Henri Grandjean, horloger

Né au Locle en 1803, Henri Grandjean-Perrenoud-Comtesse (originaire du val de Ruz) a reçu de nombreuses distinctions lors de sa participation à des concours ou expositions, en Suisse et à l’étranger, qui ont honoré la qualité de ses produits. Initiateur du quartier du Progrès au Locle, il a aussi été le promoteur de la construction de l’Observatoire de Neuchâtel et, comme Fritz Courvoisier, un ardent défenseur de la ligne ferroviaire du Jura industriel. Sur le plan politique, Henri Grandjean a été préfet du Locle de 1842 à 1852, député au Grand Conseil et conseiller national.  Il est également connu pour avoir fondé, avec Louis JeanRichard et Ulysse Nardin, la « Swiss Marine Chronometer Industry ».

SSC. Appel à conférenciers… dernier délai.

Les 28 et 29 septembre 2010, la SSC -Société Suisse de Chronométrie, tiendra son 14ème congrès international à Montreux. Le thème est « Le Temps et le Sport, Défis Technologiques et Humains« . La montre de sport sera donc au coeur des débats. On parlera de son historique, de ses matériaux de prédilection, de ses rapports avec l’horlogerie sous l’angle du marketing ou du sponsoring. On apprendra également sur les avancées technologiques apportées dans le chronométrage sportif… Il y sera question de tests, d’homologation, de fonctions spécifiques… L’appel aux conférenciers est encore ouvert (télécharger le document), avis à tout esprit scientifique désireux de se produire face à un auditoire d’environ 700 spécialistes venus de toute la branche en Suisse, voire de plus loin. Il faudra circonscrire son intervention dans un espace temporel de 25 minutes, questions comprises. Attention, dernier délai le 19 février 2010. Avis aux téméraires.

Baume & Mercier et Simone Gaudard, l’ombre de Barbara.

Barbara chantait « Ma Plus Belle Histoire d’Amour C’est Vous« , Baume & Mercier orchestre depuis le SIHH 2010 la mise en musique de « Notre Plus Belle Histoire, C’est La Vôtre » en prolongement de sa eSaga « Secrets d’Une Famille d’Horlogers » sur Facebook ou Twitter.  Une vaste opération de recherche historique, déguisée en appel à témoignage. Chaque internaute, via Facebook, est invité personnellement par Simone Gaudard, la descendante réelle de la famille Baume (arrière-petite-fille du fondateur), à partager l’histoire qui la ou le relie à sa montre Baume & Mercier. A nouveau, une manière d’utiliser intelligemment les médias sociaux, accessoirement une campagne de marketing viral auréolée de buzz (du pur Details.ch), qui permettra de localiser, si elle fonctionne comme prévu, un grand nombre de modèles historiques. La marque fête donc ses 180 ans sans nostalgie aucune, avec un pied dans le futur, ce qui s’inscrit dans le respect des curiosités ancestrales qui caractérisaient cette famille de pionniers. On regarde les images, on sent que Simone Gaudard n’est très à l’aise face aux caméras mais… fière, fière d’appartenir à cette histoire. Elle a de la classe, c’est élégant et franchement… on aimerait bien avoir une BM récente ou qui traine, histoire de pouvoir participer à cette récolte. A vos posts, prêts…

Mootoosamy Morghan, nouveau conservateur du Musée du Locle

Connaisseur des lieux et des intervenants, ce qui fut certainement un atout dans la sélection de sa candidature, Morghan Mootoosamy vient d’être nommé conservateur du Musée d’horlogerie du Locle, poste qu’il occupait déjà ad interim après le départ soudain de Cécile Aguillaume en mai 2009. Titulaire d’un Master en histoire de l’art (spécialisation muséologie) et en sociologie de l’image, de la culture et de la communication, ce Chaux-de-Fonier trentenaire  avait successivement occupé dans cette même institution le poste de collaborateur scientifique (août 2008 à janvier 2009) puis de responsable du 50ème anniversaire (février à juillet 2009).  De son côté, Cécile Aguillaume, remise d’ennuis de santé dont il se dirait qu’ils auraient pu précipiter son processus de renvoi en raison des inévitables absences y relatives, vient d’enregistrer CECOEL, sa société spécialisée en recherches historiques et en organisation de voyages à connotation horlogerie et luxe.

Baume & Mercier, feuilleton historique planétaire, grâce à Twitter et Facebook…

L’histoire horlogère de la région des Bois (à quelques encablures de La Chaux-de-Fonds), voudrait que ce soit Louis-Victor Baume qui utilisât pour la première fois le bureau du télégraphe ouvert dans la commune en 1865. La famille était réputée pour sa curiosité face aux nouvelles technologies et aux avancées d’alors. Il est donc tout à fait plausible que les Baume auraient eu, face à l’arrivée des Twitter, Facebook et autres plateformes du web 2.0 (une bonne dizaine en tout), des réactions avant-gardistes. Quoiqu’il en soit, la marque, qui célèbre ses 180 ans cette année, est à sa manière précurseuse. Certes, comme beaucoup d’enseignes horlogères elle s’y met enfin, à cette exploitation des réseaux sociaux, mais elle va plus loin et innove. Au travers de « Secrets d’une Famille d’Horlogers« , une eSaga historico-réaliste, elle n’utilise pas ces nouveaux médias juste pour peaufiner sa web reputation, mais pour transmettre, selon les modes actuels, des valeurs patrimoniales toujours riches en perspectives d’avenir. Belle opération, menée par l’agence Details.ch, des pros du buzz, avec le concours d’un bureau d’écritures. L’histoire, ainsi mise en scène, dégouline de saveurs non pastel. Elle se charge de réalisme et, en ces temps tourmentés, raconte les êtres humains dans ce qu’ils conservent d’attachant, quelles que soient les troubles traversés ou… les immatérialités environnantes. On est dans le post facebooking, c’est à dire, dans l’appropriation et l’exploitation intelligente de médias qui partent parfois dans tous les sens…. A suivre sur Facebook ou Twitter, jusqu’à l’ouverture du SIHH (le lundi 18 janvier 2009), où quelques révélations seront faites.

Nardin Ulysse, horloger loclois

Ulysse Nardin n’a que 23 ans lorsqu’il s’établit au Locle en 1846 pour y développer ses propres chronomètres et montres de poche compliquées. Toutefois, il disposait alors déjà d’un riche bagage d’expériences acquises auprès de Frédéric-William Dubois, spécialiste de chronomètres de marine et des montres astronomiques. D’ailleurs, avec Henry Grandjean et Louis JeanRichard (autres célèbres horlogers), il fonde la «Swiss Marine Chronometer Industry». Quand on pense que le Jura se situe à des centaines de kilomètres de la mer!

Décentrées, ces montres qui suivent votre regard.

28 octobre 2009. Vacheron Constantin reçoit le prix Montre de l’Année, imaginé il y a plus de 15 ans par les deux co-fondateurs du magazine Montres Passion. Le modèle récompensé Historiques American 1921, affiche une asymétrie facilitant la lecture de l’heure et empruntée à l’histoire de la marque. Effet design séduisant. Un client américain, durant les années folles, aurait exprimé le voeu de voir l’heure d’une manière plus logique, c’est à dire dans l’axe du regard. Ainsi, le 12 du cadran et le poussoir avaient été décalés à 13h00. Une sorte d’anticonformisme osé, un décentrage conférant à ce modèle, même dans sa version 2009, une attractivité vintage. Apparemment, ce client américain n’aurait pas sévi uniquement chez Vacheron Constantin, puisque sur eBay, un modèle Cyma, dont l’estimation de datation pourrait bien remonter à la même époque (années 20) affiche un design similaire. Y avait-il déjà à cette époque des dépôts de modèles? Si oui, à qui revient l’antériorité? Va falloir creuser un peu… Et si ce design n’était finalement qu’une manière de recycler une montre de poche en montre bracelet? Appel à historiens, svp…

Montre automatique, Hubert Sarton réhabilité, grâce à Joseph Florès

Ce n’est pas Alexander Graham Bell qui inventa le téléphone, mais Antonio Meucci, un illustre inconnu italien qui en avait fait démonstration en 1860 à New York (décision de la Chambre des Représentants du Congrès le 11 juin 2202). Non, Thomas Alva Edison n’a pas inventé le phonographe, il l’aurait seulement fabriqué. L’histoire se fourvoie, parfois. La montre automatique, autrefois appelée « perpétuelle » ou à « secousses » a fait l’objet de nombreuses recherches. Selon ce qu’affirment Alfred Chapuis et Eugène Jaquet dans leur ouvrage référence La Montre Automatique Ancienne de 1770 à 1931« (paru en 1952 chez Griffon), sa paternité est attribuée à Abraham Louis Perrelet. Or, dans la Revue Française des Bijoutiers (N° 113, mai 1949) Léon Leroy écrivait à propos de cette montre dont l’existence remonte bien vers 1780 « Il faut louer sans réserve le mécanicien anonyme et de grand talent qui a conçu et réalisé ce système simple et efficace. » Pierre Huguenin, autre spécialise d’horlogerie, corrobore cette allégation quelques mois plus tard, espérant « qu’un chercheur heureux percera peut-être ce qui reste de mystérieux dans l’origine de cette intéressante montre. » Finalement, c’est l’historien Joseph Florès qui résout l’énigme après avoir consulté un manuscrit de l’Académie royale des sciences de Paris daté du 23 décembre 1778, signé des rapporteurs Jean-Baptiste Leroy et De Fouchy, contresigné par le marquis de Condorcet. Ce document décrit avec précision une montre qui s’avère absolument identique à celle de la collection Léon Leroy, attribuée plus tard à Perrelet! En réalité, l’auteur du dépôt concernant cette montre est (1748-1828), Dieudonné-Hubert Sarton, horloger de la Principauté de Liège. Dans les Cahiers du Laboratoire RECITS 6/2008 (Cahiers de Laboratoire édités par l’UTBM (Université de technologie de Belfort Montbéliard), le scientifique Pierre Lamard enfonce le clou dans son « plaidoyer pour un débat« . A lire également l’excellente mise en lumière du journaliste Gregory Pons, le 18 décembre 2006.

Joseph Florès, historien. Origines du rotor revisitées…

Merci à l’histoirien Joseph Florès (voir son portrait). L’Histoire lui doit une de ces rectifications qui la rend crédible. Qui peut répondre à sa question? « Il est aisé de trouver le brevet sur le tourbillon qui date de 1801. La même chose pour l’échappement libre de Pierre Leroy en 1748… Les éléments sur le spiral de Huygens sont connus. Ceux de l’ancre de Mudge idem. Mais qui peut fournir ceux attribuant à Perrelet l’automatique à rotor?« . L’érudit a, par ses recherches et grâce à la découverte d’un manuscrit oublié, rendu à Dieudonné-Hubert Sarton, horloger belge la paternité de cette invention, injustement attribuée à Abraham Louis Perrelet.

Musée de la Montre racheté par deux communes…

Juste après avoir reçu une substantielle (!) subvention (7′715 Euros sur l’enveloppe de 2 millions d’Euros votée par le Conseil Général du Doubs en France), le musée de la Montre de Villers-Le-Lac (ville frontière avec Le Locle), connu également par les connaisseurs sous l’appellation Musée « Droz-Florès » se fait racheter par… deux communes concernées. En effet, Villers-Le-Lac et le Val-de-Morteau décident de casser leur tirelire et d’acquérir la collection d’Yves Droz estimée à 480′000 euros. Oh, pas en une fois, puisque le propriétaire a accepté un règlement sur 20 ans, ce qui représente 24′000 Euros par année. Les pièces, témoins d’une histoire horlogère d’une région qui eut ses heures de gloire, resteront dans les murs de l’ancienne usine de montres, ouverte au public en 1997. Au moins, les autorités de ce côté-là de la frontière, lancent un signal fort: cette culture-là, l’horlogerie, mérite qu’on l’entoure d’efforts pour qu’elle rejoigne le patrimoine universel et qu’elle ne prenne pas le risque de glisser dans l’oubli. Rappelons que ce sanctuaire historique est aussi le fief de l’historien Joseph Florès, sommité du savoir horloger et éditeur de Horlogerie Ancienne, la revue officielle de l’A.F.A.H.A (Association Française des Amateurs d’Horlogerie Ancienne).

