BorgeauD Watches et le Septagraph Perpétuel…

Après le Tourbillon ou la Répétition Minutes, le Septagraph Perpétuel est une nouvelle complication mère, signée BorgeauD Watches Switzerland. Au moyen d’un disque rétrograde colorant un « indicateur de réserve temporelle » en forme de flèche posée sur un cadran multi dimensionnel, grâce à un compteur situé entre les index 7 et 8, ce garde-temps célèbre 3000 ans d’observations astronomiques grâce à 450 ans de savoir faire horloger suisse. Tout dans ce garde-temps exclusif est suisse, du design à l’écrin, du cuir des bracelets au fournisseur de glace, en passant bien sûr par chaque composant du calibre BRG 11501. Le principe du Septagraph Perpétuel est de restituer à son possesseur -un initié à coup sûr, 1h30 chaque jour, de manière non consécutive. Une parenthèse qu’il mettra à profit pour cultiver ses intériorités et s’occuper de son recentrage personnel. Un luxe des plus suprêmes, au regard de la folle course du temps moderne, un refuge -ou un poste d’observation, niché dans l’oeil du cyclone temporel. C’est d’une poésie majusculaire, ça frise le BorgeauD code et les sempiternelles recherches graalistiques. Est-ce bien utile? En tous les cas, un périple en Asie vous en convaincra, tant le respect de cette tranche dédiée aux jours de la semaine est encore vivace.  C’est de l’ordre de l’hygiène de vie temporelle…. d’autant que le système ultra complexe est porteur de deux symbolique majeures, celle des chiffres 7 et 8. Par ailleurs, selon une étude produite par le Swatch Group, l’acheteur d’un chronographe n’utilise sa modeste complication en moyenne que 6mn la première année. Affaire à suivre donc, du côté de la Watch Gallery (Stand 25 – là où les journalistes trinqueront à l’ouverture du salon), du 17 au 25 mars prochain, à BaselWorld 2010. Le Fleurisan Marc Aeschacher tisse un pont entre les arts horlogers des Vallées puisque, du côté du Sentier, le nom Borgeaud est intrinsèquement lié à l’histoire du cru.

Henri Grandjean, horloger

Né au Locle en 1803, Henri Grandjean-Perrenoud-Comtesse (originaire du val de Ruz) a reçu de nombreuses distinctions lors de sa participation à des concours ou expositions, en Suisse et à l’étranger, qui ont honoré la qualité de ses produits. Initiateur du quartier du Progrès au Locle, il a aussi été le promoteur de la construction de l’Observatoire de Neuchâtel et, comme Fritz Courvoisier, un ardent défenseur de la ligne ferroviaire du Jura industriel. Sur le plan politique, Henri Grandjean a été préfet du Locle de 1842 à 1852, député au Grand Conseil et conseiller national.  Il est également connu pour avoir fondé, avec Louis JeanRichard et Ulysse Nardin, la « Swiss Marine Chronometer Industry ».

Louis Moinet et Jules Verne, question d’ailleurs…

A Yverdon-Les-Bains, la « Maison d’Ailleurs » est une sorte d’espace musée à la gloire de Jules Verne. Seule célébration muséale en Europe du célèbre aventurier. La marque Louis Moinet, sous la houlette de Jean-Marie Schaller, s’apprête à y lever le voile, en première mondiale, sur le concept « Les Montres Jules Verne N° 1″. Jeudi 11 février 2010, à 19h00. Parallèlement, l’enseigne, magnifiquement domiciliée dans ses ateliers de Saint-Blaise, vient d’entamer des recherches historiques, afin d’étoffer sa connaissance du célèbre auteur du traité d’horlogerie.

SSC. Appel à conférenciers… dernier délai.

Les 28 et 29 septembre 2010, la SSC -Société Suisse de Chronométrie, tiendra son 14ème congrès international à Montreux. Le thème est « Le Temps et le Sport, Défis Technologiques et Humains« . La montre de sport sera donc au coeur des débats. On parlera de son historique, de ses matériaux de prédilection, de ses rapports avec l’horlogerie sous l’angle du marketing ou du sponsoring. On apprendra également sur les avancées technologiques apportées dans le chronométrage sportif… Il y sera question de tests, d’homologation, de fonctions spécifiques… L’appel aux conférenciers est encore ouvert (télécharger le document), avis à tout esprit scientifique désireux de se produire face à un auditoire d’environ 700 spécialistes venus de toute la branche en Suisse, voire de plus loin. Il faudra circonscrire son intervention dans un espace temporel de 25 minutes, questions comprises. Attention, dernier délai le 19 février 2010. Avis aux téméraires.

René Bannwart tire sa révérence. Respect…

18 janvier 2010. Le père de tous les designers horlogers vient de s’éteindre. 95 ans, à la maison, juste après avoir indiqué à ses proches « Je ne me sens pas très bien« . Une mort discrète, dans l’intimité et la chaleur familiales. Naissance à Zurich, enfance à Bâle, il entre en horlogerie via Patek Philippe (1933) puis Omega, sept années plus tard. Il y est le père de l’un des modèles les plus mythiques de l’horlogerie contemporaine, la Constellation. Le design horloger lui doit la fière chandelle d’en avoir été le précurseur, à l’heure où ce métier n’avait aucune nécessité d’être sous les projecteurs. En effet, chez Omega, il crée son premier département création. Fort du soutien de son oncle Gaston Ries, il fonde Corum, sa propre enseigne, en 1955. Prince de l’épure la plus magistrale, son modèle « sans heures » est un succès: il a réduit la lecture horaire à sa plus simple expression, la position des aiguilles sur un cadran vierge d’index. Puis, le modèle Romvlvs s’impose -encore une collection phare de la marque aujourd’hui, avec ses caractéristiques chiffres romains gravés à fleur de lunette. Suivront de nombreuses traces marquantes jusqu’aux mythiques collections Golden Bridge ou Admiral’s Cup. Rarement homme avait été à ce point respecté par ses pairs, unanimement gagnés par ses qualités humaines et sa valeur d’esthète humaniste. Il s’est éteint entouré des siens, à la maison, le jour de l’ouverture des célébrations de la haute-horlogerie à Genève (SIHH 2010). A son fils Jean-René Bannwart -Président du MIH, ainsi qu’au reste de la famille, toute l’équipe du bloghorloger présente ses plus sincères condoléances. Lire l’avis de décès. Honorer sa mémoire? Pensez à la Croix-Rouge CCP 23-1121-4 (mention René Bannwart). L’horlogerie suisse toute entière, les designers en tête, se doit de lui dédier une longue minute de silence…

Baume & Mercier, exclusif… Secrets de Simone Gaudard, descendante du fondateur…

Au SIHH 2010, sur le stand Baume & Mercier, l’arrivée de Simone Gaudard crée la surprise. La descendante du fondateur de la marque fait le déplacement à Genève, reçoit une montre et incarne en chair et en os, le 180ème anniversaire de la marque. Pétrie d’intelligence, d’élégance, cette gardienne des valeurs familiales, s’est prêtée, dans le secret d’un salon privé, au jeu des questions. Elle avoue préférer la plume au micro tendu. En exclusivité, intime et digne, elle livre quelques « secrets » d’une famille d’horlogers… En prolongement de l’opération lancée sur Twitter et Facebook. Sacré buzz….

Baume & Mercier et Simone Gaudard, l’ombre de Barbara.

Barbara chantait « Ma Plus Belle Histoire d’Amour C’est Vous« , Baume & Mercier orchestre depuis le SIHH 2010 la mise en musique de « Notre Plus Belle Histoire, C’est La Vôtre » en prolongement de sa eSaga « Secrets d’Une Famille d’Horlogers » sur Facebook ou Twitter.  Une vaste opération de recherche historique, déguisée en appel à témoignage. Chaque internaute, via Facebook, est invité personnellement par Simone Gaudard, la descendante réelle de la famille Baume (arrière-petite-fille du fondateur), à partager l’histoire qui la ou le relie à sa montre Baume & Mercier. A nouveau, une manière d’utiliser intelligemment les médias sociaux, accessoirement une campagne de marketing viral auréolée de buzz (du pur Details.ch), qui permettra de localiser, si elle fonctionne comme prévu, un grand nombre de modèles historiques. La marque fête donc ses 180 ans sans nostalgie aucune, avec un pied dans le futur, ce qui s’inscrit dans le respect des curiosités ancestrales qui caractérisaient cette famille de pionniers. On regarde les images, on sent que Simone Gaudard n’est très à l’aise face aux caméras mais… fière, fière d’appartenir à cette histoire. Elle a de la classe, c’est élégant et franchement… on aimerait bien avoir une BM récente ou qui traine, histoire de pouvoir participer à cette récolte. A vos posts, prêts…

Mootoosamy Morghan, nouveau conservateur du Musée du Locle

Connaisseur des lieux et des intervenants, ce qui fut certainement un atout dans la sélection de sa candidature, Morghan Mootoosamy vient d’être nommé conservateur du Musée d’horlogerie du Locle, poste qu’il occupait déjà ad interim après le départ soudain de Cécile Aguillaume en mai 2009. Titulaire d’un Master en histoire de l’art (spécialisation muséologie) et en sociologie de l’image, de la culture et de la communication, ce Chaux-de-Fonier trentenaire  avait successivement occupé dans cette même institution le poste de collaborateur scientifique (août 2008 à janvier 2009) puis de responsable du 50ème anniversaire (février à juillet 2009).  De son côté, Cécile Aguillaume, remise d’ennuis de santé dont il se dirait qu’ils auraient pu précipiter son processus de renvoi en raison des inévitables absences y relatives, vient d’enregistrer CECOEL, sa société spécialisée en recherches historiques et en organisation de voyages à connotation horlogerie et luxe.

Baume & Mercier, feuilleton historique planétaire, grâce à Twitter et Facebook…

L’histoire horlogère de la région des Bois (à quelques encablures de La Chaux-de-Fonds), voudrait que ce soit Louis-Victor Baume qui utilisât pour la première fois le bureau du télégraphe ouvert dans la commune en 1865. La famille était réputée pour sa curiosité face aux nouvelles technologies et aux avancées d’alors. Il est donc tout à fait plausible que les Baume auraient eu, face à l’arrivée des Twitter, Facebook et autres plateformes du web 2.0 (une bonne dizaine en tout), des réactions avant-gardistes. Quoiqu’il en soit, la marque, qui célèbre ses 180 ans cette année, est à sa manière précurseuse. Certes, comme beaucoup d’enseignes horlogères elle s’y met enfin, à cette exploitation des réseaux sociaux, mais elle va plus loin et innove. Au travers de « Secrets d’une Famille d’Horlogers« , une eSaga historico-réaliste, elle n’utilise pas ces nouveaux médias juste pour peaufiner sa web reputation, mais pour transmettre, selon les modes actuels, des valeurs patrimoniales toujours riches en perspectives d’avenir. Belle opération, menée par l’agence Details.ch, des pros du buzz, avec le concours d’un bureau d’écritures. L’histoire, ainsi mise en scène, dégouline de saveurs non pastel. Elle se charge de réalisme et, en ces temps tourmentés, raconte les êtres humains dans ce qu’ils conservent d’attachant, quelles que soient les troubles traversés ou… les immatérialités environnantes. On est dans le post facebooking, c’est à dire, dans l’appropriation et l’exploitation intelligente de médias qui partent parfois dans tous les sens…. A suivre sur Facebook ou Twitter, jusqu’à l’ouverture du SIHH (le lundi 18 janvier 2009), où quelques révélations seront faites.

Québec, l’horloge de la tour centrale…

Dans le cadre de « Horloges et Débats« , une exposition consacrée dès le 7 janvier 2010 au rôle du temps dans le fonctionnement du Parlement, les visiteurs pourront, en petits groupes et sur rendez-vous, faire la découverte de l’horloge de la tour centrale, oeuvre maîtresse de l’horloger Cyrille Duquet. L’occasion citoyenne pour les Québécois d’affiner leurs connaissances civiques, puisqu’un quiz parlementaire accompagnera la visite d’une quinzaine d’horloges faisant partie du patrimoine de l’Assemblée. A découvrir dans le hall principal et la galerie des présidents de l’hôtel du Parlement.

Nardin Ulysse, horloger loclois

Ulysse Nardin n’a que 23 ans lorsqu’il s’établit au Locle en 1846 pour y développer ses propres chronomètres et montres de poche compliquées. Toutefois, il disposait alors déjà d’un riche bagage d’expériences acquises auprès de Frédéric-William Dubois, spécialiste de chronomètres de marine et des montres astronomiques. D’ailleurs, avec Henry Grandjean et Louis JeanRichard (autres célèbres horlogers), il fonde la «Swiss Marine Chronometer Industry». Quand on pense que le Jura se situe à des centaines de kilomètres de la mer!

