Musée de la Pince à Montécheroux. Le rôle de l’horlogerie.

Comment une petite commune du Doubs devient, en 1896, la capitale mondiale de la pince? Reliefs historiques. Parmi les raisons que livre l’Histoire, la religion joue un rôle. Car en 1562, les habitants prêtent serment de fidélité aux Wurtemberg, partisans de la religion protestante, se révoltant du joux seigneural du Comte Ulrich de Montbéliard. Un acte de défiance qui, en terres catholique, les rend quasi apatrides: « Ni Français, ni Francs-Comtois, ni Catholiques » relève Michel Bonnet, Président de l’association « Musons et Créons » en charge du Musée de la Pince. Une prise de position qui les isole et les force à se suffire à eux-mêmes. De cette autarcie, et parce que la commune compte nombre d’artisans travaillant le fer, naît un savoir-faire particulier. En 1776, Un jeune coutelier suisse de pensée protestante, Jonaz Brand, incite les artisans de Montécheroux à fabriquer des outils pour l’horlogerie suisse, très prospère à l’époque. Et ça marche. Un siècle plus tard, le village compte 300 ouvriers sur 1800 habitants. Petit à petit, le même savoir-faire s’ouvre à la fabrication d’outils pour d’autres branches. Parmi ces outils, des pinces par milliers: pinces à perforer les billets, pour le téléphone, pinces à gaz, pour tanneurs, dentistes, maroquiniers, vitriers, pinces à couper les bagues ou les hosties, pour moucher les chandelles. Une des raisons du succès de la pince de Montécheroux réside dans son originalité de fabrication: ses branches entrepassées, dite la pince « maillée » offre un mécanisme solide qui sera difficilement supplantable par le machinisme. Suffisamment d’ingrédients historiques, talent, technique et culture pour qu’un musée lui soit dédiée et qu’il figure sur un parcours régional français dédié à l’horlogerie. Un lieu qui souligne la noblesse d’artisans artistes au mains calleuses dotées d’un doigté de fée.

La microfibre de Babette Keller plébiscitée…

C’est souvent depuis l’établi, là où se construisent patiemment les montres et leurs mouvements, là où les doigts les plus habiles s’activent avec savoir, que la demande pour la microfibre manufacturée à Bienne chez Keller Trading se fait la plus perceptible. Car cette matière, issue d’un mariage entre polyester et nylon, Babette Keller la tricote, elle en connaît tous les secrets et les comportements: «Plus la densité est lourde, plus elle va aspirer les saletés sur les métaux précieux». Et comme parfois, dans les hiérarchies et les étages, certaines économies de bureau firent qu’on tenta de se tourner vers d’autres fournisseurs sis en des contrées où la main d’oeuvre est moins chère, les doigts d’or ont du rouspéter: la microfibre issue des machines et des soins de cette passionnaria et de son armada de filles –elle nomme ainsi affectueusement ses collaboratrices, a l’avantage d’avaler la saleté qui se trouve sur une surface précieuse, et non pas de la transporter sur la montre ou le bijou suivants. Les responsables d’achat reviennent vite à la raison. Pas question de perdre un temps précieux et un standard de qualité, puisque le temps c’est de l’argent.

TàG Press, une signature horlogère renforcée

L’agence de presse indépendante TàG Press +41, fondée par Joël A. Grandjean, par ailleurs rédacteur en chef de JSH – Journal Suisse de l’horlogerie (le plus ancien magazine horloger né en 1876) et responsable éditorial du bloghorloger.ch, collabore régulièrement ou occasionnellement avec une vingtaine de médias dont 10 sont orientés horlogerie. Le site internet de TàG Press +41 a pour vocation la mise en ligne des articles produits, seulement après leur parution, afin d’en conserver la primeur aux éditeurs et rédacteurs en chef qui lui font confiance. Afin également d’offrir, par ce « deuxième service », un prolongement des informations dont elle est à l’origine et d’offrir à ses journalistes indépendants en réseau une visibilité commune. En effet, www.tagpress41.info reçoit environ 355′000 visites et tend à être considéré comme un média à part entière. En s’inscrivant à sa newsletter, on reçoit une alerte chaque fois qu’un article est mis en ligne. Les récentes et nouvelles collaborations de l’agence sont: Cronos Mexico, L.A. Magazine (Magazine des Ambassadeurs), Horlogerie-Suisse.com, Swiss Beauty Magazine, Bulettin de la SSC – Société Suisse de Chronométrie, Chocolat Passion, etc… Les autres « spécialisations » toujours « de niche » de l’agence de presse, sont l’Afrique, le tourisme et le voyage (membre de l’ASSET), ainsi que le domaine de la santé, les People et les musiques world. En marge de ses activités de journalisme indépendant, TàG Press +41 chapeaute également de manière totalement séparée @TRP, un « Bureau d’Ecritures » à l’origine de stratégies de communication, souvent à partir de l’écrit. Un bureau actif dans le domaine du web 2.0 management, de la communication de crise et du lobbysme, du consulting éditorial, du custum publishing (newsletter, magazines d’entreprise), du product placement (références sur demande). Une plate-forme professionnelle disposant de compétences dans le domaine événementiel.

Claret croit en l’humain et se bat pour ses savoir-faire

L’univers des discrets est peuplé d’irréductibles et de battants, Christophe Claret en fait partie, qu’on se le dise. Parce que sa Manufacture est un peu excentrée par rapport aux circuits médiatiques faciles, avec sa situation sur les hauts du Locle, parce que l’homme est un peu moins « grande gueule » que certains abonnés aux avis donnés sur un peu tout et beaucoup rien, on oublierait presque qu’il se passe des choses chez Christophe Claret. Qui méritent d’être amplifiées puisqu’elles sont chargées de valeurs référence. Ainsi, du côté de l’emploi, tandis que les lueurs d’une reprise annoncée occupe les colonnes, l’entrepreneur loclois d’origine lyonnaise n’est pas resté les bras croisés durant la crise. S’il vient d’introduire une mesure de chômage partiel -on ne travaille plus le vendredi, c’est qu’il n’a pas fait de concessions autre que le report du traditionnel voyage d’entreprise offert aux collaborateurs de plus de cinq ans. Sur le fond, il a tout misé sur le capital humain et la sauvegarde des emplois qui sont aussi celle des savoir-faire exceptionnels de sa Manufacture. Les prestations sociales offertes chez Christophe Claret SA vont au-delà de ce que prévoit la convention collective. S’y ajoutent de nombreuses attentions destinées à mieux vivre en bonne santé, comme une participation de 50% à l’abonnement fitness, ou la prise en charge des traitements destinés à arrêter de fumer.  Faisant preuve d’imagination et de dynamisme forcenés, pour compenser l’évidente baisse des commandes de marques parfois tellement de niche qu’elles furent touchées de plein fouet par la crise, il a ajouté à son catalogue de prestations, des travaux de sous-traitance (décolletage, fabrication d’ébauche). Puis, convaincu que sa DualTow -la montre anniversaire de ses 20 ans, pouvait avoir sa propre vie post-jubilatoire, il a  transformé l’essai en l’instituant en marque éponyme et en en sortant à BaselWorld 2010 une version Night Eagle. Bref, on se bat au Locle, c’est bon de le savoir. Car en 2009, tandis que certains licenciaient en masse ou faisaient leur dernier baroud d’honneur, sa manufacture limitait la casse. Seul 9 postes furent supprimés sur les 120.

Micro10, 3 jours neuchâtelois dédiés aux microtechnologies

A Neuchâtel du 2 au 4 septembre 2010, trois jours dédiés à « la microtechnique au service de l’homme et de son environnement« . Et des conférences, selon le site etudiants.ch, menées par l’aventurier business man Bertrand Piccard, le conservateur du MIH Musée International de l’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds, Ludwig Oeschslin et Pierre Thomann, directeur du LTF Laboratoire Temps/Fréquence de l’Université de Neuchâtel. Organisées par le CSEM, l’EPFL, la FRSM et la HE-Arc, Micronarc, Neode, l’UniNE et la CNCI (Chambre NE, Commerce et Industrie), ces journées, à en juger par la première édition de 2008 qui déplaça environ 2000 personnes, devraient connaître un franc succès. D’autant que le « tout public » est aussi visé, notamment avec des ateliers jeunesse, et l’implication d’acteurs issus du tissu industriel via des expositions. Evidemment, l’intitulé du titre colle à l’actu, puisqu’il sera question d’éco-villes, de développement durable ou d’exploration spatiale… Quant au thème et aux intervenants trouvés, ils s’inscrivent dans la pure ligne existentielle d’un salon tel que l’EPHJ-EPMT, seule manifestation au monde à mêler l’ensemble des microtechnologies dont l’horlogerie.

Souscription de VicenTerra, le succès précédant la mise en prod

De Colmar à Strasbourg, en passant par Genève, Lausanne et quelques irréductibles Jurassiens, l’engouement pour les sphériques complications de Vincent Plomb, dépasse les attentes. L’homme ne ménage pas ses efforts, ils sont payants. Comme par exemple sa présence au salon international EPHJ-EPMT qui a porté ses fruits. Certes, la montre GMT 3 qui est proposée en souscription présente l’atout imbattable d’une valeur quasi prix usine de CHF 5′000.00. Ce qui signifie qu’en temps normal, si un tel garde-temps devait trouver le chemin des détaillants, sa valeur prix public pourrait bien être multipliée par 3 ou 4. Surtout, elle sera le début d’une aventure horlogère différente, dont l’un des prochains développements est visible au poignet du constructeur horloger, ce qui donne confiance, tant sur le questionnement esthétique que manufacturier. A ceux qui n’auraient pas encore pris la peine de s’en enquérir, relisez ce post (qui a déjà généré son lot de commandes!), ou revisionnez-moi ça!

Manufacture Royale: marque soeur de TEC Ebauches à Vallorbe

Gérard Isler et Arnaud Faivre, déjà fondateurs de la société TEC Ebauches SA créée à Vallorbe en mars 2008 et qui s’est agrandie en 2009 avec 1000 mètres carrés dédiés à l’industrialisation, se lancent dans l’aventure horlogère choisissant l’anglage marque. Ainsi, prolongeant leur slogan « La base de votre montre est notre métier » par une extension de leurs activités de sous-traitance, viennent-ils de créer mi avril 2010,  la société « Manufacture Royale« , une enseigne horlogère dont les créations  seront révélées en août 2010, le 31 plus précisément, comme l’annonce le site. Un teasing qui ne laisse entrevoir que l’accroche visuelle d’un garde-temps hors norme, en tous les cas au niveau de la taille ou de son déploiement. La société a pour but de fabriquer entre autres des montres et des chronomètres mécaniques. A suivre.

L’été avec des lunettes… au Musée de Morez

L’historien franco-suisse Dave-William Grandjean a rejoint le Musée de la Lunette à Morez (à 13 mn de la frontière suisse après le village de « La Cure », juste après Saint-Cergues). Ce collaborateur  journaliste occasionnel de l’agence de presse horlogère TàG Press +41 et (pour le Magazine JSH – Journal Suisse d’Horlogerie et pour le site Worldtempus), après avoir été plus d’une année rattaché au Musée de Jaeger LeCoultre, vient d’être nommé « Chargé des Publics » par la Municipalité de ce qui fut -et demeure, le centre mondial de la lunette. Une région que le Ministère de la culture hexagonal n’hésite pas à promouvoir, avec un « Musée de France » financé par la Ville de Morez, accueillant chaque année 17′000 personnes. Un établissement à l’architecture avant-gardiste étonnante pour les lieux, qui a pour mission de conserver et de valoriser le patrimoine Morézien (Jura), dont l’horlogerie fait partie. A consulter le programme, difficile d’échapper aux lunettes cet été…

Vimol Studer rejoint Luxeco.

