Paul Picot s’entiche de l’ardoise.

Non pas que la marque aux mains de la famille Boiocchi (père et fils) se décide à retourner à l’école. Mais c’est de l’ardoise, aux couches vieilles de 300 millions d’années, qui compose le cadran de son dernier chronographe, le « Paul Picot Technograph Wild Ardoise », dont la production ne dépassera pas les 200 exemplaires et le prix de vente public les CHF 8′900.00. A l’heure où d’aucuns s’approprient toute nouvelle matière dans l’horlogerie (ce n’est que de la communication), il convient de souligner l’arrivée de ce matériau, pour la première fois dans l’horlogerie haut de gamme.

Applique

On appelle appliques les chiffres des heures ou les signes découpés dans des plaques métalliques et ensuite collés ou rivés sur le cadran.

SSC, les p’tits déj’ horlogers: montres sans lubrification?

Bienne, le 26 novembre 2008, Palais des Congrès. Vigoureuse et régénérée par le succès sans précédent de ses events (son première petit déjeuner, à la Vallée de Joux, avait connu une affluence record), la Société Suisse de Chronométrie remet ça. Comme d’hab’, le thème est dans l’air: « Montres sans lubrification, mythe ou réalité? »: Ça promet d’être très chaud dans les chaumières manufacturières, on peut encore s’inscrire. Car, de la montre mécanique, on attend une précision et une constance extrême, par n’importe quelle condition de port: chocs violents, champs magnétiques, autres sollicitations hostiles. Maîtriser la lubrification est donc primordial. Sur le ton du pédagogiquement convivial et réseauteur, les nouveaux enjeux de cette quête horlogère séculaire seront traités par quelques sommités: Michel Maillat du Laboratoire Dubois parcourera 35 ans de recherche en tribologie; Yves Berthier (LaMCoS, Insa Lyon) conjuguera les divers concepts tribologiques, de la lubrification fluide à la solide; quant à A. Laager et M. Parietti de MPS Micro Precision Systems SA exposeront leurs découvertes anti-lubrification. Rendez-vous à Bienne.

Nanotubes de carbone, le 14 novembre 2008. Neuchâtel

Ce séminaire initié par Infomat (département matériaux de Centredoc dirigé par Alain Vaucher) a pour thème ces filaments de carbone pur dont les exceptionnelles propriétés mécaniques, électriques, thermiques et chimiques sont porteuses d’espoirs économiques gigantesques. Seront-ils les moteurs de notre prochaine révolution industrielle ou le début de la fin de l’espèce humaine? Car on soupçonne les nanoparticules d’être capable de franchir, en raison de leur minuscule taille, les membranes cellulaires ou les barrières biologiques, telles que notre peau par exemple? Les défis sont partout. Tant dans leur fabrication industrielle que dans leur manipulation par des ingénieurs. Découverts en 1991, ils font depuis l’objet de moult études. Utilisés dans des matériaux composites à matrice polymère et céramique, ils fascinent autant qu’ils font peur. Côté horlogerie, les Japonais sont précurseurs. En se penchant sur les brevets déposés, on en déduit que certains applications pour la montre mécanique et électronique sont envisagées. On peut encore s’inscrire à ce passionnant séminaire.

Chromalight, la luminescence selon Rolex

Outre les innombrables performances améliorées de la Rolex Oyster Perpetual Sea-Dweller Deepsea, la célèbre montre professionnelle de plongée à grandes profondeurs relancée par Rolex, le Chromalight est une nouvelle matière luminescente, encapsulée, qui, sur des tons bleuâtres, repoussent les limites de la visibilité en environnement ténébreux. Ainsi, les mesures de luminescence réalisées selon la norme ISO 17514 sur la matière lumineuse, procurent 308% de performance supplémentaire après 180 minutes dans l’obscurité, par rapport à la matière utilisée dans les anciennes Sea-Dweller.

