Voyeurisme manufacturier en boutons de manchette

OK, à y regarder de plus près, le mécanisme enrobé dans sa cage en verre, du saphir inrayable, n’est pas un vrai tourbillon. Qu’importe, il fait son effet lorsqu’il s’agrippe à une manche de chemise, engageant à votre place discussions et échanges sur fond de carbone, d’horlogerie ludique et de mécanismes à fleur de rouages. La nouvelle marque lifestyle TF Est. 1968 connaît avec ce produit une lancée en fanfare avec déjà presque 2′500 paires vendues (prix public environ CHF 390.00). Sous les initiales TF se cache un certain Freddy D. Tschumi, connu des marchés internationaux pour les avoir écumés sous plusieurs casquettes (de Grisogono, Raymond Weil, Franc Vila et surtout la flamboyante Icelink). Déjà, il décline la paire des débuts en plusieurs versions colorées, puis or massif et rubis, ou émeraude, ou diamant noir ou blanc… Les modèles précieux se démarquant des autres en offrant aussi une transparence latérale. La collectionnite guette puisqu’il s’apprête également à mettre dans les échoppes un stylo du genre et qu’un coffret écrin attise les convoitises. Incroyable comment cette marque, presque discrètement et même avant d’avoir son vrai site internet, a pu s’installer en si peu de temps sur tous les continents (exceptés l’Afrique), grâce à des distributeurs et aux magasins prestigieux qui lui ont fait confiance dès le départ. Du genre de ceux de la Rue du Rhône à Genève, de la Banhofstrasse à Zurich ou de William & Son à Londres. L’arrivée des montres, une collection T-Fun (automatique, chronographe) est annoncée pour BaselWorld. Bien vue, l’approche! Sans crier gare, on impose des accessoires qui rendent addict -et en plus qui se vendent bien chez les détaillants-, puis on débarque avec des montres particulièrement aguicheuses et d’excellente facture, là où le terrain est plutôt encombré.

Tissot sur les Champs-Elysées, déjà un an!

Un magasin, du côté ensoleillé de la plus célèbre avenue du monde, sur deux niveaux. A l’intérieur, une gamme évidemment complète assortie d’une expo rétrospective des temps forts, modèles compris, ayant marqué la marque créée en 1853, aujourd’hui présente dans plus de 150 pays. Qu’on le veuille ou non, l’enseigne Tissot est devenue la mamelle économique du Swatch Group, par ses volumes incroyables -il faut assister une fois au trafic incessant des camions qui partent du Locle à la conquête des marchés mondiaux- et par sa couverture de nombreux champs de communication. Comme par exemple son statut de chronométreur officiel de FIBA, AFL, CBA, MotoGP, sans parler des championnats du monde de cyclisme, d’escrime et de hockey sur glace. Au passage, le rappel du slogan « Innovateurs par Tradition » et un mythe contemporain, celui de la tactile T-Touch, seul succès planétaire entièrement à quartz et survenu avant l’ère des smartphones, dans un monde où l’horlogerie mécanique vit la deuxième naissance spectaculaire qu’on lui connaît.

Max et la grenouille, un conte en 18 strophes

Minuscule grenouille la plus rare de la création, l’Isthmohyla rivularis vit dans les forêts tropicales du Costa Rica. Majuscule déclinaison bratracienne de la marque MB & F, la Frog Zr est une espèce en voie d’acquisition, puisque ses 18 spécimens n’habiteront que les étals des détaillants partenaires de Maximilian Büsser: Los Angeles, Greenwich, Mexico City, Paris, Londres, Interlaken, Kiev, Singapour, Kuala Lumpur, Bangkok, Taichung et Macao et… nouvel arrivé, le détaillant Hossli Jewelers du Costa Rica. Au fait, Zr est le symbole chimique du zirconium, un métal de transition proche du titane en plus maousse costaud puisqu’il s’apparente aux pales des moteurs à réaction, particulièrement exposées aux températures et tensions extrêmes.

Prendre le large, retrouver le temps.

