Akyalis, percée microfibre

Le communiqué vient de tomber. Au monde du soin ultime apporté aux objets précieux, montres ou bijoux, la microfibre selon Akyalis, se prêtant à toute forme de personnalisation par broderie, gaufrage ou impression, s’offre une percée remarquée en horlogerie. Cette matière soyeuse, appréciée pour sa fiabilité dans les nettoyages subtils, les lustrages, polissages ou manipulations de surfaces délicates, contient une fibre épaisse de moins d’un centième de cheveu. Ecologique, elle est ce textile supérieur composé de polyester et de polyamide dont on tire les gants d’horlogers notamment. Avec ses propriétés électrostatiques, elle capte la moindre salissure sans ajout de  produit chimique, jusqu’au cœur d’une microfissure. Disponible en toutes tailles, neutre et personnalisable, elle se prête chez Akyalis (anciennement Intel’Project SA) au private label.

Salon EPHJ-EPMT-SMT «Grand prix des exposants»

Spécialisée en conception et réalisation de micropréhenseurs et de structures robotiques de haute précision, la start-up Percipio Robotics s’est vue encouragée par ses pairs. La première édition du «Grand Prix des Exposants» a eu lieu lors de la première édition genevoise du salon EPHJ-EPM-SMT. L’occasion pour les organisateurs de concrétiser une idée moult fois exprimée par le passé: encourager l’innovation, la croissance, le savoir-faire et l’originalité du secteur de la co-traitance, certes, mais le faire par la voix des personnes les plus concernées, à savoir les exposants eux-mêmes. Ainsi, chacun de 664 exposants présents fut incité à élire le stand le plus conforme à ces critères d’excellence. C’est donc le lauréat David Heriban, CEO, qui fut invité à monter en chaire, devançant les sociétés Soprod SA du Valais et STS Industrie SA du canton de Vaud. La prochaine remise de prix aura lieu en 2013, le dernier jour de l’événement qui se tiendra du 11 au 14 juin à Palexpo Genève. Avec ses 14’430 visiteurs professionnels, dont de nombreux décideurs en provenance des marques horlogères en quête d’outsourcing, les organisateurs André Colard, Olivier Saenger et Edouard Debétaz ont fait de cette manifestation le plus important salon professionnel annuel de Suisse.

Le métier de polymécanicien selon Pierre-Alain Botteron

Pierre-Alain Botteron dirige une PME familiale à visage humain – presque quinze collaborateurs – réputée pour ses compétences mécaniques et… horlogères. Dans ce Jura bernois, région-phare de la machine-outil, il loue les métiers du tournage, du fraisage, du rectifiage ou de l’honage. Systématiquement, il engage des apprentis auprès de qui il revalorise une profession en pleine évolution: «Le jeune qui sort de l’école a encore l’image de l’ancien polymécanicien, les mains dans le cambouis et dans l’huile. Or aujourd’hui, le métier s’est informatisé, les mathématiques sont importantes et 50% de son temps est consacré à la programmation.» Certes, et cela n’enlève rien à son prestige, sa fabrique ne travaille pas seulement pour l’horlogerie, mais aussi pour les secteurs de la machine-outil, des semi-conducteurs, de la mesure optique, du médical, de l’aéronautique et même de l’alimentaire.

Cregon-Femco, éloge des étampeurs, dompteurs de matières

Quelle que soit la matière, sa transformation est œuvre d’artiste. A Glovelier, pour les clients du groupe Richemont auquel elle appartient, cette fabrique de 130 personnes étampe des carrures de montres, de lunettes, des fonds, des fermoirs et des boucles. S’y exerce une dizaine de métiers, des professions de base si utiles aux expressions du luxe. Henri Bols, directeur, sublime ces métiers points de départ qui ne peuvent ni se passer de l’humain ni de son expérience. Faire obéir une matière qui ne se révèle jamais complètement relève du combat: anticiper ses réactions, ses réfractions, ainsi que ses modifications dès qu’on touche à sa constitution atomique. Dans les gestes de l’étampeur, il y a le phrasé du sculpteur usant de son burin, méthodique et opiniatre. «Il faut avoir le coeur au bout des doigts et la faculté de ressentir les choses». La machine ne remplacera par l’artisan, capable d’anticipation et d’écoute. Des deux grandes familles professionnelles chargées de déformation des matières, on retiendra que l’étampage, contrairement au forgeage à chaud, se pratique à froid

