Galilée célébré jusqu’au Nobel, merci Panerai.

En 1609, le savant Galilée (Galileo Galilei, 1564-1642) dirigeait son télescope vers le ciel et, suite à ses observations, redessinait la carte céleste. Il découvre des montagnes sur la lune, des explosions à la surface du soleil, les quatre lunes de Jupiter et… sait avec certitude que Copernic a raison: la terre tourne autour du soleil et non l’inverse. 2009 est décrétée Année Internationale de l’Astronomie par l’UNESCO, et l’exposition « Télescope de Galilée » quitte L’Institut et Musée de l’Histoire de la Science de Florence pour parcourir le monde jusqu’au Musée Nobel à Stockholm où un instrument original du maitre sera visible jusqu’au 17 janvier 2010.  Ce quatre-centième anniversaire d’une avancée majeure de la connaissance est partenarisé par Panerai, qui revendique au passage les même racines toscanes que celles du savant.

Favre, la dynastie horlogère…

Que les historiens sont utiles! La première mention d’un Favre à la tête d’une dizaine de générations consacrées à l’horlogerie, a été retrouvée. Abraham Favre (1685-1762) reçoit une lettre d’Acquis datée à valeur du 1er janvier 1751. Dans un français obsolète aux délicieuses tournures, il est écrit: « Pour le Sieur Abraham Favre Maitre Horloger du Locle Bourgeoins de Valengin; D’un Bienfond à luy vendu par le Sieur Procureur de Messieurs Harscher, Négociants et Bourgeois de la Ville de Basle, Situé à Montpagin (…) Mairie dudit Locle« . Suivent deux autres Abram Favre (1702-1790), Abram Favre (1740-1823), puis un Frédéric Favre (1766-1840), un Henry-Auguste Favre (1796-1865), d’un Fritz Favre (1828-1877), d’un Henri-Adrien Favre (1865-1961), d’un Henry-A. Favre (1908-1972). Pour continuer avec les deux frangins Florian (1942) et Eric A. Favre et, plus près de nous, d’un Laurent (1973) et d’un Stéphane (1969). Faites le compte, en tout 10 générations qui englobent la célèbre marque Favre-Leuba passée en mains espagnoles et relancée en 2007. Du côté des descendants de cette épopée horlogère, le bruit veut qu’une marque, dotée d’une raison sociale antérieure à l’époque connue, vienne faire revivre le nom: A. Favre & Fils. Sûr que l’Histoire et ses plus-values culturelles ne manqueront pas de leur venir en aide… Et dire que Wikipedia fait l’impasse sur le premier de cette dynastie!

Saint-Nicolas d’Aliermont, le musée. Expo à voir

Fondée par les Archevèques de Rouen, la paroisse Saint-Nicolas D’aliermont croise l’histoire horlogère en 1725, avec l’arrivée de Charles-Antoine Croutte. L’horlogerie normande connait de belles heures, avec des entreprises comme Denis Frères ou les Ateliers Vaucanson qui se portent, au sortir de la mutation industrielle des années 1979-1980 vers d’autres marchés plus porteurs (aéronautique, téléphonie). Ce terreau normand est aussi peuplé par quelques  traces industrielles mythiques comme l’horloge Saint-Nicolas (production de qualité reconnue durant le XIXème siècle, avant le passage au réveil, à la pendule murale et à la montre), ou comme les Réveils Bayard (entreprise phare de 1867 à 1989). La science et le contrôle du temps font également partie du patrimoine local, puisque des chronométriers aliermontais, alors en concurrence avec les horlogers anglais, y ont conçu et réalisé des horloges de marines d’une grande précision: Delépine, Pons, Scharf ou Gannery… Du 24 juillet au 30 décembre 2009, exposition « L’heure en Voyage« , Musée de l’horlogerie Saint-Nicolas d’Aliermont.

