Contrôle vétérinaire chez Artya…

Rififi et branle-bas de combat au Arpaland, côté Vésenaz-sur-Pallanterie, là où le siège de la nouvelle marque Artya Haute-Horlogerie d’Art s’est posé dans une joyeuse appropriation de l’esprit garage. Lundi 15 février, certainement alerté par quelque dénonciation, le service vétérinaire débarque, avec en tête la volonté d’en savoir plus sur cette affaire de crapaud qui secoue actuellement le landerneau horloger. Car la marque brandit sans complexe l’utilisation pour la première fois de la peau de crapaud. Avis à toutes les autres espèces qui fournissent leurs cuirs pour façonner les bracelets de montres, crocos, alligators, galuchats, vachettes et autres, le vil animal répondant au nom de buffle américain tendrait à vous doubler. Il cacherait sous ses bubons et pustules, un cuir typé d’une rare résistance qu’un savoir-faire de tanneur éclairé parvient à lisser. La bestiole s’attaque donc sans complexe, d’autant que selon la légende il résiste à la foudre, à la conquête des boîtes destroyées de Artya et même, preuve que le trashy peut emprunter des voies élitistes, au fameux Tourbillon Tesla. Une pièce d’art qui conjugue, grâce au talent constructeur de Valérien Jaquet (Concepto), les pièces éparses de la déglingue consommée d’une télécommande à transistors, aux composants squelettés d’une complication horlogère triturée par les ardeurs déjantées d’Yvan Arpa… Art nouveau. Objet mythe…

deLaCour, première utilisation de l’astro-céramique en horlogerie.

Première horlogère. Développée à l’origine par la NASA pour empêcher les navettes de se désintégrer lors de leur entrée dans l’atmosphère, cette matière futuriste vient de trouver une application dans l’horlogerie. La marque deLaCour, déjà habituée à utiliser d’incroyables matériaux* dans sa production horlogère, dévoilera durant la semaine du 18 au 22 janvier 2010 (période des salons de haute-horlogerie à Genève), un modèle de la série Bichrono SII entièrement recouvert d’astro-céramique. Une matière garantie 3000 ans dont elle signe l’exclusivité pour son utilisation dans le champ horloger. Les propriétés de l’astro-céramique laissent pantois: inrayable, anti-allergène, auto lubrifiante, anti bactérienne (selon des tests poussés de laboratoire). De plus, ce revêtement ultra résistant, qui peut s’apposer sur toute autre matière, empêche la poussière de s’y nicher et se prête particulièrement aux mini surfaces d’un garde-temps… et pourquoi pas, aux minuscules pièces d’un mouvement horloger. Sur le plan esthétique, la surface ainsi traitée s’enrichit de reflets arc-en-ciel dont chaque empreinte demeure unique. Aucune image du résultat n’est encore visible.

*La marque co-fondée par le designer urbain Pierre Koukjian s’aventure régulièrement sur le terreau des matériaux extravagants: Graphite, Iridium, Airain issu d’une véritable cloche de cathédrale, feuilles de havane pétrifiées sur un cadran, asphalte aspergeant un cadran.

Ball Watch, lisibilité grâce aux tubes

Lire l’heure en toute circonstance, même lorsque les jours rétrécissent et que lumière diurne est comptée, fait partie de l’ADN de cette marque dont le fondateur, Webb C. Ball établissait déjà en 1891 ses stricts standards de lisibilité. Depuis plus de 10 ans, la marque établie à Neuchâtel et propriété de Francisco A. Herrera, équipe ses cadrans et ses aiguilles de tubes de gaz dont la technologie, suisse de surcroît, rompt avec les procédés habituels utilisés en horlogerie. Ainsi, le tritium capturé sous forme de gaz est encapsulé dans des microtubes sécurisés de verre, exempts de tout danger radioactif. Lorsque ses molécules viennent heurter la surface interne colorée des capsules, une énergie lumineuse se dégage. Le phénomène dure environ 20 ans sans nécessité d’une recharge extérieure. Cent fois plus intense que les luminosités courantes dans la branche, le phénomène photogène autorise des déclinaisons colorées, pour le plus grand bonheur des designers.