Après s’être mesurée aux stressantes mais très formatrices réalités d’un média quotidien, 20mn, cette journaliste a conquis le coeur des marques horlogères, voire du luxe en général, par ses reportages sur les chaînes online TheTimeTV et TheAvenue. Ainsi, après trois ans au sein de NeoChannels, elle vient de rejoindre, après le départ de Paola Orlando, Luxeco & Partners, la société fondée par Florence Noël. Elle y amène, outre ses connaissances des médias internationaux et de l’industrie du luxe, son multilinguisme: celle qu’on surnomme affectueusement « Vim » parle en effet l’allemand, l’anglais, le thaïlandais et même… le Suisse allemand! Rappelons qu’au nombre des clients de Luxeco, qui couvrent les secteurs Horlogerie, Art, Business, International Affairs et Sports de haut niveau, il y a aussi le GTE -Geneva Time Exhibition, le nouveau salon horloger qui, aux dernières nouvelles, s’apprêterait en 2011 à jouer la carte de la croissance.

Primeur, magazine JSH en kiosque et… à l’EPHJ-EPMT

Pour la première fois couplé au magazine Heure Suisse (Promoedition), ce qui en augmente fortement la diffusion, JSH (Journal Suisse d’Horlogerie), le plus ancien magazine horloger du monde (134ème année), relancé en 2008 avec un positionnement business to business fortement orienté collectionneurs, gens de la branche et aficionados, vient de débarquer en kiosque. Avis à l’ensemble des près de 550 exposants attendus à Lausanne Beaulieu, au Salon EPHJ-EPMT (horlogerie, joaillerie, microtechniques): il est possible de se le procurer avant sa distribution au Salon (du 8 au 11 juin 2010), en magazine tiré-à-part. Une rédaction en chef toujours confiée à TàG Press +41 et quelques dossiers alléchants: « Or éthique, le luxe s’invente une morale« ,  « Chronométrie, le Tourbillon réhabilité?« , par Fabrice Eschmann du BIPH. Le fil rouge? L’intérêt pour les marques de s’approcher des filières « écoles » et de la formation…

Convention sur les poinçons

Afin de faciliter le commerce au sein des 19 pays signataires, la Convention sur le Contrôle et le marquage des produits fabriqués en métaux précieux, connue également sous le nom de Convention de Vienne ou de Hallmarking Convention, a été ratifiée par la Suisse. Ce qui signifie que dans le cadre défini, il est légalement possible d’importer ou d’exporter tout article porteur de ces marquages regroupés sous l’appellation « Common Control Mark » (voir exemple), sans autre forme de contrôle additionnel. Avec le slogan « The World Becomes More Precious » (et le monde devient plus précieux), cette institution représentée à Genève dans le quartier des Eaux-Vives, annonce la couleur. L’or, l’argent, le platine et toute autre forme de matière utilisée pour les montres, les bijoux et autres produits, sont-ils conformes à ce qui est annoncé… et donc vendu? Autant s’en assurer. Voir la brochure. Chaque année, la demande de marquage, qui n’est pas une obligation mais une démarche fondée sur le volontariat, grandit, comme le démontre les statistiques annuelles jusqu’à 2008 (on attend celles de 2009 avec impatience). Leur chiffre est passé pour la Suisse uniquement de 365′595 unités en 1982 à 1′239′180 vingt ans après, en 2002.

Innovation, un module réserve de marche à l’EPHJ

D’après le magazine JSH -Journal Suisse d’Horlogerie dont la sortie est prévue pour début juin, une nouveauté risque de susciter un bel intérêt des marques de montres désireuses d’installer dans leurs modèles des réserves de marches. Il s’agirait d’un différentiel à billes miniaturisé pour indicateur de réserve de marche, dont la présentation au Congrès International de Chronométrie de la SSC – Société Suisse de Chronométrie qui se déroulera à Montreux en septembre 2010, serait déjà au programme. En attendant, c’est du côté de l’EPHJ à Lausanne Beaulieu, le salon des fournisseurs, que cette réalisation développée par trois acteurs, dont la société MPS – Micro Precision Systems et la marque danoise Urban Jürgensen & Sønner, sera présentée en première. Apte à se fondre dans tous les environnements et formats, ce module de faible encombrement pourrait révolutionner l’univers de cette complication prisée.

Canton de Vaud, soutien aux entreprises.

La Promotion Economique du Canton de Vaud et son responsable Raphaël Conz, réitèrent leur soutien au salon EPHJ-EPMT. L’occasion de rappeler comment le canton soutient les acteurs des microtechniques et des industries de précision dans le médical, les semi-conducteurs, l’instrumentation de mesure, ainsi que les savoir-faire de précision et de miniaturisation, dont l’horlogerie est un des catalyseurs. Il y a les aides financières directes et indirectes, permettant aux requérantes l’amorcer la pompe commerciale, les soutiens pour exposer à l’étranger. Il y a toujours le souci de ne pas se substituer à la direction de l’entreprise, mais de l’accompagner dans ses choix. Vaud a donc la volonté d’être partie prenante d’aventures entrepreneuriales et de favoriser le terrain de l’innovation. 60% des montants alloués encourage des start-up qui par définition n’ont pas forcément encore de chiffre d’affaire, 40% des petites et moyennes industries. Le cheval de bataille étant le soutien à l’innovation.

Axylo, du design horloger à l’alphabet

Stéphane Avranches dessine pour Blade Design Genève, des montres et collections horlogères. Son atelier façon loft vitrine de son talent, à Plan-Les-Ouates, regorge d’idées et de pistes créatives. S’il fait partie des designers qui comptent au monde de l’horlogerie, cet ancien graphiste qui fit ses débuts en horlogerie en façonnant la marque Karbon (un essai non abouti de Vartan Sirmakes pour le groupe Franck Muller), reste fasciné par le monde de l’écriture. Il crée donc Axylo, son propre alphabet, fusion entre écrit et design. Ses lettres deviennent bijoux, « expression de l’âme et de l’intime » comme l’écrit le magazine JSH – Journal Suisse de l’Horlogerie. Ces initiales, déclinables à l’envi, épousent tantôt la forme d’un pendentif, d’une bague ou de boutons de manchettes. 26 lettres, saupoudrées de matières précieuses, pour reécrire chaque histoire, en lecture perso.

Stefano Nassisi, Mister Superluminova.

Il était une fois le tritium, une matière luminescente omniprésente sur les cadrans de montres, histoire de voir l’heure même en pleine obscurité. Désormais éradiqué de la production horlogère, en raison de sa radioactivité, le tritium cède la place au superluminova. Depuis 20 ans, Stefano Nassisi dirige Billight, une entité dévolue à toutes les formes d’apposage de matière luminescente. Il en devient actionnaire fin 2009, suite au décès de Georges-André Leschot, ingénieur administrateur, co-fondateur chargé de développement, de fabrication des machines pour la production. Connue pour ses capsules en polyester emplies de superluminova et pour ses moulages permettant d’obtenir des formes luminescentes rondes, carrées ou rectangles, la société affine ses techniques d’application de cette matière, par la construction d’une machine innovante, complément industriel à la précision des gestes humains prolongés par de fins pinceaux. Au final, ce sont également d’autres matières qui sont ainsi encapsulées ou délicatement posées sur les cadrans, les aiguilles ou les appliques ‘tours d’heure’, comme des laques de couleur. Reste que ce domptage de la luminosité, devenu savoir-faire, est apprécié des plus prestigieux noms de l’horlogerie. A voir à l’EPHJ-EPMT et dans le prochain JSH – Journal Suisse d’Horlogerie.

Le Trigold d’Estoppey-Addor, exclusif

Présenté en première suisse à l’EPHJ-EPMT, l’or 18 carats RoHS débarque en horlogerie! Maison référence de l’Electroplastie (anciennement la galvano), la Biennoise née il y a 130 ans n’a cessé d’innover. En trouvant le moyen de permettre à la matière de prendre un bain de Trigold (une marque et un procédé déposés), elle répond à un besoin des marques horlogères, souvent victimes de tracasseries aux portes de certains pays, comme le Japon, pointilleux sur le respect de la norme RoHS. En fait, il s’agit de la directive européenne N° 2002/95/CE qui prévoit l’usage restreint et la limitation de six substances dangereuses, comme le plomb et le cadmium, dans les équipements électriques et électroniques. Donc, par extenso, aux procédés qui permettent de recouvrir les composants horlogers d’or jaune. On savait cette familiale devenue société anonyme très concernée dans son éthique environnementale, pour avoir développé une station d’épuration modèle (parmi les 5 installations suisses les plus performantes). Estoppey-Addor SA persiste et signe, jusque dans l’expression de ses savoirs originels. Qui sont, comme l’esquisse de définition Wikipedia le décrit, «un procédé qui consiste à déposer une couche de métal sur un autre métal pour le protéger de l’oxydation».

L’heure des motoristes, 2009 et 2010…

2009 a vu la percée de trois constructeurs de complications sur le terrain des marques, que dis-je, des labels. La micro-manufacture Magma Concept enfante Globe Master Watches tandis que la Confrérie Horlogère, respirant le CH de la suissitude (reprise depuis la faillite de BNB par Hublot), était enfantée par Mathias Buttet, qui préfère parler d’incubateur de talents: sept confrères, dont trois femmes, appelés à créer des pièces uniques, signées. Que deviendra donc la pièce du graveur Gabriel Salgado De Arco, baptisée ImmenSEATY et représentant 1600 heures de gravure à la main? Christophe Claret, quant à lui, brandissant la raison de son vingtième anniversaire -il avait déjà fait de même avec le dixième, investit aussi ce terrain avec sa DualTow. Sans parler de ses implications dans les Maîtres du Temps et dans la marque Jean Dunand, co-fondée avec Thierry Oulevay (ex-Bovet). Le dernier-venu en 2010 sur ce terrain est Philippe Ruedin, de ASXP-Engineering, le motoriste des débuts de Hautlence, de Ladoire et d’autres marques naissantes, qui lance mAr, une marque entièrement dédiée à la dimension vinicole de sa famille. Le phénomène n’est pas nouveau, puisque Valjoux sortait pour son centième, un chronographe fort sympathique… C’était il y a quelques années déjà. Rappelons en outre que nombre de marques actuelles, comme en témoigne ce document retrouvé portant le nom Borgeaud-Lecoultre, se livraient à la fabrication de mouvements en blanc -une manière d’exprimer le private label, avant de devenir elles-mêmes marques à part entière.

Swisslaser.net, conférence à l’EPHJ-EPMT

Comme chaque année durant le salon international EPHJ-EPMT à Lausanne Beaulieu, les journées scientifiques font intervenir des conférenciers pointus. Le thème «Laser et Photonique» sera traité sous l’égide de Swisslaser.net, une association à but non lucratif regroupant l’ensemble des acteurs de l’industrie de la photonique. C’est le plus grand réseau en Suisse dédié aux technologies laser. Assumant son rôle de promoteur de la compétitivité et des promesses de croissance de ses membres, cette institution soutenue par la Confédération a regroupé presque une dizaine de conférenciers issus de ce tissu industriel de pointe. A ne pas manquer le jeudi 10 juin, de 9h30 à 13h30.

L’EPFL en conférence à l’EPHJ-EPMT.