Les croisières sont à la mode. Parenthèses oisives où la pression du temps devrait semble-t-il vous être épargnée, puisque vous vous trouvez dans un programme où tout est pris en main, organisé, minuté. Théoriquement, il ne devrait même pas vous venir à l’esprit de regarder l’heure durant la semaine ou plus de votre maritime périple. Seulement voilà, certaines marques horlogères ou joaillières sont montées à bord, n’hésitant pas à vous faire de appels du pied, plus ou moins discret, misant sur le fait que vous êtes une clientèle captive. Le rêve de tout marketing manager, n’avoir qu’à faire fonctionner les mécanismes de la tentation, puisque de toute manière, vous n’avez rien d’autre à faire que céder. Ainsi, à bord des paquebots de MSC Croisières, équipés d’un luxe à vous faire tout oublier, y compris les cordons de la bourse, de somptueuses boutiques flottantes vous draguent: Bvlgari, Baume & Mercier, Hugo Boss, Fossil, Armani, Guess, D&G, Tommy Hilfiger… Du fashion certes, mais aussi quelques belles pièces d’horlogerie. Le temps vous rattrape, il reste un luxe, même à bord du Fantasia, du Magnifica ou du Poesia.

Montres à fleur de poudreuse, expo à Crans-Montana

Sous l’appellation « Watches & Diamond Show« , Patrick Saegesser invite ceux dont les planches croiseront la poudre du côté de Crans-Montana, à faire un petit détour par le Grand Hôtel du Golf & Palace afin d’y découvrir du 2 au 6 janvier son exposition. Les marques Cvstos, Arnold & Sons, Hautlence, Armin Strom, Louis Moinet, Alexis Garin, Magellan, TechnoMarine, Charriol Genève et Metal.ch seront de la party. Autant joindre le plaisir hivernal à l’utile horloger.

Biver, serial sniper du marketing, a encore frappé

Une image vaut 1000 mots, la formule est bien connue. Certains messages peuvent en contenir d’autres, si on décode un peu. Ainsi, sur l’une des photos accompagnant le communiqué de presse Hublot lié à l’illumination de la colonne de la Place Vendôme, le 3 décembre 2010, outre les flocons illuminés qui célèbrent l’ouverture de la boutique Hublot au 10 de la célèbre place, on peut remarquer, sur la droite, ce qui pourrait être un « oubli ». En effet, la devanture de la boutique Patek Philippe, particulièrement visible, profite aussi de l’illumination. Lisons entre les lignes et comprenons qu’une telle promiscuité véhicule un message plutôt positif pour la marque Hublot, en terme d’excellence d’emplacement. Ou d’excellence tout court? Bien vu, Jean-Claude Biver demeure un maître ès communication, même lorsqu’il n’est pas sur les photos, ou qu’il est de dos… donnant le top à un système d’information associant l’ouverture boutiquière aux 200 ans de la colonne. Au nez à à la barbe de Béatrice de Plinval, Présidente du Comité Vendôme, Isabelle Lemesle, Présidente des Monuments Nationaux, Danièle Pourtoud, Adjointe au Maire de Paris chargée du patrimoine, et Jean-François Legaret, Maire du 1er arrondissement, entourant pour l’occasion l’horloge Hublot qui a donné le top.

Un ex pro du El Primero, pour réparer vos montres…

Réparer ses montres à Ollioules (F), au débouché des célèbres Gorges qui servaient autrefois de théâtre aux exploits du fameux bandit Gaspard de Besse, rançonnier de diligences de son état, entre Toulon (7km) et Marseille (58km), en voilà une bonne idée! Ludovic Santini sait de quoi il en retourne, puisque, atteint par le virus des rouages dès l’âge de 12 ans, il devient horloger, option « métiers d’art », au sortir de son cursus de formation. Puis, il est enrôlé chez Zenith comme régleur et assembleur du célèbre El Primero. C’est lui qui en assure la préparation avant de le présenter au COSC, le contrôle Officiel Suisse des Chronomètres. Alors évidemment, on lui confie toutes formes de réparations, quelles que soient les marques. Montres bracelets, de poches, goussets et horloges trouvent entre ses mains une nouvelle vie. Au passage, un chinage en bonne et due forme dans son « Atelier » pourrait bien déboucher sur quelque acquisition rare. Et puisque la mer n’est pas loin, ça vous dirait un p’tit contrôle d’étanchéité ou un changement de bracelet avant d’aller piquer une tête? Il y en a qui ont tout compris.