L’agence Théorème au service d’Agenhor

Le challenge? parvenir à communiquer tout en conservant une grande discrétion, viser la perfection mais éviter à tout prix l’ostentation. C’est donc la sobriété qui a dicté le travail Marco Grillet et son équipe de l’agence genevoise Théorème Communication: lifting subtil du logotype d’Agenhor révision des proportions et optimisation des interactions visuelles entre sigle et typographie les proportions et à optimiser les interactions visuelles entre sigle et typographie. L’agence a également complètemnt renouvelé le site internet de l’horloger, répondant à un cahier des charges orienté sur quatre objectifs prioritaires. Primo, communiquer de façon plus claire les activités de l’entreprise et faire ressentir l’esprit créatif et innovant qui y règne en permanence. Secondo, permettre aux internautes de s’imprégner des valeurs humaines que la famille Wiederrecht souhaite partager, tertio, souligner le savoir-faire horloger unique de Jean-Marc Wiederrecht et de son équipe. Enfin, présenter le bâtiment qui abrite les ateliers d’Agenhor, un outil de travail hors normes, prouvant qu’il est possible de construire une usine à l’atmosphère particulièrement agréable et pourtant neutre sur le plan énergétique, en toutes saisons… Mission réussie. Marco Grillet: titulaire d’un diplôme en Entrepreneurship de l’Université de Genève, il est associé et directeur commercial de Théorème Communication, agence qu’il co-fonde en 1986. Du développement de stratégies globales à la réalisation des supports offline et online permettant de les déployer, son agence gère un portefeuille de clients renommés dans des secteurs économiques diversifiés.

Rachat de La Joux-Perret par les Japonais

Selon l’ATS. Acteur indépendant de la fabrication de mouvements mécaniques, La Joux-Perret fait partie de Prothor, également propriétaire de Prototec (composants) et de la marque haut de gamme Arnold & Son. Cette holding chaux-de-fonnière et ses 160 collaborateurs viennent d’être rachetés par Citizen Watch, filiale de Citizen Holding basée à Tokyo. Ça fait plaisir de voir qu’en raison d’un savoir-faire rescapé de la crise des années 70, à l’heure où le secteur avait perdu deux-tiers de ses emplois en raison de l’arrivée de la montre à quartz (japonaise), ce sont les capitaux du soleil levant qui viennent en ces terroirs éclairer l’actualité d’un secteur contraint de réfréner toute tentation de délocalisation. Et les Japonais oeuvreront certainement plus encore que certains, pour la bonne tenue d’un swiss made sans cesse plus attractif.

Salon EPHJ-EPMT-SMT, cap des 600 exposants franchi, liste mise en ligne

Ce 7 février 2012, la barre des 600 exposants vient d’être franchie. De véritables inscrits, ayant tous confirmé, comme en témoigne -et c’est inhabituel- la mise en ligne de la liste (Télécharger le communiqué). Le « marché a choisi« , pour reprendre une formule utilisée sur un ton de défiance par René Kamm, CEO de MCH Group, lors de la conférence de presse de lancement de Lausannetec. La question était de savoir si l’existence de deux salons se justifiait. Dans leur grande majorité, les acteurs de la sous-traitance horlogère et microtechnique ont donc choisi leur camp, devenu après 10 ans de hausse continue, la plus importante manifestation professionnelle de Suisse (du 5 au 8 juin 2012). Rappel des faits, le salon international EPHJ-EPMT-SMT, suite à la reprise de Lausanne Beaulieu par l’entreprise bâloise, avait été contraint au déménagement dans l’urgence. Ouf, Genève lui ouvrait grand ses bras, lui offrant ses suppléments de confort côté infrastructure et son gain d’internationalité bienvenu. MCH retirera-t-elle son alternative? Après tout ce ne serait que respecter la volonté d’exposants qui ont clairement manifesté leur désapprobation d’être pris en otage par deux manifestations.

Salon international EPHJ-EPMT-SMT, 565 exposants!

A cinq mois de son ouverture, des 5 au 8 juin 2012, la plus grande manifestation professionnelle de Suisse, franchit un cap majeur. Le nombre des exposants est à 99% identique à celui de l’édition 2011 (571)! Un beau cadeau des organisateurs André Colard et Olivier Saenger à Genève, qui accueille à Palexpo pour la première fois cette concentration d’acteurs de tous les domaines de haute précision, l’horlogerie et la joaillerie, les microtechnologies et les MedTech. Pour rappel, la manifestation avait été chassée des des terres lausannoises par le nouvel exploitant du Palais de Beaulieu. La barre mythique des 600 exposants devient donc de plus en plus de l’ordre du probable. Tout un programme!