Mardi 8 juin de 14h00 à 17h15 ainsi que mercredi 9 juin de 9h00 à 14h00.  « Recherche et applications dans l’automation de laboratoire« , c’est le thème choisi par L’EPFL -L’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne qui fera intervenir 12 scientifiques, dont le professeur R. Salathé (EPFL), des personnalités du CHUV, de Novartis, de Sysmelec, ou du CSEM –Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique. Des conférences à haute teneur scientifique ajoutée, dans le cadre du salon international à Lausanne Beaulieu, du 8 au 11 juin 2010.

40 scientifiques conférenciers invités à l’EPHJ-EPMT

Journées scientifiques, sommités invitées. Comme les années précédentes, le salon international EPHJ-EPMT sera du 8 au 11 juin 2010 le théâtre d’échanges de haut-vol. 40 intervenants triés occuperont le terrain pour, en colloques ou en conférences, partager le fruit de leurs recherches et de leurs compétences. Cette année, l’EPFL –L’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, donnera le coup d’envoi de ces journées, suivie par Swisslaser.net, une plateforme disposant du soutien de la structure fédérale CTI (Agence suisse pour la promotion de l’innovation). Enfin, Micronarc, le pôle micro-nanotechnique de Suisse occidentale, clôturera les deux dernières demi-journées. Le jeudi après-midi en collaboration avec Alliance, une plateforme regroupant 6000 chercheurs des hautes écoles de Suisse romande et du Tessin, et le vendredi matin avec DTF, DeskTop Factory.

EPHJ-EPMT, les inscriptions s’accélèrent…

Du 8 au 11 juin 2010, prochaine édition. Excellentes perspectives. Début avril, le taux de réservation d’espaces dépasse la surface totale de l’édition 2009, preuve que le réaménagement des surfaces au Palais de Beaulieu a stimulé l’arrivée de nouveaux exposants. Rendu possible dès 2010 grâce à l’investiture d’un seul bâtiment englobant les deux secteurs, EPHJ –Environnement Professionnel Horlogerie Joaillerie et EPMT –Environnement Professionnel des MicroTechnologies, ce gain d’espace a permis de contenter les entreprises, notamment du côté horlogerie, abonnées à la liste d’attente. La nouvelle configuration offre encore des perspectives et le rythme des inscriptions devrait s’accélérer d’ici au mois de juin.

RealFiction, Dreamoc la vitrine à hologrammes

Quelle marque ne rêve-t-elle pas d’exposer sa montre dans une vitrine magique qui, soudain, permettrait au mouvement de s’extraire virtuellement de son boîtier pour se mettre à tourner en pleine suspension, offrant en vision 3D ses rouages. L’ère holographique des vitrines Dreamoc est en marche, grâce à RealFiction, une société danoise. Fondée en 2002 par Clas Dyrholm et Peter Simonsen, deux transfuges des univers du film et de la production TV, qui, à force d’expérimenter les premières manifestations video d’hologramme, s’aventurent peu à peu vers une maîtrise technologique qui pourrait bien séduire les horlogers. D’autant que la société se présentait au GTE -Geneva Time Exhibition, pour la première fois en Suisse en janvier 2010. Certes, ils ne sont pas les seuls (et le tableau téléphonique holoprime est plutôt bluffant, même lorsque la séquence YouTube qui le présente demeure terne côté rendu d’images), toutefois, ce sont eux qui sont venus, pour la première fois, à la rencontre des marques horlogères.

http://www.realfiction.com/

Bouvier, Saskia Maaike… alias l’ère du temps…

Il y a dans sa raison sociale l’Ere du Temps, une invitation à découvrir l’atmosphère et les climats de ses créations. Désireuse de laisser parler son talent et son savoir-faire et de voler de ses propres ailes, Saskia maaike Bouvier, à l’origine horlogère constructrice, fonde en 2004 sa propre société de conception en nouveaux mécanismes horlogers. Son voeu? Transcender la pratique pure de cet art en y ajoutant sa créativité. Tous les ingrédients nécessaires à la concrétisation de son rêve: « créer une collection de montres compliquées pour les femmes, faite par une femme... ». Sa sensibilité féminine ajoute à son inventivité et au professionnalisme dont elle se réclame, formant une équation parfaite utile à créer des produits inédits, originaux et de grande qualité.

Colard André, connaisseur du tissu horloger

Fournisseur horloger, Initiateur et co-fondateur du salon international EPHJ-EPMT (plus de 500 entreprises à Lausanne Beaulieu), André Colard fait toute sa carrière dans la sous-traitance horlogère et encore aujourd’hui demeure un consultant horloger actif, grand connaisseur de la branche et des acteurs qui la font. En 2002 il crée, avec Olivier Saenger, le premier salon exclusivement dédié aux entreprises qui, souvent dans l’ombre, travaillent pour les marques horlogères. EPHJ, Environnement Professionnel Horlogerie et Joaillerie est le seul salon horloger où les marques sont interdites. Par contre, on y trouve tout ce qui fait une marque, en amont comme en aval, du fournisseur en matériaux en passant par le prestataire de service après-vente. Puis, c’est l’EPMT qui voit le jour, dédié aux microtechnologies. Les deux secteurs représentent plus de 500 sociétés. Prochaines dates à Lausanne Beaulieu, des 8 au 11 juin 2010.

Sellita, l’aternative ETA, la fin d’un monopole?

Avec 25% de parts de marché (sur les 4 millions de montres mécaniques produites en Suisse et comprises dans le chiffre total de 24 millions de montres), la Chaux-de-Fonière Sellita, fraichement installée dans ses locaux du Crêt du Locle s’est donné les moyens d’être une sérieuse alternative à ETA, l’entité du Swatch Group actuellement sous les feux, pour la énième fois, d’une enquête de la Comco (Commission contre la concurrence). Environ 300 clients l’ont compris. Son mouvement SW 200, depuis que certaines protections liées à des patentes échues ont sauté, affirme seul et comme un grand, ses franches performances. De quoi régater face aux « tracteurs » d’en face, aguerris par tant de générations d’horlogers d’ETA. Il y a également, pour un plus haut de gamme, le SW 300 puis un calibre chronographe, le SW 500. Bref, la famille de calibres maison compte cinq membres, de quoi s’éviter de passer la main.  Sellita est dirigée par Miguel Garcia, CEO et propriétaire depuis 2003. Les clients s’habituent peu à peu à changer leurs habitudes, ils sont déjà au nombre de 300. Il est probable que l’attitude de Hayek Senior, ces derniers-temps, les y encourage…

Fournisseurs, des adresses rajoutées en links, bloghorloger.ch

Peu à peu, la rubrique « Fournisseurs » dédiées à l’environnement professionnel de l’horlogerie s’étoffe. Ont été rajoutées les entreprises suivantes (colonne de droite, menu déroulant):

Fournisseurs > CGB Communication (L’agence RP de Carèle Giacobbo, spécialisée horlogerie), Darwel SA (Agence de communication RP reprise des mains de sa mère Anne Vulcan par son fils Yves, l’agence des exposants suisses à BaselWorld depuis plus de quarante ans), Nicolas Chablais (designer aussi pour l’horlogerie), Richard TimeVision (Bureau du constructeur indépendant Frédéric Richard, auteur de concepts qui feront parler dans les prochaines manifestations des nouveautés complicationnelles), Huguenin Sandoz (entreprise fabricante de plaques, plaquettes, signalétique, découpe de logos et de lettres), Location de tentes pour événements, Gimmel Rouages (fabrique de roues et de rouages), Billight SA (n’a pas encore de site officiel, fabricant d’éléments luminescents pour l’horlogerie, Witschi Electronic AG, Blade Design (designers horlogers, Stéphane Avranches et Elena Brioschi, bourrés de talent et d’idées), Swiss Clarity & Cut SA (taille de diamants), Incabloc, Dalo Création (Design, prototypage), …

Wertheimer, Gérard: Chanel… et Châtelain

Abonnée annuellement aux fameux égarements people de la presse économique, via le classement des plus grandes fortunes de Suisse, la famille Gérard Wertheimer, de Genève, active dans le luxe et la mode, totaliserait de 4 à 5 milliards et sa fortune serait stable. Avec son frère Alain qui vit à New York, Gérard Wertheimer possède le groupe Chanel (couture, parfums et bijoux), co-fondé par son grand-père et par Coco Chanel (de son vrai prénom Gabrielle). Or, le N°5 de Chanel demeurant l’un des parfums les plus vendus au monde, les deux frangins pèsent à eux seuls près de 8 milliards de dollars. Presque accessoirement, serions-nous obligés d’écrire, Gérard Wertheimer est administrateur-président de l’entreprise horlogère G. et F. Châtelain (La Chaux-de-Fonds), active dans la fabrication de boites et de bracelets de montres. Son épouse, Valérie Wertheimer est la fondatrice de Action Innocence, une association qui milite contre la pédophilie sur Internet.

Formation, le relève 2009-2010. 386 engagés.

Non seulement le nombre des diplômés -troisième ou quatrième année de formation, sera plus élevé en 2009, mais 386 jeunes gens entament une formation cette année. Ces nouveaux apprentis témoignent de l’attractivité des métiers de l’horlogerie auprès de la nouvelle génération. Les diplôme décernés étaient de 206 en 2008 pour 270 en 2009, soit une augmentation de 31%. De quoi se réjouir. Les métiers concernés sont les suivants. L’horloger (le praticien, en industrie ou le rhabilleur), le micromécanicien, le dessinateur-constructeur en microtechnique, l’opérateur en horlogerie AFP, le polisseur et le termineur en habillage horloger. Selon la Convention Patronale de l’industrie horlogère (CPIH), la branche prend au sérieux la formation et la relève, chiffres à l’appui. Même si elle s’oppose, avec la complicité du syndicat UNIA au renchérissement, côté salaires dans l’horlogerie et la microtechnique (décision du 18 septembre 2009).

Louis Chevrolet, sa Driver 1911 revit!

Liée à AJS -Développement, entreprise familiale dirigée par André Saunier, connu pour sa gouaille toute jurassienne, Louis Chevrolet, la marque  horlogère, essaime ses modèles depuis Porrentruy. Une sorte de conquête, placée sous la maxime « Never Give Up« , si chère à l’exilé franco-suisse qui, au début du siècle passé, quitte sa famille en 1900 pour la terre promise. Après une carrière dans le pilotage automobile, Louis Chevrolet crée la voiture qui porte son nom. Afin de faire revivre dignement ce passé, la marque horlogère jurassienne, qui essaime par le monde une collection plutôt réussie de modèles,  s’apprête à célébrer ses portes ouvertes, -5 à 6 décembre 2009, et à s’offrir un buzz: la Concept Watch Driver 1911 est annoncée. A vos plumes.

Jacques Schott répare les horloges anciennes

Cet habitant de Tours (France) affiche 35 ans de passion restauratrice. Passent entre ses doigts réparateurs tous les types de mécanismes d’horlogerie ancienne, comme des pendules Louis XV ou Louis XVI, des franc-comtoises, des pendulettes, des Carillons, des Régulateurs, des Oeil de Boeuf ou encore des pendules de parquet. Accessoirement, il vend de temps à autre quelque merveille historique remise en parfait état de marche. Est-ce parce qu’il habite une rue portant le nom d’un célèbre docteur qu’il se presse ainsi au chevet de ces laissés pour compte? C’est plutôt parce que son père bijoutier lui a inculqué dès son plus jeune âge les ingrédients de la minutie et les rudiments du métier.