Salon horloger à Mexico

Du 28 au 30 septembre 2010, la quatrième édition du Salon Internacional de Alta Relojeria ouvre ses portes de 11h00 à 20h00 en l’Hôtel Four Seasons. L’occasion d’un vol au-dessus de l’Atlantique pour 24 marques horlogères suisses bien décidées à bétonner leur présence sur l’un des marchés les plus prometteurs du moment. Pour ceux qui n’ont pas d’invitation il est possible de  s’inscrire (entrée 200 pesos).

Menus déroulants bloghorloger.ch, 14 links ajoutés

La semaine passée, bloghorloger.ch a ajouté les redirections suivantes dans ses menus thématiques déroulants (colonne de droite). Un petit tour « découverte » s’impose.

Rubrique « Marques »
Azimuth Watch USA (US)Membres de l’AHCIVicenTerra (nouveau site).
Rubrique « Ventes en ligne »
Avianne & Co (US) – Talamente.com (F):
Rubrique « Détaillants »
Horlogerie Jeker (Sion)
Rubrique « Fournisseurs »
Hoptroff, Movments (UK) – Mouvements digitaux – Luxury Artpieces (Yvan Arpa) – ORCA ID Lab (design horloger)
Rubrique « Events Horlogerie »
Grand Prix d’Horlogerie de GenèveWatches Days (The)The Watches Days
Rubrique « Blogosphère »
Watch Lounge (The) – US
Rubrique « Institutions, Corporations »
AHCI, Académie Horlogers indépendants

H. Moser & Cie, un sans faute horloger. Denis Asch invite.

Une invitation de L’Heure Asch, ça ne se refuse pas. L’enseigne est à l’horlogerie de détail ce que le Cerf de Carlo Crisci est à la gastronomie en Suisse: inventif, constant, situé en deçà des chemins courus, et surtout communicatif. L’invitation? Rencontrer Nicholas J. Hofmann de la marque schaffhousoise H. Moser & Cie, au sortir d’une expo temporaire. Car, dès le début de la marque H. Moser & Cie, l’horloger Denis Asch était là, fervent défenseur et volontaire découvreur de trésors. Cette marque, démarrée avec 2 personnes ien 2002, s’offre un sans faute à la hauteur d’ambitions réparties, c’est rarement le cas, sur le long terme: quarante personnes à Schaffhouse, une famille éponyme de 6 calibres, une fabrication de spiraux pour ses propres besoins et pour d’autres marques dont on taira les noms, et surtout, un focus sur un classicisme de bon goût, avant même que la crise s’en prenne aux extravagances et ramène les consommateurs aux valeurs sûres et aux designs intemporels.

Moscou accueille Parmigiani.

Courant avril 2010, la marque fleurisanne ouvre son deuxième Atelier Parmigiani à Moscou, après avoir inauguré cette nouvelle formule d’expansion en Turquie, fin janvier 2010. D’autres devraient suivre durant l’année, on parlait de cinq, il semblerait que ça soit finalement six. Toujours en partenariat minoritaire avec un acteur local, ces « Ateliers » sont plus que des vitrines vantant et vendant les collections de Parmigiani Fleurier. On y pratique également le relais des savoir faire horlogers, dans une notion de transmission des valeurs. Des tremplins d’une Excellence  qui rappelle que la marque et ses 4 sociétés soeurs, dont la Manufacture Vaucher, comptent comme clientes de prestigieuses enseignes de haute-horlogerie.

Déstockeur, mode d’emploi

Abonné aux vols longs courriers, ce maillon de la vente horlogère vit en partie dans les aéroports, pas trop loin ni des zones franches ni de son pied-à-terre office, côté fret si possible. A partir de fichiers d’images de modèles, annotés de prix publics, il écoule les stocks des entreprises horlogères, auprès de qui il n’existe que soit par l’id de son adresse mail soit par ses entrées dérobées. Qui oserait convenir qu’on a besoin de lui? Il rend pourtant des services que la branche horlogère avoue à contrecoeur. Sans ce super vendeur inofficiel, nombre de bilans annuels vaudraient à leurs responsables d’écarlates remontrances. Comment devient-ton déstockeur? Être un as du commerce pur et dur, de la vente de haut vol. Chercher l’acheteur, disposer d’une connaissance pointue du tissu horloger suisse, des particularismes des marchés internationaux et des distributions officielles. Excellent fichier, entrées à haut niveau au sein des marques ou des groupes. Pour les meilleurs d’entre eux, la confiance et la transparence quant aux destinations finales des produits ainsi écoulés, sont au rendez-vous…

