Estelle Fallet, experte en complications.

Si le Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie de Genève semble définitivement rayé de la carte, sa Conservatrice Estelle Fallet, appelée à veiller sur ses 18′000 oeuvres environ, est une grande spécialiste des complications. Elle fait ses armes d’historienne dans sa ville natale au sein d’un musée d’horlogerie, à La Chaux-de-Fonds, «où le milieu horloger est un dénominateur commun pour nombre de familles.» Qu’évoque pour elle le terme montres à complications? «Une concentration formidable de savoir-faire et d’inventivité.» pose-t-elle. «Cet univers est fascinant, il exprime le défi relevé par les horlogers -des spécialistes, pour la traduction des mouvements célestes dans les limites extrêmes de la miniaturisation, ainsi que pour la maîtrise de la matière.» Historiquement, l’aspect ludique a joué son rôle: «les mécanismes de répétitions, des phases de lune ou du tourbillon… renforcent le côté mobile du mouvement et animent les faces de la montre. Des plus-values à tous points de vue.» Lire l’article paru dans le magazine féminin suisse Beauté Information, N° 54.

TàG Press, une signature horlogère renforcée

L’agence de presse indépendante TàG Press +41, fondée par Joël A. Grandjean, par ailleurs rédacteur en chef de JSH – Journal Suisse de l’horlogerie (le plus ancien magazine horloger né en 1876) et responsable éditorial du bloghorloger.ch, collabore régulièrement ou occasionnellement avec une vingtaine de médias dont 10 sont orientés horlogerie. Le site internet de TàG Press +41 a pour vocation la mise en ligne des articles produits, seulement après leur parution, afin d’en conserver la primeur aux éditeurs et rédacteurs en chef qui lui font confiance. Afin également d’offrir, par ce « deuxième service », un prolongement des informations dont elle est à l’origine et d’offrir à ses journalistes indépendants en réseau une visibilité commune. En effet, www.tagpress41.info reçoit environ 355′000 visites et tend à être considéré comme un média à part entière. En s’inscrivant à sa newsletter, on reçoit une alerte chaque fois qu’un article est mis en ligne. Les récentes et nouvelles collaborations de l’agence sont: Cronos Mexico, L.A. Magazine (Magazine des Ambassadeurs), Horlogerie-Suisse.com, Swiss Beauty Magazine, Bulettin de la SSC – Société Suisse de Chronométrie, Chocolat Passion, etc… Les autres « spécialisations » toujours « de niche » de l’agence de presse, sont l’Afrique, le tourisme et le voyage (membre de l’ASSET), ainsi que le domaine de la santé, les People et les musiques world. En marge de ses activités de journalisme indépendant, TàG Press +41 chapeaute également de manière totalement séparée @TRP, un « Bureau d’Ecritures » à l’origine de stratégies de communication, souvent à partir de l’écrit. Un bureau actif dans le domaine du web 2.0 management, de la communication de crise et du lobbysme, du consulting éditorial, du custum publishing (newsletter, magazines d’entreprise), du product placement (références sur demande). Une plate-forme professionnelle disposant de compétences dans le domaine événementiel.

Arnold John, horloger anglais – Histoire

John Arnold (1736-1799) né en 1736 dans un village des Cornouailles, était fils d’un horloger auprès duquel il commença son apprentissage. Suite à une dispute de famille, il quitte la maison paternelle et s’embarque bien jeune pour le continent. Il voyage d’abord en Hollande, puis en Allemagne, où il gagne péniblement sa vie, parfois comme armurier lorsque le travail d’horloger faisait défaut. Puis il rentre en Angleterre, s’établit à Londres, peu à l’aise linguistiquement. Ses années passées à l’étranger l’ont mûrit.  Il se fait alors connaître par une petite montre à sonnerie insérée dans le chaton d’une bague. Admis à présenter cette pièce au roi en 1764, un tour de force, il obtient les faveurs de la cour et… de nombreux clients.  En 1770, il contacte le Board of Longitude et soumet à l’Observatoire de Greenwich son premier chronomètre de marine. Aujourd’hui, le nom « Arnold » revit sous la marque « Arnold & Son » et sous le slogan « Master of The Longitude in London Since 1764« . Elle a son siège à la Chaux-de-Fonds en Suisse, est rattachée à la société The British Masters dont le CEO est Eric Loth.

Master of The Longiture in London Since 1764.

Maurice Ditisheim, le prix Gaïa lui rend hommage.

Grand mécène, Maurice Ditisheim était Président du Conseil d’administration du Bureau de Contrôle des Ouvrages en Métaux précieux. C’est sous son impulsion et sa vision, dès 1966 et grâce aux relations privilégiées entre le Musée d’horlogerie et son bureau, que sera développé à La Chaux-de-Fonds, ce qui deviendra le premier -et le seul musée international d’horlogerie (MIH). On lui doit d’avoir tâté le terrain, en consultant le Professeur parisien Georges-Henri Rivière, Directeur du Conseil international des musées. On lui doit d’avoir trouvé la formule « L’homme et le temps » qui coiffera l’entité institut, dont son ami Pierre Imhof assurera la présidence de la commission (IHT). Il y eut 27 projets architecturaux, et c’est le second prix, du nom de « Gnomon » qui l’emporta: une construction nouvelle, due aux architectes P. Zoelly et G.-J. Haefeli (décédé récemment), capable d’abriter en toute sécurité l’une des collections de montres et d’horloges les plus prestigieuses du monde. Ainsi le Musée quitte en 1974 les locaux de l’Ecole d’Horlogerie pour s’installer sous le parc de la villa Sandoz du Musée d’Art et d’Histoire. C’est en 1992, pour lui rendre hommage, qu’est créé, sous le règne de Catherine Cardinal (directeur scientifique et conservateur), le prix Gaïa. Qui demeure à l’horlogerie ce que le Nobel est à la politique…

Axylo, du design horloger à l’alphabet

Stéphane Avranches dessine pour Blade Design Genève, des montres et collections horlogères. Son atelier façon loft vitrine de son talent, à Plan-Les-Ouates, regorge d’idées et de pistes créatives. S’il fait partie des designers qui comptent au monde de l’horlogerie, cet ancien graphiste qui fit ses débuts en horlogerie en façonnant la marque Karbon (un essai non abouti de Vartan Sirmakes pour le groupe Franck Muller), reste fasciné par le monde de l’écriture. Il crée donc Axylo, son propre alphabet, fusion entre écrit et design. Ses lettres deviennent bijoux, « expression de l’âme et de l’intime » comme l’écrit le magazine JSH – Journal Suisse de l’Horlogerie. Ces initiales, déclinables à l’envi, épousent tantôt la forme d’un pendentif, d’une bague ou de boutons de manchettes. 26 lettres, saupoudrées de matières précieuses, pour reécrire chaque histoire, en lecture perso.

Racine, Ariste (marque ENICAR)

Vers 1913, Ariste Racine utilise un anagramme de son nom pour déposer à La Chaux-de-Fonds la marque ENICAR. Direction Lengnau où sa société déménage durablement. Ses modèles pour hommes, femmes, pour militaires, notamment ceux qui sont dotés d’une boussole intégrée débarquent sur les marchés. Vers 1950, un catalogue ENICAR présente d’autres modèles porteurs des noms Longeau ou Alprosa. 1956, pour la première fois et grâce à une expédition d’alpinistes suisses, le sommet de l’Himalaya est vaincu. Chaque membre de l’expédition porte une Enicar. La mention « Ultrasonic » désigne une technique unique de nettoyage des mouvements aux ultrasons, avant leur huilage. Robustes, les montres Enicar gagnent leurs lettres de noblesse avec la sortie en 1958 de la Sherpa Dive, une étanche à 200 mètres dont le fond gravé représente une huître ouverte avec sa perle, ainsi que l’inscription « Seeperl » qui désignera par la suite les montres étanches de la marque. Pionnier des boutiques monomarques, Enicar ouvre à Johannesburg un magasin éponyme, construisant sur le succès de son « Sherpa World Timer » un GMT. Le succès de la boutique arrive aux oreilles des détaillants qui se pressent au portillon.

Germain Paget, mémoires horlogères sur toile à Morez

L’horloger Germain Paget (1817-1884) était également peintre. Rejeton d’une famille d’horlogers, il suit une formation artistique à Morbier avant d’intégrer, en 1841, l’école des Beaux-Arts de Paris, ville dans laquelle il fait carrière, à force d’expositions. Ses sujets de prédilection? Scènes religieuses et portraits. De retour à Morbier aux alentours de 1860, il est happé par l’atelier familial spécialisé dans l’estampage d’éléments pour horloges comtoises. Du 15 mai 2010 au 17 janvier 2011, le Musée de la Lunette à Morez lui consacre, avec l’aide de l’Association « Horlogerie Comtoise » une monographique exposition, permettant la redécouverte d’une horlogerie morézienne alors vigoureuse ainsi que la découverte d’un artiste tiraillé entre ambition parisienne et attaches jurassiennes. Entrée gratuite.

Celsius… Romaric, Meylan et Borès, objets nomades…

On savait Hugues-Olivier Borès sous-marinement occupé, après avoir été l’un des visages Patek Philippe durant plusieurs années. L’homme avait monté Help On Brands sa propre agence ès stratégies de développement, côté Paris. Bien lui en prit, puisque c’est dans ce cadre qu’il s’accoquine avec André Romaric et Edouard Meylan -oui, oui, le fils de…, les fondateurs de Celsius X VI II, une marque franco-suisse créée à Paris en mai 2006, au point d’en rejoindre le capital et d’en devenir Conseiller exécutif. A part le fait que l’ADN de cette nouvelle venue marie horlogerie et téléphonie mobile, sur le mode d’un objet luxe inspiré d’un papillon et doté d’un mécanisme de 547 composants, qu’elle dispose déjà de son site et de sa page Facebook afin de donner à ses objets nomades le rayonnement escompté, on en saura plus à BaselWorld -Halle 4.0, Sand A01. Il sera question de « Grand Complication for Timeless Communications« , objet prêt à butiner les fleurs plate-bandes fleuries des réseaux horlogers.

Van Cleef & Arpels, vendômeries intemporelles…

C’est vrai qu’il a plutôt une gueule d’acteur, ce Laurent Picciotto qui, depuis son enseigne parisienne Chronopassion, distribue tant de marques horlogères suisses, n’hésitant pas à assumer un savant mélange d’esprit rock’n roll et de cabotinage. C’est vrai qu’il sait se mettre en scène, tantôt par un visuel publicitaire qui frise la déjante élégante tantôt par ses postures post-dandesques maîtrisées… Grâce à la marque Van Cleef & Arpels qui s’embarque avec originalité dans quelques vendômeries suaves, mêlant images de fées et complications horlogères à la Jean-Marc Wiederrecht, à savoir la maîtrise des aiguilles régrogrades, le célèbre détaillant endosse un rôle à sa démesure, celui d’Ambassadeur du Temps. Et de donner la réplique à la fée Van Cleef & Arpels, soudain défaite de sa rigidité matérielle pour s’emplir de vie et d’espièglerie. L’éclat figé de ses diamants se métamorphose en poussière scintillante habitée… C’est didactique, réconciliant. Après s’être dégusté cette merveille de parenthèse visuelle, saupoudrée de Peter Pan spirit, nul doute que les femmes auront pour les complications horlogères, d’autres regards. Ceux du désir.