Saphir de synthèse, déjà 80 ans…

Déjà 80 ans que le saphir fait son apparition au poignet, remplaçant la célèbre glace en plexi. C’est un modèle Duoplan de Jaeger LeCoultre qui accueille le premier, en 1929, l’invention du chimiste de Dunkerque, Auguste Verneuil (1856-1913): à partir de poudre d’alumine il fabrique un saphir de synthèse qui dispose des même caractéristiques que celles de la pierre naturelle. Appartenant au Swatch Group, la société Comadur est le fabricant leader en Suisse de ces glaces. Century, marque biennoise âgée d’une quarantaine d’année est connue pour faire usage de ce matériau dans la fabrication (ou la taille, devrait-on dire) de ses boites de montres. Quant à la marque Quinting, elle l’utilise pour fabriquer des calibres électro-mécaniques qui s’inscrivent dans la plus pure tradition des montres mystérieuses, équipés de six disques saphir tournants. Cette particularité n’échappe pas à  Christian Dior qui lui commande un calibre spécifique, pour sa collection Christal. Happy birthday Saphir, et longue vie…

EPHJ-EPMT 2010, changements, espaces réorganisés.

Des 8 au 11 juin 2010, à Beaulieu Lausanne, plus de 500 exposants seront réunis pour la première fois dans une même halle, dotée d’une entrée commune entièrement redessinée. Jusqu’ici, le secteur EPHJ (horlogerie-joaillerie) -qui affichait complet depuis trois ans déjà, se tenait dans un autre bâtiment que celui de l’EPMT (microtechnologies). Les deux secteurs gagnent à mélanger leurs savoir-faire et à s’engager dans des transferts de technologie, c’est historique. Depuis toujours, les horlogers zieutent du côté des domaines parallèles , leur empruntant ici des matériaux, là des procédés innovants ou des inventions. Quant aux acteurs des microtechnologies, ils s’activent à diversifier leur clientèle et à dégoter l’enseigne prestigieuse à même de faire rejaillir sur leurs avancées trop invisibles ou industrieuses, l’aura du luxe et de la noblesse artisanale. Depuis 2007, EPHJ-EPMT demeure la seule manif internationale à proposer sur un même site, cette contigüité. L’édition 2010 se tiendra dans une halle commune, sans pour autant se départir de son impératif d’une juste différenciation d’espace. Les interpénétrations des publics en seront boostées. Grâce à cet aménagement, André Colard et Olivier Saenger, les deux fondateurs-organisateurs répondent à la constante croissance de leur event. Plus de modules en vue, plus de rationalité dans les déplacements. De quoi ravir exposants et visiteurs.

37ème séminaire Infomat, moulages et poudres…

13 novembre 2009 à Neuchâtel. Principalement utilisée pour fabriquer des pièces complexes destinées à des applications industrielles, la technologie du moulage par injection de poudres métalliques et céramiques (MIM-Metal Injection Moulding) est utilisée dans les industries automobile, textile, de l’outillage, horlogère, comme dans la fabrication d’aimants, la mécanique de précision, les techniques médicales et dentaires ainsi que dans l’industrie de la porcelaine. Un marché qui, fort de sa croissance à deux chiffres, suscite interrogations, recherches et créativité. En savoir plus? C’est possible, grâce au prochain séminaire Infomat (cellule Matérieau de Centredoc à Neuchâtel) « Metal, Ceramic and Polymer Injection Moulding« . Avec des sommités du domaine. Comme le Dr. Efrain Carreno-Morelli (HES-SO, Valais), le Dr. Ing. Philipp Imgrund (Fraunhofer IFAM, Bremen -D), le Dr. Ing. Volker Piotter (Forschungszentrum FZK, Karlsruhe -D), Julien Giboz (HE-Arc Ingénierie, St-Imier), le Dr. Paul Bowen (EPFL, Lausanne). Rien que du beau monde…

Diamants guinéens, la reprise?

Batax Bouna International Mining Corporation, une société jusque là inconnue appartenant partiellement au Guinéen Elhadj Bouna Kéita -acheteur et évaluateur de diamants et pierres gemmes, reprend les activités moribondes de AREDOR (Association pour la Recherche du Diamant de de l’Or) abandonnée par les capitaux pakistanais depuis 2008, qui devrait donc rouvrir. « Trouver un opérateur qui aura les moyens de reprendre la société, de relancer les activités, de payer les arriérés des employés et de les réengager » était l’objectif, selon l’interview donnée par le Ministre des Mines à Onga Camara, correspondant à Conakry du journal Les Afriques. Ticket d’entrée? 30 mio de dollars et 15 mio pour la réhabilitation de l’usine des mines de diamant de Bananköro, dans la préfectuer de Kérouané, au sud-est de la Guinée. Deux autres « repreneurs » potentiels, vraisemblablement Daf Limited (appartenant à un géologue guinéen appuyé par des intérêts émiratis) ainsi qu’une compagnie sud-africaine, se seraient désistés. Dans les comité de sélection et d’audit se trouvait des spécialistes du ministère des Mines et… bien sûr, un représentant de la junte militaire, le général Sékouba Konaté. L’espoir est donc permis. Que la provenance guinéenne des diamants ne soit plus liée à de mauvais résultats, tant au regard du Processus de Kimberlay que dans les bilans laissés par AREDOR. Source, Les Afriques (s’abonner à la newsletter de cette excellente publication).

Dietlin nouveauté: voir le son qui s’échappe du garde-temps.

Il manque le son. A toutes les belles réalisations exposées, à grand renforts de trouvailles vitrinières les plus folles -Dietlin en sait un rayon puisqu’il en vit, il manque l’une des dimensions les plus sensuelles, celle de l’ouïe. Lacune comblée avec l’arrivée du Puslograph, issu d’une pièce unique, réclamée par un collectionneur éclairé, pour le moins exigeant: monolythe noir solide comme un coffre-fort, ouverture sur le haut à l’aide d’empreinte digitale, puis, l’option son, grâce à une pastille squateuse de couronnes, amplificatrice de tic-tac. La caisse de résonnance est en bois vieux de 350 ans, provenant de la forêt du Risoud au Brassus. Miracle, aucun micro, une qualité de son bio-comptabible et naturellement pur. L’écrin sonore se prête à presque toutes les montres-bracelets de toutes les marques. Chacune à son tic-tac, l’avisé saura-t-il en reconnaître les particularismes…? A quand un catalogue des tic-tac? Quoiqu’il en soit, le pulsograph se dote de fonctions supplémentaires notamment d’indicateur externe de réserve de marche.

Swiss Watch TV, l’horlogerie sur le net… en 3D.

Avec l’entêtement qui caractérise les pionniers, Philippe Nicolet, patron de la chaine Swiss Watch TV poursuit son aventure d’images télévisuelles et cinématographiques en 3D, selon un standard qui se pourrait bien être gagnant dans la course aux avancées technologiques liées à la diffusion d’images en relief. Déjà, les écrans plasma 3D pointent le bout de leur nez, laissant présager d’une révolution aussi spectaculaire que le passage du noir-blanc à la couleur. Et comme s’il lui fallait démontrer sa longueur d’avance, le stéréoscope à miroirs devient accessible sur le net. L’occasion de voir et revoir une collection de films entamée lors de BaselWorld 2000 déjà, traitant d’horlogerie mais également de sports extrêmes. Reportages nouveaux, films sur les trois étages du Musée horlogers du Locle -le Château des Monts. Bientôt le passage obligé pour toute marque qui voudra, s’offrir la plénitude visuelle que renferment ses trésors mécaniques dans leurs perceptions les plus abouties.

EPHJ-EPMT, réjouissant bilan.

L’édition 2009 (des 12 au 15 mai 2009) du seul salon international où les microtechnologies et l’horlogerie disposent de proximités d’espace et d’intérêts, a connu une augmentation de 12% des visiteurs. Soit 11′611 entrées pour 515 exposants. Convivialité, atmosphère professionnelle bénie et placée sous le signe d’échanges commerciaux bien réels, ont eu raison de toute tentation morose. Les 35 exposants français, encouragés par les subventions hexagonales, ont constitué sous l’impulsion de la chambre France-Suisse pour le commerce et l’industrie, le premier Pavillon français. Autre démarche corporatiste régionale, le Canton du Jura, outre son stand commun à l’EPHJ a réitéré sa présence massive dans le cadre EPMT. Quant aux échanges scientifiques, ils se sont également enrichis, outre la fidèle plate-forme de l’EPFL, de deux présences d’envergure: Micronarc-Alliance et FEMTO-ST, l’Unité Mixte de Recherches associée au CNRS et rattachée à l’Universitéde Franche-Comté (UFC), l’Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et de Microtechniques (ENSMM) ainsi qu’à l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM). Pour la première Japon et Etats-Unis étaient de la partie. Prochaines dates, du 8 au 11 juin 2010, toujours à Beaulieu Lausanne.

Film institutionnel Audemars Piguet récompensé.

Juin 2009. Point Prod, alias l’équipe de production indépendante d’images télévisuelles et de film la plus proche de la TSR dont elle est l’un des sous-traitants privilégiés, trouve au travers de son film cinéma réalisé pour Audemars Piguet une reconnaissance issue des professionnels de la communication. En effet, le Grand Prix Romand de la Création, dans la catégorie meilleur film corporate, décerne à Point Prod la plus haute distinction: richesse du scénario, qui retrace dans des décors magique l’épopée de la marque, justesse du casting et qualité d’images qui décortiquent la création d’une montre ont fait mouche auprès du Jury. Le spectateur pénètre jusqu’au plus intime de la dimension historique et familiale de la marque, ainsi que dans l’univers contemporain d’une signature respectueuse de tradition sans jamais se départir d’une audace avant-gardiste, curieuse et d’excellence.

Hublot et Magma Concept, le procès évité…

L’affaire aurait pu tourner au vinaigre. En se libérant de son mandat à 60% de responsable de la Production chez Hublot, Cédric Grandperret, co-fondateur de Magma Concept, aurait eu matière à quelque peu écorner l’image qu’un certain Jean-Claude médiatiquement omniprésent se tue à polir. Un différent de nature fiancière, s’entend. Juste après le rachat par le groupe LVMH, ça aurait pu faire tâche. Et voilà qu’avec un peu de goodwil et d’élégance, un soupçon de revirements et de retours à la raison, la conciliation a porté ses fruits. Le procès est évité de justesse. Hublot poursuit sa route, essaimant ses big bangs au fil des évents et des célébrations, Magma Concept continue sa poussée dans le monde des micro-manufactures (15 personnes), maitrisant toutes les étapes d’une production à échelle prototypique ou semi-industrielle. Sans parler de la foule de clients qui s’y presse pour réaliser ce que les professionnels de la souris considèrent comme les meilleures images 3D (photos réalité et films) sur le marché de la pré-vente. Ce laboratoire d’idées, tant du côté des matières que des mouvements, lance aussi Globe Master Watches, une marque à forte connotation aéronautique et surtout, déjà repérée par les aficionados de l’horlogerie vraie.

Afrique, valeur financière des matières premières.

