Ulysse Nardin au Monaco Yacht Show. Série spéciale ‘YS’ Maxi Marine Diver

Historiquement, la conquête du temps a toujours été liée à celle des océans. Tandis que le Monaco Yacht Show fête en septembre 2010 son vingtième anniversaire, la marque horlogère Ulysse Nardin y arrime son vaisseau de grand chronométrier. Comme l’Office du Tourisme d’Abu Dhabi, la marque en est le sponsor principal, pour la deuxième année consécutive, après avoir hérité d’une place laissée vacante par Blancpain. Née en 1846, cette enseigne suisse de haute horlogerie, connotée complications horlogères et maîtrise du temps céleste, s’appuie sur l’histoire d’Ulysse Nardin (1823-1876), un maître horloger loclois contemporain de l’époque où le temps était affaire d’état, comme d’ailleurs toute forme d’étalonnage. Ulysse Nardin est l’enseigne horlogère suisse dont l’ADN comporte le gène chronométrie de marine le plus vivace. La sortie d’une série spéciale de 100 pièces d’une Monaco YS est au programme. Un modèle spécifique, à l’image de celui sorti en 2009, dont aucun visuel n’est encore disponible. Cette nouvelle référence enrichit la collection Maxi Marine Diver. Sportive, du pourtour de ses 43 mm de diamètre, étanche à 200 m, elle est est habitée par un mouvement à remontage automatique doté d’une petite seconde, affichant sa date dans un guichet situé à 6h ainsi qu’une réserve de marche de 42 h, via un guichet circulaire situé à 12h. Le cerclage «bouée» de ses guichets, ainsi que la lunette tournante unidirectionnelle, ancrent ce modèle dans l’imagerie océane. Sûr que son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco, appréciera…

Chronométrie à Montreux: trois jeunes régleurs primés

Deux temps forts confèrent au 14ème Congrès International de la Chronométrie, organisé au Stravinski de Montreux les 28 et 29 septembre 2010, une attractivité qui mériterait de trouver dans le grand public quelques résonances et prolongements. La nouvelle exposition thématique, proposant une rétrospective du chronométrage sportif, en rapport avec le thème du Congrès, « Le Temps et le Sport – Défis Technologiques et Humains« . Et qu’importe si quelques pointures du genre n’ont pas voulu ou pu s’y pointer, les Longines, Omega ou Swiss Timing, les objets rares confiés par TAG Heuer ou Montblanc, pimenteront l’intellect des participants. Puis, hormis le fait qu’il sera possible d’admirer les 17 garde-temps issus du Concours national de Chronnométrie prêtés par le Musée d’horlogerie du Locle, les résultats d’un concours prometteur seront annoncés: la SSC, en accord avec ses missions de transmission du savoir horloger, avait lancé auprès des jeunes, une deuxième compétition chronométrique, afin de souligner les qualités requises pour exercer le métier de régleur. Evidemment, comme dans toute confrontation, seuls trois lauréats sur les 85 inscrits (un succès!) monteront sur le podium. Il leur aura fallu faire preuve d’endurance et d’abnégation pour transformer le calibre école ETA 6498-1 en véritable chronomètre. En tout, quinze modèles ont passés avec succès les tests du COSC. Un message de promesse. On peut encore s’inscrire au Congrès, histoire d’être arrosé par la science et l’expérience d’une vingtaine de conférenciers, parmi lesquels quelques sportifs d’élite.

Christophe Claret, le son du détail.

A propos du post Deux marques de haute-horlogerie se disputent la même musique, les précisions suivantes s’imposent. Rappel du sujet: le bloghorloger relevait que la nouvelle marque « Manufacture Royale« , dont le lancement initialement prévu le 30 août a été reporté à d’ultérieures calendes, utilise sur son site en guise d’identité sonore, exactement la même musique que la marque Christophe Claret: le morceau Clubbed To Death, signé Rob D, un DJ australien immigré à Londres, issu de l’album Sony Music The Classic Chillout Album (Columbia). Précisions. D’emblée, c’est pourtant clair à la lecture de l’information parue le 15 juin 2010, insistons sur le fait qu’il n’existe aucun lien entre la marque Christophe Claret et la nouvelle venue. Une affirmation utile à ceux qui supputeraient le contraire, trouvant là une explication au flagrant plagiat sonore dénoncé. Ajoutons que, suite à des informations reçues du Locle après la publication de ce post, le choix musical a été effectué au sein même du département Infographie de Christophe Claret SA. Enfin, et cette info est assez rare pour mériter qu’on la salue,  tout s’est passé dans les règles de l’art. En effet, le 26 février 2009, les droits d’utilisation de cette musique, pour le site web et le film du 20ème anniversaire, ont été honnêtement acquis pour la somme de € 9′000,00. L’explicite mention du compositeur figurant au générique le confirme. Pas étonnant que Christophe Claret, dont la minutie et le soin du détail demeurent une marque de fabrique, n’ait rien laissé au hasard. Ni n’ait cédé à la pratique ambiante qui consiste à « pomper » sans scrupules des musiques dans la base de données digitales si facilement accessible sur le net. Peu se soucient des appartenances ou des droits relatifs à ces utilisations. Quant aux tarifs pratiqués par les acteurs du music business, ils font surgir deux questions: primo, Sony Music a-t-elle aussi envoyé une douloureuse à la Manufacture Royale, secondo, combien Vartan Sirmakès a-t-il du débourser pour s’offrir le melting pot musical qui continue d’habiller le montage video figurant sur la home page de Franck Muller? Tant qu’à faire, revoyons-nous le film de Christophe Claret… pourquoi pas en 3D sur le site de Swiss Watch TV.

Nayla Hayek, nommée Présidente du Swatch Group.

29 juin 2010. Nommée Présidente du Conseil d’Administration du Swatch Group en remplacement de feu son père Nicolas G. Hayek, Nayla sa fille n’avait jamais été sous le feu des médias. Même sa promotion au titre de Vice-Présidente, il y a environ 6 mois, n’avait pas été relevée. Entrée dans ce conseil en 1995, son chemin était pourtant tracé. Au travers de cette nomination à la fonction suprême, certainement initiée par son père, un message fort: la continuité, les concurrents n’ont qu’à bien se tenir, le renforcement de l’identité propre de chaque marque du groupe suit son cours. D’ailleurs, signe de la confiance du marché, l’action boursière n’a que très peu bougé. Entre les lignes, lisons aussi dans cette nomination, notamment pour les marchés sensibles à la notion de clan et à la gouvernance patriarcale mise en place par Nicolas G. Hayek, comme ceux du Moyen-Orient notamment, que la famille garde le contrôle, qu’elle reprend les rennes et les pôles positions. Toujours à l’adresse de ces marchés, qui mieux qu’une fille peut honorer l’héritage moral d’un père? Nayla Hayek n’est-elle pas également au Conseil d’Administration de Belenos Clean Power Holding SA, cette société si chère à Nicolas G. Hayek (recherche et réalisations en matière d’énergies du futur, propres et renouvelables). A ceux qui douteraient de sa carrure, elle répond sur le terrain de l’opérationnel, après avoir occupé des postes clefs pour le Swatch Group au Moyen-Orient et en Inde, par une belle réussite: la création en 2008 de la nouvelle entité Montres Tiffany SA. De ses passions d’avant l’immersion dans le groupe, elle conserve son titre de juge arbitre internationale pour les chevaux arabes, en sa qualité de membre de la WAHO, World Arabian Horse Organisation. Après tout, son frère n’était-il pas lui aussi promis à une carrière extra-horlogère, du côté du Cinéma où il fit tourner Peter Fonda dans Family Express? Ecouter l’interview de Nick Hayek sur Forum (Radio Suisse romande), assortie du commentaire de Joël A. Grandjean, responsable éditorial de bloghorloger.ch

Marque Pilo & Co, Genève. Sans cesse renouvelée, ouverte aux personnalisations.

Tandis que deux nouveaux modèles s’annoncent sur le marché, la marque Pilo & Co Genève, en bref: Caractérisée par sa persistance à précéder la tendance, Pilo & Co Genève se démarque dès sa création en 2001 par son art de conjuguer les identités. 11 collections dédiées à l’accessibilité, au design et aux captures de l’instant. Au nombre des enseignes reconnues du swiss made, forte d’un démarrage en force et d’une expansion maîtrisée, la marque ne connaît pas l’essoufflement. Couvrant tous les segments, elle sait se faire mécanique ou manufacturière sans jamais se départir de son assurance de bon goût. Ainsi vit-elle les approches croissantes d’acheteurs désireux de se démarquer, par la commande d’une personnalisation cohérente, souvent portée sur les pierres précieuses et les arts du sertissage. Fort attractive dans son offre de prix, c’est l’un de ses particularismes, elle occupe en Suisse les vitrines de plus d’une quarantaine de points de vente et dispose à Genève de deux boutiques éponymes, une sur chaque rive. Elle a misé sur la Chine où elle dispose déjà de 8  boutiques, sans oublier ses marchés fidèles: Moyen-Orient, Liban, Libye, Algérie, Russie, Kazakhstan, France, Espagne, Gibraltar ainsi que les USA. Elle est la propriété de Amarildo Pilo, également à l’origine de la nouvelle David Van Heim.

Manufacture Royale: marque soeur de TEC Ebauches à Vallorbe

Gérard Isler et Arnaud Faivre, déjà fondateurs de la société TEC Ebauches SA créée à Vallorbe en mars 2008 et qui s’est agrandie en 2009 avec 1000 mètres carrés dédiés à l’industrialisation, se lancent dans l’aventure horlogère choisissant l’anglage marque. Ainsi, prolongeant leur slogan « La base de votre montre est notre métier » par une extension de leurs activités de sous-traitance, viennent-ils de créer mi avril 2010,  la société « Manufacture Royale« , une enseigne horlogère dont les créations  seront révélées en août 2010, le 31 plus précisément, comme l’annonce le site. Un teasing qui ne laisse entrevoir que l’accroche visuelle d’un garde-temps hors norme, en tous les cas au niveau de la taille ou de son déploiement. La société a pour but de fabriquer entre autres des montres et des chronomètres mécaniques. A suivre.

Georges Graham, noir c’est noir.

Parcourant toujours avec autant de force revendicative le filon de ses modèles à haute montée d’adrénaline, la marque Graham enrichit sa ligne Tourbillograph Trackmaster d’une virile déclinaison, trempée dans l’esprit all black. Habité par les 403 composants de son calibre G1781, dont 48 pour le tourbillon, ce chronographe automatique RAC (Roue à Colonne) 28′000 alt/h, affiche son compteur des 12 heures à 6h et sa comptabilité des 30 mn à 3h. Décentré bien qu’intimement imbriqué dans le reste du mouvement, son mécanisme tourbillon une minute résiste vigoureusement aux chocs. Sophistiquée, cette sportive destinée à rythmer la course des assoiffés d’exclusif, se préfère en robe caoutchoutée noire, boucle céramique… Eric Loth, via The British Master, une société helvético-britannique fondée en 1995 à La Chaux-de-Fonds, n’en finit pas de rendre hommage à l’horloger anglais Georges Graham (1673-1751), baptisé le père du chronographe et membre du très sérieux Observatoire Royal de Greenwich.

Bell & Ross, du mythe et de l’Heritage au… Radar.

Cette enseigne-là, depuis Paris, s’est carrément placée sur le terrain des instruments de mesure du temps swiss made, allant même jusqu’à répondre aux exigences militaires franco-hexagonales. A force d’un design qui force la prise de position, ses fondateurs, une équipe de designers et de passionnés d’aéronautique, s’installent dans le fonctionnel intelligent, lisible, précis et fiable. Bref, tout ce qu’on attend d’une horlogerie de valeurs sans forcément oser le demander. L’imagerie façon séries limitées des compteurs, celle des aiguilles, de l’horloge d’avion et, tout récemment du radar, cohabitent dans les valeurs de trois collections. Vintage, Instrument BR01 (carrément le hit) et Instrument BR02. Difficile de déroger au culte du modèle mythique, le BR01 Heritage, tout de cuir maculé de crevasses corporate. Pourtant, c’est la Instrument BR01 Radar qui, à partir de disques et de mars 2010, réinvente la lecture horaire.

L’heure des motoristes, 2009 et 2010…

2009 a vu la percée de trois constructeurs de complications sur le terrain des marques, que dis-je, des labels. La micro-manufacture Magma Concept enfante Globe Master Watches tandis que la Confrérie Horlogère, respirant le CH de la suissitude (reprise depuis la faillite de BNB par Hublot), était enfantée par Mathias Buttet, qui préfère parler d’incubateur de talents: sept confrères, dont trois femmes, appelés à créer des pièces uniques, signées. Que deviendra donc la pièce du graveur Gabriel Salgado De Arco, baptisée ImmenSEATY et représentant 1600 heures de gravure à la main? Christophe Claret, quant à lui, brandissant la raison de son vingtième anniversaire -il avait déjà fait de même avec le dixième, investit aussi ce terrain avec sa DualTow. Sans parler de ses implications dans les Maîtres du Temps et dans la marque Jean Dunand, co-fondée avec Thierry Oulevay (ex-Bovet). Le dernier-venu en 2010 sur ce terrain est Philippe Ruedin, de ASXP-Engineering, le motoriste des débuts de Hautlence, de Ladoire et d’autres marques naissantes, qui lance mAr, une marque entièrement dédiée à la dimension vinicole de sa famille. Le phénomène n’est pas nouveau, puisque Valjoux sortait pour son centième, un chronographe fort sympathique… C’était il y a quelques années déjà. Rappelons en outre que nombre de marques actuelles, comme en témoigne ce document retrouvé portant le nom Borgeaud-Lecoultre, se livraient à la fabrication de mouvements en blanc -une manière d’exprimer le private label, avant de devenir elles-mêmes marques à part entière.