Duvoisin, Paul-Fritz (1854-1912)

Val de Ruz, canton de Neuchâtel. Paul-Fritz Duvoisin (1854-1912) ouvre un atelier en 1904 au Genevey-Sur-Coffrane. Son fils, Henri-Paul (1882-1947) poursuit l’oeuvre paternelle jusqu’à son décès. L’entreprise Duvoisin & Cie fait du montage de mouvements et produit ses propres montres. Un an avant sa mort, Henri-Paul implique dans l’affaire ses deux fils, René et André toutefois, entre 1947 et 1975 -année de la triste crise, c’est sa veuve, Sophie-Elisabeth qui imprime à l’entreprise familiale sa griffe. Comme l’instauration d’un fonds social en faveur du personnel. Ses marchés sont l’Europe et l’Amérique latine. Dès 1975, André, de la troisième génération des Duvoisin, perpétue la tradition jusqu’en 1996. L’entreprise est reprise depuis par Jean-Marc Bréguet, photographe horloger à Neuchâtel et Jean-Dominique Cornuz, patron de l’entreprise Valrutech. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses horlogères du cru. On l’aura compris, cette marque neuve, Henri Duvoisin, sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs.

Chronométrie concours. Proclamation des résultats.

Il faudra attendre 17h45, heure de l’embargo le 3 décembre prochain, pour connaitre l’issue d’un concours qui fait revivre les plus belles heures de l’horlogerie. Car si la relance des concours de Chronométrie, sous l’égide du Musée du Locle, Château des Monts, n’a pas fait le plein en matière de candidats et de dépôts de dossiers, les résultats risquent fort, surtout s’ils couronnent une marque disposant de quelques moyens communicationnels, d’affoler le monde des connaisseurs et des passionnés. Le Président du Comité d’Organisation, Claude-Henri Chabloz, dévoilera ce palmarès en présence des autorités suivantes: Marcelo Droguett, Conseiller communal en charge des affaires culturelles, Gérard Triponez, Président du comité du Musée d’Horlogerie du Locle, Bernard Vaucher, Chargé de Promotion de la Ville du Locle. Côté scientifique, les responsables des laboratoires de test des villes de Besançon, du Locle et de Bienne, seront également de la partie. Une raison de plus de s’y rendre. Lire le dossier paru dans JSH – Journal Suisse de l’Horlogerie, septembre 2008.

Marabella de Consul, existe en Champagne.

Beau et viril, ce chronographe Marabella, hélas habité par un mouvement quartz, affiche ses trois cadrans dont à 6 heures, celui dédié à la petite seconde sautante. Etanche à 100m, date à 4 heures, glace saphir. Bracelet à boucle déployante, en cuir. Existe également en cadran champagne, idéal en cette avant-fête. Rescapée de la crise des années 70, la marque Consul est retournée en 1998 à Neuchâtel, canton de son origine. Et dire que cette plus que centenaire était une manufacture, liée par mariage avec la marque Girard Perregaux, et détentrice pour la première fois en 1951 de son premier certificat de chronomètre décerné par l’Observatoire de Neuchâtel. Sa marque soeur, Catamaran, a été créée en 1983. Voir le eShop de Consul.

Herzberg, Nathaniel, « Le Musée Invisible » (livre)

Raconter dans un livre la plupart des affaires de vols de tableaux ou d’oeuvres d’art, voici une belle aventure dont la liste débouche sur ce Musée Invisible qui se ballade dans la nature (Editions Toucans, 208 pages). L’auteur est journaliste au journal « Le Monde » et s’est visiblement inspiré d’un autre bouquin, plus antérieur, celui de Simon Houpt nommé « Tableaux Volés » (Editions Bachès) . Qu’importe, il comporte un oubli de taille! Même s’il raconte les cambriolages commis en 2008 à la Fondation Bührle de Zurich ou ceux qui ont démuni la Fondation Neumann de Gingins en 2004, pas de trace du casse Route de Malagnou à Genève, là où étais sis le Musée de l’Horlogerie et de l’Emaillerie, un autre espace patrimonial devenu invisible depuis. Lire la news Musée rayé de la carte.

Marin, Jean-Yves, nouveau patron du MAH

Depuis le 1er octobre 2009, Jean-Yves Marin remplace Cäsar Menz à la tête du Musée d’Art et d’Histoire de Genève. Dans une interview d’Etienne Dumont parue dans la Tribune de Genève, il affirme qu’il faut « régler le problème du Musée d’Horlogerie« . Et d’informer que le bâtiment route de Malagnou sera abandonné -il serait mal adapté. L’annonce officielle sera faite prochainement et les collections, entièrement reconstituées par la ferveur tenace de la Conservatrice Estelle Fallet trouveront refuge rue Charles Galland, leur lieu originel. Mais au fait, le Musée existe-t-il encore? Ou est-il devenu « corpus de Collections » intégrées au MAH? Lire le post « Musée de l’horlogerie genevois, rayé de la carte« .

Genève: Musée d’Horlogerie rayé de la carte?

Le Musée de l’Horlogerie et de l’Emaillerie aurait été rayé de la carte! En tous les cas, son statut d’entité propre, filiale du Musée d’Art et d’Histoire (MAH), obtenu entre 1969 et 1972 a simplement été biffé, pour devenir -et le mot est pompeux, un corpus de « collection » témoins signifiants d’une industrie majeure exercée dans la Cité depuis le 16ème siècle. Le bloghorloger.ch n’a pu obtenir aucune confirmation officielle de cette news, puisque aucun pv de séance n’en témoigne. Toutefois, le message est gravement explicite. Les mots ne sont ni anodins ni innocents. On veut bien que l’horlogerie soit une industrie, une économie, mais de là à la considérer comme une culture à part… Et n’allez pas nous dire que c’est le braquage de 2002 qui a traumatisé à ce point. Genève, capitale mondiale de la haute horlogerie, privée de Musée! Ou disposant d’un sous-musée, une sorte de département rattaché au Musée d’Art et d’Histoire… Plaisanterie, on aura tout vu.

Louis Chevrolet, sa Driver 1911 revit!

Liée à AJS -Développement, entreprise familiale dirigée par André Saunier, connu pour sa gouaille toute jurassienne, Louis Chevrolet, la marque  horlogère, essaime ses modèles depuis Porrentruy. Une sorte de conquête, placée sous la maxime « Never Give Up« , si chère à l’exilé franco-suisse qui, au début du siècle passé, quitte sa famille en 1900 pour la terre promise. Après une carrière dans le pilotage automobile, Louis Chevrolet crée la voiture qui porte son nom. Afin de faire revivre dignement ce passé, la marque horlogère jurassienne, qui essaime par le monde une collection plutôt réussie de modèles,  s’apprête à célébrer ses portes ouvertes, -5 à 6 décembre 2009, et à s’offrir un buzz: la Concept Watch Driver 1911 est annoncée. A vos plumes.

Galilée célébré jusqu’au Nobel, merci Panerai.

En 1609, le savant Galilée (Galileo Galilei, 1564-1642) dirigeait son télescope vers le ciel et, suite à ses observations, redessinait la carte céleste. Il découvre des montagnes sur la lune, des explosions à la surface du soleil, les quatre lunes de Jupiter et… sait avec certitude que Copernic a raison: la terre tourne autour du soleil et non l’inverse. 2009 est décrétée Année Internationale de l’Astronomie par l’UNESCO, et l’exposition « Télescope de Galilée » quitte L’Institut et Musée de l’Histoire de la Science de Florence pour parcourir le monde jusqu’au Musée Nobel à Stockholm où un instrument original du maitre sera visible jusqu’au 17 janvier 2010.  Ce quatre-centième anniversaire d’une avancée majeure de la connaissance est partenarisé par Panerai, qui revendique au passage les même racines toscanes que celles du savant.

Wanted, «La Captive» de Cyma…

En prévision de reconstituer ses trésors patrimoniaux, la marque Cyma lance une opération « retrouvailles » de montres anciennes. Puisque environ 30 à 40 millions de montres et réveils ont été vendus depuis la création de la marque en 1862, puisque certains modèles continuent d’être régulièrement vus dans les ventes aux enchères ou sur les sites du déjà-porté, on imagine qu’elle pourrait avoir un certain succès dans cette recherche, d’autant qu’elle offre en contre partie et si le modèle retrouvé correspond à une étape cruciale de son histoire, une montre de la collection actuelle. Toutefois, le modèle le plus recherché demeure « La Captive », cette montre sur laquelle Colette s’était fendue d’un poème hommage. Qui trouvera cette pièce rare ?

Echange d’oeuvres patrimoniales.

Or donc, le Musée des Beaux-Arts de Dijon sera en transformation durant de trop long mois. D’où l’idée de prêter jusqu’en 2012, pour les mettre en résonance avec les homologues du cru, une vingtaine d’oeuvres majeures des arts décoratifs de la Renaissance au Musée National de la Renaissance (Château d’Ecouen, dans le Val d’Oise). Au nombre de ces trésors: armes, peinture, mobilier, céramique, étains et, plus proche des arts qui nous concernent, orfèvrerie, émaux peints et… horlogerie. Comme cette montre « Oeuf de Nuremberg » entourée d’une collection d’instruments de mesure… (Source, le Blog de Benoît de Sagazan.)

Favre, la dynastie horlogère…

Que les historiens sont utiles! La première mention d’un Favre à la tête d’une dizaine de générations consacrées à l’horlogerie, a été retrouvée. Abraham Favre (1685-1762) reçoit une lettre d’Acquis datée à valeur du 1er janvier 1751. Dans un français obsolète aux délicieuses tournures, il est écrit: « Pour le Sieur Abraham Favre Maitre Horloger du Locle Bourgeoins de Valengin; D’un Bienfond à luy vendu par le Sieur Procureur de Messieurs Harscher, Négociants et Bourgeois de la Ville de Basle, Situé à Montpagin (…) Mairie dudit Locle« . Suivent deux autres Abram Favre (1702-1790), Abram Favre (1740-1823), puis un Frédéric Favre (1766-1840), un Henry-Auguste Favre (1796-1865), d’un Fritz Favre (1828-1877), d’un Henri-Adrien Favre (1865-1961), d’un Henry-A. Favre (1908-1972). Pour continuer avec les deux frangins Florian (1942) et Eric A. Favre et, plus près de nous, d’un Laurent (1973) et d’un Stéphane (1969). Faites le compte, en tout 10 générations qui englobent la célèbre marque Favre-Leuba passée en mains espagnoles et relancée en 2007. Du côté des descendants de cette épopée horlogère, le bruit veut qu’une marque, dotée d’une raison sociale antérieure à l’époque connue, vienne faire revivre le nom: A. Favre & Fils. Sûr que l’Histoire et ses plus-values culturelles ne manqueront pas de leur venir en aide… Et dire que Wikipedia fait l’impasse sur le premier de cette dynastie!

