Stupéfiant: c’est Louis Moinet qui a inventé le chronographe!

21 mars 2013. Stupéfiant! Imaginez qu’on vous sorte un film d’un homme marchant sur la lune dix ans avant Neil Armstrong et que les scientifiques de Houston soient sur ces images en train de se parler par iPhones interposés! La nouvelle aurait de quoi secouer. Figurez-vous que la révélation faite ce jour à Neuchâtel secoue dans les mêmes proportions l’ensemble du secteur horloger. Dix ans avant l’invention de Nicolas Rieussec, officiellement considéré jusqu’à aujourd’hui comme le père du premier chronographe, l’horloger Louis Moinet (1768-1853) fabrique en 1816, pour ses besoins d’astronome, un instrument compteur d’intervalles de temps qui détrône littéralement autant l’oeuvre de Nicolas Rieussec que les évolutions apportées sur cette invention par d’autres horlogers célèbres du passé. Les historiens et experts chargés de valider cette nouvelle, après avoir eu l’occasion d’observer la pièce, sont formels. Parmi eux Dominique Fléchon ou Arnaud Tellier. Tous confirment sans équivoque, avec stupéfaction et au fil d’un discours étayé, que la pièce remontée à la surface est véritablement le premier chronographe. L’invention de Rieussec et son système encreur, conçu pour les courses de chevaux, apparaît soudain rustique. Elle est reléguée à l’origine de la terminologie usuelle (chronos pour temps et graphie pour écrire) et non plus aux fonctions induites dans le mot chronographe. C’est à la ténacité de Jean-Marie Schaller, féru d’histoire et fondateur de la marque actuelle Louis Moinet, que l’on doit cette époustouflante découverte, prémices de révélations à venir. L’historien de l’horlogerie Bernard Vuilliomenet résume: « Louis Moinet a été tellement inventeur et avant-gardiste, qu’il a bluffé tout le monde avec 1 siècle d’avance« . Il parle du mécanisme de remise à zéro, d’une haute fréquence permettant de mesurer le 1/60° de seconde (30 Hertz, 216’000 alternances par heure) et d’un degré de finition esthétique fondamentalement horloger. « Ingénieur et ingénieux, artiste et artisan, ainsi était-il » conclut l’expert à propos de cet horloger du 18ème siècle, modeste et discret, pour qui Abraham-Louis Breguet nourrissait le plus sincère des respects. Visionner toute l’histoire.

L’horloger Louis Moinet (1768–1853)

Occasionnellement, la marque actuelle partage aux visiteurs de passage à Saint-Blaise (Canton de Neuchâtel), clients et collectionneurs, les trésors patrimoniaux de son musée privé. Des documents encore jamais révélés qui témoignent de l’œuvre d’un génie curieux d’arts et de voyages, collaborateur direct d’Abraham-Louis Breguet entre 1800 et 1823, année de la mort du maître. Courtisé par les grands de son temps, le Tsar Alexander I, le Roi Geroge IV d’Angleterre, Marshal Murat Roi de Naples, les Présidents américains Thomas Jefferson and James Monroe, il sera aussi l’horloger de Napoléon. Président de la Société de Chronométrie de Paris, il aura comme illustres membres Louis Berthoud, Antide Janvier, les pionniers du chronographe, Louis-Frédéric Perrelet et l’horloger de la Monarchie anglaise Joseph Winnerl. Vingt ans durant, il rédigera en deux volumes son Traité d’Horlogerie, ouvrage encore référence de transmission du savoir.

Chronomètres de marine, le Voyage de l’«Isis», 376 jours d’épreuve

Extrait d’une saga consacrée à Ferdinand Berthoud, grand chronométrier de marine, dans les années 1700. Episode paru dans le magazine Heure Suisse N°120. « Les amirautés ne voulaient pas acheter ces horloges coûteuses sans être sûres de leurs qualités. D’autant plus que la détermination des longitudes par le moyen des horloges était loin d’être acceptée par tous les marins dont beaucoup ne pensaient pas que les horloges puissent les renseigner mieux que l’estime de pilotes expérimentés. Aussi, lorsque le Roi fit l’acquisition des horloges N° 6 et N° 8, spécifia-t-il que ces horloges devaient être éprouvées en mer… Les horloges N° 6 et 8 furent embarquées sur la frégate l’«Isis» commandée par M. d’Evreux de Fleurieu, enseigne de vaisseau de Sa Majesté, et chargé de faire un voyage aux Antilles. L’itinéraire prescrit était: Rochefort, Cadix, Canaries, Cap Vert, Martinique, Saint-Domingue, Terre-Neuve, Canaries, Cadix, Rochefort. Selon les instructions du Roi, les observations devaient être faites séparément par 2 observateurs, en présence des officiers embarqués sur la frégate et constatées par des procès-verbaux signés de tous les officiers présents. (…) De temps en temps, on détermina la longitude au moyen de la Lune, de la distance de la Lune à une étoile fixe ou des satellites de Jupiter. Les horloges ne furent jamais déplacées durant le voyage; elles étaient fermées chacune sous 3 clés différentes: l’une en mains du Commandant de la frégate, la seconde chez M. Pingré, chanoine et astronome-géographe de la Marine, chargé de faire les observations avec M. de Fleurieu, et la troisième chez l’officier de quart. L’épreuve dura du 10 novembre 1768 au 21 novembre 1769, soit 376 jours. (…) » – Saga extraite des archives de JSH, Journal Suisse d’Horlogerie, par le professeur d’horlogerie Eric Cosandey. A découvrir en intégralité sur le site horlogerie-suisse.com

