RealFiction, Dreamoc la vitrine à hologrammes

Quelle marque ne rêve-t-elle pas d’exposer sa montre dans une vitrine magique qui, soudain, permettrait au mouvement de s’extraire virtuellement de son boîtier pour se mettre à tourner en pleine suspension, offrant en vision 3D ses rouages. L’ère holographique des vitrines Dreamoc est en marche, grâce à RealFiction, une société danoise. Fondée en 2002 par Clas Dyrholm et Peter Simonsen, deux transfuges des univers du film et de la production TV, qui, à force d’expérimenter les premières manifestations video d’hologramme, s’aventurent peu à peu vers une maîtrise technologique qui pourrait bien séduire les horlogers. D’autant que la société se présentait au GTE -Geneva Time Exhibition, pour la première fois en Suisse en janvier 2010. Certes, ils ne sont pas les seuls (et le tableau téléphonique holoprime est plutôt bluffant, même lorsque la séquence YouTube qui le présente demeure terne côté rendu d’images), toutefois, ce sont eux qui sont venus, pour la première fois, à la rencontre des marques horlogères.

http://www.realfiction.com/

Bouvier, Saskia Maaike… alias l’ère du temps…

Il y a dans sa raison sociale l’Ere du Temps, une invitation à découvrir l’atmosphère et les climats de ses créations. Désireuse de laisser parler son talent et son savoir-faire et de voler de ses propres ailes, Saskia maaike Bouvier, à l’origine horlogère constructrice, fonde en 2004 sa propre société de conception en nouveaux mécanismes horlogers. Son voeu? Transcender la pratique pure de cet art en y ajoutant sa créativité. Tous les ingrédients nécessaires à la concrétisation de son rêve: « créer une collection de montres compliquées pour les femmes, faite par une femme... ». Sa sensibilité féminine ajoute à son inventivité et au professionnalisme dont elle se réclame, formant une équation parfaite utile à créer des produits inédits, originaux et de grande qualité.

Colard André, connaisseur du tissu horloger

Fournisseur horloger, Initiateur et co-fondateur du salon international EPHJ-EPMT (plus de 500 entreprises à Lausanne Beaulieu), André Colard fait toute sa carrière dans la sous-traitance horlogère et encore aujourd’hui demeure un consultant horloger actif, grand connaisseur de la branche et des acteurs qui la font. En 2002 il crée, avec Olivier Saenger, le premier salon exclusivement dédié aux entreprises qui, souvent dans l’ombre, travaillent pour les marques horlogères. EPHJ, Environnement Professionnel Horlogerie et Joaillerie est le seul salon horloger où les marques sont interdites. Par contre, on y trouve tout ce qui fait une marque, en amont comme en aval, du fournisseur en matériaux en passant par le prestataire de service après-vente. Puis, c’est l’EPMT qui voit le jour, dédié aux microtechnologies. Les deux secteurs représentent plus de 500 sociétés. Prochaines dates à Lausanne Beaulieu, des 8 au 11 juin 2010.

Sellita, l’aternative ETA, la fin d’un monopole?

Avec 25% de parts de marché (sur les 4 millions de montres mécaniques produites en Suisse et comprises dans le chiffre total de 24 millions de montres), la Chaux-de-Fonière Sellita, fraichement installée dans ses locaux du Crêt du Locle s’est donné les moyens d’être une sérieuse alternative à ETA, l’entité du Swatch Group actuellement sous les feux, pour la énième fois, d’une enquête de la Comco (Commission contre la concurrence). Environ 300 clients l’ont compris. Son mouvement SW 200, depuis que certaines protections liées à des patentes échues ont sauté, affirme seul et comme un grand, ses franches performances. De quoi régater face aux « tracteurs » d’en face, aguerris par tant de générations d’horlogers d’ETA. Il y a également, pour un plus haut de gamme, le SW 300 puis un calibre chronographe, le SW 500. Bref, la famille de calibres maison compte cinq membres, de quoi s’éviter de passer la main.  Sellita est dirigée par Miguel Garcia, CEO et propriétaire depuis 2003. Les clients s’habituent peu à peu à changer leurs habitudes, ils sont déjà au nombre de 300. Il est probable que l’attitude de Hayek Senior, ces derniers-temps, les y encourage…

Fournisseurs, des adresses rajoutées en links, bloghorloger.ch

Peu à peu, la rubrique « Fournisseurs » dédiées à l’environnement professionnel de l’horlogerie s’étoffe. Ont été rajoutées les entreprises suivantes (colonne de droite, menu déroulant):

Fournisseurs > CGB Communication (L’agence RP de Carèle Giacobbo, spécialisée horlogerie), Darwel SA (Agence de communication RP reprise des mains de sa mère Anne Vulcan par son fils Yves, l’agence des exposants suisses à BaselWorld depuis plus de quarante ans), Nicolas Chablais (designer aussi pour l’horlogerie), Richard TimeVision (Bureau du constructeur indépendant Frédéric Richard, auteur de concepts qui feront parler dans les prochaines manifestations des nouveautés complicationnelles), Huguenin Sandoz (entreprise fabricante de plaques, plaquettes, signalétique, découpe de logos et de lettres), Location de tentes pour événements, Gimmel Rouages (fabrique de roues et de rouages), Billight SA (n’a pas encore de site officiel, fabricant d’éléments luminescents pour l’horlogerie, Witschi Electronic AG, Blade Design (designers horlogers, Stéphane Avranches et Elena Brioschi, bourrés de talent et d’idées), Swiss Clarity & Cut SA (taille de diamants), Incabloc, Dalo Création (Design, prototypage), …

Wertheimer, Gérard: Chanel… et Châtelain

Abonnée annuellement aux fameux égarements people de la presse économique, via le classement des plus grandes fortunes de Suisse, la famille Gérard Wertheimer, de Genève, active dans le luxe et la mode, totaliserait de 4 à 5 milliards et sa fortune serait stable. Avec son frère Alain qui vit à New York, Gérard Wertheimer possède le groupe Chanel (couture, parfums et bijoux), co-fondé par son grand-père et par Coco Chanel (de son vrai prénom Gabrielle). Or, le N°5 de Chanel demeurant l’un des parfums les plus vendus au monde, les deux frangins pèsent à eux seuls près de 8 milliards de dollars. Presque accessoirement, serions-nous obligés d’écrire, Gérard Wertheimer est administrateur-président de l’entreprise horlogère G. et F. Châtelain (La Chaux-de-Fonds), active dans la fabrication de boites et de bracelets de montres. Son épouse, Valérie Wertheimer est la fondatrice de Action Innocence, une association qui milite contre la pédophilie sur Internet.

Formation, le relève 2009-2010. 386 engagés.

Non seulement le nombre des diplômés -troisième ou quatrième année de formation, sera plus élevé en 2009, mais 386 jeunes gens entament une formation cette année. Ces nouveaux apprentis témoignent de l’attractivité des métiers de l’horlogerie auprès de la nouvelle génération. Les diplôme décernés étaient de 206 en 2008 pour 270 en 2009, soit une augmentation de 31%. De quoi se réjouir. Les métiers concernés sont les suivants. L’horloger (le praticien, en industrie ou le rhabilleur), le micromécanicien, le dessinateur-constructeur en microtechnique, l’opérateur en horlogerie AFP, le polisseur et le termineur en habillage horloger. Selon la Convention Patronale de l’industrie horlogère (CPIH), la branche prend au sérieux la formation et la relève, chiffres à l’appui. Même si elle s’oppose, avec la complicité du syndicat UNIA au renchérissement, côté salaires dans l’horlogerie et la microtechnique (décision du 18 septembre 2009).

Louis Chevrolet, sa Driver 1911 revit!

Liée à AJS -Développement, entreprise familiale dirigée par André Saunier, connu pour sa gouaille toute jurassienne, Louis Chevrolet, la marque  horlogère, essaime ses modèles depuis Porrentruy. Une sorte de conquête, placée sous la maxime « Never Give Up« , si chère à l’exilé franco-suisse qui, au début du siècle passé, quitte sa famille en 1900 pour la terre promise. Après une carrière dans le pilotage automobile, Louis Chevrolet crée la voiture qui porte son nom. Afin de faire revivre dignement ce passé, la marque horlogère jurassienne, qui essaime par le monde une collection plutôt réussie de modèles,  s’apprête à célébrer ses portes ouvertes, -5 à 6 décembre 2009, et à s’offrir un buzz: la Concept Watch Driver 1911 est annoncée. A vos plumes.

Jacques Schott répare les horloges anciennes

Cet habitant de Tours (France) affiche 35 ans de passion restauratrice. Passent entre ses doigts réparateurs tous les types de mécanismes d’horlogerie ancienne, comme des pendules Louis XV ou Louis XVI, des franc-comtoises, des pendulettes, des Carillons, des Régulateurs, des Oeil de Boeuf ou encore des pendules de parquet. Accessoirement, il vend de temps à autre quelque merveille historique remise en parfait état de marche. Est-ce parce qu’il habite une rue portant le nom d’un célèbre docteur qu’il se presse ainsi au chevet de ces laissés pour compte? C’est plutôt parce que son père bijoutier lui a inculqué dès son plus jeune âge les ingrédients de la minutie et les rudiments du métier.

Saphir de synthèse, déjà 80 ans…

Déjà 80 ans que le saphir fait son apparition au poignet, remplaçant la célèbre glace en plexi. C’est un modèle Duoplan de Jaeger LeCoultre qui accueille le premier, en 1929, l’invention du chimiste de Dunkerque, Auguste Verneuil (1856-1913): à partir de poudre d’alumine il fabrique un saphir de synthèse qui dispose des même caractéristiques que celles de la pierre naturelle. Appartenant au Swatch Group, la société Comadur est le fabricant leader en Suisse de ces glaces. Century, marque biennoise âgée d’une quarantaine d’année est connue pour faire usage de ce matériau dans la fabrication (ou la taille, devrait-on dire) de ses boites de montres. Quant à la marque Quinting, elle l’utilise pour fabriquer des calibres électro-mécaniques qui s’inscrivent dans la plus pure tradition des montres mystérieuses, équipés de six disques saphir tournants. Cette particularité n’échappe pas à  Christian Dior qui lui commande un calibre spécifique, pour sa collection Christal. Happy birthday Saphir, et longue vie…

EPHJ-EPMT 2010, changements, espaces réorganisés.