Racine, Ariste (marque ENICAR)

Vers 1913, Ariste Racine utilise un anagramme de son nom pour déposer à La Chaux-de-Fonds la marque ENICAR. Direction Lengnau où sa société déménage durablement. Ses modèles pour hommes, femmes, pour militaires, notamment ceux qui sont dotés d’une boussole intégrée débarquent sur les marchés. Vers 1950, un catalogue ENICAR présente d’autres modèles porteurs des noms Longeau ou Alprosa. 1956, pour la première fois et grâce à une expédition d’alpinistes suisses, le sommet de l’Himalaya est vaincu. Chaque membre de l’expédition porte une Enicar. La mention « Ultrasonic » désigne une technique unique de nettoyage des mouvements aux ultrasons, avant leur huilage. Robustes, les montres Enicar gagnent leurs lettres de noblesse avec la sortie en 1958 de la Sherpa Dive, une étanche à 200 mètres dont le fond gravé représente une huître ouverte avec sa perle, ainsi que l’inscription « Seeperl » qui désignera par la suite les montres étanches de la marque. Pionnier des boutiques monomarques, Enicar ouvre à Johannesburg un magasin éponyme, construisant sur le succès de son « Sherpa World Timer » un GMT. Le succès de la boutique arrive aux oreilles des détaillants qui se pressent au portillon.

Tonneau façon planétaire de Vicenterra.

Vincent Plomb, de la société ReaLIS, alias un bureau technique d’imagerie 2D ou 3D de Boncourt, vient de déposer la marque Vicenterra et s’apprête à concrétiser son premier modèle. Un garde-temps compliqué, niché dans une forme tonneau, capable d’afficher les heures universelles tout en jouant de son calendrier rétrograde et des courses ludiques de sa planète terre attachée à son satellite lunaire. Tandis qu’un soleil zénithal promène son astrale trajectoire de 11h à 13h. Vibrations horlogères garanties…

Resteront toujours Romain et Jérôme…

Tandis que RJ Watches appâte le milieu horloger avec ses teasers, éveillant la curiosité et indiquant implicitement que la marque s’apprête à poursuivre l’exploration des chemins lunaires balisés de légendes dont elle a tiré l’un des fragments de son ADN, on se réjouit d’être à BaselWorld pour en savoir plus. Le ticket de l’arrivée de Manuel Emch, vierge de tout contentieux passé, risque donc de rassurer le marché et de profiter à la relève de la marque, malgré les nouvelles craintes apparues par la déconfiture BNB -à qui la marque avait confié la majeure partie de sa sous-traitance. Selon le registre du commerce du 2 février 2010, Manuel Emch conforte sa position de DG avec l’obtention de la signature collective et Mantuano Giancarlo son fauteuil de Directeur.  De son côté Yvan Arpa, initiateur de ce concept fort et déclinable, relève la tête avec ses implications dans Black Belt, son consulting Volna -concept Volnatomic en passe de secouer en jaune et noir, et son leadership dans Artya, sa marque coup de foudre et déjante maîtrisée. Que devient Alain Bajulaz? Le père fondateur de la marque Romain Jerome, celui qui avait trouvé l’investisseur actuel et s’était entouré d’Yvan Arpa,  vient d’être destitué de ses pouvoirs d’administrateurs (le 8 février 2010). Heureusement, ses deux fils, Romain et Jérôme, témoigneront encore longtemps du lien originel qui relie RJ Watches à son jeune passé…

BorgeauD Watches et le Septagraph Perpétuel…

Après le Tourbillon ou la Répétition Minutes, le Septagraph Perpétuel est une nouvelle complication mère, signée BorgeauD Watches Switzerland. Au moyen d’un disque rétrograde colorant un « indicateur de réserve temporelle » en forme de flèche posée sur un cadran multi dimensionnel, grâce à un compteur situé entre les index 7 et 8, ce garde-temps célèbre 3000 ans d’observations astronomiques grâce à 450 ans de savoir faire horloger suisse. Tout dans ce garde-temps exclusif est suisse, du design à l’écrin, du cuir des bracelets au fournisseur de glace, en passant bien sûr par chaque composant du calibre BRG 11501. Le principe du Septagraph Perpétuel est de restituer à son possesseur -un initié à coup sûr, 1h30 chaque jour, de manière non consécutive. Une parenthèse qu’il mettra à profit pour cultiver ses intériorités et s’occuper de son recentrage personnel. Un luxe des plus suprêmes, au regard de la folle course du temps moderne, un refuge -ou un poste d’observation, niché dans l’oeil du cyclone temporel. C’est d’une poésie majusculaire, ça frise le BorgeauD code et les sempiternelles recherches graalistiques. Est-ce bien utile? En tous les cas, un périple en Asie vous en convaincra, tant le respect de cette tranche dédiée aux jours de la semaine est encore vivace.  C’est de l’ordre de l’hygiène de vie temporelle…. d’autant que le système ultra complexe est porteur de deux symbolique majeures, celle des chiffres 7 et 8. Par ailleurs, selon une étude produite par le Swatch Group, l’acheteur d’un chronographe n’utilise sa modeste complication en moyenne que 6mn la première année. Affaire à suivre donc, du côté de la Watch Gallery (Stand 25 – là où les journalistes trinqueront à l’ouverture du salon), du 17 au 25 mars prochain, à BaselWorld 2010. Le Fleurisan Marc Aeschacher tisse un pont entre les arts horlogers des Vallées puisque, du côté du Sentier, le nom Borgeaud est intrinsèquement lié à l’histoire du cru.

Montres mAr, nouvelle venue… DéJà millésimée.

Profitant du 1er mars férié dans le canton  de Neuchâtel, une nouvelle marque invite journalistes et insiders à célébrer son lancement et à prendre connaissance de ses modèles. Située en amuse bouche juste avant BaselWorld, cette présentation précède l’inexorable indigestion. Les Montres mAr se réclament d’une appartenance terroir déjà contenue dans son slogan « Horlogerie Millésimée« . D’où son lancement officiel au Château de Cressier dont le caveau n’est pas en reste côté crus. Quant au reste, trois axes, technique, joaillerie et dame, ainsi qu’une appartenance directe tant à l’histoire horlogère des Ruedin, intimement liées tant aux grandes pages de Reconvilier Watch Co ou de Fabrique d’Ebauches de Fontainemelon qu’à celles du monde vinicole via la vie notable de Maurice Albert Ruedin et de la marque mAr -ses initiales, liée au domaine, à la bonne chère et à la production de mousseux. Côté développements, la marque s’appuie sur l’entité deux pôles ASXP, Engineering (Ph. Ruedin) pour une famille de calibres maison et Créations (Xavier Michel) pour l’esthétique. Si le millésime 2008 dont le collection Bacchus -ici la ligne joaillerie, se distingue par sa sobriété heure minutes secondes à  remontage automatique (micro-rotor), la cuvée 2009 introduit les premières complications: petite seconde à 9h00, indicateur de réserve de marque, de quantième, chronographe roue à colonne et remontage automatique.

Bertolucci, galet originel et Serena

Cette marque, dont la quadrature du «C» imprime l’évolution, doit tout ou presque au galet. Quatre «C» comme Créativité, Courbes, Confort et Construction. Lorsque Remo Bertolucci conçoit en 1887 sa première collection horlogère, il s’inspire du galet des plages de son enfance, célébrant par sa marque éponyme le territoire merveilleux de la Riviera italienne. Aujourd’hui et depuis 2005 aux mains de groupe Dickson -le fondateur ayant été contraint de se retirer suite à un accident, la marque qui s’exerce au partenariat des miss France –autres courbes, autres rondeurs, n’a de cesse d’évoquer dans ses collections actuelles, surtout via ses lignes Serena ou Serena Garbo, l’incroyable imagerie ovalisante du galet, faite de douceur et de polissures.

Vincent Bérard rejoint la Fondation de la Haute Horlogerie

Natif d’Avignon, Vincent Bérard, artiste horloger, peintre, poète et sculpteur, arrive en Suisse il y a plus de trente ans. Formé à l’établi comme horloger rhabilleur (Ecole de la Vallée de Joux), il s’exerce à la restauration de pièces historiques au MIH -Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds avant d’oeuvrer au sein de plusieurs manufactures. Maître ès complications, il fonde en 2003 sa société qu’il dote de quatre pièces horlogères de 91 mm de diamètre, entièrement réalisées à la main, baptisées « Quatre Saisons Carrosse« . En Octobre 2006, la société rejoint le groupe horloger Timex et acquiert la solidité de reins qui lui permet d’envisager l’avenir sous le signe d’un essor plus rapide. Herbert Gautschi devient CEO tandis que Vincent Bérard peaufine son empreinte artistique, avec sa série de montres bracelet Luvorene, habitée par le calibre maison VB441, dont l’esthétique particulière, décorée main, décline les codes de la Mandorle. En 2009, la marque inaugure sa Manufacture. Elle compte une vingtaine d’employés et décide de rejoindre le cénacle de la Fondation de la Haute Horlogerie, en devenant le trentième acteur.

Yvan Arpa joue avec la foudre et Faraday. Au GTE du 17 au 22 janvier 2009.

Le voilà reparti à l’assaut des marchés internationaux, cette fois pour lui. Armé d’une poignée de fidèles, Yvan Arpa lance Artya –Haute horlogerie d’Art et introduit en horlogerie 17 artisanats. Toujours aussi explosé, mais cette fois barricadé dans sa cage de Faraday, il expose ses boîtes à la spectaculaire intervention d’un champ électrique pouvant atteindre 1 million de volts. Selon l’intensité de la brûlure, ses carrures se couvrent de stries ou de stigmates plus ou moins prononcées, chaque fois différentes. Aussi violent et magnifique qu’une aurore boréale lacérée de coups de foudre,  le procédé transcendera les boîtes d’une collection baptisée « Coup de Foudre« . Autre collection Artpiece 1/1, sa première collection arty comptera 360 pièces, des garde-temps qui s’érigent une œuvres d’art, contemporaines, torturées. Rencontre fusionnelle entre artisanats ancestraux, art contemporain et horlogerie, sa démarche rend obsolète le concept de série. L’homme réalise son rêve, faire entrer l’art en horlogerie. Une vision qu’il nourrit avec une artiste peintre qui partage sa vie depuis 20 ans, Dominique Arpa-Cirpka. Entre sculpture et tableau, la montre devient oeuvre. Son écrin est un cadre où sont épinglés trois modèles, dans un esprit trilogique. Un cadre à accrocher, ô temps suspendu. Rien que des pièces uniques, dont l’accessibilité étonne. Encore un concept novateur, servi en teasing visuel -la fameuse opération filmée en live performance, et en itinéraire de traverse. Hors chantiers battus, Yvan Arpa revient de loin: de Sector avec No Limit et traversée d’Atlantique, des marchés internationaux sillonnés pour Baume & Mercier ou Hublot, enfin des fonds abyssaux de l’aventure Romain Jerome dont il demeure avec 17% le deuxième actionnaire après le Prince Fahd Al Saoud. Le marché l’attend, il y a sur les étals, de la place pour un tel positionnement et dans le ciel encore saupoudré de poussière de lune, de l’espace pour les coups de foudre…

Volna, explosivité bâloise

Fils d’une famille horlogère, Sébastien Botinelli est un entrepreneur qui cultive les audaces. On lui doit le Restaurant Senso, le BSM Casaling, Promotion Alhia « Les Terrasses du Léman« . Depuis peu à la Présidence de Volna, on lui doit aujourd’hui l’audace d’avoir fait appel à Yvan Arpa qui lui offre stricto senso un SCUD à radioréactiver la marque. Une de ces impulsions, baptisée Volnatomic dont le créateur du No Limit pour  Sector ou du Titanic pour Romain Jerome a le secret. Une collection noir et jaune, décalée à souhait, suffisamment allumée pour que le fondateur de Artya, nouvelle marque faiseuse d’Artpieces, mérite son surnom de Simon Templar de l’horlogerie.