Ferdinand Berthoud, l’éclairage d’un connaisseur.

En 1952 dans une édition du plus ancien magazine horloger du monde (juillet 1876), l’actuel JSH, Journal Suisse de l’Horlogerie, l’auteur L. Defossez écrit: « Il est indispensable, quand on parle des idées de Berthoud, de spécifier la date car, au cours de son existence, il a souvent changé d’opinion. (…) Ces changements étaient généralement commandés par ses expérience personnelles ou par celles de ses contemporains. Généralement, ses idées évoluaient dans le bon sens. Mais on est parfois décontenancé de constater chez Berthoud des idées paraissant aujourd’hui bien étranges. Il était un autodidacte et ne possédait pas à fond les théories qu’il exposait, ceci se voit déjà à son vocabulaire…  » Dossier complet sur horlogerie-suisse.com et à retrouver au fil d’une saga historique en plusieurs épisodes dans les pages JSH (Journal Suisse d’Horlogerie) des magazines Heure Suisse et Heure Schweiz (Promoédition, Genève).

Ferdinand Berthoud extrait des archives de JSH

Eric Cosandey, professeur d’horlogerie et fondateur du site horloger-suisse.com parcourt inlassablement les archives de JSH, Journal Suisse d’Horlogerie, le plus ancien magazine horloger du monde racheté par Promoédition (Roland Ray) dont la première parution remonte à juillet 1876! Il en ressort chaque fois avec de fascinantes trouvailles. La dernière en date, dont la publication prend des allures de saga, publiée en plusieurs épisodes dans les pages JSH des magazines Heure Suisse et Heure Schweiz, marche sur les traces des grands chronométriers de marine. Ce dossier paru en 1952, signé par L. Defossez, retrace plus précisément la vie de l’horloger et écrivain Ferdinand Berthoud (1727-1807) sous le titre « Les horloges Marines de Ferdinand Berthoud« . La 3ème partie paraîtra dans l’édition prévue pour BaselWorld tandis que l’ensemble du sujet se trouve en ligne sur horlogerie-suisse.com.

Racine, Ariste (marque ENICAR)

Vers 1913, Ariste Racine utilise un anagramme de son nom pour déposer à La Chaux-de-Fonds la marque ENICAR. Direction Lengnau où sa société déménage durablement. Ses modèles pour hommes, femmes, pour militaires, notamment ceux qui sont dotés d’une boussole intégrée débarquent sur les marchés. Vers 1950, un catalogue ENICAR présente d’autres modèles porteurs des noms Longeau ou Alprosa. 1956, pour la première fois et grâce à une expédition d’alpinistes suisses, le sommet de l’Himalaya est vaincu. Chaque membre de l’expédition porte une Enicar. La mention « Ultrasonic » désigne une technique unique de nettoyage des mouvements aux ultrasons, avant leur huilage. Robustes, les montres Enicar gagnent leurs lettres de noblesse avec la sortie en 1958 de la Sherpa Dive, une étanche à 200 mètres dont le fond gravé représente une huître ouverte avec sa perle, ainsi que l’inscription « Seeperl » qui désignera par la suite les montres étanches de la marque. Pionnier des boutiques monomarques, Enicar ouvre à Johannesburg un magasin éponyme, construisant sur le succès de son « Sherpa World Timer » un GMT. Le succès de la boutique arrive aux oreilles des détaillants qui se pressent au portillon.

Fontainebleau et Rolex, le temps retrouvé

Visibles sur le circuit principal des visites du Château de Fontainebleau, notamment dans les « Grands Appartement » et le « Musée Napoléon 1er », vingt-sept trésors de l’art horloger des XVIIIe et XIXe siècles font l’objet de toutes les attentions restauratrices de Patrick Arvaud et de sa fille Yohanna. Grâce à Rolex, ce minutieux travail passionnel trouve un second souffle qui redonne vie aux mécanismes délicats de pendules signées par de grands noms: le bronzier Denière et les grands maîtres horlogers que sont Porchez, Lepaute, Bailly ou Breguet. Nul doute que le remarquable écrin d’un Château de Fontainebleau remarquablement meublé ajoute au prestige de ces objets, disséminés du Musée chinois de l’Impératrice Eugénie aux Petits Appartements des Souverains, en passant par le Musée Napoléon Ier. Profitons des vacances pour approcher ces trésors historiques lors d’un émouvant voyage dans le temps.