Evalués à 46′200 milliards de dollars, les gisements africains de matières premières équivalent en valeur à 13 fois le revenu annuel de la Chine! Qu’est-ce qui empêche donc l’Afrique de valoriser de telles richesses, largement suffisantes à lui permettre de rejoindre le rang des premières puissances mondiales? Des voix de plus en plus insistantes s’élèvent pour qu’une valorisation de ces richesses puisse s’opérer, au bénéfice des populations locales. Encore faudrait-il passer entre les gouttes de la corruption et des soutiens contre-nature d’un Occident intéressé et post-colonialiste…

Afrique, richesses naturelles hypothéquées…

Comment se faire du blé sur du vent? Une société minière qui décroche un contrat avec un gouvernement africain, sous la forme d’une concession lui autorisant l’exploitation de gisements, peut s’en servir pour trouver des financiers prêts à sauter dans le train des promesses de gain. Il se peut même que ces sociétés se soient créées uniquement pour réaliser ces opérations financières juteuses, avant de s’offrir à la revente. En effet, comment accorder du crédit à des structures sociétales junior, sans moyens conséquents ni personnel, sans bureaux mais juste avec des actionnaires anonymes et quelque obscure domiciliation dans des paradis fiscaux? Comment ces acteurs fraîchement débarqués sur ce marché des octrois de concessions parviennent-ils et à convaincre les gouvernements africains et à s’introduire dans les failles du système boursier, notamment celui peu regardant du Canada? Avant même qu’un seul gramme de minerai ne sorte de terre, ces joueurs de patrimoines en ressources naturelles, parviennent à valoriser leur titres africains et à réaliser de confortables plus-values. La seule promesse d’un contrat africain suffit-elle à compenser l’absence de compétences, de capitaux et l’opacité des domiciles? A l’heure où la surveillance internationale se prône du côté du globe où les bien-pensants rêvent d’assainissement drastique des pratiques financières répréhensibles, la seule perpective d’avoir accès aux richesses naturelles africaines vaut de l’or. L’enquête minutieuse menée par le spécialiste en matières premières David Beylard permet de montrer du doigt « Geovic Mining Corporation » (structure en pelure d’oignon), African Aura Ressources LTD (dont l’opacité est parfaitement organisée), Hydromine Inc (vide de capitaux, d’expertise, de personnel et de bureaux), Sundance Ressources LTD (verseuse de dividendes avant même d’avoir extraint une seule once de minerai de fer), ainsi que Mega Uranium LTD (plus values considérables pour zéro bénéfice au Cameroun).

Lire aussi > Exemple du CamerounRègles douteuses des bourses canadiennes.

EPHJ-EPMT, et le robot martien de Maxon Motor…

Dommage que ce salon, du 12 au 15 mai 2009, ne soit ouvert qu’aux professionnels. Car la présence d’un robot venu de mars risque fort d’attiser la curiosité d’un public de plus en plus au parfum qu’à Lausanne Beaulieu, les acteurs de l’horlogerie, la joaillerie et des microtechnologies, se réunissent en deux halles pour permettre à une dizaine de milliers de professionnels de faire leur marché en terme de production et de solutions techniques. Ce robot, comme ses congénères, participe à la faramineuse récolte de données que la NASA accumule sur la planète rouge. Maxon Motor, exposant fidèle de ce salon, démontre au travers de cette « Rover » de l’espace, son savoir-faire en matière d’entraînements: 39 moteurs DC haute précision, assurent les mouvements de ses bras, de sa perforatrice, des caméras, des mécanismes de commande et de ses six roues aptes à conquérir, par -120° ou +25°, les reliefs inconnus de Mars. Ainsi ont déjà été transmis 36 gigaoctets de données, depuis des distances comprises entre 50 et 400 millions d’années.

La science avance à Beaulieu, Lausanne

Non content de devenir l’incontournable rendez-vous d’avant l’été, l’EPHJ-EPMT (du 12 au 15 mai 2009), gagne aussi en dimension institutionnelle. En devenant le théâtre de journées scientifiques, orchestrées par trois principales enseignes scientifiques: EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne), le FEMTO-ST (Institut de Besançon) et Micronarc-Alliance. Toutes rivaliseront de sommités aptes à transmettre les savoirs les plus pointus et à en débattre.

Lemania balayée par Hayek en 2000

Pour des raisons qui demeurent encore inexpliquées auprès des connaisseurs et des spectateurs interloqués, la marque Lemania a été rayée de la carte, sans ménagements. La Nouvelle Lemania à peine rachetée par Hayek Senior pour devenir l’écrin de sa marque Breguet, tout a été fait pour balayer un passé patrimonial pourtant riche. Ainsi, des milliers de mouvements ont été détruits, avec détermination. Plans et machines ont connus le même sort, celui de la presse à métaux ou de la destruction massive. Quant aux quantités de boîtes héritées dans la transaction, elles ont été amenées à un artisan du coin pour y être meulées, afin d’être impropres à toute exploitation. Le Sauveur de l’Horlogerie s’en est même pris au bâtiment qu’il tenta de raser. Face à la résistance des habitants du cru, surtout ceux de l’Orient, il s’est résigné à y installer au plus vite, l’enseigne Bréguet, détruisant au passage le célèbre clocher dont les cloches servaient à appeler les ouvriers au labeur. Une telle razzia demeure une énigme. Existe-il une raison mystérieuse prétexte à une telle oeuvre de démolition? Le prétexte de vouloir faire table rase du passé ne tient pas. Notre enquête continue, merci d’y apporter vos lumières…

L’EPHJ, il commence à y avoir foule…

Tandis que l’EPMT, le secteur microtechnologies du salon international de Lausanne Beaulieu se développe à grandes enjambées, collectionnant les succès (premier Pavillon Français, label UBIFRANCE, stand du Jura, journées scientifiques, etc…), l’EPHJ (environnement horlogerie et joaillerie) devient un enjeu magazine. Première publication à se caler sur cette date clef, le JSH – Journal Suisse d’Horlogerie, issu du développement y consacré du numéro spécial annuel de Heure Suisse (du même éditeur). Rejoint par MSM, le marché Suisse des Machines, dont le contenu se truffe de plus en plus d’articles sur l’horlogerie, et dont l’édition spéciale se justifie par la présence accrue des acteurs du marché des machines. A compter de 2009, c’est au tour du magazine Movment de suivre le mouvement et de faire de cette date, le prétexte à la sortie d’une édition business to business. André Colard et Olivier Saenger, fondateurs de l’EPHJ-EPMT doivent s’en frotter les mains.

L’ANIM et l’USH-APIC sous le même toit chaux-de-fonier.

La fusion vient d’avoir lieu, la vingtaine de collaborateurs sera à pied d’œuvre dans les murs de l’ancien grand magasin UNIP (19, Avenue Léopold-Robert) dès la fin janvier 2009, pour défendre les intérêts de 350 entreprises horlogères et microtechniques. Une restructuration en phase avec l’époque : deux associations patronales fusionnent à l’image de certaines entreprises dont elles gèrent les intérêts. L’ANIM (Association Neuchâteloise des Industries de L’Horlogerie, de la Microtechnique et des branches affiliées) quitte donc le Locle tandis que l’USH-APIC (Association Patronale Suisse des Industries Microtechniques et de l’Habillage Horloger) tourne le dos à Bienne. Leurs sièges ne font désormais plus qu’un, et la Secrétaire Générale de la nouvelle entité membre de la Convention Patronale est Marie-Thérèse Kohler Fiorellino. 15 cantons sont représentés, 15′000 travailleurs et tout ce que le tissu horloger compte de fournisseurs. Jean-René Banwart et Jean Guillod, respectivement Présidents de l’ANIM et de l’USH-APIC sont maintenus dans leurs fauteuils.

Maximilian Busser fait des émules.

Son concept de collectif de savoir-faire, qui donne à sa marque tout son sens et son nom, MB & F (Maximilian Busser and Friends), est désormais décliné en d’autres formules, certes non copiées, mais qui pouvant y reconnaître quelque lien de parenté. Tout d’abord, la Confrérie Horlogère, genre de mix-tape de doigt d’or qui donne à Mathias Buttet de BNB la garantie de motiver ses troupes et l’envie de leur donner leur chance. Puis il y a HD3, ou la réunion de trois talents dont le plus célèbre demeure Hysek. Il y a aussi les « Maitres du Temps », réunissant en une marque trois personnalités célèbres, Christophe Claret, Roger Dubuis et Peter Speake Marin. A ces réunions de doigt d’or ou de talents, s’ajoutent une tendance désormais admise. Les marques se réclament de plus en plus de leurs fournisseurs, n’hésitant pas à les citer ou à les mettre en avant. Il y a encore du Max dans tout ça…

International Watch Exchange à Zurich… 7 décembre 2008.

Dimanche 7 décembre 2008, de 9h00 à 16h00: plus de 15′000 montres, pendules, horloges à vendre, de la littérature horlogère avec la présence de Watchprint.com (librairie online comprenant plus de 800 volumes) pour une soixantaine d’exposants au Kongresshauss de Zurich, à la Rue Clariden. Les envies de chiner feront le reste, c’est la International Watch Exchange de Zurich.

Librairie virtuelle à fleur des pavés de WatchAvenue.com

Féru des nouvelles technologies offertes tant par l’amélioration des techniques d’image 3D que le vaste champ de l’internet, Fabrice Mugnier installe une extension de sa librairie dans le décor immatériel instructif du nouveau site WatchAvenue.com. En y proposant un nouvel espace online fort complémentaire à WatchPrint.com, son incontournable adresse de librairie horlogère en ligne et ses plus de 800 ouvrages. Une véritable entreprise de transmission des savoirs et de la culture horlogers. Une démarche novatrice qu’il n’est pas seul à faire, puisque quelques marques, l’Ecole d’Horlogerie ainsi que la Fondation de la Haute Horlogerie lui ont emboîté le pas. Sûr que cette ville risque de voir enfler le prix de ses mètres carrés.

Miguel Rodrigues, Festina-Lotus, sort grandi de la crise.

Grâce aux 35% que l’Espagnol possédait dans le capital de SFT Holding, Miguel Rodrigues, déjà propriétaire entre autres des marques Festina-Lotus, et plus récemment des deux maisons de haute horlogerie Perrelet et Leroy, vient de récupérer Soprod (Tramelan), Indtec (Sion) et Imm Ineltec (France) des mains moribondes de Peace Mark, géant chinois mis à terre par la crise économique. Ces nouvelles acquisitoins confortent le profil manufacturier et fabrication horlogère suisse mécanique de l’Espagnol qui possèdait déjà DTH, Dubois Technique Horlogère SA (échappement, Le Sentier) et Astral Technologies Sàrl (spiral). Un acteur désormais incontournable.

EPMT, le pavillon français. L’appui d’UBI France

Sous l’égide de la CFSCI (Chambre France Suisse pour le Commerce et l’Industrie), la manifestation internationale EPMT-EPHJ bénéficie, sur son versant microtechnologies, d’une reconnaissance inattendue: le label UBIFRANCE, gage d’une aide financière attribuée par le Ministre délégué aux Commerce extérieur aux entreprises françaises, devrait permettre à de nombreuses sociétés du secteur dans l’Hexagone d’être présentes en 2009. Celles-ci ont reçu, au travers du réseau des Chambres économiques françaises, un dossier provenant de l’antenne genevoise les informant d’un projet d’un Pavillon français à Beaulieu, leur offrant des facilités qui lèveront toute barrière quant à leur participation massive. Rappelons que l’EPMT est la seule manifestation du secteur de pointe des microtechnologies à offrir une contiguïté avec les entreprises de l’environnement horloger et joaillier, à une date favorable où les marques et leurs départements de recherche et de production, partent à la chasse aux nouvelles idées.

Blossom s’unit à Dynamics Group… Désormais à Carouge.

La délicieuse Laurence de Cecco, fondatrice de l’agence Blossom, dont les qualités et le know-how proviennent de sa longue expérience communicationnelle dans le domaine de la banque privée, s’associe avec Christophe Lamps à la tête du Dynamics Group, présent à Genève, Zurich et Berne. Sûr que son agence, dont Rolex est déjà l’une des références, gagnera en dimension institutionnelle et en aura national.

Nano technologies à Neuchâtel, le 11 novembre 2008.