Andy et Max, les mâles nécessaires…

Hall du Swisshotel Plaza, en face de la sortie de BaselWorld. Un CEO en vue , à la tête d’une marque située dans le segment « haut du panier horloger », s’offre un drink en compagnie de Andy et Maximilian, deux figures incontournable des ventes parallèles et du déstockage…! A visage découvert, le ton est à la parade amicale, à l’échange cordial. Le CEO, une fois seul, me rassure. Il vaut mieux connaître ses meilleurs ennemis que de tenter de les écarter et de voir débarquer, à peine leur éviction prononcée, de nouvelles têtes avec lesquelles boire un verre serait impossible. La foire de Bâle, c’est jusque  sur les marches des grands hôtels… Tout le monde s’y connaît. Lire « Exclusif! Déstockeur: on ne nous dis pas tout » (paru dans JSH -Journal Suisse de l’Horlogerie en Juin 2008).

Alexis Sarkissian interviewé dans Haute Living Magazine (US)

Le plus Genevois des Américains oeuvrant à la visibilité de l’horlogerie suisse dans le monde, via sa nouvelle structure Totally Worth It, rejoint le cercle très restreint des happy few. Côté Grande Pomme, s’entend, où Haute Living Magazine vient de lui consacrer un bel article. A tous ceux qui le connaissent et qui débarqueraient à New York, sûr qu’Alexis Sarkissian aurait la qualité d’être un excellent guide. Il le prouve par ses réponses. A savourer avant le départ…

Ventes de montres… des links à visiter…

Il y a le monde des distributeurs et des détaillants, ainsi que celui de la vente online. Voici quelques ajouts faits aux menus y relatifs (colonne de droite).

Vente online > Le eShop de la marque Consul, Le site dédié aux pendules Napoléon, Timefactors (depuis 1996 vente en ligne de montres…).

Distributeurs, détaillantsGouten Distribution (CH, hélas pas encore de site officiel, malgré les excellentes marques en distribution), Le Garde-Temps (Suisse, à Sion, antiquités et quelques pièces d’horlogerie ancienne), Luxury Consulting (CH, distribution), GR Distribution Sàrl (CH, Distribution), Kaenel Chronométrie (CH, à Villars sur Ollon)

Salons horlogeres. Tendance: le bracelet «Totally Worth It»

Initiée par le ditributeur TWI –Totally Worth It, Inc, ambassadeur pour les US et le Canada de marques horlogères suisses prestigieuses, un bracelet en tissu sera au poignet des aficionados et des insiders durant les salons horlogers 2010. Comme un geste simple, léger, porteur de vœux de réussite et d’amicales pensées, la démarche TWI placée sous le slogan qui synthétise sa raison sociale -en français ça pourrait signifier «parce que je le vaux bien…» est un clin d’œil qui s’enroule cérémonieusement au poignet des acteurs de la branche, marques, détaillants et clients. Un insigne de ralliement. Créée par Alexis Sarkissian, Totally Worth It professe les garde-temps exclusifs auprès de détaillants d’un marché qu’il connait bien, l’Amérique du Nord. C’est sur ces terres qu’elle implante des marques différentes qui préfèrent les chemins de traverse aux méga highways. Avec ses bracelets, frais, ludiques et incitatifs, TWI saupoudre la scène actuelle d’un sourire message, tout de turquoise et de brun chocolat auréolé. Les couleurs maison et surtout, le gage d’une appartenance à porter sur soi.  « Parce que je le vaux bien » -I’m Totally Worth It, sera le nouveau signe de ralliement des aficionados, de NY à LA, en passant par Montréal, Miami puis Genève.

Paris sur horlogerie, via google map

Créée en 2007 déjà par un certain Gautier actif sur le forum à montre, une application google map permet d’inscrire sur une carte de Paris, de façon participative grâce à une ligne de code,  les adresses dédiées à l’horlogerie. Un simple clic et vous y êtes, ne reste plus qu’à trouver la station de métro la plus proche. Bravo, belle initiative, surnommée la « ballade à montres », à enrichir au fur et à mesure que l’info se refile.