Armand Nicolet, horloger

Armand Nicolet, fils d’un horloger, entre en horlogerie, comme on entrait dans les ordres. Vocation et passion. A la fin du 19ème siècle, au sortir de son apprentissage, il ouvre son premier «Atelier d’Horlogerie» et, en 1902, s’illustre dans l’univers de la montre de poche soignée, titillant parfois celui des complications telles que les répétitions minutes, quarts, ou heures, les calendriers perpétuels… Encore prisé par les collectionneurs, au détour d’un catalogue de ventes aux enchères ou d’une transmission d’héritage, ce nom est également synonyme, durant les fifties, de la production depuis Tramelan de la presque totalité des calibres Venus. Rappelons que cette ville était à l’époque le troisième pôle horloger de Suisse, avec la concentration de 800 horlogers et 105 fabriques. Site officiel actuel.

Espace VIP à Genève, chez Jaeger. Rappels historiques

Au 2 Rue du Rhône à Genève, dans la boutique encore recouverte des traces de travaux alentours -décidément Genève n’en finit pas de ses travaux qui n’en finissent jamais, Jaeger LeCoultre s’offre un espace VIP, en sous-sol, à l’abri des regards passants. Là où pourront s’expliquer, sous l’oeil expert d’un horloger maison, les complications les plus étonnantes de la marque. Des modèles qui s’engagent, selon Jérôme Lambert, à être présents au moins en un exemplaire chacun en ce réceptacle à grands clients un peu particulier. L’occasion d’un flash back sur les liens passés entre La Manufacture et Genève. On apprend qu’en 1559, Pierre LeCoultre, réfugié huguenot, premier de la lignée à se poser en Suisse, négocie son lopin de terre à la Vallée dans la cité de Calvin. Lopin sur lequel il bâtira 10 générations autour de son premier atelier d’horloger. Puis, quelques printemps dynastiques plus tard, c’est Antoine LeCoultre qui, amenant à Genève en 1853 les fabrications réalisées durant la période hivernale, décide de se poser au 2… rue du Mont-Blanc. Il y ouvre un atelier pour terminer les ébauches destinées au marché US. Souvenirs… Avant que les rachats ne sévissent et ne répartissent plus sévèrement les délimitations, Jaeger LeCoultre était vendue à quelques pas de là, dans la boutique Vacheron Constantin située en l’Ile. Eh oui, c’était le temps des amitiés corporatistes..

Henri Grandjean, horloger

Né au Locle en 1803, Henri Grandjean-Perrenoud-Comtesse (originaire de la Vallée de la Sagne et des Ponts de Martel) a reçu de nombreuses distinctions lors de sa participation à des concours ou expositions, en Suisse et à l’étranger, qui ont honoré la qualité de ses produits. Initiateur du quartier du Progrès au Locle, il a aussi été le promoteur de la construction de l’Observatoire de Neuchâtel et, comme Fritz Courvoisier, un ardent défenseur de la ligne ferroviaire du Jura industriel. Sur le plan politique, Henri Grandjean a été préfet du Locle de 1842 à 1852, député au Grand Conseil et conseiller national.  Il est également connu pour avoir fondé, avec Louis JeanRichard et Ulysse Nardin, la « Swiss Marine Chronometer Industry ».

Ferme des Brandt, resto horloger les pieds dans l’herbe…

Ce lieu gastronomique, situé sur les hauts à droite de La Chaux-de-Fonds (entrée par les Tunnels) fleure bon l’histoire horlogère. Dans cette ferme classée monument historique, construite de 1612-1614 par des Montagnons qui devaient disposer de moyens exceptionnels pour l’époque, un concentré de noms célèbres cohabite: ses propriétaires furent tour à tour furent les familles Brandt-dit-Grieurin, de 1612 à 1692, Jaquez-Droz de 1692-1713, Tissot-Daguette, Stauffer et Brandt-Stauffer (dès 1814). C’est Louis Brandt-Stauffer (1801-1866), fabricant d’horlogerie et membre du gouvernement provisoire de la République, Conseiller d’Etat en 1848 qui la fait transformer, la dotant de tuiles. Au début du 20e siècle, elle est toujours habitée dans sa partie ouest par les Brandt dont le dernier héritier londonien Vivian Brandt en orchestre la vente, domaine compris, en 1954. Elle est rachetée avec ses 6’000 mètres carrés de terrain en 1987 par l’ASPAM (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine des Montagnes neuchâteloises), pour la somme de CHF 400’000.00 dont la moitié obtenue par des subventions communales, cantonales et même fédérales. Inaugurée en 1999, elle devient de théâtre d’un restaurant géré par Heidi et Cyril Tribut. Qui y impose leur sens culinaire, pétri de valeurs régionales alimentées par des produits frais et de proximité, provenant souvent de petites exploitations régionales alentours. Incontournable, le cochon au lait rôti au jus de bière brune des Franches-Montagnes, ou un florilège de plats oubliés tel que des joues de veau doucement mijotées… Le tout avec du pain cuit au four, dans un cadre campagnard idyllique, tour à tour de blanc ou de vert recouvert. Manger horlo, à 45 mn du centre de la ville, dans un lieu où le temps qui court n’a plus d’importance.