Saphir de synthèse, déjà 80 ans…

Déjà 80 ans que le saphir fait son apparition au poignet, remplaçant la célèbre glace en plexi. C’est un modèle Duoplan de Jaeger LeCoultre qui accueille le premier, en 1929, l’invention du chimiste de Dunkerque, Auguste Verneuil (1856-1913): à partir de poudre d’alumine il fabrique un saphir de synthèse qui dispose des même caractéristiques que celles de la pierre naturelle. Appartenant au Swatch Group, la société Comadur est le fabricant leader en Suisse de ces glaces. Century, marque biennoise âgée d’une quarantaine d’année est connue pour faire usage de ce matériau dans la fabrication (ou la taille, devrait-on dire) de ses boites de montres. Quant à la marque Quinting, elle l’utilise pour fabriquer des calibres électro-mécaniques qui s’inscrivent dans la plus pure tradition des montres mystérieuses, équipés de six disques saphir tournants. Cette particularité n’échappe pas à  Christian Dior qui lui commande un calibre spécifique, pour sa collection Christal. Happy birthday Saphir, et longue vie…

Diamants guinéens, la reprise?

Batax Bouna International Mining Corporation, une société jusque là inconnue appartenant partiellement au Guinéen Elhadj Bouna Kéita -acheteur et évaluateur de diamants et pierres gemmes, reprend les activités moribondes de AREDOR (Association pour la Recherche du Diamant de de l’Or) abandonnée par les capitaux pakistanais depuis 2008, qui devrait donc rouvrir. « Trouver un opérateur qui aura les moyens de reprendre la société, de relancer les activités, de payer les arriérés des employés et de les réengager » était l’objectif, selon l’interview donnée par le Ministre des Mines à Onga Camara, correspondant à Conakry du journal Les Afriques. Ticket d’entrée? 30 mio de dollars et 15 mio pour la réhabilitation de l’usine des mines de diamant de Bananköro, dans la préfectuer de Kérouané, au sud-est de la Guinée. Deux autres « repreneurs » potentiels, vraisemblablement Daf Limited (appartenant à un géologue guinéen appuyé par des intérêts émiratis) ainsi qu’une compagnie sud-africaine, se seraient désistés. Dans les comité de sélection et d’audit se trouvait des spécialistes du ministère des Mines et… bien sûr, un représentant de la junte militaire, le général Sékouba Konaté. L’espoir est donc permis. Que la provenance guinéenne des diamants ne soit plus liée à de mauvais résultats, tant au regard du Processus de Kimberlay que dans les bilans laissés par AREDOR. Source, Les Afriques (s’abonner à la newsletter de cette excellente publication).

Gérald Genta, la fuite, le Magsonic et l’Arena Meta Sonic…

Oups… ! Une fuite informe le bloghorloger de la présentation à Baselworld par Gérald Genta d’une nouveauté de la collection «Arena», la «Meta Sonic Arena». La marque voulait strictement réserver l’info à ses bons clients, comme un privilège d’initiés. C’était sans compter sur notre esprit chineur titillé par quelque complicité: d’une valeur avoisinant le million de CHF, cette Grande Sonnerie serait faite en une matière révolutionnaire, idéale pour l’amplification du son. En fouinant un peu, on a trouvé le nom de ce matériau, une marque déposée (Trade Mark M987961) en Grande-Bretagne (est-ce pour brouiller les pistes?) par Inteltech SA (Neuchâtel). Nul doute, le proprio du brevet est Daniel Roth et Gérald Genta Haute Horlogerie SA à Meyrin. Il s’agit du (ou de la) Magsonic. Et puisque le tout a été publié dans le ‘Electronic Trade Mark Journal‘ du 6 février 2009, on va dire que c’est officiel et qu’on peut balancer l’info. Entre nous, on préfère nettement «Magsonic» à «Géraldium» ou à «Gentanimum»…

DelaCour joue avec l’asphalte. Le goudron s’invite…

Côté matières inédites, DeLaCour persiste dans des explorations à froisser un Jean-Claude ou à exaspérer un Fawaz. Présentée en primeur au Grand Prix F1 de Singapour, la dernière Bichrono, la S3 (série limitée) s’offre un cadran aussi âpre que l’asphalte, dont une pulvérisation renforce l’effet « vitesse ». C’est la première fois qu’une montre affiche la même texture que les circuits automobiles dont elle se veut la manifestation. Coquetteries supplémentaires, ses chiffres fluorescents évoquent un tableau de bord par temps sombre, son anneau, un drapeau à damiers. Après les feuilles de Havane, l’acier des cloches de Saint-Gall et quelques autres inéditions de matières conjuguées (fusionnées oserions-nous presque dire), au tour du goudron de s’inviter dans l’habitacle de ces garde-temps innovants.