Saint-Nicolas d’Aliermont, le musée. Expo à voir

Fondée par les Archevèques de Rouen, la paroisse Saint-Nicolas D’aliermont croise l’histoire horlogère en 1725, avec l’arrivée de Charles-Antoine Croutte. L’horlogerie normande connait de belles heures, avec des entreprises comme Denis Frères ou les Ateliers Vaucanson qui se portent, au sortir de la mutation industrielle des années 1979-1980 vers d’autres marchés plus porteurs (aéronautique, téléphonie). Ce terreau normand est aussi peuplé par quelques  traces industrielles mythiques comme l’horloge Saint-Nicolas (production de qualité reconnue durant le XIXème siècle, avant le passage au réveil, à la pendule murale et à la montre), ou comme les Réveils Bayard (entreprise phare de 1867 à 1989). La science et le contrôle du temps font également partie du patrimoine local, puisque des chronométriers aliermontais, alors en concurrence avec les horlogers anglais, y ont conçu et réalisé des horloges de marines d’une grande précision: Delépine, Pons, Scharf ou Gannery… Du 24 juillet au 30 décembre 2009, exposition « L’heure en Voyage« , Musée de l’horlogerie Saint-Nicolas d’Aliermont.

Dix écoles d’horlogerie suisses. Le livre.

Ceux qui auront raté l’extraordinaire exposition lancée par Estelle Fallet dans un espace emprunté au Musée d’Art et d’Histoire de Genève -puisqu’elle est orpheline de musée depuis le célèbre vol route de Malagnou, pourront s’offrir sur la durée une séance de rattrapage des plus instructives. Grâce aux éditions Simonin (voir le profil d’Antoine Simonin). Le livre, proposé à CHF 95.00 en souscription (dépêchez-vous après il sera à CHF 120.00), sortira sous peu, début 2010. 1000 exemplaires prévus en français pour un ouvrage imposant: 24 x 30 cm, plus de 500 pages richement illustrées, impression sur papier couché, reliure cousue fil et couverture cartonnée. Y seront présentées la plus incroyable collection de montres d’écoles, de Genève, La Chaux-de-Fonds, Le Locle, Fleurier, Neuchâtel, Saint-Imier, Bienne, Soleure, Porrentruy et Le Sentier. Commander: info@booksimonin.ch.

Les complications ont-elles une éthique?

Certes oui, car elles sont issues de besoins pragmatiques à résoudre. Ainsi, à l’heure où les éclairages des intérieurs étaient à la merci de luminaires alimentés par des combustibles, il fallait, durant la nuit, pouvoir entendre l’heure. Ainsi naquit la reine des complications, la répétition minute. L’éthique voudrait que, même sous la pression d’un client hypra-fortuné, désireux d’ajouter de la matière luminescente aux aiguilles de sa grande sonnerie ou de sa répétition minute, l’horloger aie le courage de dire « non, c’est contre nature. » De la même manière, à l’époque où horlogerie et paysannerie étaient indissociables, l’idée de pouvoir disposer au poignet (ou dans sa poche) d’un indicateur de phases de lune, n’avait rien d’esthétique ou de cosmétique. C’était une nécessité. Ainsi devrions-nous traquer tous les modèles qui arborent des disques phases de lune dont l’opacité ou l’absence de fiabilité dans leur lecture, interdisent la juste perception de ces phases. Devenues inserts esthétiques plutôt que services à rendre, ces complications ont perdu de leur essence. D’autres exemples? Merci d’apporter vos commentaires.

Chronographe, la campagne oubliée de la FH

Entre 1962 et 1966, la Fédération Horlogère Suisse lançait une campagne de promotion du chronographe. D’où les lancements par les fabricants de plusieurs nouveautés. L’exportation de chronographes suisses était passée en Europe de 52′000 unités à 173′000 en 1964. Certains joyaux historiques sont issus de cette période. Le Chrono-Matic, développé par Dépraz & Cie (devenue Dubois Dépraz) et Bürren était réservé à Heuer Leonidas (devenue TAG Heuer) ainsi qu’à Breitling et Hamilton qui rachètent en 1966 Büren. Sa sortie publique date du 3 mars 1969, soit quelques semaines après le 10 janvier, date de la présentation pourtant pas aboutie, du El Primero de Zenith-Movado. La nouveauté s’était-elle ébruitée, forçant la Locloise se jouer les précurseurs armée uniquement d’un proto? Certains le pensent, ce qui n’enlève rien aux mythes…

Courvoisier, qu’est devenue la marque? Quiz!

Bloghorloger.ch serait heureux de connaitre l’identité du Russe qui a acquis cette marque horlogère (classe 14) dont l’histoire pourrait être aussi prolifique que celle sur laquelle s’appuie des Jaquet Droz, des Breguet ou autres perles historiques. Il n’y a pas si longtemps, un avocat de la place neuchâteloise fut contacté par un groupe américain en quête d’emplettes horlogères. Courvoisier était sur les rangs. Le service juridique dudit groupe ayant quelque peu trainé, c’est un Russe qui s’est emparé du joyau pour un montant d’une centaine de milliers de francs suisses. Le groupe s’est consolé en achetant, pour plusieurs millions, une marque chaux-de-fonière à quatre lettres. Dans l’attente de vos commentaires pour en savoir plus…

De ‘Del Pastor’ à la ‘Machine à Ecrire le Temps, Jaquet Droz

Del Pastor, la pendule dite « du berger » est partie en 1758 de La Chaux-de-Fonds pour un incroyable périple qui l’a menée à Madrid où elle se laisse encore admirer dans la salle Gasparini du Museo Nacional de l’Ancien Palais Royal. sur recommandation de Lord Keith, Seigneur écossais nommé gouverneur de Neuchâtel par le Roi de Prusse Frédéric II, le souverain d’Espagne avait accepté qu’on lui présentât les oeuvres de l’horloger suisse Pierre Jaquet Droz (1721-1790). Après qu’il eût fait jouer ‘plus de cent fois’ ces trésors d’ingénierie micromécanique, il s’en porta acquéreur pour la folle somme de 2000 pistoles d’or. La mémoire de l’horloger Jaquet Droz est sauve et célébrée en 2009 par Manuel Emch, l’actuel CEO de la marque éponyme qui sort une « Machine à écrire le Temps » dans la plus pure lignée des automates JD. Pour quelle raison, le Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel, où s’admirent quelques automates laissés en héritage, craint-il de se voir associé à l’histoire contemporaine de ce nom?

Cyma, le 150ème c’est demain.

Dans trois ans, le 150ème anniversaire. Espérons que la marque locloise née en 1862, quelque peu déshéritée de son passé et de sa richesse historique par plusieurs années de concentration « facile » sur le marché qui marchait le mieux, les US, renaisse de ses cendres. Et s’embarque dans la réouverture de l’ensemble des pays dans lesquels elle était profondément enracinée. Avec un nombre d’environ 40 millions de montres et réveils vendus durant son histoire, imaginons que les terres à regagner couvrent l’ensemble de la planète, de l’Europe du Nord jusqu’à l’Afrique du Sud. D’ailleurs, au Pays de Mandela, un petit malin s’est approprié le nom, il n’y a pas si longtemps. Alors que nous prépare-t-on du côté de la Rue des Billodes? Espérons qu’un calibre soit au menu, ce serait la moindre. Souvenez-vous le réveil 8 jours qui réveillait trois foyers suisses sur quatre. Il était doté d’un calibre qui pourrait bien, soudainement, devenir un mythe s’il était adapté au poignet. Les ingrédients y sont, et la trentaine de collaborateurs (il y eut un temps 2′500 personnes), mériterait d’avoir des perspectives à la hauteur du trésor patrimonial sur lequel ils sont assis. Déjà, l’ensemble de l’équipe américaine vient d’être changée, voire réengagée sur d’helvètes bases. Peut-être aussi qu’un ménage sera fait dans le nombre des références, trop élevé pour l’époque. L’ancienne manufacture, liée à l’histoire de Tavannes Watch (parce que les Juifs n’avaient pas le droit de s’établir au Locle), mérite une résurrection que ses volumes actuels pourraient lui permettre de financer…

Outillages anciens chez Journe, jusqu’à fin octobre 2009.

L’espace d’accueil de la Manufacture F.P. Journe, située entre Arquebuse et Synagogue à Genève, reçoit la visite d’objets sortis tout droit d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Car le seul CEO horloger de la branche capable de descendre à l’établi et d’en remontrer à son meilleur élément, le maître de l’invenit et fecit, est également gorgé d’une culture historique dont il aime, de temps à autre, partager quelques fragments. Le cursus de la mesure du temps passe par l’outillage. Ainsi s’émerveille-t-on face aux machines lustrées, témoins d’époques où le temps n’était pas encore de l’argent et où l’ingéniosité des horlogers laisse pantois: cinquante pièces dont des tours, des machines à guillocher, à pivoter, des machines à échappement, des outils à planter les échappements, des burins et des fraiseuses, ainsi que quelques pièces de mobiliers tels layettes, établis d’horlogers, etc… Accessoirement, on réalise que la taille XXL n’est pas une tendance nouvelle. Cinq cadrans du 18ème le démontrent.

El primero, un zeste d’histoire.

En espéranto, « le premier » se dit ‘el primero’. Dans l’histoire du chronographe, ce mouvement automatique intégré à haute fréquence, 36′000 alternances par heure, repose sur une roue à colonne mue par un rotor central. Baptisé à ses débuts calibre 3019 PHC, il est le fruit d’une alliance de compétences qui, hélas, semble ne plus être citée nulle part. En effet, on doit sa naissance à Zénith, bien sûr, mais avec l’aide de Movado et de Martel Watch (qui fabriquait les fameux calibres Universal et avait été rachetée par Zénith en 1960). Signe distinctif, le guichet date se trouve à 4h30 sur les modèles Zénith et à midi sur les modèles Movado de l’époque.

Reverso, l’histoire d’un mythe.

En Inde, après un match de polo, des officiers britanniques mettent leur ami César de Trey (1876-1953) au défi de créer une montre capable de résister aux chocs de leur sport favori. De retour en Europe, l’homme d’affaires expose le problème à Jacques-David LeCoultre (1875-1948), directeur de la Manufacture «LeCoultre & Cie» au Sentier (Vallée de Joux), entreprise fondée en 1833 par Antoine LeCoultre (1803-1881). Ensemble, ils créent la montre Reverso en collaboration avec la maison «Jaeger» de Paris, fondée en 1880 par Edmond Jaeger (1858-1922). Dessiné par l’ingénieur français René-Alfred Chauvot, le boîtier est breveté le 4 mars 1931 (N° 712′868). Réversible, il est constitué d’une boite mobile – renfermant le mouvement – qui pivote sur un brancard, auquel est fixé le bracelet. La face avant de la montre peut être retournée, en un geste simple et rapide, pour protéger le verre de la montre. En décembre 1931, César de Trey, qui a racheté le brevet à Chauvot, et Jacques-David LeCoultre fondent ensemble la maison de distribution «Spécialités Horlogères» (Lausanne puis Genève) pour commercialiser la montre Reverso ainsi que les autres créations de « LeCoultre & Cie» et «Jaeger Paris». La maison de distribution rachète le brevet. En 1937, elle est rebaptisée «Jaeger-LeCoultre.» Dès 1931, c’est la maison «Wenger» de Genève qui est mandatée pour la fabrication des boites. Durant le développement par «LeCoultre & Cie» de plusieurs calibres de formes destinés aux montres Reverso pour hommes et dames, la société «Spécialités Horlogères» utilise une série de mouvements produits par «Tavannes Watch Co» (canton de Berne). Nombre de ces montres-bracelets sont alors vendues par la maison «E. Gübelin» de Lucerne. Entre décembre 1931 et avril 1932, avec l’accord de César de Trey, fort du dépôt d’une marque du nom Reverso, et avec celui de Jacques-David LeCoultre, alors administrateur de la maison genevoise Patek Philippe, huit boîtiers sont vendus à la manufacture «Patek Philippe». Elle seront commercialisées sous la référence 106. Les mouvements utilisés étaient des calibres de forme ronde, ébauches LeCoultre. «Jaeger LeCoultre» possède toujours cet incroyable brevet. Tout commentaire quant à une éventuelle paternité «Patek Philippe» de ce modèle est à replacer sous la rigueur de ces données historiques.

Nuit des musées 2009.