Décentrées, ces montres qui suivent votre regard.

28 octobre 2009. Vacheron Constantin reçoit le prix Montre de l’Année, imaginé il y a plus de 15 ans par les deux co-fondateurs du magazine Montres Passion. Le modèle récompensé Historiques American 1921, affiche une asymétrie facilitant la lecture de l’heure et empruntée à l’histoire de la marque. Effet design séduisant. Un client américain, durant les années folles, aurait exprimé le voeu de voir l’heure d’une manière plus logique, c’est à dire dans l’axe du regard. Ainsi, le 12 du cadran et le poussoir avaient été décalés à 13h00. Une sorte d’anticonformisme osé, un décentrage conférant à ce modèle, même dans sa version 2009, une attractivité vintage. Apparemment, ce client américain n’aurait pas sévi uniquement chez Vacheron Constantin, puisque sur eBay, un modèle Cyma, dont l’estimation de datation pourrait bien remonter à la même époque (années 20) affiche un design similaire. Y avait-il déjà à cette époque des dépôts de modèles? Si oui, à qui revient l’antériorité? Va falloir creuser un peu… Et si ce design n’était finalement qu’une manière de recycler une montre de poche en montre bracelet? Appel à historiens, svp…

Montre automatique, Hubert Sarton réhabilité, grâce à Joseph Florès

Ce n’est pas Alexander Graham Bell qui inventa le téléphone, mais Antonio Meucci, un illustre inconnu italien qui en avait fait démonstration en 1860 à New York (décision de la Chambre des Représentants du Congrès le 11 juin 2202). Non, Thomas Alva Edison n’a pas inventé le phonographe, il l’aurait seulement fabriqué. L’histoire se fourvoie, parfois. La montre automatique, autrefois appelée « perpétuelle » ou à « secousses » a fait l’objet de nombreuses recherches. Selon ce qu’affirment Alfred Chapuis et Eugène Jaquet dans leur ouvrage référence La Montre Automatique Ancienne de 1770 à 1931« (paru en 1952 chez Griffon), sa paternité est attribuée à Abraham Louis Perrelet. Or, dans la Revue Française des Bijoutiers (N° 113, mai 1949) Léon Leroy écrivait à propos de cette montre dont l’existence remonte bien vers 1780 « Il faut louer sans réserve le mécanicien anonyme et de grand talent qui a conçu et réalisé ce système simple et efficace. » Pierre Huguenin, autre spécialise d’horlogerie, corrobore cette allégation quelques mois plus tard, espérant « qu’un chercheur heureux percera peut-être ce qui reste de mystérieux dans l’origine de cette intéressante montre. » Finalement, c’est l’historien Joseph Florès qui résout l’énigme après avoir consulté un manuscrit de l’Académie royale des sciences de Paris daté du 23 décembre 1778, signé des rapporteurs Jean-Baptiste Leroy et De Fouchy, contresigné par le marquis de Condorcet. Ce document décrit avec précision une montre qui s’avère absolument identique à celle de la collection Léon Leroy, attribuée plus tard à Perrelet! En réalité, l’auteur du dépôt concernant cette montre est (1748-1828), Dieudonné-Hubert Sarton, horloger de la Principauté de Liège. Dans les Cahiers du Laboratoire RECITS 6/2008 (Cahiers de Laboratoire édités par l’UTBM (Université de technologie de Belfort Montbéliard), le scientifique Pierre Lamard enfonce le clou dans son « plaidoyer pour un débat« . A lire également l’excellente mise en lumière du journaliste Gregory Pons, le 18 décembre 2006.

Joseph Florès, historien. Origines du rotor revisitées…

Merci à l’histoirien Joseph Florès (voir son portrait). L’Histoire lui doit une de ces rectifications qui la rend crédible. Qui peut répondre à sa question? « Il est aisé de trouver le brevet sur le tourbillon qui date de 1801. La même chose pour l’échappement libre de Pierre Leroy en 1748… Les éléments sur le spiral de Huygens sont connus. Ceux de l’ancre de Mudge idem. Mais qui peut fournir ceux attribuant à Perrelet l’automatique à rotor?« . L’érudit a, par ses recherches et grâce à la découverte d’un manuscrit oublié, rendu à Dieudonné-Hubert Sarton, horloger belge la paternité de cette invention, injustement attribuée à Abraham Louis Perrelet.

Musée de la Montre racheté par deux communes…

Juste après avoir reçu une substantielle (!) subvention (7′715 Euros sur l’enveloppe de 2 millions d’Euros votée par le Conseil Général du Doubs en France), le musée de la Montre de Villers-Le-Lac (ville frontière avec Le Locle), connu également par les connaisseurs sous l’appellation Musée « Droz-Florès » se fait racheter par… deux communes concernées. En effet, Villers-Le-Lac et le Val-de-Morteau décident de casser leur tirelire et d’acquérir la collection d’Yves Droz estimée à 480′000 euros. Oh, pas en une fois, puisque le propriétaire a accepté un règlement sur 20 ans, ce qui représente 24′000 Euros par année. Les pièces, témoins d’une histoire horlogère d’une région qui eut ses heures de gloire, resteront dans les murs de l’ancienne usine de montres, ouverte au public en 1997. Au moins, les autorités de ce côté-là de la frontière, lancent un signal fort: cette culture-là, l’horlogerie, mérite qu’on l’entoure d’efforts pour qu’elle rejoigne le patrimoine universel et qu’elle ne prenne pas le risque de glisser dans l’oubli. Rappelons que ce sanctuaire historique est aussi le fief de l’historien Joseph Florès, sommité du savoir horloger et éditeur de Horlogerie Ancienne, la revue officielle de l’A.F.A.H.A (Association Française des Amateurs d’Horlogerie Ancienne).

Pensée temporelle…

«Je suis une partie de tout, comme l’heure est une partie du jour» – Epictète

Musées horlogers et lieux historiques…

Régulièrement remis à jour, les menus déroulants du bloghorloger.ch viennent de s’enrichir de quelques adresses historiques, propices aux découvertes muséales, sur la trace de l’horlogerie ou des branches affiliées.

Musées indépendants: Musée Brodbeck Guillocheur (CH, Jura), Watch Valley (ballade horlogère en Suisse), La Route des Musées (selon le site hautehorlogerie.org), Mines d’Asphalte de la Presta à Travers (CH, canton de Neuchâtel), Musée Jean-Jacques Rousseau à Môtiers (CH, Canton de Neuchâtel), Musée Jurassien d’Art et d’Histoire, Délémont (CH, Canton du Jura), Musée Industriel du Val de Travers (CH, Canton de Neuchâtel), Musée Historique de Bâle (CH, Canton de Bâle), Musée du Fer et du Chemin de Fer, Vallorbes (CH, Canton de Vaud), Gewerbemuseum Winterthur (CH), Fondation Bodmer, Cologny (CH, Canton de Genève), Musée National Maritime de Greenwich (UK).

Musées des marques: Villa JeanRichard (CH, La Chaux-de-Fonds), L.U.CEUM, Traces du Temps, Manufacture Chopard à Fleurier (CH, Canton de Neuchâtel), Cité du Temps Genève (CH).

Le Locle horloger, guide en 39 étapes

Au commencement, la Place du Marché, où un panneau indicateur vous incite au parcours en 39 étapes, toutes dédiées à l’histoire horlogère, pour vous mener en apothéose au Musée d’Horlogerie des Monts. Au passage, vous aurez croisé les demeures des personnages qui marquèrent de leurs doigts d’or l’horlogerie comme l’actualité récente. Avec un peu de chance -et d’organisation à l’avance, vous pourrez même visiter quelque manufacture informée au préalable de votre visite. Inauguré en juin 2004, cette balade instructive vous amènera à fouler les pas des Ulysse Nardin, Daniel JeanRichard, Jacques-Frédéric Houriet ou Abraham-Louis Perrelet. Il y en a tant d’autres…  En attendant, plongez-vous dans la lecture de ce guide baptisé le Locle Horloger.

Culture horlogère, générosités subventionnelles…

Sur l’enveloppe de deux millions d’euros votée par le Conseil Général du département du Doubs, en France, quatre montants de € 7′510,00 ont été généreusement attribués à quatre petits musées ruraux, dont Le Musée de la montre de Villers le Lac (Droz-Flores), let le Musée de l’horlogerie du Haut Doubs à Morteau. Quelle générosité! En comparaison des € 95′636,00 attribués àl’extension du tremplin de  saut à Chaux Neuve et des € 98′962,00 dédiés à la construction de 7 logements pour la gendarmerie de Morteau. C’est mieux que rien. bloghorloger.ch appelle ceux qui connaissent les chiffres suisses à se manifester. L’horlogerie, parent pauvre de la Culture et provider riche de l’économie…

Tchouhadjian, Kevork, horloger impérial

Le père du célèbre compositeur Dikran Tchouhadjian, Kevork Tchouhadjian était horloger. Il exerçait dans la cour impériale du sultan Abd ul-Mejid durant les années 1860 et c’est son fils qui fonda le premièr Opéra dans l’empire ottoman. La tradition commerçante des bijoutiers arméniens, connue des siècles durant et relatée par Evlya Çelebi (1611-1682), célèbre voyageur de l’Empire Ottoman, faisaient de Constantinople, de Van et de Garin d’importants centres joaillers.  A partir du 18ème et 19ème siècle, les Arméniens dominent la classe des bijoutiers à Constantinople. Dans un édit publié en 1806 par le sultan [Selim III], sur les dix-sept meilleurs bijoutiers recensés un seul est grec, tous les autres sont arméniens. La qualité du travail produit par les bijoutiers et les orfèvres arméniens surpassait celle de leurs homologues européens. Les orfèvres arméniens se révélèrent aussi des artisans accomplis, lorsqu’ils se mirent à travailler les pierres précieuses, en particulier les diamants. Polisseurs, tailleurs et sertisseurs arméniens de diamants rivalisaient d’excellence avec leurs homologues de Hollande, Belgique et France.

Duvoisin, Paul-Fritz (1854-1912)

Val de Ruz, canton de Neuchâtel. Paul-Fritz Duvoisin (1854-1912) ouvre un atelier en 1904 au Genevey-Sur-Coffrane. Son fils, Henri-Paul (1882-1947) poursuit l’oeuvre paternelle jusqu’à son décès. L’entreprise Duvoisin & Cie fait du montage de mouvements et produit ses propres montres. Un an avant sa mort, Henri-Paul implique dans l’affaire ses deux fils, René et André toutefois, entre 1947 et 1975 -année de la triste crise, c’est sa veuve, Sophie-Elisabeth qui imprime à l’entreprise familiale sa griffe. Comme l’instauration d’un fonds social en faveur du personnel. Ses marchés sont l’Europe et l’Amérique latine. Dès 1975, André, de la troisième génération des Duvoisin, perpétue la tradition jusqu’en 1996. L’entreprise est reprise depuis par Jean-Marc Bréguet, photographe horloger à Neuchâtel et Jean-Dominique Cornuz, patron de l’entreprise Valrutech. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses horlogères du cru. On l’aura compris, cette marque neuve, Henri Duvoisin, sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs.

Chronométrie 2009, Jaeger LeCoultre double-gagnante!

« And the winner is… » Jaeger LeCoultre Master Tourbillon (Calibre 978, 30 mm de diamètre, 28′000 alternances par heure), avec 909 points! Deuxième place… également Jaeger LeCoultre avec sa Reverso Gyrotourbillon (Calibre 174), selon l’aveu d’un responsable de la Manufacture! Au terme d’un sacré périple, enduré depuis l’annonce officielle du concours lors de la journée d’études de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, à Polyexpo La Chaux-de-Fonds, en septembre 2008, c’est finalement Jaeger LeCoultre qui remporte, avec deux modèles, la palme la plus prestigieuse de l’horlogerie de précision sur 13 candidats au Graal suprême représentant 16 modèles. Jusqu’à l’arrivée du quartz, les célèbres concours de Chronométrie, qui avaient le mérite de mettre en exergue le métier de régleur, avaient cessé. Jusqu’à cette relance, si porteuse de promesse -malgré un nombre trop insuffisant de candidats, orchestrée sous l’égide du Musée d’Horlogerie du Locle (Château des Monts) dans le cadre de son 50ème anniversaire. Le jury,  présidé par M. Michel Mayor, astrophysicien, de l’Observatoire de Genève, s’est réuni le 16 octobre 2009 comme prévu depuis de nombreux mois. En son sein, Laurent-Guy Bernier, de METAS -Office Fédéral de Métrologie, Commissaire technique ainsi que  Jonathan Betts du Musée Maritime National de Greenwich, Girolamo Ramunni, Professeur pour l’histoire des sciences et de la technologie au Centre National des Arts et Métiers à Paris, Philippe Bloechlinger, Directeur général de Witschi Electronic AG à Büren a/Aare, Raymond Besson, Professeur à l’Université de Besançon, spécialiste des horloges atomiques de très haute précision, et enfin Anne-Marie Jacot-Oesch, avocate et notaire au Locle. C’est cette dernière qui a accompagné les pièces durant leurs voyages d’un institut à l’autre afin de garantir que toutes les conditions de confidentialité et de surveillance des pièces soient respectées. Pour les indépendants, la palme revient à René Addor pour son Calibre Papillon, réserve de marche de 11 jours, réhabilitant lui aussi le 28′000 alternances par heure au sein d’un format raisonnable de 37,20 mm de diamètre. 795 points, un exploit!