Ulysse Nardin au Monaco Yacht Show. Série spéciale ‘YS’ Maxi Marine Diver

Historiquement, la conquête du temps a toujours été liée à celle des océans. Tandis que le Monaco Yacht Show fête en septembre 2010 son vingtième anniversaire, la marque horlogère Ulysse Nardin y arrime son vaisseau de grand chronométrier. Comme l’Office du Tourisme d’Abu Dhabi, la marque en est le sponsor principal, pour la deuxième année consécutive, après avoir hérité d’une place laissée vacante par Blancpain. Née en 1846, cette enseigne suisse de haute horlogerie, connotée complications horlogères et maîtrise du temps céleste, s’appuie sur l’histoire d’Ulysse Nardin (1823-1876), un maître horloger loclois contemporain de l’époque où le temps était affaire d’état, comme d’ailleurs toute forme d’étalonnage. Ulysse Nardin est l’enseigne horlogère suisse dont l’ADN comporte le gène chronométrie de marine le plus vivace. La sortie d’une série spéciale de 100 pièces d’une Monaco YS est au programme. Un modèle spécifique, à l’image de celui sorti en 2009, dont aucun visuel n’est encore disponible. Cette nouvelle référence enrichit la collection Maxi Marine Diver. Sportive, du pourtour de ses 43 mm de diamètre, étanche à 200 m, elle est est habitée par un mouvement à remontage automatique doté d’une petite seconde, affichant sa date dans un guichet situé à 6h ainsi qu’une réserve de marche de 42 h, via un guichet circulaire situé à 12h. Le cerclage «bouée» de ses guichets, ainsi que la lunette tournante unidirectionnelle, ancrent ce modèle dans l’imagerie océane. Sûr que son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco, appréciera…

Arnold John, horloger anglais – Histoire

John Arnold (1736-1799) né en 1736 dans un village des Cornouailles, était fils d’un horloger auprès duquel il commença son apprentissage. Suite à une dispute de famille, il quitte la maison paternelle et s’embarque bien jeune pour le continent. Il voyage d’abord en Hollande, puis en Allemagne, où il gagne péniblement sa vie, parfois comme armurier lorsque le travail d’horloger faisait défaut. Puis il rentre en Angleterre, s’établit à Londres, peu à l’aise linguistiquement. Ses années passées à l’étranger l’ont mûrit.  Il se fait alors connaître par une petite montre à sonnerie insérée dans le chaton d’une bague. Admis à présenter cette pièce au roi en 1764, un tour de force, il obtient les faveurs de la cour et… de nombreux clients.  En 1770, il contacte le Board of Longitude et soumet à l’Observatoire de Greenwich son premier chronomètre de marine. Aujourd’hui, le nom « Arnold » revit sous la marque « Arnold & Son » et sous le slogan « Master of The Longitude in London Since 1764« . Elle a son siège à la Chaux-de-Fonds en Suisse, est rattachée à la société The British Masters dont le CEO est Eric Loth.

Master of The Longiture in London Since 1764.

Arnold et Earnshaw généralisent l’emploi du chronomètre de marine.

Histoire. John Arnold (1736-1799) et Thomas Earnshaw (1749-1829) sont les deux horlogers anglais qui, en développant sur une échelle importante au 18ème siècle la fabrication du chronomètre de marine, ont contribué à en généraliser l’emploi. Jusqu’alors, la plupart de ces instruments devaient sortir des mains mêmes des constructeurs. Donc leur production restait limitée. Jugez plutôt. Il fallut trois ans à John Harrison pour terminer successivement ses dernières montres marines No 4 et No 5. Même topo du côté de Kendall pour livrer au Board of Longitude la réplique de son No 4, puis 2 ans supplémentaires pour exécuter ensuite chacune de ses dupliques K2 et K3. Quant à Mudge, il mit 3 ans à terminer son premier chronomètre de marine puis deux fois tout autant pour chacune de ses constructions «la Bleue» et «la Verte». Si on replace ce rythme sur l’histoire d’une vie, Ferdinand Berthoud mit 40 ans pour produire 70 appareils, soit 2-3 unités par an. A la même époque Arnold et Earnshaw parvinrent à fabriquer plus de 100 chronomètres de marine affichant une précision satisfaisante. En d’autres termes, ils cassèrent les prix. Comment? Il divisèrent le travail et, à partir d’un modèle simple et facilement réalisable, se concentrèrent sur une mise en production rationnelle au moyen de la sous-traitance. Car, pour l’ébauche, la fourniture des rouages, des pierres, ressorts, cadrans, aiguilles et boîtiers, les artisans spécialisés de Clerkenwell ou du Lancashire, étaient au top. Puis ils formèrent du personnel pour l’échappement et le balancier, se réservant pour eux-mêmes les opérations finales de la pose du spiral et du réglage. Deux actions considérées comme de précieux « secrets de fabrication« . Une visite au National Maritime Museum de Greenwich s’impose.