Bittel Michael, horloger inventeur

Issu du peuple du voyage (voir le reportage de la TSR, au téléjournal), Michael Bittel est certainement le plus atypique nouveau venu sur la scène de la haute horlogerie, à consonance manufacturière. Ses micro-mécanismes enchanteurs fascinent par leur complexité et leur ingéniosité, conférant à chacun de ses garde-temps plusieurs visages et répondant aux besoins de personnalisation des consommateurs à l’affut d’exceptions et de raretés numérotées. Artisan de génie doté d’un sens commercial hérité des réflexes de survie et des désirs de partage, son approche peut compter sur la tendresse et la fascination qui se dégagent de son appartenance, tant sur les parterres des marchés de Suisse qu’au sein des intelligentsia locales. Sa passion pour l’horlogerie naît de cette subtile transmission de savoirs techniques à haute valeur initiatique. Son grand-père ne cessait de réparer, au fil des lieux où s’arrimaient la caravane familiale, d’antiques montres et merveilles de micromécanique, horloges, pendules, instruments de mesure et autres garde-temps. Site officiel.

Tempvs Compvtare, l’éco horlogerie

Jeanson Nicolas Rodolphe, Français de Neuchâtel se devait de s’emparer de la vague environnementale pour y arrimer son mât horloger. S’il ne l’avait fait, s’il n’avait créé une Sàrl Aequatio dont les statuts regorgent de telles valeurs, un autre l’aurait fait. Une marque, Tempvs Compvtare dont la collection participe, par son utilité, à la propagation d’un message plutôt actuel, celui d’une planète en danger, à préserver, d’un écosystème à protéger. Bref, il est urgent d’acheter ces montres, un tantinet idéalistes et rescapées -on voudrait le croire, des seules contingences mercantiles. A quand une montre pour préserver le sort des humains du sud, pour répandre de l’eau potable là où il en manque? C’est peut-être un peu moins porteur et moins vecteur de luxe, mais en attendant, une planète sauvée par et pour une minorité, c’est une planète en manque d’humanité. Enfin, puisque tout est lié, autant se battre et s’abstenir de dénigrer. Le must d’aujourd’hui se veut éthique. Allons donc guetter au GTE – Geneva Time Exhibition ce que nous réserve cette nouvelle-venue certainement dénuée d’ozone…!

Titanium Cargo, l’aventure horlogère de Yvan Wicht

Luxe sobre du titane et de l’or mat, exubérance du poli et des diamants, telles sont les valeurs dont se réclament les garde-temps Titanium Cargo, une nouvelle marque qui revendique l’univers de l’authentique et du contemporain. Yvan Wicht, son fondateur, s’associe à son beau-père dont l’expérience dans la distribution de marques haut-de-gamme laisse présager d’horizons prometteurs.  Connaissance de la matière, du savoir-faire horloger. Les collections «Cargo Stone» et «Cargo Rocks» seront dévoilées aux professionnels dans le cadre du GTE – Geneva Time Exhibition 2010.

Volna, en bref. L’anticonformisme et l’esprit soviétique

Atypique alliage entre horlogerie suisse contemporaine et héritage soviétique, Volna se crée en 2006 sous les signes de l’audace, d’une certaine expertise dans l’usinage de matériaux complexes, tels que le Titane Grade 5 mais également par la réalisation de complications maison. La maison se réclame d’un anti-conformisme et d’une horlogerie décalée. Ses collections revisitent le patrimoine des forces navales sous-marines soviétiques ainsi que la sophistication et l’aspiration à un design puissant.

Zandidoust, Ali, montres joaillières et bijoux…

Jamais d’esquisse ni de dessin avant d’entamer la matière, à coups de lime, de détermination, de scie ou de burin. Ali Zandidoust cultive le mariage entre luxuriances orientales et précision suisse, d’où une perfection esthétique, un style particulier, s’imposant inexorablement depuis 1960 et, dès 1991, sous ses propres couleurs et non plus par grands noms de l’horlogerie interposés. Et puisque les courbes et les formes de ses créations ne peuvent être réalisées qu’à la main, il s’économise le phénomène de la contrefaçon tout en déclinant ses séries ultra limitées. Ses garde-temps n’hésitent pas à user des ors et des diamants. Découvert à Genève, aux Acacias. A retrouver au GTE - Geneva Time Exhibition, le salon des indépendants. (18 au 22 janvier 2009).

CP 3800, un calibre noir désir…

Issu des développements effectués pour la marque Cecil Purnell, sous la maîtrise de l’horloger Cédric Grandperret et par le team Magma –micro manufacture genevoise sise à Perly, le CP 3800 Tourbillon 1 minute –de la série des calibres Cecil Purnell CP 3000, dispose d’une esthétique désirable, avec ses finitions en nickel noir, son élégance ébène. Ebauche, garnitures, décolletages et usinages sont 100% swiss made et puisent dans les arts manufacturiers de Genève, Vaud et Jura. 187 composants composent ce mouvement disposant d’une cage prise entre deux ponts, de platines ajourées et d’un couple au-dessus de la moyenne, utile aux développements à venir. Destiné dans un premier temps aux encageages dans les modèles heures-minutes, puis dans le fameux régulateur cher à la marque Cecil Purnell, le CP 3800 affiche une réserve de marche de 60 h. Diamètre: 30,6 mm (13½ lignes), hauteur: 6,75 mm. Diamètre de sa cage tourbillon: 13,30 mm. De la belle horlogerie, comme on l’aime… Pour la toucher du doight, il faudra attendre le mois de janvier 2010, au GTE -Geneva Time Exhibition.

Cecil Purnell, au GTE en janvier 2009.

Depuis que à Alle (dans le Jura), l’Horlogerie Alaine a été vendue à Patek Philippe, l’opérationnel de Cecil Purnell, la seule marque suisse de haute horlogerie à ne produire que des Tourbillons, s’est retrouvé appauvri d’un de ses éléments. L’horloger Marcel Lachat -par ailleurs propriétaire de la marque Jura Watch, s’est vu contraint de se concentrer sur l’agrandissement de sa fabrique de Alle, qui passe d’une capacité d’une vingtaine de places de travail à environ 50 d’ici fin 2010. Il n’empêche. L’arrivée -cette fois certaine, d’un splendide calibre tourbillon maison, tout de noir nickelé, développé par l’horloger Cédric Grandperret (alias le team de la micro-manufacture Magma Concept), marque le retour d’une marque confidentielle, qui dispose de réservoirs d’aficionados en Malaisie (où l’actionnaire principal Jonathan Purnell passe une bonne partie de son temps), en Ukraine, en Russie, à Hong Kong et encore aux USA.  Créée en hommage à un être cher dont elle a pris le nom, la marque, dont le troisième associé est Stéphane Valsamidès, se détache donc de ses jurassiennes origines pour s’installer là où d’autres excellences résident, notamment du côté de Plan-Les-Watches Perly. Sportifs et racés, ses garde-temps, dont le modèle Hambergé conjugue quelques complications boîtières,  sont également prisés en versions serties, personnalisables et en séries limitées. A découvrir en janvier au GTE -Geneva Time Exhibition.

Marques et leurs liens rajoutés sur bloghorloger.ch

Régulièrement, bloghorloger.ch ajoute à ses menus déroulants (voir colonne de droite), des links destinés à poursuivre la découverte de l’univers horloger international. N’hésitez pas à contribuer à ces précieux compléments d’information.

Rubrique « Marques, Groupes » > Revue Thommen (CH), Philip Stein (marque américaine), Jean Kases (CH, ne dispose pas encore de site web), Volker Vyskocil (marque allemande), Sinn (marque allemande), First Art (marque suisse de Christian Claude), Aspen (marque américaine issue du merchandising de la célèbre station du Colorado), H. Stern (marque brésilienne utilisant le swiss made, créée à Rio de Janeiro, par un émigré allemand passé dans le trading de pierres précieuses. L’entreprise dispose aujourd’hui de son propre magazine), Benjamin Timepieces (marque américaine, issue de superiorwatch.com), Ateliers deMonaco (Marque monégasque), Gebson (CH, inspiration chinoise), Strom Watch (CH, le fils de Armin Strom, à Bienn), Trebor (by Mouawad), Cover (CH, Soleure), Exposure Swiss (by Pejmani, siège au Liban, utilise des mouvements quartz ETA), Eloga (by Pejmani, Liban, avec des mouvements ETA quartz ou automatiques, contrôlés COSC), Mermod Frères (CH, le bras horloger de la maison REUGE), Frederic Jouvenot (CH, prétend avoir inventé le rotor facial contrairement aux archives retrouvées par le bloghorloger.ch: un modèle dont le brevet -CH 685363 du 30 décembre 1995, est tombé dans l’oubli, suite au décès du déposant et à son non renouvellement), Poljot International / Basilika (marque russe reprise en Allemagne), Swarovski (Les montres issues du cristal, lancées à BaselWorld en 2009), Haimov Watches (USA, la marque design bling bling de Igal Haimov), Zino Davidoff (CH, les montres qui voudraient faire un tabac), Feldo Watch (marque allemande, affichage horaire sympa, différent)…,

Alain Silberstein, architectures horlogères

Alain Silberstein est un architecte d’intérieur parisien, designer de surcroit et passionné d’horlogerie, devient faiseur de montres dès les années 1980 du côté de Besançon. Style unique mariant les rigueurs géométriques formelles aux mouvements ultra mécaniques, jouant avec maestria des couleurs, des matières et des clins d’oeil les plus malicieux entre habillages et technicité. On n’en sort jamais indemne, son oeuvre interpelle, surprend. Ses trois collections, sa trilogie Krono Bauhaus, Marine et iKrono, célèbrent un caractère affirmé et sportif, à l’aise dans ses basques tant à la ville qu’aux loisirs mais surtout zesté de gouaille. ôté mouvements, c’est surtout du ETA et du Valjoux (suisses). Ses Tourbillons d’Art complètent son exploration de territoires et d’univers inhabituels et son munis d’un mouvement « ASC » – comme ses initiales suivies du mot Créations. A ne pas oublier, ses horloges monumentales ou son « couteau », objets cultes pour intérieurs non conventionnels. Récemment, Alain Silberstein rejoint la constellation « friends » de Maximilian Büsser qui lui offre, sous sa marque MB & F, une conception commune appelée « Black Box, Horlogical Machine N°2.2″.

Franck Muller joue avec les influences..

Un trait appuyé de Richard Mille, un soupçon de  TechnoMarine et un zeste de Roger Dubuis… Tels sont les ingrédients qui pourraient tout de même plaire sur le marché, du côté de l’Asie et des goûts extrême-orientaux. Serait-ce la patte d’Antonio Terranova, légèrement détourné de ses Cvstos obligations et devenu triturateur de codes FM. Vous me direz qu’il ne s’agit que d’une image de synthèse un rien bâclée… Tiens, j’aillais oublier, il y a aussi un brin de Cvstos dans cette dernière Franck Muller. D’ici le WPHH 2010, espérons que le groupe nous épate avec du vraiment nouveau. Car c’est sur ce terrain qu’il est le plus attendu. Pourvu que cette montre aux allures de ceinture western, ne soit qu’un avant-goût destiné à creuser notre appétit.

Henri Duvoisin, un trésor retrouvé

Val de Ruz, canton de Neuchâtel. Paul-Fritz Duvoisin (1854-1912) ouvre un atelier en 1904 au Genevey-Sur-Coffrane. Son fils, Henri-Paul (1882-1947) poursuit l’oeuvre paternelle jusqu’à son décès. L’entreprise Duvoisin & Cie fait du montage de mouvements et produit ses propres montres. Un an avant sa mort, Henri-Paul implique dans l’affaire ses deux fils, René et André toutefois, entre 1947 et 1975 -année de la triste crise, c’est sa veuve, Sophie-Elisabeth qui imprime à l’entreprise familiale sa griffe. Comme l’instauration d’un fonds social en faveur du personnel. Ses marchés sont l’Europe et l’Amérique latine. Dès 1975, André, de la troisième génération des Duvoisin, perpétue la tradition jusqu’en 1996. L’entreprise est reprise depuis par Jean-Marc Bréguet, photographe horloger à Neuchâtel et Jean-Dominique Cornuz, patron de l’entreprise Valrutech. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses horlogères du cru. On l’aura compris, cette marque neuve, Henri Duvoisin, sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs.

Black Belt, le luxe au mérite, pour ceintures noires.

Pour la première fois, une montre que même la plus vaste des surfaces financières ne peut acheter sauf si… elle est en mesure de démontrer qu’elle est titulaire d’un sésame! Un sésame qui s’obtient au mérite -le luxe change de camp, après une longue maturation personnelle, faite d’abnégation, d’un zeste d’ascétisme et d’un respect de valeurs immuables. Ceinture noire, for black belt only. Née à l’issue d’un combat, cette montre in black, combattive, est l’oeuvre conjointe de deux adeptes des arts martiaux, Yvan Arpa et Claudio Alessi. A peine dégagé de toute suspicion liée à son éviction subite de la marque Romain Jerome, Yvan Arpa, surnommé le Simon Templar de la branche, invente une prise en forme de nouveau business model qui fait l’économie des points de vente classiques et autre distributeurs. Non pas par déni de leurs rôle si utile à l’horlogerie, mais parce que les clubs martiaux fonctionnent selon leurs propres règles, avec des membres, des titulaires. Ce sont donc eux, plus précisément les maitres attestant du niveau requis, qui délivreront le garde-temps. Ce sera également la première fois qu’une montre prendra de la valeur par rapport à son propriétaire et en perdra en cas de cession. Lancement le 30 octobre 2009, lors de la soirée anniversaire et de la Nuit des Combattants du 15ème salon des Arts Martiaux et Sports de Combats, au Stade du Bout du Monde (Genève).