Neuchâtel serait-elle ma Mecque des micro et nanotechnologies? Quoiqu’il en soit, sous l’égide de la FSRM (Fondation Suisse pour la Recherche en Microtechnique), les chercheurs de toute la Suisse, se réunissent pour la cinquième fois, pour le compte de la CTI (L’agence pour la Promotion de l’Innovation), l’un des piliers du financement de la recherche. Plus de 150 participants, à l’Aula des Jeunes Rives, afin de stimuler la recherche en Suisse par le biais des coopérations entre entreprises et instituts de recherche. Décidément, tout ce qui porte le nom de nano se donne rendez-vous du côté de Neuchâtel. A noter la participation du Professeur Peter Schurtenberger, de l’Institut Adolphe Merkle à Fribourg, qui a bénéficié il y a une année d’une donation privée de CHF 100 millions pour développer les nanotechnologies.

Dietlin s’appuie sur Hublot pour…

Première mondiale courant novembre 2008, la vitrine interactive imaginée par le déjà leader en surfaces originales d’exposition Dietlin Artisans. Au bénéficie de la technologie du web 3.0, cette vitrine permet, à n’importe quel endroit de la planète, de visiter un modèle de fond en comble, en live svp, situé à n’importe quel autre endroit de la planète. Baptisée « Fusion Explorer », histoire de rappeler que c’est Jean-Claude Biver qui a cru le premier à cette première, elle se laisse expérimenter via le site hublot. Seul hic, on nous a tellement habitué aux rendus exceptionnels d’images animées 3D, permettant les plongées les plus improbables dans le coeur des watches, qu’on est presque étonné de la réalité qu’offre cette vision live. Mais c’est du vrai de chez vrai, et c’est ça qui compte. Quant au vol, vu que tout se passe par super webcam interposée, c’est sans risque. Rappelons que l’autre invention de Dietlin, la vitrine Raptor, sans verre ni glace protecteurs, faisait disparaître l’objet dès qu’une main s’en approchait de trop près. Décidément l’arsène lupin de la vitrine a encore frappé fort.

Nanotubes de carbone, le 14 novembre 2008. Neuchâtel

Ce séminaire initié par Infomat (département matériaux de Centredoc dirigé par Alain Vaucher) a pour thème ces filaments de carbone pur dont les exceptionnelles propriétés mécaniques, électriques, thermiques et chimiques sont porteuses d’espoirs économiques gigantesques. Seront-ils les moteurs de notre prochaine révolution industrielle ou le début de la fin de l’espèce humaine? Car on soupçonne les nanoparticules d’être capable de franchir, en raison de leur minuscule taille, les membranes cellulaires ou les barrières biologiques, telles que notre peau par exemple? Les défis sont partout. Tant dans leur fabrication industrielle que dans leur manipulation par des ingénieurs. Découverts en 1991, ils font depuis l’objet de moult études. Utilisés dans des matériaux composites à matrice polymère et céramique, ils fascinent autant qu’ils font peur. Côté horlogerie, les Japonais sont précurseurs. En se penchant sur les brevets déposés, on en déduit que certains applications pour la montre mécanique et électronique sont envisagées. On peut encore s’inscrire à ce passionnant séminaire.

EPMT renforce sa communication presse.

André Colard, Olivier Saenger et Edouard Debétaz, les trois fondateurs associés de l’EPMT, la manifestation consacrée aux microtechnologies qui complète judicieusement le salon international EPHJ (environnement professionnel horlogerie et joaillerie), décident de renforcer leur communication. Ils font appel à l’agence de presse & relations TàG Press +41. Cette année, ces rassemblements en plein essor auront lieu du 12 au 15 mai 2009. Une petite infidélité à l’habituel mois de juin. Quoiqu’il en soit, on reste avant l’été, après les salons et les bilans, histoire de permettre aux marques de faire leur marché, juste avant les grands rushes de la production et de la livraison.

Paola Orlando, le cadeau de Noël

Florence Noël, de Luxeco & Partners Genève, renforce sa structure PR par l’arrivée de la splendide Paola Orlando, transfuge du département relations publiques internationales de Raymond Weil. Elle débarque comme partenaire associée. Côté marques horlogères, la structure défend les intérêts presse des Montres DeWitt, de de Grisogono, de la Manufacture Contemporaine du Temps et de Ladoire entre autres.

BNB et la Confrérie Horlogère

Mathias Buttet innove en lançant, le 3 décembre 2008, un concept inédit dans l’horlogerie. La Confrérie Horlogère, sur un principe issu de la star’ac, propose à ses meilleurs horlogers, sept en tout, la possibilité de concevoir et de fabriquer leur propre montre. Chacun aura son heure, sa période de lancement, le tout étant regroupé sous le label ‘CH’ (Confrérie Horlogère). Ce label permettra à ces doigts d’or, triés selon les règles d’un casting, d’exister en apposant leur propre griffe sur un modèle et une collection. Ainsi pourront-ils devenir à terme, le succès aidant, leur propre patron. Le premier horloger ainsi mis sous les feux de la rampe sera révélé face à la presse. Belle idée, qui promeut au passage les nobles idées de transmission du savoir horloger, de la personnalisation par des horlogers d’une production se situant dans la haute-horlogerie.

BNB l’horaire libre?

Matthias Buttet instaure l’horaire libre dans sa nouvelle usine de Duillier. Sacré challenge puisque les employés sont bientôt 200! En fait, chaque horloger, cueilli si possible au sortir des Ecoles d’horlogerie de La Vallée de Joux et de Genève, histoire qu’ils n’aient pas encore tout oublié et puissent se s’améliorer, reçoivent un certain nombre d’objectif et de travaux à réaliser, de A à Z. Ainsi, chacun peut venir à sa guise, peut s’organiser de façon à atteindre son quota. Un système qui convient particulièrement à des femmes en charge de leur foyer, qui peuvent ainsi se libérer pour les transports scolaires, tout en compensant leurs absences et leurs allers et venues par des week-end entiers dédiés au labeur. Ces fameux week-end où les enfants sont chez papa. L’ensemble de ce concept organisationnel original passe bien sûr par un système de sécurité auxquels tous adhèrent. Entrées et sorties sont video surveillées, tandis que les employés disposent de clefs et d’accès individuellement programmables. Aucun risque que ne sortent de l’entreprise, ces fameux secrets confiés par les marques.

Monnin SA, créé en 1946

Monnin SA fut créé en 1946. 95% de ses activités sont horlogères, le reste médical, spatial, automobile, connectique et informatique. 80% de ses 90 employés travaillent à la production. L’ancien directeur Jean-Charles Monnin reste chef de projet. Il est remplacé par Michel Maruccia. Jean-Paul Dall’Acqua est directeur commercial et laisse la porte ouverte à un futur agrandissement de la nouvelle usine, inaugurée à Sonceboz, entièrement écologique : récupération de la chaleur dégagée par les 170 machines pour chauffer une eau qui circule dans des systèmes de chauffage au sol. Quand c’est trop hot, l’entreprise dispose d’un système de diffusion d’air froid, provenant d’une nappe d’eau. L’usine lave et filtre l’huile utilisée par les machines et la réinjecte en interne. Elle dispose de sa propre station d’épuration des eaux usées…

Muriaux s’ouvre aux balanciers.

Bonne nouvelle, quinze emplois créés, mauvaise nouvelle, le Musée de l’automobile de Muriaux, créé le 15 octobre 1988 et ayant accueilli en tout environ 300′000 visiteurs, disparaît. En ses murs des Franches-Montagnes, s’ouvre une fabrique de balanciers.  Jean-Pierre Clément, de La Ferrière, par ailleurs lui-même collectionneur de bolides anciens (il en aurait 80 dont certains résident au musée !), vient d’acheter l’immeuble pour y déménager son entreprise : Clément Le Maret SA, installée il y a moins d’un an à La Chaux-de-Fonds. Prochaine vocation, dépasser les 4 employés actuels, regrouper les forces et, fabriquer des balanciers, décolleter. On articuler une injection de 10 millions de francs.

Monnin SA à Sonceboz (Jura)

Monnin  SA, (décolletage haut de gamme), inaugure un palais de verre sur deux niveaux signé de l’architecte Pierre Liechti , à Sonceboz (Jura). 3′200 mètres carrés profondément écologiques, 90 collaborateurs. Le Directeur Michel Maruccia, avoue s’être ouvert, après le décolletage du haut de gamme, à la reprise, l’anglage, le roulage, le taillage et le polissage. Egalement de l’assemblage, côté systèmes antichocs. Ah, j’allais oublier, au nombre de ses actionnaires, trois mastodondes : Patek Philippe, le Groupe Richemond et Rolex. Excusez du peu.

Cheval, François Xavier et ses descendants.

Fondateur de l’entreprise Cheval Frères (rattachée aujourd’hui au groupe IMI), dépose à 34 son premier brevet : l’ébaucheur à scies circulaires, qui permet d’ébaucher les dents de la roue de cylindre au moyen de scies circulaires. Auparavant, seule une opération manuelle, qui plus est de doigts artistes, y parvenait. Marc Constant et Anatole Xavier, ses deux fils, développe l’entreprise familiale, l’entraînant sur la voie de la diversification automobile, via la production et le fabrication de vis pour l’entreprise «Frères Peugeot» de Sochaux Montbéliard. Suivent d’autres générations de Cheval : Hubert, Gabriel, Guy Christian. En 1970 se construit à Ecole-Valentin, un nouveau bâtiment. En 1980, Guy et Christian Cheval commencent à usiner la céramique et s’introduisent ainsi dans l’univers informatique, en fabriquant les têtes de lecture des premiers ordinateurs IBM. Plus récemment, l’entreprise renoue avec le secteur horloger, en développant ses services pour le haut-de-gamme suisse. Elle rejoint le groupe IMI de Jean-Pierre Gérard.

SSC: nouveaux matériaux et innovations technologiques en horlogerie. 17 septembre 2008.

Lancé en juin 2008, le Journal Suisse d’Horlogerie a reçu un accueil chaleureux. Sa renaissance ne pouvait échapper à la SSC (Société Suisse de Chronométrie) dont le bouillant président, Zian Kighelman a souhaité la parution d’un hors-série lié à la Journée d’Etude qui se tient à La Chaux-de-Fonds, le 17 septembre 2008 (Polyexpo). Sachant que les destins de ces deux institutions ont été liés, par le passé et durant plusieurs décennies, l’idée a séduit l’éditeur Roland Ray. Un contenu « light » de 24 pages, conservant pour l’ensemble les principales rubriques, se destine à souligner l’importante documentation remise aux participants baptisée « Les Actes ». Réjouissante nouvelle, le nombre de 720 inscrits dépasse toutes les espérances. Une bonne santé dont pourra également profiter le magazine de la branche. Une vitalité due également à la grande diversité des thèmes abordés durant cette journée dédiée au « Nouveaux matériaux et innovations technologiques en horlogerie. »

SSC, monstre succès.

Plus de 700 inscrits le 17 septembre 2008 à la journée d’étude de la SSC – Société Suisse de Chronométrie ! Les organisateurs tablaient sur un chiffre de 500. Tout s’organise donc pour adapter les structures de Polyexpo à La Chaux-de-Fonds. La soif d’apprendre de la branche horlogère, tous versants confondus, se confirme. Elle est réjouissante et mérite d’être nourrie par des events d’envergure, chargés de tendances et de volonté de savoirs transmis.

Wiederrecht ou le brevet 666.591. Histoire de la rétrograde.