Profitant de l’agenda des journées internationales et de celle consacrée pour la trente-deuxième fois aux Musées, trois acteurs neuchâtelois s’associent le week-end du 16 au 17 mai 2009 pour faire rayonner leurs trésors patrimoniaux. L’AMAJ (Association des Musées de l’Arc Jurassien), le RUN (Réseau Urbain Neuchâtelois) ainsi que le GMN (Groupement des Musées Neuchâtelois) dont la Présidence de Nicole Bosshart avoue ses proximités d’avec le MIH (Musée International d’Horlogerie) de La Chaux-de-Fonds. En tout, plus de 30 musées, répartis entre Littoral et Montagnes, parfois même en terres franc-comtoises, s’ouvriront, à force de programmes et d’expos spécifiques, à la curiosité des Neuchâtelois, en premier lieu, puis des curieux de tous horizons. Le tout avec des trains et des navettes gratuites. Visualiser le programme.

Qui est Gene Cernan ? Omega en quarantième.

Il est à ce jour le dernier humain et le onzième à avoir marché sur la lune. Certes Harrison Schmidt fut le dernier à poser le pied sur l’astre selène, mais il est remonté dans le LEM avant Cernan (né en 1934) qui était le Commandant de la mission Apollo 17 en décembre 1972. Il en ramené intacte une Omega Moon Watch. Lire sa bio sur le site de la Nasa. Omega s’apprête à célébrer le quarantième anniversaire du premier homme sur la lune par la reédition d’une série de Moonwatches comportant une mini-médaille Appolo sur le cadran, et une plus grande dans son écrin. Deux médailles exécutées par Huguenin Médailleurs au Locle, célébrant le 20 juillet 1969 le premier alunissage d’une mission spatiale habitée. Le cadran comporte l’inscription en rouge de « 02:56 GMT », l’heure universelle (UTC – Temps Universel Coordonnée), à laquelle Appolo 11 s’est posée.

Omega et les JO depuis 1932.

A Los Angeles en 1932, Omega fourni une trentaine de chronographes de poche et entame sa collaboration ininterrompue avec l’histoire du temps compté aux Jeux Olympiques. De plus, la marque y avait délégué un horloger chargé d’en vérifier l’impeccabilité de fonctionnement. Jusqu’à Turin en 2006, Omega aura donc été le chronométreur officiel de 22 Jeux Olympiques et compte cette donnée sportive comme composante indissoluble de son ADN. La montre de poche 1932, construite à partir de composants retrouvés et sur des principes immables de bienfacture, célèbre cette relation durable au fil d’une édition limitée à 300 pièces. Ors jaune, gris ou rose…

Pocket Watch Omega 1932

Son coeur bat au rythme d’un calibre OMEGA de 24’’’ (53,7mm), le 3889A, 36’000 alternances/h, assemblé à partir de composants restaurés. Chronographe à rattrapante intégré et contrôlé par une double roue à colonnes, ses platines et ponts, à l’époque dorés, ont été reconditionnés, rhodiés et mis en valeur par un grenage circulaire, décorés côtes de Genève. Ses composants acier sont satinés, ses deux roues à colonnes en acier bleui. Son boîtier artisanal or 18 cts jaune, gris ou rose, abrite un cadran de 57 mm en émail blanc, délicieusement traité à l’ancienne. Deux compteurs rapportés, rehaussés d’une minuterie «chemin de fer» en émail noir: celui des 30 minutes (situé à 12h) et celui de la petite seconde continue à 6h. Chiffres arabes en émail noir et échelle 5-60 minutes tranchent avec le rouge émail des écritures corporate (symbol et nom OMEGA), fidèles aux modèles utilisés lors des Jeux Olympiques de 1932. Les aiguilles des minutes (à 12 heures) et des secondes du chronographe sont bleues. Inévitablement, le fond du boîtier, frappé des cinq anneaux et du titre, des mentions « Limited Edition » et  « Official Timekeeper of The Olympic Games », se laisse ouvrir pour permettre l’accès visuel au mouvement, tout de même protégé par une glace saphir. 300 pièces numérotées, même si les mouvements retrouvés auraient permis une production d’environ du double.

Chefs d’oeuvres d’horlogerie, chez Patrizzi. 19 avril 2009

Caractérisé par son apparence géométrique, des lignes fortes, des surfaces décoratives et abstraites, par des couleurs intenses alternant des contrastes entre le blanc et le noir, le style Art Déco fait son apparition après l’exposition des Arts Décoatifs de 1925 à Paris. Influencé par les arts premiers d’Afrique, d’Egypte, de l’ancienne Perse ou de la civilisation aztèque, grâce à l’essor des techniques durant les années 1920, ce style, habitant également les pièces horlogères, est particulièrement prisé des collectionneurs. Oswaldo Patrizzi nous entraîne vers ces revivals le 19 avril 2009, à l’Hôtel Mandarin Oriental de Genève (anc. l’Hôtel du Rhône). Au menu notamment, une horloge meuble de Boucheron (1920), une Patek Philippe «Officier» à répétition (montre-bracelet produite en 1997 à seulement 10 exemplaires en référence 5024 or jaune) avec sa petite seconde à 6 h. Une montre de poche de soirée, signée Vacheron & Constantin, produite vers 1920 en or et émail ainsi qu’une montre de poche en or gris, astronomique, phases de lune, calendrier perpétuel, répétition minutes, chronographe à rattrapante et compteurs, signée Audermars Piguet, vendue par Gübelin vers 1930.

Racine, Ariste (marque ENICAR)

Vers 1913, Ariste Racine utilise un anagramme de son nom pour déposer à La Chaux-de-Fonds la marque ENICAR. Direction Lengnau où sa société déménage durablement. Ses modèles pour hommes, femmes, pour militaires, notamment ceux qui sont dotés d’une boussole intégrée débarquent sur les marchés. Vers 1950, un catalogue ENICAR présente d’autres modèles porteurs des noms Longeau ou Alprosa. 1956, pour la première fois et grâce à une expédition d’alpinistes suisses, le sommet de l’Himalaya est vaincu. Chaque membre de l’expédition porte une Enicar. La mention « Ultrasonic » désigne une technique unique de nettoyage des mouvements aux ultrasons, avant leur huilage. Robustes, les montres Enicar gagnent leurs lettres de noblesse avec la sortie en 1958 de la Sherpa Dive, une étanche à 200 mètres dont le fond gravé représente une huître ouverte avec sa perle, ainsi que l’inscription « Seeperl » qui désignera par la suite les montres étanches de la marque. Pionnier des boutiques monomarques, Enicar ouvre à Johannesburg un magasin éponyme, construisant sur le succès de son « Sherpa World Timer » un GMT. Le succès de la boutique arrive aux oreilles des détaillants qui se pressent au portillon.

Lemania balayée par Hayek en 2000

Pour des raisons qui demeurent encore inexpliquées auprès des connaisseurs et des spectateurs interloqués, la marque Lemania a été rayée de la carte, sans ménagements. La Nouvelle Lemania à peine rachetée par Hayek Senior pour devenir l’écrin de sa marque Breguet, tout a été fait pour balayer un passé patrimonial pourtant riche. Ainsi, des milliers de mouvements ont été détruits, avec détermination. Plans et machines ont connus le même sort, celui de la presse à métaux ou de la destruction massive. Quant aux quantités de boîtes héritées dans la transaction, elles ont été amenées à un artisan du coin pour y être meulées, afin d’être impropres à toute exploitation. Le Sauveur de l’Horlogerie s’en est même pris au bâtiment qu’il tenta de raser. Face à la résistance des habitants du cru, surtout ceux de l’Orient, il s’est résigné à y installer au plus vite, l’enseigne Bréguet, détruisant au passage le célèbre clocher dont les cloches servaient à appeler les ouvriers au labeur. Une telle razzia demeure une énigme. Existe-il une raison mystérieuse prétexte à une telle oeuvre de démolition? Le prétexte de vouloir faire table rase du passé ne tient pas. Notre enquête continue, merci d’y apporter vos lumières…

Musée d’horlogerie de Genève, nouvelles acquisitions.

Décidément, Estelle Fallet la Conservatrice du musée fantôme (le seul établissement qui n’a pas de murs, mais dispose tout de même de collections et d’une renommée internationale), a la foi. Elle vient d’enrichir le patrimoine muséal de Genève de deux raretés, entre autres : Une montre de Poche Duchêne & Compagnie, datant d’environ de 1780, double face en or, email et diamants, avec un échappement à verge, un double cadran avec affichage des 24 heures et de la date. Et puisque le vrai nom de son institution est « Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie » elle parvient à rapatrier une boîte en or et émail, de provenance anonyme et datant d’environ 1790-1800, dotée d’un triple compartiment dont l’un abrite une scène à automates et l’autre une montre. Bravo.

Montblanc, horlogers ?

En 1997, la marque étoilée se lance dans la production de montres et crée sa manufacture au Locle, la Montblanc Montre SA. En 2008, l’entité rejoint le cercle fermé des manufactures disposant de leurs calibres propres avec le lancement du « Montblanc Star Nicolas Rieussec Monopoussoir Chronographe ». En Décembre 2009, la version « Open Date » de ce modèle, présentée au SIHH de janvier, sera distillée sur les marchés.  Pour rappel, Nicolas Rieussec, génial horloger, inventa le chronographe il y a deux cent ans. Son brevet de 1822 décrit un garde-temps doté de deux disques rotatifs sur lesquels des stylets emplis d’encre inscrivaient les temps enregistrés. D’où son nom, Chronographe, au sein duquel cohabitent deux valeurs chères à la marque, le temps (chrono) et l’écriture (graphe). Il y a certainement du Henri-John Belmont là-derrière, l’homme qui fit la Manufacture Jaeger LeCoultre juste avant sa vente au Groupe Richemont.

Genève, Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie, prochaines expositions.

Privée de murs, l’Institution se doit d’envisager quelques excursions extra-muros, et ainsi, parfaire à son rayonnement. En 2009, elle participera à Cluses (Haute-Savoie) à l’exposition « L’Emailleur au Service de l’Horlogerie », à Porrentruy à l’adaptation de son exposition remarquable « Dix Ecoles d’Horlogerie Suisses. Chef-d’œuvres de Savoir-Faire », à Berlin dans le cadre de « Calvinismus, Die Reformierten in Deutschland und Europa », au Locle enfin, dans le cadre du magnifique programme conçu pour marquer le cinquantième anniversaire du Château des Monts-Musée d’Horlogerie du Locle (Dialogue avec la Collection Maurice Sandoz). Dans le cadre du SIHH 2009, la conservatrice Estelle Fallet avait participer, de concert avec Girard Perregaux, à l’exposition « Outils et Techniques de l’émail).

Montres d’exception à Genève le 17 novembre 2008

Poursuivant la consolidation de son récent leadership dans le domaine des ventes aux enchères horlogères, Christie’s risque encore à mi-novembre de cette année, d’attirer les regards de la planète sur les trésors retrouvés et balancés à la vindicte enfiévrée des collectionneurs du monde. Evidemment, impossible de ne pas y trouver une Patek Philippe. Cette fois, c’est une montre de poche tourbillon en platine, portant le N° 198′311, spécialement manufacturée par Henri Graves Junior en 1932. Restée propriété de la famille Grave jusqu’en 1989, elle a rejoint depuis le plaisir solitaire d’un collectionneur qui ne l’a jamais présentée en public avant cette vente. En primeur, la presse s’en est délectée, à l’Hôtel des Bergues For Seasons, ce vendredi 14 novembre 2008. Egalement au menu le 17 novembre, une collection privée de garde-temps en platine A. Lange & Söhne, une autre consacrée à des Patek Philippe et des Rolex griffées « Tiffany & Co », quelques rares montres sportives et chronographes de Rolex ainsi qu’un « monde de Jürgensen » en huit lots. Sans oublier une sélection de montres musicales et d’automates, dont un oignon Louis Audemars tout émaillé et endiamanté, provenant d’une Russie nostalgique de celui que la cour impériale avait baptisé « L’horloger de l’Empereur ».