De ‘Del Pastor’ à la ‘Machine à Ecrire le Temps, Jaquet Droz

Del Pastor, la pendule dite « du berger » est partie en 1758 de La Chaux-de-Fonds pour un incroyable périple qui l’a menée à Madrid où elle se laisse encore admirer dans la salle Gasparini du Museo Nacional de l’Ancien Palais Royal. sur recommandation de Lord Keith, Seigneur écossais nommé gouverneur de Neuchâtel par le Roi de Prusse Frédéric II, le souverain d’Espagne avait accepté qu’on lui présentât les oeuvres de l’horloger suisse Pierre Jaquet Droz (1721-1790). Après qu’il eût fait jouer ‘plus de cent fois’ ces trésors d’ingénierie micromécanique, il s’en porta acquéreur pour la folle somme de 2000 pistoles d’or. La mémoire de l’horloger Jaquet Droz est sauve et célébrée en 2009 par Manuel Emch, l’actuel CEO de la marque éponyme qui sort une « Machine à écrire le Temps » dans la plus pure lignée des automates JD. Pour quelle raison, le Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel, où s’admirent quelques automates laissés en héritage, craint-il de se voir associé à l’histoire contemporaine de ce nom?

Patron horloger à 22 ans. Jonatan Gil reprend Dubey Schaldenbrand

Avec une once de nostalgie, nous devrons renoncer aux savoureuses escapades du côté des Ponts-de-Martel, sur les terres même de feu la mythique Martel Watch. Cette fabrique de mouvements, disparue à l’orée des seventies, livrait ses mécanismes aux plus grands noms du siècle passé. C’est en ses murs que Georges Dubey et René Schaldenbrand, horlogers réparateurs de talent, s’étaient rencontrés puis, en 1946, associés pour produire des garde-temps longtemps prisés par les collectionneurs. Ils y avaient d’ailleurs croisé Cinette Robert qui, après y avoir fait son apprentissage s’était envolée pour la finance, avant d’y revenir, en 1995, rachetant la marque et de lui donnant l’essor qu’on connaît. Une once de nostalgie aussi de penser que l’une des dernières CEO de l’horlogerie cède son siège à un représentant de la gent masculine. Les temps changent… C’est donc avec une salve d’enthousiasme que nous accueillons Jonatan Gil qui, après une année de travail au sein de la compagnie, vient de la racheter. Il la déménagera du côté de La Chaux-de-Fonds afin d’en bichonner le devenir qui s’appuiera sur les valeurs originelles de la marque. A 22 ans, il est le plus jeune CEO de la branche, ce qui ne l’empêche pas de faire preuve d’une sagesse étonnante. Tombé dans la marmite horlogère depuis sa naissance -sa famille y est active, il a déjà huit foires de Bâle à son actif et dispose d’un solide bagage informatique. Ses premières déclarations sont rassurantes: « Aucune révolution n’est prévue à court terme: la situation économique est difficile et il faut d’abord assurer l’opérationnel. Et j’ai le temps. Je compte conserver la philosophie de l’entreprise tout en la faisant évoluer. Une entreprise qui se veut artisanale peut aussi être moderne« . Vive la reprise, lorsqu’elle semble tant en phase avec les valeurs patrimoniales!

Journe, c’est tous les jours salon…

Son espace d’exposition au coeur de Genève mérite le détour, quelle que soit la période de l’année. Car l’histoire de l’invenit et fecit mêle au jour le jour les figures historiques respectées et honorées à des créations actuelles, réalisées par celui que les grands horlogers du siècle passé (eh oui, je parle du vingtième), considèrent comme le plus génial inventeur du 21ème siècle. François-Paul Journe ne cèdera donc pas au dictat de la nouveauté supplémentaire, pour honorer les grands rendez-vous de janvier ou de mars 2009. Car, ses deux dernières pièces, la Souveraine répétition minutes si extra-plate et si compliquée ainsi que son Centigraphe, respectivement lancées en 2008 et 2007, méritent d’être au bénéfice du buzz continu. Peut-être aurons-nous donc la chance de pouvoir, hors sentiers battus et parcours organisés, nous offrir un salutaire détour par la rue de la Synagogue à Genève, pour y rencontrer le dernier des CEO de la branche, capable d’enfiler une blouse d’horloger et d’en remontrer à son meilleur ouvrier. Faire du nouveau pour faire l’actu, c’est pas toujours dans l’intérêt du client. Respect!