Galerie S.M.A. sur fond de cadrans…

L’artiste Dominique Arpa-Cirpka, qui produit les cadrans des pièces uniques Artya (lire le post consacré au lancement de la nouvelle marque d’Yvan Arpa) expose ses pastels « Arbres A Corps » jusqu’au 12 février 2010, à la galerie S.M.A. Un lieu mythique né en 1887, qui porte l’heureuse appellation de Société Mutuelle Artistique. Dans un registre plus en douceur et avec beaucoup plus d’espace d’expression que la circonférence d’un cadran de montre, aussi déjanté soit-il, l’artiste imprime sa trace douce et lancinante, dans l’iris du visiteur. Qui se laisse entraîner dans cette atmosphère sous-bois, entre parterre de mousse et écorce odorante. Virée insistante au coeur d’arbres peints à bras le corps, aux branches desquels s’accrochent parfois des profils de femmes aussi fugaces que suggérés… Sous le regard discret de l’artiste, présente en général les samedis après-midi.

René Bannwart tire sa révérence. Respect…

18 janvier 2010. Le père de tous les designers horlogers vient de s’éteindre. 95 ans, à la maison, juste après avoir indiqué à ses proches « Je ne me sens pas très bien« . Une mort discrète, dans l’intimité et la chaleur familiales. Naissance à Zurich, enfance à Bâle, il entre en horlogerie via Patek Philippe (1933) puis Omega, sept années plus tard. Il y est le père de l’un des modèles les plus mythiques de l’horlogerie contemporaine, la Constellation. Le design horloger lui doit la fière chandelle d’en avoir été le précurseur, à l’heure où ce métier n’avait aucune nécessité d’être sous les projecteurs. En effet, chez Omega, il crée son premier département création. Fort du soutien de son oncle Gaston Ries, il fonde Corum, sa propre enseigne, en 1955. Prince de l’épure la plus magistrale, son modèle « sans heures » est un succès: il a réduit la lecture horaire à sa plus simple expression, la position des aiguilles sur un cadran vierge d’index. Puis, le modèle Romvlvs s’impose -encore une collection phare de la marque aujourd’hui, avec ses caractéristiques chiffres romains gravés à fleur de lunette. Suivront de nombreuses traces marquantes jusqu’aux mythiques collections Golden Bridge ou Admiral’s Cup. Rarement homme avait été à ce point respecté par ses pairs, unanimement gagnés par ses qualités humaines et sa valeur d’esthète humaniste. Il s’est éteint entouré des siens, à la maison, le jour de l’ouverture des célébrations de la haute-horlogerie à Genève (SIHH 2010). A son fils Jean-René Bannwart -Président du MIH, ainsi qu’au reste de la famille, toute l’équipe du bloghorloger présente ses plus sincères condoléances. Lire l’avis de décès. Honorer sa mémoire? Pensez à la Croix-Rouge CCP 23-1121-4 (mention René Bannwart). L’horlogerie suisse toute entière, les designers en tête, se doit de lui dédier une longue minute de silence…

Vincent Bérard rejoint la Fondation de la Haute Horlogerie

Natif d’Avignon, Vincent Bérard, artiste horloger, peintre, poète et sculpteur, arrive en Suisse il y a plus de trente ans. Formé à l’établi comme horloger rhabilleur (Ecole de la Vallée de Joux), il s’exerce à la restauration de pièces historiques au MIH -Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds avant d’oeuvrer au sein de plusieurs manufactures. Maître ès complications, il fonde en 2003 sa société qu’il dote de quatre pièces horlogères de 91 mm de diamètre, entièrement réalisées à la main, baptisées « Quatre Saisons Carrosse« . En Octobre 2006, la société rejoint le groupe horloger Timex et acquiert la solidité de reins qui lui permet d’envisager l’avenir sous le signe d’un essor plus rapide. Herbert Gautschi devient CEO tandis que Vincent Bérard peaufine son empreinte artistique, avec sa série de montres bracelet Luvorene, habitée par le calibre maison VB441, dont l’esthétique particulière, décorée main, décline les codes de la Mandorle. En 2009, la marque inaugure sa Manufacture. Elle compte une vingtaine d’employés et décide de rejoindre le cénacle de la Fondation de la Haute Horlogerie, en devenant le trentième acteur.

Baume & Mercier, exclusif… Secrets de Simone Gaudard, descendante du fondateur…

Au SIHH 2010, sur le stand Baume & Mercier, l’arrivée de Simone Gaudard crée la surprise. La descendante du fondateur de la marque fait le déplacement à Genève, reçoit une montre et incarne en chair et en os, le 180ème anniversaire de la marque. Pétrie d’intelligence, d’élégance, cette gardienne des valeurs familiales, s’est prêtée, dans le secret d’un salon privé, au jeu des questions. Elle avoue préférer la plume au micro tendu. En exclusivité, intime et digne, elle livre quelques « secrets » d’une famille d’horlogers… En prolongement de l’opération lancée sur Twitter et Facebook. Sacré buzz….

Yvan Arpa joue avec la foudre et Faraday. Au GTE du 17 au 22 janvier 2009.

Le voilà reparti à l’assaut des marchés internationaux, cette fois pour lui. Armé d’une poignée de fidèles, Yvan Arpa lance Artya –Haute horlogerie d’Art et introduit en horlogerie 17 artisanats. Toujours aussi explosé, mais cette fois barricadé dans sa cage de Faraday, il expose ses boîtes à la spectaculaire intervention d’un champ électrique pouvant atteindre 1 million de volts. Selon l’intensité de la brûlure, ses carrures se couvrent de stries ou de stigmates plus ou moins prononcées, chaque fois différentes. Aussi violent et magnifique qu’une aurore boréale lacérée de coups de foudre,  le procédé transcendera les boîtes d’une collection baptisée « Coup de Foudre« . Autre collection Artpiece 1/1, sa première collection arty comptera 360 pièces, des garde-temps qui s’érigent une Å“uvres d’art, contemporaines, torturées. Rencontre fusionnelle entre artisanats ancestraux, art contemporain et horlogerie, sa démarche rend obsolète le concept de série. L’homme réalise son rêve, faire entrer l’art en horlogerie. Une vision qu’il nourrit avec une artiste peintre qui partage sa vie depuis 20 ans, Dominique Arpa-Cirpka. Entre sculpture et tableau, la montre devient oeuvre. Son écrin est un cadre où sont épinglés trois modèles, dans un esprit trilogique. Un cadre à accrocher, ô temps suspendu. Rien que des pièces uniques, dont l’accessibilité étonne. Encore un concept novateur, servi en teasing visuel -la fameuse opération filmée en live performance, et en itinéraire de traverse. Hors chantiers battus, Yvan Arpa revient de loin: de Sector avec No Limit et traversée d’Atlantique, des marchés internationaux sillonnés pour Baume & Mercier ou Hublot, enfin des fonds abyssaux de l’aventure Romain Jerome dont il demeure avec 17% le deuxième actionnaire après le Prince Fahd Al Saoud. Le marché l’attend, il y a sur les étals, de la place pour un tel positionnement et dans le ciel encore saupoudré de poussière de lune, de l’espace pour les coups de foudre…

Mootoosamy Morghan, nouveau conservateur du Musée du Locle

Connaisseur des lieux et des intervenants, ce qui fut certainement un atout dans la sélection de sa candidature, Morghan Mootoosamy vient d’être nommé conservateur du Musée d’horlogerie du Locle, poste qu’il occupait déjà ad interim après le départ soudain de Cécile Aguillaume en mai 2009. Titulaire d’un Master en histoire de l’art (spécialisation muséologie) et en sociologie de l’image, de la culture et de la communication, ce Chaux-de-Fonier trentenaire  avait successivement occupé dans cette même institution le poste de collaborateur scientifique (août 2008 à janvier 2009) puis de responsable du 50ème anniversaire (février à juillet 2009).  De son côté, Cécile Aguillaume, remise d’ennuis de santé dont il se dirait qu’ils auraient pu précipiter son processus de renvoi en raison des inévitables absences y relatives, vient d’enregistrer CECOEL, sa société spécialisée en recherches historiques et en organisation de voyages à connotation horlogerie et luxe.

Bouvier, Saskia Maaike… alias l’ère du temps…

Il y a dans sa raison sociale l’Ere du Temps, une invitation à découvrir l’atmosphère et les climats de ses créations. Désireuse de laisser parler son talent et son savoir-faire et de voler de ses propres ailes, Saskia maaike Bouvier, à l’origine horlogère constructrice, fonde en 2004 sa propre société de conception en nouveaux mécanismes horlogers. Son voeu? Transcender la pratique pure de cet art en y ajoutant sa créativité. Tous les ingrédients nécessaires à la concrétisation de son rêve: « créer une collection de montres compliquées pour les femmes, faite par une femme... ». Sa sensibilité féminine ajoute à son inventivité et au professionnalisme dont elle se réclame, formant une équation parfaite utile à créer des produits inédits, originaux et de grande qualité.

Bittel Michael, horloger inventeur

Issu du peuple du voyage (voir le reportage de la TSR, au téléjournal), Michael Bittel est certainement le plus atypique nouveau venu sur la scène de la haute horlogerie, à consonance manufacturière. Ses micro-mécanismes enchanteurs fascinent par leur complexité et leur ingéniosité, conférant à chacun de ses garde-temps plusieurs visages et répondant aux besoins de personnalisation des consommateurs à l’affut d’exceptions et de raretés numérotées. Artisan de génie doté d’un sens commercial hérité des réflexes de survie et des désirs de partage, son approche peut compter sur la tendresse et la fascination qui se dégagent de son appartenance, tant sur les parterres des marchés de Suisse qu’au sein des intelligentsia locales. Sa passion pour l’horlogerie naît de cette subtile transmission de savoirs techniques à haute valeur initiatique. Son grand-père ne cessait de réparer, au fil des lieux où s’arrimaient la caravane familiale, d’antiques montres et merveilles de micromécanique, horloges, pendules, instruments de mesure et autres garde-temps. Site officiel.

Nardin Ulysse, horloger loclois

Ulysse Nardin n’a que 23 ans lorsqu’il s’établit au Locle en 1846 pour y développer ses propres chronomètres et montres de poche compliquées. Toutefois, il disposait alors déjà d’un riche bagage d’expériences acquises auprès de Frédéric-William Dubois, spécialiste de chronomètres de marine et des montres astronomiques. D’ailleurs, avec Henry Grandjean et Louis JeanRichard (autres célèbres horlogers), il fonde la «Swiss Marine Chronometer Industry». Quand on pense que le Jura se situe à des centaines de kilomètres de la mer!

Broto Ollivier, journaliste ingénieur.

Ingénieur EPFL en Génie Civil, Ollivier Broto (avec deux « L », svp), dispose d’une collection horlogère qui en fait un des experts journalistes en horlogerie ancienne qui comptent dans l’univers du déjà porté. Il est rattaché à l’agence de presse TàG Press +41 et écrit pour le magazine Watch Around. Abonné aux grandes ventes aux enchères dont il ne rate aucune édition, on lui doit également d’avoir distillé, via un média online, son expertise en montres anciennes. A l’époque, son site spécialisé réussissait l’exploit de vendre la montre la plus chère jamais vendue sur internet. Repris par ses anciennes amours, il a dirigé récemment plusieurs chantiers comme la Manufacture et la boutique F.-P. Journe à Genève. Président d’un Club de Cigares cubains, il représente à la fois le savoir de la construction, l’expertise technique ainsi que la voix des collectionneurs en horlogerie, un monde à part auquel il appartient.