Lire également la news bloghorloger.ch du 5 mars 2009 et le commentaire de Grégory Pons du 9 mars 2009.

Rodolphe Cattin retrouve sa liberté. Exit du Franck Muller Group.

Pétri d’une sincérité inhabituellement en marge des règles de la communication, le communiqué est signé Rodolphe Cattin qui jette l’éponge en se distançant à fin octobre 2009, de l’opérationnel des marques qu’il avait fondées, acquises par le Groupe Franck Muller: Rodolphe Montres & Bijoux et Rodolphe & Co (Atelier de Design). Très instructif! En se retirant, Rodolphe Cattin généralise son cas aux autres « petites » marques du groupe et désigne sans ambages Vartan Sirmakes pour qui ces viennent-ensuite se mueraient en poids morts, voire seraient responsables des difficultés du groupe. Le CE(G)O en prend pour son grade, lui qui faisait état pour la première fois de son génie financier (expression prononcée lors d’un WPHJ d’avant la friction avec Franck Muller), et s’était mis à avaler ces « petites » enseignes sans doute pour bâtir son indépendance face à son omniprésent associé, indissociablement lié à son sort et source passagère d’urticaires à répétition. Aux démangeaisons d’alors, dont la presse s’était largement fait l’écho, s’ajouteront les grincements de dents du jour. Car Rodolphe Cattin, qui fait usage d’une liberté de parole que sa qualité d’actionnaire minoritaire lui confère, met au passage le doigt sur des points sensibles dans tout le groupe: problèmes de stratégie, de qualité, de livraisons, d’impossibilité de développer sainement la marque qui porte son nom. A ces reproches techniques s’ajoutent ceux d’ordre humain: situation délétère, combats internes, complots, retournements majeurs, trahisons de collaborateurs proches, etc.. La réponse du groupe ne saurait tarder. A moins qu’un prochain sur la liste ne sorte du bois. Les paris sont ouverts. Non pas Pierre Kunz, ni Barthelay, ni ECW (European Company Watch), ni encore MHR (Mahara Watch), éteinte depuis belle lurette. Peut-être qu’une deuxième secousse pourrait survenir du côté du CEO de Backes & Strauss… Ce ne sont que supputations, il va de soi.

Courvoisier, qu’est devenue la marque? Quiz!

Bloghorloger.ch serait heureux de connaitre l’identité du Russe qui a acquis cette marque horlogère (classe 14) dont l’histoire pourrait être aussi prolifique que celle sur laquelle s’appuie des Jaquet Droz, des Breguet ou autres perles historiques. Il n’y a pas si longtemps, un avocat de la place neuchâteloise fut contacté par un groupe américain en quête d’emplettes horlogères. Courvoisier était sur les rangs. Le service juridique dudit groupe ayant quelque peu trainé, c’est un Russe qui s’est emparé du joyau pour un montant d’une centaine de milliers de francs suisses. Le groupe s’est consolé en achetant, pour plusieurs millions, une marque chaux-de-fonière à quatre lettres. Dans l’attente de vos commentaires pour en savoir plus…

DG Meccanico, elle fonctionne.

Véritable machine indicatrice du temps qui passe, objet d’essence digitale mu par un coeur mécanique, computer habité par un condensé de science manufacturière horlogère, la dg Meccanico de de Grisogono fonctionne à merveille, contrairement à ce que propageaient ses détracteurs, ainsi que le bloghorloger a pu le constater à BaselWorld 2009. Le passage entre les minutes et les heures, se fait sans hésitation, de manière franche. Le développement du moteur, à partir d’un calibre détourné de ses vocations premières afin de dispenser suffisamment d’énergie pour faire fonctionner ses rouages enchevêtrés, aurait coûté plus de 2 millions de francs suisses. Véritable spectacle rappelant la science des automates, si intimement liée à celle de l’horlogerie des grands maitres ou à l’esprit Tinguely miniaturisé, cette montre d’exception fait également l’objet d’une présence sur YouTube, qui autorise une meilleure compréhension de ses mécanismes sophistiqués.

Cyma, le 150ème c’est demain.

Dans trois ans, le 150ème anniversaire. Espérons que la marque locloise née en 1862, quelque peu déshéritée de son passé et de sa richesse historique par plusieurs années de concentration « facile » sur le marché qui marchait le mieux, les US, renaisse de ses cendres. Et s’embarque dans la réouverture de l’ensemble des pays dans lesquels elle était profondément enracinée. Avec un nombre d’environ 40 millions de montres et réveils vendus durant son histoire, imaginons que les terres à regagner couvrent l’ensemble de la planète, de l’Europe du Nord jusqu’à l’Afrique du Sud. D’ailleurs, au Pays de Mandela, un petit malin s’est approprié le nom, il n’y a pas si longtemps. Alors que nous prépare-t-on du côté de la Rue des Billodes? Espérons qu’un calibre soit au menu, ce serait la moindre. Souvenez-vous le réveil 8 jours qui réveillait trois foyers suisses sur quatre. Il était doté d’un calibre qui pourrait bien, soudainement, devenir un mythe s’il était adapté au poignet. Les ingrédients y sont, et la trentaine de collaborateurs (il y eut un temps 2′500 personnes), mériterait d’avoir des perspectives à la hauteur du trésor patrimonial sur lequel ils sont assis. Déjà, l’ensemble de l’équipe américaine vient d’être changée, voire réengagée sur d’helvètes bases. Peut-être aussi qu’un ménage sera fait dans le nombre des références, trop élevé pour l’époque. L’ancienne manufacture, liée à l’histoire de Tavannes Watch (parce que les Juifs n’avaient pas le droit de s’établir au Locle), mérite une résurrection que ses volumes actuels pourraient lui permettre de financer…

ChronArte, habillement d’espaces à vivre.

Une ChronArte au mur? Genre de clepsydres réinventées sur le mode du non-conformisme par l’ingénieur designer Heinz Mutter (Saint-Gall), ces garde-temps habillent murs et espaces à vivre. L’élément aquatique, en balade entre pleins et vides, sert d’indicateur horaire et d’indice décoratif. Technologie contemporaine oblige, leur précision est radio commandée par l’horloge atomique de Francfort. Visibles à l’Heure Asch à Genève, en plusieurs lignes: Canna, Quadro ou Filo.

ED Edmond, en bref.

Designer passionné d’horlogerie, l’Annemassien JP Edmond, hypothèque toutes ses économies pour se lancer dans l’aventure horlogère. Sa Lock-ED collection, construite autour d’un système ingénieux et breveté de verrou innovant, transformant le couvre-poussoir en une sécurité dotée de fonctions utiles et protectrices du poussoir, s’articule autour de modèles témoignant d’une imagination et d’un sens marketing étonnants. Les modèles « Pure », « Cape Horn », « Booster » et « Black Diamond » s’offrent à tant de personnalisations que c’est le site 121 qui s’embarque le premier dans l’aventure d’une vente directe au consommateur. Puis, au tour de notre apprenti CEO de lancer ses éditions limitées: les modèles « Crisis 2009″ et « 44th USA President ». Histoire de se remmémorer les grands moments de l’année… A quand les modèles « Guide Suprême », ou « Grippe A »? Et si l’actualité se déclinait en souvenir d’achats de montres… Après tout, le garde-temps se doit, comme son nom l’indique, d’être un repère dans l’espace temporel.

Century, en bref

La société existe depuis 43 ans, elle est encore indépendante et en mains familiales. C’est Philip, le fils Klingelmann qui préside à ses destinées tandis que son père, âgé, parvient de temps à autre, depuis son domicile au-dessus de la fabrique à Nidau, à s’aventurer au coeur de la production, entre les ateliers, les yeux pétillants de bonheur. Car l’homme, un inventeur d’exception, mériterait d’avoir son catalogue d’inventions, tant il a oeuvré, d’abord pour les autres, ensuite pour sa propre société, sur le terrain des améliorations ingénieuses. Le problème avec cette marque c’est qu’il faut toucher les montres pour en tomber fanatique, tant leurs complications de fabrication boîtière relève de l’exploit. Impossible d’engager des polisseurs ou des lapidaires, car le savoir-faire de la fabrique est unique. Ces deux métiers, aussi maîtrisés soient-ils, ne parviennent à des résultats qu’après de longs mois de formation. Quant aux images, elles ne peuvent exprimer ce que le jeu des facettes, obtenues par de savants polissages de la matière saphir -c’est l’ADN de la marque, recèle d’éclats et de relfets. Aussi Century vit-elle sur un réseau toujours plus initié d’afficionados qui se trouvent du côté de l’extrême orient, Japon en tête et depuis deux ans, la Chine et sa quinzaine de points de vente ouverts. Dommage, car la collection, dotée de quelques pièces mécaniques du plus bel effet, pourrait bien s’enticher d’autres publics, tant aux Etats-Unis qu’en Europe. En 2009, la marque lance Centimento, une collection joaillière qui lui permettra peut-être de percer sur ces marchés qui, depuis qu’elle fait partie du paysage horloger suisse, croient la connaître. Un éternel recommencement, placé sous le signe d’une matière qui s’impose, inexorablement. Car elle contribue à une diversité horlogère mise à mal par les courants suiveurs qui ne cessent de traverser la branche.

Maranello V8, en bref.

Vecteur d’italiques passions automobiles, vécues depuis des lustres dans la ville qui inspire son nom, Maranello V8 apparait soudainement dans le paysage horloger suisse et se lance officiellement à BaselWorld en 2009. La marque existait déjà depuis 2007 auprès des connaisseurs qui attendaient de voir… autre chose que les intentions superbement mises en scène via un site internet d’une rare attractivité pour la branche: à la moindre connexion, c’est AKON qui vous accueille sur fond d’images à fort potentiel séducteur, d’une rare beauté. Il faut dire qu’Awa Sow Mazzocchi, présidente de la marque, s’y connait en matière de standards esthétiques. D’origine sénégalaise, elle grandit au Japon et hante les défilés d’enseignes du luxe. Et comme la tradition horlogère suisse lui est familière, elle s’y convertit dès 2007. Son parcours va sano, pas piano. Sa foi soulève quelques montages en forme de détaillants, du côté des stations suisses et de quelques points triés entre Europe et Etats-Unis. L’attente en valait la peine. Les modèles arrivent, comme « Bad Boy« , un chronographe monopoussoir à roue à colonne.

Raven, le surmoulé caoutchouc s’en prend aux Airwolf et Skyracer.

Sous l’appellation Raven, Breitling revisite deux séries spéciales de ses chronographes Airwolf et Skyracer, reconnaissables à leurs poussoirs et lunette surmoulés de caoutchouc. Du noir et de l’acier, à caractère technique. Si l’Airwolf décline ses fonctionnalités quartziennes aux temps de l’ultraprécis (le centième), de l’alarme réveil boostée par une turbine amplificatrice, du compte à rebours, du 2ème fuseau horaire, de l’heure UTC et de la visibilité nocturne « NVG Compatible », la Skyracer roules les mécaniques avec son calibre 27, doté des fonctionnalités suivantes: double visualisation des temps mesurés, compteur de 60 minutes à aiguille centrale idéal pour toute mesure inférieure à 1 heure, compteur unique à deux aiguilles (heures et minutes) pour les durées supérieures. Quant à la règle à calcul d’aviation, montée sur crémaillère, elle conforte l’aéronautique positionnement de Breitling.

Cinette Robert tire sa révérence… Classe!

