Le diamant, c’est du carbone à l’état pur. La mine de crayon par exemple, c’est du carbone, quatrième élément de l’univers, à la base de toute vie, végétale, animale ou humaine. Sous une pression gigantesque et par une température d’environ 1′500 degrés, il se transforme en diamant, la plus dure des matières. Le processus atteint les 3 milliards d’années, 47 millions d’années pour les plus jeunes. Si l’Afrique regorge de diamant, l’Australie en demeure le premier producteur de type « industriel », soit 90% de l’ensemble des diamants extraits, avant la Russie et le Canada. On l’utilise en poussière, pour tout ce qui fore, coupe ou polit. Seuls 10% sont des gemmes et se destinent à la bijouterie : beauté, rareté et invincibilité… Le diamant fleurit, il pousse, comme tout cristal. Plus il est gros, plus cette maturation se décline en millions d’années. Les premiers tailleurs de diamants sont les Vénitiens. Aujourd’hui, les capitales de cette activité sont Anvers, New York, Tel Aviv, Bombay et depuis peu, la Chine. Dans ces villes, les diamants arrivent bruts et repartent taillés. Chacune a son histoire : à Anvers par exemple au Moyen-Âge, les Juifs n’ayant pas le droit d’exercer les métiers des chrétiens, s’en firent une spécialité.