Le lexique horloger n’est plus à vendre. Il performe comme jamais…

En 2005, Dimitri Xanthos, fondateur éditeur du Lexique-Horloger, une publication et un site internet qui habitent le paysage des médias horlogers depuis plus d’une décennie, cherchait à passer la main. Voir la news du bloghorloger. Quelques offres plus loin, principalement des propositions en-deçà de ses espérances de puriste et de franc-tireur, il décide de ne plus se retirer et, chargé d’une énergie nouvelle et d’une capacité à enfanter des projets utiles, il peaufine son avenir. Soit dit en passant, il est assis sur un trésor inestimable. Son site, ainsi que les concours qui s’y succèdent, ont généré une presque centaine de milliers d’adresses d’amateurs d’horlogerie. De quoi attiser les convoitises communicationnelles des marques… Bravo, l’oeuvre d’une vie, utile, génératrice de savoirs et de culture horlogers.

Le vibrographe.

Longtemps le régleur, également appelé le chronométrier puis parfois maître régleur, avait le difficile devoir de garantir la précision. Cela prenait du temps. Il fallait au minimum 2 à 5 jours d’attente, pour être en mesure de tirer des conclusions des tests de marche d’une montre qui se faisaient en 2 ou 5 positions. A l’issue de ces phases de vérification, il faisait des retouches presque à l’aveuglette… et, recommençait ses observations jusqu’au moment où sa conscience professionnelle lui semblait en phase avec les critères de l’usine. Avant que le quartz ne résolve cette problématique de la précision, un appareil capable de comparer instantanément la marche des montres a fait son apparition. Le vibrographe. Pour la petite histoire, les régleurs de l’époque voulurent d’abord casser cet appareil, craignant pour la perpétuation de leur métier. Il leur fallu quelques semaines pour en être ensuite accro.

Les matières, journée d’étude de la SSC

Le 17 septembre 2008, à Polyexpo (et non plus à l’Heure Bleue) de La Chaux-de-Fonds, la SSC donnera son annuelle journée d’Etude sur le thème des matières, avec la participation de sommités du domaine. Sûr qu’une fois de plus l’esquisse des tendances de la branche, voire des options en cours, sera passée au crible de la science. Voir le programme. S’inscrire via le formulaire.

Michael Bittel, objectifs amovibles pour cadrans changeants..

N’allez pas vous méprendre. Rien à voir avec le modèle répétition minutes de De Grisogono, la Occhio Ripetizione Minuti qui, lorsqu’on désire entendre l’heure qu’il est, s’ouvre pour laisser admirer le spectacle des marteaux tapant les timbres… Non, l’invention de Michael Bittel, horloger créateur, déposée comme il se doit en juin 2008 (N°DM/070715 à l’OMPI) , s’offre un voyage en des temps plus anciens. Un vieil objectif sacrifié, démonté et source d’une visuelle inspiration des plus magiques. Le modèle adapté pour la première fois à une montre offre, selon les croquis, trois cadrans, grâce à un principe d’un cadran stable sur lequel se superposent, à l’envi, un double diaphragme offrant deux autres cadrans. Les recherches de personnalisation sont en cours… Sortie en mars 2010, pour les salons horlogers.

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Le Corian dans l’horlogerie.

Hamilton sort un modèle avec des décorations en Corian, cette nouvelle matière détournée de Dupont de Nemours pour l’horlogerie. Il s’agit d’une GMT Navy de la collection Khaki, superbe modèle à 3 poussoirs gold, d’une blancheur très estivale. Le nom des villes proposées incite au shoping à Pitt St Mall (Sydney), 5e Avenue (NY), Causeway Bay (Hong Kong), Avenue Montaigne (Paris), Ginza (Tokyo), Bahnhofstrasse (Zurich) et Ermou (Athènes). A ma connaissance, il n’y avait que Dolce & Gabbana qui avait goûté de cette matière.