Cosandey Eric, professeur d’horlogerie et éditeur.

Horlogerie-suisse.com, sa plate-forme d’échange d’informations, destinée avant tout à partager son savoir et son enseignement à ses élèves, devient l’un des médias internet les plus indépendants et fiables de la branche. Ce site, auquel s’est associé Maximilian Büsser (sous la Sàrl Horloweb) est aujourd’hui un média consulté par les passionnés, les puristes ainsi que les collectionneurs du monde entier. Il demeure également la formidable vitrine de compétence d’une école d’horlogerie genevoise, au sein de laquelle Eric Cosandey enseigne et transmet ses compétences en horlogerie.

Zandidoust, Ali, montres joaillières et bijoux…

Jamais d’esquisse ni de dessin avant d’entamer la matière, à coups de lime, de détermination, de scie ou de burin. Ali Zandidoust cultive le mariage entre luxuriances orientales et précision suisse, d’où une perfection esthétique, un style particulier, s’imposant inexorablement depuis 1960 et, dès 1991, sous ses propres couleurs et non plus par grands noms de l’horlogerie interposés. Et puisque les courbes et les formes de ses créations ne peuvent être réalisées qu’à la main, il s’économise le phénomène de la contrefaçon tout en déclinant ses séries ultra limitées. Ses garde-temps n’hésitent pas à user des ors et des diamants. Découvert à Genève, aux Acacias. A retrouver au GTE - Geneva Time Exhibition, le salon des indépendants. (18 au 22 janvier 2009).

Joseph Florès, historien. Origines du rotor revisitées…

Merci à l’histoirien Joseph Florès (voir son portrait). L’Histoire lui doit une de ces rectifications qui la rend crédible. Qui peut répondre à sa question? « Il est aisé de trouver le brevet sur le tourbillon qui date de 1801. La même chose pour l’échappement libre de Pierre Leroy en 1748… Les éléments sur le spiral de Huygens sont connus. Ceux de l’ancre de Mudge idem. Mais qui peut fournir ceux attribuant à Perrelet l’automatique à rotor?« . L’érudit a, par ses recherches et grâce à la découverte d’un manuscrit oublié, rendu à Dieudonné-Hubert Sarton, horloger belge la paternité de cette invention, injustement attribuée à Abraham Louis Perrelet.

Cecil Purnell, au GTE en janvier 2009.

Depuis que à Alle (dans le Jura), l’Horlogerie Alaine a été vendue à Patek Philippe, l’opérationnel de Cecil Purnell, la seule marque suisse de haute horlogerie à ne produire que des Tourbillons, s’est retrouvé appauvri d’un de ses éléments. L’horloger Marcel Lachat -par ailleurs propriétaire de la marque Jura Watch, s’est vu contraint de se concentrer sur l’agrandissement de sa fabrique de Alle, qui passe d’une capacité d’une vingtaine de places de travail à environ 50 d’ici fin 2010. Il n’empêche. L’arrivée -cette fois certaine, d’un splendide calibre tourbillon maison, tout de noir nickelé, développé par l’horloger Cédric Grandperret (alias le team de la micro-manufacture Magma Concept), marque le retour d’une marque confidentielle, qui dispose de réservoirs d’aficionados en Malaisie (où l’actionnaire principal Jonathan Purnell passe une bonne partie de son temps), en Ukraine, en Russie, à Hong Kong et encore aux USA.  Créée en hommage à un être cher dont elle a pris le nom, la marque, dont le troisième associé est Stéphane Valsamidès, se détache donc de ses jurassiennes origines pour s’installer là où d’autres excellences résident, notamment du côté de Plan-Les-Watches Perly. Sportifs et racés, ses garde-temps, dont le modèle Hambergé conjugue quelques complications boîtières,  sont également prisés en versions serties, personnalisables et en séries limitées. A découvrir en janvier au GTE -Geneva Time Exhibition.

Julianne Moore, nouvelle égérie Bvlgari

Dès février 2010, Excentric Charisma, la nouvelle campagne de Bvlgari, aura les traits de l’actrice 4 fois oscarisée Julianne Moore. Du haut de ses 48 films, cette celebrity s’est prêtée à Beverly Hills au jeu des objectifs de Mert Alas et de Marcus Piggot pour incarner l’élégance intemporelle, le charisme raffiné zesté de mystère et d’inaccessible. Avec à son bras un sac Chandra (qui signifie lune en sanscrit) couleur brun châtaigne et bleu de prusse, la vedette conjuguera, parfois un rien impudique, le port de quelques pièces d’anthologie, une montre évidemment, mais également des fragments de haute joaillerie saupoudrés d’émeraudes imposantes et de diamants taille baguette. A guetter, les pré-coulisses de cette campagne… Quand au making of, il circule déjà sur YouTube, façon teasing et amuse regard…

Emch Manuel, nouveau CEO de Romain Jerome

Est-ce parce qu’il est collectionneur d’art contemporain que Manuel Emch a accepté le nouveau défi de diriger la marque Romain Jerome? Quoiqu’il en soit, les oeuvres laissées par l’ancien dirigeant Yvan Arpa pourraient prendre en valeur grâce à cette nomination attendue -la rumeur circulait depuis deux mois. Ainsi, la voie choisie par la marque, celle de s’approprier des légendes, reste d’actualité et sera conjuguée aux temps de la nouvelle impulsion. L’homme est un passionné d’art -il reçoit à quinze ans une oeuvre en guise de premier salaire dans la galerie d’art où il travaille, formé à l’Art Center de la Tour de Peilz, l’antenne suisse de l’école Pasadena. Puis il fait ses débuts chez Sothebys avant d’obtenir sa licence HEC en économie de l’Université de Lausanne. Après quelques escales dans le consulting côté business process reengeneering, il vit sa fascination pour l’horlogerie grâce à la formidable aventure de la relance de la marque Jaquet Droz. Au sortir d’un cycle de huit ans, il précise, lors de la conférence de presse du 9 décembre à l’Hôtel Président Wilson de Genève, que c’est bien lui qui a démissionné, qu’il n’a pas été « poussé vers la sortie » et que le fait de se retrouver à la tête d’une structure plus modeste, indépendante de toute appartenance à un groupe, a des effets « libérateurs. » Débuts effectifs, le premier janvier 2010, avec, un premier bilan intermédiaire à BaselWorld 2010 où la marque Romain Jerome, particulièrement déterminée à investir tant dans les personnes nouvellement engagées que dans les moyens qu’elle envisage pour perdurer, s’offre un nouveau stand situé dans la mythique halle principale. A lire également, le rendu de la conférence de presse.

Manuel Emch, nouveau CEO RJ Watches.

Romain Jerome vient de confirmer la rumeur qui circulait. C’est bien Manuel Emch (fils de Arlette Emch qui occupe un siège capital au sein du groupe Swatch), qui reprend les rennes de l’entreprise désormais connue pour s’être adossée à quelques légendes mondiales. Selon les premières révélations, elle devrait continuer dans cette voie tracée par Yvan Arpa, débarqué sans ménagement et avec une partie de son équipe, pour motif de « violentes divergences« , selon les termes utilisés par François Tissot le 9 décembre 2009 au cours d’une conférence de presse au President Wilson de Genève. Inévitablement, au risque d’éclipser quelque peu l’arrivée du brillant transfuge de la marque Jaquet Droz,  les journalistes ont tout tenté pour percer le mystère des vraies raisons du départ d’Yvan Arpa, dont la personnalité semblait indissociable de la marque. Impossible d’en savoir plus, aux motifs que les procédures en cours empêchent toute confidence sur le sujet. Malgré l’acharnement insistant des questionneurs, silence radio assorti d’une promesse de plus de loquacité le moment venu, c’est à dire lorsque la justice aura tranché. Ah si, une petite avancée tout de même dans la voie de la recherche de la vérité. « Ce n’est en tout cas pas pour défaut de résultats » qu’Yvan Arpa a été débarqué, précise François Tissot, reconnaissant donc finalement son indéniable apport dans l’histoire de l’entreprise qui a pourtant minutieusement effacé toute trace de son passage dans les pages web de sa jeune histoire. A propos, quels résultats, combien? François Tissot, tout en affirmant que la société va bien, avoue que les comptes du bilan sont en cours et que, même au niveau du Conseil d’Administration, on n’est pas au clair sur ce point. En fait, les violentes divergences porteraient plutôt sur la gestion de l’entreprise. Bref, dommage pour Manuel Emch qui a tout de même convaincu par son fair play, qu’un prédécesseur absent ait à ce point été présent dans les discussions.

Wertheimer, Gérard: Chanel… et Châtelain

Abonnée annuellement aux fameux égarements people de la presse économique, via le classement des plus grandes fortunes de Suisse, la famille Gérard Wertheimer, de Genève, active dans le luxe et la mode, totaliserait de 4 à 5 milliards et sa fortune serait stable. Avec son frère Alain qui vit à New York, Gérard Wertheimer possède le groupe Chanel (couture, parfums et bijoux), co-fondé par son grand-père et par Coco Chanel (de son vrai prénom Gabrielle). Or, le N°5 de Chanel demeurant l’un des parfums les plus vendus au monde, les deux frangins pèsent à eux seuls près de 8 milliards de dollars. Presque accessoirement, serions-nous obligés d’écrire, Gérard Wertheimer est administrateur-président de l’entreprise horlogère G. et F. Châtelain (La Chaux-de-Fonds), active dans la fabrication de boites et de bracelets de montres. Son épouse, Valérie Wertheimer est la fondatrice de Action Innocence, une association qui milite contre la pédophilie sur Internet.

Tchouhadjian, Kevork, horloger impérial

Le père du célèbre compositeur Dikran Tchouhadjian, Kevork Tchouhadjian était horloger. Il exerçait dans la cour impériale du sultan Abd ul-Mejid durant les années 1860 et c’est son fils qui fonda le premièr Opéra dans l’empire ottoman. La tradition commerçante des bijoutiers arméniens, connue des siècles durant et relatée par Evlya Çelebi (1611-1682), célèbre voyageur de l’Empire Ottoman, faisaient de Constantinople, de Van et de Garin d’importants centres joaillers.  A partir du 18ème et 19ème siècle, les Arméniens dominent la classe des bijoutiers à Constantinople. Dans un édit publié en 1806 par le sultan [Selim III], sur les dix-sept meilleurs bijoutiers recensés un seul est grec, tous les autres sont arméniens. La qualité du travail produit par les bijoutiers et les orfèvres arméniens surpassait celle de leurs homologues européens. Les orfèvres arméniens se révélèrent aussi des artisans accomplis, lorsqu’ils se mirent à travailler les pierres précieuses, en particulier les diamants. Polisseurs, tailleurs et sertisseurs arméniens de diamants rivalisaient d’excellence avec leurs homologues de Hollande, Belgique et France.

Cornuz, Jean-Dominique – marque Henri Duvoisin

La marque Henri Duvoisin, inspirée d’une histoire horlogère démarrée dans le Val de Ruz (Canton de Neuchâtel), est relancée par cet industriel patron de l’entreprise Valrutech ainsi que par Jean-Marc Bréguet, photographe spécialisé dans les prises de vue de pièces horlogères. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses de l’histoire locale. On l’aura compris, cette marque neuve sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs. Lire le post sur la marque Henri Duvoisin.

