Micro10, 3 jours neuchâtelois dédiés aux microtechnologies

A Neuchâtel du 2 au 4 septembre 2010, trois jours dédiés à « la microtechnique au service de l’homme et de son environnement« . Et des conférences, selon le site etudiants.ch, menées par l’aventurier business man Bertrand Piccard, le conservateur du MIH Musée International de l’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds, Ludwig Oeschslin et Pierre Thomann, directeur du LTF Laboratoire Temps/Fréquence de l’Université de Neuchâtel. Organisées par le CSEM, l’EPFL, la FRSM et la HE-Arc, Micronarc, Neode, l’UniNE et la CNCI (Chambre NE, Commerce et Industrie), ces journées, à en juger par la première édition de 2008 qui déplaça environ 2000 personnes, devraient connaître un franc succès. D’autant que le « tout public » est aussi visé, notamment avec des ateliers jeunesse, et l’implication d’acteurs issus du tissu industriel via des expositions. Evidemment, l’intitulé du titre colle à l’actu, puisqu’il sera question d’éco-villes, de développement durable ou d’exploration spatiale… Quant au thème et aux intervenants trouvés, ils s’inscrivent dans la pure ligne existentielle d’un salon tel que l’EPHJ-EPMT, seule manifestation au monde à mêler l’ensemble des microtechnologies dont l’horlogerie.

Souscription de VicenTerra, le succès précédant la mise en prod

De Colmar à Strasbourg, en passant par Genève, Lausanne et quelques irréductibles Jurassiens, l’engouement pour les sphériques complications de Vincent Plomb, dépasse les attentes. L’homme ne ménage pas ses efforts, ils sont payants. Comme par exemple sa présence au salon international EPHJ-EPMT qui a porté ses fruits. Certes, la montre GMT 3 qui est proposée en souscription présente l’atout imbattable d’une valeur quasi prix usine de CHF 5′000.00. Ce qui signifie qu’en temps normal, si un tel garde-temps devait trouver le chemin des détaillants, sa valeur prix public pourrait bien être multipliée par 3 ou 4. Surtout, elle sera le début d’une aventure horlogère différente, dont l’un des prochains développements est visible au poignet du constructeur horloger, ce qui donne confiance, tant sur le questionnement esthétique que manufacturier. A ceux qui n’auraient pas encore pris la peine de s’en enquérir, relisez ce post (qui a déjà généré son lot de commandes!), ou revisionnez-moi ça!

Manufacture Royale: marque soeur de TEC Ebauches à Vallorbe

Gérard Isler et Arnaud Faivre, déjà fondateurs de la société TEC Ebauches SA créée à Vallorbe en mars 2008 et qui s’est agrandie en 2009 avec 1000 mètres carrés dédiés à l’industrialisation, se lancent dans l’aventure horlogère choisissant l’anglage marque. Ainsi, prolongeant leur slogan « La base de votre montre est notre métier » par une extension de leurs activités de sous-traitance, viennent-ils de créer mi avril 2010,  la société « Manufacture Royale« , une enseigne horlogère dont les créations  seront révélées en août 2010, le 31 plus précisément, comme l’annonce le site. Un teasing qui ne laisse entrevoir que l’accroche visuelle d’un garde-temps hors norme, en tous les cas au niveau de la taille ou de son déploiement. La société a pour but de fabriquer entre autres des montres et des chronomètres mécaniques. A suivre.

L’été avec des lunettes… au Musée de Morez

L’historien franco-suisse Dave-William Grandjean a rejoint le Musée de la Lunette à Morez (à 13 mn de la frontière suisse après le village de « La Cure », juste après Saint-Cergues). Ce collaborateur  journaliste occasionnel de l’agence de presse horlogère TàG Press +41 et (pour le Magazine JSH – Journal Suisse d’Horlogerie et pour le site Worldtempus), après avoir été plus d’une année rattaché au Musée de Jaeger LeCoultre, vient d’être nommé « Chargé des Publics » par la Municipalité de ce qui fut -et demeure, le centre mondial de la lunette. Une région que le Ministère de la culture hexagonal n’hésite pas à promouvoir, avec un « Musée de France » financé par la Ville de Morez, accueillant chaque année 17′000 personnes. Un établissement à l’architecture avant-gardiste étonnante pour les lieux, qui a pour mission de conserver et de valoriser le patrimoine Morézien (Jura), dont l’horlogerie fait partie. A consulter le programme, difficile d’échapper aux lunettes cet été…

Vimol Studer rejoint Luxeco.