Diamant Wittelsbach, 300 ans d’histoire royale chez Christie’s

Le 10 décembre à Londres, la pierre historique de couleur bleue (35,56 carats) datant du 17ème siècle débarque sur le marché international des ventes aux enchères, au risque de déclencher une endémie de fièvre acheteuse. Depuis 80 ans, ce cadeau du Roi Philippe IV d’Espagne à sa fille, l’infante Marguerite-Thérèse (1651-1673), à l’occasion de son mariage avec Léopold Ier (1640-1705), Empereur Romain Germanique, est connu sous le nom de « Der Blaue Wittelsbacher ». Quittant les trésors des Couronnes autrichienne et bavaroise, ledit caillou rejoint une collection privée en 1964. C’est évidemment le clou d’un spectacle de mise à l’encan qui se déroulera en Grande-Bretagne, juste avant Noël.

Hamilton et Hollywood, les deux H liés depuis 1951.

L’histoire conjointe de ces deux « H » démarre sous l’eau. Les plongeurs du film oscarisé « The Frogmen » (Les Plongeurs) portent tous une Hamilton. Message reçu cinq sur cinq, également sur le registre de la résistance et de l’étanchéité des montres, puisqu’il s’agit du premier film à traiter des défis techniques et pratiques auxquels les plongeurs héroïques de la seconde guerre mondiale étaient confrontés. Viennent ensuite les années soixante et leur swing: Elvis Presley en 1961 choisit personnellement la Ventura de Hamilton et sa forme de bouclier si caractéristique comme partenaire de sa comédie romantique « Blue Hawaii », un objet vendu aux enchères depuis pour permettre le relogement temporaire des sans-abris de Memphis (Tennessee); Stanley Kubrick génère ensuite, pour son « Odyssée de l’Espace » en 2001, la conception par Hamilton de garde-temps devenus mythiques. Depuis cet faits d’armes, la marque totalise 300 films et s’est hissée elle-même au rang de légende hollywoodienne, tant par ses apparitions dans des long-métrages d’action et fantastiques, comme « Retour En Enfer » ou « I’m A Legend », que dans les comédies classique comme « La Panthère Rose » (version avec Steve Martin), dans « Un Homme d’exception » (A Beautiful Mind, portrait sensible du prix Nobel John Nash), ou das le « Retour de Superman ». On se souviendra également de la place accordée à cette assymétrique montre portée par Will Smith dans « Men In Black ». Bref, quoi de plus logique pour cette enseigne horlogère qui participe souvent à l’élaboration des projets, dès la première ligne de scénario, que d’être partenaire, aux côtés du magazine Hollywood Life, des trophées « Behind The Camera ». Cohérence, mère de toutes les retombées.

Montres-école à Genève, expo jusqu’au 11 janvier 2009.

Montres-école à Genève, témoignages d’un savoir-faire plus que scolaire. Les montres-école s’exposent, au Musée d’Art et d’Histoire de Genève, du mercredi 10 septembre 2008 au dimanche 11 janvier 2009. Le vernissage a lieu le mardi 9 à 18h00. Les pièces présentées proviennent de dix écoles issues des régions de Genève, Porrentruy, Bienne, Soleure, Saint-Imier, Neuchâtel, Fleurier, La Chaux-de-Fonds, Le Locle et la Vallée de Joux. Elles sont les témoins de l’adaptation de l’enseignement spécialisé aux exigences industrielles, des inventions technologiques et de l’évolution du travail et des métiers. Elles apportent à l’horlogerie suisse, une lecture historique originale, tant les élèves se devaient, à peine sortis de l’établissement, rejoindre les fabriques ou les marques en activité. Un important ouvrage historique illustré sera publié en guise de catalogue.

La marque Delbana.

La marque Delbana « A charme of its own » célèbre en 2008 son 75ème anniversaire. Sise à Lengnau, cette compagnie créée à Granges en 1933 par Goliardo Della Balda intègre le Delma Watch Group en 2002, après avoir fusionné avec la Wega Company en 1975. La marque s’introduit avec succès en 2007 sur le marché du Moyen Orient.

Rolex Milgauss.

D’où vient le nom de cette Oyster Perpetual ? Elle résiste à un champ magnétique de 1000 Gauss. Cette automatique, étanche à 100 mètres, doit son nom à la contraction des mots “mille� et “Gauss�, l’unité de mesure des champs magnétiques. Surnommé le “prince des mathématiciens�, l’Allemand Carl Friedrich Gauss (1777-1855) est aussi astronome et physicien. Lancée en 1954, la Milgauss avait disparu du catalogue à la fin des eighties. C’est à BaselWorld 2007 qu’elle refait son apparition. Sa superbe trotteuse orange en forme d’éclair, en dit long sur ses particularités techniques.

Breitling story, par Hervé Genoud

Le journaliste et rédacteur Hervé Genoud, que l’on lit de temps à autre dans Montres Passion, est en pleine rédaction d’un ouvrage sur Breitling. Son bureau de la Rue Jean Violette, à Genève, doit regorger de trésors à faire saliver collectionneurs et amoureux de la marque et de l’horlogerie suisse. On vous en dira plus prochainement.

Montres-école à Genève, témoignages d’un savoir-faire plus que scolaire.

Les montres-école s’exposent, au Musée d’Art et d’Histoire de Genève, du mercredi 10 septembre 2008 au dimanche 11 janvier 2009. Le vernissage a lieu le mardi 9 à 18h00. Les pièces présentées proviennent de dix écoles issues des régions de Genève, Porrentruy, Bienne, Soleure, Saint-Imier, Neuchâtel, Fleurier, La Chaux-de-Fonds, Le Locle et la Vallée de Joux. Elles sont les témoins de l’adaptation de l’enseignement spécialisé aux exigences industrielles, des inventions technologiques et de l’évolution du travail et des métiers. Elles apportent à l’horlogerie suisse, une lecture historique originale, tant les élèves se devaient, à peine sortis de l’établissement, rejoindre les fabriques ou les marques en activité. Un important ouvrage historique illustré sera publié en guise de catalogue.

Wiederrecht ou le brevet 666.591. Histoire de la rétrograde.

Jean-Marc Wiederrecht est l’homme par qui la « Rétrograde » est arrivée. Cette complication, depuis plus de 20 ans, agrémente de nombreuses ouvertures sur cadran, rendant la lecture de certaines informations réellement ludique. Le système existait déjà: une aiguille qui, comme n’importe quelle jauge, transmettait par exemple l’état de la « réserve de marche ». Puis, il y eu la première Rétrograde, au sens où on le comprend aujourd’hui, le « Quantième Perpétuel Birétrograde » lancée par Harry Winston. La première montre dotée de cette nouvelle complication. Jean-Marc Wiederrecht réussit là à exprimer son talent en inventant, autour de cette fameuse jauge basique, plusieurs applications basées sur la technique de la « retenue » puis du « lâcher d’énergie ». Son brevet « Quantième à Secteur » (portant le numéro 666.591) a été déposé en 1986. Il vient donc de tomber dans le domaine public. Comme par hasard, plusieurs modèles « Rétrogrades » apparaissent sur le marché, muni de ces ludiques jeux d’aiguilles! Rassurons-nous, le carnet de commandes d’Agenhor (Ateliers Genevois d’Horlogerie), société crée par Jean-Marc Wiederrecht, continue d’enfler. Mieux, la société s’apprête, non pas dans un souci de croissance numéraire mais dans celui d’un mieux-être lumineux, à déménager à Meyrin. Le fils Wiederrecht, Nicolas, a rejoint la société, où d’ailleurs, sa maman est déjà au nombre des collaboratrices. Nul doute que l’inventeur de la Rétrograde, si belle lorsqu’elle se décline en fée pour Van Cleef & Arpel, saura rebondir en créativité, du haut de cette humilité qui caractérise les plus grands.

Relance des concours de chronométrie. Le Locle.

Sous la houlette de Cécile Aguillaume, la conservatrice du Musée d’horlogerie du Locle (Château des Monts), une poignée de passionnés relance les fameux concours de chronométrie disparus avec l’arrivée du quartz. Depuis, l’horlogerie mécanique s’est offerte une deuxième vie et la nostalgie nourrie du respect des savoir-faire anciens, notamment celui de la science du réglag (une opération qui ne parvient toujours pas à se passer de l’intervention humaine), incitent à la résurgence de ces joutes qui plaçaient la précision au centre de toute démarche horlogère. La version du 21ème siècle respecte les règlements anciens, tout en tenant compte des contingences actuelles. Ainsi, sont évidemment exclues les montres à quartz, comme d’ailleurs les montres de poche. Seuls les garde-temps présents sur le marché auront leur ticket d’entrée. Les inscriptions se terminent le 5 septembre et la présentation des candidats aura lieu le 17 septembre 2008 lors de la journée d’étude de la SSC (Société Suisse de Chronométrie). Les montres devront être déposées courant mai 2009 au Musée du Locle, afin d’entamer leurs phases de tests, confiées au Bureau du Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres au Locle (COSC), à l’Observatoire des sciences de l’Univers de Besançon et à l’institut d’Horlogerie et Création de la Haute Ecole Arc Ingénierie du Locle. Pour la première fois, des tests de résistance aux champs magnétiques seront introduits, conformes à la norme ISO 764. Le jury sera présidé par Michel Mayor, astrophysicien à l’Observatoire de Genève. Un comité d’honneur fera rayonner l’évènement grâce notamment à l’astronaute Claude Nicollier. En savoir plus ?

SSC, la Société Suisse de Chronométrie. Dynamisme vénérable.

La SSC, Société Suisse de Chronométrie: Fondée le 5 octobre 1924, à Genève, à l’occasion des Fêtes du centenaire de l’Ecole d’horlogerie de Genève, à l’issue des travaux d’un comité suisse de chronométrie qui s’était constitué à La Chaux-de-Fonds le 24 janvier, sous l’égide de la Chambre Suisse de l’Horlogerie. Entité d’utilité générale et de vulgarisation accessible à toute personne s’intéressant aux questions relatives à l’horlogerie. Se distingue par ses Congrès et ses Journées d’Etude, ainsi que par des «médailles d’or» décernées à des personnalités. Egalement par sa gigantesque base de données récemment disponible sur internet, facile de consultation grâce à ses moteurs de recherches par mots-clefs. Trois fois par année, la SSC publie un bulletin d’information qui complète l’édition des «Actes des Congrès.» Le nouvel adhérent (CHF 60.00 membre individuel, CHF 250.00 –ou plus, membre société) peut ‘rattraper’ le savoir écoulé en commandant les publications des Journées d’Etude passée ou des Congrès, depuis 1995. «L’horlogerie & ses Artistes» (2006), «La Conception Horlogère» (2005), «Perfectionnement du mouvement» (2002), «Chronométrie Moderne» (1998). Presque 1200 membres -le chiffre est en hausse. La SSC a su renouveler ses forces scientifiques en s’ouvrant aux métiers exogènes de l’horlogerie du troisième millénaire. Elle augmente sa présence événementielle grâce au lancement des « Petits Déjeuners », de scientifiques agapes qui permettent, pour la première fois, de relier le monde des élèves des écoles horlogères à leurs futurs employeurs.
Président : Zian Kighelman – Secrétariat : Centredoc +41 32 720 5131 à Neuchâtel.

Piaget, dépôt de la marque.

Si Georges Piaget commence en 1874 à La Côte-aux-Fées à exercer son génie artisanal et inventif, créant le premier atelier familial (sous l’église), c’est en 1943 que ses descendants Gérald et Valentin déposent la marque Piaget, fabriquent et commencent à commercialiser.