Jean-Marc Wiederrecht est l’homme par qui la « Rétrograde » est arrivée. Cette complication, depuis plus de 20 ans, agrémente de nombreuses ouvertures sur cadran, rendant la lecture de certaines informations réellement ludique. Le système existait déjà: une aiguille qui, comme n’importe quelle jauge, transmettait par exemple l’état de la « réserve de marche ». Puis, il y eu la première Rétrograde, au sens où on le comprend aujourd’hui, le « Quantième Perpétuel Birétrograde » lancée par Harry Winston. La première montre dotée de cette nouvelle complication. Jean-Marc Wiederrecht réussit là à exprimer son talent en inventant, autour de cette fameuse jauge basique, plusieurs applications basées sur la technique de la « retenue » puis du « lâcher d’énergie ». Son brevet « Quantième à Secteur » (portant le numéro 666.591) a été déposé en 1986. Il vient donc de tomber dans le domaine public. Comme par hasard, plusieurs modèles « Rétrogrades » apparaissent sur le marché, muni de ces ludiques jeux d’aiguilles! Rassurons-nous, le carnet de commandes d’Agenhor (Ateliers Genevois d’Horlogerie), société crée par Jean-Marc Wiederrecht, continue d’enfler. Mieux, la société s’apprête, non pas dans un souci de croissance numéraire mais dans celui d’un mieux-être lumineux, à déménager à Meyrin. Le fils Wiederrecht, Nicolas, a rejoint la société, où d’ailleurs, sa maman est déjà au nombre des collaboratrices. Nul doute que l’inventeur de la Rétrograde, si belle lorsqu’elle se décline en fée pour Van Cleef & Arpel, saura rebondir en créativité, du haut de cette humilité qui caractérise les plus grands.

Vincent Calabrese se vend à Hayek

Vincent Calabrese créait en décembre 1994 une Sàrl dévouée « au commerce et à la distribution de tout produit, particulièrement d’horlogerie et tout genre et notamment signé Vincent Calabrese. » En  juillet 2003, le capital de la société passe de CHF 20′000.- à CHF 200′000.- à la suite d’un apport en nature. En juillet 2008, via l’acquisition par BlancpaiN (le Chenit, VD), Mark Hayek en devient le gérant Président – Vincent Calabrese venant de lui céder ses parts. Statuts modifiés: recherche, concept et développement de nouveaux produits, en particulier en matière d’horlogerie. . Bienvenue dans le Swatch Group.

Swatch Group s’approprie un fleuron de la lubrification classique.

En janvier 2008, le Groupe a repris les activités de la société H. Moebius & Sohn à Allschwill, fournisseur spécialisé d’huiles classiques et synthétiques, de lubrifiants et d’enduits epilam.

Burri SA risque fort de rejoindre le Swatch Group

Au cours du second semestre 2008, en compensation de sa vente de la société Michel Präzisionstechnik SA rattachée au segment des sytèmes électroniques, le Swatch Group envisage acquérir (s’il obtient l’aval des autorités compétentes), la branche des composants des mouvements horlogers de Burri SA à Moutier (Décolletages et pièces à façon). Une transaction qui porterait non seulement sur l’ensemble du personnel, mais également sur le parc machine et sur l’immeuble d’exploitation.

Groupe IMI, Besançon. Les sept sociétés.

Group IMI, Besançon. Regroupant sept société spécialisées dans les micro-techniques, avec 450 collaborateurs, ce groupe travaille pour l’horlogerie suisse, on s’en doute, mais également pour les secteurs médical et de téléphonie. Unir ainsi les forces permet une meilleure attaque du marché, d’autant qu’il n’est pas toujours bien vu de sous-traiter en Franche-Comté ou à l’Ile Maurice, voire au Portugal, quand on est une marque suisse, manufacture de surcroît ! Ainsi, le groupe a-t-il contacté Audemars Piguet avant de publier un flyer où l’on distingue clairement un poussoir AP, en guise de référence…Les sept sociétés sont les suivantes : BH, Manufacture de Cadrana depuis 1946 à Charquemont– Equinoxe Ltd, décors, pose de pierres (Iles Maurice) – Cheval Frères, couronnes et remontoirs de montres, poussoirs, à Ecole-Valentin dans le Doubs – CIMD, fabrication de pierres d’horlogerie, Portugal – Laser Cheval, à Pirey (Doubs) -  Hardex à Marnay (France) – Paris Implants, recherche et développement d’implants dentaires (titane et céramique), à Marnay (France).

Rubis d’horlogerie, Kif Parechoc

A propos de rubis d’horlogerie, on pense toujours que seule la maison «Incabloc» fournit des «antichocs» aux marques. Il existe également la société Kif Parechoc qui, entre autres, serait le fournisseur attitré notamment de Jaeger LeCoultre.

Marcel Frey intègre MPS…

La société Marcel Frey SA est désormais intégrée comme filiale à MPS Micro Precision Systems (les roulements à billes en céramique) qui appartient depuis 2003 au groupe Faulhaber. Elle conserve son autonomie à Court.

Drôle d’époque, Allemagne et Asie pour du swiss made ?

Ch. Dahlinger est une société allemande, créée en 1871, encore en mains familiales avec la cinquième génération. Certes, elle ouvre une succursale à Neuchâtel, à la Place Pury, mais elle demeure bel et bien installée en Forêt Noire, à Lahr. Certes, elle emploie en Europe 60 personnes, ainsi que quelques designers libres et fidèles, mais elle produit en Asie depuis 1985. Ce qui ne l’empêche pas de faire la quasi ouverture de la rubrique « A l’Heure Suisse », dans la revue FH (Fédération Horlogère) du mois de juin 2008. Drôle d’époque où le swiss made, c’est seulement bon pour les montres, pas pour leur environnement.

Details.ch et l’horlogerie.

Sise à Carouge et Vevey, cette entité qui professe que « Les détails font la perfection et la perfection n’est pas un détail », commence à se tailler une réputation minute dans le monde de l’horlogerie. Des pros du web, s’il en est, côté création, conception et solutions multimedia usant des dernières technologies. Ainsi, de Bedat & Co (qui brise un tabou en réalisant son site e-commerce), à la T-Touch, en passant par les Ambassadeurs, TAG Heuer, Roger Dubuis, Gucci, F.-P. Journe, Audemars Piguet, Urwerk, Piaget et bientôt d’autres références non-encore révélables. Chaque fois, c’est une solution mêlant maîtrise des tools de la toile et sens du design. Fondée par Kazunori Ozawa et Guillaume Houlier, la start-up commence à faire parler d’elle, à courir en première ligue.

Les matières, journée d’étude de la SSC

Le 17 septembre 2008, à Polyexpo (et non plus à l’Heure Bleue) de La Chaux-de-Fonds, la SSC donnera son annuelle journée d’Etude sur le thème des matières, avec la participation de sommités du domaine. Sûr qu’une fois de plus l’esquisse des tendances de la branche, voire des options en cours, sera passée au crible de la science. Voir le programme. S’inscrire via le formulaire.

Bergeon & Cie SA, depuis 1781.

La société locloise dont le nom rime avec les outils horlogers depuis plus de deux siècles, s’adapte bien au marché. Non seulement elle fournit les professionnels mais, notamment à travers sa ligne « Smile Line » elle ravit les aficionados et les collectionneurs, toujours avides de se prendre pour de vrais horlogers. Plus de 2000 produits présents dans un espace d’exposition, soixante collaborateurs.

Bergeon et Smile Line

Smile Line pour Bergeon. En 1994, cette ligne est créée et porte des valeurs d’innovation et de design. Parce qu’un outil ne doit pas être que fonctionnel, la maison locloise entretient une ligne de produits dont les lignes et la forme réjouissent les utilisateurs, tout en privilégiant l’extrême fonctionnalité.

Patek Philippe s’enfonce dans le Jura

La marque genevoise est entrée majoritairement dans le capital de l’un de ses fournisseurs, à Alle (JU). Fondée par l’horloger Marcel Lachat, l’horlogerie Allaine, déjà spécialisée dans des opérations d’emboîtage, de réglage et autres interventions sur des montres juste avant leur terminaison, avait déjà de bonnes perspectives de développement, puisqu’elle avait versé des arrhes sur un terrain voisin de 1′000 mètres carrés. Des perspectives qui se précisent aujourd’hui. L’effectif passera des 17 collaborateurs actuels à 50 d’ici à fin 2010. Tandis que Marcel Lachat partait en forêt ce matin du samedi 17 mai, la radio RFJ (Fréquence Jura), balançait l’info dans son journal matinal. Impossible de connaître le montant de la transaction.

Tornos à Moutier. La Micro 7 débarque.

L’arrivée des machines numériques aurait dû sonner le glas de production de machines à cames. Or celles-ci continuent de satisfaire les entreprises horlogères et de produire de grandes séries. Une réalité que pourrait bousculer la Micro 7 de Tornos, une merveille présentée au monde horloger à Moutier, au siège même de l’entreprise, dans sa halle show-room : production en temps réel d’un remontoir. Pour en avoir le cœur net, il aurait fallu visiter la Simodec, une foire du décolletage réputée, à La Roche-Sur-Foron (France voisine.) Y étaient exposées une vieille MS7 dopée et une Micro 7. Toutes deux furent dévolues à usiner en temps réel l’une des pièces les plus produites par les machines à cames. Histoire de démontrer qu’il n’y a pas photo. C’était du 4 au 8 mars à Rochexpo. http://www.rochexpo.com/index.php?Ids=GQmhOAcmbhBDKivAlsfD&Id_Salon=2&Menu=Mcpid&Mdr1=2&Dr=2

EPHJ se tiendra à Lausanne des 3 au 6 juin 2008

EPHJ se tiendra à Lausanne des 3 au 6 juin 2008, pour sa septième édition. Ce salon est dédié à l’Environnement Professionnel Horlogerie et Joaillerie. Il a été initié par André Colard et par Olivier Saenger. La domiciliation officielle et entrepreneuriale d’André Colard demeure au 2, Rte du Pas de l’Echelle, à Veyrier (Domaine du Pont de Sierne).

Straehl, Thierry

Thierry Straehl, jusqu’ici chargé du secteur financier au Swatch Group devient responsable de Nivarox-FAR dont la direction restreinte est renforcée par l’arrivée de Marco Verardo et Roger Juillet.

Annuaire statistique de la Suisse

L’annuaire statistique de la Suisse en est à sa 115ème édition, en comptant sa parution 2008. 550 pages bilingues, français et allemand, décrivant par le menu des chiffres, l’évolution de notre pays sous 21 angles. Un outil print accompagné par un CD-Rom enrichi de tableaux supplémentaires, des données 2007, histoire de permettre la comparaison ainsi que les données équivalentes des régions européennes. Cartographies et interactivité ajoutent à la richesse d’un contenu utilisé par les grands décideurs du moment. C’est NZZ Libro à Zurich qui le commercialise > nzz.libro@nzz.ch. Valeur CHF 130.00

BNB Concept inaugure sa nouvelle usine.

Pouvoir injecter 100% des bénéfices dans une société en pleine croissance, c’est se construire une indépendance sur le long terme. Ainsi, Matthias Buffet, co-fondateur de BNB Concept, un fabricant ès complications, fait appel suite au départ de ses associés, à un fonds d’investissement français, EPF Partners, tout en ne lui laissant qu’une minorité d’action, histoire de pouvoir maîtriser l’opérationnel. Dire que ces jeunes-là commencèrent avec, pour seul pécule, à peine le montant d’un seul salaire mensuel ! BNB compte aujourd’hui 130 emplois et vient d’inaugurer à Nyon sa nouvelle usine à Duillier (près de Nyon).