Après s’être mesurée aux stressantes mais très formatrices réalités d’un média quotidien, 20mn, cette journaliste a conquis le coeur des marques horlogères, voire du luxe en général, par ses reportages sur les chaînes online TheTimeTV et TheAvenue. Ainsi, après trois ans au sein de NeoChannels, elle vient de rejoindre, après le départ de Paola Orlando, Luxeco & Partners, la société fondée par Florence Noël. Elle y amène, outre ses connaissances des médias internationaux et de l’industrie du luxe, son multilinguisme: celle qu’on surnomme affectueusement « Vim » parle en effet l’allemand, l’anglais, le thaïlandais et même… le Suisse allemand! Rappelons qu’au nombre des clients de Luxeco, qui couvrent les secteurs Horlogerie, Art, Business, International Affairs et Sports de haut niveau, il y a aussi le GTE -Geneva Time Exhibition, le nouveau salon horloger qui, aux dernières nouvelles, s’apprêterait en 2011 à jouer la carte de la croissance.

Primeur, magazine JSH en kiosque et… à l’EPHJ-EPMT

Pour la première fois couplé au magazine Heure Suisse (Promoedition), ce qui en augmente fortement la diffusion, JSH (Journal Suisse d’Horlogerie), le plus ancien magazine horloger du monde (134ème année), relancé en 2008 avec un positionnement business to business fortement orienté collectionneurs, gens de la branche et aficionados, vient de débarquer en kiosque. Avis à l’ensemble des près de 550 exposants attendus à Lausanne Beaulieu, au Salon EPHJ-EPMT (horlogerie, joaillerie, microtechniques): il est possible de se le procurer avant sa distribution au Salon (du 8 au 11 juin 2010), en magazine tiré-à-part. Une rédaction en chef toujours confiée à TàG Press +41 et quelques dossiers alléchants: « Or éthique, le luxe s’invente une morale« ,  « Chronométrie, le Tourbillon réhabilité?« , par Fabrice Eschmann du BIPH. Le fil rouge? L’intérêt pour les marques de s’approcher des filières « écoles » et de la formation…

Convention sur les poinçons

Afin de faciliter le commerce au sein des 19 pays signataires, la Convention sur le Contrôle et le marquage des produits fabriqués en métaux précieux, connue également sous le nom de Convention de Vienne ou de Hallmarking Convention, a été ratifiée par la Suisse. Ce qui signifie que dans le cadre défini, il est légalement possible d’importer ou d’exporter tout article porteur de ces marquages regroupés sous l’appellation « Common Control Mark » (voir exemple), sans autre forme de contrôle additionnel. Avec le slogan « The World Becomes More Precious » (et le monde devient plus précieux), cette institution représentée à Genève dans le quartier des Eaux-Vives, annonce la couleur. L’or, l’argent, le platine et toute autre forme de matière utilisée pour les montres, les bijoux et autres produits, sont-ils conformes à ce qui est annoncé… et donc vendu? Autant s’en assurer. Voir la brochure. Chaque année, la demande de marquage, qui n’est pas une obligation mais une démarche fondée sur le volontariat, grandit, comme le démontre les statistiques annuelles jusqu’à 2008 (on attend celles de 2009 avec impatience). Leur chiffre est passé pour la Suisse uniquement de 365′595 unités en 1982 à 1′239′180 vingt ans après, en 2002.