Comment se fait-ce qu’une telle personnalité de l’horlogerie ait pu passer entre les gouttes des honneurs réservés aux êtres d’exception? Elle aurait méritée d’être en tous les cas nominée aux Gaïa, pour son oeuvre. A 51 ans, elle reprend, presque par un coup du sort (qui sait parfois se montrer positif), la marque Dubey Schaldenbrand. Elle fait alors ce qu’elle sait faire depuis des lustres, créer des montres, à partir de mouvements anciens. Elle le fait depuis les Ponts-de-Martel, estimant qu’en tant qu’enfant du lieu, elle doit à cette région de s’y enracinner. Faut-il rappeler qu’avant de suivre la voie de la finance, elle était revenue, inexorablement vers les amours horlogères qui l’avaient vue démarrer comme apprentie chez Martel Watch, l’une des manufactures les plus courues des grandes enseignes d’avant la crise des années septante. Elle y avait côtoyé deux horlogers d’exceptions, Georges Dubey et René Schaldenbrand, qui avant de s’accocier pour produire des garde-temps encore plebiscités par les collectionneurs, s’étaient adonnés à la réparation de montres anciennes. Et de souligner, comme héritage majeur, le trait de caractère de Monsieur Dubey, un être réservé, pétri d’amour et toujours prêt à rendre service, jamais fanfaron ni montreur de savoirs. Elle se souvient de ces photocopies couleur dont elle disposait, en complément d’une montre terminée, et qu’elle ne pourrait pas présenter à Bâle, faute de temps de s’y rendre. Alors, c’est son ami Antoine Simonin qui avait embarqué la pièce, la confiant à un journaliste du magazine allemand Chronos. Ce-dernier, sans rien dire, l’avait photographiée et adulée au point de lui consacrer plusieurs pages en papier glacé. Consécration, obligation de produire puis d’alimenter quinze points de vente ainsi créés. L’histoire de la renaissance inimaginable de deux signatures respectées de l’horlogerie, s’est ensuite construite, sur quinze années d’un sans-faute auréolé d’authenticité. Jusqu’à ce que l’appel de la retraite, assorti à l’envie de se consacrer (enfin) aux stocks de mouvements anciens qu’elle collectionne, pour en extraire des pièces intemporelles. Elle passe la main, non sans un pincement au coeur, mais avec la sagesse de celle qui s’efface, humblement, avec tant d’élégance. Jonatan Gil, issu d’une famille horlogère de la Chaux-de-Fonds, devient ainsi le plus jeune CEO de la branche, à 22 ans. Il est du cru, elle n’aurait jamais accepté qu’un groupe s’empare d’un joyau qu’elle a à ce point poli et chéri. Encore deux mois de déménagement des machines pour la métropole du haut, et son domicile si cher à ses attaches locales, redeviendra privé et dédié aux montres anciennes, sa passion première. Chapeau Madame Robert, bonne retraite… active. Donnez-nous des news.

Patron horloger à 22 ans. Jonatan Gil reprend Dubey Schaldenbrand

Avec une once de nostalgie, nous devrons renoncer aux savoureuses escapades du côté des Ponts-de-Martel, sur les terres même de feu la mythique Martel Watch. Cette fabrique de mouvements, disparue à l’orée des seventies, livrait ses mécanismes aux plus grands noms du siècle passé. C’est en ses murs que Georges Dubey et René Schaldenbrand, horlogers réparateurs de talent, s’étaient rencontrés puis, en 1946, associés pour produire des garde-temps longtemps prisés par les collectionneurs. Ils y avaient d’ailleurs croisé Cinette Robert qui, après y avoir fait son apprentissage s’était envolée pour la finance, avant d’y revenir, en 1995, rachetant la marque et de lui donnant l’essor qu’on connaît. Une once de nostalgie aussi de penser que l’une des dernières CEO de l’horlogerie cède son siège à un représentant de la gent masculine. Les temps changent… C’est donc avec une salve d’enthousiasme que nous accueillons Jonatan Gil qui, après une année de travail au sein de la compagnie, vient de la racheter. Il la déménagera du côté de La Chaux-de-Fonds afin d’en bichonner le devenir qui s’appuiera sur les valeurs originelles de la marque. A 22 ans, il est le plus jeune CEO de la branche, ce qui ne l’empêche pas de faire preuve d’une sagesse étonnante. Tombé dans la marmite horlogère depuis sa naissance -sa famille y est active, il a déjà huit foires de Bâle à son actif et dispose d’un solide bagage informatique. Ses premières déclarations sont rassurantes: « Aucune révolution n’est prévue à court terme: la situation économique est difficile et il faut d’abord assurer l’opérationnel. Et j’ai le temps. Je compte conserver la philosophie de l’entreprise tout en la faisant évoluer. Une entreprise qui se veut artisanale peut aussi être moderne« . Vive la reprise, lorsqu’elle semble tant en phase avec les valeurs patrimoniales!

Jo Siffert, le mythe revit… horlogèrement.

La logique eût voulu que Philippe Siffert aille voir TAG Heuer et leur parle de son projet. Car le fils d’un des coureurs automobiles les plus mythiques s’est lancé dans… une marque de montres. Porteuses de symboles rappelant leurs vroumistiques connotations, les montres se déclinent en séries limitées et répondent aux noms de références paternelles (victoires, scores, participations). Pour l’instant la collection se décline autour d’une « British-GP 1ST Place 1968 Black-Carbon » qui ne manque pas de caractère, malgré des photos vraisemblablement faites « avec « les moyens du bord ». Il faut un début à tout et Philippe Siffert, plutôt actif dans la recherche de cadres, tient à maîtriser l’opération de A à Z, et… à prendre son temps. A propos de début à tout, Jo Siffert aurait été le premier pilote à être sponsorisé. C’est lui qui amena Steve McQueen chez TAG Heuer. A ce titre-là, la marque au travers de son espace historique à la Chaux-de-Fonds, lui rend hommage, en attendant qu’une autre marque, originelle, lui fasse peut-être un jour ombrage? Qui sait où mènent les débuts à tout.

Greubel Forsey, en bref.

Développeurs de grandes complications, Robert Greubel et Stephen Forsey, restaurateurs d’horlogerie ancienne, s’unissent dès 1990, pour s’inviter en 2004 à la table des marques éponymes. Parmi leurs inventions représentatives, trois en quatre ans, le « Quadruple Tourbillon à Différentiel Sphérique » demeure en 2008 la plus étourdissante. Trois Inventions ont été présentées en quatre ans et, fin 2008, leurs premiers «Quadruple Tourbillon à Différentiel Sphérique» sont livrés. Etourdissant parcours. A l’origine, une décision pour le moins ambitieuse, celle d’améliorer l’invention du Maître des maîtres horlogers, Abraham Louis Breguet, le Tourbillon. Et de s’attaquer ainsi à un mythe fondateur. Leur avancée majeure est faite de subtiles inclinaisons aux penchants perfectionnistes: le Double Tourbillon 30 degrés, dont une des cages a été inclinée sans que ne s’édulcorent les qualités motrices du mouvement. Chez les collectionneurs et les passionnés, c’est l’engouement. Bréguet revivrait-il ou se retournerait-il dans sa tombe? Ces deux-là ont en tous les cas choisi de lui donner au 21ème siècle, une contemporaine résonnance, faite du respect le plus fidèle de ce qu’ils ont saisi de la pensée originelle. Disposant de capacités autonomes de production et de développement, Greubel Forsey ajoute à la rigueur ornementale -finitions mains, piliers et ponts de Tourbillon en acier poli miroir et platines et ponts grenés et traités or jade, colimaçonnage des barillets, cerclage décentré de la platine et vis bleuies au feu, un zeste de revival.

Vincent Perriard change son fusil d’épaule… et rejoint TechoMarine.

Bouillant patron et workalcoolique notoire, le CEO quadra de Concord Vincent Perriard présente à Efraïm Grinberg sa démission, prenant le landerneau horloger par surprise. Annoncée par Business Montres, la news est confirmée par l’intéressé lui-même. Qui passe à la tête de TechnoMarine et remplace l’intérim de l’actionnaire Christian Viros (ex-TAG Heuer) lui-même successeur de Gilbert Ohayon. Ainsi, celui qui a redonné depuis 2006 ses lettres de noblesse à Concord s’en va, avec les honneurs. Car les objectifs du 2ème trimestre sont atteints, le bateau est lancé, les chronos C1 commencent à se décliner. Le « Bâle » du printemps s’exécute à rebrousse-poils de tous les pronostics. A BaselWorld, Vincent Perriard avouait avoir fait l’objet, via chasseurs de tête interposés, de quelques approches pressantes. Déjà Christian Viros? Que deviendra la famille des C1, orpheline d’un mentor dont l’imbrication dans l’histoire même de la renaissance de Concord était saupoudrée de créativité, d’astuces communicationnelles et de… Quantum Gravity? Un séisme pour le MGI Luxury Group (Groupe Movado), qui avait déjà suscité avant BaselWorld 2009 quelque interrogation en instaurant la direction bicéphale d’Ebel, l’un de ses autres fleurons. Quoiqu’il en soit, Concord disposera toujours, dans le groupe, de cette affectivité à part. En raison de ce que le groupe lui doit. Lire le post.

Exclusif, ceintures noires only… Black Belt Watches

Nouvelle marque conceptuellement étonnante. Pour posséder une Black Belt Watch, il faut pouvoir montrer patte blanche: disposer du titre de « ceinture noire », quel que soit l’art martial pratiqué. Sous réserve que le certificat officiel l’attestant soit délivré par une instance fédérative officielle… et reconnue. Cette montre suisse haut de gamme célèbre les 7 vertus du Bushido et le courage de tous ces adeptes incarnant à haut niveau les valeurs des samouraïs. Initiatiquement liée à la pratique d’un art martial ancestral, la nouvelle venue s’offre un business model novateur. Pas de détaillants ni dépositaires. Juste la possibilité, via les différentes fédérations, de la commander, de la recevoir. Attention, si votre voisin arbore ce garde temps au boîtier traité DLC (diamond like carbon), un revêtement ultra résistant, ainsi qu’au bracelet tissé inspiré des Kimonos, n’allez pas faire du grain à sa bergère. Derrière cette aventure, un homme, adepte il va de soi d’arts semblables, ne désirant pas encore apparaître. Qui se cache donc derrière Luxury Artpieces, la société dépositrice du modèle ?

Ralph Lauren en trois dates et… quatre prix.

1967, le créateur démarre comme styliste, c’est l’époque de ses cravates larges et le début du label Polo suivi de sa toute première collection pour Homme. En 1997, trois avant après avoir lancé Purple Label sa marque masculine de vêtements sur mesure, Polo Ralph Lauren devient une société cotée en bourse au New York Stock Exchange. En 2009, la toute nouvelle société Ralph Lauren Watch and Jewelry Co (joint-venture avec le Richemont Group). dévoile sa première collection de montres Ralph Lauren à l’occasion du Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH). Le couturier est le seul à avoir reçu les quatre plus grandes distinctions du Council of Fashion Designers of America’s, le CFDA (Conseil des créateurs de mode d’Amérique): le Lifetime Achievement Award courronnant une vie de création, celui du créateur de vêtements pour femme de l’année, le prix du créateur de vêtements pour homme de l’année, celui enfin de la vente au détail de l’année assorti d’une distinction relative à son leadership humanitaire.  Sa plaque sur le Fashion Walk of Fame lui vaut en 2000 d’être un des premiers couturiers à être foulé aux nues par le monde entier. L’homme est sans cesse parcouru par des élans philanthropes…

Armin Strom, squelettes et gravures en ADN

Voici trente années que cette signature essaime, soit très rarissimes sous son propre nom, soit pour le compte de marques en vue, les collections squelettes de garde-temps précieux. Car Armin Strom figure dans le Guiness Book, avec le mouvement squelette le plus petit jamais réalisé. A l’âge où certains se recroquevillent sur leur glorieux passé, en en savourant les palmes et les honneurs, Armin Strom trouve un financier et reprend du service en construisant sur sa marque une véritable nouvelle épopée. Les collectionneurs s’y retrouveront, les nouveaux consommateurs, épris d’exclusif et de non conventionnel, y adhérent déjà. A en juger par le succès de ses « Skeletton », de ses « Blue Chip », de ses « Elegance », quelques collections toutes porteuses d’une trace d’ADN en forme de gravures faites main, à l’ancienne, de squelettages partiels ou totaux. Et comme pour affirmer sa manufacturière dimension, la gamme s’enrichit d’une complication développée à l’interne sur un mouvement de base: un Régulateur doté d’une date à fonction Rétrograde. Ce seront les « Armin, by Armin Strom« , un délice de subtilités. Ah oui, j’oubliais: pour les amoureux de la différence, chaque boîte Armin Strom comporte une mini-languette du métal dont elle est pétrie, recouvrant discrètement la lunette, sur le coup des 6h00. Un espace ouvert à toutes les personnalisations. Alexis Sarkissian, tombé amoureux de ce fleuron, vient d’en signer la distribution pour les marchés nord-américains et canadiens.

Montblanc, horlogers ?

En 1997, la marque étoilée se lance dans la production de montres et crée sa manufacture au Locle, la Montblanc Montre SA. En 2008, l’entité rejoint le cercle fermé des manufactures disposant de leurs calibres propres avec le lancement du « Montblanc Star Nicolas Rieussec Monopoussoir Chronographe ». En Décembre 2009, la version « Open Date » de ce modèle, présentée au SIHH de janvier, sera distillée sur les marchés.  Pour rappel, Nicolas Rieussec, génial horloger, inventa le chronographe il y a deux cent ans. Son brevet de 1822 décrit un garde-temps doté de deux disques rotatifs sur lesquels des stylets emplis d’encre inscrivaient les temps enregistrés. D’où son nom, Chronographe, au sein duquel cohabitent deux valeurs chères à la marque, le temps (chrono) et l’écriture (graphe). Il y a certainement du Henri-John Belmont là-derrière, l’homme qui fit la Manufacture Jaeger LeCoultre juste avant sa vente au Groupe Richemont.

Richemont, rappel.