Gauss, Carl Friedrich (1777-1855), le surdoué des maths

Gauss, le surdoué des maths. Réputé austère et peu enclin à transmettre ou partager son savoir, l’Allemand Carl Friedrich Gauss (1777-1855), déjà avant que le duc de Brunswick (sa commune de naissance) ne remarque ses talents et lui accorde une bourse pour poursuivre ses études, était un enfant surdoué. A trois ans (il a appris seul à lire et à compter) il corrige son père qui s’est trompé en réglant une addition. Un annecdote célèbre court à son sujet : son professeur voulant occuper ses élèves agités, leur demande de «calculer la somme de tous les nombres de 1 à 100». En quelques secondes, l’enfant clame « 5050 », son résultat. Il a astucieusement additionné les nombres extrêmes par paires, remarquant qu’une cinquantaine d’additions donnaient toutes le même résultat de 101. Par exemple, il a commencé par «100+1 = 101», « 99+2 = 101», «98+3 = 101» et ainsi de suite. Il a donc multiplié 50 (le nombre d’additions possibles avec une centaine de chiffres) et 101 le résultat immuable. Faites le calcul. Il fut surnommé le «prince des mathématiciens». Son nom est lié à un modèle de Rolex.

Les pendules selon les Lugassy

Père et fils Lugassy, horlogers depuis trois générations, sont aux commandes de l’entreprise « 1001 Pendules » et disposent désormais d’un outil online plutôt efficace. Un website dédié à la vente de ces objets qui respirent le vintage, l’histoire horlogère et parfois même le bois précieux. Cet espace immatériel de e-commerce complète l’atelier de rénovation que le père tient dans l’Essone depuis 30 ans (à Yerres, au sud de Paris, département 91) et la boutique -également atelier de restauration, dont le fils préside aux destinées, dans la Val-de-Marne (Maison-Alfort, département 94). Tous deux horlogers diplômés, le père à Besançon et le fils à Paris, ces deux passionnés, bercés dès leur plus jeune âge par les balanciers et tic-tac d’horloges comtoises, vivent leur passion au fil des pièces qui passent entre leurs doigts d’or: cartels, pendules de cheminée, capucines comtoises, réveils mécaniques, coucous, et même des montres. Ils sont d’ailleurs membres de l’AFAHA (Association Française des Amateurs d’Horlogerie Ancienne).

Wiederrecht ou le brevet 666.591. Histoire de la rétrograde.

Jean-Marc Wiederrecht est l’homme par qui la « Rétrograde » est arrivée. Cette complication, depuis plus de 20 ans, agrémente de nombreuses ouvertures sur cadran, rendant la lecture de certaines informations réellement ludique. Le système existait déjà: une aiguille qui, comme n’importe quelle jauge, transmettait par exemple l’état de la « réserve de marche ». Puis, il y eu la première Rétrograde, au sens où on le comprend aujourd’hui, le « Quantième Perpétuel Birétrograde » lancée par Harry Winston. La première montre dotée de cette nouvelle complication. Jean-Marc Wiederrecht réussit là à exprimer son talent en inventant, autour de cette fameuse jauge basique, plusieurs applications basées sur la technique de la « retenue » puis du « lâcher d’énergie ». Son brevet « Quantième à Secteur » (portant le numéro 666.591) a été déposé en 1986. Il vient donc de tomber dans le domaine public. Comme par hasard, plusieurs modèles « Rétrogrades » apparaissent sur le marché, muni de ces ludiques jeux d’aiguilles! Rassurons-nous, le carnet de commandes d’Agenhor (Ateliers Genevois d’Horlogerie), société crée par Jean-Marc Wiederrecht, continue d’enfler. Mieux, la société s’apprête, non pas dans un souci de croissance numéraire mais dans celui d’un mieux-être lumineux, à déménager à Meyrin. Le fils Wiederrecht, Nicolas, a rejoint la société, où d’ailleurs, sa maman est déjà au nombre des collaboratrices. Nul doute que l’inventeur de la Rétrograde, si belle lorsqu’elle se décline en fée pour Van Cleef & Arpel, saura rebondir en créativité, du haut de cette humilité qui caractérise les plus grands.

