Geneva Time Exhibition, le salon des indépendants. (18 au 22 janvier 2009).

CP 3800, un calibre noir désir…

Issu des développements effectués pour la marque Cecil Purnell, sous la maîtrise de l’horloger Cédric Grandperret et par le team Magma –micro manufacture genevoise sise à Perly, le CP 3800 Tourbillon 1 minute –de la série des calibres Cecil Purnell CP 3000, dispose d’une esthétique désirable, avec ses finitions en nickel noir, son élégance ébène. Ebauche, garnitures, décolletages et usinages sont 100% swiss made et puisent dans les arts manufacturiers de Genève, Vaud et Jura. 187 composants composent ce mouvement disposant d’une cage prise entre deux ponts, de platines ajourées et d’un couple au-dessus de la moyenne, utile aux développements à venir. Destiné dans un premier temps aux encageages dans les modèles heures-minutes, puis dans le fameux régulateur cher à la marque Cecil Purnell, le CP 3800 affiche une réserve de marche de 60 h. Diamètre: 30,6 mm (13½ lignes), hauteur: 6,75 mm. Diamètre de sa cage tourbillon: 13,30 mm. De la belle horlogerie, comme on l’aime… Pour la toucher du doight, il faudra attendre le mois de janvier 2010, au GTE -Geneva Time Exhibition.

Cecil Purnell, au GTE en janvier 2009.

Depuis que à Alle (dans le Jura), l’Horlogerie Alaine a été vendue à Patek Philippe, l’opérationnel de Cecil Purnell, la seule marque suisse de haute horlogerie à ne produire que des Tourbillons, s’est retrouvé appauvri d’un de ses éléments. L’horloger Marcel Lachat -par ailleurs propriétaire de la marque Jura Watch, s’est vu contraint de se concentrer sur l’agrandissement de sa fabrique de Alle, qui passe d’une capacité d’une vingtaine de places de travail à environ 50 d’ici fin 2010. Il n’empêche. L’arrivée -cette fois certaine, d’un splendide calibre tourbillon maison, tout de noir nickelé, développé par l’horloger Cédric Grandperret (alias le team de la micro-manufacture Magma Concept), marque le retour d’une marque confidentielle, qui dispose de réservoirs d’aficionados en Malaisie (où l’actionnaire principal Jonathan Purnell passe une bonne partie de son temps), en Ukraine, en Russie, à Hong Kong et encore aux USA.  Créée en hommage à un être cher dont elle a pris le nom, la marque, dont le troisième associé est Stéphane Valsamidès, se détache donc de ses jurassiennes origines pour s’installer là où d’autres excellences résident, notamment du côté de Plan-Les-Watches Perly. Sportifs et racés, ses garde-temps, dont le modèle Hambergé conjugue quelques complications boîtières,  sont également prisés en versions serties, personnalisables et en séries limitées. A découvrir en janvier au GTE -Geneva Time Exhibition.

Marques et leurs liens rajoutés sur bloghorloger.ch

Régulièrement, bloghorloger.ch ajoute à ses menus déroulants (voir colonne de droite), des links destinés à poursuivre la découverte de l’univers horloger international. N’hésitez pas à contribuer à ces précieux compléments d’information.

Rubrique « Marques, Groupes » > Revue Thommen (CH), Philip Stein (marque américaine), Jean Kases (CH, ne dispose pas encore de site web), Volker Vyskocil (marque allemande), Sinn (marque allemande), First Art (marque suisse de Christian Claude), Aspen (marque américaine issue du merchandising de la célèbre station du Colorado), H. Stern (marque brésilienne utilisant le swiss made, créée à Rio de Janeiro, par un émigré allemand passé dans le trading de pierres précieuses. L’entreprise dispose aujourd’hui de son propre magazine), Benjamin Timepieces (marque américaine, issue de superiorwatch.com), Ateliers deMonaco (Marque monégasque), Gebson (CH, inspiration chinoise), Strom Watch (CH, le fils de Armin Strom, à Bienn), Trebor (by Mouawad), Cover (CH, Soleure), Exposure Swiss (by Pejmani, siège au Liban, utilise des mouvements quartz ETA), Eloga (by Pejmani, Liban, avec des mouvements ETA quartz ou automatiques, contrôlés COSC), Mermod Frères (CH, le bras horloger de la maison REUGE), Frederic Jouvenot (CH, prétend avoir inventé le rotor facial contrairement aux archives retrouvées par le bloghorloger.ch: un modèle dont le brevet -CH 685363 du 30 décembre 1995, est tombé dans l’oubli, suite au décès du déposant et à son non renouvellement), Poljot International / Basilika (marque russe reprise en Allemagne), Swarovski (Les montres issues du cristal, lancées à BaselWorld en 2009), Haimov Watches (USA, la marque design bling bling de Igal Haimov), Zino Davidoff (CH, les montres qui voudraient faire un tabac), Feldo Watch (marque allemande, affichage horaire sympa, différent)…,