Chronométrie concours. Proclamation des résultats.

Il faudra attendre 17h45, heure de l’embargo le 3 décembre prochain, pour connaitre l’issue d’un concours qui fait revivre les plus belles heures de l’horlogerie. Car si la relance des concours de Chronométrie, sous l’égide du Musée du Locle, Château des Monts, n’a pas fait le plein en matière de candidats et de dépôts de dossiers, les résultats risquent fort, surtout s’ils couronnent une marque disposant de quelques moyens communicationnels, d’affoler le monde des connaisseurs et des passionnés. Le Président du Comité d’Organisation, Claude-Henri Chabloz, dévoilera ce palmarès en présence des autorités suivantes: Marcelo Droguett, Conseiller communal en charge des affaires culturelles, Gérard Triponez, Président du comité du Musée d’Horlogerie du Locle, Bernard Vaucher, Chargé de Promotion de la Ville du Locle. Côté scientifique, les responsables des laboratoires de test des villes de Besançon, du Locle et de Bienne, seront également de la partie. Une raison de plus de s’y rendre. Lire le dossier paru dans JSH – Journal Suisse de l’Horlogerie, septembre 2008.

Marabella de Consul, existe en Champagne.

Beau et viril, ce chronographe Marabella, hélas habité par un mouvement quartz, affiche ses trois cadrans dont à 6 heures, celui dédié à la petite seconde sautante. Etanche à 100m, date à 4 heures, glace saphir. Bracelet à boucle déployante, en cuir. Existe également en cadran champagne, idéal en cette avant-fête. Rescapée de la crise des années 70, la marque Consul est retournée en 1998 à Neuchâtel, canton de son origine. Et dire que cette plus que centenaire était une manufacture, liée par mariage avec la marque Girard Perregaux, et détentrice pour la première fois en 1951 de son premier certificat de chronomètre décerné par l’Observatoire de Neuchâtel. Sa marque soeur, Catamaran, a été créée en 1983. Voir le eShop de Consul.

Herzberg, Nathaniel, « Le Musée Invisible » (livre)

Raconter dans un livre la plupart des affaires de vols de tableaux ou d’oeuvres d’art, voici une belle aventure dont la liste débouche sur ce Musée Invisible qui se ballade dans la nature (Editions Toucans, 208 pages). L’auteur est journaliste au journal « Le Monde » et s’est visiblement inspiré d’un autre bouquin, plus antérieur, celui de Simon Houpt nommé « Tableaux Volés » (Editions Bachès) . Qu’importe, il comporte un oubli de taille! Même s’il raconte les cambriolages commis en 2008 à la Fondation Bührle de Zurich ou ceux qui ont démuni la Fondation Neumann de Gingins en 2004, pas de trace du casse Route de Malagnou à Genève, là où étais sis le Musée de l’Horlogerie et de l’Emaillerie, un autre espace patrimonial devenu invisible depuis. Lire la news Musée rayé de la carte.

Livre: dis-moi le temps…

Pour en savoir plus sur le temps qui passe, que l’on perd, celui dont on rêve, pour découvrir à deux -enfant et adulte ensemble, cette relativité temporelle, rien ne vaut le bouquin « Dis-Moi Le Temps » écrit par Bartolemeu Capos de Quieros et Alfonso Ruano (Editions Le Sorbier). L’enfant demande au vieil homme: -Pourquoi ton visage a-t-il tant de rides? -C’est à cause du temps, mon enfant? -Du temps? Mais je ne l’ai jamais vu…. Poésie, poésie…

Odobey Cadet, Louis-Delphin

Louis-Delphin Odobey (1827-1906), appelé également Delphin, crée à Morez en 1858 l’une des plus importantes maisons d’horlogerie d’édifice de France. Victor, Jules et Albert, ses trois fils, reprennent l’entreprise qui sera cédé au fils d’Albert, Georges Odobey. En 1880, le fils du fondateur crée également de son côté une autre entreprise dédiée à la même fabrication. Les horloges Odobey -installées dans toutes la France, les fabriques Prost (Paget), Crétin l’Ange et Bailly-Comte, constituent l’essentiel de la production morézienne d’horloges d’édifice.

Marin, Jean-Yves, nouveau patron du MAH

Depuis le 1er octobre 2009, Jean-Yves Marin remplace Cäsar Menz à la tête du Musée d’Art et d’Histoire de Genève. Dans une interview d’Etienne Dumont parue dans la Tribune de Genève, il affirme qu’il faut « régler le problème du Musée d’Horlogerie« . Et d’informer que le bâtiment route de Malagnou sera abandonné -il serait mal adapté. L’annonce officielle sera faite prochainement et les collections, entièrement reconstituées par la ferveur tenace de la Conservatrice Estelle Fallet trouveront refuge rue Charles Galland, leur lieu originel. Mais au fait, le Musée existe-t-il encore? Ou est-il devenu « corpus de Collections » intégrées au MAH? Lire le post « Musée de l’horlogerie genevois, rayé de la carte« .

Genève: Musée d’Horlogerie rayé de la carte?

Le Musée de l’Horlogerie et de l’Emaillerie aurait été rayé de la carte! En tous les cas, son statut d’entité propre, filiale du Musée d’Art et d’Histoire (MAH), obtenu entre 1969 et 1972 a simplement été biffé, pour devenir -et le mot est pompeux, un corpus de « collection » témoins signifiants d’une industrie majeure exercée dans la Cité depuis le 16ème siècle. Le bloghorloger.ch n’a pu obtenir aucune confirmation officielle de cette news, puisque aucun pv de séance n’en témoigne. Toutefois, le message est gravement explicite. Les mots ne sont ni anodins ni innocents. On veut bien que l’horlogerie soit une industrie, une économie, mais de là à la considérer comme une culture à part… Et n’allez pas nous dire que c’est le braquage de 2002 qui a traumatisé à ce point. Genève, capitale mondiale de la haute horlogerie, privée de Musée! Ou disposant d’un sous-musée, une sorte de département rattaché au Musée d’Art et d’Histoire… Plaisanterie, on aura tout vu.

Louis Chevrolet, sa Driver 1911 revit!

Liée à AJS -Développement, entreprise familiale dirigée par André Saunier, connu pour sa gouaille toute jurassienne, Louis Chevrolet, la marque  horlogère, essaime ses modèles depuis Porrentruy. Une sorte de conquête, placée sous la maxime « Never Give Up« , si chère à l’exilé franco-suisse qui, au début du siècle passé, quitte sa famille en 1900 pour la terre promise. Après une carrière dans le pilotage automobile, Louis Chevrolet crée la voiture qui porte son nom. Afin de faire revivre dignement ce passé, la marque horlogère jurassienne, qui essaime par le monde une collection plutôt réussie de modèles,  s’apprête à célébrer ses portes ouvertes, -5 à 6 décembre 2009, et à s’offrir un buzz: la Concept Watch Driver 1911 est annoncée. A vos plumes.

Ludwig Oechslin, lauréat à portées multiples

En gratifiant le 14 novembre 2009 le Dr. Ludwig Oechslin de « Prix Spécial du Jury« , les jurés du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, se rendent-ils compte à quel point leur choix est à portées multiples. Primo, ce savant est porteur du message d’une haute horlogerie pas seulement genevoise, notamment par les réalisations compliquées qu’il fit pour le compte de la marque Ulysse Nardin. Secundo, il est l’organisateur du prix Gaïa, un autre prix horloger, plus ancien, existant depuis 1993, considéré comme l’émanation la plus scientifique de la reconnaissance horlogère, décerné par l’Institut l’Homme et le Temps. Tertio, il représente l’histoire horlogère avec un grand H puisqu’il est le conservateur du seul musée international d’horlogerie au monde, celui de La Chaux-de-Fonds, le MIH. En l’élisant, le Jury 2009, consciemment ou non, s’est approprié un faisceau de valeurs qui serviront à son expansion.

Michel Hade nouveau Directeur Général Bulova Swiss.

Bulova Corporation (siège à New York) nomme pour remplacer Robert Faessler en poste depuis sept ans, le Canadien Michel Hade à la direction générale de Bulova Swiss SA (Fribourg). Ce résident en Suisse, transfuge d’expériences professionnelles en terrain international notamment au sein de BRP (Bombardier International Products), et chez Bauch & Lomb (pharma). Depuis la Suisse qui différencie sa production à venir en lançant la marque Bulova Accutron synonyme de tous les produits swiss made, il gèrera les marchés italiens, européens, du Moyen-Orient d’Afrique et de la région Asie-Pacifique. Pour rappel, la marque est une société indépendante, associée à la Japonaise Citizen Watch Company Ltd. Elle a été fondée aux Etats Unis en 1875 par Josef Bulova, jeune immigrant en provenance de Bohème, qui ouvre à Maiden Lane (New York City) une première échoppe joaillère.

Galilée célébré jusqu’au Nobel, merci Panerai.

En 1609, le savant Galilée (Galileo Galilei, 1564-1642) dirigeait son télescope vers le ciel et, suite à ses observations, redessinait la carte céleste. Il découvre des montagnes sur la lune, des explosions à la surface du soleil, les quatre lunes de Jupiter et… sait avec certitude que Copernic a raison: la terre tourne autour du soleil et non l’inverse. 2009 est décrétée Année Internationale de l’Astronomie par l’UNESCO, et l’exposition « Télescope de Galilée » quitte L’Institut et Musée de l’Histoire de la Science de Florence pour parcourir le monde jusqu’au Musée Nobel à Stockholm où un instrument original du maitre sera visible jusqu’au 17 janvier 2010.  Ce quatre-centième anniversaire d’une avancée majeure de la connaissance est partenarisé par Panerai, qui revendique au passage les même racines toscanes que celles du savant.

Wanted, «La Captive» de Cyma…

En prévision de reconstituer ses trésors patrimoniaux, la marque Cyma lance une opération « retrouvailles » de montres anciennes. Puisque environ 30 à 40 millions de montres et réveils ont été vendus depuis la création de la marque en 1862, puisque certains modèles continuent d’être régulièrement vus dans les ventes aux enchères ou sur les sites du déjà-porté, on imagine qu’elle pourrait avoir un certain succès dans cette recherche, d’autant qu’elle offre en contre partie et si le modèle retrouvé correspond à une étape cruciale de son histoire, une montre de la collection actuelle. Toutefois, le modèle le plus recherché demeure « La Captive », cette montre sur laquelle Colette s’était fendue d’un poème hommage. Qui trouvera cette pièce rare ?

Echange d’oeuvres patrimoniales.

Or donc, le Musée des Beaux-Arts de Dijon sera en transformation durant de trop long mois. D’où l’idée de prêter jusqu’en 2012, pour les mettre en résonance avec les homologues du cru, une vingtaine d’oeuvres majeures des arts décoratifs de la Renaissance au Musée National de la Renaissance (Château d’Ecouen, dans le Val d’Oise). Au nombre de ces trésors: armes, peinture, mobilier, céramique, étains et, plus proche des arts qui nous concernent, orfèvrerie, émaux peints et… horlogerie. Comme cette montre « Oeuf de Nuremberg » entourée d’une collection d’instruments de mesure… (Source, le Blog de Benoît de Sagazan.)