Innovation, un module réserve de marche à l’EPHJ

D’après le magazine JSH -Journal Suisse d’Horlogerie dont la sortie est prévue pour début juin, une nouveauté risque de susciter un bel intérêt des marques de montres désireuses d’installer dans leurs modèles des réserves de marches. Il s’agirait d’un différentiel à billes miniaturisé pour indicateur de réserve de marche, dont la présentation au Congrès International de Chronométrie de la SSC – Société Suisse de Chronométrie qui se déroulera à Montreux en septembre 2010, serait déjà au programme. En attendant, c’est du côté de l’EPHJ à Lausanne Beaulieu, le salon des fournisseurs, que cette réalisation développée par trois acteurs, dont la société MPS – Micro Precision Systems et la marque danoise Urban Jürgensen & Sønner, sera présentée en première. Apte à se fondre dans tous les environnements et formats, ce module de faible encombrement pourrait révolutionner l’univers de cette complication prisée.

Canton de Vaud, soutien aux entreprises.

La Promotion Economique du Canton de Vaud et son responsable Raphaël Conz, réitèrent leur soutien au salon EPHJ-EPMT. L’occasion de rappeler comment le canton soutient les acteurs des microtechniques et des industries de précision dans le médical, les semi-conducteurs, l’instrumentation de mesure, ainsi que les savoir-faire de précision et de miniaturisation, dont l’horlogerie est un des catalyseurs. Il y a les aides financières directes et indirectes, permettant aux requérantes l’amorcer la pompe commerciale, les soutiens pour exposer à l’étranger. Il y a toujours le souci de ne pas se substituer à la direction de l’entreprise, mais de l’accompagner dans ses choix. Vaud a donc la volonté d’être partie prenante d’aventures entrepreneuriales et de favoriser le terrain de l’innovation. 60% des montants alloués encourage des start-up qui par définition n’ont pas forcément encore de chiffre d’affaire, 40% des petites et moyennes industries. Le cheval de bataille étant le soutien à l’innovation.

Axylo, du design horloger à l’alphabet

Stéphane Avranches dessine pour Blade Design Genève, des montres et collections horlogères. Son atelier façon loft vitrine de son talent, à Plan-Les-Ouates, regorge d’idées et de pistes créatives. S’il fait partie des designers qui comptent au monde de l’horlogerie, cet ancien graphiste qui fit ses débuts en horlogerie en façonnant la marque Karbon (un essai non abouti de Vartan Sirmakes pour le groupe Franck Muller), reste fasciné par le monde de l’écriture. Il crée donc Axylo, son propre alphabet, fusion entre écrit et design. Ses lettres deviennent bijoux, « expression de l’âme et de l’intime » comme l’écrit le magazine JSH – Journal Suisse de l’Horlogerie. Ces initiales, déclinables à l’envi, épousent tantôt la forme d’un pendentif, d’une bague ou de boutons de manchettes. 26 lettres, saupoudrées de matières précieuses, pour reécrire chaque histoire, en lecture perso.

Stefano Nassisi, Mister Superluminova.

Il était une fois le tritium, une matière luminescente omniprésente sur les cadrans de montres, histoire de voir l’heure même en pleine obscurité. Désormais éradiqué de la production horlogère, en raison de sa radioactivité, le tritium cède la place au superluminova. Depuis 20 ans, Stefano Nassisi dirige Billight, une entité dévolue à toutes les formes d’apposage de matière luminescente. Il en devient actionnaire fin 2009, suite au décès de Georges-André Leschot, ingénieur administrateur, co-fondateur chargé de développement, de fabrication des machines pour la production. Connue pour ses capsules en polyester emplies de superluminova et pour ses moulages permettant d’obtenir des formes luminescentes rondes, carrées ou rectangles, la société affine ses techniques d’application de cette matière, par la construction d’une machine innovante, complément industriel à la précision des gestes humains prolongés par de fins pinceaux. Au final, ce sont également d’autres matières qui sont ainsi encapsulées ou délicatement posées sur les cadrans, les aiguilles ou les appliques ‘tours d’heure’, comme des laques de couleur. Reste que ce domptage de la luminosité, devenu savoir-faire, est apprécié des plus prestigieux noms de l’horlogerie. A voir à l’EPHJ-EPMT et dans le prochain JSH – Journal Suisse d’Horlogerie.