La Midnight de Ellicott 1788, le temps s’entend

Parce qu’elles le valent bien…! Au travers de ses collections Majesty, Springfield et Mach One, toutes en éditions limitées, le designer CEO Pierre-André Finazzi rend hommage au maître horloger John Ellicott (1706-1772), un génie horloger anglais contemporain du Roi Georges III. Puis, après ses viriles explorations des mécaniques complexes et de matières indomptables, comme par exemple le bloc de carbone epoxy pour le façonnage d’une boîte, celui dont la marque de fabrique est de disposer les poussoirs à gauche (ils font jamais comme tout le monde les Anglais…), présente à une exquise complication apte à titiller le poignet des cendrillons modernes: la Midgnight, dans la collection Lady Tuxedo, dont on attend qu’elle vous rappelle les fatidiques douze coup de minuit. Parce que la femme méritait mieux qu’un garde-temps en forme de réduction de modèle masculin ou de version réduite quartzée, Pierre-André Finazzi renoue avec une tradition horlogère insuffisamment rappelée: l’ultra compliqué en horlogerie, dont une kyrielle d’avancées techniques issues de l’art de la miniaturisation et du désir de rendre mystérieuses les lectures du temps, doit beaucoup aux femmes. De forme coussin, habitée par un calibre MID-1 (automatique), cette Ellicott répétition quart amplifie par ses rondeurs sonores, le scintillement d’un timbre discret, aussi élégant que son diadème de diams. 42 h de réserve de marche, en or blanc, rose ou en titane. Seulement à 99 exemplaires chacune….

Georges Graham, noir c’est noir.

Parcourant toujours avec autant de force revendicative le filon de ses modèles à haute montée d’adrénaline, la marque Graham enrichit sa ligne Tourbillograph Trackmaster d’une virile déclinaison, trempée dans l’esprit all black. Habité par les 403 composants de son calibre G1781, dont 48 pour le tourbillon, ce chronographe automatique RAC (Roue à Colonne) 28’000 alt/h, affiche son compteur des 12 heures à 6h et sa comptabilité des 30 mn à 3h. Décentré bien qu’intimement imbriqué dans le reste du mouvement, son mécanisme tourbillon une minute résiste vigoureusement aux chocs. Sophistiquée, cette sportive destinée à rythmer la course des assoiffés d’exclusif, se préfère en robe caoutchoutée noire, boucle céramique… Eric Loth, via The British Master, une société helvético-britannique fondée en 1995 à La Chaux-de-Fonds, n’en finit pas de rendre hommage à l’horloger anglais Georges Graham (1673-1751), baptisé le père du chronographe et membre du très sérieux Observatoire Royal de Greenwich.

Symboles et décorations dans l’art horloger.

5 mai 2010, Saint-Aubin-de-Médoc, France. Ancien élève de l’école nationale d’horlogerie de Besançon, le retraité Michel More, qui fut durant sa vie professionnelle professeur agrégé de physique appliquée pour les classes préparatoires aux grandes écoles, s’est reconverti à la passion horlogère, la restauration de pièces anciennes et… à l’activité de conférencier. Son thème de prédilection, l’horlogerie à la fois sous les angles de l’histoire, de la science et de l’art. Ainsi, cet érudit parcourt les salles, de Dijon à Biarritz en passant par Besançon, Nice ou Antibes. Partout, il apporte la bonne parole horlogère, sur le mode de la vulgarisation non réductive, s’aventurant sur les traces des premières clepsydres, des cadrans solaires de l’antiquité ou de Christian Huygens appliquant une théorie de Galilée sur la régularité des oscillations d’un pendule…

Nuit européenne des musées… Le Locle joue le jeu.

Vivez la nuit! Tandis que Au temps des Chronométriers, son expo courant du 8 mai au 26 septembre 2010, aura été lancée, le Musée des Monts au Locle ouvrira ses portes le samedi 15 mai de 19h00 à minuit, dans le cadre de la vaste opération européenne, pour un rallye pas comme les autres. Destiné aux 7 à 77 ans, la nuit permettra d’habiter momentanément une demeure du XVIIIème siècle, celle d’un maître-horloger, et de s’enrichir les neurones en s’abreuvant des richesses de la collection Sandoz, automates, montres, pendules, horloges, et mécanismes ingénieux. S’en mettre plein les yeux sera possible, tout en sirotant un vin chaud ou… un sirop, grâce à la projection de nombreux films en 3D, dédiés à l’horlogerie. Le dimanche 16 mai, l’entrée sera libre toute la journée.