Piaget Time Gallery.

Une centaine de pièces et des documents historiques sont enfin réunis au-dessus de la Boutique Piaget (Rue du Rhône 40 à Genève) afin de devenir le témoin sauvegardé d’une histoire démarrée en 1874. L’ouverture a eu lieu le 17 juin 2008. De toutes les marques qui disposent d’un espace «musée», Piaget tardait à occuper ce terrain de communication particulièrement propice à faire passer les messages de la durée, de la richesse historique et de tout autre forme de traces du passé. Elle y a sa place, même s’il eût été également intéressant d’ouvrir à La Côte-aux-Fées, le berceau neuchâtelois de la marque, une annexe en lien direct avec les ateliers… A Genève, défileront dans cette galerie, des expositions dont la première est «Piaget, une belle histoire…»

Corum perd son mentor…

Corum a toujours été placée sous l’angle du design, depuis sa fondation par le designer René Banwart jusqu’à sa reprise en 2000 par Severin Wundermann dont le décès vient d’être annoncé, suite à un accident cardio-vasculaire. L’histoire horlogère perd une personnalité hors normes, le deuxième après Hayek senior à avoir été décoré de la légion d’honneur, dont les valeurs esthétiques et créatives s’étaient révélées déjà chez Gucci Timepieces (il avait la licence pendant près d’un quart de siècle, avant de la revendre au groupe Gucci en 1997). Fan de Jean Cocteau, cet être raffiné s’efface, avec l’élégance des grands, laissant sa place à son fils Michael. Tandis que les rumeurs évoquent d’éventuels rapprochements avec de grands groupes, bloghorloger verrait bien la marque sceller son amitié discrète avec certains membres des familles propriétaires d’Audemars Piguet, un autre indépendant. Mais avant la chasse au scoop, laissons l’homme rejoindre sereinement sa dernière demeure.

Edouard-Louis Tissot (1896-1977), l’expo au Locle

Edouard-Louis Tissot (1896-1977), données de carrière. Tandis que son cousin Paul contribue à la création de la Société Suisse pour l’Industrie Horlogère (Omega et Tissot), c’est ELT qui en reprend la direction suite au décès prématuré de ce cousin précurseur. Il rentre pour cela d’Argentine où il a fait une remarquable carrière. En 20 ans, il fera sortir de l’ombre d’Omega cette grande marque de l’horlogerie suisse. Stratège et meneur d’hommes respecté, en dépit de résistances typiquement horlogères, il ouvre des voies nouvelles, comme l’utilisation des matières synthétiques dans la montre. C’est lui qui lance le calibre Astolon (précurseur à sa manière de la Swatch, en 1970). « Sans innovation, pas de survie » était son slogan. Lors de l’inauguration de l’exposition, son fils Luc Tissot, entouré de ses deux petit-fils, Eric et Alain, étaient de la cérémonie. Dire que depuis le temps que je côtoie Eric Tissot, excellent communicateur pour les marques Tissot, Mido et Certina, et malgré plusieurs lancers de perche, il ne m’a jamais avoué cette parenté. Sacré cachotier.