Le Trigold d’Estoppey-Addor, exclusif

Présenté en première suisse à l’EPHJ-EPMT, l’or 18 carats RoHS débarque en horlogerie! Maison référence de l’Electroplastie (anciennement la galvano), la Biennoise née il y a 130 ans n’a cessé d’innover. En trouvant le moyen de permettre à la matière de prendre un bain de Trigold (une marque et un procédé déposés), elle répond à un besoin des marques horlogères, souvent victimes de tracasseries aux portes de certains pays, comme le Japon, pointilleux sur le respect de la norme RoHS. En fait, il s’agit de la directive européenne N° 2002/95/CE qui prévoit l’usage restreint et la limitation de six substances dangereuses, comme le plomb et le cadmium, dans les équipements électriques et électroniques. Donc, par extenso, aux procédés qui permettent de recouvrir les composants horlogers d’or jaune. On savait cette familiale devenue société anonyme très concernée dans son éthique environnementale, pour avoir développé une station d’épuration modèle (parmi les 5 installations suisses les plus performantes). Estoppey-Addor SA persiste et signe, jusque dans l’expression de ses savoirs originels. Qui sont, comme l’esquisse de définition Wikipedia le décrit, «un procédé qui consiste à déposer une couche de métal sur un autre métal pour le protéger de l’oxydation».

L’heure des motoristes, 2009 et 2010…

2009 a vu la percée de trois constructeurs de complications sur le terrain des marques, que dis-je, des labels. La micro-manufacture Magma Concept enfante Globe Master Watches tandis que la Confrérie Horlogère, respirant le CH de la suissitude (reprise depuis la faillite de BNB par Hublot), était enfantée par Mathias Buttet, qui préfère parler d’incubateur de talents: sept confrères, dont trois femmes, appelés à créer des pièces uniques, signées. Que deviendra donc la pièce du graveur Gabriel Salgado De Arco, baptisée ImmenSEATY et représentant 1600 heures de gravure à la main? Christophe Claret, quant à lui, brandissant la raison de son vingtième anniversaire -il avait déjà fait de même avec le dixième, investit aussi ce terrain avec sa DualTow. Sans parler de ses implications dans les Maîtres du Temps et dans la marque Jean Dunand, co-fondée avec Thierry Oulevay (ex-Bovet). Le dernier-venu en 2010 sur ce terrain est Philippe Ruedin, de ASXP-Engineering, le motoriste des débuts de Hautlence, de Ladoire et d’autres marques naissantes, qui lance mAr, une marque entièrement dédiée à la dimension vinicole de sa famille. Le phénomène n’est pas nouveau, puisque Valjoux sortait pour son centième, un chronographe fort sympathique… C’était il y a quelques années déjà. Rappelons en outre que nombre de marques actuelles, comme en témoigne ce document retrouvé portant le nom Borgeaud-Lecoultre, se livraient à la fabrication de mouvements en blanc -une manière d’exprimer le private label, avant de devenir elles-mêmes marques à part entière.

Swisslaser.net, conférence à l’EPHJ-EPMT

Comme chaque année durant le salon international EPHJ-EPMT à Lausanne Beaulieu, les journées scientifiques font intervenir des conférenciers pointus. Le thème «Laser et Photonique» sera traité sous l’égide de Swisslaser.net, une association à but non lucratif regroupant l’ensemble des acteurs de l’industrie de la photonique. C’est le plus grand réseau en Suisse dédié aux technologies laser. Assumant son rôle de promoteur de la compétitivité et des promesses de croissance de ses membres, cette institution soutenue par la Confédération a regroupé presque une dizaine de conférenciers issus de ce tissu industriel de pointe. A ne pas manquer le jeudi 10 juin, de 9h30 à 13h30.

L’EPFL en conférence à l’EPHJ-EPMT.

Mardi 8 juin de 14h00 à 17h15 ainsi que mercredi 9 juin de 9h00 à 14h00.  « Recherche et applications dans l’automation de laboratoire« , c’est le thème choisi par L’EPFL -L’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne qui fera intervenir 12 scientifiques, dont le professeur R. Salathé (EPFL), des personnalités du CHUV, de Novartis, de Sysmelec, ou du CSEM –Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique. Des conférences à haute teneur scientifique ajoutée, dans le cadre du salon international à Lausanne Beaulieu, du 8 au 11 juin 2010.