Le groupe, dont le siège se trouve à Bellevue sous l’appellation Compagnie Financière Richemont SA, possède les marques suivantes : Baume & Mercier, Cartier, Chloé, Alfred Dunhill, IWC, Jaeger-LeCoultre, James Purdey & Sons, Lancel, Lange Uhren GmbH, Montblanc, Montegrappa, Officine Panerai, Piaget, Shaghai Tang, Vacheron Constantin, Van Cleef & Arpels. Une belle brochette de marques de luxe dirigée par le Sud-Africain Johann Rupert (Executive Chairman).

Confrérie Horlogère, sept élus, dont trois femmes.

Le concept imaginé par Mathias Buttet de BNB Concept est à l’horlogerie, ce que la star-ac est à la carrière artistique. Donner sa chance, après un casting fait à l’interne, à sept jeunes talents qui pourront, en marge de leurs activités BNB, développer leur propre produit, voire en diriger l’éventuel futur développement. Une manière pour eux d’apprendre, tout en douceur, le métier de CEO, qui ne va pas de soi avec celui d’horloger concentré derrière l’établi. Voici les noms de ces sept premiers élus. David Rodriguez (le premier dont la montre, sous le signe de la résilience sortira d’ici BaselWorld 2009), Ranieri Illicher, Clara Bise, Ken Koshiyama, Sabrity Montandon, Gabriel Salgado-de-Arce, et Brititte Carneiro.

Wenger conquiert la Pagagonie. Couteau suisse et montre.

Et s’associe au sponsoring, jusqu’en 2011, de la « Patagonian Expedition Race » qui, depuis sa création en 2004, ne cesse d’accroître sa notoriété. Désormais rebaptisée le « Wenger Patagonian Expedition Race », avec en prime une présence du logo Wenger dans les armoiries de la course, cette épopée se jouera en 2009 au fil de 600 km jalonnés d’épreuves de montain-bike, de kayak et de trekking. L’occasion de fournir aux 60 concurrents (de douze pays), des couteaux suisses, des montres suisses et des chaussures suisses. La marque pourrait également tenter de s’approcher des productions d’émissions telles que Koh-Lanta, Fear Factor…

Harley-Davidson Timepieces by Bulova

C’est plutôt cool d’avoir un pied bien ancré aux Etats-Unis. Ça permet quelques synergies d’ordre mythique. Ainsi, la Bulova Corporation en collaboration avec la Harley-Davidson Motor Company, balance sur le marché et sous licence une carrée chronographe de 45 mm de diamètre, (c’est tellement tendance et viril), sur bracelet cuir et lunette ronde entourée de contrastes pollissés mats et brillants. Le mouvement hélas est japonnais, un citizen JS00. Quant à la communication, elle part de Suisse. Aventuriers et assoiffés de grands espaces, ne pas s’abstenir!

Montres Boegli SA, en bref. Musique et temps qui passe.

Le six juin 2003, François et Jacques Boegli, respectivement Président et Secrétaire, s’associaient à Pavlova Nadedga, Vice-Présidente sans signature sociale, pour reprendre, via leur nouvelle société anonyme genevoise dirigée par Pavlov Boris, le fonds de commerce « Montres musicales » de la société Jacques Boegli SA à Moutiers, jusqu’à concurrence maximale de CHF 420′000.00. Sous le slogan « Il n’y a que la musique qui puisse retenir le Temps », la marque ajoute à sa valeur patrimoniale de collections de montres de poches, des garde-temps à porter au poignet. Pièce maîtresse, cette montre mécanique, capable de déclencher un mini-mécanisme de boîte à musique, lorsque l’aiguille « réveil » est rejointe par la course du temps. Très classiques, trop hélas, les thèmes musicaux vont de Mozart à Beethoven, en passant par Vivaldi, avec un zeste de Baroque. A quand de plus contemporaines mélodies, en phase avec notre temps? A voir et entendre à Genève, au 17 Quai des Bergues, à l’Atelier des Bergues. Le passionné Fabian Racloz vous en dira plus, puisque le site internet ne présente que les anciennes collections de poche et fait l’impasse sur ces nouveautés de BaselWorld 2007.

Olivier Randin rend hommage à Béjart

Unique marque à apposer « Lausanne » sur ses cadrans, en souvenir des premiers horlogers établis dans la capitale vaudoise en 1831, Olivier Randin ne pouvait trouver plus lausannois symbole que Maurice Béjart. D’où la naissance d’une ligne de garde-temps, dédiés à la danse, porteuses des armoiries, comme la home page du site internet d’ailleur, de la Fondation Maurice Béjart. Présentée à BaselWolrd 2008, cette collection se distingue surtout par la palette de cadrans suggestifs, et une forme unique, tonneau, habitée par des mouvements ETA 2824 et déclinée en « Regard d’Or », « Ballet Bleu », « Mikoto » ou « L’ombre ou la danse ». On vient de comprendre d’où proviennent les mini trous sur la scène du Métropole de Lausanne, puisque, pour la série « Regard d’Or », la couronne est sertie avec un morceau authentique de la célèbre scène.

BNB et la Confrérie Horlogère

Mathias Buttet innove en lançant, le 3 décembre 2008, un concept inédit dans l’horlogerie. La Confrérie Horlogère, sur un principe issu de la star’ac, propose à ses meilleurs horlogers, sept en tout, la possibilité de concevoir et de fabriquer leur propre montre. Chacun aura son heure, sa période de lancement, le tout étant regroupé sous le label ‘CH’ (Confrérie Horlogère). Ce label permettra à ces doigts d’or, triés selon les règles d’un casting, d’exister en apposant leur propre griffe sur un modèle et une collection. Ainsi pourront-ils devenir à terme, le succès aidant, leur propre patron. Le premier horloger ainsi mis sous les feux de la rampe sera révélé face à la presse. Belle idée, qui promeut au passage les nobles idées de transmission du savoir horloger, de la personnalisation par des horlogers d’une production se situant dans la haute-horlogerie.

Olivier Randin, en bref.

Né au Brésil en 1971 de père suisse et de mère allemande, ce passionné d’horizons multicurels et d’horlogerie passe par de prestigieuses crèmeries avant d’ouvrir, entre deux voyages, sa propre échoppe: Franck Muller, Roger Dubuis, Cartier et ses extravagantes collections, Piaget et… last but not least, Rolex. En 2000 déjà, il crée sous le pseudonyme de Mark de Salom sa première montre. Il promet d’oeuvrer à la renaissance lausannoise des arts horlogers. A-t-il perçu une subvention? On l’a compris, l’homme, même s’il revendique dans sa communication le terme « Manufacture », même s’il pratique la belle horlogerie mécanique, demeure orienté design. Bon vent à cette nouvelle débarquée, sur la scène horlogère suisse.

Globe Master Watches, un horizon plus qu’aéronautique…

Une véritable collection se prépare du côté de cette marque âgée de 5 ans, caractérisée par ses modèles fiables, sûrs, offrant un max de lisibilité et de rapport qualité prix. Elle vient d’être reprise par Cédric Grandperret et son équipe (Magma concept), et s’apprête à se doter de mouvements maison, d’avancées techniques telles que ces pros de la construction mécanique sont capable de créer et de faire fonctionner. Déjà, un chrono flyback, véritable pièce militaire tant elle est prisée par les pilotes (notamment de FA18), commence à faire mousser le marché.

Hamilton et Hollywood, les deux H liés depuis 1951.

L’histoire conjointe de ces deux « H » démarre sous l’eau. Les plongeurs du film oscarisé « The Frogmen » (Les Plongeurs) portent tous une Hamilton. Message reçu cinq sur cinq, également sur le registre de la résistance et de l’étanchéité des montres, puisqu’il s’agit du premier film à traiter des défis techniques et pratiques auxquels les plongeurs héroïques de la seconde guerre mondiale étaient confrontés. Viennent ensuite les années soixante et leur swing: Elvis Presley en 1961 choisit personnellement la Ventura de Hamilton et sa forme de bouclier si caractéristique comme partenaire de sa comédie romantique « Blue Hawaii », un objet vendu aux enchères depuis pour permettre le relogement temporaire des sans-abris de Memphis (Tennessee); Stanley Kubrick génère ensuite, pour son « Odyssée de l’Espace » en 2001, la conception par Hamilton de garde-temps devenus mythiques. Depuis cet faits d’armes, la marque totalise 300 films et s’est hissée elle-même au rang de légende hollywoodienne, tant par ses apparitions dans des long-métrages d’action et fantastiques, comme « Retour En Enfer » ou « I’m A Legend », que dans les comédies classique comme « La Panthère Rose » (version avec Steve Martin), dans « Un Homme d’exception » (A Beautiful Mind, portrait sensible du prix Nobel John Nash), ou das le « Retour de Superman ». On se souviendra également de la place accordée à cette assymétrique montre portée par Will Smith dans « Men In Black ». Bref, quoi de plus logique pour cette enseigne horlogère qui participe souvent à l’élaboration des projets, dès la première ligne de scénario, que d’être partenaire, aux côtés du magazine Hollywood Life, des trophées « Behind The Camera ». Cohérence, mère de toutes les retombées.

Roger Dubuis revient ! Avec la marque Salino

Roger Dubuis revient ! Une marque inconnue, Salino, semble vouloir débarquer, presque par la grande porte.  Une présence sur la couverture de la dernière Tribune des Arts, l’introduction d’un modèle dans le Grand Prix de Genève. L’Annécien Pascal Salino met les bouchées doubles. Sa société MDLG SA à Genève (gérée par une fiduciaire se trouvant au 14 de la rue de la Corraterie), a pour buts : achat, vente, négoce, fabrication de produits de luxe ; développement, acquisition, exploitation ou cession de marques, licences ou brevets dans les domaines de l’horlogerie, de la joaillerie, de la parfumerie, de la cosmétique, de la soierie et plus généralement toutes les activités se rapportant au domaine du luxe. Et devinez qui en est le deuxième actionnaire ? Roger Dubuis, en personne, déjà bien présent au sein de la marque « Les Maîtres du Temps » qui vient de sortir son premier film video. Le premier modèle, ultra féminin, propose deux aiguilles qui, lorsqu’elles se rencontrent, forme un cœur.

PS: l’horloger Roger Dubuis participe également à l’aventure Les « Maîtres du Temps » initiée (et financée?) par Steven Holzmann, en compagnie de Christophe Claret et de Peter Speake-Marin. Un film « Chapter One » vient d’être mis en ligne.

Rousseau 1636.

Rousseau 1636. Et hop, encore une nouvelle marque ! Pas encore de montres, juste des croquis et quelques images 3D, bref, du concept. Dont la création d’un balancier géant, offert aux yeux des futurs possesseurs. Des objets qui ont fait l’économie d’un cadran, puisqu’il convient de marteler qu’ils sont high mechanical. Quelques aiguilles tout de même, façon rétrograde ou réserves de marche servant aux fonctions vitales (après tout donner l’heure pourrait servir). Côté histoire, on met le paquet. S’inventant quelque parenté horlogère célèbre remontant à 1636 (ce qu’à peu près n’importe quel fournisseur de l’horlogerie suisse peut parvenir à faire sans trop de difficulté), les frères Sébastien et Christopher Rousseau, à la base plutôt designers du côté de Saignelégier, ont servi la cause d’autres jeunes marques lors des récents salons 2008. Souhaitons que leur célèbre patronyme, associé à leurs idées novatrices, leur ouvre les voies de la pérennité.

La marque Delbana.

La marque Delbana « A charme of its own » célèbre en 2008 son 75ème anniversaire. Sise à Lengnau, cette compagnie créée à Granges en 1933 par Goliardo Della Balda intègre le Delma Watch Group en 2002, après avoir fusionné avec la Wega Company en 1975. La marque s’introduit avec succès en 2007 sur le marché du Moyen Orient.

Delma, en bref.

C’est de la fabrique Thuya fondée en 1924 par A. & A. Gilomen à Lengnau que naît, dès 1952, la mention « Delma », pour la première fois apposée comme marque sur des montres bracelets. Rachetée en 1966 par Ulrich Wüthrich, Delma Watch fonde ses propres sociétés de distribution (Extrême Orient et USA). Elle s’offre en 1999, juste avant la passage au 3ème millénaire, un mémorable 75ème anniversaire, avant de lancer son propre parfum en 2000 : «Aqua di Delma.» En 2001, elle fabrique les montres « Gabriela Sabatini ». En 2008, après avoir quatre ans auparavant célébré son 80ème anniversaire, elle s’offre comme ambassadrice la chanteuse balkanique Elvira Rahic, peu connue sous les helvétiques latitudes, mais bien présente worldwide grâce à l’internet.

Luminox Watch Company, en bref.

Barry Cohen, déjà actif dans le watch business, fonde The Luminox Watch Company en 1989 et découvrant un système lumineux dont il parvient à acquérir les droits et qu’il rebaptise LTT (Luminox Ligth Technology). Autrement dit, la marque elle-même doit sa raison d’être à la luminescence. Une marque de fabrique fort utile à la marine et aux forces aérienne. Bordé de nouilles, le fondateur signe d’ailleurs avec ces institutions américaines, des deals qui lancent sa marque, jusqu’à devenir, une incontournable aux yeux des passionnés de montres militaires.