Metropolis Watch Forum, première.

Dans le cadre des JMH -Journées de la Métropole horlogère (du 4 novembre au 21 décembre 2009), le premier Metropolis Watch Forum se déroulera des 27 au 28 novembre 2009 à l’Usine Electrique de La Chaux-de-Fonds, mêlant le culturel, le professionnel et le commercial. Sur trois jours ouverts au grand public, l’horlogerie sera à l’honneur, y compris via le Metropolis Watch Market (vente de montres de marque à des prix attractifs), le Vintage Market (montres de collection, horlogerie ancienne et objets rares), ainsi qu’une VIP zone (pièces uniques de grande valeur présentées en catimini sélectif). Grâce à la Librairie Payot, un coin lecture n’oubliera pas la jeunesse, tandis que le Metropolis Cinema diffusera avec Passion Cinéma 2 versions de Metropolis. Les métiers et savoir-faire de l’horlogerie seront placés à l’honneur, grâce aux filières de formation, tandis que le Bar Electrique sera le point de rencontre saupoudré de produits terroirs. L’inscription au Patrimoine, par l’UNESCO booste décidément la région toute entière.

Asch Denis, nulle part ailleurs…

Une table ronde autour du thème de la mythique marque Vulcain (fondée en 1858 par Maurice Ditisheim) était le menu d’un jeudi soir, juste après les heures de fermeture du magasin (rue de la Cité à Genève). Un technicien de la Manufacture, était venu du Locle, quelques clients, des  journalistes spécialisés et une historienne de l’art. L’occasion de se repaître de quelques valeurs de la marque, tournant autour de son USP, la montre réveil Cricket. Denis Asch dont le slogan est « Nulle Part Ailleurs« , crée sa propre actu via ses « Paroles d’Experts« , ses newsletters et… vu le succès, via ses tables rondes. Son enseigne est un chemin de traverse qui fleure bon l’émotionnel et la technicité. Cet universitaire reconverti à l’horlogerie via l’Ecole de Porrentruy ainsi que des débuts chez Rolex -dans les Caraïbes, a su faire des marques de niche son univers entrepreneurial. Ses choix et ses goûts font office de prescription.

Pierre Jacques devient ambassadeur. Reconversion

Pierre Jacques vient d’être nommé Branch Manager des Ambassadeurs à Genève. Dès 2010 il dirigera la plus ancienne enseigne du groupe née en 1964 et occupant encore à ce jour, rue du Rhône, une vingtaine de collaborateurs. Le groupe est également éditeur de L.A, un luxueux magazine destiné aux clients. La boucle est bouclée. Après les marques, les spécialistes et les journalistes, voici Pierre Jacques enfin sur le terrain des acheteurs, si riche en rencontres, enseignements et occasion de partage. Il remplace Alexis Meyer, débarqué soudainement. Bel exemple d’évolution de carrière. Après avoir été formé à l’école commerciale de Roland Ray -l’une des plus maousse en matière de vente d’espace, Pierre Jacques crée une régie publicitaire différente avant d’entamer la publication de GMT, un adverdorial honnête, qui trouve annonceurs, licences, nouveaux marchés, et lecteurs. Et qui lui permet au passage de nourrir son authentique passion pour l’horlogerie. Un magazine franchement positionné, qui regorge de perles rédactionnelles véritables, lancées sous la houlette de Brice Lechevallier.  Le pôle Edipresse Luxe rachète majoritairement le magazine GMT -on parle d’un montant à peine inférieur à CHF 1 million, garde son co-fondateur avant de le nommer Directeur du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, accentuant au passage l’idée que l’event est en phase de se refaire une vertu. Gardera-t-il ce titre?

Cuervo y Sobrinos à La Havane.

Sans l’appui des autorités cubaines, via la participation de l’historien Eusebio Leal, par ailleurs responsable du plan de reconstruction historique de La Havane, l’aventure aurait été périlleuse: ouvrir une boutique-musée dans la rue Muralla, en face de l’ancien siège de la firme apparue à la fin du 19ème et devenue depuis, une enseigne horlogère suisse présidée par Marizio Villa. A l’intérieur, une multitude de détails qui retrace l’héritage, comme le coffre-fort original de l’enseigne, retrouvé dans l’ancienne boutique rue San Rafael. L’art-déco est de rigueur. Issue de la ligne Torpedo et exclusivement réservée au marché Cubain, une collection célèbre la première arrivée en terres castrites d’une marque internationale d’horlogerie. Au dos, la gravure « Série Spéciale pour l’Ile de Cuba« .