Six photographes horlogers en galerie dans Heure Suisse

Depuis le début de l’année 2011, sous l’impulsion du nouveau rédacteur en chef Joël A. Grandjean, de prestigieux photographes exposent leurs oeuvres au fil des portfolios lancés les magazines Heure Suisse et Heure Schweiz du groupe Promoedition (Genève). A visionner, un florilège de ces images qui font la part belle tant aux calibres horlogers, aux horlogers doigts d’or ou à des modèles artistiquement mis en scène. Ainsi ont pu être présentés les artistes Denis Hayoun, Yann Arthus-Bertrand, Ralf Baumgarten, Thierry Bösiger et Guy Lucas de Peslouan.

Reymond & Co SA, société à Lucens

Reymond & Co SA, société à Lucens, dirigée par M. Devaux. Spécialiste du traitement des composants en matériaux durs et extra-durs, notamment pour l’horlogerie, également pour d’autres secteurs industriels. Céramique et verre sont leurs terrains de jeu. La société consacre le 5% des ses énergies à la recherche, aux essais et au développement, également en réseau avec d’autres laboratoires indépendants. Celui lui garantit une progression dans la connaissance en pleine expansion de ces matériaux et de leur usinage.

Timelab, trois missions chronométriques

Genève ne fait pas comme tout le monde, ça énerve parfois le reste de la Suisse. Pourtant, l’idée de regrouper sous le même toit institutionnel les prestigieuses appellations «COSC Chronomètre Certifié» et «Poinçon de Genève» est innovante. En dotant TIMELAB du statut de Fondation de Droit Privé, l’Etat genevois s’ébroue intelligemment d’éventuelles lourdeurs fonctionnelles et, tout en la maintenant dans le champ de sa législation, lui insuffle une dynamique de gestion d’entreprise privée.  Preuve en est le troisième secteur d’activité de TIMELAB, la métrologie et son laboratoire, qui, au travers de fédérations sportives internationales en quête d’homologation de leurs matériels de chronométrage sportif, vient de lui procurer une saine visibilité ainsi qu’une perspective de complément de ressources. Directeur Patrick Jaton.

Deux salons de l’Auto en Suisse romande? Les exposants ne sont pas des vaches à traire.

Et si Lausanne, soudain épris de fièvres mécaniques, tentait de créer un deuxième salon de l’Auto? Impensable. C’est pourtant un cas semblable qui est en gestation, non pas dans le secteur automobile, mais dans celui des microtechniques. Le groupe MCH tente de lancer une réplique des salons EPHJ-EPMT qu’il vient d’éconduire. Le parallèle s’arrête là. Car le secteur des fournisseurs de l’horlogerie, qui compose la majorité des presque 600 exposants de l‘EPHJ-EPMT, ne mérite pas cette prise en otage sous forme de guerre des salons. D’autant que ce salon-là, ils ont mis 10 ans à se l’approprier. S’il n’a pas la mémoire rancunière, il n’est pas certain que ce secteur ait la mémoire courte. Souvenez-vous, il y a une dizaine d’années, MCH Group, qui leur fait les yeux doux aujourd’hui, avait tenté d’expatrier, pour raison de manque de place, ces sociétés hors de l’enceinte de BaselWorld, quelque part à Zurich. Laissées pour compte, elles s’étaient alors serrées les coudes. C’est d’ailleurs ce qui avait été à l’origine de la création il y a dix ans du salon EPHJ-EPMT par des organisateurs issus de la profession. Donc, MCH Group, usant de son droit de nouveau propriétaire de Beaulieu Exploitation SA, pousse une nouvelle fois ces mêmes acteurs vers la sortie! Exit Lausanne… Sauf que cette sortie-là s’annonce être une aubaine. EPHJ-EPMT se déroulera du 5 au 8 juin 2012 pour la première fois à Genève Palexpo qui, face à cette arrivée inespérée de la plus grande manifestation professionnelle de Suisse, s’apprête à lui offrir les suppléments de conforts qu’elle mérite. En d’autres termes, il est fort possible que les exposants de l’EPHJ-EPMT y gagnent au change.

Plagiat événementiel?