Germain Paget, mémoires horlogères sur toile à Morez

L’horloger Germain Paget (1817-1884) était également peintre. Rejeton d’une famille d’horlogers, il suit une formation artistique à Morbier avant d’intégrer, en 1841, l’école des Beaux-Arts de Paris, ville dans laquelle il fait carrière, à force d’expositions. Ses sujets de prédilection? Scènes religieuses et portraits. De retour à Morbier aux alentours de 1860, il est happé par l’atelier familial spécialisé dans l’estampage d’éléments pour horloges comtoises. Du 15 mai 2010 au 17 janvier 2011, le Musée de la Lunette à Morez lui consacre, avec l’aide de l’Association « Horlogerie Comtoise » une monographique exposition, permettant la redécouverte d’une horlogerie morézienne alors vigoureuse ainsi que la découverte d’un artiste tiraillé entre ambition parisienne et attaches jurassiennes. Entrée gratuite.

Louis Moinet et Jules Verne, question d’ailleurs…

A Yverdon-Les-Bains, la « Maison d’Ailleurs » est une sorte d’espace musée à la gloire de Jules Verne. Seule célébration muséale en Europe du célèbre aventurier. La marque Louis Moinet, sous la houlette de Jean-Marie Schaller, s’apprête à y lever le voile, en première mondiale, sur le concept « Les Montres Jules Verne N° 1″. Jeudi 11 février 2010, à 19h00. Parallèlement, l’enseigne, magnifiquement domiciliée dans ses ateliers de Saint-Blaise, vient d’entamer des recherches historiques, afin d’étoffer sa connaissance du célèbre auteur du traité d’horlogerie.

René Bannwart tire sa révérence. Respect…

18 janvier 2010. Le père de tous les designers horlogers vient de s’éteindre. 95 ans, à la maison, juste après avoir indiqué à ses proches « Je ne me sens pas très bien« . Une mort discrète, dans l’intimité et la chaleur familiales. Naissance à Zurich, enfance à Bâle, il entre en horlogerie via Patek Philippe (1933) puis Omega, sept années plus tard. Il y est le père de l’un des modèles les plus mythiques de l’horlogerie contemporaine, la Constellation. Le design horloger lui doit la fière chandelle d’en avoir été le précurseur, à l’heure où ce métier n’avait aucune nécessité d’être sous les projecteurs. En effet, chez Omega, il crée son premier département création. Fort du soutien de son oncle Gaston Ries, il fonde Corum, sa propre enseigne, en 1955. Prince de l’épure la plus magistrale, son modèle « sans heures » est un succès: il a réduit la lecture horaire à sa plus simple expression, la position des aiguilles sur un cadran vierge d’index. Puis, le modèle Romvlvs s’impose -encore une collection phare de la marque aujourd’hui, avec ses caractéristiques chiffres romains gravés à fleur de lunette. Suivront de nombreuses traces marquantes jusqu’aux mythiques collections Golden Bridge ou Admiral’s Cup. Rarement homme avait été à ce point respecté par ses pairs, unanimement gagnés par ses qualités humaines et sa valeur d’esthète humaniste. Il s’est éteint entouré des siens, à la maison, le jour de l’ouverture des célébrations de la haute-horlogerie à Genève (SIHH 2010). A son fils Jean-René Bannwart -Président du MIH, ainsi qu’au reste de la famille, toute l’équipe du bloghorloger présente ses plus sincères condoléances. Lire l’avis de décès. Honorer sa mémoire? Pensez à la Croix-Rouge CCP 23-1121-4 (mention René Bannwart). L’horlogerie suisse toute entière, les designers en tête, se doit de lui dédier une longue minute de silence…

Baume & Mercier, exclusif… Secrets de Simone Gaudard, descendante du fondateur…

Au SIHH 2010, sur le stand Baume & Mercier, l’arrivée de Simone Gaudard crée la surprise. La descendante du fondateur de la marque fait le déplacement à Genève, reçoit une montre et incarne en chair et en os, le 180ème anniversaire de la marque. Pétrie d’intelligence, d’élégance, cette gardienne des valeurs familiales, s’est prêtée, dans le secret d’un salon privé, au jeu des questions. Elle avoue préférer la plume au micro tendu. En exclusivité, intime et digne, elle livre quelques « secrets » d’une famille d’horlogers… En prolongement de l’opération lancée sur Twitter et Facebook. Sacré buzz….

