Günter Blümlein, hommage et souvenir

Bientôt à Genève en janvier, le SIHH 2013. Qui doit beaucoup à un homme. Flash back. En 1980, deux compagnies n’avaient aucune idée de ce qu’elles allaient devenir. IWC et Jaeger LeCoultre. Leurs propriétaires invitèrent Günter Blümlein à leur chevet, d’abord comme consultant puis, dès 1982, comme directeur. Sous son ère, grâce à une série de montres-bracelets au design innovant en phase avec la tradition de la manufacture schaffhousoise, IWC a rapidement repris pied. Très vite, le nouveau directeur perçoit le retour de l’horlogerie mécanique ainsi que l’importance des complications. Lancer en 1985 le modèle Da Vinci, première montre-bracelet automatique dotée d’un calendrier perpétuel à prix abordable, est un acte visionnaire. La renaissance de la ligne Pilot fait le reste. Outre son implication à Schaffhouse, Günter Blümlein passera conjointement en 1996 aux commandes de Jaeger-LeCoultre, qu’il revitalisera également. Jamais deux sans trois. A la chute du mur de Berlin, Günter Blümlein orchestre la résurrection de A. Lange & Söhne. Finalement, il parvient à créer en 1996 une puissante holding, la LMH – Les Manufactures Horlogères. Le montant à plusieurs milliards déboursé par Richemont pour acquérir les trois manufactures, témoigne de la valeur ajoutée apportée par Günter Blümlein. Qui se verra chargé de coordonner au sein du groupe repreneur les activités haut de gamme du segment montres: IWC, Jaeger-LeCoultre, Lange, Baume & Mercier, Officine Panerai, Piaget et Vacheron Constantin. Hélas, aux premières lueurs d’octobre 2001, le 1er du mois, il décède à l’âge de 58 ans seulement.

Stikas Constantin, la cause horlogère lui doit beaucoup

Constantin Stikas. Photographe prisé des magazines prestigieux comme Vogue, Elle, Figaro Madame ou Playboy, il s’éprend de haute horlogerie. De 1998 à 2008, le salon qu’il a créé, Very Important Watches, est resté le passage hellénique obligé des grandes marques suisses et des créateurs horlogers. Reconverti à l’édition depuis 2008 avec son magazine WOW et depuis 2012 avec son site en anglais et en français, veryimportantwatches.com , son salon perdure sur la toile. Comme une vitrine mondiale qui raconte son œuvre, il y distille les échos intemporels de ses plus belles rencontres avec tout ce que l’horlogerie possède de noms qui comptent ou ont compté : Gérald Genta, Georges Daniels, pour citer deux disparus, et également les CEO les plus en vue, les maîtres horlogers, les créateurs. Tour à tour directeur de publications, fondateur de revues ou de suppléments horlogers, éditeur devenu expert et conférencier, il partage sa passion, transmet son savoir. En Suisse, le magazine Heure Suisse, non content de pouvoir diffuser un interview exclusive de feu Gérald Genta, a l’intention de consacrer l’un de ses prochains portfolios à son œuvre photographique.

Christopher, professeur en luxe à la Business School de Lausanne.

Un master of Science in Luxury Management. Au monde de la production, dans les fabriques, on comprend aisément la noblesse manuelle, la richesse des travaux et des gestes artisanaux. On dénigre souvent des métiers qui méritent aussi leur part d’anoblissement. Désormais, apprendre le luxe à la Business School de Lausanne débouche sur un Master of Science in Luxury Management! Le prof’ Christopher H. Cordey pratique l’étampage des consciences, il a aussi le coeur au bout des doigts et la faculté de ressentir les choses. Fondateur du Sustainable Luxury Forum, il pétrit les consciences du luxe et de l’horlogerie de nobles valeurs: va pour l’or éthique et les diamants propres… Mais plus loin que l’environnementalement correct, il y le luxe cerclé de responsabilité sociale… Certains mauvais élèves de la branche mériteraient bien un diplôme.

Josef Heeb et Genève. Et l’eau vint à manquer!