Alain Silberstein, architectures horlogères

Alain Silberstein est un architecte d’intérieur parisien, designer de surcroit et passionné d’horlogerie, devient faiseur de montres dès les années 1980 du côté de Besançon. Style unique mariant les rigueurs géométriques formelles aux mouvements ultra mécaniques, jouant avec maestria des couleurs, des matières et des clins d’oeil les plus malicieux entre habillages et technicité. On n’en sort jamais indemne, son oeuvre interpelle, surprend. Ses trois collections, sa trilogie Krono Bauhaus, Marine et iKrono, célèbrent un caractère affirmé et sportif, à l’aise dans ses basques tant à la ville qu’aux loisirs mais surtout zesté de gouaille. ôté mouvements, c’est surtout du ETA et du Valjoux (suisses). Ses Tourbillons d’Art complètent son exploration de territoires et d’univers inhabituels et son munis d’un mouvement « ASC » – comme ses initiales suivies du mot Créations. A ne pas oublier, ses horloges monumentales ou son « couteau », objets cultes pour intérieurs non conventionnels. Récemment, Alain Silberstein rejoint la constellation « friends » de Maximilian Büsser qui lui offre, sous sa marque MB & F, une conception commune appelée « Black Box, Horlogical Machine N°2.2″.

Franck Muller joue avec les influences..

Un trait appuyé de Richard Mille, un soupçon de  TechnoMarine et un zeste de Roger Dubuis… Tels sont les ingrédients qui pourraient tout de même plaire sur le marché, du côté de l’Asie et des goûts extrême-orientaux. Serait-ce la patte d’Antonio Terranova, légèrement détourné de ses Cvstos obligations et devenu triturateur de codes FM. Vous me direz qu’il ne s’agit que d’une image de synthèse un rien bâclée… Tiens, j’aillais oublier, il y a aussi un brin de Cvstos dans cette dernière Franck Muller. D’ici le WPHH 2010, espérons que le groupe nous épate avec du vraiment nouveau. Car c’est sur ce terrain qu’il est le plus attendu. Pourvu que cette montre aux allures de ceinture western, ne soit qu’un avant-goût destiné à creuser notre appétit.

Henri Duvoisin, un trésor retrouvé

Val de Ruz, canton de Neuchâtel. Paul-Fritz Duvoisin (1854-1912) ouvre un atelier en 1904 au Genevey-Sur-Coffrane. Son fils, Henri-Paul (1882-1947) poursuit l’oeuvre paternelle jusqu’à son décès. L’entreprise Duvoisin & Cie fait du montage de mouvements et produit ses propres montres. Un an avant sa mort, Henri-Paul implique dans l’affaire ses deux fils, René et André toutefois, entre 1947 et 1975 -année de la triste crise, c’est sa veuve, Sophie-Elisabeth qui imprime à l’entreprise familiale sa griffe. Comme l’instauration d’un fonds social en faveur du personnel. Ses marchés sont l’Europe et l’Amérique latine. Dès 1975, André, de la troisième génération des Duvoisin, perpétue la tradition jusqu’en 1996. L’entreprise est reprise depuis par Jean-Marc Bréguet, photographe horloger à Neuchâtel et Jean-Dominique Cornuz, patron de l’entreprise Valrutech. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses horlogères du cru. On l’aura compris, cette marque neuve, Henri Duvoisin, sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs.

Black Belt, le luxe au mérite, pour ceintures noires.