A l’heure où la notion de plagiat secoue les consciences intellectuelles du côté de l’Université de Fribourg, il semblerait qu’en matière de copié-collé, MCH Group SA, géant financier des organisations de Salons, ne soit pas en reste. Après avoir racheté 89,55% des parts de la société Beaulieu Exploitation SA, MCH fait le ménage. Officiellement, sa politique est de privilégier ses propres événements, ce qui ne se vérifie pas si clairement si on jette un oeil sur la liste des organisations encore en lice. Par contre après avoir évincé de Lausanne les salons EPHJ-EPMT (Environnements professionnels horlogerie joaillerie et microtechnologies) qui trouvent du coup à Genève Palexpo la promesse d’un second souffle bordé de meilleurs conforts, le groupe se fend d’un communiqué sur son nouveau salon. Là où l’innovation était promise,  ce nouveau-venu voudrait être « Le rendez-vous professionnel des microtechnologies et de la haute précision pour l’horlogerie-joaillerie, les technologies médicales et l’électrotechnique en Suisse romande. » A quelques détails près, c’est la copie de l’énoncé depuis 10 ans l’EPHJ-EPMT qui vient de célébrer son jubilé avec presque 600 exposants et plus de 11’000 visiteurs. Et qui est, on l’oublie trop souvent, la plus grande manifestation professionnelle de Suisse. La seule également jusqu’ici à offrir aux microtechniques de tous bords la possibilité de côtoyer le secteur si prisé de l’horlogerie. Or donc, MCH Group, qui donne l’exemple en matière de lutte contre la contrefaçon à BaselWorld, aurait-il cédé à la tentation du copié collé du salon de la sous-traitance EPHJ-EPMT? Inspiration, expiration.

VicenTerra, action et composants, le chemin vers la prod

Petit à petit, au terme d’une opiniâtreté modèle, le constructeur Vincent Plomb, dont la pièce offerte à la souscription GMT-3 connaît un succès qui avoisine la centaine de montres pré-vendues, se lance dans la production. Déjà, quelques composants font l’objet de toutes les attentions tandis que l’action de la nouvelle société proposée aux souscripteurs en sus de la montre, est imprimée et prêt à être personnalisée. Histoire de s’offrir une escapade curieuse en backstage de cette belle aventure, jetons un oeil sur quelques pièces, au pays de l’infiniment précis. C’est didactique et au passage, ça permet de se faire une idée du nouveau logo. On peut encore la commander! Lire également les autres articles sur le bloghorloger.ch.

Les Mürner rachètent Magma Concept, micro manufacture

Cédric Grandperret, tout en restant à la Direction de sa micro manufacture créée il y a une dizaine d’années, vient d’en céder le capital à la famille Mürner originaire de Reichenbach im Kandertal, une commune bernoise située dans l’arrondissement de Frutigen-Bas-Simmental. Bref, en provenance de Thune et pas trop loin de Bienne où la même famille, déjà particulièrement bien introduite dans les univers de la distribution horlogère via une histoire entrepreneuriale dédiée aux transports, enregistre le 31 janvier 2011 (publication dans la Feuille d’Avis Officielle le 22 février 2011), la société Union Horlogère SA, du nom d’une ancienne marque issue d’une démarche collective que l’histoire horlogère fait remonter à 1883. Au nouveau conseil d’administration de Magma Concept, respectivement aux postes de Président, Vice-Présidente et Secrétaire Général, Patrik (le fils), Suzanne (la mère) et Paul (le père) Mürner. Un rachat qui laisse présager de bonnes surprises tant la réputation de ce label d’excellence s’appuie sur une horlogerie vraie et sur des compétences solides, en matière de construction horlogère et de complications comme du côté des meilleurs rendus de l’imagerie 3D.

Rachat de Magma Concept

La micromanufacture Magma Concept, créée il y a une dizaine d’années par l’horloger Cédric Grandperret (lire son portrait), vient de trouver un nouveau propriétaire suisse. Son nom sera révélé dans prochainement dans ces mêmes colonnes. Membre du Jury du Prix Montre de l’Année du magazine Montre Passion, Cédric Grandperret reste à la tête d’une entreprise particulièrement bien considérée au monde des marques ou des fabricants de complications, un motoriste regorgeant de ressources créatives et de développement. L’accord finalisé ce jour, avec le concours du professionnel  et ami Philippe Thivolet,  permet ainsi à l’un de fleurons horlogers de la production de mouvements manufacture et de modules compliqués d’envisager l’avenir sous les meilleurs auspices.