Johann Heinrich Seyffert

Johann Heinrich Seyffert, successeur du surintendant du Salon des sciences mathématiques et physiques de la Saxe, fournit avant même sa nomination en 1801, des chronomètres de poche et des régulateurs. Au nombre de ses clients prestigieux, l’explorateur Alexander von Humboldt, acheteur d’un chronomètre de poche pour sa célèbre expédition en Amérique du Sud. Il collabora avec l’ingénieux horloger, nommé à la cour en 1842, Johann Christian Friedrich Gutkaes, dont les horloges furent également utilisées pour le service de l’heure du Salon. Gutkaes fut aussi le maître d’apprentissage et plus tard le partenaire commercial (ainsi que le beau-père) de Ferdinand Adolph Lange (A. Lange & Söhne).

Johann Gottfried Köhler.

Il fut surintendant du Salon des sciences mathématiques et physiques (Saxe). Il inventa une horloge de parquet symbole du service de l’heure qu’il instaura en 1783. Ce service donna l’heure locale à Dresde durant 150 années, servant de référence pour tous les autres régimes horaires de la Saxe.

Daniel Roth, en bref…

Être génial horloger, aux doigts d’or, capable des plus insondables prouesses techniques, c’est bien ! Lorsque des ‘bailleurs de fonds’ croisent ce genre de talents, il se peut que marque naisse. Cette histoire, souvent répétée dans l’histoire de l’horlogerie, fait de Daniel Roth le précurseur des fameux tandems horlogers contemporains, du genre Diaz et Dubuis, Simarkes et Franck Muller… En ce sens, il est des leçons que le maître Daniel Roth, visionnaire et génial, pourraient dispenser. La jouissance de son nom lui est enlevée en même temps que sa marque est rachetée, une première fois par le groupe chinois « Hour Glass », une deuxième fois par le passage de la marque dans le giron Bulgari (en même temps que Gérald Genta). Il paraîtrait que l’homme n’a rien perdu de sa verve créatrice en matière de complications. Car lorsqu’il n’est pas au sein de la société éponyme à laquelle il prête encore son aura de fondateur, l’homme passerait ses loisirs à la maison, bricoler quelques merveilles compliquées… Sans nom! J’aimerais tant voir ses modèles…

Daniel Roth, en bref

Être génial horloger, aux doigts d’or, capable des plus insondables prouesses techniques, c’est bien ! Lorsque des ‘bailleurs de fonds’ croisent ce genre de talents, il se peut que marque naisse. Cette histoire, souvent répétée dans l’histoire de l’horlogerie, fait de Daniel Roth le précurseur des fameux tandems horlogers contemporains, du genre Diaz et Dubuis, Simarkes et Franck Muller… En ce sens, il est des leçons que le maître Daniel Roth, visionnaire et génial, pourraient dispenser. La jouissance de son nom lui est enlevée en même temps que sa marque est rachetée, une première fois par le groupe chinois « Hour Glass », une deuxième fois par le passage de la marque dans le giron Bulgari (en même temps que Gérald Genta). Il paraîtrait que l’homme n’a rien perdu de sa verve créatrice en matière de complications. Car lorsqu’il n’est pas au sein de la société éponyme à laquelle il prête encore son aura de fondateur, l’homme passerait ses loisirs à la maison, bricoler quelques merveilles compliquées… Sans nom! J’aimerais tant voir ses modèles…

Paul Gerber : artisan créateur

Membre depuis 1989 de l’AHCI (Académie horlogère des créateurs indépendants.) Né en 1950, ce maître horloger contemporain est particulièrement tourné sur la réalisation de défis horlogers et techniques : horloges mystérieuses, montres régrogrades à double-rotor, tourbillons volants, phase de lune tridimentionnelle, etc… Il y a aussi la construction validée en 1989 par le Guiness Book, de la plus petite horloge en bois. Ses travaux l’amènent à perfectionner une montre de poche datant du 19ème siècle construite par Louis Elysée Piguet, remaniée ensuite par Franck Muller. Dotée du plus petit tourbillon volant connu à ce jour, elle devient la montre de poche la plus compliquée.