Sculpteur Carougeois d’origine Saint-Galloise, Josef Heeb (1930-1980) était aussi un poète du temps qui coule. Une sorte de vulcain, non pas qu’il s’agisse d’une quelconque allusion à une marque locloise, mais en référence au métier de ce dieu romain, patron du feu et des forgerons, fils de Jupiter et de Junon, époux de Vénus. Célébré en 2008 par le Musée de Carouge (voir certaines oeuvres de cette expo photographiées par une bloggeuse), l’artiste a laissé ici ou là quelques pièces d’anthologie. Comme «La Joie», cette clepsydre –horloge hydraulique, déplacée depuis dans l’aile ouest de l’Aéroport de Cointrin, offerte en 1968 à la ville de Genève par la manufacture Favre Leuba. Constituée de 10 roues Hispano-Suiza, d’une charrue, d’un attelage de course et de poussettes, cette réalisation de 6 mètres de haut pour 2 tonnes consommait 160 litres d’eau par heure. Toujours visible aujourd’hui, elle ne fonctionne plus… Comme celle qui porte le musical nom de «Rêve en la bémol» et qui siège encore dans le parc de feu le Musée d’Horlogerie de Genève, route de Malagnou. Ses 8 mètres de hauteur et 5 de largeur témoignent encore de deux années d’aboutissement mêlant les savoirs de l’artiste et ceux des ateliers Poylmécanique SA. Hélas, ces pièces majeures ne fonctionnent plus! Problème de maintenance, parfois de bruit, mais surtout, preuve qu’à Genève, l’eau, comme les flux d’une culture horlogère forte et non privée, ont fini par manquer. Ouf, dans le hall d’entrée de DEH –Distribution d’Exclusivités Horlogères Sàrl, à la Praille, Florian Favre -9ème génération de la célèbre famille horlogère originaire du Val de Travers, entretient une horloge murale de l’artiste. En parfait état de précision. Souvenirs.

Celsius… Romaric, Meylan et Borès, objets nomades…

On savait Hugues-Olivier Borès sous-marinement occupé, après avoir été l’un des visages Patek Philippe durant plusieurs années. L’homme avait monté Help On Brands sa propre agence ès stratégies de développement, côté Paris. Bien lui en prit, puisque c’est dans ce cadre qu’il s’accoquine avec André Romaric et Edouard Meylan -oui, oui, le fils de…, les fondateurs de Celsius X VI II, une marque franco-suisse créée à Paris en mai 2006, au point d’en rejoindre le capital et d’en devenir Conseiller exécutif. A part le fait que l’ADN de cette nouvelle venue marie horlogerie et téléphonie mobile, sur le mode d’un objet luxe inspiré d’un papillon et doté d’un mécanisme de 547 composants, qu’elle dispose déjà de son site et de sa page Facebook afin de donner à ses objets nomades le rayonnement escompté, on en saura plus à BaselWorld -Halle 4.0, Sand A01. Il sera question de « Grand Complication for Timeless Communications« , objet prêt à butiner les fleurs plate-bandes fleuries des réseaux horlogers.

Racine, Ariste (marque ENICAR)

Vers 1913, Ariste Racine utilise un anagramme de son nom pour déposer à La Chaux-de-Fonds la marque ENICAR. Direction Lengnau où sa société déménage durablement. Ses modèles pour hommes, femmes, pour militaires, notamment ceux qui sont dotés d’une boussole intégrée débarquent sur les marchés. Vers 1950, un catalogue ENICAR présente d’autres modèles porteurs des noms Longeau ou Alprosa. 1956, pour la première fois et grâce à une expédition d’alpinistes suisses, le sommet de l’Himalaya est vaincu. Chaque membre de l’expédition porte une Enicar. La mention « Ultrasonic » désigne une technique unique de nettoyage des mouvements aux ultrasons, avant leur huilage. Robustes, les montres Enicar gagnent leurs lettres de noblesse avec la sortie en 1958 de la Sherpa Dive, une étanche à 200 mètres dont le fond gravé représente une huître ouverte avec sa perle, ainsi que l’inscription « Seeperl » qui désignera par la suite les montres étanches de la marque. Pionnier des boutiques monomarques, Enicar ouvre à Johannesburg un magasin éponyme, construisant sur le succès de son « Sherpa World Timer » un GMT. Le succès de la boutique arrive aux oreilles des détaillants qui se pressent au portillon.