Mootoosamy Morghan, nouveau conservateur du Musée du Locle

Connaisseur des lieux et des intervenants, ce qui fut certainement un atout dans la sélection de sa candidature, Morghan Mootoosamy vient d’être nommé conservateur du Musée d’horlogerie du Locle, poste qu’il occupait déjà ad interim après le départ soudain de Cécile Aguillaume en mai 2009. Titulaire d’un Master en histoire de l’art (spécialisation muséologie) et en sociologie de l’image, de la culture et de la communication, ce Chaux-de-Fonier trentenaire  avait successivement occupé dans cette même institution le poste de collaborateur scientifique (août 2008 à janvier 2009) puis de responsable du 50ème anniversaire (février à juillet 2009).  De son côté, Cécile Aguillaume, remise d’ennuis de santé dont il se dirait qu’ils auraient pu précipiter son processus de renvoi en raison des inévitables absences y relatives, vient d’enregistrer CECOEL, sa société spécialisée en recherches historiques et en organisation de voyages à connotation horlogerie et luxe.

Baume & Mercier, feuilleton historique planétaire, grâce à Twitter et Facebook…

L’histoire horlogère de la région des Bois (à quelques encablures de La Chaux-de-Fonds), voudrait que ce soit Louis-Victor Baume qui utilisât pour la première fois le bureau du télégraphe ouvert dans la commune en 1865. La famille était réputée pour sa curiosité face aux nouvelles technologies et aux avancées d’alors. Il est donc tout à fait plausible que les Baume auraient eu, face à l’arrivée des Twitter, Facebook et autres plateformes du web 2.0 (une bonne dizaine en tout), des réactions avant-gardistes. Quoiqu’il en soit, la marque, qui célèbre ses 180 ans cette année, est à sa manière précurseuse. Certes, comme beaucoup d’enseignes horlogères elle s’y met enfin, à cette exploitation des réseaux sociaux, mais elle va plus loin et innove. Au travers de « Secrets d’une Famille d’Horlogers« , une eSaga historico-réaliste, elle n’utilise pas ces nouveaux médias juste pour peaufiner sa web reputation, mais pour transmettre, selon les modes actuels, des valeurs patrimoniales toujours riches en perspectives d’avenir. Belle opération, menée par l’agence Details.ch, des pros du buzz, avec le concours d’un bureau d’écritures. L’histoire, ainsi mise en scène, dégouline de saveurs non pastel. Elle se charge de réalisme et, en ces temps tourmentés, raconte les êtres humains dans ce qu’ils conservent d’attachant, quelles que soient les troubles traversés ou… les immatérialités environnantes. On est dans le post facebooking, c’est à dire, dans l’appropriation et l’exploitation intelligente de médias qui partent parfois dans tous les sens…. A suivre sur Facebook ou Twitter, jusqu’à l’ouverture du SIHH (le lundi 18 janvier 2009), où quelques révélations seront faites.

Nardin Ulysse, horloger loclois

Ulysse Nardin n’a que 23 ans lorsqu’il s’établit au Locle en 1846 pour y développer ses propres chronomètres et montres de poche compliquées. Toutefois, il disposait alors déjà d’un riche bagage d’expériences acquises auprès de Frédéric-William Dubois, spécialiste de chronomètres de marine et des montres astronomiques. D’ailleurs, avec Henry Grandjean et Louis JeanRichard (autres célèbres horlogers), il fonde la «Swiss Marine Chronometer Industry». Quand on pense que le Jura se situe à des centaines de kilomètres de la mer!

Montre automatique, Hubert Sarton réhabilité, grâce à Joseph Florès

Ce n’est pas Alexander Graham Bell qui inventa le téléphone, mais Antonio Meucci, un illustre inconnu italien qui en avait fait démonstration en 1860 à New York (décision de la Chambre des Représentants du Congrès le 11 juin 2202). Non, Thomas Alva Edison n’a pas inventé le phonographe, il l’aurait seulement fabriqué. L’histoire se fourvoie, parfois. La montre automatique, autrefois appelée « perpétuelle » ou à « secousses » a fait l’objet de nombreuses recherches. Selon ce qu’affirment Alfred Chapuis et Eugène Jaquet dans leur ouvrage référence La Montre Automatique Ancienne de 1770 à 1931« (paru en 1952 chez Griffon), sa paternité est attribuée à Abraham Louis Perrelet. Or, dans la Revue Française des Bijoutiers (N° 113, mai 1949) Léon Leroy écrivait à propos de cette montre dont l’existence remonte bien vers 1780 « Il faut louer sans réserve le mécanicien anonyme et de grand talent qui a conçu et réalisé ce système simple et efficace. » Pierre Huguenin, autre spécialise d’horlogerie, corrobore cette allégation quelques mois plus tard, espérant « qu’un chercheur heureux percera peut-être ce qui reste de mystérieux dans l’origine de cette intéressante montre. » Finalement, c’est l’historien Joseph Florès qui résout l’énigme après avoir consulté un manuscrit de l’Académie royale des sciences de Paris daté du 23 décembre 1778, signé des rapporteurs Jean-Baptiste Leroy et De Fouchy, contresigné par le marquis de Condorcet. Ce document décrit avec précision une montre qui s’avère absolument identique à celle de la collection Léon Leroy, attribuée plus tard à Perrelet! En réalité, l’auteur du dépôt concernant cette montre est (1748-1828), Dieudonné-Hubert Sarton, horloger de la Principauté de Liège. Dans les Cahiers du Laboratoire RECITS 6/2008 (Cahiers de Laboratoire édités par l’UTBM (Université de technologie de Belfort Montbéliard), le scientifique Pierre Lamard enfonce le clou dans son « plaidoyer pour un débat« . A lire également l’excellente mise en lumière du journaliste Gregory Pons, le 18 décembre 2006.