Pour la première fois, une montre que même la plus vaste des surfaces financières ne peut acheter sauf si… elle est en mesure de démontrer qu’elle est titulaire d’un sésame! Un sésame qui s’obtient au mérite -le luxe change de camp, après une longue maturation personnelle, faite d’abnégation, d’un zeste d’ascétisme et d’un respect de valeurs immuables. Ceinture noire, for black belt only. Née à l’issue d’un combat, cette montre in black, combattive, est l’oeuvre conjointe de deux adeptes des arts martiaux, Yvan Arpa et Claudio Alessi. A peine dégagé de toute suspicion liée à son éviction subite de la marque Romain Jerome, Yvan Arpa, surnommé le Simon Templar de la branche, invente une prise en forme de nouveau business model qui fait l’économie des points de vente classiques et autre distributeurs. Non pas par déni de leurs rôle si utile à l’horlogerie, mais parce que les clubs martiaux fonctionnent selon leurs propres règles, avec des membres, des titulaires. Ce sont donc eux, plus précisément les maitres attestant du niveau requis, qui délivreront le garde-temps. Ce sera également la première fois qu’une montre prendra de la valeur par rapport à son propriétaire et en perdra en cas de cession. Lancement le 30 octobre 2009, lors de la soirée anniversaire et de la Nuit des Combattants du 15ème salon des Arts Martiaux et Sports de Combats, au Stade du Bout du Monde (Genève).

Lire également la news bloghorloger.ch du 5 mars 2009 et le commentaire de Grégory Pons du 9 mars 2009.

Rodolphe Cattin retrouve sa liberté. Exit du Franck Muller Group.

Pétri d’une sincérité inhabituellement en marge des règles de la communication, le communiqué est signé Rodolphe Cattin qui jette l’éponge en se distançant à fin octobre 2009, de l’opérationnel des marques qu’il avait fondées, acquises par le Groupe Franck Muller: Rodolphe Montres & Bijoux et Rodolphe & Co (Atelier de Design). Très instructif! En se retirant, Rodolphe Cattin généralise son cas aux autres « petites » marques du groupe et désigne sans ambages Vartan Sirmakes pour qui ces viennent-ensuite se mueraient en poids morts, voire seraient responsables des difficultés du groupe. Le CE(G)O en prend pour son grade, lui qui faisait état pour la première fois de son génie financier (expression prononcée lors d’un WPHJ d’avant la friction avec Franck Muller), et s’était mis à avaler ces « petites » enseignes sans doute pour bâtir son indépendance face à son omniprésent associé, indissociablement lié à son sort et source passagère d’urticaires à répétition. Aux démangeaisons d’alors, dont la presse s’était largement fait l’écho, s’ajouteront les grincements de dents du jour. Car Rodolphe Cattin, qui fait usage d’une liberté de parole que sa qualité d’actionnaire minoritaire lui confère, met au passage le doigt sur des points sensibles dans tout le groupe: problèmes de stratégie, de qualité, de livraisons, d’impossibilité de développer sainement la marque qui porte son nom. A ces reproches techniques s’ajoutent ceux d’ordre humain: situation délétère, combats internes, complots, retournements majeurs, trahisons de collaborateurs proches, etc.. La réponse du groupe ne saurait tarder. A moins qu’un prochain sur la liste ne sorte du bois. Les paris sont ouverts. Non pas Pierre Kunz, ni Barthelay, ni ECW (European Company Watch), ni encore MHR (Mahara Watch), éteinte depuis belle lurette. Peut-être qu’une deuxième secousse pourrait survenir du côté du CEO de Backes & Strauss… Ce ne sont que supputations, il va de soi.

Courvoisier, qu’est devenue la marque? Quiz!

Bloghorloger.ch serait heureux de connaitre l’identité du Russe qui a acquis cette marque horlogère (classe 14) dont l’histoire pourrait être aussi prolifique que celle sur laquelle s’appuie des Jaquet Droz, des Breguet ou autres perles historiques. Il n’y a pas si longtemps, un avocat de la place neuchâteloise fut contacté par un groupe américain en quête d’emplettes horlogères. Courvoisier était sur les rangs. Le service juridique dudit groupe ayant quelque peu trainé, c’est un Russe qui s’est emparé du joyau pour un montant d’une centaine de milliers de francs suisses. Le groupe s’est consolé en achetant, pour plusieurs millions, une marque chaux-de-fonière à quatre lettres. Dans l’attente de vos commentaires pour en savoir plus…

DG Meccanico, elle fonctionne.