Louis Moinet retrouve sa maison de Saint-Blaise…

Louis Moinet retrouve sa maison de Saint-Blaise, du côté de Neuchâtel. En fait, le célèbre horloger Parisien (1768-1853) s’était établi dans un lieu que l’actuel CEO Jean-Marie Schaller de la marque Louis Moinet se devait d’annexer. Histoire d’y faire revivre l’esprit des lieux, une salle «archives» permet au visiteur de feuilleter la collection des fameux «Traités d’Horlogerie» sans parler de se frotter à quelque antiquité rare. Tout ça asseoit l’assise de cette marque, l’aidant notamment à vendre les 60 exemplaires de son Spiroscope.

La conquête du temps selon Herni.

Jour pour jour, cinquante ans après l’exposition internationale et universelle de Bruxelles, le Musée International de l’Horlogerie, inaugurait le 17 avril 2008 une exposition consacrée à ce triptyque de Hans Erni. Y a été également présentée l’horloge universelle de Favag, qui y fut exposée, au pavillon Suisse, ainsi que d’autres montres et pendules, d’autres fresques de l’artiste.

Le vibrographe.

Longtemps le régleur, également appelé le chronométrier puis parfois maître régleur, avait le difficile devoir de garantir la précision. Cela prenait du temps. Il fallait au minimum 2 à 5 jours d’attente, pour être en mesure de tirer des conclusions des tests de marche d’une montre qui se faisaient en 2 ou 5 positions. A l’issue de ces phases de vérification, il faisait des retouches presque à l’aveuglette… et, recommençait ses observations jusqu’au moment où sa conscience professionnelle lui semblait en phase avec les critères de l’usine. Avant que le quartz ne résolve cette problématique de la précision, un appareil capable de comparer instantanément la marche des montres a fait son apparition. Le vibrographe. Pour la petite histoire, les régleurs de l’époque voulurent d’abord casser cet appareil, craignant pour la perpétuation de leur métier. Il leur fallu quelques semaines pour en être ensuite accro.

Passage des Lundis-Bleus…

Histoire horlogère. D’où vient le nom du « Passage des Lundis-Bleus » à la Chaux-de-Fonds ? Payés à la semaine ou à la quinzaine, les ouvriers de l’horlogerie avaient l’habitude de boire jusqu’au dernier sou de leur salaire. D’où ces lundis qu’ils s’accordaient pour récupérer, envoyant valser les patrons qui venaient les chercher pour les amener à l’atelier. Bernard Muller et son épouse Marlyse Schmid racontent l’horlogerie dans un ouvrage à paraître en septembre 2008. L’horlogerie du Pays de Neuchâtel, et son patrimoine horloger, à savoir 350 ans d’histoire, du Bas et du Haut, des Vals de Travers et de Ruz. Saupoudré d’humour, d’anecdotes croustillantes, de vraies données. Le tout grâce au soutien de l’Etat de Neuchâtel, des villes du Locle et de la Chaux-de-Fonds, de la Loterie Romande, de la Fondation Elysium et de plusieurs entreprises horlogères.

Horloge universelle de Favag.

En 1958 le canton de Neuchâtel occupait la place qui lui revenait, à savoir d’être le garant de l’heure de toute la Suisse, par son Observatoire chronométrique et son célèbre troisième top. C’était grâce au Laboratoire suisse de recherches horlogères (LSRH), à l’Institut de Physique de l’Université, et à Ebauches SA (Oscillo-quartz). Ainsi, les vitrines du Pavillon suisse accueillirent-elles des montres, chronomètres et autres pendulettes de 1958, témoignages de la supériorité helvétique en matière de haute précision. Car la Belgique d’alors n’avait pour étalon référence que son oscillateur moléculaire à ammoniac…

Favre Leuba. Belle résurgence.

Favre Leuba. Abraham Favre fait partie de cette fourmilière de chercheurs, d’inventeurs, de créateurs et de penseurs qui transforment le siècle en siècle des lumières. Les saltimbanques de l’époque ? Contre une chambre meublée, des souliers cirés et du bois pour faire chauffer la soupe, l’homme met à disposition sa science horlogère. C’est un ancien d’église et juge de Renfort, il loge à La Chaux-de-Fonds, s’initie à l’art horloger dès 1718 et, sous l’œil avisé du maître Sieur Gagnebin, il en fait son métier. De passionné, il devient spécialiste et il est déclaré horloger selon un acte notarié du 13 mars 1737 puis « Maître horloger du Locle en 1751 ». Ainsi naît l’une des marques les plus prestigieuses du patrimoine horloger suisse, dont le fondateur collabore étroitement avec Jacques-Frédéric Houriet, le père de la chronométrie suisse. Au 19ème siècle les Leuba s’associe aux Favre et font commerce de leurs produits jusque dans des endroits reculés de la planète. Suivent huit générations d’horlogers…. Aujourd’hui, redevenue indépendante, c’est Clément Brunet-Moret qui en tient la destinée. Relance de la Bathy, célèbre garde-temps de plongée, avec un système mécanique de profondimètre (grâce à une membrane située sous la montre).

A. Lange & Söhne, pans d’histoire.

Pans d’histoire, A. Lange & Söhne. En visite officielle à Constantinople, en 1898, l’empereur allemand Guillaume II offre à son hôte une prestigieuse montre de poche A. Lange & Söhne. Nous sommes sous l’ère de Richard Lange, le fils du fondateur Ferdinand Aldolph Lange (1815-1875). En 1930, Richard Lange découvre que l’adjonction de bérylium dans les alliages améliore les propriétés des ressorts de montre. Il fait breveter sa découverte. En 1945, le bâtiment principal de production des montres Lange est presque détruit par les bombes. En 1948, la famille est expropriée par le régime communiste est-allemand. Walter Lange (petit-fils du fondateur) s’expatrie à l’Ouest. C’est grâce à la société LMH suisse qu’il retrouve son héritage et que la marque est redéposée dans tous les pays. Elle sera absorbée par le groupe Richemont.

Schwarz Etienne, pionnière en communication.

Schwarz Etienne fut une marque pionnière de la communication horlogère testimoniale et de ce qu’on appelle aujourd’hui le Celebrity Marketing. Lorsque, après la guerres, l’actrice américaine Jane Mansfield visite les établissements Piocos, elle craque pour une « Vénus de Milo. » La société lance alors un slogan qui a fait depuis quelques émules : « Vénus, la montre des vedettes, la vedette des montres… » Ah que cette histoire dispose de charmes délicieusement vintages… !

Circuit horloger touristique de Porrentruy.

En vieille ville, Jura Tourisme et l’Association des Guides de Porrentruy ont mis sur pied un circuit horloger dont le tracé comprend la visite des cadrans solaires du Jardin botanique, de la Méridienne, de la Pendule Foucault, du Musée de l’Hôtel-Dieu, de la Méridienne de l’Hôtel de Ville, de la Porte de France et de la Fondation Horlogère. Se renseigner chez Jura Tourisme : porrentruy@juratourisme.ch – +41324204772.

Fondation horlogère de Porrentruy, une institution méconnue.

Fondation horlogère de Porrentruy, une institution méconnue. Créée dans le Jura en 2001 afin de promouvoir l’horlogerie jurassienne au travers de différentes mises en valeur d’entreprises ou de ventes aux enchères d’horlogerie, La Fondation Horlogère de Porrentruy s’autorise d’après ses statuts à acquérir des pièces rares d’horlogerie, après expertise, de remettre en état de fonctionnement des pièces historiques, de participer à la recherche historique sur l’horlogerie suisse. Elle archive des documents, collecte des livres, engrange des données sur les marques de montres. Ouverte à la possibilité de legs faits par des particuliers –elle dispose d’un local destiné au stockage, aux expositions et aux conférences, elle contribue au développement de l’attrait et de l’image horlogère du Jura. Initiée par Tony Müller, responsable du Marché Suisse chez Bergeon, qui en est toujours le Vice-Président, elle est présidée actuellement par le comptable Jean-Jacques Borgeaud.

L’horloge de St-Pétersbourg se ballade dans le Jura.

Arrivée à Porrentruy en novembre 2004, repartie en Russie en octobre 2006, la fameuse horloge a sphère mouvante de St-Pétersbourg a été rénovée, dans le cadre d’un programme de coopération avec l’Est, mis sur pied par le Service de la Coopération et le Bureau du Développement Economique du Jura. Le but ? Mettre en valeur le savoir-faire jurassien dans le domaine horloger. Mise à disposition par le Kunstkamera, le Musée des Collections Privées de Pierre Le Grand à St-Pétersbourg, cette horloge nécessitait une sérieuse rénovation, à faire dans les règles de l’art. Pour parvenir aux 3′000 heures de travail requis, les Ecoles d’horlogerie de Porrentruy et de Morteau (Lycée Edgar-Faure de Morteau) se sont associées autour de « Epmosphère », le nom de code de l’opération. Le tout a été chapeauté par la Fondation Horlogère du Jura.

TAG Heuer 360, Private Museum.

Le 30 janvier 2008, à La Chaux-de-Fonds, la marque ouvrait son musée en présence de la super star de Formule 1 le pilote Lewis Hamilton, de l’Ecurie Vodafone McLaren Mercedes. Le premier musée construit sur 360 degrés, afin de célébrer 150 années riche en héritage. 250 journalistes, détaillants, agents et People avaient fait le déplacement et purent admirer la saga sur film proposée sur un écran auto circulaire alimenté par une armée de 12 ordinateurs, capables de générer 1 million d’images à l’heure. Et Lewis d’en rajouter une couche : « Je suis très fier d’être là ce soir puisque TAG Heuer me soutient depuis des années, avant même que je n’accède à la F1. C’est un véritable lien qui nous relie, sur le plan humain, et nous partageons les mêmes valeurs de prestige, de sportivité et de recherche de la performance…. »

Chronométrie, commander son extrait.

Chronométrie. Les résultats des concours de réglage des chronomètres étaient publiés chaque année, subissant ça et là quelques variations dans leur présentation. Chaque montre qui avait obtenu plus de 2/3 des points paraissaient dans la liste des résultats publiés par la Société des Arts Classe d’Industrie et de Commerce (1872 à 1927) et dans les Publications de l’Observatoire (1928 à 1968). Toutes les montres qui réussissaient les épreuves au concours pouvaient obtenir un bulletin de marche. Ces bulletins peuvent s’obtenir par des demandes d’extraits des registres, directement auprès de l’Observatoire de Genève, à Sauvergny. Une manière de connaître les « livrets scolaires » précis des garde-temps que l’on possède ou que l’on aimerait acquérir. A ce jour, ce sont surtout les grandes maisons de ventes aux enchères qui font régulièrement appel à ce service. http://obswww.unige.ch/%7Epernier/obschrono/extrait2.html

Chronométrie, le rôle de l’Observatoire de Genève.

Chronométrie, les concours. A la fin du XVIIIe siècle l’industrie horlogère en plein essor était le pilier de l’économie genevoise générant une importante et active communauté scientifique. La convergence d’un besoin d’une détermination précise du temps pour l’industrie et le développement de l’astronomie ont été les raisons de la création de l’Observatoire de Genève en 1772. Dès le début de son existence l’Observatoire a été le témoin de la précision que les fabricants de montres étaient capables d’atteindre. Au cours des années les horlogers ont réalisé les avantages et le prestige qu’ils pouvaient acquérir à être cités parmi les meilleurs. Pour améliorer les performances déjà renommées de l’horlogerie genevoise la Classe d’Industrie et de Commerce de la Société des Arts confie en 1872 à l’Observatoire de Genève l’arbitrage du concours de réglage des chronomètres qui se déroulera jusqu’en 1968. Sauvergny se trouve en possession de ces précieuses archives. Avec l’arrivée des montres à quartz, le concours a été supprimé.

De Dresde à Glasshütte –Les origines de l’horlogerie de précision en Saxe. (2007-2009.)