Répétition Minutes : la plus ancienne connue

Répétition Minutes : la plus ancienne connue à ce jour a été réalisée à Friedberg (Allemagne) vers 1710. Son invention permet de connaître l’heure pendant la nuit en actionnant un poussoir placé sur la boîte. Déclenchée par ce poussoir, cette complication « lit » l’heure par l’intermédiaire de deux marteaux qui frappent sur des ressorts timbres faisant ainsi sonner les heures, les quarts et les minutes.

Céramique et horlogerie.

Elle réduit à la cuisson. La céramique entre en force dans l’horlogerie. Sa principale qualité demeure la dureté, sur l’échelle de Mohs, elle vient juste après le diamant et les rubis ou saphirs synthétiques. En fait, elle est elle-même un oxyde et donc est inoxydable par excellence. Elle se présente en poudre de bauxite, en provenance d’Afrique, d’Australie, ou d’Asie qui, une fois mélangée à des liants organiques, se prête au frittage. Le frittage est une opération de chauffe à hautes températures qui, après pressage, fait fondre les liants pour obtenir, dans un moule, la forme finale qui sera 20% plus petite que l’original. D’où son extrême difficulté à être travaillée. Lire également le dossier « Passion Céramique » dans le magazine Montres Passion.

Céramique, développements chez Rado

Céramique, développements. Rado annonce pour Baselworld 2008 la sortie d’une céramique couleur or. La marque a déjà exploré, à partir de divers pigments, les couleurs platines, bleues électriques, verts, gris et bien sûr noir ou blanc. Les boîtes de Rado sont produites chez Comadur, une filiale du Swatch Group. Désormais, et c’est un grand tournant pour cette matière et ceux qui l’utilise, elle peut se présenter sous forme mate, satinée. Jean-Claude Biver aurait même trouvé un moyen de la « micro-billée », ce qui, d’avis d’expert, n’est pas forcément des plus heureux.

La ligne, une ancienne mesure.

Souvent, dans les descriptifs de modèles horlogers, à côté du mot calibre, figure un chiffre suivi d’une fraction et du mot ‘ligne’. On parle de calibre 8 ¾ lignes ou 12 ½ lignes par exemple. Il s’agit là de son diamètre, exprimé dans une ancienne mesure, « la ligne » qui valait un douzième de pouce, à savoir 2,256 millimètres. Cette mesure est encore utilisée pour calibrer les mouvements de montre. Il s’agit de la persistance désuète d’une tradition horlogère. Ainsi, un calibre 12 ½ lignes mesure 28,2 mm de diamètre. Peut-être est-il nécessaire de rappeler ce qu’est un calibre en horlogerie, en dehors de sa signification originelle qui est un synonyme du mot « dimension » (pièce servant de mesure, d’étalon) ? Horlogèrement parlant, le mot a évolué pour qualifier un certain type de mouvement de montre. Par exemple, calibre rond, tonneau ou ovale, ou calibre revolver en raison du fait que le pont de barillet ressemble vaguement à un revolver. Chez les horlogers, on utilise également ce terme pour désigner l’instrument de mesure constitué d’une règle déterminée par un bec fixe. Un second bec mobile coulisse sur la règle et permet d’estimer une dimension au 1/10 de millimètre ou au 1/12 de ligne, selon la graduation de la règle. Ce type d’instrument de mesure porte également le nom de « pied à coulisse. »

Dico horloger, le Berner toujours suprême…

Le fameux dictionnaire Berner n’en finit pas de tuer toute velléité éditoriale de lexiques ou glossaires en tous genres. En effet, ses 4′790 termes, compactés au maximum depuis 1995 en un seul volume, continuent de servir la dimension référence de cet ouvrage qui se décline en français, allemand, anglais et espagnol. Il est édité par la Fédération Horlogère Suisse et son prix est de CHF 250.00 (pour un achat fait en Suisse). Le commander ? http://www.fhs.ch/fr/berner.php ou http://www.fhs.ch/fr/shop/

Remontoir au pendant.