TWI s’expose aux US, à Dallas.

Watch Time continue son tour exposition aux US après San Fransisco, Los Angeles, New York et Philadelphie. L’expo sous-titrée « Inside Basel/Geneva » poursuit son chemin et s’implante à Dallas le 1er octobre 2009. L’occasion pour Alexis Sarkissian, fondateur de TWI (Totally Worth It), le distributeur patenté en Amérique du Nord (canada compris), d’y présenter une partie de ses marques: Armin Strom, Linde Werdelin et Ladoire.

Nouvelle plate-forme horlogère en perspective. Watchonista.com

On peut y vendre des montres, neuves ou déjà portées, se les échanger, apprendre sur l’horlogerie, créer sa collection, qu’elle soit matérielle ou virtuelle, et communiquer avec les amoureux de la branche. Le site Watchonista.com est déjà en ligne, avec la mention « coming soon ». Mais qui se cache derrière la société Watchonista Inc, Wilmington (Delaware) dont Moneyhouse confirme l’enregistrement le 12 mars 2009 à l’Office du Secrétaire d’Etat de l’Etat du Delaware? Alexander Friedmann est Directeur de la succursale de Lausanne (une société anonyme) et Marco Gabella est administrateur. bloghorloger.ch attend vos infos, complémentaires aux articles déjà parus sous largeur.com ou PME magazine.

ChronArte, habillement d’espaces à vivre.

Une ChronArte au mur? Genre de clepsydres réinventées sur le mode du non-conformisme par l’ingénieur designer Heinz Mutter (Saint-Gall), ces garde-temps habillent murs et espaces à vivre. L’élément aquatique, en balade entre pleins et vides, sert d’indicateur horaire et d’indice décoratif. Technologie contemporaine oblige, leur précision est radio commandée par l’horloge atomique de Francfort. Visibles à l’Heure Asch à Genève, en plusieurs lignes: Canna, Quadro ou Filo.

Denis Asch agressé, l’horloger pris au piège.

L’information est passée presque inaperçue et pourtant… Genève devient de moins en moins sûre. L’horloger de la rue de la Cité a reçu la visite de faux clients qui l’ont menacé, ligoté et baillonné. C’était juste avant Baselworld. Le bloghorloger.ch lui adresse donc, par ces quelques lignes, toute son empathie.

Denis Hayoun, photographe auteur récompensé

Le Grand Prix Romand de la Création est une sorte d’auto-congratulation suisse francophone de la branche publicitaire et du petit monde des agences de publicité romandes. Ce qui ne l’empêche de fêter sa sixième édition, et de récompenser, le 28 mai dernier, un artiste photographe à qui l’horlogerie doit quelques superbes mises en scène d’auteur. Contrairement à d’autres tentatives infructueuses de placer un produit horloger dans un environnement émotionnel, les travaux de cet artiste ont quelque chose de plus horloger. Ils conservent à l’objet horloger, la montre photographiée, sa charge émotionnelle intrinsèque. Car ceux qui ne comprennent rien à la montre, bien qu’ils fussent artistes de la pub ou cabotins prisés de la comm’, tentent désespérément d’intégrer le garde-temps dans un contexte d’émotion (et donc d’appliquer leurs recettes valables pour d’autres branches), au lieu de partir de l’objet lui-même pour amplifier l’émotion qui s’en dégage. Ainsi, les visuels publicitaires des marques Marvin et, plus récemment celles de Romain Jerome, sont innovants et justes. A coup sûr, l’homme aime les montres. Quoiqu’il en soit, c’est un des rares fils de pub à les avoir comprises… Enfin, il démontre qu’on ne doit plus se satisfaire ad eternam de la nudité prônée par ces pubs horlogères qui placent l’objet au centre, sans autre forme de procès. Quelle que soit sa capacité émotionnelle propre. A 41 ans, l’homme, déjà bardé de récompenses, officie depuis son studio nommé Diode et n’a rien perdu de sa verve.