Bréguet, Jean-Marc – photographe horloger

La marque Henri Duvoisin, inspirée d’une histoire horlogère démarrée dans le Val de Ruz (Canton de Neuchâtel), est relancée par ce photographe spécialisé dans les prises de vue de pièces horlogères ainsi que par Jean-Dominique Cornuz, patron de l’entreprise Valrutech. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses de l’histoire locale. On l’aura compris, cette marque neuve sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs. Lire le post sur la marque Henri Duvoisin.

Duvoisin, Paul-Fritz (1854-1912)

Val de Ruz, canton de Neuchâtel. Paul-Fritz Duvoisin (1854-1912) ouvre un atelier en 1904 au Genevey-Sur-Coffrane. Son fils, Henri-Paul (1882-1947) poursuit l’oeuvre paternelle jusqu’à son décès. L’entreprise Duvoisin & Cie fait du montage de mouvements et produit ses propres montres. Un an avant sa mort, Henri-Paul implique dans l’affaire ses deux fils, René et André toutefois, entre 1947 et 1975 -année de la triste crise, c’est sa veuve, Sophie-Elisabeth qui imprime à l’entreprise familiale sa griffe. Comme l’instauration d’un fonds social en faveur du personnel. Ses marchés sont l’Europe et l’Amérique latine. Dès 1975, André, de la troisième génération des Duvoisin, perpétue la tradition jusqu’en 1996. L’entreprise est reprise depuis par Jean-Marc Bréguet, photographe horloger à Neuchâtel et Jean-Dominique Cornuz, patron de l’entreprise Valrutech. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses horlogères du cru. On l’aura compris, cette marque neuve, Henri Duvoisin, sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs.

Viot, Jean-Baptiste, sa première montre.

Banlieue parisienne. Le jeune horloger Jean-Baptiste Viot (né en 1967), est en passe de concrétiser son propre garde-temps après avoir débuté sa formation d’horloger en 1983 à l’Ecole Municipale d’Horlogerie de la Ville de Paris, puis, dès 1986, au sein de l’Ecole Technique de la Vallée de Joux. Non content d’avoir ainsi acquis le savoir actuel, l’étudiant a poursuivi son chemin du côté du MIH (Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds). Histoire d’être un as ès restauration d’horlogerie ancienne, avant d’aller écumer quelques grandes enseignes horlogères suisses. Désormais, de chez lui, avec ses machines et ses mains, l’horloger, dont le destin pourrait s’apparenter à quelque génie contemporain de la branche, poursuit sa quête. Côté reconnaissance, certains collectionneurs l’ont déjà localisé.

Marin, Jean-Yves, nouveau patron du MAH

Depuis le 1er octobre 2009, Jean-Yves Marin remplace Cäsar Menz à la tête du Musée d’Art et d’Histoire de Genève. Dans une interview d’Etienne Dumont parue dans la Tribune de Genève, il affirme qu’il faut « régler le problème du Musée d’Horlogerie« . Et d’informer que le bâtiment route de Malagnou sera abandonné -il serait mal adapté. L’annonce officielle sera faite prochainement et les collections, entièrement reconstituées par la ferveur tenace de la Conservatrice Estelle Fallet trouveront refuge rue Charles Galland, leur lieu originel. Mais au fait, le Musée existe-t-il encore? Ou est-il devenu « corpus de Collections » intégrées au MAH? Lire le post « Musée de l’horlogerie genevois, rayé de la carte« .

Louis Chevrolet, sa Driver 1911 revit!

Liée à AJS -Développement, entreprise familiale dirigée par André Saunier, connu pour sa gouaille toute jurassienne, Louis Chevrolet, la marque  horlogère, essaime ses modèles depuis Porrentruy. Une sorte de conquête, placée sous la maxime « Never Give Up« , si chère à l’exilé franco-suisse qui, au début du siècle passé, quitte sa famille en 1900 pour la terre promise. Après une carrière dans le pilotage automobile, Louis Chevrolet crée la voiture qui porte son nom. Afin de faire revivre dignement ce passé, la marque horlogère jurassienne, qui essaime par le monde une collection plutôt réussie de modèles,  s’apprête à célébrer ses portes ouvertes, -5 à 6 décembre 2009, et à s’offrir un buzz: la Concept Watch Driver 1911 est annoncée. A vos plumes.

Asch Denis, nulle part ailleurs…

Une table ronde autour du thème de la mythique marque Vulcain (fondée en 1858 par Maurice Ditisheim) était le menu d’un jeudi soir, juste après les heures de fermeture du magasin (rue de la Cité à Genève). Un technicien de la Manufacture, était venu du Locle, quelques clients, des  journalistes spécialisés et une historienne de l’art. L’occasion de se repaître de quelques valeurs de la marque, tournant autour de son USP, la montre réveil Cricket. Denis Asch dont le slogan est « Nulle Part Ailleurs« , crée sa propre actu via ses « Paroles d’Experts« , ses newsletters et… vu le succès, via ses tables rondes. Son enseigne est un chemin de traverse qui fleure bon l’émotionnel et la technicité. Cet universitaire reconverti à l’horlogerie via l’Ecole de Porrentruy ainsi que des débuts chez Rolex -dans les Caraïbes, a su faire des marques de niche son univers entrepreneurial. Ses choix et ses goûts font office de prescription.

Pierre Jacques devient ambassadeur. Reconversion

Pierre Jacques vient d’être nommé Branch Manager des Ambassadeurs à Genève. Dès 2010 il dirigera la plus ancienne enseigne du groupe née en 1964 et occupant encore à ce jour, rue du Rhône, une vingtaine de collaborateurs. Le groupe est également éditeur de L.A, un luxueux magazine destiné aux clients. La boucle est bouclée. Après les marques, les spécialistes et les journalistes, voici Pierre Jacques enfin sur le terrain des acheteurs, si riche en rencontres, enseignements et occasion de partage. Il remplace Alexis Meyer, débarqué soudainement. Bel exemple d’évolution de carrière. Après avoir été formé à l’école commerciale de Roland Ray -l’une des plus maousse en matière de vente d’espace, Pierre Jacques crée une régie publicitaire différente avant d’entamer la publication de GMT, un adverdorial honnête, qui trouve annonceurs, licences, nouveaux marchés, et lecteurs. Et qui lui permet au passage de nourrir son authentique passion pour l’horlogerie. Un magazine franchement positionné, qui regorge de perles rédactionnelles véritables, lancées sous la houlette de Brice Lechevallier.  Le pôle Edipresse Luxe rachète majoritairement le magazine GMT -on parle d’un montant à peine inférieur à CHF 1 million, garde son co-fondateur avant de le nommer Directeur du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, accentuant au passage l’idée que l’event est en phase de se refaire une vertu. Gardera-t-il ce titre?

Michel Hade nouveau Directeur Général Bulova Swiss.

Bulova Corporation (siège à New York) nomme pour remplacer Robert Faessler en poste depuis sept ans, le Canadien Michel Hade à la direction générale de Bulova Swiss SA (Fribourg). Ce résident en Suisse, transfuge d’expériences professionnelles en terrain international notamment au sein de BRP (Bombardier International Products), et chez Bauch & Lomb (pharma). Depuis la Suisse qui différencie sa production à venir en lançant la marque Bulova Accutron synonyme de tous les produits swiss made, il gèrera les marchés italiens, européens, du Moyen-Orient d’Afrique et de la région Asie-Pacifique. Pour rappel, la marque est une société indépendante, associée à la Japonaise Citizen Watch Company Ltd. Elle a été fondée aux Etats Unis en 1875 par Josef Bulova, jeune immigrant en provenance de Bohème, qui ouvre à Maiden Lane (New York City) une première échoppe joaillère.

Silberstein, Alain – Architecte horloger.

Alain Silberstein est un architecte d’intérieur parisien, designer de surcroit et passionné d’horlogerie, devient faiseur de montres dès les années 1980 du côté de Besançon. Style unique mariant les rigueurs géométriques formelles aux mouvements ultra mécaniques, jouant avec maestria des couleurs, des matières et des clins d’oeil les plus malicieux entre habillages et technicité. On n’en sort jamais indemne, son oeuvre interpelle, surprend. Ses trois collections, sa trilogie Krono Bauhaus, Marine et iKrono, célèbrent un caractère affirmé et sportif, à l’aise dans ses basques tant à la ville qu’aux loisirs mais surtout zesté de gouaille. ôté mouvements, c’est surtout du ETA et du Valjoux (suisses). Ses Tourbillons d’Art complètent son exploration de territoires et d’univers inhabituels et son munis d’un mouvement « ASC » – comme ses initiales suivies du mot Créations. A ne pas oublier, ses horloges monumentales ou son « couteau », objets cultes pour intérieurs non conventionnels. Récemment, Alain Silberstein rejoint la constellation « friends » de Maximilian Büsser qui lui offre, sous sa marque MB & F, une conception commune appelée Black Box, Horlogical Machine N°2.2. Exposant au GTE – Geneva Time Exhibition, en 2010.

Jacques Schott répare les horloges anciennes

Cet habitant de Tours (France) affiche 35 ans de passion restauratrice. Passent entre ses doigts réparateurs tous les types de mécanismes d’horlogerie ancienne, comme des pendules Louis XV ou Louis XVI, des franc-comtoises, des pendulettes, des Carillons, des Régulateurs, des Oeil de Boeuf ou encore des pendules de parquet. Accessoirement, il vend de temps à autre quelque merveille historique remise en parfait état de marche. Est-ce parce qu’il habite une rue portant le nom d’un célèbre docteur qu’il se presse ainsi au chevet de ces laissés pour compte? C’est plutôt parce que son père bijoutier lui a inculqué dès son plus jeune âge les ingrédients de la minutie et les rudiments du métier.

Pascal Brandt rejoint le groupe Bvlgari

Officiellement à commencer du 1er octobre 2009, l’ancien responsable de communication de deWitt, le journaliste Pascal Brandt, est appelé à la rescousse à Neuchâtel pour reprendre en main la communication du pôle horloger de Bvlgari. Passée la période de formation interne saupoudrée de tous ces petits riens inhérents à toute nouvelle arrivée, on se réjouit de percevoir les prochaines orientations stratégiques. A suivre…

deLaCour au poignet: Timati et Beckham prennent des risques!

A propos de la news « Quand le rap devient vecteur« . Tandis qu’en privé il s’offre une deLaCour BiChrono, l’artiste Timati, valeur montante du rap russe, pour lancer son hit « Groove On », s’offre un clip avec Snoop Dog dans lequel il a certainement fait un deal avec Icelink, comme en témoigne l’apparition à plusieurs reprises de la si reconnaissable 6TimeZone. Si je comprends bien, entre l’achat que l’on fait et la montre que l’on reçoit, il existe une marge affective qui prend parfois des allures de fossé. La montre offerte n’aura jamais autant de valeur que celle achetée. Que les horlogers se le disent… Dans le même genre, surveillez ce que le roi David Beckham porte au poignet, au nez et à la barbe des sponsors de son club.

Corum réorganise sa comm’.

De PR et Event Manager, Gaëlle Gygax-Zosso devient, après plus d’une année d’activité chez Corum et un parcours communicationnel sans faute démarré chez Piaget, la porte-parole de la marque, en charge du développement de la communication et de l’image au niveau international. Quant à Valérie Debély, elle rejoint le département de communication et devient l’interlocutrice privilégiée des journalistes en temps que PR Manager. Côté évents, Jean-Claude Banwart, passionné de voile, aurait conservé un fauteuil de conseiller lié surtout aux projets voile.

Cinette Robert tire sa révérence… Classe!

Comment se fait-ce qu’une telle personnalité de l’horlogerie ait pu passer entre les gouttes des honneurs réservés aux êtres d’exception? Elle aurait méritée d’être en tous les cas nominée aux Gaïa, pour son oeuvre. A 51 ans, elle reprend, presque par un coup du sort (qui sait parfois se montrer positif), la marque Dubey Schaldenbrand. Elle fait alors ce qu’elle sait faire depuis des lustres, créer des montres, à partir de mouvements anciens. Elle le fait depuis les Ponts-de-Martel, estimant qu’en tant qu’enfant du lieu, elle doit à cette région de s’y enracinner. Faut-il rappeler qu’avant de suivre la voie de la finance, elle était revenue, inexorablement vers les amours horlogères qui l’avaient vue démarrer comme apprentie chez Martel Watch, l’une des manufactures les plus courues des grandes enseignes d’avant la crise des années septante. Elle y avait côtoyé deux horlogers d’exceptions, Georges Dubey et René Schaldenbrand, qui avant de s’accocier pour produire des garde-temps encore plebiscités par les collectionneurs, s’étaient adonnés à la réparation de montres anciennes. Et de souligner, comme héritage majeur, le trait de caractère de Monsieur Dubey, un être réservé, pétri d’amour et toujours prêt à rendre service, jamais fanfaron ni montreur de savoirs. Elle se souvient de ces photocopies couleur dont elle disposait, en complément d’une montre terminée, et qu’elle ne pourrait pas présenter à Bâle, faute de temps de s’y rendre. Alors, c’est son ami Antoine Simonin qui avait embarqué la pièce, la confiant à un journaliste du magazine allemand Chronos. Ce-dernier, sans rien dire, l’avait photographiée et adulée au point de lui consacrer plusieurs pages en papier glacé. Consécration, obligation de produire puis d’alimenter quinze points de vente ainsi créés. L’histoire de la renaissance inimaginable de deux signatures respectées de l’horlogerie, s’est ensuite construite, sur quinze années d’un sans-faute auréolé d’authenticité. Jusqu’à ce que l’appel de la retraite, assorti à l’envie de se consacrer (enfin) aux stocks de mouvements anciens qu’elle collectionne, pour en extraire des pièces intemporelles. Elle passe la main, non sans un pincement au coeur, mais avec la sagesse de celle qui s’efface, humblement, avec tant d’élégance. Jonatan Gil, issu d’une famille horlogère de la Chaux-de-Fonds, devient ainsi le plus jeune CEO de la branche, à 22 ans. Il est du cru, elle n’aurait jamais accepté qu’un groupe s’empare d’un joyau qu’elle a à ce point poli et chéri. Encore deux mois de déménagement des machines pour la métropole du haut, et son domicile si cher à ses attaches locales, redeviendra privé et dédié aux montres anciennes, sa passion première. Chapeau Madame Robert, bonne retraite… active. Donnez-nous des news.

Patron horloger à 22 ans. Jonatan Gil reprend Dubey Schaldenbrand

Avec une once de nostalgie, nous devrons renoncer aux savoureuses escapades du côté des Ponts-de-Martel, sur les terres même de feu la mythique Martel Watch. Cette fabrique de mouvements, disparue à l’orée des seventies, livrait ses mécanismes aux plus grands noms du siècle passé. C’est en ses murs que Georges Dubey et René Schaldenbrand, horlogers réparateurs de talent, s’étaient rencontrés puis, en 1946, associés pour produire des garde-temps longtemps prisés par les collectionneurs. Ils y avaient d’ailleurs croisé Cinette Robert qui, après y avoir fait son apprentissage s’était envolée pour la finance, avant d’y revenir, en 1995, rachetant la marque et de lui donnant l’essor qu’on connaît. Une once de nostalgie aussi de penser que l’une des dernières CEO de l’horlogerie cède son siège à un représentant de la gent masculine. Les temps changent… C’est donc avec une salve d’enthousiasme que nous accueillons Jonatan Gil qui, après une année de travail au sein de la compagnie, vient de la racheter. Il la déménagera du côté de La Chaux-de-Fonds afin d’en bichonner le devenir qui s’appuiera sur les valeurs originelles de la marque. A 22 ans, il est le plus jeune CEO de la branche, ce qui ne l’empêche pas de faire preuve d’une sagesse étonnante. Tombé dans la marmite horlogère depuis sa naissance -sa famille y est active, il a déjà huit foires de Bâle à son actif et dispose d’un solide bagage informatique. Ses premières déclarations sont rassurantes: « Aucune révolution n’est prévue à court terme: la situation économique est difficile et il faut d’abord assurer l’opérationnel. Et j’ai le temps. Je compte conserver la philosophie de l’entreprise tout en la faisant évoluer. Une entreprise qui se veut artisanale peut aussi être moderne« . Vive la reprise, lorsqu’elle semble tant en phase avec les valeurs patrimoniales!

Bernard Simonet, de retour chez Cyma

L’homme qui depuis 14 ans faisait rayonner les reflets boisés des merveilleux objets, tant des écrins de montres que des boîtes à cigares ou des meubles d’exception, issus de la manufacture du bois Secto SA à La Chaux-de-Fonds (anciennement Michel Perrenoud SA), retrouve ses pénates horlogères. Il revient à ses amours identitaires et réintègre la marque locloise qu’il avait quittée… 14 ans plus tôt. Bonne chance.

Denis Hayoun, photographe auteur récompensé

Le Grand Prix Romand de la Création est une sorte d’auto-congratulation suisse francophone de la branche publicitaire et du petit monde des agences de publicité romandes. Ce qui ne l’empêche de fêter sa sixième édition, et de récompenser, le 28 mai dernier, un artiste photographe à qui l’horlogerie doit quelques superbes mises en scène d’auteur. Contrairement à d’autres tentatives infructueuses de placer un produit horloger dans un environnement émotionnel, les travaux de cet artiste ont quelque chose de plus horloger. Ils conservent à l’objet horloger, la montre photographiée, sa charge émotionnelle intrinsèque. Car ceux qui ne comprennent rien à la montre, bien qu’ils fussent artistes de la pub ou cabotins prisés de la comm’, tentent désespérément d’intégrer le garde-temps dans un contexte d’émotion (et donc d’appliquer leurs recettes valables pour d’autres branches), au lieu de partir de l’objet lui-même pour amplifier l’émotion qui s’en dégage. Ainsi, les visuels publicitaires des marques Marvin et, plus récemment celles de Romain Jerome, sont innovants et justes. A coup sûr, l’homme aime les montres. Quoiqu’il en soit, c’est un des rares fils de pub à les avoir comprises… Enfin, il démontre qu’on ne doit plus se satisfaire ad eternam de la nudité prônée par ces pubs horlogères qui placent l’objet au centre, sans autre forme de procès. Quelle que soit sa capacité émotionnelle propre. A 41 ans, l’homme, déjà bardé de récompenses, officie depuis son studio nommé Diode et n’a rien perdu de sa verve.

TàG Press +41 signe avec Cronos Mexique.

L’agence de presse TàG Press +41 (Genève), vient d’entamer un partenariat journalistique avec le magazine Cronos Mexique, appartenant au groupe Expansion de Loma Atlas. Sous la rubrique orientée matières et mouvements, le journaliste Joël A. Grandjean distillera sous forme de brèves quelques reflets de la branche horlogère, pour un lectorat de plus en plus au fait de la chose horlogère. Par ailleurs, Alejandro Estrada Maurin, rédacteur en chef de Cronos, est nommé à la tête de la rédaction du Revolution Mexique, lancé en Juin par le même groupe.

Dufour remplace Nataf.

Nommé Président et CEO de Zenith SA, Jean-Frédéric Dufour quitte le département produit, montres et bijoux de Chopard pour prendre la tête de Zenith, l’une des manufactures et marques les plus prestigieuses de l’histoire horlogère suisse contemporaine. Ce licencié en Sciences commerciales et industrielles, disposant de solides expériences managériales saupoudrées de compétences marketing, industrielles et commerciales, remplace Thierry Nataf, dont les appuis au sein du groupe LVMH (on le disait proche du couple Bernard Arnault) n’ont pas suffi à calmer la rogne qu’une floppée de collectionneurs et d’aficionados entretenait face à la flamboyance de son règne et à ses élans philosophes. L’homme fut décrié mais également encensé. D’après Philippe Pascal, Président de LVMH Montres et Joaillerie et émetteur officiel de la nouvelle le 5 mai 2009, il aurait émis le désir de se consacrer à des projets extérieurs au groupe. Espérons que l’arrivée du Genevois saura calmer les bad buzz autour du devenir de Zenith, véritable love mark et synonyme pour les connaisseurs de l’un des mouvements les plus mythiques de l’horlogerie, l’El Primero.

Les Lakers s’apprêtent à signer avec une marque genevoise.

Les géants de Los Angeles, fleurons de la NBA, s’apprêteraient à signer un contrat de trois ans avec une marque genevoise d’horlogerie qui dispose déjà d’une excellente réputation au monde des stars sportives mondiales du football. La marque, qui se situe entre deux hôtels réputés de la place, pourrait communiquer l’info sous peu.

Sébastien Buemi signe chez Audemars Piguet

14 ans que la Suisse attendait son pilote Formule 1. Apparemment elle l’a trouvé, c’est un Vaudois d’Aigle qui a tout juste 20 ans s’apprête à confirmer son image d’étoile montante, filante… Audemars Piguet, déjà active sur les circuits aux côtés de Jamo Trulli ou dans les arcanes du Tour Auto, décide de miser sur cet audacieux prétendant qui, à 9 ans déjà décrochait le titre de Champion suisse de la catégorie Mini. Au terme d’un parcours émaillé d’exploits et de disctinctions, de premiers contrats également avec Red Bull, le jeune pilote Sébastion Buemi signe son premier contrat F1 en décembre 2008 avec la Scuderia Tono Rosso. Saura-t-il marcher sur les traces goudronnées de ses compatriotes Toulo de Graffenried, Clay Regazzoni ou Marc Surer? C’est tout ce qu’on lui souhaite.

Deux perles suisses de plus au collier d’Alexis, Totally Worth it!

Avec sa nouvelle structure Totally Worth It LLC, dont le siège se trouve à New York, Alexis Sarkissian décroche deux joyaux horlogers supplémentaires à implanter sur les Etats-Unis et le Canada. La première, une marque ressucitée par Cédric Grandperret et son équipe Magma, Globe Master Watches. Elle fleure bon le monde des pilotes de l’armée suisse, le goût pour les matériaux classiques exclusifs et anoblis (dans leurs aboutissements techniques les plus convoitables), et l’absence d’une langue de bois hélas trop pratiquée sous nos horlogère lattitudes. Le tout dans un gamme de prix qui témoigne d’un « tout-produit » sincère. La deuxième, autre catégorie et autres valeurs, c’est Linde Werdelin, du nom de ses deux fondateurs Jorn Werdelin et Morten Linde. Des instruments de mesure doté de qualités horaires et d’horlogerie compliquée, mêlant dans une approche de totale exclusivité (série de 22 à 222 pièces), les dernières technologies digitales aux joies les plus pures de l’analogique et de la haute-horlogerie mécanique, manufacturière. Quand on sait que Mister Alexis (comme l’appellent ses clients dans le monde) demeure l’un des plus grands connaisseurs des marchés nord-américains (Canada compris), on s’attend à des percées spectaculaires de marques dont certaines affichent leur niche et d’autres leurs potentiels d’accessibilité au plus grand nombre. Ces deux fleurons s’ajoutent à la marque Armin Strom, récemment signée sur ces territoires par Totally Worth it. Et ce n’est pas tout, on murmure que l’homme serait aussi le répondant, cette fois pour le monde, de la toute nouvelle arrivée de Christophe Claret sur le terrain du branding.

Qui est Gene Cernan ? Omega en quarantième.

Il est à ce jour le dernier humain et le onzième à avoir marché sur la lune. Certes Harrison Schmidt fut le dernier à poser le pied sur l’astre selène, mais il est remonté dans le LEM avant Cernan (né en 1934) qui était le Commandant de la mission Apollo 17 en décembre 1972. Il en ramené intacte une Omega Moon Watch. Lire sa bio sur le site de la Nasa. Omega s’apprête à célébrer le quarantième anniversaire du premier homme sur la lune par la reédition d’une série de Moonwatches comportant une mini-médaille Appolo sur le cadran, et une plus grande dans son écrin. Deux médailles exécutées par Huguenin Médailleurs au Locle, célébrant le 20 juillet 1969 le premier alunissage d’une mission spatiale habitée. Le cadran comporte l’inscription en rouge de « 02:56 GMT », l’heure universelle (UTC – Temps Universel Coordonnée), à laquelle Appolo 11 s’est posée.

Longines, André et Stefanie…

Mariés dans la vraie vie, les deux ambassadeurs Longines, André Agassi et Stefanie Graf ont unis sous le soleil de Las Vegas, leurs deux auras exceptionnels. Pour la bonne cause d’un film, certes corporate et d’usage publicitaire pour la marque de Saint-Imier, mais qui parle, via le talent de Mandy Walker, de la Fondation André Agassi et de College Preparatory Academy. D’une pierre, deux coups ou, si vous préférez, de trois pierres un coup. C’est vachement beau, en attendant. Si vous l’avez en link quelque part, faites suivre…

Ralph Lauren en trois dates et… quatre prix.

1967, le créateur démarre comme styliste, c’est l’époque de ses cravates larges et le début du label Polo suivi de sa toute première collection pour Homme. En 1997, trois avant après avoir lancé Purple Label sa marque masculine de vêtements sur mesure, Polo Ralph Lauren devient une société cotée en bourse au New York Stock Exchange. En 2009, la toute nouvelle société Ralph Lauren Watch and Jewelry Co (joint-venture avec le Richemont Group). dévoile sa première collection de montres Ralph Lauren à l’occasion du Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH). Le couturier est le seul à avoir reçu les quatre plus grandes distinctions du Council of Fashion Designers of America’s, le CFDA (Conseil des créateurs de mode d’Amérique): le Lifetime Achievement Award courronnant une vie de création, celui du créateur de vêtements pour femme de l’année, le prix du créateur de vêtements pour homme de l’année, celui enfin de la vente au détail de l’année assorti d’une distinction relative à son leadership humanitaire.  Sa plaque sur le Fashion Walk of Fame lui vaut en 2000 d’être un des premiers couturiers à être foulé aux nues par le monde entier. L’homme est sans cesse parcouru par des élans philanthropes…

Ralph Lauren, les citations.

«Créer quelque chose de légendaire, qui ait un goût intemporel ; voilà ce à quoi j’aspire. Cela implique de prendre des risques et de suivre ses intuitions sans jamais perdre de vue ni son projet ni ses convictions.» En voici une autre: «J’ai toujours eu une idée très claire de ce que je voulais : concevoir des produits de grande qualité qui n’existaient pas encore avec tout un univers autour. J’ai donc dû prendre des risques et croire en mon intuition, sans jamais perdre de vue l’idée originelle.» Pas évident comme briefing de départ, pour les designers et horlogers du groupe Richemont qui viennent d’oeuvrer au lancement de la première collection de montres et joaillerie de la marque. Ont-ils faites leur ces maximes courageuses? Le marché nous répondra bientôt, laissons-en lui le temps.

Stéphanie Des Arts Loup quitte Universal Genève

Un nom comme le sien, une beauté à couper le souffle, une vive intelligence et des qualités sociales raffinées, c’est presque trop pour une seule et même personne. Une perle roule donc de son écrin, pour d’autres horizons. Responsable internationale du marketing d’Universal Genève, l’une des marques fleuron du patrimoine horloger suisse, la délicieuse Stéphanie Des Arts Loup s’apprête à démarrer un nouveau challenge. A suivre…

Armin Strom, squelettes et gravures en ADN

Voici trente années que cette signature essaime, soit très rarissimes sous son propre nom, soit pour le compte de marques en vue, les collections squelettes de garde-temps précieux. Car Armin Strom figure dans le Guiness Book, avec le mouvement squelette le plus petit jamais réalisé. A l’âge où certains se recroquevillent sur leur glorieux passé, en en savourant les palmes et les honneurs, Armin Strom trouve un financier et reprend du service en construisant sur sa marque une véritable nouvelle épopée. Les collectionneurs s’y retrouveront, les nouveaux consommateurs, épris d’exclusif et de non conventionnel, y adhérent déjà. A en juger par le succès de ses « Skeletton », de ses « Blue Chip », de ses « Elegance », quelques collections toutes porteuses d’une trace d’ADN en forme de gravures faites main, à l’ancienne, de squelettages partiels ou totaux. Et comme pour affirmer sa manufacturière dimension, la gamme s’enrichit d’une complication développée à l’interne sur un mouvement de base: un Régulateur doté d’une date à fonction Rétrograde. Ce seront les « Armin, by Armin Strom« , un délice de subtilités. Ah oui, j’oubliais: pour les amoureux de la différence, chaque boîte Armin Strom comporte une mini-languette du métal dont elle est pétrie, recouvrant discrètement la lunette, sur le coup des 6h00. Un espace ouvert à toutes les personnalisations. Alexis Sarkissian, tombé amoureux de ce fleuron, vient d’en signer la distribution pour les marchés nord-américains et canadiens.

Alexis Sarkissian, Totally Worth It LLC

Impossible d’oublier Alexis Sarkissian, ancien Directeur de Piaget Suisse puis de Piaget Japon. En tout, vingt années d’occupation de la scène de la distribution horlogère, dont quinze pour la maison de la Côte-Aux-Fées. Après quelques enrichissements professionnels en forme de CEO auprès d’autres acteurs du luxe, il revient à l’horlogerie en orchestrant l’arrivée en force de Roger Dubuis aux Etats-Unis, où il s’est installé avec femme et enfants. En créant à New York Totally Worth It LLC, le ponte des relations clients renoue avec son indépendance. Il signe (et est en train de signer) avec des marques que sa grande connaissance de tous les rouages du marché américain et canadien porteront vers de beaux essors. Armin Strom est l’une d’elle, pour les autres, c’est encore top secret. Quoiqu’il en soit, se promener en sa compagnie durant un salon horloger, c’est avoir l’impression d’escorter le pape…

CGB cartonne pour BaselWorld…

Qu’il doit être difficile de ne pas se mélanger les pinceaux RP, entre la conférence de presse de Wyler Genève, le 26 mars, assortie de la possibilité d’interviewer Bruno Grande, entre le jour à choix de la découvertes des collections Bertolucci, entre l’hypothétique rencontre avec Giancarlo Di Risio le CEO de Versace ou de son designer fétiche Giogio Galli. Bref, du côté de Corminboeuf, le bureau de l’ex d’EBEL, Carèle Giaccobo-Baudet fait le plein. D’autant que Jean-Claude Biver lui confiant de temps à autres des « missions spéciales », figure également sur sa liste des personnes à rencontrer.

Ebel, un fauteuil pour deux. Loek Oprinsen et Marc Michel-Amadry.

Loek Oprinsen et Marc Michel-Amadry sont nommés à la double présidence de la marque EBEL, en remplacement d’un Thomas Van Der Kallen remercié après 4 années à la Direction de la marque. Loek Oprinsen est nommé Président et Directeur Commercial, Marc Michel-Amadry Président et Directeur de Création, également en charge de la Direction marketing et des Relations publiques. Les deux répondront directement à Efraim Grinberg, PDG du Movado Group Inc (marques Movado, EBEL, Concord, ESQ, Coach, Hugo Boss, Lacoste, Juicy Couture et Thommy Hiliger, sans oublier le réseau US des boutiques Movado).

Olivier Gutknecht et Nathalie Cobos (ex-Crausaz)

Olivier Gutknecht, pilier des RP de Cartier à Zurich, rebondit du côté de Berne suite à la fermeture à Zurich de la cellule RP tenue depuis des lustres par Gigi Sutter. Il rejoint l’agence Gretz Communication AG qui gère entre autres, les budgets Relations Presse de Victorinox et de Oris. Quant à Cartier, c’est désormais du côté de Genève que partiront ses communications media, depuis le Boulevard James-Fazy. Le département est repris par Nathalie Cobos (ex Crausaz de Audemars Piguet).

Foot, Carembeu et Perrelet.

Presque à son insu, la marque Perrelet se découvre un ambassadeur footbalistique en la personne de Christian Carembeu. Déambulant dans Paris, il rend visite à son ami François Duran, avenue Niel, qui tient boutique horlogère. Et de tomber amoureux d’un «double rotor titane», si caractéristique de la marque Perrelet. N’en déplaise à Adrianna. Du coup, il se fait ambassadeur, en marge du mandat officiel d’ambassadeur qu’il vient de recevoir de son pays d’origine, la Nouvelle Calédonie, et choisit, pour les soirées plus habillées, un «Chronographe Squelette Double-Rotor». On murmure qu’il serait également en train de faire sa propre marque…

Dietmar W. Fuchs, rédacteur en chef et directeur artistique

Dietmar W. Fuchs, rédacteur en chef et directeur artistique des Editions Fifty Fathoms est depuis plus de 20 ans une référence en matière de magazines internationaux consacrés à la plongée, et à la photographie sous-marine. Il réunit pour la première fois les meilleurs photographes et les techniques d’impression les plus modernes pour offrir à cet art la place qui lui revient. Il y aura un photographe pour chacune des douze lettre de l’expression « Fifty Fathoms » ce qui donnera en tout 50 photographes.  De quoi s’offrir un hall of fame particulièrement attractif…

Prince de Bavière chez Bucherer.

Léopold de Bavière en visite des ateliers Carl F. Bucherer à Lengnau. L’ancien pilote de course, passionné de montres et de voitures, est du genre à craquer pour des chronographes principalement. Le Patravi TravelTec , par exemple, qui lui rappelle sa carrière de pilote.

Maximilian Busser fait des émules.

Son concept de collectif de savoir-faire, qui donne à sa marque tout son sens et son nom, MB & F (Maximilian Busser and Friends), est désormais décliné en d’autres formules, certes non copiées, mais qui pouvant y reconnaître quelque lien de parenté. Tout d’abord, la Confrérie Horlogère, genre de mix-tape de doigt d’or qui donne à Mathias Buttet de BNB la garantie de motiver ses troupes et l’envie de leur donner leur chance. Puis il y a HD3, ou la réunion de trois talents dont le plus célèbre demeure Hysek. Il y a aussi les « Maitres du Temps », réunissant en une marque trois personnalités célèbres, Christophe Claret, Roger Dubuis et Peter Speake Marin. A ces réunions de doigt d’or ou de talents, s’ajoutent une tendance désormais admise. Les marques se réclament de plus en plus de leurs fournisseurs, n’hésitant pas à les citer ou à les mettre en avant. Il y a encore du Max dans tout ça…

Paola Orlando et Raymond Weil, ça dure.

Elle vient de s’associer à Florence Noel, pour créer une boîte RP Luxeco Partners. Pour ce faire, elle a quitté Raymond Weil dont elle s’occupait des relations presse. Paola Orlando est certainement partie en très bon termes, puisqu’elle vient de récupérer son ex-employeur comme client, pour la période de Baselworld 2009. Beau succès pour celle qui, dans la vie privée, fréquent le beau et flamboyant Servais Micolot, le co-fondateur et co-propriétaire, en marge de ses activités dans la presse, de la marque suisse de chaussures Howell. Lequel des deux s’est mis les pieds au chaud ?

Confrérie Horlogère, sept élus, dont trois femmes.

Le concept imaginé par Mathias Buttet de BNB Concept est à l’horlogerie, ce que la star-ac est à la carrière artistique. Donner sa chance, après un casting fait à l’interne, à sept jeunes talents qui pourront, en marge de leurs activités BNB, développer leur propre produit, voire en diriger l’éventuel futur développement. Une manière pour eux d’apprendre, tout en douceur, le métier de CEO, qui ne va pas de soi avec celui d’horloger concentré derrière l’établi. Voici les noms de ces sept premiers élus. David Rodriguez (le premier dont la montre, sous le signe de la résilience sortira d’ici BaselWorld 2009), Ranieri Illicher, Clara Bise, Ken Koshiyama, Sabrity Montandon, Gabriel Salgado-de-Arce, et Brititte Carneiro.

DiCaprio, l’infidèle…

DiCaprio Leonardo se laisse séduire de part et d’autres…. Certainement inconscient des guerres qui se jouent au cœur du landerneau horloger suisse, l’acteur pourrait faire croire qu’il mange à tous les râteliers, pourvu qu’ils soient environnementalement corrects. A moins qu’il ne témoigne ainsi d’un amour immodéré pour la chose horlogère, surtout lorsqu’elle se pare de bonne conscience environnementale. Jugez plutôt. En juillet 2008, il s’affiche avec Jaeger LeCoultre et accepte de bonne grâce dans le cadre du programme « Time To Care » de sa Fondation (La Leonardo DiCaprio Fund at Caliornia Community Foundation) le fruit d’une vente aux enchères de deux modèles, une Master Compressor Extrem LAB et une Reverso Gyrotourbillon.  En janvier 2009, l’info vient de tomber, c’est pour TAG Heuer qu’il décide de rouler. Le contrat ambassadeurial porte sur trois ans et servira à engranger quelques millions de dollars au profit de la NRDC (Natural Ressources Defense Conuncil) et de Green Cross. Et d’en remettre une couche, pour le plus grand bonheur de Jean-Christophe Babin : «TAG Heuer est une marque solide, qui s’est toujours engagée à faire le bien…» afirme-t-il. «Je trouve remarquable qu’une entreprise aussi respectée que TAG Heuer explore une manière différente de réaliser des affaires – en vendant des produits et en reversant une partie de l’argent. Je suis impatient d’entamer ce nouveau partenariat.» Ça doit grincer des dents du côté de la Vallée de Joux.

Ronaldo passera-t-il chez DeLaCour ?

Cristiano Ronaldo a laissé choir qu’il pourrait peut-être faire un saut à Genève, en pleine période d’expos horlogères. Une période mise à profit par la marque DeLaCour, disposant d’un superbe pied-à-terre genevois (sis entre les hôtels Beau-Rivage et Richemont), pour attirer à domicile les acheteurs. L’espace complètement aménagé par le designer maison Pierre Koukjian en des teintes durables de noir et jaune donne le ton de ce que seront les boutiques de la marque. En pleine effervescence, la marque, qui ne peut s’empêcher de suivre de près la carrière d’un ambassadeur plutôt volontaire –il acheta sa première montre sans rien demander à personne, a cru toucher le jackpot. Non seulement le footballeur Cristiano Ronaldo ne cesse de s’afficher en une des magazines people avec sa bi-Chrono, mais il a fait mine de faire le déplacement. Ouf, l’honneur est sauf, il n’est pas venu. Car, du côté de certains sponsors officiels de Manchester United (en tous les cas communiqués comme tels), ça aurait fait tâche. Ce n’est que partie remise, assure-t-on du côté de DeLaCour.

Dave-William Grandjean, historien.

Dave-William Grandjean, historien, vient de terminer une mission de plus d’une année chez Jaeger LeCoultre où il a pu, après son master en patrimoine industriel, se frotter à la chose horlogère, notamment en remuant des quantités incroyables d’archives. Nul doute qu’il devrait rapidement trouver une nouvelle enseigne historique de l’horlogerie, histoire de lui faire profiter de son savoir-faire. Quoiqu’il en soit, on retrouvera sa signature au bas de quelques articles, notamment pour le JSH-Journal Suisse de l’Horlogerie. Bon vent.

Mouvement chez Rolex… Heiniger démissionné ?

A peine cinq minutes, lors d’un discours ce matin (le 17 décembre 2008) face à tout le personnel genevois: Patrick Heiniger annonce lui-même sa démission, pour raisons personnelles. Aurait-il été victime de l’effet Madoff? L’homme, un juriste ayant succédé à son père, bien qu’absent des medias, menait sur le plan privé et selon les initiés, une vie de fastes révolus faite de jet privé et d’autres expressions d’une démesure que sa quasi quotidienne présence à l’Auberge Communale d’Onex n’aurait permis de supposer. Il aurait amassé, depuis qu’il prend la direction de Rolex en 1963, une fortune d’un demi-milliard de francs suisses, à laquelle s’ajouteront les deniers de son parachute doré. Une petite centaine de millions, murmure-t-on. Une broutille face aux dix milliards de francs dont la Fondation Wildorf serait dotée. Qui le remplacera?

Harrison Ford soutenu par Hamilton.

La « Khaki Conservation » vient de naitre, fruit d’une collaboration de la marque Hamilton (Swatch Group) et de l’acteur Harrison Ford, particulièrement concerné par les causes environnementales. « La conservation de la biodiversité est la plus grave problème de notre temps », affirme-t-il. Ainsi voit le jour le concept « Time To Protect The Planet », donnant lieu à des affiches où bouille célébrissime côtoie pièce horlogère. Abonné aux invraissemblables cascades, le golden boy du cinéma mondial, l’aventurier minuté par excellence, voit son coeur fondre face aux dérèglements climatiques et autres chicanneries des dégâts de la pollution. Militant d’une nouvelle aventure qui dépasse de loin le cadre des grands écrans.

Ruchonnet s’indépendantise. De la frustration naît le besoin d’indépendance

Ruchonnet s’indépendantise. De la frustration naît le besoin d’indépendance. Tel est le sous-titre que Stéphane Gacher, dans l’AGEFI, utilise pour conter l’aventure de Jean-François Ruchonnet, en passe de bâtir sa propre manufacture. Sa société s’appelle Crealuxe et son premier modèle, Cabestan.  A force de s’être moult fois marié avec des marques et des groupes, celui qui s’autoproclame le Robin des Bois de l’Horlogerie, reçoit tout de même un apport substantiel via les 50% que prend dans sa société Andreas Stricker, ex-directeur de l’UBP Genève.  La Cabestan se concrétise et Les Ambassadeurs passe commande (huit pièces, dont le prix oscille entre CHF 325′000.00 et 400′000.00.) A l’heure de ces lignes, une dizaine de clients ont déposé leurs arrhes et un premier exemplaire a déjà été livré. L’indépendance, lorsqu’elle s’appuie sur de véritable faits d’arme, marquants pour la plupart, a un prix. Parc de machines à la Vallée de Joux, encore en rôdage, en tout 17 personnes entre Genève et l’Orient.

Gauss, Carl Friedrich (1777-1855), le surdoué des maths

Gauss, le surdoué des maths. Réputé austère et peu enclin à transmettre ou partager son savoir, l’Allemand Carl Friedrich Gauss (1777-1855), déjà avant que le duc de Brunswick (sa commune de naissance) ne remarque ses talents et lui accorde une bourse pour poursuivre ses études, était un enfant surdoué. A trois ans (il a appris seul à lire et à compter) il corrige son père qui s’est trompé en réglant une addition. Un annecdote célèbre court à son sujet : son professeur voulant occuper ses élèves agités, leur demande de «calculer la somme de tous les nombres de 1 à 100». En quelques secondes, l’enfant clame « 5050 », son résultat. Il a astucieusement additionné les nombres extrêmes par paires, remarquant qu’une cinquantaine d’additions donnaient toutes le même résultat de 101. Par exemple, il a commencé par «100+1 = 101», « 99+2 = 101», «98+3 = 101» et ainsi de suite. Il a donc multiplié 50 (le nombre d’additions possibles avec une centaine de chiffres) et 101 le résultat immuable. Faites le calcul. Il fut surnommé le «prince des mathématiciens». Son nom est lié à un modèle de Rolex.

Merk, Philippe C. chez Audemars Piguet.

Philippe C. Merk, 51 ans, devient Directeur général d’Audemars Piguet Holding SA. Le communiqué est signé de la Présidente du Conseil d’Administration. Issu du pharma, puis de la grande consommation (USA, Allemagne, Assie et Suisse), il reprend les rênes en 2001 de Maurice Lacroix, marque qu’il redresse avec succès. Chimiste diplômé, ingénieur issu de l’Ecole de Zurich, doté d’un MBA de l’IMD à Lausanne, il est marié et père de deux enfants. Quant à Georges Henry Meylan, après 20 ans de loyaux services, il reste en poste jusqu’en décembre 2008, histoire d’assurer la transition. Puis il restera au Conseil.

Cohen, Barry

Voir le sujet « Luminox » ou chercher le link de cette marque (colonne de droite).

Raffy, Pascal

Pascal Raffy, s’il est né à Beyrouth où l’un de ses grands-pères émigre, est d’origine allemande (Fribourg en Brisgau). Toutefois, depuis le 17ème siècle, la famille s’était établie dans les Ardennes françaises. Il suit l’école jésuite, pratique le chant, la méditation et la prière. Doté d’un BA en Droit et en Relations Internationales (Université de Paris), il effectue son parcours dans l’industrie pharmaceutique internationale et parallèlement collectionne les montres. Il parle couramment le français, l’anglais, l’italien, l’espagnol et l’arabe. Il possède aujourd’hui la marque Bovet Fleurier qu’il a acquises des mains de ses fondateurs-relanceurs Thierry Oulevay et Roger Guye, ainsi que la manufacture Dimier.

Mesot Catherine…

Catherine Mesot, jusque-là head communicatrice de Bucherer, quitte la société de Lucerne. En attendant d’être remplacée, c’est Sara Gianella qui prend le relais. Où va-t-elle, que fait-elle ? RAS pour l’instant.

Beaudry Michael.