Paul Picot s’entiche de l’ardoise.

Non pas que la marque aux mains de la famille Boiocchi (père et fils) se décide à retourner à l’école. Mais c’est de l’ardoise, aux couches vieilles de 300 millions d’années, qui compose le cadran de son dernier chronographe, le « Paul Picot Technograph Wild Ardoise », dont la production ne dépassera pas les 200 exemplaires et le prix de vente public les CHF 8′900.00. A l’heure où d’aucuns s’approprient toute nouvelle matière dans l’horlogerie (ce n’est que de la communication), il convient de souligner l’arrivée de ce matériau, pour la première fois dans l’horlogerie haut de gamme.

SSC, les p’tits déj’ horlogers: montres sans lubrification?

Bienne, le 26 novembre 2008, Palais des Congrès. Vigoureuse et régénérée par le succès sans précédent de ses events (son première petit déjeuner, à la Vallée de Joux, avait connu une affluence record), la Société Suisse de Chronométrie remet ça. Comme d’hab’, le thème est dans l’air: « Montres sans lubrification, mythe ou réalité? »: Ça promet d’être très chaud dans les chaumières manufacturières, on peut encore s’inscrire. Car, de la montre mécanique, on attend une précision et une constance extrême, par n’importe quelle condition de port: chocs violents, champs magnétiques, autres sollicitations hostiles. Maîtriser la lubrification est donc primordial. Sur le ton du pédagogiquement convivial et réseauteur, les nouveaux enjeux de cette quête horlogère séculaire seront traités par quelques sommités: Michel Maillat du Laboratoire Dubois parcourera 35 ans de recherche en tribologie; Yves Berthier (LaMCoS, Insa Lyon) conjuguera les divers concepts tribologiques, de la lubrification fluide à la solide; quant à A. Laager et M. Parietti de MPS Micro Precision Systems SA exposeront leurs découvertes anti-lubrification. Rendez-vous à Bienne.

Chromalight, la luminescence selon Rolex

Outre les innombrables performances améliorées de la Rolex Oyster Perpetual Sea-Dweller Deepsea, la célèbre montre professionnelle de plongée à grandes profondeurs relancée par Rolex, le Chromalight est une nouvelle matière luminescente, encapsulée, qui, sur des tons bleuâtres, repoussent les limites de la visibilité en environnement ténébreux. Ainsi, les mesures de luminescence réalisées selon la norme ISO 17514 sur la matière lumineuse, procurent 308% de performance supplémentaire après 180 minutes dans l’obscurité, par rapport à la matière utilisée dans les anciennes Sea-Dweller.

Les matières, journée d’étude de la SSC

Le 17 septembre 2008, à Polyexpo (et non plus à l’Heure Bleue) de La Chaux-de-Fonds, la SSC donnera son annuelle journée d’Etude sur le thème des matières, avec la participation de sommités du domaine. Sûr qu’une fois de plus l’esquisse des tendances de la branche, voire des options en cours, sera passée au crible de la science. Voir le programme. S’inscrire via le formulaire.

Le Corian dans l’horlogerie.

Hamilton sort un modèle avec des décorations en Corian, cette nouvelle matière détournée de Dupont de Nemours pour l’horlogerie. Il s’agit d’une GMT Navy de la collection Khaki, superbe modèle à 3 poussoirs gold, d’une blancheur très estivale. Le nom des villes proposées incite au shoping à Pitt St Mall (Sydney), 5e Avenue (NY), Causeway Bay (Hong Kong), Avenue Montaigne (Paris), Ginza (Tokyo), Bahnhofstrasse (Zurich) et Ermou (Athènes). A ma connaissance, il n’y avait que Dolce & Gabbana qui avait goûté de cette matière.

Céramique et horlogerie.