Favre, la dynastie horlogère…

Que les historiens sont utiles! La première mention d’un Favre à la tête d’une dizaine de générations consacrées à l’horlogerie, a été retrouvée. Abraham Favre (1685-1762) reçoit une lettre d’Acquis datée à valeur du 1er janvier 1751. Dans un français obsolète aux délicieuses tournures, il est écrit: « Pour le Sieur Abraham Favre Maitre Horloger du Locle Bourgeoins de Valengin; D’un Bienfond à luy vendu par le Sieur Procureur de Messieurs Harscher, Négociants et Bourgeois de la Ville de Basle, Situé à Montpagin (…) Mairie dudit Locle« . Suivent deux autres Abram Favre (1702-1790), Abram Favre (1740-1823), puis un Frédéric Favre (1766-1840), un Henry-Auguste Favre (1796-1865), d’un Fritz Favre (1828-1877), d’un Henri-Adrien Favre (1865-1961), d’un Henry-A. Favre (1908-1972). Pour continuer avec les deux frangins Florian (1942) et Eric A. Favre et, plus près de nous, d’un Laurent (1973) et d’un Stéphane (1969). Faites le compte, en tout 10 générations qui englobent la célèbre marque Favre-Leuba passée en mains espagnoles et relancée en 2007. Du côté des descendants de cette épopée horlogère, le bruit veut qu’une marque, dotée d’une raison sociale antérieure à l’époque connue, vienne faire revivre le nom: A. Favre & Fils. Sûr que l’Histoire et ses plus-values culturelles ne manqueront pas de leur venir en aide… Et dire que Wikipedia fait l’impasse sur le premier de cette dynastie!

Saint-Nicolas d’Aliermont, le musée. Expo à voir

Fondée par les Archevèques de Rouen, la paroisse Saint-Nicolas D’aliermont croise l’histoire horlogère en 1725, avec l’arrivée de Charles-Antoine Croutte. L’horlogerie normande connait de belles heures, avec des entreprises comme Denis Frères ou les Ateliers Vaucanson qui se portent, au sortir de la mutation industrielle des années 1979-1980 vers d’autres marchés plus porteurs (aéronautique, téléphonie). Ce terreau normand est aussi peuplé par quelques  traces industrielles mythiques comme l’horloge Saint-Nicolas (production de qualité reconnue durant le XIXème siècle, avant le passage au réveil, à la pendule murale et à la montre), ou comme les Réveils Bayard (entreprise phare de 1867 à 1989). La science et le contrôle du temps font également partie du patrimoine local, puisque des chronométriers aliermontais, alors en concurrence avec les horlogers anglais, y ont conçu et réalisé des horloges de marines d’une grande précision: Delépine, Pons, Scharf ou Gannery… Du 24 juillet au 30 décembre 2009, exposition « L’heure en Voyage« , Musée de l’horlogerie Saint-Nicolas d’Aliermont.

Dix écoles d’horlogerie suisses. Le livre.

Ceux qui auront raté l’extraordinaire exposition lancée par Estelle Fallet dans un espace emprunté au Musée d’Art et d’Histoire de Genève -puisqu’elle est orpheline de musée depuis le célèbre vol route de Malagnou, pourront s’offrir sur la durée une séance de rattrapage des plus instructives. Grâce aux éditions Simonin (voir le profil d’Antoine Simonin). Le livre, proposé à CHF 95.00 en souscription (dépêchez-vous après il sera à CHF 120.00), sortira sous peu, début 2010. 1000 exemplaires prévus en français pour un ouvrage imposant: 24 x 30 cm, plus de 500 pages richement illustrées, impression sur papier couché, reliure cousue fil et couverture cartonnée. Y seront présentées la plus incroyable collection de montres d’écoles, de Genève, La Chaux-de-Fonds, Le Locle, Fleurier, Neuchâtel, Saint-Imier, Bienne, Soleure, Porrentruy et Le Sentier. Commander: info@booksimonin.ch.

Les complications ont-elles une éthique?

Certes oui, car elles sont issues de besoins pragmatiques à résoudre. Ainsi, à l’heure où les éclairages des intérieurs étaient à la merci de luminaires alimentés par des combustibles, il fallait, durant la nuit, pouvoir entendre l’heure. Ainsi naquit la reine des complications, la répétition minute. L’éthique voudrait que, même sous la pression d’un client hypra-fortuné, désireux d’ajouter de la matière luminescente aux aiguilles de sa grande sonnerie ou de sa répétition minute, l’horloger aie le courage de dire « non, c’est contre nature. » De la même manière, à l’époque où horlogerie et paysannerie étaient indissociables, l’idée de pouvoir disposer au poignet (ou dans sa poche) d’un indicateur de phases de lune, n’avait rien d’esthétique ou de cosmétique. C’était une nécessité. Ainsi devrions-nous traquer tous les modèles qui arborent des disques phases de lune dont l’opacité ou l’absence de fiabilité dans leur lecture, interdisent la juste perception de ces phases. Devenues inserts esthétiques plutôt que services à rendre, ces complications ont perdu de leur essence. D’autres exemples? Merci d’apporter vos commentaires.

Chronographe, la campagne oubliée de la FH

Entre 1962 et 1966, la Fédération Horlogère Suisse lançait une campagne de promotion du chronographe. D’où les lancements par les fabricants de plusieurs nouveautés. L’exportation de chronographes suisses était passée en Europe de 52′000 unités à 173′000 en 1964. Certains joyaux historiques sont issus de cette période. Le Chrono-Matic, développé par Dépraz & Cie (devenue Dubois Dépraz) et Bürren était réservé à Heuer Leonidas (devenue TAG Heuer) ainsi qu’à Breitling et Hamilton qui rachètent en 1966 Büren. Sa sortie publique date du 3 mars 1969, soit quelques semaines après le 10 janvier, date de la présentation pourtant pas aboutie, du El Primero de Zenith-Movado. La nouveauté s’était-elle ébruitée, forçant la Locloise se jouer les précurseurs armée uniquement d’un proto? Certains le pensent, ce qui n’enlève rien aux mythes…

Courvoisier, qu’est devenue la marque? Quiz!

Bloghorloger.ch serait heureux de connaitre l’identité du Russe qui a acquis cette marque horlogère (classe 14) dont l’histoire pourrait être aussi prolifique que celle sur laquelle s’appuie des Jaquet Droz, des Breguet ou autres perles historiques. Il n’y a pas si longtemps, un avocat de la place neuchâteloise fut contacté par un groupe américain en quête d’emplettes horlogères. Courvoisier était sur les rangs. Le service juridique dudit groupe ayant quelque peu trainé, c’est un Russe qui s’est emparé du joyau pour un montant d’une centaine de milliers de francs suisses. Le groupe s’est consolé en achetant, pour plusieurs millions, une marque chaux-de-fonière à quatre lettres. Dans l’attente de vos commentaires pour en savoir plus…

De ‘Del Pastor’ à la ‘Machine à Ecrire le Temps, Jaquet Droz

Del Pastor, la pendule dite « du berger » est partie en 1758 de La Chaux-de-Fonds pour un incroyable périple qui l’a menée à Madrid où elle se laisse encore admirer dans la salle Gasparini du Museo Nacional de l’Ancien Palais Royal. sur recommandation de Lord Keith, Seigneur écossais nommé gouverneur de Neuchâtel par le Roi de Prusse Frédéric II, le souverain d’Espagne avait accepté qu’on lui présentât les oeuvres de l’horloger suisse Pierre Jaquet Droz (1721-1790). Après qu’il eût fait jouer ‘plus de cent fois’ ces trésors d’ingénierie micromécanique, il s’en porta acquéreur pour la folle somme de 2000 pistoles d’or. La mémoire de l’horloger Jaquet Droz est sauve et célébrée en 2009 par Manuel Emch, l’actuel CEO de la marque éponyme qui sort une « Machine à écrire le Temps » dans la plus pure lignée des automates JD. Pour quelle raison, le Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel, où s’admirent quelques automates laissés en héritage, craint-il de se voir associé à l’histoire contemporaine de ce nom?

Chronométrie, adieu la raison d’état?

Dans la plus totale indifférence, les autorités neuchâteloises, s’appuyant sur un rapport justificatif surtout des coûts d’exploitation jugés trop élevés, ont fermé l’Observatoire de Neuchâtel, offrant à l’horlogerie française quelque trophée à brandir puisque Besançon demeure désormais le seul témoin d’une époque où la chronométrie était classée raison d’état. Certes, afin d’éviter redondances et démultiplication des moyens allocataires, ses activités ont été judicieusement réparties. Au travers de ce fait divers, l’éclairage du Président de la SSC, Jean-Daniel Dubois, aide à la réflexion: « La Société Suisse de Chronométrie a un rôle essentiellement scientifique, pas politique. Elle doit soutenir les projets d’amélioration de toute mesure du temps. Historiquement, c’était une mission d’Etat que d’offrir à la mesure du temps une certification sous contrôle, comme pour le poids ou la longueur. Aujourd’hui, ce sont les scientifiques qui s’acquittent de cette fonction, au travers des bureaux du COSC et par l’octroi de labels et de poinçons… » Et la culture bord…? Désormais sortie de la raison d’Etat, la chronométrie pourrait au moins servir d’alibi électoral aux détenteurs des portefeuilles culturels. Tandis que notre pays s’alloue les moyens de disposer d’un Monsieur Cinéma -ne sommes-nous pas mondialement reconnus pour notre savoir-faire cinématographique, il persiste à ne pas reconnaître à l’horlogerie un statut de culture à part entière.

SSC, bientôt la science…

Le 16 septembre 2009, Jean-Daniel Dubois, actuel président pour trois ans de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, s’apprête à recevoir avec son équipe à Lausanne Beaulieu environ 700 personnes dédiées à l’intérêt scientifique de la mesure du temps. A l’heure de ces lignes, les conférenciers (et conférencières) doivent aiguiser leurs mimiques face aux miroirs de leur intimité. Une expo d’une rare intensité, environ 80 modèles prêtés par les Musées horlogers de Genève et de La Chaux-de-Fonds, réunis pour la première fois et pour… un seul jour. Si seulement cet incroyable condensé d’histoire horlogère, liée aux complications et à l’esthétique (le thème de la journée), pouvait profiter à un public plus global… Les présents sauront-ils apprécier toutes les richesses exposées… En auront-ils le temps? Et du côté de Genève, se décidera-t-on enfin à doter l’inestimable collection de vitrines publiques? En attendant, grande première, seront également exposées les montres décortiquées par les conférencier. Histoire de démontrer, c’est un voeu pieux du Président, que la théorie c’est bien, mais « Ã§a doit marcher… ».

Cyma, le 150ème c’est demain.

Dans trois ans, le 150ème anniversaire. Espérons que la marque locloise née en 1862, quelque peu déshéritée de son passé et de sa richesse historique par plusieurs années de concentration « facile » sur le marché qui marchait le mieux, les US, renaisse de ses cendres. Et s’embarque dans la réouverture de l’ensemble des pays dans lesquels elle était profondément enracinée. Avec un nombre d’environ 40 millions de montres et réveils vendus durant son histoire, imaginons que les terres à regagner couvrent l’ensemble de la planète, de l’Europe du Nord jusqu’à l’Afrique du Sud. D’ailleurs, au Pays de Mandela, un petit malin s’est approprié le nom, il n’y a pas si longtemps. Alors que nous prépare-t-on du côté de la Rue des Billodes? Espérons qu’un calibre soit au menu, ce serait la moindre. Souvenez-vous le réveil 8 jours qui réveillait trois foyers suisses sur quatre. Il était doté d’un calibre qui pourrait bien, soudainement, devenir un mythe s’il était adapté au poignet. Les ingrédients y sont, et la trentaine de collaborateurs (il y eut un temps 2′500 personnes), mériterait d’avoir des perspectives à la hauteur du trésor patrimonial sur lequel ils sont assis. Déjà, l’ensemble de l’équipe américaine vient d’être changée, voire réengagée sur d’helvètes bases. Peut-être aussi qu’un ménage sera fait dans le nombre des références, trop élevé pour l’époque. L’ancienne manufacture, liée à l’histoire de Tavannes Watch (parce que les Juifs n’avaient pas le droit de s’établir au Locle), mérite une résurrection que ses volumes actuels pourraient lui permettre de financer…

Outillages anciens chez Journe, jusqu’à fin octobre 2009.

L’espace d’accueil de la Manufacture F.P. Journe, située entre Arquebuse et Synagogue à Genève, reçoit la visite d’objets sortis tout droit d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Car le seul CEO horloger de la branche capable de descendre à l’établi et d’en remontrer à son meilleur élément, le maître de l’invenit et fecit, est également gorgé d’une culture historique dont il aime, de temps à autre, partager quelques fragments. Le cursus de la mesure du temps passe par l’outillage. Ainsi s’émerveille-t-on face aux machines lustrées, témoins d’époques où le temps n’était pas encore de l’argent et où l’ingéniosité des horlogers laisse pantois: cinquante pièces dont des tours, des machines à guillocher, à pivoter, des machines à échappement, des outils à planter les échappements, des burins et des fraiseuses, ainsi que quelques pièces de mobiliers tels layettes, établis d’horlogers, etc… Accessoirement, on réalise que la taille XXL n’est pas une tendance nouvelle. Cinq cadrans du 18ème le démontrent.