Ineichen, déjà horlogère avant la naissance d’Antiquorum

Officiellement née à l’orée d’une des crises les plus meurtrières en terme d’emplois pour l’horlogerie, en 1973, la maison zuricoise de ventes aux enchères Ineichen sévit déjà dès 1967, sous la raison sociale Gallery am Neumark qui, hormis les tableaux, devient pionnière des ventes horlogères, sous la houlette de Peter A. Ineichen. Ce musicologue reconverti à l’encan, transfuge de Koller Auction (une autre zurichoise aujourd’hui quasi absente du champ horloger), cède l’entreprise à sa descendance après trente-cinq années de rayonnement. Il en reste consultant et son aura s’appuie sur un tapis de performances: la vente de la montre de voyage du roi de Naples –François de Bourbon, celle d’une collection de cinq tourbillons. Il a aussi cette  A. Lange & Söhne fabriquée pour l’exposition universelle de Paris en 1900 et vendue à l’aube de seventies pour un montant de 780’000 francs suisses! Reprise par son fils Franck secondé par son frère avocat au barreau de Zurich, la société rime toujours avec une discrétion qui comble d’aise l’élite des plus grands collectionneurs mondiaux. Issu d’un article paru dans le magazine Watch Around sous la plume du journaliste expert Ollivier Broto (Agence de Presse TàG Press +41).

Roland Gollmer, polyglotte au service de design horloger

La place manquerait pour présenter tous les projets autorisés de Roland Gollmer, l’un des rares designers horlogers diplômés de l’Art Center of Design de Pasadena, la Mecque californienne du design mondial. Juste pour le plaisir des yeux et le confort des collectionneurs voici, pièce figurant dans son book, un meuble remontoir mécanophile réservé aux collectionneurs fous. Réalisé pour le compte de Charles Käser du bureau RDI cette construction obéit à une télécommande également dessinée par l’artiste. Soudain, par le haut, les montres apparaissent dans leur box coulissant. C’est comme l’éclosion d’une fleur rare. rgoll1003@hotmail.com

Haptica, du design au braille

Depuis San Francisco, le designer David Chavez distille sur la toile ses créations. Dont le projet Haptica, une montre élégante qui, de manière discrète, ouvre son rail central aux doigts sensibles des non-voyants. Trouvée sur le net, ce garde-temps verra peut-être le jour, si la recherche de fonds lancée aboutit. Plus près de chez nous, c’est surtout la marque ARSA, contraction de Auguste Reymond SA, qui occupe depuis plusieurs décennies le terrain des montres d’élégance pour mal-voyants.

TàG Press +41, l’Enquête Conjoncturelle et Swiss Label

Fondée Joël A. Grandjean, responsable éditorial du bloghorloger.ch, l’agence de presse indépendante TàG Press +41 et sa dizaine de signatures affiliées (s’inscrire à la newsletter) livrent des contenus journalistiques à une vingtaine de publications dont 10 sont orientées horlogerie. L’Enquête Conjoncturelle, une publication annuelle éditée par la CCIG, Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de Genève, vient de s’ajouter au nombre des collaborations. Egalement les Magazines Swiss Label, dont l’édition de mai 2011 consacrée à l’horlogerie a permis la publication de portraits de marques et d’entreprises horlogères. Pour rappel, se sont ajoutés récemment les magazines Hors-Ligne et Banque & Finance, ainsi que le bimensuel B2B Swiss Beauty Magazine.  TàG Press +41, dont le site reçoit environ 355’000 visites par an, dispose également d’une entité soeur, totalement séparée, @TRP - Textes & Relations, Production, un bureau d’écritures et de conseil en Relations Publiques.

Lignes automobiles à fleur d’horlogerie, Roland Gollmer

Transfuge du design automobile, Roland Gollmer imprime son sens esthétique jusqu’au plus profond des rouages horlogers. Formaté par l’une des plus prestigieuses écoles de design au monde, l’Art Center College of Design de Pasadena en Californie, il s’essaie d’abord en milieu automobile à l’optimisation de l’aérodynamisme, puis aux fonctionnalités esthétiques des composants et des moteurs. Rattaché au Centre Style Peugeot, il gère des projets Pininfarina ou Porsche, s’evertue sur la Peugeot 206W puis sur la 206 Sedan. Il imprime son style même jusque sur la 4007, modèle co-conçu avec Mitsubishi. Puis il entre en horlogerie, par la porte prestigieuse de la micro manufacture Magma Concept. Là, il y dessine des montres, des calibres, comme cet exceptionnel tourbillon pour la marque maison Globe Master Watch, hommage à un célèbre moteur, celui de l’avion Rolls-Royce Griffon. S’il ne peut citer les prestigieux clients pour lesquels oeuvre, il peut montrer dans son book la superbe montre tourbillon à remontage manuel dessinée pour le distributeur suisse de Mercedes, symbole de possession du modèle McLaren-Mercedes SLR Stirling Moss. rgoll1003@hotmail.com, pour découvrir les modèles non-autorisés.