Joseph Florès, historien. Origines du rotor revisitées…

Merci à l’histoirien Joseph Florès (voir son portrait). L’Histoire lui doit une de ces rectifications qui la rend crédible. Qui peut répondre à sa question? « Il est aisé de trouver le brevet sur le tourbillon qui date de 1801. La même chose pour l’échappement libre de Pierre Leroy en 1748… Les éléments sur le spiral de Huygens sont connus. Ceux de l’ancre de Mudge idem. Mais qui peut fournir ceux attribuant à Perrelet l’automatique à rotor?« . L’érudit a, par ses recherches et grâce à la découverte d’un manuscrit oublié, rendu à Dieudonné-Hubert Sarton, horloger belge la paternité de cette invention, injustement attribuée à Abraham Louis Perrelet.

Le Locle horloger, guide en 39 étapes

Au commencement, la Place du Marché, où un panneau indicateur vous incite au parcours en 39 étapes, toutes dédiées à l’histoire horlogère, pour vous mener en apothéose au Musée d’Horlogerie des Monts. Au passage, vous aurez croisé les demeures des personnages qui marquèrent de leurs doigts d’or l’horlogerie comme l’actualité récente. Avec un peu de chance -et d’organisation à l’avance, vous pourrez même visiter quelque manufacture informée au préalable de votre visite. Inauguré en juin 2004, cette balade instructive vous amènera à fouler les pas des Ulysse Nardin, Daniel JeanRichard, Jacques-Frédéric Houriet ou Abraham-Louis Perrelet. Il y en a tant d’autres…  En attendant, plongez-vous dans la lecture de ce guide baptisé le Locle Horloger.

Tchouhadjian, Kevork, horloger impérial

Le père du célèbre compositeur Dikran Tchouhadjian, Kevork Tchouhadjian était horloger. Il exerçait dans la cour impériale du sultan Abd ul-Mejid durant les années 1860 et c’est son fils qui fonda le premièr Opéra dans l’empire ottoman. La tradition commerçante des bijoutiers arméniens, connue des siècles durant et relatée par Evlya Çelebi (1611-1682), célèbre voyageur de l’Empire Ottoman, faisaient de Constantinople, de Van et de Garin d’importants centres joaillers.  A partir du 18ème et 19ème siècle, les Arméniens dominent la classe des bijoutiers à Constantinople. Dans un édit publié en 1806 par le sultan [Selim III], sur les dix-sept meilleurs bijoutiers recensés un seul est grec, tous les autres sont arméniens. La qualité du travail produit par les bijoutiers et les orfèvres arméniens surpassait celle de leurs homologues européens. Les orfèvres arméniens se révélèrent aussi des artisans accomplis, lorsqu’ils se mirent à travailler les pierres précieuses, en particulier les diamants. Polisseurs, tailleurs et sertisseurs arméniens de diamants rivalisaient d’excellence avec leurs homologues de Hollande, Belgique et France.

Duvoisin, Paul-Fritz (1854-1912)

Val de Ruz, canton de Neuchâtel. Paul-Fritz Duvoisin (1854-1912) ouvre un atelier en 1904 au Genevey-Sur-Coffrane. Son fils, Henri-Paul (1882-1947) poursuit l’oeuvre paternelle jusqu’à son décès. L’entreprise Duvoisin & Cie fait du montage de mouvements et produit ses propres montres. Un an avant sa mort, Henri-Paul implique dans l’affaire ses deux fils, René et André toutefois, entre 1947 et 1975 -année de la triste crise, c’est sa veuve, Sophie-Elisabeth qui imprime à l’entreprise familiale sa griffe. Comme l’instauration d’un fonds social en faveur du personnel. Ses marchés sont l’Europe et l’Amérique latine. Dès 1975, André, de la troisième génération des Duvoisin, perpétue la tradition jusqu’en 1996. L’entreprise est reprise depuis par Jean-Marc Bréguet, photographe horloger à Neuchâtel et Jean-Dominique Cornuz, patron de l’entreprise Valrutech. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses horlogères du cru. On l’aura compris, cette marque neuve, Henri Duvoisin, sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs.