Régler son ordi sur la fréquence confédérale.

Le temps est-il politique? Comme toute forme d’étalonnage, les poids, les mesures et bien sûr la mesure du temps, la certification chronométrique est affaire d’Etat. C’est, au sens politique du terme, une mission de l’Etat que de permettre à ses populations d’accéder au temps. Dans le passé, cette responsabilité incombait aux Observatoires nationaux ou cantonaux, qui redistribuaient aux horloges publiques et aux monuments. Aujourd’hui encore, c’est le METAS, Office Fédéral de Métrologie, qui a la mission de contrôler, de définir le temps confédéral qui, soit dit en passant, est plus de nature atomique que mécanique. Car la fréquence traquée est de l’ordre du milliardième de seconde! Ce temps étalon, côté ondes, était distribué par l’émetteur de Prangins, érigé en 1931. Hélas, pour raisons économiques et puisqu’on se satisfait des super signaux venus d’Allemagne, sa fermeture a été programmée. Rénovation et entretiens coûtaient trop chers. Pour tout de même avoir accès à notre temps confédéral, il y a un moyen simple. Qui passe par tout ordinateur, quelle que soit sa position dans le monde. Il suffit d’aller dans les préférences systèmes de votre machine et d’inscrire ntp.metas.ch (le temps fourni par le serveur METAS, ntp signifiant Network Time Protocol).  Ça vous évitera de vous en remettre à Bill Gates ou Steve Jobs pour connaître l’heure exacte. Après tout, même si on porte une montre mécanique à chaque poignet, c’est souvent sur son smartphone que l’on vérifie l’heure. De plus, en matière de temps atomique, la Suisse, avant même deux nouveaux projets d’horloges atomiques en cours, fait déjà figure de bon élève dans le collège des nations UTC. Une réunion de scientifiques délégués par leurs pays pour calculer la moyenne des temps étatiques. J’y reviendrai.

Les alternances par heure troquées contre le Hertz

Du Hertz, en veux-tu en voilà. Depuis quelques temps, les communiqués horlogers se sont mis au Hertz. Dommage, la terminologie, dans l’esprit du non initié, s’apparente plus à l’émanation électrique d’un appareil ménager qu’à la noblesse subliminale d’un système balancier spiral. Tandis que les passionnés commencent enfin à comprendre ce que les alternances par heure signifient, les 36’000, 28’000 ou 21’600, voici que cette unité plus tendance obligent aux conversions acrobatiques. Sur le forum d’horlogerie-suisse.com, la question remue les émois… On se sent moins seul. Au fait, qui a commencé?

GMT et boussoles, astuces d’horlogers.

Comment obtenir une boussole à partir d’une simple montre 3 aiguilles? La lecture de la newsletter août 2010 de l’horloger genevois Denis Asch y répond. « Réglez votre montre à l’heure de Greenwich et pointez l’aiguille des heures en direction du soleil. La droite qui coupe en son milieu l’angle formé par l’aiguille des heures et 12h (bissectrice), indique l’axe Nord-Sud. » Alors tant que l’heure est aux confidences astucieuses, en voici une autre: comment transformer son chronomètre automatique en montre à double-fuseau horaire ? Attendre minuit ou midi moins 2 minutes, heure locale. Modifier la position de l’aiguille des heures, grâce au poussoir adhoc, en fonction de l’heure du deuxième fuseau horaire choisi, celui de la destination par exemple. Partant de l’idée que l’opération dure deux minutes, lorsque tout est OK, enclencher, à minuit ou midi précise, le chronomètre dont la comptabilité du temps (minutes, puis heures) indiquera dès lors l’heure locale, laissant aux autres aiguilles principales, celles des minutes et des heures, le soin d’indiquer l’heure du deuxième fuseau horaire. Le tour est joué, mais attention. Lorsque la montre est automatique, la sollicitation simultanée en continu et non de manière occasionnelle des fonctions chronomètres, risque d’essouffler la préserve de marche. Ainsi, il faudra peut-être, durant le séjour ailleurs, contribuer occasionnellement au remontage de la montre. A moins que le rotor soit en or, voire en platine. Car ce sont des matières plus lourdes que l’acier et donc, grâce aux mouvements naturels du porteur de la montre, plus enclines à recharger le ressort du barillet.

Innovation, un module réserve de marche à l’EPHJ

D’après le magazine JSH -Journal Suisse d’Horlogerie dont la sortie est prévue pour début juin, une nouveauté risque de susciter un bel intérêt des marques de montres désireuses d’installer dans leurs modèles des réserves de marches. Il s’agirait d’un différentiel à billes miniaturisé pour indicateur de réserve de marche, dont la présentation au Congrès International de Chronométrie de la SSC – Société Suisse de Chronométrie qui se déroulera à Montreux en septembre 2010, serait déjà au programme. En attendant, c’est du côté de l’EPHJ à Lausanne Beaulieu, le salon des fournisseurs, que cette réalisation développée par trois acteurs, dont la société MPS – Micro Precision Systems et la marque danoise Urban Jürgensen & Sønner, sera présentée en première. Apte à se fondre dans tous les environnements et formats, ce module de faible encombrement pourrait révolutionner l’univers de cette complication prisée.

Tourbillon et précision, le débat continue

Pour l’acheteur et l’aficionado, le mécanisme du tourbillon ne fait pas seulement rêver par sa complexité et sa magie, il est toujours synonyme de précision accrue. Du côté des spécialistes, on a toujours fait preuve de circonspection. Puisque pour fonctionner, ledit mécanisme, au demeurant génial, puise dans les réserves énergétiques du mouvement, au risque de l’appauvrir dans sa fontion première de précision constante. Le concours de chronométrie 2009, organisé par le Musée du Locle a donc étonné par ses résultats: trois tourbillons en tête! Qui a raison? Un dossier du prochain JSH Journal Suisse d’Horlogerie (sortie pour le salon EPHJ-EPMT) fait le point. Au-delà du débat scientifique, une certitude. La précision reste possible grâce au savoir-faire du régleur. Un métier qui, selon Jean-Claude Dubois, président de la Société Suisse de Chronométrie, se doit d’être transmis à la relève. Lire le sujet concours SSC.

Dico horloger, 4’790 termes à portée de souris…

Sacré boulot que de mettre en ligne le célèbre dictionnaire professionnel illustré de l’horlogerie (Berner), en français, anglais, allemand et espagnol. C’est chose faite sur le site de la FH (Fédération Horlogère suisse), qui met à portée de click, c’est très pratique au niveau recherche, les définitions ainsi que les links hypertextes qui permettent les transversalités. C’est gratuit et accessible. Les élèves en horlogerie sont gagnants, les passionnés aussi. Pour ceux qui doivent s’embarquer dans des traductions, voici l’anglais, l’allemand et l’espagnol.

Le rotor facial, déjà inventé en 1995… Rectificatif

En mars 2008, bloghorloger.ch retrouvait trace du brevet N° CH 685363, délivré le 30 novembre 1995 et portant sur le premier garde-temps à remontage automatique équipé d’un rotor facial (à ne pas confondre avec le double-rotor de Perrelet). Mandaté par un boîtier connu dans l’industrie horlogère suisse et aujourd’hui décédé, l’étude technique ainsi que la réalisation d’un premier prototype fonctionnel avaient été confiées à l’horloger Jean-Claude Nicolet (premier prix Gaïa, réputé pour ses innovations horlogères). Puisque les héritiers du déposant n’auraient pas prolongé la validité de ce brevet qui, de toute manière après 20 ans tombait dans le domaine public, la voie était libre pour le dépôt d’une nouvelle patente. Est-ce une raison suffisante pour affirmer, comme le fait Frédéric Jouvenot, par ailleurs excellent horloger et courageux entrepreneur, que, « 40 ans après (1969-2009), le chronographe automatique est réinventé« ? Et de s’approprier en termes dithyrambiques la paternité du « premier chronographe intégré de l’histoire avec un système de remontage complet visible côté cadran« ? Ces mots s’appliquent au modèle ACE et à son calibre, le FH-ACE-001. Le passé regorge d’inventions qui, quand bien même pussent-elles être brevetées, mériteraient de temps à autre un petit coup de projo et… une petite dose d’humilité. On pourra toujours admettre qu’il ne pouvait pas le savoir, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui et ce qui n’enlève rien à la bonne réputation de sa créativité: hommage au culte ancestral du soleil, son dernier modèle Hélios, présenté à BaselWorld 2010, en est la preuve… Lire aussi sur tendancehorlogerie.com.

Ça tourne pas rond au Locle. Engrenages carrés?

Si, si, vous lisez juste. Le carré s’immisce dans les rouages et les trains d’engrenages. Carréages devrait-on dire. En quoi une telle invention, issue de la Haute-Ecole de l’Arc au Locle, pourrait-elle intéresser les horlogers? C’est qu’en fait, comme c’est déjà le cas des chaines de production de l’industrie où l’avance par à coups est préférable à l’avance régulière, il se pourrait bien que les constructeurs de calibres s’inspirent de ce nouveau champ de possible pour faire tourner les aiguilles d’une montre de manière irrégulière. Par exemple plus lentement lorsque c’est la nuit et qu’il nous importe peu de savoir l’heure, puis plus rapidement, lorsque les heures à voir sont diurnes. L’invention, rendue possible grâce aux nouvelles technologies MIME (moulage par injection de poudre de matière), risque fort de secouer le landern-horloger. Elle fait en tous les cas l’objet d’un exposé scientifique donné lors de la journée d’Etude de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, à Lausanne Beaulieu le 16 septembre, par Pascal Winkler, Professeur HES en Microtechniques horlogères.

Applique

On appelle appliques les chiffres des heures ou les signes découpés dans des plaques métalliques et ensuite collés ou rivés sur le cadran.

SSC, les p’tits déj’ horlogers: montres sans lubrification?

Bienne, le 26 novembre 2008, Palais des Congrès. Vigoureuse et régénérée par le succès sans précédent de ses events (son première petit déjeuner, à la Vallée de Joux, avait connu une affluence record), la Société Suisse de Chronométrie remet ça. Comme d’hab’, le thème est dans l’air: « Montres sans lubrification, mythe ou réalité? »: Ça promet d’être très chaud dans les chaumières manufacturières, on peut encore s’inscrire. Car, de la montre mécanique, on attend une précision et une constance extrême, par n’importe quelle condition de port: chocs violents, champs magnétiques, autres sollicitations hostiles. Maîtriser la lubrification est donc primordial. Sur le ton du pédagogiquement convivial et réseauteur, les nouveaux enjeux de cette quête horlogère séculaire seront traités par quelques sommités: Michel Maillat du Laboratoire Dubois parcourera 35 ans de recherche en tribologie; Yves Berthier (LaMCoS, Insa Lyon) conjuguera les divers concepts tribologiques, de la lubrification fluide à la solide; quant à A. Laager et M. Parietti de MPS Micro Precision Systems SA exposeront leurs découvertes anti-lubrification. Rendez-vous à Bienne.

Nanotubes de carbone, le 14 novembre 2008. Neuchâtel

Ce séminaire initié par Infomat (département matériaux de Centredoc dirigé par Alain Vaucher) a pour thème ces filaments de carbone pur dont les exceptionnelles propriétés mécaniques, électriques, thermiques et chimiques sont porteuses d’espoirs économiques gigantesques. Seront-ils les moteurs de notre prochaine révolution industrielle ou le début de la fin de l’espèce humaine? Car on soupçonne les nanoparticules d’être capable de franchir, en raison de leur minuscule taille, les membranes cellulaires ou les barrières biologiques, telles que notre peau par exemple? Les défis sont partout. Tant dans leur fabrication industrielle que dans leur manipulation par des ingénieurs. Découverts en 1991, ils font depuis l’objet de moult études. Utilisés dans des matériaux composites à matrice polymère et céramique, ils fascinent autant qu’ils font peur. Côté horlogerie, les Japonais sont précurseurs. En se penchant sur les brevets déposés, on en déduit que certains applications pour la montre mécanique et électronique sont envisagées. On peut encore s’inscrire à ce passionnant séminaire.

Le lexique horloger n’est plus à vendre. Il performe comme jamais…

En 2005, Dimitri Xanthos, fondateur éditeur du Lexique-Horloger, une publication et un site internet qui habitent le paysage des médias horlogers depuis plus d’une décennie, cherchait à passer la main. Voir la news du bloghorloger. Quelques offres plus loin, principalement des propositions en-deçà de ses espérances de puriste et de franc-tireur, il décide de ne plus se retirer et, chargé d’une énergie nouvelle et d’une capacité à enfanter des projets utiles, il peaufine son avenir. Soit dit en passant, il est assis sur un trésor inestimable. Son site, ainsi que les concours qui s’y succèdent, ont généré une presque centaine de milliers d’adresses d’amateurs d’horlogerie. De quoi attiser les convoitises communicationnelles des marques… Bravo, l’oeuvre d’une vie, utile, génératrice de savoirs et de culture horlogers.

Le vibrographe.

Longtemps le régleur, également appelé le chronométrier puis parfois maître régleur, avait le difficile devoir de garantir la précision. Cela prenait du temps. Il fallait au minimum 2 à 5 jours d’attente, pour être en mesure de tirer des conclusions des tests de marche d’une montre qui se faisaient en 2 ou 5 positions. A l’issue de ces phases de vérification, il faisait des retouches presque à l’aveuglette… et, recommençait ses observations jusqu’au moment où sa conscience professionnelle lui semblait en phase avec les critères de l’usine. Avant que le quartz ne résolve cette problématique de la précision, un appareil capable de comparer instantanément la marche des montres a fait son apparition. Le vibrographe. Pour la petite histoire, les régleurs de l’époque voulurent d’abord casser cet appareil, craignant pour la perpétuation de leur métier. Il leur fallu quelques semaines pour en être ensuite accro.

Michael Bittel, objectifs amovibles pour cadrans changeants..

N’allez pas vous méprendre. Rien à voir avec le modèle répétition minutes de De Grisogono, la Occhio Ripetizione Minuti qui, lorsqu’on désire entendre l’heure qu’il est, s’ouvre pour laisser admirer le spectacle des marteaux tapant les timbres… Non, l’invention de Michael Bittel, horloger créateur, déposée comme il se doit en juin 2008 (N°DM/070715 à l’OMPI) , s’offre un voyage en des temps plus anciens. Un vieil objectif sacrifié, démonté et source d’une visuelle inspiration des plus magiques. Le modèle adapté pour la première fois à une montre offre, selon les croquis, trois cadrans, grâce à un principe d’un cadran stable sur lequel se superposent, à l’envi, un double diaphragme offrant deux autres cadrans. Les recherches de personnalisation sont en cours… Sortie en mars 2010, pour les salons horlogers.

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La ligne, une ancienne mesure.

Souvent, dans les descriptifs de modèles horlogers, à côté du mot calibre, figure un chiffre suivi d’une fraction et du mot ‘ligne’. On parle de calibre 8 ¾ lignes ou 12 ½ lignes par exemple. Il s’agit là de son diamètre, exprimé dans une ancienne mesure, « la ligne » qui valait un douzième de pouce, à savoir 2,256 millimètres. Cette mesure est encore utilisée pour calibrer les mouvements de montre. Il s’agit de la persistance désuète d’une tradition horlogère. Ainsi, un calibre 12 ½ lignes mesure 28,2 mm de diamètre. Peut-être est-il nécessaire de rappeler ce qu’est un calibre en horlogerie, en dehors de sa signification originelle qui est un synonyme du mot « dimension » (pièce servant de mesure, d’étalon) ? Horlogèrement parlant, le mot a évolué pour qualifier un certain type de mouvement de montre. Par exemple, calibre rond, tonneau ou ovale, ou calibre revolver en raison du fait que le pont de barillet ressemble vaguement à un revolver. Chez les horlogers, on utilise également ce terme pour désigner l’instrument de mesure constitué d’une règle déterminée par un bec fixe. Un second bec mobile coulisse sur la règle et permet d’estimer une dimension au 1/10 de millimètre ou au 1/12 de ligne, selon la graduation de la règle. Ce type d’instrument de mesure porte également le nom de « pied à coulisse. »

Dico horloger, le Berner toujours suprême…

Le fameux dictionnaire Berner n’en finit pas de tuer toute velléité éditoriale de lexiques ou glossaires en tous genres. En effet, ses 4’790 termes, compactés au maximum depuis 1995 en un seul volume, continuent de servir la dimension référence de cet ouvrage qui se décline en français, allemand, anglais et espagnol. Il est édité par la Fédération Horlogère Suisse et son prix est de CHF 250.00 (pour un achat fait en Suisse). Le commander ? http://www.fhs.ch/fr/berner.php ou http://www.fhs.ch/fr/shop/

Remontoir au pendant.

Remontoir au pendant. Les montres de poches avaient coutume d’être suspendues en dehors des périodes où elles étaient portées, grâce à un petit anneau se situant à 12h00. Cela leur évitait de subir les variations trop brutales de température, lorsque leur propriétaire s’en défaisait pour la nuit par exemple, la posant sur une surface froide en pierre ou sur le fronton d’une cheminée. L’indication du remontoir au pendant signifie donc que la couronne de remontage se trouvait à 12h00, comme encastrée dans le petit anneau.

Incabloc, les fameux rubis.

C’est à la fois un produit et une marque issus de la collaboration entre deux ingénieurs EPFZ, Fritz Marti et Georges Braunschweig, auteurs d’une idée novatrice : proposer aux fabricants d’horlogerie, un amortisseur de chocs complet, pré-assemblé et adapté aux côtes des mouvements. Aujourd’hui encore, ce dispositif génial, continue d’équiper la plupart des montres mécaniques et des manufactures suisses et étrangères. En 1988, le département « Incabloc », alors propriété de Portescap (La Chaux-de-Fonds) est racheté par Eric Zutter. Avant la crise des années 70, avant que l’horlogerie mécanique suisse ne revienne à l’ordre du jour, le fait que chaque montre produite soit équipée de 17 à 23 rubis (chaque rubis étant un amortisseur de chocs), les fortunes engendrées par cette invention permirent à ce fournisseur de jouer, en termes de communication, dans la cour des marques célèbres, notamment en sponsorisant le fameux tour de France cycliste. Avant cette incroyable invention, une montre qui tombait au sol n’en ressortait rarement indemne : son mouvement se cassait, la plupart du temps. A noter que, pour cette utilité, seul le rubis synthétique est utilisé.

T-Touch, technique

T-Touch, rappel technique : grâce à son cadran tactile (nouvelle technologie) et lorsqu’on l’effleure, la montre communique six fonctions utiles : baromètre, altimètre, chrono, boussole, alarme et thermomètre), sans perdre une seul parcelle de son design de garde-temps.

Swiss made, les règles.

Petit rappel des règles qui permettent, selon l’ordonnance fédérale (c’est inscrit dans la loi suisse), d’apposer le fameux « Swiss Made » ou « Suisse » sur le cadran. Valable pour toute autre expression contenant le mot « Suisse » d’ailleurs : 1. Si le mouvement est suisse. 2. Si le mouvement est emboîté en Suisse. 3. Si le contrôle final effectué par le fabricant a lieu en Suisse. Mais au fait, quand dit-on d’un mouvement qu’il est suisse ? Toujours selon la loi, est considéré comme suisse : 1. Le mouvement qui a été assemblé en Suisse. 2. Qui a été contrôlé par le fabricant en Suisse. 3. Qui est de fabrication suisse pour 50% au moins de la valeur de toutes les pièces constitutives, mais sans le coût de l’assemblage. Si le mouvement remplit ces conditions mais que la montre n’est pas assemblée en Suisse, alors l’indication « Suisse » ne pourra être apposée que sur l’une des composantes du mouvement et à l’extérieur, la mention « swiss movement » sera la seule possible.

Régulateur. Désolidarisation.

Régulateur. Autrefois, les manufactures horlogères disposaient d’une sorte d’étalon, une horloge-mère qui servait de référence en matière de précision. Elle était en généralement placée haut dans l’atelier, afin que chaque artisan puisse la voir. Sa particularité ? Une désolidarisation entre elles des aiguilles, afin de rendre la lecture de l’heure la plus précise possible. C’est aujourd’hui une vraie complication que de parvenir à placer ce mécanisme d’horloge au cœur d’une montre-bracelet. La L.U.C. Regulator de Chopard en est une exemple.

Montres à deux aiguilles, heures et minutes.

Du temps de Thomas Tompion, les montres à deux aiguilles (heures et minutes) se généralisent en Angleterre, tandis qu’en France, il faudra attendre jusque vers 1725 pour que soit abandonnée la construction à « une aiguille. »

Montre de luxe, définition confédérale !

Montre de luxe : c’est plus de 300 pièces. On compte jusqu’à 150 heures de travail pour une montre de valeur. Certains horlogers célèbres travaillent jusqu’à 2’000 heurex sur leurs chef-d’œuvres. Cette définition naïve provient du site de la Confédération, à la rubrique horlogerie ! .

Méridien zéro: Conférence de Washington en 1884

Conférence de Washington en 1884, naissance du méridien zéro et des 24 fuseaux horaires. 41 scientifiques, diplomates et hommes politiques de 25 pays y participent sous l’égide du Président des Etats-Unis. L’impensable est atteint. On se met d’accord sur la définition d’un méridien zéro, devant passer par l’observatoire de Greenwich au Royaume-Uni. La ligne de changement de date a été définie à 180 degrés de longitude est et de longitude ouest sur l’antiméridien origine. Elle passe à l’est de la Nouvelle-Zélande. Il faudra encore quelques années pour que la majorité des pays adoptent ce système et que le GMT (Greenwich Mean Time) s’impose, notamment puisqu’il permet d’intégrer sans difficulté le passage de l’heure normale à l’heure d’été, destiné avant tout à tirer le meilleur parti de la lumière du jour. Il demeure tout de même quelques exceptions de tracés et d’écarts. Néanmoins, cette conférence permet l’acceptation d’une heure moyenne, simplifiant l’incroyable multiplicité de l’heure solaire. Depuis, le politiquement correct et l’esprit village global a remplacé le GMT par l’UTC (Universal Time Coordinated) en 1972. Les principes demeurent la réglementation de 1884 à laquelle s’ajoute, puisque la rotation de la terre n’est pas précise à la seconde près, la définition d’une moyenne d’intervalles de temps définie par le recueil des données horaires de 200 horloges atomiques au césium réparties dans le monde entier. C’est donc une coordination du temps dont l’exactitude est telle qu’elle tient compte du décalage maximum d’une seconde qui se produit tous les cinq millions d’années…