Des 8 au 11 juin 2010, à Beaulieu Lausanne, plus de 500 exposants seront réunis pour la première fois dans une même halle, dotée d’une entrée commune entièrement redessinée. Jusqu’ici, le secteur EPHJ (horlogerie-joaillerie) -qui affichait complet depuis trois ans déjà, se tenait dans un autre bâtiment que celui de l’EPMT (microtechnologies). Les deux secteurs gagnent à mélanger leurs savoir-faire et à s’engager dans des transferts de technologie, c’est historique. Depuis toujours, les horlogers zieutent du côté des domaines parallèles , leur empruntant ici des matériaux, là des procédés innovants ou des inventions. Quant aux acteurs des microtechnologies, ils s’activent à diversifier leur clientèle et à dégoter l’enseigne prestigieuse à même de faire rejaillir sur leurs avancées trop invisibles ou industrieuses, l’aura du luxe et de la noblesse artisanale. Depuis 2007, EPHJ-EPMT demeure la seule manif internationale à proposer sur un même site, cette contigüité. L’édition 2010 se tiendra dans une halle commune, sans pour autant se départir de son impératif d’une juste différenciation d’espace. Les interpénétrations des publics en seront boostées. Grâce à cet aménagement, André Colard et Olivier Saenger, les deux fondateurs-organisateurs répondent à la constante croissance de leur event. Plus de modules en vue, plus de rationalité dans les déplacements. De quoi ravir exposants et visiteurs.

37ème séminaire Infomat, moulages et poudres…

13 novembre 2009 à Neuchâtel. Principalement utilisée pour fabriquer des pièces complexes destinées à des applications industrielles, la technologie du moulage par injection de poudres métalliques et céramiques (MIM-Metal Injection Moulding) est utilisée dans les industries automobile, textile, de l’outillage, horlogère, comme dans la fabrication d’aimants, la mécanique de précision, les techniques médicales et dentaires ainsi que dans l’industrie de la porcelaine. Un marché qui, fort de sa croissance à deux chiffres, suscite interrogations, recherches et créativité. En savoir plus? C’est possible, grâce au prochain séminaire Infomat (cellule Matérieau de Centredoc à Neuchâtel) « Metal, Ceramic and Polymer Injection Moulding« . Avec des sommités du domaine. Comme le Dr. Efrain Carreno-Morelli (HES-SO, Valais), le Dr. Ing. Philipp Imgrund (Fraunhofer IFAM, Bremen -D), le Dr. Ing. Volker Piotter (Forschungszentrum FZK, Karlsruhe -D), Julien Giboz (HE-Arc Ingénierie, St-Imier), le Dr. Paul Bowen (EPFL, Lausanne). Rien que du beau monde…

Diamants guinéens, la reprise?

Batax Bouna International Mining Corporation, une société jusque là inconnue appartenant partiellement au Guinéen Elhadj Bouna Kéita -acheteur et évaluateur de diamants et pierres gemmes, reprend les activités moribondes de AREDOR (Association pour la Recherche du Diamant de de l’Or) abandonnée par les capitaux pakistanais depuis 2008, qui devrait donc rouvrir. « Trouver un opérateur qui aura les moyens de reprendre la société, de relancer les activités, de payer les arriérés des employés et de les réengager » était l’objectif, selon l’interview donnée par le Ministre des Mines à Onga Camara, correspondant à Conakry du journal Les Afriques. Ticket d’entrée? 30 mio de dollars et 15 mio pour la réhabilitation de l’usine des mines de diamant de Bananköro, dans la préfectuer de Kérouané, au sud-est de la Guinée. Deux autres « repreneurs » potentiels, vraisemblablement Daf Limited (appartenant à un géologue guinéen appuyé par des intérêts émiratis) ainsi qu’une compagnie sud-africaine, se seraient désistés. Dans les comité de sélection et d’audit se trouvait des spécialistes du ministère des Mines et… bien sûr, un représentant de la junte militaire, le général Sékouba Konaté. L’espoir est donc permis. Que la provenance guinéenne des diamants ne soit plus liée à de mauvais résultats, tant au regard du Processus de Kimberlay que dans les bilans laissés par AREDOR. Source, Les Afriques (s’abonner à la newsletter de cette excellente publication).

Dietlin nouveauté: voir le son qui s’échappe du garde-temps.

Il manque le son. A toutes les belles réalisations exposées, à grand renforts de trouvailles vitrinières les plus folles -Dietlin en sait un rayon puisqu’il en vit, il manque l’une des dimensions les plus sensuelles, celle de l’ouïe. Lacune comblée avec l’arrivée du Puslograph, issu d’une pièce unique, réclamée par un collectionneur éclairé, pour le moins exigeant: monolythe noir solide comme un coffre-fort, ouverture sur le haut à l’aide d’empreinte digitale, puis, l’option son, grâce à une pastille squateuse de couronnes, amplificatrice de tic-tac. La caisse de résonnance est en bois vieux de 350 ans, provenant de la forêt du Risoud au Brassus. Miracle, aucun micro, une qualité de son bio-comptabible et naturellement pur. L’écrin sonore se prête à presque toutes les montres-bracelets de toutes les marques. Chacune à son tic-tac, l’avisé saura-t-il en reconnaître les particularismes…? A quand un catalogue des tic-tac? Quoiqu’il en soit, le pulsograph se dote de fonctions supplémentaires notamment d’indicateur externe de réserve de marche.

Swiss Watch TV, l’horlogerie sur le net… en 3D.

Avec l’entêtement qui caractérise les pionniers, Philippe Nicolet, patron de la chaine Swiss Watch TV poursuit son aventure d’images télévisuelles et cinématographiques en 3D, selon un standard qui se pourrait bien être gagnant dans la course aux avancées technologiques liées à la diffusion d’images en relief. Déjà, les écrans plasma 3D pointent le bout de leur nez, laissant présager d’une révolution aussi spectaculaire que le passage du noir-blanc à la couleur. Et comme s’il lui fallait démontrer sa longueur d’avance, le stéréoscope à miroirs devient accessible sur le net. L’occasion de voir et revoir une collection de films entamée lors de BaselWorld 2000 déjà, traitant d’horlogerie mais également de sports extrêmes. Reportages nouveaux, films sur les trois étages du Musée horlogers du Locle -le Château des Monts. Bientôt le passage obligé pour toute marque qui voudra, s’offrir la plénitude visuelle que renferment ses trésors mécaniques dans leurs perceptions les plus abouties.

EPHJ-EPMT, réjouissant bilan.

L’édition 2009 (des 12 au 15 mai 2009) du seul salon international où les microtechnologies et l’horlogerie disposent de proximités d’espace et d’intérêts, a connu une augmentation de 12% des visiteurs. Soit 11′611 entrées pour 515 exposants. Convivialité, atmosphère professionnelle bénie et placée sous le signe d’échanges commerciaux bien réels, ont eu raison de toute tentation morose. Les 35 exposants français, encouragés par les subventions hexagonales, ont constitué sous l’impulsion de la chambre France-Suisse pour le commerce et l’industrie, le premier Pavillon français. Autre démarche corporatiste régionale, le Canton du Jura, outre son stand commun à l’EPHJ a réitéré sa présence massive dans le cadre EPMT. Quant aux échanges scientifiques, ils se sont également enrichis, outre la fidèle plate-forme de l’EPFL, de deux présences d’envergure: Micronarc-Alliance et FEMTO-ST, l’Unité Mixte de Recherches associée au CNRS et rattachée à l’Universitéde Franche-Comté (UFC), l’Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et de Microtechniques (ENSMM) ainsi qu’à l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM). Pour la première Japon et Etats-Unis étaient de la partie. Prochaines dates, du 8 au 11 juin 2010, toujours à Beaulieu Lausanne.

Film institutionnel Audemars Piguet récompensé.

Juin 2009. Point Prod, alias l’équipe de production indépendante d’images télévisuelles et de film la plus proche de la TSR dont elle est l’un des sous-traitants privilégiés, trouve au travers de son film cinéma réalisé pour Audemars Piguet une reconnaissance issue des professionnels de la communication. En effet, le Grand Prix Romand de la Création, dans la catégorie meilleur film corporate, décerne à Point Prod la plus haute distinction: richesse du scénario, qui retrace dans des décors magique l’épopée de la marque, justesse du casting et qualité d’images qui décortiquent la création d’une montre ont fait mouche auprès du Jury. Le spectateur pénètre jusqu’au plus intime de la dimension historique et familiale de la marque, ainsi que dans l’univers contemporain d’une signature respectueuse de tradition sans jamais se départir d’une audace avant-gardiste, curieuse et d’excellence.

Hublot et Magma Concept, le procès évité…

L’affaire aurait pu tourner au vinaigre. En se libérant de son mandat à 60% de responsable de la Production chez Hublot, Cédric Grandperret, co-fondateur de Magma Concept, aurait eu matière à quelque peu écorner l’image qu’un certain Jean-Claude médiatiquement omniprésent se tue à polir. Un différent de nature fiancière, s’entend. Juste après le rachat par le groupe LVMH, ça aurait pu faire tâche. Et voilà qu’avec un peu de goodwil et d’élégance, un soupçon de revirements et de retours à la raison, la conciliation a porté ses fruits. Le procès est évité de justesse. Hublot poursuit sa route, essaimant ses big bangs au fil des évents et des célébrations, Magma Concept continue sa poussée dans le monde des micro-manufactures (15 personnes), maitrisant toutes les étapes d’une production à échelle prototypique ou semi-industrielle. Sans parler de la foule de clients qui s’y presse pour réaliser ce que les professionnels de la souris considèrent comme les meilleures images 3D (photos réalité et films) sur le marché de la pré-vente. Ce laboratoire d’idées, tant du côté des matières que des mouvements, lance aussi Globe Master Watches, une marque à forte connotation aéronautique et surtout, déjà repérée par les aficionados de l’horlogerie vraie.

Afrique, valeur financière des matières premières.

Evalués à 46′200 milliards de dollars, les gisements africains de matières premières équivalent en valeur à 13 fois le revenu annuel de la Chine! Qu’est-ce qui empêche donc l’Afrique de valoriser de telles richesses, largement suffisantes à lui permettre de rejoindre le rang des premières puissances mondiales? Des voix de plus en plus insistantes s’élèvent pour qu’une valorisation de ces richesses puisse s’opérer, au bénéfice des populations locales. Encore faudrait-il passer entre les gouttes de la corruption et des soutiens contre-nature d’un Occident intéressé et post-colonialiste…

Afrique, richesses naturelles hypothéquées…

Comment se faire du blé sur du vent? Une société minière qui décroche un contrat avec un gouvernement africain, sous la forme d’une concession lui autorisant l’exploitation de gisements, peut s’en servir pour trouver des financiers prêts à sauter dans le train des promesses de gain. Il se peut même que ces sociétés se soient créées uniquement pour réaliser ces opérations financières juteuses, avant de s’offrir à la revente. En effet, comment accorder du crédit à des structures sociétales junior, sans moyens conséquents ni personnel, sans bureaux mais juste avec des actionnaires anonymes et quelque obscure domiciliation dans des paradis fiscaux? Comment ces acteurs fraîchement débarqués sur ce marché des octrois de concessions parviennent-ils et à convaincre les gouvernements africains et à s’introduire dans les failles du système boursier, notamment celui peu regardant du Canada? Avant même qu’un seul gramme de minerai ne sorte de terre, ces joueurs de patrimoines en ressources naturelles, parviennent à valoriser leur titres africains et à réaliser de confortables plus-values. La seule promesse d’un contrat africain suffit-elle à compenser l’absence de compétences, de capitaux et l’opacité des domiciles? A l’heure où la surveillance internationale se prône du côté du globe où les bien-pensants rêvent d’assainissement drastique des pratiques financières répréhensibles, la seule perpective d’avoir accès aux richesses naturelles africaines vaut de l’or. L’enquête minutieuse menée par le spécialiste en matières premières David Beylard permet de montrer du doigt « Geovic Mining Corporation » (structure en pelure d’oignon), African Aura Ressources LTD (dont l’opacité est parfaitement organisée), Hydromine Inc (vide de capitaux, d’expertise, de personnel et de bureaux), Sundance Ressources LTD (verseuse de dividendes avant même d’avoir extraint une seule once de minerai de fer), ainsi que Mega Uranium LTD (plus values considérables pour zéro bénéfice au Cameroun).

Lire aussi > Exemple du CamerounRègles douteuses des bourses canadiennes.

EPHJ-EPMT, et le robot martien de Maxon Motor…

Dommage que ce salon, du 12 au 15 mai 2009, ne soit ouvert qu’aux professionnels. Car la présence d’un robot venu de mars risque fort d’attiser la curiosité d’un public de plus en plus au parfum qu’à Lausanne Beaulieu, les acteurs de l’horlogerie, la joaillerie et des microtechnologies, se réunissent en deux halles pour permettre à une dizaine de milliers de professionnels de faire leur marché en terme de production et de solutions techniques. Ce robot, comme ses congénères, participe à la faramineuse récolte de données que la NASA accumule sur la planète rouge. Maxon Motor, exposant fidèle de ce salon, démontre au travers de cette « Rover » de l’espace, son savoir-faire en matière d’entraînements: 39 moteurs DC haute précision, assurent les mouvements de ses bras, de sa perforatrice, des caméras, des mécanismes de commande et de ses six roues aptes à conquérir, par -120° ou +25°, les reliefs inconnus de Mars. Ainsi ont déjà été transmis 36 gigaoctets de données, depuis des distances comprises entre 50 et 400 millions d’années.

La science avance à Beaulieu, Lausanne

Non content de devenir l’incontournable rendez-vous d’avant l’été, l’EPHJ-EPMT (du 12 au 15 mai 2009), gagne aussi en dimension institutionnelle. En devenant le théâtre de journées scientifiques, orchestrées par trois principales enseignes scientifiques: EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne), le FEMTO-ST (Institut de Besançon) et Micronarc-Alliance. Toutes rivaliseront de sommités aptes à transmettre les savoirs les plus pointus et à en débattre.

Lemania balayée par Hayek en 2000

Pour des raisons qui demeurent encore inexpliquées auprès des connaisseurs et des spectateurs interloqués, la marque Lemania a été rayée de la carte, sans ménagements. La Nouvelle Lemania à peine rachetée par Hayek Senior pour devenir l’écrin de sa marque Breguet, tout a été fait pour balayer un passé patrimonial pourtant riche. Ainsi, des milliers de mouvements ont été détruits, avec détermination. Plans et machines ont connus le même sort, celui de la presse à métaux ou de la destruction massive. Quant aux quantités de boîtes héritées dans la transaction, elles ont été amenées à un artisan du coin pour y être meulées, afin d’être impropres à toute exploitation. Le Sauveur de l’Horlogerie s’en est même pris au bâtiment qu’il tenta de raser. Face à la résistance des habitants du cru, surtout ceux de l’Orient, il s’est résigné à y installer au plus vite, l’enseigne Bréguet, détruisant au passage le célèbre clocher dont les cloches servaient à appeler les ouvriers au labeur. Une telle razzia demeure une énigme. Existe-il une raison mystérieuse prétexte à une telle oeuvre de démolition? Le prétexte de vouloir faire table rase du passé ne tient pas. Notre enquête continue, merci d’y apporter vos lumières…

L’EPHJ, il commence à y avoir foule…

Tandis que l’EPMT, le secteur microtechnologies du salon international de Lausanne Beaulieu se développe à grandes enjambées, collectionnant les succès (premier Pavillon Français, label UBIFRANCE, stand du Jura, journées scientifiques, etc…), l’EPHJ (environnement horlogerie et joaillerie) devient un enjeu magazine. Première publication à se caler sur cette date clef, le JSH – Journal Suisse d’Horlogerie, issu du développement y consacré du numéro spécial annuel de Heure Suisse (du même éditeur). Rejoint par MSM, le marché Suisse des Machines, dont le contenu se truffe de plus en plus d’articles sur l’horlogerie, et dont l’édition spéciale se justifie par la présence accrue des acteurs du marché des machines. A compter de 2009, c’est au tour du magazine Movment de suivre le mouvement et de faire de cette date, le prétexte à la sortie d’une édition business to business. André Colard et Olivier Saenger, fondateurs de l’EPHJ-EPMT doivent s’en frotter les mains.

L’ANIM et l’USH-APIC sous le même toit chaux-de-fonier.

La fusion vient d’avoir lieu, la vingtaine de collaborateurs sera à pied d’œuvre dans les murs de l’ancien grand magasin UNIP (19, Avenue Léopold-Robert) dès la fin janvier 2009, pour défendre les intérêts de 350 entreprises horlogères et microtechniques. Une restructuration en phase avec l’époque : deux associations patronales fusionnent à l’image de certaines entreprises dont elles gèrent les intérêts. L’ANIM (Association Neuchâteloise des Industries de L’Horlogerie, de la Microtechnique et des branches affiliées) quitte donc le Locle tandis que l’USH-APIC (Association Patronale Suisse des Industries Microtechniques et de l’Habillage Horloger) tourne le dos à Bienne. Leurs sièges ne font désormais plus qu’un, et la Secrétaire Générale de la nouvelle entité membre de la Convention Patronale est Marie-Thérèse Kohler Fiorellino. 15 cantons sont représentés, 15′000 travailleurs et tout ce que le tissu horloger compte de fournisseurs. Jean-René Banwart et Jean Guillod, respectivement Présidents de l’ANIM et de l’USH-APIC sont maintenus dans leurs fauteuils.

Maximilian Busser fait des émules.

Son concept de collectif de savoir-faire, qui donne à sa marque tout son sens et son nom, MB & F (Maximilian Busser and Friends), est désormais décliné en d’autres formules, certes non copiées, mais qui pouvant y reconnaître quelque lien de parenté. Tout d’abord, la Confrérie Horlogère, genre de mix-tape de doigt d’or qui donne à Mathias Buttet de BNB la garantie de motiver ses troupes et l’envie de leur donner leur chance. Puis il y a HD3, ou la réunion de trois talents dont le plus célèbre demeure Hysek. Il y a aussi les « Maitres du Temps », réunissant en une marque trois personnalités célèbres, Christophe Claret, Roger Dubuis et Peter Speake Marin. A ces réunions de doigt d’or ou de talents, s’ajoutent une tendance désormais admise. Les marques se réclament de plus en plus de leurs fournisseurs, n’hésitant pas à les citer ou à les mettre en avant. Il y a encore du Max dans tout ça…

International Watch Exchange à Zurich… 7 décembre 2008.

Dimanche 7 décembre 2008, de 9h00 à 16h00: plus de 15′000 montres, pendules, horloges à vendre, de la littérature horlogère avec la présence de Watchprint.com (librairie online comprenant plus de 800 volumes) pour une soixantaine d’exposants au Kongresshauss de Zurich, à la Rue Clariden. Les envies de chiner feront le reste, c’est la International Watch Exchange de Zurich.

Librairie virtuelle à fleur des pavés de WatchAvenue.com

Féru des nouvelles technologies offertes tant par l’amélioration des techniques d’image 3D que le vaste champ de l’internet, Fabrice Mugnier installe une extension de sa librairie dans le décor immatériel instructif du nouveau site WatchAvenue.com. En y proposant un nouvel espace online fort complémentaire à WatchPrint.com, son incontournable adresse de librairie horlogère en ligne et ses plus de 800 ouvrages. Une véritable entreprise de transmission des savoirs et de la culture horlogers. Une démarche novatrice qu’il n’est pas seul à faire, puisque quelques marques, l’Ecole d’Horlogerie ainsi que la Fondation de la Haute Horlogerie lui ont emboîté le pas. Sûr que cette ville risque de voir enfler le prix de ses mètres carrés.

Miguel Rodrigues, Festina-Lotus, sort grandi de la crise.

Grâce aux 35% que l’Espagnol possédait dans le capital de SFT Holding, Miguel Rodrigues, déjà propriétaire entre autres des marques Festina-Lotus, et plus récemment des deux maisons de haute horlogerie Perrelet et Leroy, vient de récupérer Soprod (Tramelan), Indtec (Sion) et Imm Ineltec (France) des mains moribondes de Peace Mark, géant chinois mis à terre par la crise économique. Ces nouvelles acquisitoins confortent le profil manufacturier et fabrication horlogère suisse mécanique de l’Espagnol qui possèdait déjà DTH, Dubois Technique Horlogère SA (échappement, Le Sentier) et Astral Technologies Sàrl (spiral). Un acteur désormais incontournable.

EPMT, le pavillon français. L’appui d’UBI France

Sous l’égide de la CFSCI (Chambre France Suisse pour le Commerce et l’Industrie), la manifestation internationale EPMT-EPHJ bénéficie, sur son versant microtechnologies, d’une reconnaissance inattendue: le label UBIFRANCE, gage d’une aide financière attribuée par le Ministre délégué aux Commerce extérieur aux entreprises françaises, devrait permettre à de nombreuses sociétés du secteur dans l’Hexagone d’être présentes en 2009. Celles-ci ont reçu, au travers du réseau des Chambres économiques françaises, un dossier provenant de l’antenne genevoise les informant d’un projet d’un Pavillon français à Beaulieu, leur offrant des facilités qui lèveront toute barrière quant à leur participation massive. Rappelons que l’EPMT est la seule manifestation du secteur de pointe des microtechnologies à offrir une contiguïté avec les entreprises de l’environnement horloger et joaillier, à une date favorable où les marques et leurs départements de recherche et de production, partent à la chasse aux nouvelles idées.

Blossom s’unit à Dynamics Group… Désormais à Carouge.

La délicieuse Laurence de Cecco, fondatrice de l’agence Blossom, dont les qualités et le know-how proviennent de sa longue expérience communicationnelle dans le domaine de la banque privée, s’associe avec Christophe Lamps à la tête du Dynamics Group, présent à Genève, Zurich et Berne. Sûr que son agence, dont Rolex est déjà l’une des références, gagnera en dimension institutionnelle et en aura national.

Nano technologies à Neuchâtel, le 11 novembre 2008.

Neuchâtel serait-elle ma Mecque des micro et nanotechnologies? Quoiqu’il en soit, sous l’égide de la FSRM (Fondation Suisse pour la Recherche en Microtechnique), les chercheurs de toute la Suisse, se réunissent pour la cinquième fois, pour le compte de la CTI (L’agence pour la Promotion de l’Innovation), l’un des piliers du financement de la recherche. Plus de 150 participants, à l’Aula des Jeunes Rives, afin de stimuler la recherche en Suisse par le biais des coopérations entre entreprises et instituts de recherche. Décidément, tout ce qui porte le nom de nano se donne rendez-vous du côté de Neuchâtel. A noter la participation du Professeur Peter Schurtenberger, de l’Institut Adolphe Merkle à Fribourg, qui a bénéficié il y a une année d’une donation privée de CHF 100 millions pour développer les nanotechnologies.

Dietlin s’appuie sur Hublot pour…

Première mondiale courant novembre 2008, la vitrine interactive imaginée par le déjà leader en surfaces originales d’exposition Dietlin Artisans. Au bénéficie de la technologie du web 3.0, cette vitrine permet, à n’importe quel endroit de la planète, de visiter un modèle de fond en comble, en live svp, situé à n’importe quel autre endroit de la planète. Baptisée « Fusion Explorer », histoire de rappeler que c’est Jean-Claude Biver qui a cru le premier à cette première, elle se laisse expérimenter via le site hublot. Seul hic, on nous a tellement habitué aux rendus exceptionnels d’images animées 3D, permettant les plongées les plus improbables dans le coeur des watches, qu’on est presque étonné de la réalité qu’offre cette vision live. Mais c’est du vrai de chez vrai, et c’est ça qui compte. Quant au vol, vu que tout se passe par super webcam interposée, c’est sans risque. Rappelons que l’autre invention de Dietlin, la vitrine Raptor, sans verre ni glace protecteurs, faisait disparaître l’objet dès qu’une main s’en approchait de trop près. Décidément l’arsène lupin de la vitrine a encore frappé fort.

Nanotubes de carbone, le 14 novembre 2008. Neuchâtel

Ce séminaire initié par Infomat (département matériaux de Centredoc dirigé par Alain Vaucher) a pour thème ces filaments de carbone pur dont les exceptionnelles propriétés mécaniques, électriques, thermiques et chimiques sont porteuses d’espoirs économiques gigantesques. Seront-ils les moteurs de notre prochaine révolution industrielle ou le début de la fin de l’espèce humaine? Car on soupçonne les nanoparticules d’être capable de franchir, en raison de leur minuscule taille, les membranes cellulaires ou les barrières biologiques, telles que notre peau par exemple? Les défis sont partout. Tant dans leur fabrication industrielle que dans leur manipulation par des ingénieurs. Découverts en 1991, ils font depuis l’objet de moult études. Utilisés dans des matériaux composites à matrice polymère et céramique, ils fascinent autant qu’ils font peur. Côté horlogerie, les Japonais sont précurseurs. En se penchant sur les brevets déposés, on en déduit que certains applications pour la montre mécanique et électronique sont envisagées. On peut encore s’inscrire à ce passionnant séminaire.

EPMT renforce sa communication presse.

André Colard, Olivier Saenger et Edouard Debétaz, les trois fondateurs associés de l’EPMT, la manifestation consacrée aux microtechnologies qui complète judicieusement le salon international EPHJ (environnement professionnel horlogerie et joaillerie), décident de renforcer leur communication. Ils font appel à l’agence de presse & relations TàG Press +41. Cette année, ces rassemblements en plein essor auront lieu du 12 au 15 mai 2009. Une petite infidélité à l’habituel mois de juin. Quoiqu’il en soit, on reste avant l’été, après les salons et les bilans, histoire de permettre aux marques de faire leur marché, juste avant les grands rushes de la production et de la livraison.

Paola Orlando, le cadeau de Noël

Florence Noël, de Luxeco & Partners Genève, renforce sa structure PR par l’arrivée de la splendide Paola Orlando, transfuge du département relations publiques internationales de Raymond Weil. Elle débarque comme partenaire associée. Côté marques horlogères, la structure défend les intérêts presse des Montres DeWitt, de de Grisogono, de la Manufacture Contemporaine du Temps et de Ladoire entre autres.

BNB et la Confrérie Horlogère

Mathias Buttet innove en lançant, le 3 décembre 2008, un concept inédit dans l’horlogerie. La Confrérie Horlogère, sur un principe issu de la star’ac, propose à ses meilleurs horlogers, sept en tout, la possibilité de concevoir et de fabriquer leur propre montre. Chacun aura son heure, sa période de lancement, le tout étant regroupé sous le label ‘CH’ (Confrérie Horlogère). Ce label permettra à ces doigts d’or, triés selon les règles d’un casting, d’exister en apposant leur propre griffe sur un modèle et une collection. Ainsi pourront-ils devenir à terme, le succès aidant, leur propre patron. Le premier horloger ainsi mis sous les feux de la rampe sera révélé face à la presse. Belle idée, qui promeut au passage les nobles idées de transmission du savoir horloger, de la personnalisation par des horlogers d’une production se situant dans la haute-horlogerie.

BNB l’horaire libre?

Matthias Buttet instaure l’horaire libre dans sa nouvelle usine de Duillier. Sacré challenge puisque les employés sont bientôt 200! En fait, chaque horloger, cueilli si possible au sortir des Ecoles d’horlogerie de La Vallée de Joux et de Genève, histoire qu’ils n’aient pas encore tout oublié et puissent se s’améliorer, reçoivent un certain nombre d’objectif et de travaux à réaliser, de A à Z. Ainsi, chacun peut venir à sa guise, peut s’organiser de façon à atteindre son quota. Un système qui convient particulièrement à des femmes en charge de leur foyer, qui peuvent ainsi se libérer pour les transports scolaires, tout en compensant leurs absences et leurs allers et venues par des week-end entiers dédiés au labeur. Ces fameux week-end où les enfants sont chez papa. L’ensemble de ce concept organisationnel original passe bien sûr par un système de sécurité auxquels tous adhèrent. Entrées et sorties sont video surveillées, tandis que les employés disposent de clefs et d’accès individuellement programmables. Aucun risque que ne sortent de l’entreprise, ces fameux secrets confiés par les marques.

Monnin SA, créé en 1946

Monnin SA fut créé en 1946. 95% de ses activités sont horlogères, le reste médical, spatial, automobile, connectique et informatique. 80% de ses 90 employés travaillent à la production. L’ancien directeur Jean-Charles Monnin reste chef de projet. Il est remplacé par Michel Maruccia. Jean-Paul Dall’Acqua est directeur commercial et laisse la porte ouverte à un futur agrandissement de la nouvelle usine, inaugurée à Sonceboz, entièrement écologique : récupération de la chaleur dégagée par les 170 machines pour chauffer une eau qui circule dans des systèmes de chauffage au sol. Quand c’est trop hot, l’entreprise dispose d’un système de diffusion d’air froid, provenant d’une nappe d’eau. L’usine lave et filtre l’huile utilisée par les machines et la réinjecte en interne. Elle dispose de sa propre station d’épuration des eaux usées…

Muriaux s’ouvre aux balanciers.

Bonne nouvelle, quinze emplois créés, mauvaise nouvelle, le Musée de l’automobile de Muriaux, créé le 15 octobre 1988 et ayant accueilli en tout environ 300′000 visiteurs, disparaît. En ses murs des Franches-Montagnes, s’ouvre une fabrique de balanciers.  Jean-Pierre Clément, de La Ferrière, par ailleurs lui-même collectionneur de bolides anciens (il en aurait 80 dont certains résident au musée !), vient d’acheter l’immeuble pour y déménager son entreprise : Clément Le Maret SA, installée il y a moins d’un an à La Chaux-de-Fonds. Prochaine vocation, dépasser les 4 employés actuels, regrouper les forces et, fabriquer des balanciers, décolleter. On articuler une injection de 10 millions de francs.

Monnin SA à Sonceboz (Jura)

Monnin  SA, (décolletage haut de gamme), inaugure un palais de verre sur deux niveaux signé de l’architecte Pierre Liechti , à Sonceboz (Jura). 3′200 mètres carrés profondément écologiques, 90 collaborateurs. Le Directeur Michel Maruccia, avoue s’être ouvert, après le décolletage du haut de gamme, à la reprise, l’anglage, le roulage, le taillage et le polissage. Egalement de l’assemblage, côté systèmes antichocs. Ah, j’allais oublier, au nombre de ses actionnaires, trois mastodondes : Patek Philippe, le Groupe Richemond et Rolex. Excusez du peu.

Cheval, François Xavier et ses descendants.

Fondateur de l’entreprise Cheval Frères (rattachée aujourd’hui au groupe IMI), dépose à 34 son premier brevet : l’ébaucheur à scies circulaires, qui permet d’ébaucher les dents de la roue de cylindre au moyen de scies circulaires. Auparavant, seule une opération manuelle, qui plus est de doigts artistes, y parvenait. Marc Constant et Anatole Xavier, ses deux fils, développe l’entreprise familiale, l’entraînant sur la voie de la diversification automobile, via la production et le fabrication de vis pour l’entreprise «Frères Peugeot» de Sochaux Montbéliard. Suivent d’autres générations de Cheval : Hubert, Gabriel, Guy Christian. En 1970 se construit à Ecole-Valentin, un nouveau bâtiment. En 1980, Guy et Christian Cheval commencent à usiner la céramique et s’introduisent ainsi dans l’univers informatique, en fabriquant les têtes de lecture des premiers ordinateurs IBM. Plus récemment, l’entreprise renoue avec le secteur horloger, en développant ses services pour le haut-de-gamme suisse. Elle rejoint le groupe IMI de Jean-Pierre Gérard.

SSC: nouveaux matériaux et innovations technologiques en horlogerie. 17 septembre 2008.

Lancé en juin 2008, le Journal Suisse d’Horlogerie a reçu un accueil chaleureux. Sa renaissance ne pouvait échapper à la SSC (Société Suisse de Chronométrie) dont le bouillant président, Zian Kighelman a souhaité la parution d’un hors-série lié à la Journée d’Etude qui se tient à La Chaux-de-Fonds, le 17 septembre 2008 (Polyexpo). Sachant que les destins de ces deux institutions ont été liés, par le passé et durant plusieurs décennies, l’idée a séduit l’éditeur Roland Ray. Un contenu « light » de 24 pages, conservant pour l’ensemble les principales rubriques, se destine à souligner l’importante documentation remise aux participants baptisée « Les Actes ». Réjouissante nouvelle, le nombre de 720 inscrits dépasse toutes les espérances. Une bonne santé dont pourra également profiter le magazine de la branche. Une vitalité due également à la grande diversité des thèmes abordés durant cette journée dédiée au « Nouveaux matériaux et innovations technologiques en horlogerie. »

SSC, monstre succès.

Plus de 700 inscrits le 17 septembre 2008 à la journée d’étude de la SSC – Société Suisse de Chronométrie ! Les organisateurs tablaient sur un chiffre de 500. Tout s’organise donc pour adapter les structures de Polyexpo à La Chaux-de-Fonds. La soif d’apprendre de la branche horlogère, tous versants confondus, se confirme. Elle est réjouissante et mérite d’être nourrie par des events d’envergure, chargés de tendances et de volonté de savoirs transmis.

Wiederrecht ou le brevet 666.591. Histoire de la rétrograde.

Jean-Marc Wiederrecht est l’homme par qui la « Rétrograde » est arrivée. Cette complication, depuis plus de 20 ans, agrémente de nombreuses ouvertures sur cadran, rendant la lecture de certaines informations réellement ludique. Le système existait déjà: une aiguille qui, comme n’importe quelle jauge, transmettait par exemple l’état de la « réserve de marche ». Puis, il y eu la première Rétrograde, au sens où on le comprend aujourd’hui, le « Quantième Perpétuel Birétrograde » lancée par Harry Winston. La première montre dotée de cette nouvelle complication. Jean-Marc Wiederrecht réussit là à exprimer son talent en inventant, autour de cette fameuse jauge basique, plusieurs applications basées sur la technique de la « retenue » puis du « lâcher d’énergie ». Son brevet « Quantième à Secteur » (portant le numéro 666.591) a été déposé en 1986. Il vient donc de tomber dans le domaine public. Comme par hasard, plusieurs modèles « Rétrogrades » apparaissent sur le marché, muni de ces ludiques jeux d’aiguilles! Rassurons-nous, le carnet de commandes d’Agenhor (Ateliers Genevois d’Horlogerie), société crée par Jean-Marc Wiederrecht, continue d’enfler. Mieux, la société s’apprête, non pas dans un souci de croissance numéraire mais dans celui d’un mieux-être lumineux, à déménager à Meyrin. Le fils Wiederrecht, Nicolas, a rejoint la société, où d’ailleurs, sa maman est déjà au nombre des collaboratrices. Nul doute que l’inventeur de la Rétrograde, si belle lorsqu’elle se décline en fée pour Van Cleef & Arpel, saura rebondir en créativité, du haut de cette humilité qui caractérise les plus grands.

Vincent Calabrese se vend à Hayek

Vincent Calabrese créait en décembre 1994 une Sàrl dévouée « au commerce et à la distribution de tout produit, particulièrement d’horlogerie et tout genre et notamment signé Vincent Calabrese. » En  juillet 2003, le capital de la société passe de CHF 20′000.- à CHF 200′000.- à la suite d’un apport en nature. En juillet 2008, via l’acquisition par BlancpaiN (le Chenit, VD), Mark Hayek en devient le gérant Président – Vincent Calabrese venant de lui céder ses parts. Statuts modifiés: recherche, concept et développement de nouveaux produits, en particulier en matière d’horlogerie. . Bienvenue dans le Swatch Group.

Swatch Group s’approprie un fleuron de la lubrification classique.

En janvier 2008, le Groupe a repris les activités de la société H. Moebius & Sohn à Allschwill, fournisseur spécialisé d’huiles classiques et synthétiques, de lubrifiants et d’enduits epilam.

Burri SA risque fort de rejoindre le Swatch Group

Au cours du second semestre 2008, en compensation de sa vente de la société Michel Präzisionstechnik SA rattachée au segment des sytèmes électroniques, le Swatch Group envisage acquérir (s’il obtient l’aval des autorités compétentes), la branche des composants des mouvements horlogers de Burri SA à Moutier (Décolletages et pièces à façon). Une transaction qui porterait non seulement sur l’ensemble du personnel, mais également sur le parc machine et sur l’immeuble d’exploitation.

Groupe IMI, Besançon. Les sept sociétés.

Group IMI, Besançon. Regroupant sept société spécialisées dans les micro-techniques, avec 450 collaborateurs, ce groupe travaille pour l’horlogerie suisse, on s’en doute, mais également pour les secteurs médical et de téléphonie. Unir ainsi les forces permet une meilleure attaque du marché, d’autant qu’il n’est pas toujours bien vu de sous-traiter en Franche-Comté ou à l’Ile Maurice, voire au Portugal, quand on est une marque suisse, manufacture de surcroît ! Ainsi, le groupe a-t-il contacté Audemars Piguet avant de publier un flyer où l’on distingue clairement un poussoir AP, en guise de référence…Les sept sociétés sont les suivantes : BH, Manufacture de Cadrana depuis 1946 à Charquemont– Equinoxe Ltd, décors, pose de pierres (Iles Maurice) – Cheval Frères, couronnes et remontoirs de montres, poussoirs, à Ecole-Valentin dans le Doubs – CIMD, fabrication de pierres d’horlogerie, Portugal – Laser Cheval, à Pirey (Doubs) -  Hardex à Marnay (France) – Paris Implants, recherche et développement d’implants dentaires (titane et céramique), à Marnay (France).

Rubis d’horlogerie, Kif Parechoc

A propos de rubis d’horlogerie, on pense toujours que seule la maison «Incabloc» fournit des «antichocs» aux marques. Il existe également la société Kif Parechoc qui, entre autres, serait le fournisseur attitré notamment de Jaeger LeCoultre.

Marcel Frey intègre MPS…

La société Marcel Frey SA est désormais intégrée comme filiale à MPS Micro Precision Systems (les roulements à billes en céramique) qui appartient depuis 2003 au groupe Faulhaber. Elle conserve son autonomie à Court.

Drôle d’époque, Allemagne et Asie pour du swiss made ?

Ch. Dahlinger est une société allemande, créée en 1871, encore en mains familiales avec la cinquième génération. Certes, elle ouvre une succursale à Neuchâtel, à la Place Pury, mais elle demeure bel et bien installée en Forêt Noire, à Lahr. Certes, elle emploie en Europe 60 personnes, ainsi que quelques designers libres et fidèles, mais elle produit en Asie depuis 1985. Ce qui ne l’empêche pas de faire la quasi ouverture de la rubrique « A l’Heure Suisse », dans la revue FH (Fédération Horlogère) du mois de juin 2008. Drôle d’époque où le swiss made, c’est seulement bon pour les montres, pas pour leur environnement.

Details.ch et l’horlogerie.

Sise à Carouge et Vevey, cette entité qui professe que « Les détails font la perfection et la perfection n’est pas un détail », commence à se tailler une réputation minute dans le monde de l’horlogerie. Des pros du web, s’il en est, côté création, conception et solutions multimedia usant des dernières technologies. Ainsi, de Bedat & Co (qui brise un tabou en réalisant son site e-commerce), à la T-Touch, en passant par les Ambassadeurs, TAG Heuer, Roger Dubuis, Gucci, F.-P. Journe, Audemars Piguet, Urwerk, Piaget et bientôt d’autres références non-encore révélables. Chaque fois, c’est une solution mêlant maîtrise des tools de la toile et sens du design. Fondée par Kazunori Ozawa et Guillaume Houlier, la start-up commence à faire parler d’elle, à courir en première ligue.

Les matières, journée d’étude de la SSC

Le 17 septembre 2008, à Polyexpo (et non plus à l’Heure Bleue) de La Chaux-de-Fonds, la SSC donnera son annuelle journée d’Etude sur le thème des matières, avec la participation de sommités du domaine. Sûr qu’une fois de plus l’esquisse des tendances de la branche, voire des options en cours, sera passée au crible de la science. Voir le programme. S’inscrire via le formulaire.

Bergeon & Cie SA, depuis 1781.

La société locloise dont le nom rime avec les outils horlogers depuis plus de deux siècles, s’adapte bien au marché. Non seulement elle fournit les professionnels mais, notamment à travers sa ligne « Smile Line » elle ravit les aficionados et les collectionneurs, toujours avides de se prendre pour de vrais horlogers. Plus de 2000 produits présents dans un espace d’exposition, soixante collaborateurs.

Bergeon et Smile Line

Smile Line pour Bergeon. En 1994, cette ligne est créée et porte des valeurs d’innovation et de design. Parce qu’un outil ne doit pas être que fonctionnel, la maison locloise entretient une ligne de produits dont les lignes et la forme réjouissent les utilisateurs, tout en privilégiant l’extrême fonctionnalité.

Patek Philippe s’enfonce dans le Jura

La marque genevoise est entrée majoritairement dans le capital de l’un de ses fournisseurs, à Alle (JU). Fondée par l’horloger Marcel Lachat, l’horlogerie Allaine, déjà spécialisée dans des opérations d’emboîtage, de réglage et autres interventions sur des montres juste avant leur terminaison, avait déjà de bonnes perspectives de développement, puisqu’elle avait versé des arrhes sur un terrain voisin de 1′000 mètres carrés. Des perspectives qui se précisent aujourd’hui. L’effectif passera des 17 collaborateurs actuels à 50 d’ici à fin 2010. Tandis que Marcel Lachat partait en forêt ce matin du samedi 17 mai, la radio RFJ (Fréquence Jura), balançait l’info dans son journal matinal. Impossible de connaître le montant de la transaction.

Tornos à Moutier. La Micro 7 débarque.

L’arrivée des machines numériques aurait dû sonner le glas de production de machines à cames. Or celles-ci continuent de satisfaire les entreprises horlogères et de produire de grandes séries. Une réalité que pourrait bousculer la Micro 7 de Tornos, une merveille présentée au monde horloger à Moutier, au siège même de l’entreprise, dans sa halle show-room : production en temps réel d’un remontoir. Pour en avoir le cœur net, il aurait fallu visiter la Simodec, une foire du décolletage réputée, à La Roche-Sur-Foron (France voisine.) Y étaient exposées une vieille MS7 dopée et une Micro 7. Toutes deux furent dévolues à usiner en temps réel l’une des pièces les plus produites par les machines à cames. Histoire de démontrer qu’il n’y a pas photo. C’était du 4 au 8 mars à Rochexpo. http://www.rochexpo.com/index.php?Ids=GQmhOAcmbhBDKivAlsfD&Id_Salon=2&Menu=Mcpid&Mdr1=2&Dr=2

EPHJ se tiendra à Lausanne des 3 au 6 juin 2008

EPHJ se tiendra à Lausanne des 3 au 6 juin 2008, pour sa septième édition. Ce salon est dédié à l’Environnement Professionnel Horlogerie et Joaillerie. Il a été initié par André Colard et par Olivier Saenger. La domiciliation officielle et entrepreneuriale d’André Colard demeure au 2, Rte du Pas de l’Echelle, à Veyrier (Domaine du Pont de Sierne).

Straehl, Thierry

Thierry Straehl, jusqu’ici chargé du secteur financier au Swatch Group devient responsable de Nivarox-FAR dont la direction restreinte est renforcée par l’arrivée de Marco Verardo et Roger Juillet.

Annuaire statistique de la Suisse

L’annuaire statistique de la Suisse en est à sa 115ème édition, en comptant sa parution 2008. 550 pages bilingues, français et allemand, décrivant par le menu des chiffres, l’évolution de notre pays sous 21 angles. Un outil print accompagné par un CD-Rom enrichi de tableaux supplémentaires, des données 2007, histoire de permettre la comparaison ainsi que les données équivalentes des régions européennes. Cartographies et interactivité ajoutent à la richesse d’un contenu utilisé par les grands décideurs du moment. C’est NZZ Libro à Zurich qui le commercialise > nzz.libro@nzz.ch. Valeur CHF 130.00

BNB Concept inaugure sa nouvelle usine.

Pouvoir injecter 100% des bénéfices dans une société en pleine croissance, c’est se construire une indépendance sur le long terme. Ainsi, Matthias Buffet, co-fondateur de BNB Concept, un fabricant ès complications, fait appel suite au départ de ses associés, à un fonds d’investissement français, EPF Partners, tout en ne lui laissant qu’une minorité d’action, histoire de pouvoir maîtriser l’opérationnel. Dire que ces jeunes-là commencèrent avec, pour seul pécule, à peine le montant d’un seul salaire mensuel ! BNB compte aujourd’hui 130 emplois et vient d’inaugurer à Nyon sa nouvelle usine à Duillier (près de Nyon).

Opinion: « Dans l’ombre de… »

« Dans l’ombre de… » Les marques refusent encore trop souvent, becs et ongles, qu’on cite leurs fournisseurs, ces artistes et talentueux qui les servent et se voient interdire toute citation. Un peu comme si Hallyday refusait qu’on parle d’Obispo ? Sauf que Obispo est finalement devenu si connu que, dans un subtil jeu de l’offre et de la demande en matière de notoriété, cela devient peut-être un atout. En horlogerie, c’est la même chose, les Claret et BNB s’étant fait connaître, il devient avantageux de s’y référer, voire de s’en réclamer. Ainsi, chez BNB, sur les vingt marques clientes, on a le droit de citer Hublot, Romain Jérôme, Franc Villa, Bell & Ross…

Contrefaçons, commerce mondial.

Ce sport est en augmentation annuelle d’environ 20% pour atteindre un Chiffre d’Affaires de 500 milliards de dollars fin 2007. Et comme le commerce en ligne progresse de 30% par an depuis plusieurs années, les ventes online des produits contrefaits explosent. C’est lié, on appelle ça un syllogisme.

Contrefaçon, un outil informatique prêt pour l’été 2008.

Développé depuis 2006 sous l’égide de Carole Aubert, Cheffe de la cellule internet de la Fédération Horlogère Suisse, ce programme permettra de détecter de manière automatique les offres contrefaisantes sur la Toile, tout en permettant d’établir des liens entre les différentes sources d’information. L’enjeu est de taille. Comprendre le fonctionnement des réseaux afin de les démanteler, au mieux de les perturber. Donner aux plateformes et receleurs d’infos les armes nécessaires pour se refaire une réputation fait également partie des objectifs.

Carole Giaccobbo-Baudet, le plein de marques…

Transfuge de la communication d’Ebel, Carole devient une plaque tournante PR de l’horlogerie avec, sous contrat, la promotion d’un nombre de marques impressionnant : Wyler Genève (Bâle), Dior (Bâle), Graham et Arnold & Son (Bâle), Versace (Bâle), Hugo Boss (Bâle), Time Forever (Bâle) et Lande Werdelin à Genève. Difficile de ne pas se mélanger les pinceaux. Faudrait peut-être qu’elle songe à changer le nom de sa société pour s’appeler « Les Ambassadeurs en RP ».

Contrôle des métaux précieux.

Financement du contrôle et du poinçonnage des produits faits en métaux précieux. Le Conseil Fédéral, profitant de la révision partielle en cours de la loi sur les entraves techniques au commerce (LETC) considère qu’il n’est pas justifié que l’Etat « finance « (ou subventionne) l’industrie des métaux précieux. En effet, il prend à sa charge actuellement une partie des frais occasionnés par les contrôles et le poinçonnage, à savoir environ six millions de francs suisses des dix millions, les quatre autres étant financés par les taxes perçues. Le Conseil Fédéral estime que le contrôle des métaux précieux devrait être privatisé à terme et que l’obligation de poinçonner les montres devrait être levée au profit d’une démarche facultative. Il est évident que la FH, appuyant le Bureau de Contrôle des Métaux Précieux (lui-même soutenu par la Direction générale des douanes), entre en résistance…

Nicolas Commergnat, jeune horloger indépendant

Nicolas Commergnat, jeune horloger fraîchement diplômé de l’Ecole d’Horlogerie de Genève, sortira sa première montre pour BaselWorld 2008. Il s’agit d’une pièce compliquée, dédiée au Poker. Dès sa sortie de l’Ecole, ce brillant doigt d’or a trouvé son indépendance et un gîte professionnel chez Sven Andersen, s’occupant des révisions des montres destinées aux ventes aux enchères de Christies et accessoirement, se livrant à quelque expression de son talent.