Le régleur, métier éternel

Le concours de chronométrie du Locle remet le régleur à l’honneur. Cet oublié de l’anoblissement en trente ans des métiers de l’horlogerie redevient un alchimiste qui fait rêver. Sacrée cuisine. Il ne suffit pas disposer d’ingrédients de première qualité dans une cuisine des plus high tech, encore faut-il que ceux-ci soient manipulés avec talent. Tout est dosage, finesse et subtilité, bref personnalité d’un Chef. Il en va de même avec la chronométrie, expression de la précision horlogère suprême. Tout est dans le réglage, un métier qui représente le Graal pour le maître horloger. Comme en formule1, on peut disposer du meilleur moteur, ou d’un moteur de série plus que correct, du meilleur pilote, des meilleures conditions atmosphériques et savoir que tout se joue dans la préparation. Heureusement, ces métiers-là, insuffisamment valorisés au regard des attentions réservées aux marques, sont foncièrement humains, imperméables à toute automation. Ils le resteront vraisemblablement. L’IFAGE, Institut de Formation pour Adultes à Genève, les appelle les métiers éternels, y ajoutant ceux des arts du polissage. Ils sont conjonctions de savoir multiples, d’expériences indicibles et de perceptions sensorielles. Oui, même l’ouïe est mise à contribution… (Extrait de l’édito des prochains magazines Heure Suisse & Heure Schweiz, à paraître fin juin 2011)

Cédric Grandperret, concepteur horloger, directeur de production

A ses compétences de conception horlogère et de motoriste sollicitées par les plus prestigieuses enseignes de la haute-horlogerie et des complications horlogères, s’ajoutent au sein de la micro-manufacture genevoise Magma Concept, celles des images 3D, animées ou fixes, les plus abouties dans la branche, réputées pour leur exceptionnel rendu. Celles également d’une capacité à gérer dans son entier, autant une production de prototypes, de séries limitées qu’une mise en fabrication industrielle de volumes. Si sa voie était toute tracée dans le monde de l’optique –son grand-père invente Essilor, son parcours horloger s’est enrichi, au fil des projets et des réussites, d’une passion immodérée pour les matériaux. Ainsi a-t-il développé des alliages spécifiques. Cédric Grandperret est aussi le premier, pour sa marque Globe Master Watches, à introduire jusque dans les rouages du mouvement et plus seulement pour la boîte de la montre, le super alliage 4144, un acier ultra abouti utilisé pour les prothèses dans le domaine médical et pour les bras de satellites dans l’aérospatiale. Ses prochaines inventions inspirées de l’optique –retour à l’histoire familiale, occuperont prochainement le devant de la scène. Aujourd’hui déjà, ce maître ès complications mères, le tourbillon, la répétition minute est réputé pour son respects des savoir-faire ancestraux comme pour une créativité qui ne fait jamais l’épargne des nouveaux procédés.

24 au 27 mai 2011: EPHJ-EPMT, année anniversaire

Au salon international EPHJ-EPMT à Lausanne Beaulieu, le produit fini est interdit. Par contre, tout ce que l’univers horloger compte d’acteurs en amont et en aval s’y présente. L’événement prend une ampleur considérable: c’est la plus importante manifestation professionnelle en Suisse et elle fête en 2011 un double-anniversaire. Dix ans pour les acteurs de l’Environnement Professionnel Horlogerie et Joaillerie (EPHJ), cinq ans pour ceux des MicroTechnologies (EPMT). Seul événement, où les deux domaines sont officiellement mariés. Une union judicieuse, voulue par des organisateurs de bon sens conscients que les deux branches ont intérêt à ne jamais se passer l’une de l’autre. Leurs savoirs, technologies et parc machines sont cousins, leur diversification est inéluctable. A noter l’ouverture cette année d’un périmètre Swiss Medical Technologies, puisque la Suisse joue également les premiers de classe côté MedTech. Plusieurs médias professionnels font de ce salon-là une date de sortie cruciale, comme le business to business magazine JSH – Journal Suisse de l’Horlogerie dont la parution est planifiée pour ce jour (comme en 2010). Une manière concrète d’offrir aux passionnés et aux professionnels une entrée en backstage. A vos agendas…