De Dresde à Glasshütte –Les origines de l’horlogerie de précision en Saxe. (2007-2009.) Il s’agit d’une exposition présentant un choix de montres issues de la collection du Salon des Science Mathématiques et Physique, retraçant l’histoire de l’horlogerie de précision depuis l’époque de la cour de Saxe jusqu’à la fondation de l’industrie horlogère dans les Monts Métallifères. Cette exposition se tient chez A. Lange & Söhne jusqu’en 2009, date de la réouverture du Salon des sciences mathématiques et physiques fermé depuis le printemps 2007 pour travaux de rénovation. A visiter, impérativement, 40 pièces rares peuvent y être admirées.

Incabloc, les fameux rubis.

C’est à la fois un produit et une marque issus de la collaboration entre deux ingénieurs EPFZ, Fritz Marti et Georges Braunschweig, auteurs d’une idée novatrice : proposer aux fabricants d’horlogerie, un amortisseur de chocs complet, pré-assemblé et adapté aux côtes des mouvements. Aujourd’hui encore, ce dispositif génial, continue d’équiper la plupart des montres mécaniques et des manufactures suisses et étrangères. En 1988, le département « Incabloc », alors propriété de Portescap (La Chaux-de-Fonds) est racheté par Eric Zutter. Avant la crise des années 70, avant que l’horlogerie mécanique suisse ne revienne à l’ordre du jour, le fait que chaque montre produite soit équipée de 17 à 23 rubis (chaque rubis étant un amortisseur de chocs), les fortunes engendrées par cette invention permirent à ce fournisseur de jouer, en termes de communication, dans la cour des marques célèbres, notamment en sponsorisant le fameux tour de France cycliste. Avant cette incroyable invention, une montre qui tombait au sol n’en ressortait rarement indemne : son mouvement se cassait, la plupart du temps. A noter que, pour cette utilité, seul le rubis synthétique est utilisé.

Girard Perregaux, cambriolage !

Girard Perregaux, cambriolage ! (Eté 2007) – Le 5 juillet 2007, dans la matinée, deux voleurs ont pénétré dans le musée privé de la marque chaux-de-fonière, séquestré une employée et emporté un butin jugé immédiatement par la presse et les spécialistes comme invendable, en raison de la notoriété de certaines pièces. Tellement invendable que plusieurs voix autorisées ont craint un instant que ce casse fut l’objet d’une commande, vraisemblablement d’un collectionneur un peu trop passionné. Le butin a été retrouvé la semaine suivante, intact, dans le département du Doubs voisin. Les système d’alarme étant jugés comme parmi les plus performants du moment, il se confirme que seul l’élément humain est à l’origine de cette tromperie.

« Villa Marguerite », le musée de GP.

Datant du début du 20ème siècle, acquise en 1998 par la Manufacture Girard-Perregaux (Groupe Sowin), la Villa ouvre ses portes en 1999 pour présenter au public, les richesses des collections anciennes et contemporaines de la marque plus que bicentenaire. En tout plus d’une centaine de montres anciennes ou contemporaines, réunies patiemment, dont le fameux Tourbillon sous trois Ponts d’or, fleuron de la marque.

Jaeger LeCoultre au Sentier.

Jaeger LeCoultre, rappel : premier bâtiment construit dans la bourgade « Le Sentier », en 1833. Toujours le corps central de toutes les constructions actuelles qui abritent 900 employés, dont 65% de Français, puisque la frontière est toute proche et que l’horlogerie est également une spécialité du Jura français. La branche LeCoultre remonte aux Huguenots immigrés en Suisse suite à la révocation de l’Edit de Nantes, et la branche Jaeger est celle d’un horloger alsacien installé à Paris. Fusion en 1937. 95% des composants d’une montre y sont fabriqués grâce à 41 corprs de métier.

Panerai, l’histoire….

Histoire : Panerai est acquise il y a dix ans par le Groupe Vendôme, devenu depuis le Richemont. En fait, le groupe ne faisait l’acquisition que de la branche ‘Montres’, ‘Boussoles’, ‘Profondimètres’, et ‘Instruments optiques de précision’ de Officine Panerai, et de la marque. L’entreprise originelle fut rebaptisée Panerai Sistemi. Dans les années 30, OP était le fournisseur officiel en dispositifs sophistiqués et de haute précision de la marine militaire italienne. C’est à ce titre, qu’elle produisit les premières gammes de montres spécialement conçues pour les conditions extrêmes et à haut risque. Ce n’est qu’en 1993 que ces montres secrètes et spéciales sont divulguées au grand public, en éditions limitées, porteuses des marques d’origine « Luminor » et « Mare Nostrum »

Répétition minute, la première.

Première répétition minute au poignet. En 1892, afin d’honorer une commande de la société Louis Brandt & Frère à Bienne, Audemars Piguet conçoit et achève la première montre-bracelet répétition minutes du monde. C’est le début de la mode des montres-bracelet.

Religiosité horlogère

Religiosité horlogère : la famille Piaget était très pieuse, comme beaucoup de rescapés de l’ère rurale des montagnes neuchâteloises, sensibles à un réveil évangélique au début du siècle. Ainsi, depuis La Côte-Aux-Fées et bien avant que le nom Piaget soit synonyme de noblesse horlogère, les fondateurs, dont le grand-père de Yves-Gérald Piaget, soutenait dans le plus grand secret, une modeste mission évangélique de Nogent-sur-Marne, active en Côte d’Ivoire et en Haïti. Déjà en 1927, cette mission, démunie de toute velléité coloniale, prônait l’alphabétisation et la lutte contre la malnutrition. A son arrivée, en Côte d’Ivoire, les catholiques et autres mouvances protestantes s’étant déjà « partagées le territoire », cette petite mission n’eût d’autre choix que de se fixer, en remontant le fleuve Sassandra, dans le centre ouest du pays, à Daloa notamment. Elle y ouvrit un Collège Protestant qui fêté récemment ses 50 ans d’existence et duquel partirent un grand nombre de représentants des élites ivoiriennes actuelles. Le niveau d’études y est encore un des plus réputés du pays.

Adler, aussi des montres.

Depuis 1886, quatre générations de Adler peaufinent un savoir-faire né à Vienne. Si la famille élit domicile à Istambul, ville aux multiples facettes culturelles, elle rime avec haute-joaillerie et s’essaime en boutiques de proximité aux quatre coins du monde. Sa vocation première n’a rien d’horloger, mais sa présence en Suisse légitimise une production parcimonieuse de garde-temps bijoux.

Longines et l’Assuag.

Depuis 1971, l’entreprise de Saint-Imier appartient à l’Asuag (Allgemeine Schweizerische Uhrenindustrie AG). C’est la crise qui secoue également une autre société, propriétaire de Tissot et de Omega, la SSIH (Société Suisse pour l’Industrie Horlogère.) En 1983, les deux entités fusionnent. En 1985, Nicolas Hayek prend la majorité du capital et constate que l’Asuag a signé des contrats permettant à des firmes étrangères de produire et de vendre des montres sous le label Longines dans leur pays. Une sorte de licencing. Etats-Unis, Corée du Sud et même Italie sont concernés. Casser ces contrats coûtera environ 100 millions de francs au nouveau groupe. Il s’agit d’un exploit visionnaire de management.

Longines, histoire.

En 1881, la marque pénètre le marché russe avec qui elle entretient toujours d’excellentes positions. Son fondateur Ernest Francillon meurt en 1900. La famille reste au Conseil d’Administration tandis qu’un certain Robert Baptiste Savoyer prend la direction. Nous sommes à l’époque où la montre passe de la poche au poignet. En 1905, la marque est l’une des premières à produire une montre-bracelet par des moyens essentiellement mécaniques. Une innovation qui marque le début d’une réorganisation de sa production, poursuivie au cours des années 1920 et 1930.

Swiss made, quelle valeur ?

Swiss made, quelle valeur ? Au début des années 1980, alors que la crise horlogère battait son plein, le bureau conseil de Nicolas Hayek propose une expérience à son client l’Asuag. Il prend 3 montres bon marché rigoureusement identiques. Sur la première il inscrit « Made in Switzerland », sur les deux autres, « Made in Japan » et « Made in Hong Kong », deux autres fiefs de l’horlogerie mondiale. La montre suisse est présentée alors à 107 dollars, la japonaise à 100 et la hong-kongaise à 93. Et de placer chez les détaillants partout dans le monde ces trois modèles. Résultats ? A 99.9% en Italie, c’est la montre suisse qui est vendue. L’Europe atteint 85%, la Grande-Bretagne 72% et les Etat-Unis 55%. Seul le Japon atteignit le mauvais score de 14%. Il serait intéressant de refaire l’expérience en 2007.

Montres à deux aiguilles, heures et minutes.

Du temps de Thomas Tompion, les montres à deux aiguilles (heures et minutes) se généralisent en Angleterre, tandis qu’en France, il faudra attendre jusque vers 1725 pour que soit abandonnée la construction à « une aiguille. »

Tailleurs de diamants.

Les premiers tailleurs de diamants sont les Vénitiens. Aujourd’hui, les capitales de cette activité sont Anvers, New York, Tel Aviv, Bombay et depuis peu, la Chine. Dans ces villes, les diamants arrivent bruts et repartent taillés. Chacune a son histoire : à Anvers par exemple au Moyen-Âge, les Juifs n’ayant pas le droit d’exercer les métiers des Chrétiens, s’en firent une spécialité.

Le calendrier pataphysique.

Absurde : la « pataphysique » a inventé son propre calendrier. Selon eux, e 25 octobre 2005 correspondrait au 20 Haha 133 de l’Ere Pataphysique.

Clockarium, Musée de l’ Horloge en Faïence, à Bruxelles

Il se consacre avant tout à la garniture de cheminée en faïence art déco, qui fut la première pendule accessible à tous les budgets. Entre-deux-guerres, elle ornait fièrement chaque maisonnette. Cette mode incontournable donna le jour à des millions d’ horloges de cheminée pleines de fantaisie, aux formes et décors extraordinairement variés. Adresse : 163, Boulevard Reyers 1030 Bruxelles – Schaerbeek +32 (0)2 732.08.28 – 2005@clockarium.info

Ulysse Nardin en timbre poste.

Conservateur « timbré » ? Curieuse coïncidence : on le sait, le Conservateur du Musée International d’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds, M. Ludwig Oeschlin est un doigt d’or, d’une érudition horlogère indiscutable, un rien original et surtout… père de la fabrication compliquée de la marque Ulysse Nardin. D’ailleurs, a-t-il toujours un madat pour la marque ? Toujours est-il que, lorsque la poste lui demande d’extraire de ses collections publiques deux modèles pour illustrer deux timbres de la collection «  Produits suisses traditionnels », il n’hésite pas à proposer un modèle d’Ulysse Nardin, cadran visible pour le timbre à CHF 1.— : terminée au Locle vers 1942, cette répétition-minute est dotée, et c’est le plus croustillant, d’un mouvement « Watch & Chronom. Corp. Of America Ulysse Nardin ». Ce qui amène au commentaire suivant. Sachant que l’ensemble du tissu horloger connaît son parcours dans le privé, ce Conservateur, aurait-il du éviter de proposer à la régie fédérale un modèle appartenant à la marque qui fit son renom. Plutôt curieux. Très curieux également qu’aucune autre marque n’ait réagi à cette collusion évidente d’intérêts.

Hayek en français (2005)

Y a-t-il un éditeur francophone ? Le livre sur Hayek senior, sorti aux éditions de la NZZ et fruit d’un entretien avec Friedemann Bartu a-t-il été traduit en français ? A suivre… Toujours est-il qu’il est proposé à CHF 38.—et qu’en allemand il fait 182 pages.