Voir le sujet “Beaudry Time�. Via le moteur de recherche, ou dans les liens relatifs aux marques (colonne de droite)

Siragusa, Bob

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Beaudry Time, du vieux briscard horloger Bob Siragusa…

Beaudry Time vient de naître, sous la houlette du vieux briscard horloger Bob Siragusa. Quand on pense que le fondateur de cette marque, Michael Beaudry, a démarré en 1984, avec une simple bague en diamant et un art du fait main remarquable. Le voici qui entre en horlogerie, mécanique bien sûr, à partir de mouvements anciens ou actuels, en séries limitées à 24 pièces pour le monde, ou alors limitées à des pièces uniques. J’oubliais, les boîtes sont en platine ou en or blanc, et les pierres précieuses ne sont jamais loin.

Asch, Denis. Un horloger à la Cité

Sur sa carte de visite aurait pu figurer les mentions « owner », « founder », « président », « directeur » ou je ne sais quelle autre élogieuse dénomination. Lui a simplement écrit « horloger ». Contrairement à d’autres entrepreneurs, Denis Asch est avant tout un horloger. Les marques qui lui font confiance ont certainement tenu compte de cette particularité: Chronarte, Chronoswiss, Eberhard, Erwin Stattler, Greubel Forsey, Haldimann, H. Moser & Cie, Hautlence, Richard Mille, Vianney Halter, Vulcain. Il y en aura bientôt d’autres, les négociations vont bon train. En attendant, l’homme porte toujours deux montres, celles qui « marchent » le mieux. Une Vulcain et une Richard Mille, en ce moment. A ses heures, il collabore, de sa plume experte, à la rédaction de quelque article dans la presse spécialisée.

Elvira Rahic, ambassadrice Delma

Serais très heureux d’en savoir plus sur les raisons qui ont amené Delma Watch à élire la chanteuse balkanique Elvira Rahic, née en ex-Yougoslavie, représentante variété de la chanson… Serait-ce uniquement en raison de sa plastique irréprochable ? Il doit s’agit d’un coup de coeur, car du côté des marchés où la marque est active, nulle trace de la Croatie… Me réjouis d’en apprendre plus.

Alicia Keys porte les couleurs de la Reverso Squadra Lady.

Alicia Keys porte les couleurs de la Reverso Squadra Lady. Deux mythes se rencontrent. Quand on sait que Parmigiani est un main sponsor du Montreux Jazz Festival permettant à Claude Nobs de disposer d’une dizaine de montres qu’il peut offrir à sa guise aux artistes de son choix, quand on sait que la sublissime Alicia Keys y performait, Jaeger LeCoultre frappe un grand coup ! A peine les portes de l’agape musicale montreusienne refermées, la Manufacture annonce son dernier product placement : dans son clip «Superwoman», sa dernière chanson, elle met en scène le modèle féminin du mythe Reverso et conjugue à sa sauce soul les diverses facette d’une super femme, au sens du simple ou de l’extraordinaire. Le réalisateur Chris Robinson préside aux destinées de cette Alicia aux mille visages, prémices d’une carrière d’actrice ? Bio de Alicia Keys. Voir la video.

Giguet, Denis. Comment naît la « Sequential One »…

Giguet Denis. Cet ingénieur de formation entre en horlogerie par le versant cadrans, où il gère le développement des bracelets pour Rolex chez Gay Frères. En 2000, les sirènes «Harry Winston» l’aguichent et le promeuve Directeur Industriel, en charge du développement et de la production des montres Harry Winston, dont la célèbre série des «OPUS.» Tiraillé par son aspiration d’indépendance, il crée en 2006 «Innovtime» une société de conseil en développement et industrialisation de produits de luxe. Mais la passion pour l’horlogerie prend le dessus et l’amène à fonder en 2007 MCT (Manufacture Contemporaine du Temps), pour donner libre cours à un concept qui l’habite, basé sur une montre à lecture du temps différente. La «Sequential One» est née…

Florence Noël écrit et…

Comme beaucoup de journalistes spécialisés horlogerie, disposant de bonnes compétences textuelles et de contacts dans le domaine de la presse, Florence Noël est également active dans le domaine des relations publiques, avec sa structure Luxeco. Elle s’occupe notamment de la Manufacture Contemporaine du Temps (MCT Watches), marque horlogère lancée par Denis Giguet, alias une haute-horlogerie où la « technique est mise tout entière au service de la fonction. La journaliste, qui disposait d’une page régulièrement dans la Tribune de Genève, s’est vue également confier la responsabilité de la rédaction de l’Année Horlogère (Promoedition, Quorum Communications, Roland Ray). D’autres exemples ? Pascal Brandt (co-fondateur du BIPH avec Michel Jeannot), a rejoint Vacheron Constantin puis deWitt. Joel Grandjean (TàG Press Agency, JSH Journal Suisse d’Horlogerie, Montres Passion, etc…) s’occupe de la marque jurassienne Cecil Purnell, Isabelle Thomas, rédactrice pour Dreams Magazine gère la communication pour Franc Vila. Si Michel Jeannot du BIPH roule pour Vulcain, c’est uniquemet au niveau de l’écrit. Quant à Natalia Signoroni, elle avait troqué ses rubriques contre un poste chez Journe, avant même que celui-ci ne crée sa marque. Si vous avez d’autres exemples…

Laesser Claude, président.

Laesser Claude est le Président de l’association des amis du MIH (Musée International de l’Horlogerie.) La dernière assemblée a permis de faire voter la nomination occasionnelle de membre d’honneur. Une manière de remercier les bonnes volontés. Ça bouge à la Tchaux !!!!

Paul Gerber, prix Gaïa 2007.

Pour lui la montre n’est pas luxe ou accessoire de mode. Elle est prouesse technique, microcosme impressionnant, reflet de sa propre fantaisie. Repousser les limites techniques, tel est son credo. En résulte des montres à complications extraordinaires, des montres avec d’incroyables cadrans, des mouvement réputés entièrement élaborés dans ses ateliers. Montres bracelet, de poche, ou pendulette : Œuf de Fabergé, pendulette mistérieuses et mouvements automatiques à double-rotor, seconde rétrograde et phase de lune tridimensionnelle. Le Guiness book l’a accueilli plusieurs fois : notamment pour sa plus petite montre en bois, ou pour la montre la plus compliquée au monde.

Vanessa Weill, chronique sur myluxe.ch

Vanessa Weill, la sémillante jet-seteuse genevoise, non contente d’être l’assistante de Thierry Ventouras, le patron des variétés à la TSR, est également une multi-casquettes talentueuse : chanteuse à ses heures (sortie d’un premier titre sur la compilation 2008 du Téléthon), présentatrice parfaitement bilingue (Avakian, l’une des plus grandes soirées de fin 2007), organisatrice d’events et surtout, un carnet d’adresses pointus disposants d’ouvertures dans les milieux artistiques et people de la Genève internationale, mais également du showbiz français. Elle vient d’être pressentie comme chroniqueuse de myluxe.ch et signe deux articles mensuels.

Yves-Alain Schwaar, IC-Agency

Yves-Alain Schwaar, ex de Swissair et du TCS, rejoint IC-Agency. L’agence marketing fait fort et décide de s’attaquer sans vergogne au marché de l’horlogerie. Elle sort donc une étude très poussée, désormais annuelle, et envoie ses attachés case à BaselWorld. L’étude est faite en partenariat avec Europa-Star. Apparemment, la démarche paie puisque l’agence a pu accompagner Bedat & Co dans le domaine du e-commerce. Un tabou brisé, par un horloger.

Pontroué, Jean-Marc.

Pontroué, Jean-Marc. Marié, deux fils, ce ponte du Richemont Group atterrit à Hambourg et est depuis 2007 le Vice Président Exécutif de MontBlanc international. Ce Nantais était auparavant le General Manager pour le développement produit. Il bossait pour le LVMH Group Paris, chez Givenchy, après avoir été le Directeur des Ventes chez Guené SA (Paris) et le responsable de ventes chez Sopadima à Hong Kong. Belle trajectoire.

Bethge, Lutz. CEO de MontBlanc International.

Bethge, Lutz. CEO de MontBlanc International. Doté d’un MBA en Science Economique à l’Université de Berlin, cet allemand de Hanovre fait toute sa carrière dans la finance. Il rentre en 1990 chez MontBlanc comme directeur financier, dont il devient en 2007 le CEO après en avoir été le General Manager. Deux fils, une collection de Bordeaux et de Rjoras, du ski et du golf.

Straehl, Thierry

Thierry Straehl, jusqu’ici chargé du secteur financier au Swatch Group devient responsable de Nivarox-FAR dont la direction restreinte est renforcée par l’arrivée de Marco Verardo et Roger Juillet.

Bühler, Pierre-André

Pierre-André Bühler, chef opérationnel de Nivarox-FAR, succède à Thomas Meier et devient responsable d’ETA. Il s’offre en outre un place au sein de la DG élargie du Swatch Group

Meier, Thomas

Thomas Meier, précédemment responsable d’ETA, a été nommé à la Direction de Frédéric Piguet. Il reste membre de la DG du Swatch Group.

Montblanc et Lang Lang

Lang Lang, pianiste chinois de 25 ans Ambassadeur MontBlanc. Le NY Time le décrit comme « l’artiste le plus excentrique de la scène classique internationale. » Choisi au niveau mondial par Lutz Bethge, CEO de cette marque du Groupe Richemont, génère des ovations applaudissantes partout où il passe. Son succès international date déjà de 1999, où âgé de 17 ans, il participe à la dernière minute au « Gala du Siècle » à Chicago. En 2007 il reçoit un Golden Globe, en 2008 il est nominé aux Grammy’s. Sa virtuosité épate, comme sa sensibilité et sa musicalité extrêmes. En plus, il est ambassadeur de l’UNICEF.

Emch, Arlette

Arlette Elsa Emch-Ducommun se nomme désormais Arlette Elsa Emch. En fait, personne ne savait qu’il y avait du « Elsa » et du « Ducommun » dans son patronyme. Mais bon, cette fois c’est officiel.

FH, Fédération Horlogère Suisse. La prochaine séance du Conseil

La prochaine séance du Conseil aura lieu le 22 mai 2008, toujours dans les locaux FH à Bienne. A noter que, lors de sa dernière assemblée le 21 février dernier, elle a admis au nombre de ses nouveaux membres, la société Pylania SA (Grandval), récemment reprise par des capitaux indiens. Elle a également nommé Franco Cologni (Fondation de la Haute Horlogerie) comme membre de la Commission économique et Jean-Paul Girardin (Breitling) comme membre de son Bureau, en remplacement de Pierre Huguenin (USH-APIC).

Carole Giaccobbo-Baudet, le plein de marques…

Transfuge de la communication d’Ebel, Carole devient une plaque tournante PR de l’horlogerie avec, sous contrat, la promotion d’un nombre de marques impressionnant : Wyler Genève (Bâle), Dior (Bâle), Graham et Arnold & Son (Bâle), Versace (Bâle), Hugo Boss (Bâle), Time Forever (Bâle) et Lande Werdelin à Genève. Difficile de ne pas se mélanger les pinceaux. Faudrait peut-être qu’elle songe à changer le nom de sa société pour s’appeler « Les Ambassadeurs en RP ».

Alex Bennouna chez Victorinox

Alex Bennouna, 40 ans, licencié en anthropologie et diplômé de l’Institut parisien d’Etudes Politiques, quitte son poste de Directeur des ventes internationales de Victorinox Swiss Army pour remplacer la PDG sortante Sue Rechner, embarquée dans une nouvelle orientation professionnelle.


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