Remontoir au pendant. Les montres de poches avaient coutume d’être suspendues en dehors des périodes où elles étaient portées, grâce à un petit anneau se situant à 12h00. Cela leur évitait de subir les variations trop brutales de température, lorsque leur propriétaire s’en défaisait pour la nuit par exemple, la posant sur une surface froide en pierre ou sur le fronton d’une cheminée. L’indication du remontoir au pendant signifie donc que la couronne de remontage se trouvait à 12h00, comme encastrée dans le petit anneau.

Boileau-Despréaux (1636-1711)

Boileau-Despréaux (1636-1711) écrivait dans ses satires une de ces maximes qui aurait plu à Sacha Guitry : « L’or, même à la laideur, donne un teint de beauté. »

Les couleurs de l’or.

Bien que l’or blanc et l’or rose soient plus onéreux que l’or jaune, il convient de noter que leurs couleurs sont issues de mélanges avec d’autres matières et que seul l’or jaune est pur. Il peut l’être à 995 pour mille ou à 999.99 pour mille, selon le soin apporté au raffinage. L’or bleu, dont Ludwig Muller se targue d’être l’inventeur et le détenteur de la recette, est obtenu à partir d’un alliage de fer.

Le prix de l’or

Le prix de l’or dépend du cours de l’once et du cours du dollar. Car l’or se négocie en dollars ce qui contraint les pays dont ce n’est pas la monnaie, d’acquérir du dollar avant d’acquérir de l’or. Si le dollar baisse, le prix de l’or baisse. L’once d’or représente 32,148 grammes et vaut, à l’heure de ces lignes, 743,79 dollars. C’est une valeur refuge, du fait que de nombreux pays en ont fait une réserve, destinée à les préserver des crises les plus cruelles. Tandis que certains pays occidentaux ont puisé dans ces réserves, remettant en circulation certaines quantités d’or, d’autres pays, surtout émergents, sont en train de s’en constituer de nouvelles.

Or et « Swiss Made ».

Ce label est également une véritable plus-value lorsqu’il est apposé sur des lingots d’or au bénéfice du label « London Good Delivery », le plus prisé. Ainsi, la Suisse est le plus grand raffineur d’or du monde, avec ses quatre raffinerie et ses environ 50% du marché mondial. L’or à raffiner provient tant des mines que du recyclage (scrap). Il n’est pas un gramme d’or qui n’ait péri, depuis la nuit des temps. Ainsi, à la quantité annuelle d’or minier s’ajoute chaque année à la réserve mondiale existante.

Le Palladium, très rare

Le Palladium, très rare, appartient comme le platine, au groupe PGM (Platinium Group Metal). La marque Fors, appartenant à MKS Finances, fabrique l’ensemble de ses bijoux et accessoires dans cette matière

TR90, matière issue de la recherche spatiale, translucide et incassable

TR90, matière issue de la recherche spatiale, translucide et incassable. En fait, avant d’être « récupéré » pour l’horlogerie, il est utilisé dans l’optique, sous l’appellation « Grilamid TR90 ». Très léger, ne s’oxyde pas et surtout résistants aux impacts, donc incassable, offrant en sus un excellent degré de résilience (le fait de mieux laisser s’écouler l’eau sur sa surface).

Incabloc, les fameux rubis.

C’est à la fois un produit et une marque issus de la collaboration entre deux ingénieurs EPFZ, Fritz Marti et Georges Braunschweig, auteurs d’une idée novatrice : proposer aux fabricants d’horlogerie, un amortisseur de chocs complet, pré-assemblé et adapté aux côtes des mouvements. Aujourd’hui encore, ce dispositif génial, continue d’équiper la plupart des montres mécaniques et des manufactures suisses et étrangères. En 1988, le département « Incabloc », alors propriété de Portescap (La Chaux-de-Fonds) est racheté par Eric Zutter. Avant la crise des années 70, avant que l’horlogerie mécanique suisse ne revienne à l’ordre du jour, le fait que chaque montre produite soit équipée de 17 à 23 rubis (chaque rubis étant un amortisseur de chocs), les fortunes engendrées par cette invention permirent à ce fournisseur de jouer, en termes de communication, dans la cour des marques célèbres, notamment en sponsorisant le fameux tour de France cycliste. Avant cette incroyable invention, une montre qui tombait au sol n’en ressortait rarement indemne : son mouvement se cassait, la plupart du temps. A noter que, pour cette utilité, seul le rubis synthétique est utilisé.