Dimier 1738, en bref.

Dimier 1738 de Tramelan est acquise le 21 octobre 2006 par Pascal Raffy, déjà propriétaire via sa holding STT Swiss Time Technology Holding AG, de Bovet Fleurier SA, la marque qu’il avait achetée à ses deux «relanceurs», Roger Guye et Gérard Oulevay. Sa raison sociale est devenue «Dimier 1738, Manufacture Horlogère Artisanale SA.»

Piaget, dépôt de la marque.

Si Georges Piaget commence en 1874 à La Côte-aux-Fées à exercer son génie artisanal et inventif, créant le premier atelier familial (sous l’église), c’est en 1943 que ses descendants Gérald et Valentin déposent la marque Piaget, fabriquent et commencent à commercialiser.

Bruno Babani, by timenetwork.ch

Bruno Babani. Rattachée au groupe Convensis le groupe de Stuttgart, cette marque confie la fabrication de ses montres à timenetwork.ch.

Manufacture Contemporaine du Temps, MCT et la Sequential One

Manufacture Contemporaine du Temps. Créée à Neuchâtel en 2007 par Denis Giguet, transfuge remarqué des Opus d’Harry Winston, après une carrière chez Gay Frères à Genève, la MCT fait partie de ces new comers qui tendent à occuper la niche de la très haute horlogerie, compliquée et design, parfois égarée du côté de la créativité à haute valeur éducative. Comprenez qu’il faut peut-être disposer d’un mode d’emploi pour parvenir à lire l’heure. Ainsi, revisite-t-il le temps mécanique avec sa Sequetial One et l’aide du designer Eric Giroud. Visible dès le printemps 2008, cette collection (dont chaque modèle est tiré à 99 exemplaires), arrivera sur le marché dès les premières commandes. Micro-rotor en or, finitions Côtes de Genève, système d’accumulation d’énergie doté d’une réserve spéciale conçue pour la rotation du disque, ancre sur-dimensionnée, capable de restituer l’énergie accumulée par le disque durant 1 heure.

Piaget Time Gallery.

Une centaine de pièces et des documents historiques sont enfin réunis au-dessus de la Boutique Piaget (Rue du Rhône 40 à Genève) afin de devenir le témoin sauvegardé d’une histoire démarrée en 1874. L’ouverture a eu lieu le 17 juin 2008. De toutes les marques qui disposent d’un espace «musée», Piaget tardait à occuper ce terrain de communication particulièrement propice à faire passer les messages de la durée, de la richesse historique et de tout autre forme de traces du passé. Elle y a sa place, même s’il eût été également intéressant d’ouvrir à La Côte-aux-Fées, le berceau neuchâtelois de la marque, une annexe en lien direct avec les ateliers… A Genève, défileront dans cette galerie, des expositions dont la première est «Piaget, une belle histoire…»

Beaudry Time, du vieux briscard horloger Bob Siragusa…

Beaudry Time vient de naître, sous la houlette du vieux briscard horloger Bob Siragusa. Quand on pense que le fondateur de cette marque, Michael Beaudry, a démarré en 1984, avec une simple bague en diamant et un art du fait main remarquable. Le voici qui entre en horlogerie, mécanique bien sûr, à partir de mouvements anciens ou actuels, en séries limitées à 24 pièces pour le monde, ou alors limitées à des pièces uniques. J’oubliais, les boîtes sont en platine ou en or blanc, et les pierres précieuses ne sont jamais loin.

Glam Rock, la branchitude US

Glam Rock fait souffler l’esprit de Miami Beach et son lifestyle prisé. La marque est fondée en 2005, elle appartient à Enrico Margaritelli et Isabelle Maujean. On les surnomme les habilleurs de l’horlogerie. Les montres sont fun, entre bijoux et utilitaires, elles se sont affranchies d’un certain côté voyant si propre au goût américain. Les mouvements quartz sont de Ronda, donc suisses. Ouf, l’honneur est sauf et les collections n’en finissent pas de s’immiscer dans la branchitude us.

Louis Moinet retrouve sa maison de Saint-Blaise…

Louis Moinet retrouve sa maison de Saint-Blaise, du côté de Neuchâtel. En fait, le célèbre horloger Parisien (1768-1853) s’était établi dans un lieu que l’actuel CEO Jean-Marie Schaller de la marque Louis Moinet se devait d’annexer. Histoire d’y faire revivre l’esprit des lieux, une salle «archives» permet au visiteur de feuilleter la collection des fameux «Traités d’Horlogerie» sans parler de se frotter à quelque antiquité rare. Tout ça asseoit l’assise de cette marque, l’aidant notamment à vendre les 60 exemplaires de son Spiroscope.

Horlogersuisse.com, beau coup en matière d’adresse net

Sympa l’adresse internet, appartenant à la marque «Instruments & Mesures du Temps» (Genève), créée en 2005 sous la forme d’une Sàrl, devenue en 2007 une SA ! Son siège est à Lausanne, quoiqu’en dise sa raison sociale et son slogan ne manque pas d’humour : watchmkers sinces always…, ou comment titiller ceux qui se targue de leurs données historiques. Ses modèles comprennent notamment un IPWT, autrement dit, un «Interactive Protected Water Tourbillon.» Evidemment, la marque se situe dans la niche du très haut de gamme et de l’horlogerie compliquée.

Ladoire Genève, nouvelle marque.

Luxueusement dissimulé sous sa présentation online d’un luxe immatériel à faire pâlir d’envie les marques établies, le designer joaillier Lionel Ladoire brandit le slogan «helvet mechanic» et lance sa propre conception de l’ultime masculin, en matière de garde-temps. Des Acacias, où il a posé sa «helvet manufacture» (bravo l’idée de présenter, à partir d’une vue éclatée d’un mouvement, le parcours du fournisseur ainsi que sa position géographique !), il entend sévir dans le segment de la haute horlogerie, zestée rébellion et street culture. Au travers de formules telles que «Notre premier garde-temps accélère, change l’horlogerie qui prend son temps…» ou «un souffle de renouveau ébranle l’univers horloger» on se dit, nous qu’on a cru que tout avait été inventé, qu’il fallait lui donner sa chance. Voir de plus près ! Déception, dans un premier temps… La GMT «Roller Guardian Time» munie de son propre calibre, le Calvet/01/RGT, avec mention du «motoriste» (ASXP) et du «préparateur» (SR Horlogers) –Mille fait des émules, ressemble à tout sauf à une montre. Certes une grosse aiguille façon épine dans l’œil, un remontoir si ostensiblement excentré que même un gaucher y perdrait son latin (8h), nous indiquent que c’est fait exprès. Tant de technicité montrée, d’espaces redéfinis et de formes détournées peuvent-ils encore donner l’heure ? J’attends le mode d’emploi, et reste avec mes envies de ne pas devoir changer de fuseau horaire…

Paul Picot, en bref. Le dédain du tapage.

Dommage que cette discrète manufacturière indépendante soit si peu connue en Suisse ! Ailleurs, notamment en Italie, l’un de ses 36 marchés, la marque enflamme suffisamment : elle est choisie comme montre Jubilé pour le centième de l’Inter de Milan (2008, le « F.C. Internazionale »), l’un des clubs les plus titrés d’Europe. Sa collection C-Type, référence dans le monde fermé des montres de plongées suisses, s’est dotée, la même année, d’une taille XXL (48 mm de diamètre). Quelques séries limitées plus loin, la marque tient ses promesses et son réseau d’aficionados en haleine. Créée en 1976 par Mario Boiochhi, sise au cœur du Jura (Le Noirmont), l’enseigne voit également la relève familiale se profiler. Peu communicatrice, cette perfectionniste de l’art horloger professe le produit avant tout, avec engagement, sens du détail, dédain du tapage. Environ 30 personnes y travaillent. L’héritage jurassien ? Picot était un de ces pionniers de l’horlogerie au 18ème siècle, réputé pour ses produits individuels, faits main.

Steinway & Sons, la montre piano sur YouTube.

YouTube devient la nouvelle arme communicationnelle des horlogers. En tous les cas de ceux qui vivent avec leur temps, soit parce qu’ils y appartiennent, soit parce qu’ils ont les moyens de bien s’entourer. Or donc, le magazine Nouvo de la TSR online (Télévision Suisse romande) consacrait un sensible sujet sur l’histoire de Fabrizio Calvalca, ce musicien designer qui décrochait l’attention de la vénérable facture de pianos de plus de 150 ans, réputée frileuse en matière de produits dérivés (seul exemple à ce jour, un système hi-fi du genre B&O y avait eu droit). La naissance de la Steinway & Sons Watch est donc un rêve éveillé pour un être empli de doigtés et de notes de musique. Ses clients ? Dans un premier temps les 300′000 possésseurs de pianos Steinway dans le monde qui se verront proposé, sur leur montre, la gravure du numéro unique de leur instrument. Bon Jovi (en tous les cas son clavier) a déjà craqué… Et comme la TSR ne dispose que d’une audience nationale suisse, YouTube devient un superbe canal, sans limites géographiques, pour colporter ce message esthète et sonore….

Michael Bittel, objectifs amovibles pour cadrans changeants..

N’allez pas vous méprendre. Rien à voir avec le modèle répétition minutes de De Grisogono, la Occhio Ripetizione Minuti qui, lorsqu’on désire entendre l’heure qu’il est, s’ouvre pour laisser admirer le spectacle des marteaux tapant les timbres… Non, l’invention de Michael Bittel, horloger créateur, déposée comme il se doit en juin 2008 (N°DM/070715 à l’OMPI) , s’offre un voyage en des temps plus anciens. Un vieil objectif sacrifié, démonté et source d’une visuelle inspiration des plus magiques. Le modèle adapté pour la première fois à une montre offre, selon les croquis, trois cadrans, grâce à un principe d’un cadran stable sur lequel se superposent, à l’envi, un double diaphragme offrant deux autres cadrans. Les recherches de personnalisation sont en cours… Sortie en mars 2010, pour les salons horlogers.

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Prominente Dualtime, Cuervo y Sobrinos

La Prominente Dualtime acier de Cuervo y Sobrinos fleure bon la rébellion en ces temps de prohibition anti-tabac généralisée. Les fumeurs de havane le savent, son nom est tiré d’un des plus grands cigares jamais produits. Qu’a-t-elle en commun avec l’objet qui se consume ? Juste peut-être le sensualité et la masculinité… Pour le reste, elle demeure un garde-temps orienté destinations lointaines, avec sa caractéristique GMT. Les codes ‘vintage’ de la marque qui surfe sur le cuba trend y sont évidemment conjugués… Réserve de marche de 48 heures, étanche à 3 atmosphère, cadran mariant les chiffres romains et arabes, l’ovale et le carré ou le rectangle. Fabriqué à La Chaux-de-Fonds.

MontBlanc mouvement.

MontBlanc mouvement. A peine après 10 ans d’horlogerie, la marque sort cette année au SIHH son propre mouvement, le calibre MB R100, décoré artistiquement. Qui équipe la modèle « Montblanc Star Nicolas Rieussec Monopoussoir Chronographe. » Rieussec fut l’inventeur du chronographe, en 1821 où il produit un garde-temps doté de disques rotatifs permettant de marquer le temps d’une goutte d’encre contenue dans une aiguille fixe. Ainsi fut-il possible de mesurer les temps exacts mis, lors d’une course hippique, par chaque cheval. L’invention ingénieuse donna son nom au chronographe, « chronos » pour le temps et « graphein » pour écrire.

Favre Leuba. Belle résurgence.

Favre Leuba. Abraham Favre fait partie de cette fourmilière de chercheurs, d’inventeurs, de créateurs et de penseurs qui transforment le siècle en siècle des lumières. Les saltimbanques de l’époque ? Contre une chambre meublée, des souliers cirés et du bois pour faire chauffer la soupe, l’homme met à disposition sa science horlogère. C’est un ancien d’église et juge de Renfort, il loge à La Chaux-de-Fonds, s’initie à l’art horloger dès 1718 et, sous l’œil avisé du maître Sieur Gagnebin, il en fait son métier. De passionné, il devient spécialiste et il est déclaré horloger selon un acte notarié du 13 mars 1737 puis « Maître horloger du Locle en 1751 ». Ainsi naît l’une des marques les plus prestigieuses du patrimoine horloger suisse, dont le fondateur collabore étroitement avec Jacques-Frédéric Houriet, le père de la chronométrie suisse. Au 19ème siècle les Leuba s’associe aux Favre et font commerce de leurs produits jusque dans des endroits reculés de la planète. Suivent huit générations d’horlogers…. Aujourd’hui, redevenue indépendante, c’est Clément Brunet-Moret qui en tient la destinée. Relance de la Bathy, célèbre garde-temps de plongée, avec un système mécanique de profondimètre (grâce à une membrane située sous la montre).

Ellicot en bref… Relance historique.