40 scientifiques conférenciers invités à l’EPHJ-EPMT

Journées scientifiques, sommités invitées. Comme les années précédentes, le salon international EPHJ-EPMT sera du 8 au 11 juin 2010 le théâtre d’échanges de haut-vol. 40 intervenants triés occuperont le terrain pour, en colloques ou en conférences, partager le fruit de leurs recherches et de leurs compétences. Cette année, l’EPFL –L’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, donnera le coup d’envoi de ces journées, suivie par Swisslaser.net, une plateforme disposant du soutien de la structure fédérale CTI (Agence suisse pour la promotion de l’innovation). Enfin, Micronarc, le pôle micro-nanotechnique de Suisse occidentale, clôturera les deux dernières demi-journées. Le jeudi après-midi en collaboration avec Alliance, une plateforme regroupant 6000 chercheurs des hautes écoles de Suisse romande et du Tessin, et le vendredi matin avec DTF, DeskTop Factory.

EPHJ-EPMT, les inscriptions s’accélèrent…

Du 8 au 11 juin 2010, prochaine édition. Excellentes perspectives. Début avril, le taux de réservation d’espaces dépasse la surface totale de l’édition 2009, preuve que le réaménagement des surfaces au Palais de Beaulieu a stimulé l’arrivée de nouveaux exposants. Rendu possible dès 2010 grâce à l’investiture d’un seul bâtiment englobant les deux secteurs, EPHJ –Environnement Professionnel Horlogerie Joaillerie et EPMT –Environnement Professionnel des MicroTechnologies, ce gain d’espace a permis de contenter les entreprises, notamment du côté horlogerie, abonnées à la liste d’attente. La nouvelle configuration offre encore des perspectives et le rythme des inscriptions devrait s’accélérer d’ici au mois de juin.

RealFiction, Dreamoc la vitrine à hologrammes

Quelle marque ne rêve-t-elle pas d’exposer sa montre dans une vitrine magique qui, soudain, permettrait au mouvement de s’extraire virtuellement de son boîtier pour se mettre à tourner en pleine suspension, offrant en vision 3D ses rouages. L’ère holographique des vitrines Dreamoc est en marche, grâce à RealFiction, une société danoise. Fondée en 2002 par Clas Dyrholm et Peter Simonsen, deux transfuges des univers du film et de la production TV, qui, à force d’expérimenter les premières manifestations video d’hologramme, s’aventurent peu à peu vers une maîtrise technologique qui pourrait bien séduire les horlogers. D’autant que la société se présentait au GTE -Geneva Time Exhibition, pour la première fois en Suisse en janvier 2010. Certes, ils ne sont pas les seuls (et le tableau téléphonique holoprime est plutôt bluffant, même lorsque la séquence YouTube qui le présente demeure terne côté rendu d’images), toutefois, ce sont eux qui sont venus, pour la première fois, à la rencontre des marques horlogères.

http://www.realfiction.com/

Bouvier, Saskia Maaike… alias l’ère du temps…

Il y a dans sa raison sociale l’Ere du Temps, une invitation à découvrir l’atmosphère et les climats de ses créations. Désireuse de laisser parler son talent et son savoir-faire et de voler de ses propres ailes, Saskia maaike Bouvier, à l’origine horlogère constructrice, fonde en 2004 sa propre société de conception en nouveaux mécanismes horlogers. Son voeu? Transcender la pratique pure de cet art en y ajoutant sa créativité. Tous les ingrédients nécessaires à la concrétisation de son rêve: « créer une collection de montres compliquées pour les femmes, faite par une femme... ». Sa sensibilité féminine ajoute à son inventivité et au professionnalisme dont elle se réclame, formant une équation parfaite utile à créer des produits inédits, originaux et de grande qualité.