Opinion: « Dans l’ombre de… »

« Dans l’ombre de… » Les marques refusent encore trop souvent, becs et ongles, qu’on cite leurs fournisseurs, ces artistes et talentueux qui les servent et se voient interdire toute citation. Un peu comme si Hallyday refusait qu’on parle d’Obispo ? Sauf que Obispo est finalement devenu si connu que, dans un subtil jeu de l’offre et de la demande en matière de notoriété, cela devient peut-être un atout. En horlogerie, c’est la même chose, les Claret et BNB s’étant fait connaître, il devient avantageux de s’y référer, voire de s’en réclamer. Ainsi, chez BNB, sur les vingt marques clientes, on a le droit de citer Hublot, Romain Jérôme, Franc Villa, Bell & Ross…

Contrefaçons, commerce mondial.

Ce sport est en augmentation annuelle d’environ 20% pour atteindre un Chiffre d’Affaires de 500 milliards de dollars fin 2007. Et comme le commerce en ligne progresse de 30% par an depuis plusieurs années, les ventes online des produits contrefaits explosent. C’est lié, on appelle ça un syllogisme.

Contrefaçon, un outil informatique prêt pour l’été 2008.

Développé depuis 2006 sous l’égide de Carole Aubert, Cheffe de la cellule internet de la Fédération Horlogère Suisse, ce programme permettra de détecter de manière automatique les offres contrefaisantes sur la Toile, tout en permettant d’établir des liens entre les différentes sources d’information. L’enjeu est de taille. Comprendre le fonctionnement des réseaux afin de les démanteler, au mieux de les perturber. Donner aux plateformes et receleurs d’infos les armes nécessaires pour se refaire une réputation fait également partie des objectifs.

Carole Giaccobbo-Baudet, le plein de marques…

Transfuge de la communication d’Ebel, Carole devient une plaque tournante PR de l’horlogerie avec, sous contrat, la promotion d’un nombre de marques impressionnant : Wyler Genève (Bâle), Dior (Bâle), Graham et Arnold & Son (Bâle), Versace (Bâle), Hugo Boss (Bâle), Time Forever (Bâle) et Lande Werdelin à Genève. Difficile de ne pas se mélanger les pinceaux. Faudrait peut-être qu’elle songe à changer le nom de sa société pour s’appeler « Les Ambassadeurs en RP ».

Contrôle des métaux précieux.

Financement du contrôle et du poinçonnage des produits faits en métaux précieux. Le Conseil Fédéral, profitant de la révision partielle en cours de la loi sur les entraves techniques au commerce (LETC) considère qu’il n’est pas justifié que l’Etat « finance « (ou subventionne) l’industrie des métaux précieux. En effet, il prend à sa charge actuellement une partie des frais occasionnés par les contrôles et le poinçonnage, à savoir environ six millions de francs suisses des dix millions, les quatre autres étant financés par les taxes perçues. Le Conseil Fédéral estime que le contrôle des métaux précieux devrait être privatisé à terme et que l’obligation de poinçonner les montres devrait être levée au profit d’une démarche facultative. Il est évident que la FH, appuyant le Bureau de Contrôle des Métaux Précieux (lui-même soutenu par la Direction générale des douanes), entre en résistance…

Nicolas Commergnat, jeune horloger indépendant

Nicolas Commergnat, jeune horloger fraîchement diplômé de l’Ecole d’Horlogerie de Genève, sortira sa première montre pour BaselWorld 2008. Il s’agit d’une pièce compliquée, dédiée au Poker. Dès sa sortie de l’Ecole, ce brillant doigt d’or a trouvé son indépendance et un gîte professionnel chez Sven Andersen, s’occupant des révisions des montres destinées aux ventes aux enchères de Christies et accessoirement, se livrant à quelque expression de son talent.

Le Swatch Group met de l’huile dans ses rouages…

En fait, le 10 janvier 2008, il acquiert la société H. Moebius & Fils, propriété de Gallian & Cie, situé à Allschwil, fournisseur d’huiles classiques et synthétiques, ainsi que, depuis plusieurs décennies, des lubrifiants et des épilames (enduction de composants de montres) notamment utilisés dans les mouvements mécaniques. A noter que le groupe continuera à honorer les commandes des clients actuels…

L’Inde s’installe en Suisse

L’Inde débarque au pays de l’horlogerie. La dernière newsletter de la Promotion économique du Canton de Berne (PEB) l’annonce : la première société industrielle à s’installer en terres bernoise est « Kamla Dials and Devices » par le biais de sa filiale « Pylania » à Grandval. C’est une fabrique de cadrans pour l’horlogerie. Côté à la bouse de Mumbai, cette entreprise possède sept usines de production de composants horlogers et micromécaniques dans diverses régions de l’Inde et fournit depuis plus de vingt ans des pièces destinées à l’horlogerie suisse et indienne. Dix collaborateurs pour commencer, et un espoir sérieux de création de nouveaux emplois. http://www.kamlahands.com/

Orlec, la vente de montres online

Orlec.ch, un site provenant de Saint-Imier, spécialisé dans la vente online d’accessoires indispensables aux collectionneurs et passionnés d’horlogerie. Quelques articles proposés via e-commerce et panier interposés : remontoirs (appareils pour remonter les montres), bracelets divers, outils en set horloger, piles et adaptateurs, entretiens divers, coffrets pour montres, etc… A visiter impérativement, en français, anglais et allemand > http://www.orlec.ch/

Seiko Watch Corporation améliore son SAV

Seiko Watch Corporation utilisera au Japon l’internet pour améliorer le suivi des réparations de ses montres d’une valeur supérieure à 300′000 yens, soit environ CHF 3′000.00. Après avoir indiqué les numéros de modèle et de série, et décrit le problème rencontré, le possesseur disposera d’une estimation du coût de la réparation. http://caliber.seikowatches.com/

Chronométrie, commander son extrait.

Chronométrie. Les résultats des concours de réglage des chronomètres étaient publiés chaque année, subissant ça et là quelques variations dans leur présentation. Chaque montre qui avait obtenu plus de 2/3 des points paraissaient dans la liste des résultats publiés par la Société des Arts Classe d’Industrie et de Commerce (1872 à 1927) et dans les Publications de l’Observatoire (1928 à 1968). Toutes les montres qui réussissaient les épreuves au concours pouvaient obtenir un bulletin de marche. Ces bulletins peuvent s’obtenir par des demandes d’extraits des registres, directement auprès de l’Observatoire de Genève, à Sauvergny. Une manière de connaître les « livrets scolaires » précis des garde-temps que l’on possède ou que l’on aimerait acquérir. A ce jour, ce sont surtout les grandes maisons de ventes aux enchères qui font régulièrement appel à ce service. http://obswww.unige.ch/%7Epernier/obschrono/extrait2.html

Ceramaret, à Bôle.

Ceramaret, à Bôle (Canton de Neuchâtel). Bien que d’une discrétion étonnante, cette société a plus de 1oo ans d’activités dans la fabrication de petites pièces de précision, parfois de très petites pièces, en matériaux ultradurs. Des céramiques techniques, des rubis et saphirs synthétiques destinés à l’horlogerie notamment. La société travaille également pour le secteur médical. Son histoire débute en 1907 au Locle grâce à Fritz Maret, qui produit des ellipses et des levées pour l’horlogerie. Il cède la fauteuil directorial à René son fils, en 1941. C’est lui qui est à l’origine du fameux « polissage Maret » encore prisé par les horlogers. Sa formule est, comme celle de Coca Cola, conservée à l’abri des regards indiscrets. En 1952, l’entreprise se délocalise à Bôle. En 1973, le petit-fils, Jean-Jacques Maret reprend l’entreprise. Nous sommes en pleine crise, d’où le besoin de se diversifier vers la céramique. En 1986, l’entreprise passe dans les mains du Zurichois Anton Schrafl qui y place son secrétaire privé, Martin Knechtli, comme directeur. Aidée de son épouse, celui qui n’aurait du rester que deux à trois ans pour former une équipe, acquiert la société en 1991. 25 millions de CA grâce à 130 collaborateurs. Prochaine étape ? L’acquisition de terrains destinée à tripler la surface de l’entreprise.

Maret, un polissage, une entreprise centenaire.

Polissage Maret. C’est une manière de polir louée par les horlogers pour la qualité des surfaces traitées. Une formule inventée par René Maret, le fils de Fritz, fondateur de la société qui porte aujourd’hui le nom de Ceramaret et qui conserve précieusement la formule à l’abri des regards indiscrets.

Calibre MAG de Hublot ?

Calibre MAG de Hublot. Une des plus de 220 « Big Bang » de Hublot, diamètre 44,5 mm, faite en Hublonium avec 6 vis en titane. Elle est l’œuvre de Magma Concept, dirigée et montée par le génial Cédric Grandperret, par ailleurs Directeur de Production chez Hublot à 80%. Un talent qui dispose également, dans son artillerie de sous-traitant, des plans d’un chrono et des développements du tourbillon sur lequel Romain Gillet est également associé.

Romain Gillet, les horlogers créatifs

Romain Gillet (Horlogers Créatifs) développe des complications et des plus-values sur des mouvements d’horlogerie, sans forcément qu’il puisse y apposer sa griffe. Donc, la discrétion étant de mise, il est très difficile de savoir pour quelles marques ce sous-traitant technique travaille. Toutefois, il serait à l’origine du modèle de Girard Perregaux qui transforme le garde-temps en manchot de casino.

Christophe Weber, d’Azzaro au consulting

Chris Weber connu pour son lancement des montres Azzaro (www.timewalk.com) en a peut-être marre de n’être assimilé qu’à cette marque tandis que son parcours et ses compétences lui permettraient de développer d’autres projets. Alors, il crée un site qui présente ses services et part « à la chasse au client » via une newsletter distribuée par internet. www.weberdeveloppement.com, pour mieux percevoir ses aspirations. Puisque les photos valent mille mots, celles qu’il a sélectionnées pour illustrer des services somme toute assez conventionnels, sont plutôt percutantes. Entre temps, il a ouvert une quinzaine de pays avec Azzaro et n’entend pas en rester là.

Stéphane Lacroix, future référence du design horloger suisse.

Stéphane Lacroix arrive dans le monde de l’art visuel après avoir été un véritable artiste de la souris, doté d’un sens créatif si poussé qu’il fut d’abord un graphiste courtisé. Suite à une rencontre avec Nicole Dupont qui le convainc de dessiner des Swatch, il se met au design horloger durant trois ans. Désireux d’améliorer ses techniques, ce qu’il ne pourra faire au sein de l’entreprise, il s’indépendantise, suit des cours de 3D et se fait remarquer par Hakim el Kadiri (Chef de produit chez Hamilton) et Jérôme deWitt, les premiers à croire en son talent. Mis à son compte et installé du côté de La Rippe, ce designer dont personne ne parle et qui ne peut que se taire sur les merveilles qui sortent de son repaire créatif, n’en finit pas de convaincre des marques haut-de-gamme qui lui achètent ses projets et dessins jusqu’à plusieurs centaines de milliers de francs. L’homme est tant passionné par les montres, qu’il lui arrive de se faire payer en nature, via des modèles dont les prix rivalisent avec celui des voitures qui sont son autre passion. Un personnage assez extraordinaire, au look plutôt déroutant, flanqué d’un molosse canin qui l’accompagne fréquemment, inspirant un respect dont sont dépourvus les vagabonds de Cornavin. Avant de juger, regardez à son poignet… Dîtes-vous bien que cet électron libre, passionné de musique et grand connaisseur de Prince, est un artiste comme il en existe peu… Voir son site http://www.c-4design.com/


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