Le Swatch Group met de l’huile dans ses rouages…

En fait, le 10 janvier 2008, il acquiert la société H. Moebius & Fils, propriété de Gallian & Cie, situé à Allschwil, fournisseur d’huiles classiques et synthétiques, ainsi que, depuis plusieurs décennies, des lubrifiants et des épilames (enduction de composants de montres) notamment utilisés dans les mouvements mécaniques. A noter que le groupe continuera à honorer les commandes des clients actuels…

L’Inde s’installe en Suisse

L’Inde débarque au pays de l’horlogerie. La dernière newsletter de la Promotion économique du Canton de Berne (PEB) l’annonce : la première société industrielle à s’installer en terres bernoise est « Kamla Dials and Devices » par le biais de sa filiale « Pylania » à Grandval. C’est une fabrique de cadrans pour l’horlogerie. Côté à la bouse de Mumbai, cette entreprise possède sept usines de production de composants horlogers et micromécaniques dans diverses régions de l’Inde et fournit depuis plus de vingt ans des pièces destinées à l’horlogerie suisse et indienne. Dix collaborateurs pour commencer, et un espoir sérieux de création de nouveaux emplois. http://www.kamlahands.com/

Orlec, la vente de montres online

Orlec.ch, un site provenant de Saint-Imier, spécialisé dans la vente online d’accessoires indispensables aux collectionneurs et passionnés d’horlogerie. Quelques articles proposés via e-commerce et panier interposés : remontoirs (appareils pour remonter les montres), bracelets divers, outils en set horloger, piles et adaptateurs, entretiens divers, coffrets pour montres, etc… A visiter impérativement, en français, anglais et allemand > http://www.orlec.ch/

Seiko Watch Corporation améliore son SAV

Seiko Watch Corporation utilisera au Japon l’internet pour améliorer le suivi des réparations de ses montres d’une valeur supérieure à 300′000 yens, soit environ CHF 3′000.00. Après avoir indiqué les numéros de modèle et de série, et décrit le problème rencontré, le possesseur disposera d’une estimation du coût de la réparation. http://caliber.seikowatches.com/

Chronométrie, commander son extrait.

Chronométrie. Les résultats des concours de réglage des chronomètres étaient publiés chaque année, subissant ça et là quelques variations dans leur présentation. Chaque montre qui avait obtenu plus de 2/3 des points paraissaient dans la liste des résultats publiés par la Société des Arts Classe d’Industrie et de Commerce (1872 à 1927) et dans les Publications de l’Observatoire (1928 à 1968). Toutes les montres qui réussissaient les épreuves au concours pouvaient obtenir un bulletin de marche. Ces bulletins peuvent s’obtenir par des demandes d’extraits des registres, directement auprès de l’Observatoire de Genève, à Sauvergny. Une manière de connaître les « livrets scolaires » précis des garde-temps que l’on possède ou que l’on aimerait acquérir. A ce jour, ce sont surtout les grandes maisons de ventes aux enchères qui font régulièrement appel à ce service. http://obswww.unige.ch/%7Epernier/obschrono/extrait2.html

Ceramaret, à Bôle.

Ceramaret, à Bôle (Canton de Neuchâtel). Bien que d’une discrétion étonnante, cette société a plus de 1oo ans d’activités dans la fabrication de petites pièces de précision, parfois de très petites pièces, en matériaux ultradurs. Des céramiques techniques, des rubis et saphirs synthétiques destinés à l’horlogerie notamment. La société travaille également pour le secteur médical. Son histoire débute en 1907 au Locle grâce à Fritz Maret, qui produit des ellipses et des levées pour l’horlogerie. Il cède la fauteuil directorial à René son fils, en 1941. C’est lui qui est à l’origine du fameux « polissage Maret » encore prisé par les horlogers. Sa formule est, comme celle de Coca Cola, conservée à l’abri des regards indiscrets. En 1952, l’entreprise se délocalise à Bôle. En 1973, le petit-fils, Jean-Jacques Maret reprend l’entreprise. Nous sommes en pleine crise, d’où le besoin de se diversifier vers la céramique. En 1986, l’entreprise passe dans les mains du Zurichois Anton Schrafl qui y place son secrétaire privé, Martin Knechtli, comme directeur. Aidée de son épouse, celui qui n’aurait du rester que deux à trois ans pour former une équipe, acquiert la société en 1991. 25 millions de CA grâce à 130 collaborateurs. Prochaine étape ? L’acquisition de terrains destinée à tripler la surface de l’entreprise.

Maret, un polissage, une entreprise centenaire.

Polissage Maret. C’est une manière de polir louée par les horlogers pour la qualité des surfaces traitées. Une formule inventée par René Maret, le fils de Fritz, fondateur de la société qui porte aujourd’hui le nom de Ceramaret et qui conserve précieusement la formule à l’abri des regards indiscrets.

Calibre MAG de Hublot ?

Calibre MAG de Hublot. Une des plus de 220 « Big Bang » de Hublot, diamètre 44,5 mm, faite en Hublonium avec 6 vis en titane. Elle est l’œuvre de Magma Concept, dirigée et montée par le génial Cédric Grandperret, par ailleurs Directeur de Production chez Hublot à 80%. Un talent qui dispose également, dans son artillerie de sous-traitant, des plans d’un chrono et des développements du tourbillon sur lequel Romain Gillet est également associé.

Romain Gillet, les horlogers créatifs

Romain Gillet (Horlogers Créatifs) développe des complications et des plus-values sur des mouvements d’horlogerie, sans forcément qu’il puisse y apposer sa griffe. Donc, la discrétion étant de mise, il est très difficile de savoir pour quelles marques ce sous-traitant technique travaille. Toutefois, il serait à l’origine du modèle de Girard Perregaux qui transforme le garde-temps en manchot de casino.

Christophe Weber, d’Azzaro au consulting

Chris Weber connu pour son lancement des montres Azzaro (www.timewalk.com) en a peut-être marre de n’être assimilé qu’à cette marque tandis que son parcours et ses compétences lui permettraient de développer d’autres projets. Alors, il crée un site qui présente ses services et part « à la chasse au client » via une newsletter distribuée par internet. www.weberdeveloppement.com, pour mieux percevoir ses aspirations. Puisque les photos valent mille mots, celles qu’il a sélectionnées pour illustrer des services somme toute assez conventionnels, sont plutôt percutantes. Entre temps, il a ouvert une quinzaine de pays avec Azzaro et n’entend pas en rester là.

Stéphane Lacroix, future référence du design horloger suisse.

Stéphane Lacroix arrive dans le monde de l’art visuel après avoir été un véritable artiste de la souris, doté d’un sens créatif si poussé qu’il fut d’abord un graphiste courtisé. Suite à une rencontre avec Nicole Dupont qui le convainc de dessiner des Swatch, il se met au design horloger durant trois ans. Désireux d’améliorer ses techniques, ce qu’il ne pourra faire au sein de l’entreprise, il s’indépendantise, suit des cours de 3D et se fait remarquer par Hakim el Kadiri (Chef de produit chez Hamilton) et Jérôme deWitt, les premiers à croire en son talent. Mis à son compte et installé du côté de La Rippe, ce designer dont personne ne parle et qui ne peut que se taire sur les merveilles qui sortent de son repaire créatif, n’en finit pas de convaincre des marques haut-de-gamme qui lui achètent ses projets et dessins jusqu’à plusieurs centaines de milliers de francs. L’homme est tant passionné par les montres, qu’il lui arrive de se faire payer en nature, via des modèles dont les prix rivalisent avec celui des voitures qui sont son autre passion. Un personnage assez extraordinaire, au look plutôt déroutant, flanqué d’un molosse canin qui l’accompagne fréquemment, inspirant un respect dont sont dépourvus les vagabonds de Cornavin. Avant de juger, regardez à son poignet… Dîtes-vous bien que cet électron libre, passionné de musique et grand connaisseur de Prince, est un artiste comme il en existe peu… Voir son site http://www.c-4design.com/

Le verre magique de Dietlin…

Le verre LGG (Liquid Crystal Glass) de Dietlin peut se noircir à l’envi et s’éclaircir sur une zone définie et ce plus de 35 zones par face. Il est ainsi possible de faire apparaître ou disparaître ici un logo, là un volet ou une fenêtre, en positif ou négatif. Le tout sans que ne soit apparent aucun système électronique, ni bordure, ni cadre ! Magique. Ce système comprend un séquenceur par face vitrée qui permet de programmer ces éclaircissements ou assombrissements. De quoi donner d’excellentes idées aux horlogers en pleine préparation de leurs salons et autres démonstrations corporatistes… Dès mars-avril 2008

Romain Gillet et Cecil Purnell

Romain Gillet de la société « Horlogers Créatifs » R & R Sàrl, aux Boix (première commune du Jura après La Chaux-de-Fonds), travaille depuis plus de 5 ans à la fabrication de son propre tourbillon. Ses travaux étant en phase d’aboutissement, il propose à la marque jurassienne de Alle, Cecil Purnell, d’en extraire le savoir-faire destiné à la création d’un premier calibre tourbillon exclusivement réservé à Cecil Purnell. Un véritable changement de cap pour la marque jurassienne qui s’était fixé de ne pas dépasser les 350 pièces annuelles et qui, depuis BaselWorld 2007 a déjà vendu (et prévendu) presque 500 montres.

Les couleurs de l’or.

Bien que l’or blanc et l’or rose soient plus onéreux que l’or jaune, il convient de noter que leurs couleurs sont issues de mélanges avec d’autres matières et que seul l’or jaune est pur. Il peut l’être à 995 pour mille ou à 999.99 pour mille, selon le soin apporté au raffinage. L’or bleu, dont Ludwig Muller se targue d’être l’inventeur et le détenteur de la recette, est obtenu à partir d’un alliage de fer.

Le prix de l’or

Le prix de l’or dépend du cours de l’once et du cours du dollar. Car l’or se négocie en dollars ce qui contraint les pays dont ce n’est pas la monnaie, d’acquérir du dollar avant d’acquérir de l’or. Si le dollar baisse, le prix de l’or baisse. L’once d’or représente 32,148 grammes et vaut, à l’heure de ces lignes, 743,79 dollars. C’est une valeur refuge, du fait que de nombreux pays en ont fait une réserve, destinée à les préserver des crises les plus cruelles. Tandis que certains pays occidentaux ont puisé dans ces réserves, remettant en circulation certaines quantités d’or, d’autres pays, surtout émergents, sont en train de s’en constituer de nouvelles.