Colard André, connaisseur du tissu horloger

Fournisseur horloger, Initiateur et co-fondateur du salon international EPHJ-EPMT (plus de 500 entreprises à Lausanne Beaulieu), André Colard fait toute sa carrière dans la sous-traitance horlogère et encore aujourd’hui demeure un consultant horloger actif, grand connaisseur de la branche et des acteurs qui la font. En 2002 il crée, avec Olivier Saenger, le premier salon exclusivement dédié aux entreprises qui, souvent dans l’ombre, travaillent pour les marques horlogères. EPHJ, Environnement Professionnel Horlogerie et Joaillerie est le seul salon horloger où les marques sont interdites. Par contre, on y trouve tout ce qui fait une marque, en amont comme en aval, du fournisseur en matériaux en passant par le prestataire de service après-vente. Puis, c’est l’EPMT qui voit le jour, dédié aux microtechnologies. Les deux secteurs représentent plus de 500 sociétés. Prochaines dates à Lausanne Beaulieu, des 8 au 11 juin 2010.

Sellita, l’aternative ETA, la fin d’un monopole?

Avec 25% de parts de marché (sur les 4 millions de montres mécaniques produites en Suisse et comprises dans le chiffre total de 24 millions de montres), la Chaux-de-Fonière Sellita, fraichement installée dans ses locaux du Crêt du Locle s’est donné les moyens d’être une sérieuse alternative à ETA, l’entité du Swatch Group actuellement sous les feux, pour la énième fois, d’une enquête de la Comco (Commission contre la concurrence). Environ 300 clients l’ont compris. Son mouvement SW 200, depuis que certaines protections liées à des patentes échues ont sauté, affirme seul et comme un grand, ses franches performances. De quoi régater face aux « tracteurs » d’en face, aguerris par tant de générations d’horlogers d’ETA. Il y a également, pour un plus haut de gamme, le SW 300 puis un calibre chronographe, le SW 500. Bref, la famille de calibres maison compte cinq membres, de quoi s’éviter de passer la main.  Sellita est dirigée par Miguel Garcia, CEO et propriétaire depuis 2003. Les clients s’habituent peu à peu à changer leurs habitudes, ils sont déjà au nombre de 300. Il est probable que l’attitude de Hayek Senior, ces derniers-temps, les y encourage…

Fournisseurs, des adresses rajoutées en links, bloghorloger.ch

Peu à peu, la rubrique « Fournisseurs » dédiées à l’environnement professionnel de l’horlogerie s’étoffe. Ont été rajoutées les entreprises suivantes (colonne de droite, menu déroulant):

Fournisseurs > CGB Communication (L’agence RP de Carèle Giacobbo, spécialisée horlogerie), Darwel SA (Agence de communication RP reprise des mains de sa mère Anne Vulcan par son fils Yves, l’agence des exposants suisses à BaselWorld depuis plus de quarante ans), Nicolas Chablais (designer aussi pour l’horlogerie), Richard TimeVision (Bureau du constructeur indépendant Frédéric Richard, auteur de concepts qui feront parler dans les prochaines manifestations des nouveautés complicationnelles), Huguenin Sandoz (entreprise fabricante de plaques, plaquettes, signalétique, découpe de logos et de lettres), Location de tentes pour événements, Gimmel Rouages (fabrique de roues et de rouages), Billight SA (n’a pas encore de site officiel, fabricant d’éléments luminescents pour l’horlogerie, Witschi Electronic AG, Blade Design (designers horlogers, Stéphane Avranches et Elena Brioschi, bourrés de talent et d’idées), Swiss Clarity & Cut SA (taille de diamants), Incabloc, Dalo Création (Design, prototypage), …

Wertheimer, Gérard: Chanel… et Châtelain

Abonnée annuellement aux fameux égarements people de la presse économique, via le classement des plus grandes fortunes de Suisse, la famille Gérard Wertheimer, de Genève, active dans le luxe et la mode, totaliserait de 4 à 5 milliards et sa fortune serait stable. Avec son frère Alain qui vit à New York, Gérard Wertheimer possède le groupe Chanel (couture, parfums et bijoux), co-fondé par son grand-père et par Coco Chanel (de son vrai prénom Gabrielle). Or, le N°5 de Chanel demeurant l’un des parfums les plus vendus au monde, les deux frangins pèsent à eux seuls près de 8 milliards de dollars. Presque accessoirement, serions-nous obligés d’écrire, Gérard Wertheimer est administrateur-président de l’entreprise horlogère G. et F. Châtelain (La Chaux-de-Fonds), active dans la fabrication de boites et de bracelets de montres. Son épouse, Valérie Wertheimer est la fondatrice de Action Innocence, une association qui milite contre la pédophilie sur Internet.