Méridien zéro: Conférence de Washington en 1884

Conférence de Washington en 1884, naissance du méridien zéro et des 24 fuseaux horaires. 41 scientifiques, diplomates et hommes politiques de 25 pays y participent sous l’égide du Président des Etats-Unis. L’impensable est atteint. On se met d’accord sur la définition d’un méridien zéro, devant passer par l’observatoire de Greenwich au Royaume-Uni. La ligne de changement de date a été définie à 180 degrés de longitude est et de longitude ouest sur l’antiméridien origine. Elle passe à l’est de la Nouvelle-Zélande. Il faudra encore quelques années pour que la majorité des pays adoptent ce système et que le GMT (Greenwich Mean Time) s’impose, notamment puisqu’il permet d’intégrer sans difficulté le passage de l’heure normale à l’heure d’été, destiné avant tout à tirer le meilleur parti de la lumière du jour. Il demeure tout de même quelques exceptions de tracés et d’écarts. Néanmoins, cette conférence permet l’acceptation d’une heure moyenne, simplifiant l’incroyable multiplicité de l’heure solaire. Depuis, le politiquement correct et l’esprit village global a remplacé le GMT par l’UTC (Universal Time Coordinated) en 1972. Les principes demeurent la réglementation de 1884 à laquelle s’ajoute, puisque la rotation de la terre n’est pas précise à la seconde près, la définition d’une moyenne d’intervalles de temps définie par le recueil des données horaires de 200 horloges atomiques au césium réparties dans le monde entier. C’est donc une coordination du temps dont l’exactitude est telle qu’elle tient compte du décalage maximum d’une seconde qui se produit tous les cinq millions d’années…

Tank de Cartier

La Tank de Cartier naît en 1919 et comme chacun sait, elle est inspirée de la forme d’un char d’assaut. C’est surtout parce que ce genre d’engin guerrier fait sa première apparition sur un champ de bataille, lors de la première guerre mondiale, que le modèle s’ancre dans la légende horlogère. Il fallait à Louis Cartier, son concepteur, une sacrée dose d’audace pour oser affubler un symbole d’élégance miniaturisée et de délicate facture du nom d’un véhicule tout-terrain. Depuis, elle s’est métamorphosée en versions chinoise, basculante, américaine, française, tout en restant unique et identifiable. C’est aussi, bien avant l’heure du product placement organisé, la montre spontanément acquise par des stars…

Oyster de Rolex entrée dans la légende

Comment l’Oyster de Rolex est entrée dans la légende ? En portant ce modèle à son poignet, la jeune nageuse londonienne Mercedes Gleitze traverse la Manche en 15 heures et 15 minutes fait la une des journaux en novembre 1927 et par-là même assure la promotion de cette légende horlogère due à Hans Wilsdorf, fondateur de la marque Rolex. En 1926, le brevet du premier boîtier à couronne vissée est déposé. Le nom de « huitre » lui va comme un gant et sera à jamais associé à la marque. Puis en 1931, la réputation du modèle s’ancre réellement dans la légende en étant équipée du premier mouvement à remontage automatique.

Fuseaux horaires, comment le monde s’est mis d’accord

Fuseaux horaires, comment le monde s’est mis d’accord. L’introduction du méridien zéro constitue l’acceptation par tous du système standard des fuseaux horaires. La terre n’est pas un disque. Tout serait tellement plus simple. Elle ressemble à une orange qui comporterait 24 quartiers. Chacun d’entre eux correspondant à 15 degré de longitude, représenterait donc une zone horaire. Pas si simple ! Car la réalité géographique des pays ne correspond pas à la simple addition de 24 fois 15 degré, donc d’un total de 360 degrés (soit la circonférence d’un cercle, ou celle de la terre, ou également des 24 heures quotidiennes. Les vestiges de notre vision géocentrique nous incline à des « le soleil se lève » ou « le soleil se couche ». Avec la perception « cadran solaire » de l’heure, soit le calcul des demi-journée (l’absence d’ombre étant le zénith (midi), l’ombre d’avant étant la matinée (a.m) ou l’heure d’après étant l’après-midi (p.m)), les Etats-Unis au 19ème siècle comptaient 140 heures différentes. Il s’agissait d’heures vraies, d’heures solaires. Cela expliquait que deux horloges de deux villes distantes de cent kilomètres affichaient chacune une heure différente. Ainsi, au fur et à mesure du développement des trafics ferroviaires et maritimes réguliers, l’impératif d’avoir des horaires précis ou d’éviter que les voyageurs ne changent continuellement d’heure à leur montre de poche, au fil d’un voyage, a conduit à la conférence de Washington en 1884 et à l’introduction du méridien zéro, initiée grâce à des travaux pragmatiques, comme ceux de l’inventeur et ingénieur des chemin de fer canadien, Sir Sandfort Fleming (1827-1915) qui commence à mettre de l’ordre dans le chaos horaire.

Tag Heuer’s History. Modèles et révolutions

Tag Heuer’s History. Donc le mot « révolution » semble avoir été réquisitionné par la marque. Elle est à l’origine du « Micrographe », puis en 1969 du Calibre 11 Chronomatic, et… brevette aussi, sur la modèle « Calibre 360 Concept Chronograph » le mécanisme de réglage à couronne unique, capable de remonter ses deux mouvements et de régler l’heure. Le tout est de la tourner dans le bon sens.

Gold Speedmaster of Mattingly, 1972

Pièce phare de la vente aux enchères ‘Omegamania’, lancée par Antiquorum en avril 2007, la « Gold Speedmaster of Mattingly, 1972 », cristallise beaucoup d’attentes. La phrase inscrite sur le fond, « pour commémorer la conquête de l’espace par l’homme, avec le temps, à travers le temps et dans le temps » s’adressait à Thomas K. Mattingly, de la mission Apollo 16 du 21 juillet 1968. La série comporte 28 unités uniquement et fut présentée à un dîner de gala le 25 novembre 1969 à l’Hôtel Warwick de Houston.

Jury des Prix Gaïa 2001.

Jury des Prix Gaïa 2001. Les Lauréats désignés le 26 octobre 2001 au MIH (Musée International d’Horlogerie de la Chaux-de-Fonds) sont Rolf Schnyder (catégorie Esprit d’Entreprise), Catherine Cardinale (Catégorie Histoire et Recherches) et George Daniels (catégorie Artisanat et Création). Ces nominés sont encore sous les feux de la rampe horlogère, actuellement, sauf peut-être Catherine Cardinal, qui après avoir exercé la fonction de Conservatrice du MIH durant une dizaine d’année, s’en est retournée au Louvre. Voici les personnalités qui composaient le jury. Jean-René Bannwart (industriel représentant le Bureau de Contrôle des ouvrages en métaux précieux de La Chaux-de-fonds), François Habersaat (Président de la Fédération Horlogère Suisse), François Jequier, Professeur d’Histoire à l’Université de Lausanne, Marco Richon, Conservateur du Musée Omega et… Joël Grandjean, journaliste horloger fondateur l’agence TàG Press +41.

Van Cleef & Arpels. Années 30

Van Cleef & Arpels. Années 30, consécration du mouvement “Art Déco� lors de l’exposition universelle de 1925. VC&A s’y distingue avec l’alliance inimaginable pour l’époque de l’émail et de l’or, du corail et du diamant. La marque s’inspire d’objets insolites, affine des lignes géométriques qui, avec la création de la montre-cadenas, devient son emblème et le début de son parcours dans l’horlogerie.

Breitling – Bentley, 1964

Breitling – Bentley, 1964, la légendaire Bentley Mark VI est la première voiture à sortir des usines de Crewe en Angleterre, là où est encore perpétuée la production. Breitling fait revivre ce mythe avec son chronographe du nom, en série spéciale et au sein de sa collection Breitling for Bentley. Mouvement exclusif le calibre 26B à remontage automatique, certifié COSC.

Processus de Kimberley (mai 2000)

Processus de Kimberley (mai 2000). Grâce au Canada, le Conseil de Sécurité de l’ONU met au point un système de certificat d’authenticité, afin d’affaiblir le commerce illicite des diamants, source de financement de conflits. Exit les « diamants de la guerre » en provenance de la Sierra Leone, d’Angola et du Congo ? Ils disposaient d’une place privilégiée d’échange au Liberia de Charles Taylor (voir le film ‘Blood Diamond’). Certains diamantaires, comme le jeune et bouillonnant Ramon Cortez, estiment qu’il faut encore aller plus loin avec l’instauration d’un label d’origine et d’une traçabilité plus réglementée.

Longines, 1832

Longines. Pour rappel, la raison sociale exacte de l’entreprise est « Compagnie des Montres Longines Francillon SA ». Louis et Auguste Agassiz ouvrent un comptoir à Saint-Imier en 1832. Madame Agassiz Henriette Olympe (prédestination, cela ne s’invente pas !) épouse Monsieur Marc S. Francillon. L’histoire de la marque commence avec la production de montres complètes et d’autres instruments horaires.

MIH, le scandale. Subventions ?

MIH, Musée International de la Chaux-de-Fonds. Pour rappel, c’est le seul musée suisse qui porte l’appellation « International ». Il n’est cependant financé que par la ville de La Chaux-de-Fonds, apparemment toujours pas par le canton de Neuchâtel. Un scandale, s’il l’on pense que son ancienne Conservatrice, Mme Catherine Cardinal, l’a hissé, en terme de notoriété et de rayonnement, au rang du musée du Louvre et de ses pairs.

Ball Watch, 1891

Ball Watch (1891-2006) – Célébration des 115 ans de la montre de poche du chemin de fer américain. Fabriquée par Mr. Webb C. Ball (le fondateur de cette marque), qui n’aurait jamais imaginé, en s’occupant de la gestion horaire en 1891 de la ligne ferroviaire de l’Ohio Train que son nom resterait ainsi dans l’histoire horlogère. Son job ? Instaurer des standards de comptabilité de temps et de contrôle de ponctualité. Son système a permis d’uniformiser les horaires de train du chemin de fer américain, en tous les cas sur 125′000 miles entre les USA, le Canada, et le Mexique. Cette histoire donne naissance à une montre de poche de cette marque, rescapée des oublis de l’histoire. Il faudrait bien qu’une bonne revue horlogère s’intéresse à rendre publique cette page historique de l’histoire horlogère et de ses influences américaines.

Equation du Temps, historique.

Equation du Temps (ter). Avec l’apparition de la pendule de Huygens en 1657, l’horlogerie se perfectionne au point de mettre en évidence le décalage entre temps solaire et temps mécanique. Selon Ludwig Oeschlin, Conservateur du Musée International de l’Horlogerie de la Chaux-de-Fonds, cette complication apparaît en même temps que naissent les horloges astronomiques. C’est au mathématicien Nicolas Mercator que l’on attribue la plus ancienne formule d’équation du temps connue.

Reverso, naissance d’un mythe.

Comment est née la Reverso ? Apparue en Inde en 1931, à la demande des officiers de l’armée britannique, fervents joueurs de polo, rêvant d’un objet indicateur d’heure qui ne soit pas cassé à l’issue d’une partie. Nous sommes à l’époque des verres plastiques, si caractéristiques de l’époque. Le VRP de la marque, de retour à la Manufacture, s’adresse aux horlogers, leur demandant de plancher sur un modèle qui se « retourne » facilement, afin de protéger le cadran. Le brevet est déposé et perdure encore aujourd’hui. La Reverso est née, non pas d’une immense étude marketing, mais d’un besoin précis dicté par le marché ! Une grande leçon pour les marques, aujourd’hui. Son design art déco fait le reste. Certains puristes affirment néanmoins que le premier objet du genre fut conçu chez Patek Philippe. Une visite au Musée Patek à Genève s’impose, histoire de vérifier. Quoiqu’il en soit, il n’est pas impossible qu’à l’époque, les horlogers avaient l’habitude d’échanger leurs points de vues et qu’une telle bonne idée puisse ainsi s’enrichir et être dans l’air, au déni des lois d’une concurrence jusqu’alors moins perceptible.