Le Palladium, très rare

Le Palladium, très rare, appartient comme le platine, au groupe PGM (Platinium Group Metal). La marque Fors, appartenant à MKS Finances, fabrique l’ensemble de ses bijoux et accessoires dans cette matière

Pamp, la raffinerie

Pamp est à la fois une marque de montre et une raffinerie d’or qui se trouve au Tessin, à Castel San Pietro. Les deux entités sont sous l’égide du groupe MKS Finances, dont le siège est à fleur de Promenade Saint-Antoine. La raffinerie à fêté ses trente années d’existence à Gstaad, le 30 septembre dernier, invitant ses 250 plus importants clients, des banquiers, des traders, des représentants d’états, etc… MKS Finances possède également la marque « Goldavenue » (bijoux et joaillerie, en or…)

Mouawad vend le plus gros diamant coussin au monde

Mouawad vend le plus gros diamant coussin au monde, sans inclusions. Baptisé « The Star Of Stanley Ho, Grand Lisbonne, Macau » en hommage au nom du nouvel acquéreur, ce diamant coussin est de 218,08 carats (unité de poids). Il est certifié par le GIA (Institut de Gemmologie d’Amérique). Son poli et sa symétrie sont irréprochable. « C’est l’intervention humaine qui révèle la beauté mystique d’un caillou brut », précise Robert Mouawad qui vient d’inaugurer sa nouvelle boutique au Grand Hôtel Kempinsky de Genève.

TR90, matière issue de la recherche spatiale, translucide et incassable

TR90, matière issue de la recherche spatiale, translucide et incassable. En fait, avant d’être « récupéré » pour l’horlogerie, il est utilisé dans l’optique, sous l’appellation « Grilamid TR90 ». Très léger, ne s’oxyde pas et surtout résistants aux impacts, donc incassable, offrant en sus un excellent degré de résilience (le fait de mieux laisser s’écouler l’eau sur sa surface).

Veille stratégique.

Veille stratégique. Selon Roland Jeanneret, directeur marketing de Valtronic SA (miniaturisation électronique) aux Charbonnières (Vallée de Joux), « le cycle de vie d’un produit, d’une technologie, est de plus en plus court. Une entreprise qui n’arrive pas à suivre le mouvement est impitoyablement éjectée du marché. Et pour suivre, il faut être parfaitement au fait des derniers développements et des tendances dans son secteur d’activité. » Cet homme-là résume le succès de Centredoc à Neuchâtel, ce centre de documentation qui permet aux maisons horlogères suisses et à certains secteurs de l’industrie, de s’informer sur ce qui se passe dans le monde en matière de concurrence. Et donc d’avoir su développer une compétence méthodologique exceptionnelle dans la pose de l’énoncé, à savoir, dans la jungle des informations désormais disponible, de savoir tracer de manière personnalisée à chaque entreprise, les lignes de la recherche. (Article de Pierrette Weissbrodt, Entreprise Romande.)

La Pierrette, société à la Vallée de Joux

La Pierrette, société à la Vallée de Joux dirigée par M. Jean-Claude Meylan, dispose d’un capital où se trouvent conjointement Jaeger LeCoultre, Rolex et Patek Philippe. Bel exemple des liens intergroupes qui régissent l’univers opaque des fournisseurs de la haute horlogerie.

Reymond & Co SA, société à Lucens

Reymond & Co SA, société à Lucens, dirigée par M. Devaux. Spécialiste du traitement des composants en matériaux durs et extra-durs, notamment pour l’horlogerie, également pour d’autres secteurs industriels. Céramique et verre sont leurs terrains de jeu. La société consacre le 5% des ses énergies à la recherche, aux essais et au développement, également en réseau avec d’autres laboratoires indépendants. Celui lui garantit une progression dans la connaissance en pleine expansion de ces matériaux et de leur usinage.

RFID Patent. Qu’est-ce ?

Mensuellement, cette base de données de propriété intellectuelle, propose le résumé des inventions du monde, complété par le texte intégral des nouvelles demandes de brevets touchant aussi bien à la technologie des tags qu’à celle des lecteurs et de leurs applications. Grâce aux brevets d’invention, il est possible d’accéder à la majeure partie des informations techniques publiées dans le monde, selon un degré de détail inégalable. Proposé par Centredoc (Neuchâtel.)

Infomat : veille des matériaux.

Au moyen de 10 bulletins par année d’information, cet outil de veille concurrentielle permet de recevoir en français ou en allemand, et par abonnement, toute information liée aux derniers développements des matériaux et de leurs technologies. Agrémentés de brèves sur l’actualité éditoriale, événementielle et sur l’existence de sites internet spécifiques, ces bulletins couvrent les domaines suivants : Métaux et céramiques, Matériaux organiques, composites, Revêtement et traitements de surface, méthodes d’analyse, de mesure et de contrôle, usinage et mise en forme, techniques d’assemblage, préparation de surface, applications particulières….

Kokai. Qu’est-ce ?

Chaque année, les entreprises horlogères japonaises déposent plus de 700 demandes de brevet. Une centaine seulement reçoit, seulement quelques années plus tard, le statut de brevet accordé. En elles-mêmes, les demandes constituent une véritable mine d’informations complémentaires aux banques de données des brevets. Elles permettent de prendre conscience des innovations susceptibles d’être protégées. Centredoc (Neuchâtel) offre via ce service, un précieux complément à sa déjà très courue RIH, notamment en publiant, classées par thèmes (horlogerie mécanique, électronique) et sous-thème (échappement, affichage…), des résumé en anglais, agrémentés d’une ou de plusieurs figures illustratives.

Watch Industry Int’l News Digest, qu’est-ce ?

C’est un condensé hebdomadaire des sujets d’actualité horlogère : économiques, commerciaux et technologiques. De couverture internationale. Centredoc (Neuchâtel.)

Centredoc (Neuchâtel), en bref

Créé en 1964, fut d’abord un centre d’information technique de l’industrie horlogère, avant de s’ouvrir à d’autres secteurs industriels, grâce à la consolidation de ses compétences. Cet institut propose une gamme complète de prestations de recherche d’information (scientifique, technique, économique, commerciale et brevets) ainsi que des services de veille technologique et marketing. Sans parler d’activités de conseil quant aux dispositifs de veille. Il est dirigé par Bernard Chapuis. http://www.centredoc.ch

RIH (Revue des Inventions et modèles Horlogers).

Sous la forme d’une fiche descriptive et d’une reproduction complète du texte initial, la RIH signale mensuellement les nouveaux brevets, dessins et modèles touchant aussi bien les domaines de l’horlogerie mécanique ou électronique que ceux des branches annexes telles que l’habillage ou les composants électroniques. Véritable outil de veille concurrentielle, ayant pignon sur rue, cette banque de données se consulte par système d’abonnement. Il s’agit là d’un véritable fonds culturel documentaire.

Brasilia Chronographe Lady, 2007.

Ebel, la marque chaux-de-fonière qui a renoué avec le succès depuis son rachat par le MGI Luxury Group (Movado Group International, d’Efraïm Grinnberg), a toujours percuté auprès du public féminin. Il lui fallait donc raffermir ce lien. Afin d’assouvir cette tendance qui consiste à porter des modèles grandes tailles mécaniques, la marque lance cette déclinaison Brasilia : chronographe Lady. Inspirée, elle revisite harmonieusement les éternelles rangées de diam’s en pourtour d’une lunette carrée (dès qu’on s’adresse aux femmes, on n’arrive plus à s’en passer de ces diamants), le blanc caoutchouté d’un bracelet au motif « clou de Paris », une harmonie exceptionnelle de formes, un cadran aux éclats argentés et des compteurs au fond de nacre blanche. Chiffres romains et index squelettes (appliqués à la main), luminescents, boucle déployante brevetée. Il ne manque à cette réussite du début de l’été 2007 qu’un peu de soleil et de moiteur, assortie au rouge de ses aiguilles.

Horlogerie Allaine Sàrl (JU)

L’horlogerie Allaine Sàrl a été créée à Alle (JU) en 2000 pour la sous-traitance horlogère par Marcel Lachat, par ailleurs associé dans la marque Cecil Purnell et propriétaire de la marque Jura Watch. Cette fabrique compte environ une quinzaine de collaborateurs, œuvre pour de grandes marques et donne du boulot à de nombreux fournisseurs de la région de Porrentruy.

JobWatch, portail de l’embauche horlogère.

Lancé en mars 2007 http://www.jobwatch.ch prétend conquérir l’intérêt des candidats spécialisés du secteur comme les marques et entreprises à la recherche de postes vacants ou à repourvoir. En 48 heures de vérification, le profil est vérifié et en ligne. Pour son lancement, le site offrait l’accès gratuit tout en interdisant la présence des agences de placements. Tout le reste n’est que prose RH : proactivité, absence de frontières géographiques (c’est déjà le cas depuis l’arrivée d’internet), les 4 C (Confiance, Confidentialité, Conscience Professionnelle, Compétence). Encore heureux, serait-on tenter de dire.

Kyburz & Cie, les verres de montre

Kyburz & Cie, ou comment une quarantaine de personnes se dédient à Marin à la fabrication de verres plastiques. La Suisse est certainement le seul endroit où le plastique se travaille pour le haut-de-gamme. La glace plastique est un peu ce que la fabrication du vinyle est au CD. Le petit-fils du fondateur est Takshi Kyburz. On peut fonctionner par thermoformage (mise en forme et découpe par la chaleur) ou par injection (fonte de granulés dans des moules ayant la forme désirée.) L’injection, c’est pour les formes plus compliquées. A noter que l’entreprise a développé elle-même son outil de production. Le grand-père Arnold était d’abord bijoutier. L’entreprise collectionne les cartes d’identité de chaque modèle produit. Ainsi, plus de 7000 références contredisent le constat : rien ne ressemble plus à un verre de montre qu’un autre verre de montre !