El primero, un zeste d’histoire.

En espéranto, « le premier » se dit ‘el primero’. Dans l’histoire du chronographe, ce mouvement automatique intégré à haute fréquence, 36′000 alternances par heure, repose sur une roue à colonne mue par un rotor central. Baptisé à ses débuts calibre 3019 PHC, il est le fruit d’une alliance de compétences qui, hélas, semble ne plus être citée nulle part. En effet, on doit sa naissance à Zénith, bien sûr, mais avec l’aide de Movado et de Martel Watch (qui fabriquait les fameux calibres Universal et avait été rachetée par Zénith en 1960). Signe distinctif, le guichet date se trouve à 4h30 sur les modèles Zénith et à midi sur les modèles Movado de l’époque.

Patron horloger à 22 ans. Jonatan Gil reprend Dubey Schaldenbrand

Avec une once de nostalgie, nous devrons renoncer aux savoureuses escapades du côté des Ponts-de-Martel, sur les terres même de feu la mythique Martel Watch. Cette fabrique de mouvements, disparue à l’orée des seventies, livrait ses mécanismes aux plus grands noms du siècle passé. C’est en ses murs que Georges Dubey et René Schaldenbrand, horlogers réparateurs de talent, s’étaient rencontrés puis, en 1946, associés pour produire des garde-temps longtemps prisés par les collectionneurs. Ils y avaient d’ailleurs croisé Cinette Robert qui, après y avoir fait son apprentissage s’était envolée pour la finance, avant d’y revenir, en 1995, rachetant la marque et de lui donnant l’essor qu’on connaît. Une once de nostalgie aussi de penser que l’une des dernières CEO de l’horlogerie cède son siège à un représentant de la gent masculine. Les temps changent… C’est donc avec une salve d’enthousiasme que nous accueillons Jonatan Gil qui, après une année de travail au sein de la compagnie, vient de la racheter. Il la déménagera du côté de La Chaux-de-Fonds afin d’en bichonner le devenir qui s’appuiera sur les valeurs originelles de la marque. A 22 ans, il est le plus jeune CEO de la branche, ce qui ne l’empêche pas de faire preuve d’une sagesse étonnante. Tombé dans la marmite horlogère depuis sa naissance -sa famille y est active, il a déjà huit foires de Bâle à son actif et dispose d’un solide bagage informatique. Ses premières déclarations sont rassurantes: « Aucune révolution n’est prévue à court terme: la situation économique est difficile et il faut d’abord assurer l’opérationnel. Et j’ai le temps. Je compte conserver la philosophie de l’entreprise tout en la faisant évoluer. Une entreprise qui se veut artisanale peut aussi être moderne« . Vive la reprise, lorsqu’elle semble tant en phase avec les valeurs patrimoniales!

Reverso, l’histoire d’un mythe.

En Inde, après un match de polo, des officiers britanniques mettent leur ami César de Trey (1876-1953) au défi de créer une montre capable de résister aux chocs de leur sport favori. De retour en Europe, l’homme d’affaires expose le problème à Jacques-David LeCoultre (1875-1948), directeur de la Manufacture «LeCoultre & Cie» au Sentier (Vallée de Joux), entreprise fondée en 1833 par Antoine LeCoultre (1803-1881). Ensemble, ils créent la montre Reverso en collaboration avec la maison «Jaeger» de Paris, fondée en 1880 par Edmond Jaeger (1858-1922). Dessiné par l’ingénieur français René-Alfred Chauvot, le boîtier est breveté le 4 mars 1931 (N° 712′868). Réversible, il est constitué d’une boite mobile – renfermant le mouvement – qui pivote sur un brancard, auquel est fixé le bracelet. La face avant de la montre peut être retournée, en un geste simple et rapide, pour protéger le verre de la montre. En décembre 1931, César de Trey, qui a racheté le brevet à Chauvot, et Jacques-David LeCoultre fondent ensemble la maison de distribution «Spécialités Horlogères» (Lausanne puis Genève) pour commercialiser la montre Reverso ainsi que les autres créations de « LeCoultre & Cie» et «Jaeger Paris». La maison de distribution rachète le brevet. En 1937, elle est rebaptisée «Jaeger-LeCoultre.» Dès 1931, c’est la maison «Wenger» de Genève qui est mandatée pour la fabrication des boites. Durant le développement par «LeCoultre & Cie» de plusieurs calibres de formes destinés aux montres Reverso pour hommes et dames, la société «Spécialités Horlogères» utilise une série de mouvements produits par «Tavannes Watch Co» (canton de Berne). Nombre de ces montres-bracelets sont alors vendues par la maison «E. Gübelin» de Lucerne. Entre décembre 1931 et avril 1932, avec l’accord de César de Trey, fort du dépôt d’une marque du nom Reverso, et avec celui de Jacques-David LeCoultre, alors administrateur de la maison genevoise Patek Philippe, huit boîtiers sont vendus à la manufacture «Patek Philippe». Elle seront commercialisées sous la référence 106. Les mouvements utilisés étaient des calibres de forme ronde, ébauches LeCoultre. «Jaeger LeCoultre» possède toujours cet incroyable brevet. Tout commentaire quant à une éventuelle paternité «Patek Philippe» de ce modèle est à replacer sous la rigueur de ces données historiques.

Nuit des musées 2009.

Profitant de l’agenda des journées internationales et de celle consacrée pour la trente-deuxième fois aux Musées, trois acteurs neuchâtelois s’associent le week-end du 16 au 17 mai 2009 pour faire rayonner leurs trésors patrimoniaux. L’AMAJ (Association des Musées de l’Arc Jurassien), le RUN (Réseau Urbain Neuchâtelois) ainsi que le GMN (Groupement des Musées Neuchâtelois) dont la Présidence de Nicole Bosshart avoue ses proximités d’avec le MIH (Musée International d’Horlogerie) de La Chaux-de-Fonds. En tout, plus de 30 musées, répartis entre Littoral et Montagnes, parfois même en terres franc-comtoises, s’ouvriront, à force de programmes et d’expos spécifiques, à la curiosité des Neuchâtelois, en premier lieu, puis des curieux de tous horizons. Le tout avec des trains et des navettes gratuites. Visualiser le programme.

Qui est Gene Cernan ? Omega en quarantième.

Il est à ce jour le dernier humain et le onzième à avoir marché sur la lune. Certes Harrison Schmidt fut le dernier à poser le pied sur l’astre selène, mais il est remonté dans le LEM avant Cernan (né en 1934) qui était le Commandant de la mission Apollo 17 en décembre 1972. Il en ramené intacte une Omega Moon Watch. Lire sa bio sur le site de la Nasa. Omega s’apprête à célébrer le quarantième anniversaire du premier homme sur la lune par la reédition d’une série de Moonwatches comportant une mini-médaille Appolo sur le cadran, et une plus grande dans son écrin. Deux médailles exécutées par Huguenin Médailleurs au Locle, célébrant le 20 juillet 1969 le premier alunissage d’une mission spatiale habitée. Le cadran comporte l’inscription en rouge de « 02:56 GMT », l’heure universelle (UTC – Temps Universel Coordonnée), à laquelle Appolo 11 s’est posée.

Omega et les JO depuis 1932.

A Los Angeles en 1932, Omega fourni une trentaine de chronographes de poche et entame sa collaboration ininterrompue avec l’histoire du temps compté aux Jeux Olympiques. De plus, la marque y avait délégué un horloger chargé d’en vérifier l’impeccabilité de fonctionnement. Jusqu’à Turin en 2006, Omega aura donc été le chronométreur officiel de 22 Jeux Olympiques et compte cette donnée sportive comme composante indissoluble de son ADN. La montre de poche 1932, construite à partir de composants retrouvés et sur des principes immables de bienfacture, célèbre cette relation durable au fil d’une édition limitée à 300 pièces. Ors jaune, gris ou rose…

Pocket Watch Omega 1932

Son coeur bat au rythme d’un calibre OMEGA de 24’’’ (53,7mm), le 3889A, 36’000 alternances/h, assemblé à partir de composants restaurés. Chronographe à rattrapante intégré et contrôlé par une double roue à colonnes, ses platines et ponts, à l’époque dorés, ont été reconditionnés, rhodiés et mis en valeur par un grenage circulaire, décorés côtes de Genève. Ses composants acier sont satinés, ses deux roues à colonnes en acier bleui. Son boîtier artisanal or 18 cts jaune, gris ou rose, abrite un cadran de 57 mm en émail blanc, délicieusement traité à l’ancienne. Deux compteurs rapportés, rehaussés d’une minuterie «chemin de fer» en émail noir: celui des 30 minutes (situé à 12h) et celui de la petite seconde continue à 6h. Chiffres arabes en émail noir et échelle 5-60 minutes tranchent avec le rouge émail des écritures corporate (symbol et nom OMEGA), fidèles aux modèles utilisés lors des Jeux Olympiques de 1932. Les aiguilles des minutes (à 12 heures) et des secondes du chronographe sont bleues. Inévitablement, le fond du boîtier, frappé des cinq anneaux et du titre, des mentions « Limited Edition » et  « Official Timekeeper of The Olympic Games », se laisse ouvrir pour permettre l’accès visuel au mouvement, tout de même protégé par une glace saphir. 300 pièces numérotées, même si les mouvements retrouvés auraient permis une production d’environ du double.

Chefs d’oeuvres d’horlogerie, chez Patrizzi. 19 avril 2009

Caractérisé par son apparence géométrique, des lignes fortes, des surfaces décoratives et abstraites, par des couleurs intenses alternant des contrastes entre le blanc et le noir, le style Art Déco fait son apparition après l’exposition des Arts Décoatifs de 1925 à Paris. Influencé par les arts premiers d’Afrique, d’Egypte, de l’ancienne Perse ou de la civilisation aztèque, grâce à l’essor des techniques durant les années 1920, ce style, habitant également les pièces horlogères, est particulièrement prisé des collectionneurs. Oswaldo Patrizzi nous entraîne vers ces revivals le 19 avril 2009, à l’Hôtel Mandarin Oriental de Genève (anc. l’Hôtel du Rhône). Au menu notamment, une horloge meuble de Boucheron (1920), une Patek Philippe «Officier» à répétition (montre-bracelet produite en 1997 à seulement 10 exemplaires en référence 5024 or jaune) avec sa petite seconde à 6 h. Une montre de poche de soirée, signée Vacheron & Constantin, produite vers 1920 en or et émail ainsi qu’une montre de poche en or gris, astronomique, phases de lune, calendrier perpétuel, répétition minutes, chronographe à rattrapante et compteurs, signée Audermars Piguet, vendue par Gübelin vers 1930.

Racine, Ariste (marque ENICAR)

Vers 1913, Ariste Racine utilise un anagramme de son nom pour déposer à La Chaux-de-Fonds la marque ENICAR. Direction Lengnau où sa société déménage durablement. Ses modèles pour hommes, femmes, pour militaires, notamment ceux qui sont dotés d’une boussole intégrée débarquent sur les marchés. Vers 1950, un catalogue ENICAR présente d’autres modèles porteurs des noms Longeau ou Alprosa. 1956, pour la première fois et grâce à une expédition d’alpinistes suisses, le sommet de l’Himalaya est vaincu. Chaque membre de l’expédition porte une Enicar. La mention « Ultrasonic » désigne une technique unique de nettoyage des mouvements aux ultrasons, avant leur huilage. Robustes, les montres Enicar gagnent leurs lettres de noblesse avec la sortie en 1958 de la Sherpa Dive, une étanche à 200 mètres dont le fond gravé représente une huître ouverte avec sa perle, ainsi que l’inscription « Seeperl » qui désignera par la suite les montres étanches de la marque. Pionnier des boutiques monomarques, Enicar ouvre à Johannesburg un magasin éponyme, construisant sur le succès de son « Sherpa World Timer » un GMT. Le succès de la boutique arrive aux oreilles des détaillants qui se pressent au portillon.

Lemania balayée par Hayek en 2000

Pour des raisons qui demeurent encore inexpliquées auprès des connaisseurs et des spectateurs interloqués, la marque Lemania a été rayée de la carte, sans ménagements. La Nouvelle Lemania à peine rachetée par Hayek Senior pour devenir l’écrin de sa marque Breguet, tout a été fait pour balayer un passé patrimonial pourtant riche. Ainsi, des milliers de mouvements ont été détruits, avec détermination. Plans et machines ont connus le même sort, celui de la presse à métaux ou de la destruction massive. Quant aux quantités de boîtes héritées dans la transaction, elles ont été amenées à un artisan du coin pour y être meulées, afin d’être impropres à toute exploitation. Le Sauveur de l’Horlogerie s’en est même pris au bâtiment qu’il tenta de raser. Face à la résistance des habitants du cru, surtout ceux de l’Orient, il s’est résigné à y installer au plus vite, l’enseigne Bréguet, détruisant au passage le célèbre clocher dont les cloches servaient à appeler les ouvriers au labeur. Une telle razzia demeure une énigme. Existe-il une raison mystérieuse prétexte à une telle oeuvre de démolition? Le prétexte de vouloir faire table rase du passé ne tient pas. Notre enquête continue, merci d’y apporter vos lumières…

Musée d’horlogerie de Genève, nouvelles acquisitions.