Bovet, Edouard.

Edouard Bovet (1797-1849) naît dans le val de Travers. Atypique, cet horloger est doté d’un instinct marketing qui ferait bien de faire école dans les plus hautes instances des écoles de management. Etonnant, il fabriquait ses montres de poches, toujours exclusives et en petites séries, en deux exemplaires. C’était bien avant les notions de cloning. Car, expliquait-il à ses fortunés clients, distants de son atelier de parfois plusieurs milliers de kilomètres, qu’il était important, en cas de révision (voire de panne), que ce soit lui-même qui règle le problème. Ainsi, pour chaque montre livrée, l’existence d’un ‘clone’ presque identique permettait à ses clients de patienter. Quelle belle leçon de SAV ! Toujours est-il qu’il vendait donc toujours deux montres, au lieu d’une. Il fut l’un des premiers horlogers à se faire totalement admettre en Chine, où il était familier de le Cité Interdite.

Sarton, Hubert (1748-1828)

Hubert Sarton (1748-1828), appelé Hubert, est surnommé « Horloger de la Cour » par le représentant de la Maison de Habsbourg, le Duc Charles Alexandre de Lorraine, Gouverneur des Pays-Bas Autrichien de 1744 à 1780. Il doit toutefois sa notoriété au Prince-Evêque François-Charles de Velbruck (1722-1784), grand mécène, qui lui permet de réaliser ses plus belles œuvres horlogères. Sa pendule à six cadrans est l’une des plus prestigieuses horloges qu’il crée. Chaque cadran est sujet à une complication. Autre prouesse de ce Belge, remis à l’honneur à Liège en 2004 par une exposition, une montre automatique considérée comme la première et déposée à l’Académie des Sciences en 1778. Equipée d’un dispositif ingénieux, une espèce de battant de cuivre permet à la montre de se remonter grâce au mouvement de la marche de la personne qui la porte en gousset. C’est son parrain Dieudonné Sarton qui lui apprend le métier d’horloger artisan. Puis, au service de Pierre Leroy, à Paris (fils aîné de Julien Leroy, horloger du Roi), il se perfectionne et entraîne dans son retour à Liège, son savoir légendaire.

Schulz, James: mono-poussoir

Le seul modèle « mono-poussoir » connu à ce jour comportant une répétition minute et un calendrier perpétuel est une « James Schulz » (qui c’est cet horloger ?) de 1930. Ce n’est donc pas seulement à cause de sa boîte en platine et ses chiffres arables qu’elle s’est envolée lors des ventes d’automne chez Christie’s à CHF 1′330′400.00. Une performance à ébranler la vénérable Patek Philippe, contrainte de lui laisser, une fois n’est pas coutume, la deuxième marche du podium.

Claret, Christophe.

Christophe Claret, le maître horloger ès grandes complications inédites, s’installe au Locle en 1998.

Tompion, Thomas (1639-1713).

Cet horloger anglais, membre de la Clockmaker Company (CC) engage Georges Graham comme collaborateur, lequel épousera une de ses nièces en 1696. C’est le premier fabricant anglais de montres à balancier-spiral, sur la base des travaux de Robert Hooke. Il construit les premières horloges de l’observatoire de Greenwich et devient le premier horloger à numéroter sa production d’horloges et de montres. En collaboration avec Booth et Houghton, il est l’inventeur de l’échappement en « auge de cochon » pour montres. Il invente également la première horloge qui affiche l’équation du temps (différence entre l’heure solaire vraie et l’heure moyenne conventionnelle.) Elle sera acquise par William III d’Angleterre.