T-Touch, technique

T-Touch, rappel technique : grâce à son cadran tactile (nouvelle technologie) et lorsqu’on l’effleure, la montre communique six fonctions utiles : baromètre, altimètre, chrono, boussole, alarme et thermomètre), sans perdre une seul parcelle de son design de garde-temps.

Swiss made, les règles.

Petit rappel des règles qui permettent, selon l’ordonnance fédérale (c’est inscrit dans la loi suisse), d’apposer le fameux « Swiss Made » ou « Suisse » sur le cadran. Valable pour toute autre expression contenant le mot « Suisse » d’ailleurs : 1. Si le mouvement est suisse. 2. Si le mouvement est emboîté en Suisse. 3. Si le contrôle final effectué par le fabricant a lieu en Suisse. Mais au fait, quand dit-on d’un mouvement qu’il est suisse ? Toujours selon la loi, est considéré comme suisse : 1. Le mouvement qui a été assemblé en Suisse. 2. Qui a été contrôlé par le fabricant en Suisse. 3. Qui est de fabrication suisse pour 50% au moins de la valeur de toutes les pièces constitutives, mais sans le coût de l’assemblage. Si le mouvement remplit ces conditions mais que la montre n’est pas assemblée en Suisse, alors l’indication « Suisse » ne pourra être apposée que sur l’une des composantes du mouvement et à l’extérieur, la mention « swiss movement » sera la seule possible.

Régulateur. Désolidarisation.

Régulateur. Autrefois, les manufactures horlogères disposaient d’une sorte d’étalon, une horloge-mère qui servait de référence en matière de précision. Elle était en généralement placée haut dans l’atelier, afin que chaque artisan puisse la voir. Sa particularité ? Une désolidarisation entre elles des aiguilles, afin de rendre la lecture de l’heure la plus précise possible. C’est aujourd’hui une vraie complication que de parvenir à placer ce mécanisme d’horloge au cœur d’une montre-bracelet. La L.U.C. Regulator de Chopard en est une exemple.

Montres à deux aiguilles, heures et minutes.

Du temps de Thomas Tompion, les montres à deux aiguilles (heures et minutes) se généralisent en Angleterre, tandis qu’en France, il faudra attendre jusque vers 1725 pour que soit abandonnée la construction à « une aiguille. »

Montre de luxe, définition confédérale !

Montre de luxe : c’est plus de 300 pièces. On compte jusqu’à 150 heures de travail pour une montre de valeur. Certains horlogers célèbres travaillent jusqu’à 2′000 heurex sur leurs chef-d’œuvres. Cette définition naïve provient du site de la Confédération, à la rubrique horlogerie ! .

Pays producteurs de diamants.

Si l’Afrique regorge de diamant, l’Australie en demeure le premier producteur de type « industriel », soit 90% de l’ensemble des diamants extraits, avant la Russie et le Canada. On l’utilise en poussière, pour tout ce qui fore, coupe ou polit. Seuls 10% sont des gemmes et se destinent à la bijouterie : beauté, rareté et invincibilité… Le diamant fleurit, il pousse, comme tout cristal. Plus il est gros, plus cette maturation se décline en millions d’années.

Tailleurs de diamants.

Les premiers tailleurs de diamants sont les Vénitiens. Aujourd’hui, les capitales de cette activité sont Anvers, New York, Tel Aviv, Bombay et depuis peu, la Chine. Dans ces villes, les diamants arrivent bruts et repartent taillés. Chacune a son histoire : à Anvers par exemple au Moyen-Âge, les Juifs n’ayant pas le droit d’exercer les métiers des Chrétiens, s’en firent une spécialité.