Véritable machine indicatrice du temps qui passe, objet d’essence digitale mu par un coeur mécanique, computer habité par un condensé de science manufacturière horlogère, la dg Meccanico de de Grisogono fonctionne à merveille, contrairement à ce que propageaient ses détracteurs, ainsi que le bloghorloger a pu le constater à BaselWorld 2009. Le passage entre les minutes et les heures, se fait sans hésitation, de manière franche. Le développement du moteur, à partir d’un calibre détourné de ses vocations premières afin de dispenser suffisamment d’énergie pour faire fonctionner ses rouages enchevêtrés, aurait coûté plus de 2 millions de francs suisses. Véritable spectacle rappelant la science des automates, si intimement liée à celle de l’horlogerie des grands maitres ou à l’esprit Tinguely miniaturisé, cette montre d’exception fait également l’objet d’une présence sur YouTube, qui autorise une meilleure compréhension de ses mécanismes sophistiqués.

Cyma, le 150ème c’est demain.

Dans trois ans, le 150ème anniversaire. Espérons que la marque locloise née en 1862, quelque peu déshéritée de son passé et de sa richesse historique par plusieurs années de concentration « facile » sur le marché qui marchait le mieux, les US, renaisse de ses cendres. Et s’embarque dans la réouverture de l’ensemble des pays dans lesquels elle était profondément enracinée. Avec un nombre d’environ 40 millions de montres et réveils vendus durant son histoire, imaginons que les terres à regagner couvrent l’ensemble de la planète, de l’Europe du Nord jusqu’à l’Afrique du Sud. D’ailleurs, au Pays de Mandela, un petit malin s’est approprié le nom, il n’y a pas si longtemps. Alors que nous prépare-t-on du côté de la Rue des Billodes? Espérons qu’un calibre soit au menu, ce serait la moindre. Souvenez-vous le réveil 8 jours qui réveillait trois foyers suisses sur quatre. Il était doté d’un calibre qui pourrait bien, soudainement, devenir un mythe s’il était adapté au poignet. Les ingrédients y sont, et la trentaine de collaborateurs (il y eut un temps 2′500 personnes), mériterait d’avoir des perspectives à la hauteur du trésor patrimonial sur lequel ils sont assis. Déjà, l’ensemble de l’équipe américaine vient d’être changée, voire réengagée sur d’helvètes bases. Peut-être aussi qu’un ménage sera fait dans le nombre des références, trop élevé pour l’époque. L’ancienne manufacture, liée à l’histoire de Tavannes Watch (parce que les Juifs n’avaient pas le droit de s’établir au Locle), mérite une résurrection que ses volumes actuels pourraient lui permettre de financer…

ChronArte, habillement d’espaces à vivre.

Une ChronArte au mur? Genre de clepsydres réinventées sur le mode du non-conformisme par l’ingénieur designer Heinz Mutter (Saint-Gall), ces garde-temps habillent murs et espaces à vivre. L’élément aquatique, en balade entre pleins et vides, sert d’indicateur horaire et d’indice décoratif. Technologie contemporaine oblige, leur précision est radio commandée par l’horloge atomique de Francfort. Visibles à l’Heure Asch à Genève, en plusieurs lignes: Canna, Quadro ou Filo.

ED Edmond, en bref.

Designer passionné d’horlogerie, l’Annemassien JP Edmond, hypothèque toutes ses économies pour se lancer dans l’aventure horlogère. Sa Lock-ED collection, construite autour d’un système ingénieux et breveté de verrou innovant, transformant le couvre-poussoir en une sécurité dotée de fonctions utiles et protectrices du poussoir, s’articule autour de modèles témoignant d’une imagination et d’un sens marketing étonnants. Les modèles « Pure », « Cape Horn », « Booster » et « Black Diamond » s’offrent à tant de personnalisations que c’est le site 121 qui s’embarque le premier dans l’aventure d’une vente directe au consommateur. Puis, au tour de notre apprenti CEO de lancer ses éditions limitées: les modèles « Crisis 2009″ et « 44th USA President ». Histoire de se remmémorer les grands moments de l’année… A quand les modèles « Guide Suprême », ou « Grippe A »? Et si l’actualité se déclinait en souvenir d’achats de montres… Après tout, le garde-temps se doit, comme son nom l’indique, d’être un repère dans l’espace temporel.