Elle réduit à la cuisson. La céramique entre en force dans l’horlogerie. Sa principale qualité demeure la dureté, sur l’échelle de Mohs, elle vient juste après le diamant et les rubis ou saphirs synthétiques. En fait, elle est elle-même un oxyde et donc est inoxydable par excellence. Elle se présente en poudre de bauxite, en provenance d’Afrique, d’Australie, ou d’Asie qui, une fois mélangée à des liants organiques, se prête au frittage. Le frittage est une opération de chauffe à hautes températures qui, après pressage, fait fondre les liants pour obtenir, dans un moule, la forme finale qui sera 20% plus petite que l’original. D’où son extrême difficulté à être travaillée. Lire également le dossier « Passion Céramique » dans le magazine Montres Passion.

Céramique, développements chez Rado

Céramique, développements. Rado annonce pour Baselworld 2008 la sortie d’une céramique couleur or. La marque a déjà exploré, à partir de divers pigments, les couleurs platines, bleues électriques, verts, gris et bien sûr noir ou blanc. Les boîtes de Rado sont produites chez Comadur, une filiale du Swatch Group. Désormais, et c’est un grand tournant pour cette matière et ceux qui l’utilise, elle peut se présenter sous forme mate, satinée. Jean-Claude Biver aurait même trouvé un moyen de la « micro-billée », ce qui, d’avis d’expert, n’est pas forcément des plus heureux.

Dico horloger, le Berner toujours suprême…

Le fameux dictionnaire Berner n’en finit pas de tuer toute velléité éditoriale de lexiques ou glossaires en tous genres. En effet, ses 4′790 termes, compactés au maximum depuis 1995 en un seul volume, continuent de servir la dimension référence de cet ouvrage qui se décline en français, allemand, anglais et espagnol. Il est édité par la Fédération Horlogère Suisse et son prix est de CHF 250.00 (pour un achat fait en Suisse). Le commander ? http://www.fhs.ch/fr/berner.php ou http://www.fhs.ch/fr/shop/

Boileau-Despréaux (1636-1711)

Boileau-Despréaux (1636-1711) écrivait dans ses satires une de ces maximes qui aurait plu à Sacha Guitry : « L’or, même à la laideur, donne un teint de beauté. »

Les couleurs de l’or.

Bien que l’or blanc et l’or rose soient plus onéreux que l’or jaune, il convient de noter que leurs couleurs sont issues de mélanges avec d’autres matières et que seul l’or jaune est pur. Il peut l’être à 995 pour mille ou à 999.99 pour mille, selon le soin apporté au raffinage. L’or bleu, dont Ludwig Muller se targue d’être l’inventeur et le détenteur de la recette, est obtenu à partir d’un alliage de fer.

Le prix de l’or

Le prix de l’or dépend du cours de l’once et du cours du dollar. Car l’or se négocie en dollars ce qui contraint les pays dont ce n’est pas la monnaie, d’acquérir du dollar avant d’acquérir de l’or. Si le dollar baisse, le prix de l’or baisse. L’once d’or représente 32,148 grammes et vaut, à l’heure de ces lignes, 743,79 dollars. C’est une valeur refuge, du fait que de nombreux pays en ont fait une réserve, destinée à les préserver des crises les plus cruelles. Tandis que certains pays occidentaux ont puisé dans ces réserves, remettant en circulation certaines quantités d’or, d’autres pays, surtout émergents, sont en train de s’en constituer de nouvelles.

Or et « Swiss Made ».

Ce label est également une véritable plus-value lorsqu’il est apposé sur des lingots d’or au bénéfice du label « London Good Delivery », le plus prisé. Ainsi, la Suisse est le plus grand raffineur d’or du monde, avec ses quatre raffinerie et ses environ 50% du marché mondial. L’or à raffiner provient tant des mines que du recyclage (scrap). Il n’est pas un gramme d’or qui n’ait péri, depuis la nuit des temps. Ainsi, à la quantité annuelle d’or minier s’ajoute chaque année à la réserve mondiale existante.