Le code à bulles, Zenith mise sur l’inviolabilité

Depuis juin 2010, chaque montre Zenith dispose sur sa garantie internationale de sa carte à bulles et donc de son identité propre. Plus sûre qu’une empreinte digitale, la pastille de polymère dans laquelle une configuration de bulles se constitue, le phénomène est naturel, sert la cause de la lutte contre la contrefaçon. A l’œil nu, ladite configuration se laisse volontiers comparer avec sa version online. Il est donc possible d’avoir en un coup d’œil suivi d’un code transmis par Zenith et validé par le fabricant de ces cartes, d’avoir la certitude que la montre qui s’y rapporte n’a pas été contrefaite. C’est super simple et ça permet de surcroît à la marque d’entrer en contact direct avec le client final. Nul doute que ce dernier argument participe au succès de la maison Prooftag, détentrice de ce procédé qui séduit non seulement déjà d’autres marques horlogères comme Parmigiani Fleurier, Hautlence et quelques enseignes qui se révéleront lors du prochain BaselWorld, mais également les grands producteurs de vins rares et précieux ainsi que le marché des œuvres d’art. Même la Confédération Helvétique, en ajoutant une semblable bulle sur chaque badge accréditatif des hôtes de son dernier sommet de la francophonie à Montreux, a validé ce système réputé inviolable…

Agenhor nouvelle fabrique: les «casquettes» et la pompe.

Longuement ruminée par le constructeur horloger Jean-Marc Wiederrecht, maître ès complications, l’idée est, selon lui, une question de bon sens: construire des dalles supérieures de plus grande taille que le bâtiment, comme des «casquettes», doit permettre qu’en hiver, lorsque l’astre du jour suit une courbe inclinée, le soleil pénètre par les surfaces vitrées, apportant sa contribution au chauffage intérieur. Ces mêmes dalles en été, lorsque la course solaire flirte avec la verticale, pourraient «briser les rayons», les empêchant de taper sur les façades. Jean-Marc Wiederrecht ne voulait pas la climatisation, il voulait pouvoir ouvrir les fenêtres, pour entendre l’eau couler –une marre a été installée, et les oiseaux chanter. Utopique? Grâce à son usine laboratoire Agenhor (Atelier Genevois d’Horlogerie), avec son écobilan positif et ses «charges négatives», il démontre que le respect  de l’environnement est un modèle économique viable. D’ailleurs, son bâtiment pourrait même lui rapporter de l’argent, puisque les SIG, fournisseur officiel genevois d’électricité, rachètent à bon prix, tout surplus d’énergie renouvelable produit par des particuliers…

Gil Sertissage, un mystérieux buste entièrement serti

Qui mieux que le studio Atrium, l’atelier photo du couple Ziegler au Landeron, pouvait photographier la mystérieuse figurine sertie par Gil Sertissage à la Chaux-de-Fonds? Brillances mystérieuses… Qui se cache derrière ce visage, dont l’altière attitude fait penser à quelque pharaonique expression? L’œuvre est signée Miguel Gil à La Chaux-de-Fonds, dont l’entreprise familiale est connue d’une multitude de marques horlogères, si l’on en juge par les grands noms qui ornent la tranche d’une multitude de classeurs fédéraux emplis de plans et de dessins. Dans l’usine de la rue du Pont, à La Chaux-de-Fonds, des couloirs de CNC traduisent l’intense activité d’avant la pose des pierres. On appelle ça le ‘mitraillage’, une opération qui consiste à creuser mécaniquement, après qu’un opérateur se soit fendu d’un programme informatique adhoc, les cavités où viendront se loger les précieux cailloux. Et, dans le bureau du boss, l’hôte du lieu, entre un meuble de bois précieux rayuré de diam’s, une coque d’iPhone sertie et quelques autres témoignages hétéroclites d’artistiques interprétations de savoir-faire, ce splendide buste se dresse. Fascinant, la finesse des traits, des commissures de lèvres aux jointures des oreilles. Tout y est, encore fallait-il pouvoir le montrer.