Century, en bref

La société existe depuis 43 ans, elle est encore indépendante et en mains familiales. C’est Philip, le fils Klingelmann qui préside à ses destinées tandis que son père, âgé, parvient de temps à autre, depuis son domicile au-dessus de la fabrique à Nidau, à s’aventurer au coeur de la production, entre les ateliers, les yeux pétillants de bonheur. Car l’homme, un inventeur d’exception, mériterait d’avoir son catalogue d’inventions, tant il a oeuvré, d’abord pour les autres, ensuite pour sa propre société, sur le terrain des améliorations ingénieuses. Le problème avec cette marque c’est qu’il faut toucher les montres pour en tomber fanatique, tant leurs complications de fabrication boîtière relève de l’exploit. Impossible d’engager des polisseurs ou des lapidaires, car le savoir-faire de la fabrique est unique. Ces deux métiers, aussi maîtrisés soient-ils, ne parviennent à des résultats qu’après de longs mois de formation. Quant aux images, elles ne peuvent exprimer ce que le jeu des facettes, obtenues par de savants polissages de la matière saphir -c’est l’ADN de la marque, recèle d’éclats et de relfets. Aussi Century vit-elle sur un réseau toujours plus initié d’afficionados qui se trouvent du côté de l’extrême orient, Japon en tête et depuis deux ans, la Chine et sa quinzaine de points de vente ouverts. Dommage, car la collection, dotée de quelques pièces mécaniques du plus bel effet, pourrait bien s’enticher d’autres publics, tant aux Etats-Unis qu’en Europe. En 2009, la marque lance Centimento, une collection joaillière qui lui permettra peut-être de percer sur ces marchés qui, depuis qu’elle fait partie du paysage horloger suisse, croient la connaître. Un éternel recommencement, placé sous le signe d’une matière qui s’impose, inexorablement. Car elle contribue à une diversité horlogère mise à mal par les courants suiveurs qui ne cessent de traverser la branche.

Maranello V8, en bref.

Vecteur d’italiques passions automobiles, vécues depuis des lustres dans la ville qui inspire son nom, Maranello V8 apparait soudainement dans le paysage horloger suisse et se lance officiellement à BaselWorld en 2009. La marque existait déjà depuis 2007 auprès des connaisseurs qui attendaient de voir… autre chose que les intentions superbement mises en scène via un site internet d’une rare attractivité pour la branche: à la moindre connexion, c’est AKON qui vous accueille sur fond d’images à fort potentiel séducteur, d’une rare beauté. Il faut dire qu’Awa Sow Mazzocchi, présidente de la marque, s’y connait en matière de standards esthétiques. D’origine sénégalaise, elle grandit au Japon et hante les défilés d’enseignes du luxe. Et comme la tradition horlogère suisse lui est familière, elle s’y convertit dès 2007. Son parcours va sano, pas piano. Sa foi soulève quelques montages en forme de détaillants, du côté des stations suisses et de quelques points triés entre Europe et Etats-Unis. L’attente en valait la peine. Les modèles arrivent, comme « Bad Boy« , un chronographe monopoussoir à roue à colonne.

Raven, le surmoulé caoutchouc s’en prend aux Airwolf et Skyracer.

Sous l’appellation Raven, Breitling revisite deux séries spéciales de ses chronographes Airwolf et Skyracer, reconnaissables à leurs poussoirs et lunette surmoulés de caoutchouc. Du noir et de l’acier, à caractère technique. Si l’Airwolf décline ses fonctionnalités quartziennes aux temps de l’ultraprécis (le centième), de l’alarme réveil boostée par une turbine amplificatrice, du compte à rebours, du 2ème fuseau horaire, de l’heure UTC et de la visibilité nocturne « NVG Compatible », la Skyracer roules les mécaniques avec son calibre 27, doté des fonctionnalités suivantes: double visualisation des temps mesurés, compteur de 60 minutes à aiguille centrale idéal pour toute mesure inférieure à 1 heure, compteur unique à deux aiguilles (heures et minutes) pour les durées supérieures. Quant à la règle à calcul d’aviation, montée sur crémaillère, elle conforte l’aéronautique positionnement de Breitling.

Cinette Robert tire sa révérence… Classe!