Formation, le relève 2009-2010. 386 engagés.

Non seulement le nombre des diplômés -troisième ou quatrième année de formation, sera plus élevé en 2009, mais 386 jeunes gens entament une formation cette année. Ces nouveaux apprentis témoignent de l’attractivité des métiers de l’horlogerie auprès de la nouvelle génération. Les diplôme décernés étaient de 206 en 2008 pour 270 en 2009, soit une augmentation de 31%. De quoi se réjouir. Les métiers concernés sont les suivants. L’horloger (le praticien, en industrie ou le rhabilleur), le micromécanicien, le dessinateur-constructeur en microtechnique, l’opérateur en horlogerie AFP, le polisseur et le termineur en habillage horloger. Selon la Convention Patronale de l’industrie horlogère (CPIH), la branche prend au sérieux la formation et la relève, chiffres à l’appui. Même si elle s’oppose, avec la complicité du syndicat UNIA au renchérissement, côté salaires dans l’horlogerie et la microtechnique (décision du 18 septembre 2009).

Louis Chevrolet, sa Driver 1911 revit!

Liée à AJS -Développement, entreprise familiale dirigée par André Saunier, connu pour sa gouaille toute jurassienne, Louis Chevrolet, la marque  horlogère, essaime ses modèles depuis Porrentruy. Une sorte de conquête, placée sous la maxime « Never Give Up« , si chère à l’exilé franco-suisse qui, au début du siècle passé, quitte sa famille en 1900 pour la terre promise. Après une carrière dans le pilotage automobile, Louis Chevrolet crée la voiture qui porte son nom. Afin de faire revivre dignement ce passé, la marque horlogère jurassienne, qui essaime par le monde une collection plutôt réussie de modèles,  s’apprête à célébrer ses portes ouvertes, -5 à 6 décembre 2009, et à s’offrir un buzz: la Concept Watch Driver 1911 est annoncée. A vos plumes.

Jacques Schott répare les horloges anciennes

Cet habitant de Tours (France) affiche 35 ans de passion restauratrice. Passent entre ses doigts réparateurs tous les types de mécanismes d’horlogerie ancienne, comme des pendules Louis XV ou Louis XVI, des franc-comtoises, des pendulettes, des Carillons, des Régulateurs, des Oeil de Boeuf ou encore des pendules de parquet. Accessoirement, il vend de temps à autre quelque merveille historique remise en parfait état de marche. Est-ce parce qu’il habite une rue portant le nom d’un célèbre docteur qu’il se presse ainsi au chevet de ces laissés pour compte? C’est plutôt parce que son père bijoutier lui a inculqué dès son plus jeune âge les ingrédients de la minutie et les rudiments du métier.

Saphir de synthèse, déjà 80 ans…

Déjà 80 ans que le saphir fait son apparition au poignet, remplaçant la célèbre glace en plexi. C’est un modèle Duoplan de Jaeger LeCoultre qui accueille le premier, en 1929, l’invention du chimiste de Dunkerque, Auguste Verneuil (1856-1913): à partir de poudre d’alumine il fabrique un saphir de synthèse qui dispose des même caractéristiques que celles de la pierre naturelle. Appartenant au Swatch Group, la société Comadur est le fabricant leader en Suisse de ces glaces. Century, marque biennoise âgée d’une quarantaine d’année est connue pour faire usage de ce matériau dans la fabrication (ou la taille, devrait-on dire) de ses boites de montres. Quant à la marque Quinting, elle l’utilise pour fabriquer des calibres électro-mécaniques qui s’inscrivent dans la plus pure tradition des montres mystérieuses, équipés de six disques saphir tournants. Cette particularité n’échappe pas à  Christian Dior qui lui commande un calibre spécifique, pour sa collection Christal. Happy birthday Saphir, et longue vie…

EPHJ-EPMT 2010, changements, espaces réorganisés.