Dès 2011, ‘Swiss Medical Technologies’ à l’EPHJ-EPMT

Désormais, la seule manifestation internationale annuelle consacrée aux domaines de haute précision qui conjugue l’horlogerie et l’ensemble des micro-nanotechnologies, sera aussi le rendez-vous annuel des MedTech. Les organisateurs du salon ont décidé d’offrir aux acteurs de ce secteur une meilleure visibilité. A Beaulieu Lausanne, les 24 au 27 mai 2011, un pavillon leur sera entièrement consacré. Sur le plan économique, les MedTech sont l’un des domaines les plus dynamiques de Suisse: un chiffre d’affaires annuel de CHF 22,9 milliards, 3’720 entreprises, 46’000 emplois directs, 54’000 indirects, 1’200 brevets par an pour environ 10’000 produits différents. Pas étonnant que des soutiens institutionnels se soient déjà manifestés: l’EPFL, déjà fidèle au rendez-vous EPMT, BioAlps, A3P Suisse ainsi que le Cluster Médical. D’autres associations devraient rejoindre les rangs. Avec ses 550 exposants, un chiffre à la hausse, dont 20% sont des sociétés en provenance de l’international, le salon EPHJ-EPMT est un réceptacle idéal tant pour les sociétés établies et renommées que  pour les  start-up innovantes.

Un ex pro du El Primero, pour réparer vos montres…

Réparer ses montres à Ollioules (F), au débouché des célèbres Gorges qui servaient autrefois de théâtre aux exploits du fameux bandit Gaspard de Besse, rançonnier de diligences de son état, entre Toulon (7km) et Marseille (58km), en voilà une bonne idée! Ludovic Santini sait de quoi il en retourne, puisque, atteint par le virus des rouages dès l’âge de 12 ans, il devient horloger, option « métiers d’art », au sortir de son cursus de formation. Puis, il est enrôlé chez Zenith comme régleur et assembleur du célèbre El Primero. C’est lui qui en assure la préparation avant de le présenter au COSC, le contrôle Officiel Suisse des Chronomètres. Alors évidemment, on lui confie toutes formes de réparations, quelles que soient les marques. Montres bracelets, de poches, goussets et horloges trouvent entre ses mains une nouvelle vie. Au passage, un chinage en bonne et due forme dans son « Atelier » pourrait bien déboucher sur quelque acquisition rare. Et puisque la mer n’est pas loin, ça vous dirait un p’tit contrôle d’étanchéité ou un changement de bracelet avant d’aller piquer une tête? Il y en a qui ont tout compris.

Ferme des Brandt, resto horloger les pieds dans l’herbe…

Ce lieu gastronomique, situé sur les hauts à droite de La Chaux-de-Fonds (entrée par les Tunnels) fleure bon l’histoire horlogère. Dans cette ferme classée monument historique, construite de 1612-1614 par des Montagnons qui devaient disposer de moyens exceptionnels pour l’époque, un concentré de noms célèbres cohabite: ses propriétaires furent tour à tour furent les familles Brandt-dit-Grieurin, de 1612 à 1692, Jaquez-Droz de 1692-1713, Tissot-Daguette, Stauffer et Brandt-Stauffer (dès 1814). C’est Louis Brandt-Stauffer (1801-1866), fabricant d’horlogerie et membre du gouvernement provisoire de la République, Conseiller d’Etat en 1848 qui la fait transformer, la dotant de tuiles. Au début du 20e siècle, elle est toujours habitée dans sa partie ouest par les Brandt dont le dernier héritier londonien Vivian Brandt en orchestre la vente, domaine compris, en 1954. Elle est rachetée avec ses 6’000 mètres carrés de terrain en 1987 par l’ASPAM (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine des Montagnes neuchâteloises), pour la somme de CHF 400’000.00 dont la moitié obtenue par des subventions communales, cantonales et même fédérales. Inaugurée en 1999, elle devient de théâtre d’un restaurant géré par Heidi et Cyril Tribut. Qui y impose leur sens culinaire, pétri de valeurs régionales alimentées par des produits frais et de proximité, provenant souvent de petites exploitations régionales alentours. Incontournable, le cochon au lait rôti au jus de bière brune des Franches-Montagnes, ou un florilège de plats oubliés tel que des joues de veau doucement mijotées… Le tout avec du pain cuit au four, dans un cadre campagnard idyllique, tour à tour de blanc ou de vert recouvert. Manger horlo, à 45 mn du centre de la ville, dans un lieu où le temps qui court n’a plus d’importance.