Comment se fait-ce qu’une telle personnalité de l’horlogerie ait pu passer entre les gouttes des honneurs réservés aux êtres d’exception? Elle aurait méritée d’être en tous les cas nominée aux Gaïa, pour son oeuvre. A 51 ans, elle reprend, presque par un coup du sort (qui sait parfois se montrer positif), la marque Dubey Schaldenbrand. Elle fait alors ce qu’elle sait faire depuis des lustres, créer des montres, à partir de mouvements anciens. Elle le fait depuis les Ponts-de-Martel, estimant qu’en tant qu’enfant du lieu, elle doit à cette région de s’y enracinner. Faut-il rappeler qu’avant de suivre la voie de la finance, elle était revenue, inexorablement vers les amours horlogères qui l’avaient vue démarrer comme apprentie chez Martel Watch, l’une des manufactures les plus courues des grandes enseignes d’avant la crise des années septante. Elle y avait côtoyé deux horlogers d’exceptions, Georges Dubey et René Schaldenbrand, qui avant de s’accocier pour produire des garde-temps encore plebiscités par les collectionneurs, s’étaient adonnés à la réparation de montres anciennes. Et de souligner, comme héritage majeur, le trait de caractère de Monsieur Dubey, un être réservé, pétri d’amour et toujours prêt à rendre service, jamais fanfaron ni montreur de savoirs. Elle se souvient de ces photocopies couleur dont elle disposait, en complément d’une montre terminée, et qu’elle ne pourrait pas présenter à Bâle, faute de temps de s’y rendre. Alors, c’est son ami Antoine Simonin qui avait embarqué la pièce, la confiant à un journaliste du magazine allemand Chronos. Ce-dernier, sans rien dire, l’avait photographiée et adulée au point de lui consacrer plusieurs pages en papier glacé. Consécration, obligation de produire puis d’alimenter quinze points de vente ainsi créés. L’histoire de la renaissance inimaginable de deux signatures respectées de l’horlogerie, s’est ensuite construite, sur quinze années d’un sans-faute auréolé d’authenticité. Jusqu’à ce que l’appel de la retraite, assorti à l’envie de se consacrer (enfin) aux stocks de mouvements anciens qu’elle collectionne, pour en extraire des pièces intemporelles. Elle passe la main, non sans un pincement au coeur, mais avec la sagesse de celle qui s’efface, humblement, avec tant d’élégance. Jonatan Gil, issu d’une famille horlogère de la Chaux-de-Fonds, devient ainsi le plus jeune CEO de la branche, à 22 ans. Il est du cru, elle n’aurait jamais accepté qu’un groupe s’empare d’un joyau qu’elle a à ce point poli et chéri. Encore deux mois de déménagement des machines pour la métropole du haut, et son domicile si cher à ses attaches locales, redeviendra privé et dédié aux montres anciennes, sa passion première. Chapeau Madame Robert, bonne retraite… active. Donnez-nous des news.

Patron horloger à 22 ans. Jonatan Gil reprend Dubey Schaldenbrand

Avec une once de nostalgie, nous devrons renoncer aux savoureuses escapades du côté des Ponts-de-Martel, sur les terres même de feu la mythique Martel Watch. Cette fabrique de mouvements, disparue à l’orée des seventies, livrait ses mécanismes aux plus grands noms du siècle passé. C’est en ses murs que Georges Dubey et René Schaldenbrand, horlogers réparateurs de talent, s’étaient rencontrés puis, en 1946, associés pour produire des garde-temps longtemps prisés par les collectionneurs. Ils y avaient d’ailleurs croisé Cinette Robert qui, après y avoir fait son apprentissage s’était envolée pour la finance, avant d’y revenir, en 1995, rachetant la marque et de lui donnant l’essor qu’on connaît. Une once de nostalgie aussi de penser que l’une des dernières CEO de l’horlogerie cède son siège à un représentant de la gent masculine. Les temps changent… C’est donc avec une salve d’enthousiasme que nous accueillons Jonatan Gil qui, après une année de travail au sein de la compagnie, vient de la racheter. Il la déménagera du côté de La Chaux-de-Fonds afin d’en bichonner le devenir qui s’appuiera sur les valeurs originelles de la marque. A 22 ans, il est le plus jeune CEO de la branche, ce qui ne l’empêche pas de faire preuve d’une sagesse étonnante. Tombé dans la marmite horlogère depuis sa naissance -sa famille y est active, il a déjà huit foires de Bâle à son actif et dispose d’un solide bagage informatique. Ses premières déclarations sont rassurantes: « Aucune révolution n’est prévue à court terme: la situation économique est difficile et il faut d’abord assurer l’opérationnel. Et j’ai le temps. Je compte conserver la philosophie de l’entreprise tout en la faisant évoluer. Une entreprise qui se veut artisanale peut aussi être moderne« . Vive la reprise, lorsqu’elle semble tant en phase avec les valeurs patrimoniales!

Jo Siffert, le mythe revit… horlogèrement.