Sarton Hubert (1748-1828)

Ce fut un chercheur infatigable et il est à l’origine de nombreuses « inventions ». Il faut citer entre autres la montre automatique à rotor, par un dépôt à l’académie française des sciences le 23 décembre 1778, invention qui fut aussi attribuée à Abraham Louis Perrelet par Alfred Chapuis en 1952. Une expo lui était consacrée à Liège en 2005. Historiens, à vos plumes! En fait, l’horloger liégeois a réalisé une montre automatique équipée d’un dispositif ingénieux, une espèce de battant en cuivre, permettant à la montre de se remonter par le mouvement de la marche de la personne qui la porte dans son gousset.

Pellaton-Favre, Albert – Histoire du tourbillon.

Albert Pellaton-Favre, père du célèbre James Pellaton, fut fabricant de tourbillons au Locle. Il construisit 82 chronomètres à tourbillon, tous munis d’un échappement à détente ressort. C’est l’un de ses modèles (retournés) qui figure (en position retournée) sur la série de timbres-poste à CHF 1.– , proposés dès le 6 septembre 2005 jusqu’à épuissement des stocks (www.poste.ch). Le géant jaune helvétique prendrait-il conscience de l’existence d’une culture horlogère dans son pays ?

Vacheron Constantin

Jean-Marc Vacheron et François Constantin. Cultivé, il s’intègre sans peine à cette société d’artisans horlogers érudits et curieux de tout, appelés à l’époque les « cabinotiers. » Les archives genevoises gardent la trace de l’ouverture de son atelier, d’où la datation admises de 1755. En 1819, à l’issue des guerres napoléoniennes, l’homme d’affaires averti François Constantin, voyageur infatigable et vendeur hors pair, s’associe aux descendants de Jean-Marc Vacheron. En 1875, à l’étroit dans ses locaux de la Tour de l’Ile, la maison se transporte à la Rue des Moulins, où se trouvent encore son siège, son musée. Cinq ans plus tard (1875) elle adopte le symbole de la « Croix de Malte ».

Roth Daniel

Daniel Roth, l’homme, pas la marque ! Que devient-il ? Premier doigt d’or d’une génération qui a vu accoucher les Franck Muller, les Journe, les Roger Dubuis, les Calabrese et…, sa vie, son œuvre aurait du en inspirer plus d’un. Read the rest of this entry »

Sarton Hubert [1748-1828]

Hubert Sarton [1748-1828] : selon les Belges, il serait l’inventeur de la montre automatique !! Une expo vient de lui être consacrée à Liège. Historiens, à vos plumes.

Balthazar Martinot (1636-1714)

Balthazar Martinot (1636-1714). Auteur de montres de petits volumes, il signe également de nombreuses pendules dont le boîtier est l’œuvre de André-Charles Boulle (1642-1732). On a découvert depuis que BM possédait la plus importante collection privée d’horloges en son temps, à Paris. Ses œuvres sont présentes dans les plus grands musées : Louvre, Cluny, Musée national des Techniques à Paris, Arts Décoratifs à Lyon, Museum der Zeitmessung Beyer à Zurich, MIH, le Victoria and Albert Museum à Londres

Balthazar Martinot (1636-1714)

Balthazar Martinot (1636-1714) – Avant l’invention capitale en 1675 par Christian Huygens (1629-1695) du ressort-spiral réglant, cet horloger mit au point, en collaboration avec Blaise Pascal et le Duc de Roannez, vers 1660, un système de ressort destiné à réguler le balancier des montres. En horlogerie, ce mécanisme porte toujours le nom de « ressort réglant de Martinot ».

Balthazar Martinot (1636-1714)

Balthazar Martinot (1636-1714). Auteur de montres de petits volumes, il signe également de nombreuses pendules dont le boîtier est l’œuvre de André-Charles Boulle (1642-1732). On a découvert depuis que BM possédait la plus importante collection privée d’horloges en son temps, à Paris. Ses œuvres sont présentes dans les plus grands musées : Louvre, Cluny, Musée national des Techniques à Paris, Arts Décoratifs à Lyon, Museum der Zeitmessung Beyer à Zurich, MIH, le Victoria and Albert Museum à Londres