Des 8 au 11 juin 2010, à Beaulieu Lausanne, plus de 500 exposants seront réunis pour la première fois dans une même halle, dotée d’une entrée commune entièrement redessinée. Jusqu’ici, le secteur EPHJ (horlogerie-joaillerie) -qui affichait complet depuis trois ans déjà, se tenait dans un autre bâtiment que celui de l’EPMT (microtechnologies). Les deux secteurs gagnent à mélanger leurs savoir-faire et à s’engager dans des transferts de technologie, c’est historique. Depuis toujours, les horlogers zieutent du côté des domaines parallèles , leur empruntant ici des matériaux, là des procédés innovants ou des inventions. Quant aux acteurs des microtechnologies, ils s’activent à diversifier leur clientèle et à dégoter l’enseigne prestigieuse à même de faire rejaillir sur leurs avancées trop invisibles ou industrieuses, l’aura du luxe et de la noblesse artisanale. Depuis 2007, EPHJ-EPMT demeure la seule manif internationale à proposer sur un même site, cette contigüité. L’édition 2010 se tiendra dans une halle commune, sans pour autant se départir de son impératif d’une juste différenciation d’espace. Les interpénétrations des publics en seront boostées. Grâce à cet aménagement, André Colard et Olivier Saenger, les deux fondateurs-organisateurs répondent à la constante croissance de leur event. Plus de modules en vue, plus de rationalité dans les déplacements. De quoi ravir exposants et visiteurs.

37ème séminaire Infomat, moulages et poudres…

13 novembre 2009 à Neuchâtel. Principalement utilisée pour fabriquer des pièces complexes destinées à des applications industrielles, la technologie du moulage par injection de poudres métalliques et céramiques (MIM-Metal Injection Moulding) est utilisée dans les industries automobile, textile, de l’outillage, horlogère, comme dans la fabrication d’aimants, la mécanique de précision, les techniques médicales et dentaires ainsi que dans l’industrie de la porcelaine. Un marché qui, fort de sa croissance à deux chiffres, suscite interrogations, recherches et créativité. En savoir plus? C’est possible, grâce au prochain séminaire Infomat (cellule Matérieau de Centredoc à Neuchâtel) « Metal, Ceramic and Polymer Injection Moulding« . Avec des sommités du domaine. Comme le Dr. Efrain Carreno-Morelli (HES-SO, Valais), le Dr. Ing. Philipp Imgrund (Fraunhofer IFAM, Bremen -D), le Dr. Ing. Volker Piotter (Forschungszentrum FZK, Karlsruhe -D), Julien Giboz (HE-Arc Ingénierie, St-Imier), le Dr. Paul Bowen (EPFL, Lausanne). Rien que du beau monde…

Diamants guinéens, la reprise?

Batax Bouna International Mining Corporation, une société jusque là inconnue appartenant partiellement au Guinéen Elhadj Bouna Kéita -acheteur et évaluateur de diamants et pierres gemmes, reprend les activités moribondes de AREDOR (Association pour la Recherche du Diamant de de l’Or) abandonnée par les capitaux pakistanais depuis 2008, qui devrait donc rouvrir. « Trouver un opérateur qui aura les moyens de reprendre la société, de relancer les activités, de payer les arriérés des employés et de les réengager » était l’objectif, selon l’interview donnée par le Ministre des Mines à Onga Camara, correspondant à Conakry du journal Les Afriques. Ticket d’entrée? 30 mio de dollars et 15 mio pour la réhabilitation de l’usine des mines de diamant de Bananköro, dans la préfectuer de Kérouané, au sud-est de la Guinée. Deux autres « repreneurs » potentiels, vraisemblablement Daf Limited (appartenant à un géologue guinéen appuyé par des intérêts émiratis) ainsi qu’une compagnie sud-africaine, se seraient désistés. Dans les comité de sélection et d’audit se trouvait des spécialistes du ministère des Mines et… bien sûr, un représentant de la junte militaire, le général Sékouba Konaté. L’espoir est donc permis. Que la provenance guinéenne des diamants ne soit plus liée à de mauvais résultats, tant au regard du Processus de Kimberlay que dans les bilans laissés par AREDOR. Source, Les Afriques (s’abonner à la newsletter de cette excellente publication).