La logique eût voulu que Philippe Siffert aille voir TAG Heuer et leur parle de son projet. Car le fils d’un des coureurs automobiles les plus mythiques s’est lancé dans… une marque de montres. Porteuses de symboles rappelant leurs vroumistiques connotations, les montres se déclinent en séries limitées et répondent aux noms de références paternelles (victoires, scores, participations). Pour l’instant la collection se décline autour d’une « British-GP 1ST Place 1968 Black-Carbon » qui ne manque pas de caractère, malgré des photos vraisemblablement faites « avec « les moyens du bord ». Il faut un début à tout et Philippe Siffert, plutôt actif dans la recherche de cadres, tient à maîtriser l’opération de A à Z, et… à prendre son temps. A propos de début à tout, Jo Siffert aurait été le premier pilote à être sponsorisé. C’est lui qui amena Steve McQueen chez TAG Heuer. A ce titre-là, la marque au travers de son espace historique à la Chaux-de-Fonds, lui rend hommage, en attendant qu’une autre marque, originelle, lui fasse peut-être un jour ombrage? Qui sait où mènent les débuts à tout.

Greubel Forsey, en bref.

Développeurs de grandes complications, Robert Greubel et Stephen Forsey, restaurateurs d’horlogerie ancienne, s’unissent dès 1990, pour s’inviter en 2004 à la table des marques éponymes. Parmi leurs inventions représentatives, trois en quatre ans, le « Quadruple Tourbillon à Différentiel Sphérique » demeure en 2008 la plus étourdissante. Trois Inventions ont été présentées en quatre ans et, fin 2008, leurs premiers «Quadruple Tourbillon à Différentiel Sphérique» sont livrés. Etourdissant parcours. A l’origine, une décision pour le moins ambitieuse, celle d’améliorer l’invention du Maître des maîtres horlogers, Abraham Louis Breguet, le Tourbillon. Et de s’attaquer ainsi à un mythe fondateur. Leur avancée majeure est faite de subtiles inclinaisons aux penchants perfectionnistes: le Double Tourbillon 30 degrés, dont une des cages a été inclinée sans que ne s’édulcorent les qualités motrices du mouvement. Chez les collectionneurs et les passionnés, c’est l’engouement. Bréguet revivrait-il ou se retournerait-il dans sa tombe? Ces deux-là ont en tous les cas choisi de lui donner au 21ème siècle, une contemporaine résonnance, faite du respect le plus fidèle de ce qu’ils ont saisi de la pensée originelle. Disposant de capacités autonomes de production et de développement, Greubel Forsey ajoute à la rigueur ornementale -finitions mains, piliers et ponts de Tourbillon en acier poli miroir et platines et ponts grenés et traités or jade, colimaçonnage des barillets, cerclage décentré de la platine et vis bleuies au feu, un zeste de revival.

Vincent Perriard change son fusil d’épaule… et rejoint TechoMarine.

Bouillant patron et workalcoolique notoire, le CEO quadra de Concord Vincent Perriard présente à Efraïm Grinberg sa démission, prenant le landerneau horloger par surprise. Annoncée par Business Montres, la news est confirmée par l’intéressé lui-même. Qui passe à la tête de TechnoMarine et remplace l’intérim de l’actionnaire Christian Viros (ex-TAG Heuer) lui-même successeur de Gilbert Ohayon. Ainsi, celui qui a redonné depuis 2006 ses lettres de noblesse à Concord s’en va, avec les honneurs. Car les objectifs du 2ème trimestre sont atteints, le bateau est lancé, les chronos C1 commencent à se décliner. Le « Bâle » du printemps s’exécute à rebrousse-poils de tous les pronostics. A BaselWorld, Vincent Perriard avouait avoir fait l’objet, via chasseurs de tête interposés, de quelques approches pressantes. Déjà Christian Viros? Que deviendra la famille des C1, orpheline d’un mentor dont l’imbrication dans l’histoire même de la renaissance de Concord était saupoudrée de créativité, d’astuces communicationnelles et de… Quantum Gravity? Un séisme pour le MGI Luxury Group (Groupe Movado), qui avait déjà suscité avant BaselWorld 2009 quelque interrogation en instaurant la direction bicéphale d’Ebel, l’un de ses autres fleurons. Quoiqu’il en soit, Concord disposera toujours, dans le groupe, de cette affectivité à part. En raison de ce que le groupe lui doit. Lire le post.