Davidoff à Kuala, premier espace stratégique.

Manifestation d’une stratégie d’implantation sur les marchés basée sur l’ouverture de points de vente éponymes, la première boutique Davidoff inaugurée le 16 avril à Kuala Lumpur, dans le centre commercial du luxe Starhill Gallery, trace la voie. Montres, instruments d’écriture et articles de maroquinerie composent le menu de l’offre. Evidemment, quelques peoples locaux étaient présents, comme Tan Sri Dr Francis Yeoh, le CEO de cette prestigieuse galerie Starhill, repaire de luxe dans le sud-est asiatique. Christian Schaffner, CEO de Zino Davidoff Trading AG en a profité pour discourir sur son cher concept « Very Zino ».

MidEast Watch & Jewellery show, le premier salon bi-annuel des Emirats

Du 7 et 11 avril et du 27 au 31 octobre 2009 ce salon transforme les Emirats Arabes Unis en vaste vitrine horlogère moyen-oritentale. Y sont également admises les marques joaillères et les pierres précieuses. L’Inde y est très présente, ainsi que Singapour, les Emirats évidemment, la Chine et le Liban. Quant aux marques suisses, elles y sont représentées par les agents locaux.

Richard Mille s’économise du temps… A réparer

Non, vous n’êtes pas chez Fedex où vous recevez un numéro d’envoi qui vous permet de suivre à la trace votre paquet, dans les méandres de la distribution. Vous êtes chez Richard Mille, qui pour s’économiser quelque charge SAV installe sur le net un système qui, si on le présente bien, pourrait faire penser que le client est tellement chouchouté qu’il peut rester en connexion directe avec la marque. On vous l’accorde, on est un peu durs. C’est à l’usage qu’il faudra voir si ce système de hot-ligne online fonctionnera, grâce à une personne y exclusivement dévolue, capable de renseigner le consommateur jusque dans les détails techniques. Capable de tenir le FAQ et d’informer le client sur… les réparations. D’ailleurs le communiqué n’y va pas par quatre chemins, considérant comme « acquis » le fait qu’une montre soit retournée pour de tels motifs. Voici l’extrait : »Ce coordinateur en contact avec les ateliers a pour mission d’informer le client sur l’avancée de la réparation de sa montre« . Rajouter « l’éventuelle » à côté de réparation aurait été moins inquiétant, même si après, le texte parle aussi de « révision ».

Deux perles suisses de plus au collier d’Alexis, Totally Worth it!

Avec sa nouvelle structure Totally Worth It LLC, dont le siège se trouve à New York, Alexis Sarkissian décroche deux joyaux horlogers supplémentaires à implanter sur les Etats-Unis et le Canada. La première, une marque ressucitée par Cédric Grandperret et son équipe Magma, Globe Master Watches. Elle fleure bon le monde des pilotes de l’armée suisse, le goût pour les matériaux classiques exclusifs et anoblis (dans leurs aboutissements techniques les plus convoitables), et l’absence d’une langue de bois hélas trop pratiquée sous nos horlogère lattitudes. Le tout dans un gamme de prix qui témoigne d’un « tout-produit » sincère. La deuxième, autre catégorie et autres valeurs, c’est Linde Werdelin, du nom de ses deux fondateurs Jorn Werdelin et Morten Linde. Des instruments de mesure doté de qualités horaires et d’horlogerie compliquée, mêlant dans une approche de totale exclusivité (série de 22 à 222 pièces), les dernières technologies digitales aux joies les plus pures de l’analogique et de la haute-horlogerie mécanique, manufacturière. Quand on sait que Mister Alexis (comme l’appellent ses clients dans le monde) demeure l’un des plus grands connaisseurs des marchés nord-américains (Canada compris), on s’attend à des percées spectaculaires de marques dont certaines affichent leur niche et d’autres leurs potentiels d’accessibilité au plus grand nombre. Ces deux fleurons s’ajoutent à la marque Armin Strom, récemment signée sur ces territoires par Totally Worth it. Et ce n’est pas tout, on murmure que l’homme serait aussi le répondant, cette fois pour le monde, de la toute nouvelle arrivée de Christophe Claret sur le terrain du branding.