Le Palladium, très rare

Le Palladium, très rare, appartient comme le platine, au groupe PGM (Platinium Group Metal). La marque Fors, appartenant à MKS Finances, fabrique l’ensemble de ses bijoux et accessoires dans cette matière

TR90, matière issue de la recherche spatiale, translucide et incassable

TR90, matière issue de la recherche spatiale, translucide et incassable. En fait, avant d’être « récupéré » pour l’horlogerie, il est utilisé dans l’optique, sous l’appellation « Grilamid TR90 ». Très léger, ne s’oxyde pas et surtout résistants aux impacts, donc incassable, offrant en sus un excellent degré de résilience (le fait de mieux laisser s’écouler l’eau sur sa surface).

Pays producteurs de diamants.

Si l’Afrique regorge de diamant, l’Australie en demeure le premier producteur de type « industriel », soit 90% de l’ensemble des diamants extraits, avant la Russie et le Canada. On l’utilise en poussière, pour tout ce qui fore, coupe ou polit. Seuls 10% sont des gemmes et se destinent à la bijouterie : beauté, rareté et invincibilité… Le diamant fleurit, il pousse, comme tout cristal. Plus il est gros, plus cette maturation se décline en millions d’années.

Tailleurs de diamants.

Les premiers tailleurs de diamants sont les Vénitiens. Aujourd’hui, les capitales de cette activité sont Anvers, New York, Tel Aviv, Bombay et depuis peu, la Chine. Dans ces villes, les diamants arrivent bruts et repartent taillés. Chacune a son histoire : à Anvers par exemple au Moyen-Âge, les Juifs n’ayant pas le droit d’exercer les métiers des Chrétiens, s’en firent une spécialité.

Diamant, la matière

Le diamant, c’est du carbone à l’état pur. La mine de crayon par exemple, c’est du carbone, quatrième élément de l’univers, à la base de toute vie, végétale, animale ou humaine. Sous une pression gigantesque et par une température d’environ 1′500 degrés, il se transforme en diamant, la plus dure des matières.

Diamants de synthèse, quelle différence?

Diamants de synthèse : mêmes propriétés chimiques, optiques et physiques que le diamant issu des mines. Il mettra toutefois quelques semaines pour « grandir » contre 47 millions d’années pour les plus jeunes et 3 milliards d’années pour les plus anciens.

Argent 800, Van der Bauwede.

Van der Bauwede. L’argent 800. C’est avec ce matériau, un alliage exclusif, précieux et se laissant patiner, que la marque se fraie un chemin original dans l’univers horloger. La forme “tonneau� fait aussi partie de ses débuts remarqués. La légitimité horlogère vient ensuite, en fouillant un peu dans les archives familiales.

Diamant rouge, le plus cher

Le diamant rouge est le plus cher de tous, il n’y en aurait qu’une quinzaine selon Ramon Cortez, diamantaire passionné. Chez Sotheby’s il atteignit le million de dollars pour 1 carat, soit cinq fois plus pour 1 gramme !

Processus de Kimberley (mai 2000)

Processus de Kimberley (mai 2000). Grâce au Canada, le Conseil de Sécurité de l’ONU met au point un système de certificat d’authenticité, afin d’affaiblir le commerce illicite des diamants, source de financement de conflits. Exit les « diamants de la guerre » en provenance de la Sierra Leone, d’Angola et du Congo ? Ils disposaient d’une place privilégiée d’échange au Liberia de Charles Taylor (voir le film ‘Blood Diamond’). Certains diamantaires, comme le jeune et bouillonnant Ramon Cortez, estiment qu’il faut encore aller plus loin avec l’instauration d’un label d’origine et d’une traçabilité plus réglementée.

Bling Bling, la mouvance

Mouvance « bling-bling » : initiée par la culture hip-hop rap du show business américain, elle érige les diamants, ostensiblement portés et revendiqués, en signe d’une ultime réussite. Le public, pour faire comme ses stars mais ne disposant pas de moyens suffisant, se rabat sur d’autres formes de brillants, conférant à la mouvance son côté « toc ».

Diamants noirs

Diamants noirs : diamant pur à plus de 99%. Il est chargé de tant de marques de croissance (inclusions) qu’on le destinait auparavant à l’industrie. Le joaillier Fawaz Gruosi (de Grisogono) réussit le merveilleux coup marketing d’en attiser la demande. Il est tout aussi rare, beau.