Ellicott en Bref. « Time of a Pioneer ». La marque existe depuis 1738, elle vient d’être reprise et relancée à La Chaux-de-Fonds par un team dont le CEO et Pierre-André Finazzi. Elle occupe la niche du très haut-de-gamme, avec des montres ultra-compliquées dont les design s’éloignent hélas de la production d’antan. Cette époque ou John Ellicott (1706-1772) comptait parmi les brillants horlogers du 18ème siècle, membre de la Société royale à Londres, inventeur d’un pendule compensé. Il construit des montres à horlogers à équation, contribue à la diffusion de l’échappement à cylindre et est l’auteur de nombreux ouvrages. Les trois nouvelles productions de la marque fraîchement sont : la Springfield Tourbillon, la Mach One Airforce (Chronographe), et la Lady Tuxedo.

Valbray, nouvelle marque? D’heure en heure.

« D’Heure en Heure Sàrl », nouvelle société déposée le 4 mars 2009 à Lausanne, prévoit toutes activités dans le domaine des produits horlogers, joailliers et microtechniques ainsi que des accessoires de luxe, soit notamment la création, la recherche et le développement, l’achat, la fabrication, la commercialisation et le consulting. Les associés sont Cormaille de Valbray Côme (France, Paris), gérant et président ainsi que Beaujolin Johannes (France à Tolochenaz), gérant. A quant la naissance d’une marque Valbray? En tous les cas, ça sonne très classe et ça se laisse apparenter au nom d’une célèbre famille française…

Rodolphe déménage.

Rodophe Montres et Bijoux, marque appartenant au Franck Muller Group, quitte les Bois pour Neuchâtel, Place Pury. Une dizaine de collaborateurs sont concernés.

Schwarz Etienne, en bref

Schwarz Etienne, symbole horloger associé à La Chaux-de-Fonds depuis 1902, deviendra le Max Havellaar de l’horlogerie. Une sorte de courant éthique qui s’exprimera au travers du respect prôné de la provenance des matériaux par exemple, mais également de la raisonnabilité des marges côté fournisseurs. Et même si son slogan « en mouvement depuis 1902 » trône sur une saga horlogère à laquelle peu de marques peuvent prétendre, il faut relever qu’avant son rachat en 2003 par la Fabrique d’horlogerie C. Wilhelm & Cie SA (également à La Chaux-de-Fonds), elle connaissait une phase moribonde. La nouvelle collection, hissée en gamme, tend à compliquer les modèles, pour la plus grande joie des collectionneurs : GMT, réserve de marche, calendriers perpétuels et même… tourbillon. Prestige et numérotage des séries côtoient la noblesse des matériaux. Qu’il est lointain le jour ou Paul Arthur Schwarz et son épouse Olga Etienne donnèrent le jour à ce joyau de notre patrimoine qui fournissait également ses mouvements à d’autres marques : Venus, Glorys, Alpha, Astin ou Levrette

Stowa, une marque allemande qui vient de fêter son 80ème anniversaire

Stowa, une marque allemande qui vient de fêter son 80ème anniversaire produit en réédition limitée à 80 exemplaires (ceci explique cela) « Antea », un modèle créé en 1927, sous l’impulsion de Walter Storz. Inspirée par la mouvance « bauhaus design », privilégiant un style d’épure particulièrement compris des esprits germanophones. Connue également pour ses modèles « Seatime Carbon » et « Airman Ikarus », imaginés par l’actuel dirigeant Jörg Shauer. Masse oscillante en or, mouvement automatique ETA 2824-2, joliment travaillé, gravé des données jubilaires.

Ritmo Mvndo, en bref.

Créée par Ali Soltani en 2002, la collection de montres du nom se distille parcimonieusement entre Beverly Hills (Californie) et Milan (Italie). Du design italien fabriqué en Suisse, donc équipé de mouvements swiss made, porteur de valeurs telles que exclusivité, matériaux luxueux et jet set attitude. Une marque qui se fraye un chemin étonnant dans l’univers des stars et autres célébrités mondiales. Voici un aperçu des modèles et collections de cette marque peu connue en Suisse. Centurion 181, Impero 131, Ritmo Sport RSA021, AUTOMATIC GRAN DATA A021, GRAN DATA 021, MINI DATA 011, Rock Star 161, Divina Chrono 151, FORUM 121, Divina 101…

Ritmo Mvndo, en bref.

Créée par Ali Soltani en 2002, la collection de montres du nom se distille parcimonieusement entre Beverly Hills (Californie) et Milan (Italie). Du design italien fabriqué en Suisse, donc équipé de mouvements swiss made, porteur de valeurs telles que exclusivité, matériaux luxueux et jet set attitude. Une marque qui se fraye un chemin étonnant dans l’univers des stars et autres célébrités mondiales. Voici un aperçu des modèles et collections de cette marque peu connue en Suisse. Centurion 181, Impero 131, Ritmo Sport RSA021, AUTOMATIC GRAN DATA A021, GRAN DATA 021, MINI DATA 011, Rock Star 161, Divina Chrono 151, FORUM 121, Divina 101…

Heuer Carrera, l’histoire.

Heuer Carrera, l’histoire. Jack Heuer, arrière petit-fils de Edouard Heuer, fondateur de l’entreprise en 1860, lance la première Heuer Carrera en hommage à la « Carrera Panamericana Mexico Road Race », scellant ainsi de manière irréversible son implication dans le monde de la course automobile. En 2007, la collection « Grand Carrera » propose une interprétation contemporaine haut-de-gamme de cette série devenue mythique. Inspirés des coupés GT et de l’héritage inégalé de la marque dans l’univers automobile, la « Carrera Calibre 1 Vintage » (édition limitée, à remontage manuel) et la « Grand Carrera Calibre 17 RS2, un concentré racé de haute technologie, précurseurs des futurs développements de la gamme.

Miss Balmain in love

La nouvelle « Miss Balmain in love » débarque pour la Saint Valentin 2008, avec son galbé magnifique, sa forme rectangulaire étirée et ses 22 brillants sertis. Acier poli, fond vissé, cadran en nacre blanche, bracelet satin, glace bombée. Fashion à souhaits. Une création Pierre Balmain (Swatch Group.)

JS Watch Co, l’horlogerie Islandaise

Horlogerie Islandaise ? Eh oui, elle existe et la marque s’appelle « JS Watch Co » et nous vient de Reykjavik. On ne la trouve, en matière de communication, que dans l’infly magazine de la compagnie islandaise. Certes, rien à voir avec la Vallée de Joux, mais quand même, une toute petite manufacture qui produit 200 à 300 montres par an. JS, c’est « J » pour « Julius » et « S » pour « Sigurdur », les deux fondateurs de la marque. Montres de qualité, équipés de mouvements suisses ETA posés dans des boîtes et bracelets allemands. Cinq collections, la « 101 », la « Islandus », la « 1919 » et l’ « A2 » (montres pour pilotes). Exclusivement vendues à la rue Laugavegur au centre de Reykjavik, ou par internet, ces montres se vendent entre 1′000 et 3′000 euros. Mouvements admirablement personnalisés, boucles déployantes et boîtiers personnalisées. Confidentielle, la marque dispose d’ambassadeurs prestigieux, comme Jude Law et Quentin Tarentino.

L’Inde s’installe en Suisse

L’Inde débarque au pays de l’horlogerie. La dernière newsletter de la Promotion économique du Canton de Berne (PEB) l’annonce : la première société industrielle à s’installer en terres bernoise est « Kamla Dials and Devices » par le biais de sa filiale « Pylania » à Grandval. C’est une fabrique de cadrans pour l’horlogerie. Côté à la bouse de Mumbai, cette entreprise possède sept usines de production de composants horlogers et micromécaniques dans diverses régions de l’Inde et fournit depuis plus de vingt ans des pièces destinées à l’horlogerie suisse et indienne. Dix collaborateurs pour commencer, et un espoir sérieux de création de nouveaux emplois. http://www.kamlahands.com/

Pierre Balmain, en bref

Pierre Balmain est né à Saint-Jean de Maurienne (F) en 1914. Il devient couturier et ouvre son premier atelier à Paris en 1945, au 44 rue François Premier. Il habille les femmes du monde. En 1987, le Swatch Group la licence et les droits pour la production et le marketing. Oscar de la Renta reprend en 1993 la direction de la maison Pierre Balmain de haute-couture à Paris. Le Swatch Group achète la marque Pierre Balmain pour la production de montres, sur la plan mondial. En 1997, la marque fête ses dix ans par la sortie d’une édition limitée de montres en platine baptisée« Elysée 64-83 ».

Claude Nicollier au CSEM.

Claude Nicollier au CSEM. Claude Nicollier est membre et Président depuis le mois de juillet 2007 du Conseil d’administration du Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique SA (Recherche et développement), à Neuchâtel. Le spatial mène à tout à condition de revenir sur terre.

Panerai, la manufacture à Neuchâtel

Panerai, la manufacture. Prévue pour 2009, cette fabrique verra le jour sur les hauts de Neuchâtel. A Puits-Godet, plus précisément, où le groupe Richemont a acquis de l’entrepreneur Alfred Müller, un terrain à bâtir de 13′000 mètres carrés. Quatre étages pour environ 200 personnes, soit plus du double de l’effectif 2007. Se trouvant trop à l’étroit dans les bâtiments de l’ancienne police de Neuchâtel (là où se trouvait le siège de l’horloger Bertolucci), la plus italienne des marques suisses doit son expansion au fait qu’elle fabrique désormais elle-même ses propres calibres et qu’elle a repris en 2005 la licence des montres Ferrari. Inutile de dire que la ville de Neuchâtel qui disposait d’un droit de préemption sur cette parcelle, a préféré cette perspective économique réjouissante à d’inutiles investissements terriens.

Sincere Group, les marques distribuées…

Le groupe « Sincere » est âgé d’environ 50 ans et fut créé par Tay Boo Jlang, un modeste détaillant horloger à Singapour. Il distribue les marques suivantes : A. Lange & Söhne, Audemars Piguet, Bell & Ross, Cvstos, Dubey & Schaldenbrand, F.P. Journe, Girard Perregaux, IWC, Jaeger LeCoultre, L.U.C. Chopard, Panerai, Patek Philippe, Pierre Kunz, Vacheron Constantin, Zenith, Bovet, Bvlgari, Chaument, de Grisogono, Dior, Ebel, Franck Muller, Gucci, Hermes, Omega, Piaget, Baume & Mercier, Breitling, European Company Watch, Fortis, Hamilton, Longines, Montblanc, Oris, Rado, Raymond Weil, Tag Heuer…

Panerai séduit Stalone

Sylverster Stalone s’entiche de Panerai en 1995 et transforme la confidentialité de la marque ibérique, grâce à une série limitée spécialement effectuée sur demande de l’acteur, en phénomène jet-set.

The Hour Glass Ltd, en bref

The Hour Glass Ltd. Un groupe asiatique de distribution horlogère qui, à paraît d’une seule boutique en 1929, a développé un réseau de 23 points de vente stratégiquement répartis en Australie, à Hong Kong, au Japon, en Malaisie, à Singapour et Thaïlande, et récemment à Jakarta en Indonésie. Il est membre de la Fondation de la Haute Horlogerie (FHH) et supporte l’Académie Horlogère des Créateurs Indépendants (AHCI). Un membership qui ne doit pas lui coûter une fortune par rapport à l’effet qu’il doit faire auprès du groupe. Bravo. Pour mémoire, le groupe s’était offert, avant de la revendre, la marque Universal Genève.

Tiffany cède Little Switzerland

Tiffany se défait de Little Switzerland. Tiffany cède le 6 août 2007 l’intégralité du capital de Little Switzerland à NXP Corporation, chaîne de ventes exploitants notamment les enseignes « Jewels » et « Azura by Jewels. » Little Switzerland, créé en 1954, c’est 25 magasins (souvent des duty-free) dans 11 îles caraïbéennes, spécialisés horlogerie et bijouterie. Quant à NXP, c’est un groupe établi dans les îles Virgin américaines, avec 12 enseignes dans les îles et l’Etat de Floride. Voir http://www.jewelsonline.com/

« Façonnable », la reprise

« Façonnable », la marque créée à Nice en 1950, distributrice de vêtements, parfums, accessoires (dont des montres), vient d’être reprise, avec ses 78 boutiques éponymes et son réseau de plus de 600 boutiques de vêtements et de 150 grands magasins, vient d’être achetée pour 210 millions de dollars par le groupe libanais M1. C’est le groupe américain Nordstrom qui l’a vendue, après l’avoir acquise pour 169 millions en 2000.

Sincere Watch, en bref

Sincere Watch Ltd est un détallant en horlogerie et bijouterie situé à Singapour. Son CA atteint au milieu 2007 les 359,2 millions de dollars locaux et il est en hausse de 12,9% par rapport à 2006, malgré un recul du bénéfice net. http://www.sincere.com.sg/

MGI Luxury Group, sous-traitance.

MGI Luxury Group (appelé communément le Groupe Movado), accentue sa diversification via la production sous traitante pour des marques de mode comme « Tommy Hilfiger, Lacoste, Hugo Boss…).


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