Décidément, Estelle Fallet la Conservatrice du musée fantôme (le seul établissement qui n’a pas de murs, mais dispose tout de même de collections et d’une renommée internationale), a la foi. Elle vient d’enrichir le patrimoine muséal de Genève de deux raretés, entre autres : Une montre de Poche Duchêne & Compagnie, datant d’environ de 1780, double face en or, email et diamants, avec un échappement à verge, un double cadran avec affichage des 24 heures et de la date. Et puisque le vrai nom de son institution est « Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie » elle parvient à rapatrier une boîte en or et émail, de provenance anonyme et datant d’environ 1790-1800, dotée d’un triple compartiment dont l’un abrite une scène à automates et l’autre une montre. Bravo.

Montblanc, horlogers ?

En 1997, la marque étoilée se lance dans la production de montres et crée sa manufacture au Locle, la Montblanc Montre SA. En 2008, l’entité rejoint le cercle fermé des manufactures disposant de leurs calibres propres avec le lancement du « Montblanc Star Nicolas Rieussec Monopoussoir Chronographe ». En Décembre 2009, la version « Open Date » de ce modèle, présentée au SIHH de janvier, sera distillée sur les marchés.  Pour rappel, Nicolas Rieussec, génial horloger, inventa le chronographe il y a deux cent ans. Son brevet de 1822 décrit un garde-temps doté de deux disques rotatifs sur lesquels des stylets emplis d’encre inscrivaient les temps enregistrés. D’où son nom, Chronographe, au sein duquel cohabitent deux valeurs chères à la marque, le temps (chrono) et l’écriture (graphe). Il y a certainement du Henri-John Belmont là-derrière, l’homme qui fit la Manufacture Jaeger LeCoultre juste avant sa vente au Groupe Richemont.

Genève, Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie, prochaines expositions.

Privée de murs, l’Institution se doit d’envisager quelques excursions extra-muros, et ainsi, parfaire à son rayonnement. En 2009, elle participera à Cluses (Haute-Savoie) à l’exposition « L’Emailleur au Service de l’Horlogerie », à Porrentruy à l’adaptation de son exposition remarquable « Dix Ecoles d’Horlogerie Suisses. Chef-d’œuvres de Savoir-Faire », à Berlin dans le cadre de « Calvinismus, Die Reformierten in Deutschland und Europa », au Locle enfin, dans le cadre du magnifique programme conçu pour marquer le cinquantième anniversaire du Château des Monts-Musée d’Horlogerie du Locle (Dialogue avec la Collection Maurice Sandoz). Dans le cadre du SIHH 2009, la conservatrice Estelle Fallet avait participer, de concert avec Girard Perregaux, à l’exposition « Outils et Techniques de l’émail).

Dave-William Grandjean, historien.

Dave-William Grandjean, historien, vient de terminer une mission de plus d’une année chez Jaeger LeCoultre où il a pu, après son master en patrimoine industriel, se frotter à la chose horlogère, notamment en remuant des quantités incroyables d’archives. Nul doute qu’il devrait rapidement trouver une nouvelle enseigne historique de l’horlogerie, histoire de lui faire profiter de son savoir-faire. Quoiqu’il en soit, on retrouvera sa signature au bas de quelques articles, notamment pour le JSH-Journal Suisse de l’Horlogerie. Bon vent.

Montres d’exception à Genève le 17 novembre 2008

Poursuivant la consolidation de son récent leadership dans le domaine des ventes aux enchères horlogères, Christie’s risque encore à mi-novembre de cette année, d’attirer les regards de la planète sur les trésors retrouvés et balancés à la vindicte enfiévrée des collectionneurs du monde. Evidemment, impossible de ne pas y trouver une Patek Philippe. Cette fois, c’est une montre de poche tourbillon en platine, portant le N° 198′311, spécialement manufacturée par Henri Graves Junior en 1932. Restée propriété de la famille Grave jusqu’en 1989, elle a rejoint depuis le plaisir solitaire d’un collectionneur qui ne l’a jamais présentée en public avant cette vente. En primeur, la presse s’en est délectée, à l’Hôtel des Bergues For Seasons, ce vendredi 14 novembre 2008. Egalement au menu le 17 novembre, une collection privée de garde-temps en platine A. Lange & Söhne, une autre consacrée à des Patek Philippe et des Rolex griffées « Tiffany & Co », quelques rares montres sportives et chronographes de Rolex ainsi qu’un « monde de Jürgensen » en huit lots. Sans oublier une sélection de montres musicales et d’automates, dont un oignon Louis Audemars tout émaillé et endiamanté, provenant d’une Russie nostalgique de celui que la cour impériale avait baptisé « L’horloger de l’Empereur ».

Diamant Wittelsbach, 300 ans d’histoire royale chez Christie’s

Le 10 décembre à Londres, la pierre historique de couleur bleue (35,56 carats) datant du 17ème siècle débarque sur le marché international des ventes aux enchères, au risque de déclencher une endémie de fièvre acheteuse. Depuis 80 ans, ce cadeau du Roi Philippe IV d’Espagne à sa fille, l’infante Marguerite-Thérèse (1651-1673), à l’occasion de son mariage avec Léopold Ier (1640-1705), Empereur Romain Germanique, est connu sous le nom de « Der Blaue Wittelsbacher ». Quittant les trésors des Couronnes autrichienne et bavaroise, ledit caillou rejoint une collection privée en 1964. C’est évidemment le clou d’un spectacle de mise à l’encan qui se déroulera en Grande-Bretagne, juste avant Noël.

Journe, c’est tous les jours salon…

Son espace d’exposition au coeur de Genève mérite le détour, quelle que soit la période de l’année. Car l’histoire de l’invenit et fecit mêle au jour le jour les figures historiques respectées et honorées à des créations actuelles, réalisées par celui que les grands horlogers du siècle passé (eh oui, je parle du vingtième), considèrent comme le plus génial inventeur du 21ème siècle. François-Paul Journe ne cèdera donc pas au dictat de la nouveauté supplémentaire, pour honorer les grands rendez-vous de janvier ou de mars 2009. Car, ses deux dernières pièces, la Souveraine répétition minutes si extra-plate et si compliquée ainsi que son Centigraphe, respectivement lancées en 2008 et 2007, méritent d’être au bénéfice du buzz continu. Peut-être aurons-nous donc la chance de pouvoir, hors sentiers battus et parcours organisés, nous offrir un salutaire détour par la rue de la Synagogue à Genève, pour y rencontrer le dernier des CEO de la branche, capable d’enfiler une blouse d’horloger et d’en remontrer à son meilleur ouvrier. Faire du nouveau pour faire l’actu, c’est pas toujours dans l’intérêt du client. Respect!

Hamilton et Hollywood, les deux H liés depuis 1951.

L’histoire conjointe de ces deux « H » démarre sous l’eau. Les plongeurs du film oscarisé « The Frogmen » (Les Plongeurs) portent tous une Hamilton. Message reçu cinq sur cinq, également sur le registre de la résistance et de l’étanchéité des montres, puisqu’il s’agit du premier film à traiter des défis techniques et pratiques auxquels les plongeurs héroïques de la seconde guerre mondiale étaient confrontés. Viennent ensuite les années soixante et leur swing: Elvis Presley en 1961 choisit personnellement la Ventura de Hamilton et sa forme de bouclier si caractéristique comme partenaire de sa comédie romantique « Blue Hawaii », un objet vendu aux enchères depuis pour permettre le relogement temporaire des sans-abris de Memphis (Tennessee); Stanley Kubrick génère ensuite, pour son « Odyssée de l’Espace » en 2001, la conception par Hamilton de garde-temps devenus mythiques. Depuis cet faits d’armes, la marque totalise 300 films et s’est hissée elle-même au rang de légende hollywoodienne, tant par ses apparitions dans des long-métrages d’action et fantastiques, comme « Retour En Enfer » ou « I’m A Legend », que dans les comédies classique comme « La Panthère Rose » (version avec Steve Martin), dans « Un Homme d’exception » (A Beautiful Mind, portrait sensible du prix Nobel John Nash), ou das le « Retour de Superman ». On se souviendra également de la place accordée à cette assymétrique montre portée par Will Smith dans « Men In Black ». Bref, quoi de plus logique pour cette enseigne horlogère qui participe souvent à l’élaboration des projets, dès la première ligne de scénario, que d’être partenaire, aux côtés du magazine Hollywood Life, des trophées « Behind The Camera ». Cohérence, mère de toutes les retombées.

Montres-école à Genève, expo jusqu’au 11 janvier 2009.

Montres-école à Genève, témoignages d’un savoir-faire plus que scolaire. Les montres-école s’exposent, au Musée d’Art et d’Histoire de Genève, du mercredi 10 septembre 2008 au dimanche 11 janvier 2009. Le vernissage a lieu le mardi 9 à 18h00. Les pièces présentées proviennent de dix écoles issues des régions de Genève, Porrentruy, Bienne, Soleure, Saint-Imier, Neuchâtel, Fleurier, La Chaux-de-Fonds, Le Locle et la Vallée de Joux. Elles sont les témoins de l’adaptation de l’enseignement spécialisé aux exigences industrielles, des inventions technologiques et de l’évolution du travail et des métiers. Elles apportent à l’horlogerie suisse, une lecture historique originale, tant les élèves se devaient, à peine sortis de l’établissement, rejoindre les fabriques ou les marques en activité. Un important ouvrage historique illustré sera publié en guise de catalogue.

La marque Delbana.

La marque Delbana « A charme of its own » célèbre en 2008 son 75ème anniversaire. Sise à Lengnau, cette compagnie créée à Granges en 1933 par Goliardo Della Balda intègre le Delma Watch Group en 2002, après avoir fusionné avec la Wega Company en 1975. La marque s’introduit avec succès en 2007 sur le marché du Moyen Orient.

Rolex Milgauss.

D’où vient le nom de cette Oyster Perpetual ? Elle résiste à un champ magnétique de 1000 Gauss. Cette automatique, étanche à 100 mètres, doit son nom à la contraction des mots “mille� et “Gauss�, l’unité de mesure des champs magnétiques. Surnommé le “prince des mathématiciens�, l’Allemand Carl Friedrich Gauss (1777-1855) est aussi astronome et physicien. Lancée en 1954, la Milgauss avait disparu du catalogue à la fin des eighties. C’est à BaselWorld 2007 qu’elle refait son apparition. Sa superbe trotteuse orange en forme d’éclair, en dit long sur ses particularités techniques.

Gauss, Carl Friedrich (1777-1855), le surdoué des maths

Gauss, le surdoué des maths. Réputé austère et peu enclin à transmettre ou partager son savoir, l’Allemand Carl Friedrich Gauss (1777-1855), déjà avant que le duc de Brunswick (sa commune de naissance) ne remarque ses talents et lui accorde une bourse pour poursuivre ses études, était un enfant surdoué. A trois ans (il a appris seul à lire et à compter) il corrige son père qui s’est trompé en réglant une addition. Un annecdote célèbre court à son sujet : son professeur voulant occuper ses élèves agités, leur demande de «calculer la somme de tous les nombres de 1 à 100». En quelques secondes, l’enfant clame « 5050 », son résultat. Il a astucieusement additionné les nombres extrêmes par paires, remarquant qu’une cinquantaine d’additions donnaient toutes le même résultat de 101. Par exemple, il a commencé par «100+1 = 101», « 99+2 = 101», «98+3 = 101» et ainsi de suite. Il a donc multiplié 50 (le nombre d’additions possibles avec une centaine de chiffres) et 101 le résultat immuable. Faites le calcul. Il fut surnommé le «prince des mathématiciens». Son nom est lié à un modèle de Rolex.

Breitling story, par Hervé Genoud

Le journaliste et rédacteur Hervé Genoud, que l’on lit de temps à autre dans Montres Passion, est en pleine rédaction d’un ouvrage sur Breitling. Son bureau de la Rue Jean Violette, à Genève, doit regorger de trésors à faire saliver collectionneurs et amoureux de la marque et de l’horlogerie suisse. On vous en dira plus prochainement.