Diamants de synthèse

Diamants de synthèse : mêmes propriétés chimiques, optiques et physiques que le diamant issu des mines. Il mettra toutefois quelques semaines pour « grandir » contre plusieurs millions d’années.

Diamant, la matière

Le diamant, c’est du carbone à l’état pur. La mine de crayon par exemple, c’est du carbone, quatrième élément de l’univers, à la base de toute vie, végétale, animale ou humaine. Sous une pression gigantesque et par une température d’environ 1′500 degrés, il se transforme en diamant, la plus dure des matières. Le processus atteint les 3 milliards d’années, 47 millions d’années pour les plus jeunes. Si l’Afrique regorge de diamant, l’Australie en demeure le premier producteur de type « industriel », soit 90% de l’ensemble des diamants extraits, avant la Russie et le Canada. On l’utilise en poussière, pour tout ce qui fore, coupe ou polit. Seuls 10% sont des gemmes et se destinent à la bijouterie : beauté, rareté et invincibilité… Le diamant fleurit, il pousse, comme tout cristal. Plus il est gros, plus cette maturation se décline en millions d’années. Les premiers tailleurs de diamants sont les Vénitiens. Aujourd’hui, les capitales de cette activité sont Anvers, New York, Tel Aviv, Bombay et depuis peu, la Chine. Dans ces villes, les diamants arrivent bruts et repartent taillés. Chacune a son histoire : à Anvers par exemple au Moyen-Âge, les Juifs n’ayant pas le droit d’exercer les métiers des chrétiens, s’en firent une spécialité.

BrownyBrown Gold

Fawaz Gruosi, l’or brun. Après avoir été l’homme qui a mondialisé le « diamant noir », plus rare encore que le diamant habituel, le jet-setteur créateur s’offre de revisiter l’or. De lui donner la sensualité d’une peau bronzée, le suave du miel… Et d’appeler sa trouvaille : « BrownyBrown Gold ». Historie à suivre.

Palladium

Palladium, le métal oublié. Solide et brillante matière précieuse, similaire au Platine, le Palladium était exploité principalement en bijouterie comme alliage pour l’or gris. Vingt fois plus rare que l’or, il appartient à la famille du Platine. Sa couleur blanche éclatante qui ne ternit pas et son haut niveau de pureté (plus résistant et plus dur que l’or) lui valent d’être désormais utilisé dans l’horlogerie à sa juste valeur. Notamment dans la fabrication de la Macho Palladium 950, la nouvelle collection d’Ulysse Nardin. http://www.ulysse-nardin.ch/

Palladium

William Hyde Wollastone découvre le Palladium. Cette matière rare et précieuse, de la famille du Platine, est désormais exploitée en horlogerie (Ulysse Nardin notamment). Dans la mythologie grecque, Pallas était l’amie d’Athéna, déesse des Arts. En 1803, William Hude Wollastone donnait le nom de Palladium au nouvel élément qu’il venait de découvrir…

Ashoka

Ashoka : il s’agit d’un nom donné à une taille de diamants.

Agate-mousse

Qu’est-ce que l’agate-mousse ? C’est un minéral naturel semi-translucide parcouru de fines marbrures rappelant des motifs végétaux. Née dans les profondeurs de la terre, cette calcédoine aux reflets laiteux a toujours fasciné les hommes par ses inclusions de minéraux évoquant des nervures végétales. Audemars Piguet l’utilise comme support à son Tourbillon « Edward Piguet » (sortie 2005). Un support qui fait office de cadran, toujours unique, chargé d’une histoire qui mêle feu, roche, eau et gaz, remontant à la nuit des temps. Calibre 2862, remontage manuel. Boîtier or rose 18 carats. Réserve de marche 48 h. Bracelet crocodile « grande écaille carrée » cousu main, boucle déployante AP, or 18 carats.

Alacrite 602, superalliage

Alacrite 602, superalliage exceptionnellement résistant composé de 57% de cobalt, 31% de chrome et 5% de tungstène, avec des traces de carbone, de silicium et de fer. Utilisé dans le domaine spatial et… l’horlogerie. Sa dureté est deux fois supérieure à celle de l’acier. Le Vicker est l’unité de comptabilité de la dureté. Ainsi, l’Alacrite 602 est à 430 Vickers tandis que l’acier à 200 Vickers.