Fuseaux horaires, comment le monde s’est mis d’accord

Fuseaux horaires, comment le monde s’est mis d’accord. L’introduction du méridien zéro constitue l’acceptation par tous du système standard des fuseaux horaires. La terre n’est pas un disque. Tout serait tellement plus simple. Elle ressemble à une orange qui comporterait 24 quartiers. Chacun d’entre eux correspondant à 15 degré de longitude, représenterait donc une zone horaire. Pas si simple ! Car la réalité géographique des pays ne correspond pas à la simple addition de 24 fois 15 degré, donc d’un total de 360 degrés (soit la circonférence d’un cercle, ou celle de la terre, ou également des 24 heures quotidiennes. Les vestiges de notre vision géocentrique nous incline à des « le soleil se lève » ou « le soleil se couche ». Avec la perception « cadran solaire » de l’heure, soit le calcul des demi-journée (l’absence d’ombre étant le zénith (midi), l’ombre d’avant étant la matinée (a.m) ou l’heure d’après étant l’après-midi (p.m)), les Etats-Unis au 19ème siècle comptaient 140 heures différentes. Il s’agissait d’heures vraies, d’heures solaires. Cela expliquait que deux horloges de deux villes distantes de cent kilomètres affichaient chacune une heure différente. Ainsi, au fur et à mesure du développement des trafics ferroviaires et maritimes réguliers, l’impératif d’avoir des horaires précis ou d’éviter que les voyageurs ne changent continuellement d’heure à leur montre de poche, au fil d’un voyage, a conduit à la conférence de Washington en 1884 et à l’introduction du méridien zéro, initiée grâce à des travaux pragmatiques, comme ceux de l’inventeur et ingénieur des chemin de fer canadien, Sir Sandfort Fleming (1827-1915) qui commence à mettre de l’ordre dans le chaos horaire.

COSC, Chronomètre

Chronomètre COSC. Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres. Contrairement au “Poinçon de Genève�, le COSC décerne sans discrimination le titre de Chronomètre à chaque montre déposée dans ses bureaux de contrôle et subissant avec succès 15 jours consécutifs d’épreuves portant sur la précision et la stabilité de la marche dans cinq positions, à différentes températures. Les bureaux COSC se trouvent à: Genève, Le Locle, La Chaux-de-Fonds, Bienne et Le Sentier.

Guillochage.

Guillochage. Une technique de gravage à la machine utilisée autrefois pour la décoration des boîtes de montres. Le “Grain d’orge� est le guillochage le plus courant, obtenu par le croisement de sillons sinusoïdaux. Le “Flinqué� est obtenu en produisant un effets de festons rayonnants. Les machines actuelles permettent d’obtenir des motifs décoratifs précis, jusqu’à la reproduction d’un portrait.

Chronographe

Chronographe: montre compliquée avec aiguille de seconde au centre qu’on peut mettre en marche, arrêter et ramener à zéro au moyen d’un ou de deux poussoirs. Les chronographes actuels possèdent tous un totalisateur de minutes pouvant compter jusqu’à 30 minutes et souvent un compteur d’heures pouvant comptabiliser jusqu’à 12 heures.

Fly-back

Fly-back, Pour mémoire, cette appellation, littéralement en français « retour en vol » permet de lancer plusieurs chronométrages successifs sans devoir stopper, remettre à zéro puis redémarrer le chronographe. Ce système était fort utile pour les pilotes, en phase d’approche de la piste d’atterrissage.

Equation du Temps, boussole ?

Equation du Temps, boussole ? L’inutilité de savoir le temps « réel » par rapport au temps en vigueur est bel et bien convenue. Par contre, il est une autre utilité, celle de connaître l’orientation du soleil : en donnant le midi « vrai », cette complication indique la position zénithale du soleil et par conséquent elle indique le sud.