Les pendules selon les Lugassy

Père et fils Lugassy, horlogers depuis trois générations, sont aux commandes de l’entreprise « 1001 Pendules » et disposent désormais d’un outil online plutôt efficace. Un website dédié à la vente de ces objets qui respirent le vintage, l’histoire horlogère et parfois même le bois précieux. Cet espace immatériel de e-commerce complète l’atelier de rénovation que le père tient dans l’Essone depuis 30 ans (à Yerres, au sud de Paris, département 91) et la boutique -également atelier de restauration, dont le fils préside aux destinées, dans la Val-de-Marne (Maison-Alfort, département 94). Tous deux horlogers diplômés, le père à Besançon et le fils à Paris, ces deux passionnés, bercés dès leur plus jeune âge par les balanciers et tic-tac d’horloges comtoises, vivent leur passion au fil des pièces qui passent entre leurs doigts d’or: cartels, pendules de cheminée, capucines comtoises, réveils mécaniques, coucous, et même des montres. Ils sont d’ailleurs membres de l’AFAHA (Association Française des Amateurs d’Horlogerie Ancienne).

Montres-école à Genève, témoignages d’un savoir-faire plus que scolaire.

Les montres-école s’exposent, au Musée d’Art et d’Histoire de Genève, du mercredi 10 septembre 2008 au dimanche 11 janvier 2009. Le vernissage a lieu le mardi 9 à 18h00. Les pièces présentées proviennent de dix écoles issues des régions de Genève, Porrentruy, Bienne, Soleure, Saint-Imier, Neuchâtel, Fleurier, La Chaux-de-Fonds, Le Locle et la Vallée de Joux. Elles sont les témoins de l’adaptation de l’enseignement spécialisé aux exigences industrielles, des inventions technologiques et de l’évolution du travail et des métiers. Elles apportent à l’horlogerie suisse, une lecture historique originale, tant les élèves se devaient, à peine sortis de l’établissement, rejoindre les fabriques ou les marques en activité. Un important ouvrage historique illustré sera publié en guise de catalogue.

Wiederrecht ou le brevet 666.591. Histoire de la rétrograde.

Jean-Marc Wiederrecht est l’homme par qui la « Rétrograde » est arrivée. Cette complication, depuis plus de 20 ans, agrémente de nombreuses ouvertures sur cadran, rendant la lecture de certaines informations réellement ludique. Le système existait déjà: une aiguille qui, comme n’importe quelle jauge, transmettait par exemple l’état de la « réserve de marche ». Puis, il y eu la première Rétrograde, au sens où on le comprend aujourd’hui, le « Quantième Perpétuel Birétrograde » lancée par Harry Winston. La première montre dotée de cette nouvelle complication. Jean-Marc Wiederrecht réussit là à exprimer son talent en inventant, autour de cette fameuse jauge basique, plusieurs applications basées sur la technique de la « retenue » puis du « lâcher d’énergie ». Son brevet « Quantième à Secteur » (portant le numéro 666.591) a été déposé en 1986. Il vient donc de tomber dans le domaine public. Comme par hasard, plusieurs modèles « Rétrogrades » apparaissent sur le marché, muni de ces ludiques jeux d’aiguilles! Rassurons-nous, le carnet de commandes d’Agenhor (Ateliers Genevois d’Horlogerie), société crée par Jean-Marc Wiederrecht, continue d’enfler. Mieux, la société s’apprête, non pas dans un souci de croissance numéraire mais dans celui d’un mieux-être lumineux, à déménager à Meyrin. Le fils Wiederrecht, Nicolas, a rejoint la société, où d’ailleurs, sa maman est déjà au nombre des collaboratrices. Nul doute que l’inventeur de la Rétrograde, si belle lorsqu’elle se décline en fée pour Van Cleef & Arpel, saura rebondir en créativité, du haut de cette humilité qui caractérise les plus grands.

Relance des concours de chronométrie. Le Locle.

Sous la houlette de Cécile Aguillaume, la conservatrice du Musée d’horlogerie du Locle (Château des Monts), une poignée de passionnés relance les fameux concours de chronométrie disparus avec l’arrivée du quartz. Depuis, l’horlogerie mécanique s’est offerte une deuxième vie et la nostalgie nourrie du respect des savoir-faire anciens, notamment celui de la science du réglag (une opération qui ne parvient toujours pas à se passer de l’intervention humaine), incitent à la résurgence de ces joutes qui plaçaient la précision au centre de toute démarche horlogère. La version du 21ème siècle respecte les règlements anciens, tout en tenant compte des contingences actuelles. Ainsi, sont évidemment exclues les montres à quartz, comme d’ailleurs les montres de poche. Seuls les garde-temps présents sur le marché auront leur ticket d’entrée. Les inscriptions se terminent le 5 septembre et la présentation des candidats aura lieu le 17 septembre 2008 lors de la journée d’étude de la SSC (Société Suisse de Chronométrie). Les montres devront être déposées courant mai 2009 au Musée du Locle, afin d’entamer leurs phases de tests, confiées au Bureau du Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres au Locle (COSC), à l’Observatoire des sciences de l’Univers de Besançon et à l’institut d’Horlogerie et Création de la Haute Ecole Arc Ingénierie du Locle. Pour la première fois, des tests de résistance aux champs magnétiques seront introduits, conformes à la norme ISO 764. Le jury sera présidé par Michel Mayor, astrophysicien à l’Observatoire de Genève. Un comité d’honneur fera rayonner l’évènement grâce notamment à l’astronaute Claude Nicollier. En savoir plus ?

SSC, la Société Suisse de Chronométrie. Dynamisme vénérable.

La SSC, Société Suisse de Chronométrie: Fondée le 5 octobre 1924, à Genève, à l’occasion des Fêtes du centenaire de l’Ecole d’horlogerie de Genève, à l’issue des travaux d’un comité suisse de chronométrie qui s’était constitué à La Chaux-de-Fonds le 24 janvier, sous l’égide de la Chambre Suisse de l’Horlogerie. Entité d’utilité générale et de vulgarisation accessible à toute personne s’intéressant aux questions relatives à l’horlogerie. Se distingue par ses Congrès et ses Journées d’Etude, ainsi que par des «médailles d’or» décernées à des personnalités. Egalement par sa gigantesque base de données récemment disponible sur internet, facile de consultation grâce à ses moteurs de recherches par mots-clefs. Trois fois par année, la SSC publie un bulletin d’information qui complète l’édition des «Actes des Congrès.» Le nouvel adhérent (CHF 60.00 membre individuel, CHF 250.00 –ou plus, membre société) peut ‘rattraper’ le savoir écoulé en commandant les publications des Journées d’Etude passée ou des Congrès, depuis 1995. «L’horlogerie & ses Artistes» (2006), «La Conception Horlogère» (2005), «Perfectionnement du mouvement» (2002), «Chronométrie Moderne» (1998). Presque 1200 membres -le chiffre est en hausse. La SSC a su renouveler ses forces scientifiques en s’ouvrant aux métiers exogènes de l’horlogerie du troisième millénaire. Elle augmente sa présence événementielle grâce au lancement des « Petits Déjeuners », de scientifiques agapes qui permettent, pour la première fois, de relier le monde des élèves des écoles horlogères à leurs futurs employeurs.
Président : Zian Kighelman – Secrétariat : Centredoc +41 32 720 5131 à Neuchâtel.

Shakespeare et le temps…

William Shakespeare professait : «Le Temps n’a Pas La Même Allure Pour Tout Le Monde»

Piaget, dépôt de la marque.

Si Georges Piaget commence en 1874 à La Côte-aux-Fées à exercer son génie artisanal et inventif, créant le premier atelier familial (sous l’église), c’est en 1943 que ses descendants Gérald et Valentin déposent la marque Piaget, fabriquent et commencent à commercialiser.

Rendons à César… Les bons mots Piaget

C’est à Georges Edouard Piaget que l’on doit une phrase-clef de l’histoire horlogère suisse. «Faire Toujours Mieux Que Nécessaire.» Son descendant, Yves Gérald Piaget poursuit dans cette philosophique voie avec : «La Mémoire du Passé Sert Pour Ecrire le Futur…» Et de rajouter : «Crois En Ce Que Tu Fais, Fais Ce En Quoi Tu Crois…»

Piaget Time Gallery.

Une centaine de pièces et des documents historiques sont enfin réunis au-dessus de la Boutique Piaget (Rue du Rhône 40 à Genève) afin de devenir le témoin sauvegardé d’une histoire démarrée en 1874. L’ouverture a eu lieu le 17 juin 2008. De toutes les marques qui disposent d’un espace «musée», Piaget tardait à occuper ce terrain de communication particulièrement propice à faire passer les messages de la durée, de la richesse historique et de tout autre forme de traces du passé. Elle y a sa place, même s’il eût été également intéressant d’ouvrir à La Côte-aux-Fées, le berceau neuchâtelois de la marque, une annexe en lien direct avec les ateliers… A Genève, défileront dans cette galerie, des expositions dont la première est «Piaget, une belle histoire…»

Christian Dior, le noir et blanc quadrichromique.

Feu Christian Dior disait. «Le blanc est pur, simple et se marie avec tout». «Le noir peut être porté à toute heure du jour et de la nuit, à tout âge et pour toute occasion.» Des mots qui donne aux exploitants de tous les produits qui portent son nom, une infinité de justifications et de messages promotionnels.

Louis Moinet retrouve sa maison de Saint-Blaise…

Louis Moinet retrouve sa maison de Saint-Blaise, du côté de Neuchâtel. En fait, le célèbre horloger Parisien (1768-1853) s’était établi dans un lieu que l’actuel CEO Jean-Marie Schaller de la marque Louis Moinet se devait d’annexer. Histoire d’y faire revivre l’esprit des lieux, une salle «archives» permet au visiteur de feuilleter la collection des fameux «Traités d’Horlogerie» sans parler de se frotter à quelque antiquité rare. Tout ça asseoit l’assise de cette marque, l’aidant notamment à vendre les 60 exemplaires de son Spiroscope.

La conquête du temps selon Herni.

Jour pour jour, cinquante ans après l’exposition internationale et universelle de Bruxelles, le Musée International de l’Horlogerie, inaugurait le 17 avril 2008 une exposition consacrée à ce triptyque de Hans Erni. Y a été également présentée l’horloge universelle de Favag, qui y fut exposée, au pavillon Suisse, ainsi que d’autres montres et pendules, d’autres fresques de l’artiste.

Le vibrographe.

Longtemps le régleur, également appelé le chronométrier puis parfois maître régleur, avait le difficile devoir de garantir la précision. Cela prenait du temps. Il fallait au minimum 2 à 5 jours d’attente, pour être en mesure de tirer des conclusions des tests de marche d’une montre qui se faisaient en 2 ou 5 positions. A l’issue de ces phases de vérification, il faisait des retouches presque à l’aveuglette… et, recommençait ses observations jusqu’au moment où sa conscience professionnelle lui semblait en phase avec les critères de l’usine. Avant que le quartz ne résolve cette problématique de la précision, un appareil capable de comparer instantanément la marche des montres a fait son apparition. Le vibrographe. Pour la petite histoire, les régleurs de l’époque voulurent d’abord casser cet appareil, craignant pour la perpétuation de leur métier. Il leur fallu quelques semaines pour en être ensuite accro.

Fabriquer des montres n’est pas qu’un métier…

« … C’est une philosophie de vie. L’horlogerie trannscende l’homme qui l’aborde: elle lui donne l’occasion de réfléchir à la marche du monde, de se définir face au temps qui passe. Parfois aussi, l’horlogerie apprend à l’homme à prendre son temps ». C’est signé du Président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) et ça figure dans la préface du livre sur les 150 ans de Vulcain (1885-2008). Qui l’aurait cru à ce point philosophe ?

Corum perd son mentor…

Corum a toujours été placée sous l’angle du design, depuis sa fondation par le designer René Banwart jusqu’à sa reprise en 2000 par Severin Wundermann dont le décès vient d’être annoncé, suite à un accident cardio-vasculaire. L’histoire horlogère perd une personnalité hors normes, le deuxième après Hayek senior à avoir été décoré de la légion d’honneur, dont les valeurs esthétiques et créatives s’étaient révélées déjà chez Gucci Timepieces (il avait la licence pendant près d’un quart de siècle, avant de la revendre au groupe Gucci en 1997). Fan de Jean Cocteau, cet être raffiné s’efface, avec l’élégance des grands, laissant sa place à son fils Michael. Tandis que les rumeurs évoquent d’éventuels rapprochements avec de grands groupes, bloghorloger verrait bien la marque sceller son amitié discrète avec certains membres des familles propriétaires d’Audemars Piguet, un autre indépendant. Mais avant la chasse au scoop, laissons l’homme rejoindre sereinement sa dernière demeure.

Passage des Lundis-Bleus…

Histoire horlogère. D’où vient le nom du « Passage des Lundis-Bleus » à la Chaux-de-Fonds ? Payés à la semaine ou à la quinzaine, les ouvriers de l’horlogerie avaient l’habitude de boire jusqu’au dernier sou de leur salaire. D’où ces lundis qu’ils s’accordaient pour récupérer, envoyant valser les patrons qui venaient les chercher pour les amener à l’atelier. Bernard Muller et son épouse Marlyse Schmid racontent l’horlogerie dans un ouvrage à paraître en septembre 2008. L’horlogerie du Pays de Neuchâtel, et son patrimoine horloger, à savoir 350 ans d’histoire, du Bas et du Haut, des Vals de Travers et de Ruz. Saupoudré d’humour, d’anecdotes croustillantes, de vraies données. Le tout grâce au soutien de l’Etat de Neuchâtel, des villes du Locle et de la Chaux-de-Fonds, de la Loterie Romande, de la Fondation Elysium et de plusieurs entreprises horlogères.

Horloge universelle de Favag.

En 1958 le canton de Neuchâtel occupait la place qui lui revenait, à savoir d’être le garant de l’heure de toute la Suisse, par son Observatoire chronométrique et son célèbre troisième top. C’était grâce au Laboratoire suisse de recherches horlogères (LSRH), à l’Institut de Physique de l’Université, et à Ebauches SA (Oscillo-quartz). Ainsi, les vitrines du Pavillon suisse accueillirent-elles des montres, chronomètres et autres pendulettes de 1958, témoignages de la supériorité helvétique en matière de haute précision. Car la Belgique d’alors n’avait pour étalon référence que son oscillateur moléculaire à ammoniac…

Favre Leuba. Belle résurgence.

Favre Leuba. Abraham Favre fait partie de cette fourmilière de chercheurs, d’inventeurs, de créateurs et de penseurs qui transforment le siècle en siècle des lumières. Les saltimbanques de l’époque ? Contre une chambre meublée, des souliers cirés et du bois pour faire chauffer la soupe, l’homme met à disposition sa science horlogère. C’est un ancien d’église et juge de Renfort, il loge à La Chaux-de-Fonds, s’initie à l’art horloger dès 1718 et, sous l’œil avisé du maître Sieur Gagnebin, il en fait son métier. De passionné, il devient spécialiste et il est déclaré horloger selon un acte notarié du 13 mars 1737 puis « Maître horloger du Locle en 1751 ». Ainsi naît l’une des marques les plus prestigieuses du patrimoine horloger suisse, dont le fondateur collabore étroitement avec Jacques-Frédéric Houriet, le père de la chronométrie suisse. Au 19ème siècle les Leuba s’associe aux Favre et font commerce de leurs produits jusque dans des endroits reculés de la planète. Suivent huit générations d’horlogers…. Aujourd’hui, redevenue indépendante, c’est Clément Brunet-Moret qui en tient la destinée. Relance de la Bathy, célèbre garde-temps de plongée, avec un système mécanique de profondimètre (grâce à une membrane située sous la montre).

A. Lange & Söhne, pans d’histoire.

Pans d’histoire, A. Lange & Söhne. En visite officielle à Constantinople, en 1898, l’empereur allemand Guillaume II offre à son hôte une prestigieuse montre de poche A. Lange & Söhne. Nous sommes sous l’ère de Richard Lange, le fils du fondateur Ferdinand Aldolph Lange (1815-1875). En 1930, Richard Lange découvre que l’adjonction de bérylium dans les alliages améliore les propriétés des ressorts de montre. Il fait breveter sa découverte. En 1945, le bâtiment principal de production des montres Lange est presque détruit par les bombes. En 1948, la famille est expropriée par le régime communiste est-allemand. Walter Lange (petit-fils du fondateur) s’expatrie à l’Ouest. C’est grâce à la société LMH suisse qu’il retrouve son héritage et que la marque est redéposée dans tous les pays. Elle sera absorbée par le groupe Richemont.

Schwarz Etienne, pionnière en communication.

Schwarz Etienne fut une marque pionnière de la communication horlogère testimoniale et de ce qu’on appelle aujourd’hui le Celebrity Marketing. Lorsque, après la guerres, l’actrice américaine Jane Mansfield visite les établissements Piocos, elle craque pour une « Vénus de Milo. » La société lance alors un slogan qui a fait depuis quelques émules : « Vénus, la montre des vedettes, la vedette des montres… » Ah que cette histoire dispose de charmes délicieusement vintages… !

Circuit horloger touristique de Porrentruy.

En vieille ville, Jura Tourisme et l’Association des Guides de Porrentruy ont mis sur pied un circuit horloger dont le tracé comprend la visite des cadrans solaires du Jardin botanique, de la Méridienne, de la Pendule Foucault, du Musée de l’Hôtel-Dieu, de la Méridienne de l’Hôtel de Ville, de la Porte de France et de la Fondation Horlogère. Se renseigner chez Jura Tourisme : porrentruy@juratourisme.ch – +41324204772.

Fondation horlogère de Porrentruy, une institution méconnue.

Fondation horlogère de Porrentruy, une institution méconnue. Créée dans le Jura en 2001 afin de promouvoir l’horlogerie jurassienne au travers de différentes mises en valeur d’entreprises ou de ventes aux enchères d’horlogerie, La Fondation Horlogère de Porrentruy s’autorise d’après ses statuts à acquérir des pièces rares d’horlogerie, après expertise, de remettre en état de fonctionnement des pièces historiques, de participer à la recherche historique sur l’horlogerie suisse. Elle archive des documents, collecte des livres, engrange des données sur les marques de montres. Ouverte à la possibilité de legs faits par des particuliers –elle dispose d’un local destiné au stockage, aux expositions et aux conférences, elle contribue au développement de l’attrait et de l’image horlogère du Jura. Initiée par Tony Müller, responsable du Marché Suisse chez Bergeon, qui en est toujours le Vice-Président, elle est présidée actuellement par le comptable Jean-Jacques Borgeaud.

L’horloge de St-Pétersbourg se ballade dans le Jura.

Arrivée à Porrentruy en novembre 2004, repartie en Russie en octobre 2006, la fameuse horloge a sphère mouvante de St-Pétersbourg a été rénovée, dans le cadre d’un programme de coopération avec l’Est, mis sur pied par le Service de la Coopération et le Bureau du Développement Economique du Jura. Le but ? Mettre en valeur le savoir-faire jurassien dans le domaine horloger. Mise à disposition par le Kunstkamera, le Musée des Collections Privées de Pierre Le Grand à St-Pétersbourg, cette horloge nécessitait une sérieuse rénovation, à faire dans les règles de l’art. Pour parvenir aux 3′000 heures de travail requis, les Ecoles d’horlogerie de Porrentruy et de Morteau (Lycée Edgar-Faure de Morteau) se sont associées autour de « Epmosphère », le nom de code de l’opération. Le tout a été chapeauté par la Fondation Horlogère du Jura.

TAG Heuer 360, Private Museum.

Le 30 janvier 2008, à La Chaux-de-Fonds, la marque ouvrait son musée en présence de la super star de Formule 1 le pilote Lewis Hamilton, de l’Ecurie Vodafone McLaren Mercedes. Le premier musée construit sur 360 degrés, afin de célébrer 150 années riche en héritage. 250 journalistes, détaillants, agents et People avaient fait le déplacement et purent admirer la saga sur film proposée sur un écran auto circulaire alimenté par une armée de 12 ordinateurs, capables de générer 1 million d’images à l’heure. Et Lewis d’en rajouter une couche : « Je suis très fier d’être là ce soir puisque TAG Heuer me soutient depuis des années, avant même que je n’accède à la F1. C’est un véritable lien qui nous relie, sur le plan humain, et nous partageons les mêmes valeurs de prestige, de sportivité et de recherche de la performance…. »

Edouard-Louis Tissot (1896-1977), l’expo au Locle

Edouard-Louis Tissot (1896-1977), données de carrière. Tandis que son cousin Paul contribue à la création de la Société Suisse pour l’Industrie Horlogère (Omega et Tissot), c’est ELT qui en reprend la direction suite au décès prématuré de ce cousin précurseur. Il rentre pour cela d’Argentine où il a fait une remarquable carrière. En 20 ans, il fera sortir de l’ombre d’Omega cette grande marque de l’horlogerie suisse. Stratège et meneur d’hommes respecté, en dépit de résistances typiquement horlogères, il ouvre des voies nouvelles, comme l’utilisation des matières synthétiques dans la montre. C’est lui qui lance le calibre Astolon (précurseur à sa manière de la Swatch, en 1970). « Sans innovation, pas de survie » était son slogan. Lors de l’inauguration de l’exposition, son fils Luc Tissot, entouré de ses deux petit-fils, Eric et Alain, étaient de la cérémonie. Dire que depuis le temps que je côtoie Eric Tissot, excellent communicateur pour les marques Tissot, Mido et Certina, et malgré plusieurs lancers de perche, il ne m’a jamais avoué cette parenté. Sacré cachotier.

Chronométrie, commander son extrait.

Chronométrie. Les résultats des concours de réglage des chronomètres étaient publiés chaque année, subissant ça et là quelques variations dans leur présentation. Chaque montre qui avait obtenu plus de 2/3 des points paraissaient dans la liste des résultats publiés par la Société des Arts Classe d’Industrie et de Commerce (1872 à 1927) et dans les Publications de l’Observatoire (1928 à 1968). Toutes les montres qui réussissaient les épreuves au concours pouvaient obtenir un bulletin de marche. Ces bulletins peuvent s’obtenir par des demandes d’extraits des registres, directement auprès de l’Observatoire de Genève, à Sauvergny. Une manière de connaître les « livrets scolaires » précis des garde-temps que l’on possède ou que l’on aimerait acquérir. A ce jour, ce sont surtout les grandes maisons de ventes aux enchères qui font régulièrement appel à ce service. http://obswww.unige.ch/%7Epernier/obschrono/extrait2.html

Chronométrie, le rôle de l’Observatoire de Genève.

Chronométrie, les concours. A la fin du XVIIIe siècle l’industrie horlogère en plein essor était le pilier de l’économie genevoise générant une importante et active communauté scientifique. La convergence d’un besoin d’une détermination précise du temps pour l’industrie et le développement de l’astronomie ont été les raisons de la création de l’Observatoire de Genève en 1772. Dès le début de son existence l’Observatoire a été le témoin de la précision que les fabricants de montres étaient capables d’atteindre. Au cours des années les horlogers ont réalisé les avantages et le prestige qu’ils pouvaient acquérir à être cités parmi les meilleurs. Pour améliorer les performances déjà renommées de l’horlogerie genevoise la Classe d’Industrie et de Commerce de la Société des Arts confie en 1872 à l’Observatoire de Genève l’arbitrage du concours de réglage des chronomètres qui se déroulera jusqu’en 1968. Sauvergny se trouve en possession de ces précieuses archives. Avec l’arrivée des montres à quartz, le concours a été supprimé.

Sincere Watch, l’académie.

The Sincere Watch Academy est une division du Sincere Watch Group qui entend contribuer à la maintenance d’une éducation horlogère basée sur le respect des tradition et de la culture. Promouvoir un accès facile aux apprentissages liés à l’intrinsèque de la montre et de l’art horloger.

Le nom « Galerie du Patrimoine »…

Le nom « Galerie du Patrimoine » ou « Heritage Gallery » a été préféré au nom musée, chez Jaeger LeCoultre, pour des questions de catégories de primes d’assurance. Sébastian Vivas, jeune historien également auteur du livre sur le JSH, en est le conservateur. Son poste dépend directement de Mme Corinne Paget-Blanc, Directrice de la Communication. Une place étonnante, dans un organigramme.

Samuel Buttler (1835-1902)

Samuel Buttler (1835-1902) écrivait : « Bien que la sagesse en puisse s’acquérir avec de l’or, elle peut encore moins s’acquérir sans lui… »

Musée Jaeger LeCoultre

Musée. Juste avant de fêter son 175ème anniversaire, la Manufacture Jaeger LeCoultre ouvre sa « Galerie du Patrimoine » consacrée à l’histoire de l’horlogerie et riche en moments précieux tant pour la Vallée de Joux que pour l’Histoire suisse. 300 trésors composent cette vénérable collection, dédiée à ceux qui créèrent et créent la marque, juste sous les fenêtres recouvertes de blanc, de ce qui fut le premier atelier d’Antoine LeCoultre. Carole Bouquet était la « coupeuse » de ruban, à peine remise de son déjeuner avec Sarko. Quant à la voix théâtrale d’Ute Lemper, elle a séduit façon « Marlène », un public de gens de presse et de marchés.