Ralf Baumgarten, photographe ès anglages visuels

Né en 1960 à Saarbrücken en Allemagne, Ralf Baumgarten s’illustre dès l’âge de 17 ans par des photos prises au cœur d’un Jazzclub. A 20 ans, il est sacré meilleur photographe noir et blanc de la Saare avant d’entamer à Wuppertal des études universitaires de communication et design. A 24 ans, il remporte le concours lancé par Polaroid à l’adresse des étudiants en photographie et reçoit un prix Kodak orienté jeunes talents. Son diplôme de Designer en poche, il se met en 1989 à son compte et sévit depuis son studio de Cologne quand il n’est pas en voyage: dans la vallée de Joux ou au Japon, pour immortaliser de talentueux maîtres des arts horlogers, ou à Dubaï afin de photographier des chameaux pour GEO Magazine, View et Victor Hasselblad. Ses périples donnent aussi lieu à des expos et des livres, comme 50 People, 50 Watches, 50 Portraits qui rencontre en 2005 l’écrin institutionnel du MIH – Musée International de l’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds. Extrait des 208 pages du livre Twelve Faces of Time (éditions TeNeues), un anglage visuel sur le visage de Frédéric Dufour, de la Vallée de Joux. Sorti en 2010, ce livre, une galerie de maîtres horlogers reconnus ou prometteurs, reçoit un IF-Design-Award. Les textes sont signés par Elizabeth Doerr, une plume horlogère spécialisée qui sévit depuis l’Allemagne au quatre coins de la planète média tout en restant rédactrice en chef de Wristwatch Annual. A commander chez Watchprint.com

Guy Lucas de Peslouan: photos d’horlogerie

Artiste de l’objectif, amoureux des chambres photographiques, de la prise studio et des rouages les plus subtils, Guy Lucas de Peslouan méritait d’avoir son portfolio dans l’édition des magazines Heure Suisse et Heure Schweiz paru à l’occasion de BaselWorld 2011. Son inimitable tignasse bouclée, poivre et sel, ne passe pas inaperçue dans les salons horlogers. Le temps des contacts et des remises de carte, toujours avec le chariot porteur de ses books les plus aboutis, l’amène inexorablement dans les ateliers des horlogers indépendants ou dans les alcôves du luxe joaillier. Débordante d’angles divers, sa bibliographie s’érige en référence, saupoudrée de titres de rêve: Reflets d’Eternité, en 2005, et Le Temps Poétique, en 2009, pour Van  Cleef & Arpels, La Beauté en Voyage pour Hermès, en 2002, La Capture de l’Eclat pour Boucheron, en 2004. Des grandes maisons, telles que A. Lange & Söhne, Audemars Piguet avec un livre consacré aux finitions horlogères, ou Richard Mille qui s’éprend de ses regards neufs dénués d’apriori, il passe sans rupture aux établis des horlogers indépendants: R.W. Smith, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Thomas Prescher. Quelques enseignes montantes en appellent à ses talents comme Ladoire ou De Bethune. S’ajouteront à sa palette de réalisations en 2011, ses travaux avec F.P. Journe, Greubel & Forsey, et quelques poursuites de collaboration avec Boucheron, Chanel et Gilan.

Ineichen, déjà horlogère avant la naissance d’Antiquorum

Officiellement née à l’orée d’une des crises les plus meurtrières en terme d’emplois pour l’horlogerie, en 1973, la maison zuricoise de ventes aux enchères Ineichen sévit déjà dès 1967, sous la raison sociale Gallery am Neumark qui, hormis les tableaux, devient pionnière des ventes horlogères, sous la houlette de Peter A. Ineichen. Ce musicologue reconverti à l’encan, transfuge de Koller Auction (une autre zurichoise aujourd’hui quasi absente du champ horloger), cède l’entreprise à sa descendance après trente-cinq années de rayonnement. Il en reste consultant et son aura s’appuie sur un tapis de performances: la vente de la montre de voyage du roi de Naples –François de Bourbon, celle d’une collection de cinq tourbillons. Il a aussi cette  A. Lange & Söhne fabriquée pour l’exposition universelle de Paris en 1900 et vendue à l’aube de seventies pour un montant de 780’000 francs suisses! Reprise par son fils Franck secondé par son frère avocat au barreau de Zurich, la société rime toujours avec une discrétion qui comble d’aise l’élite des plus grands collectionneurs mondiaux. Issu d’un article paru dans le magazine Watch Around sous la plume du journaliste expert Ollivier Broto (Agence de Presse TàG Press +41).

Roland Gollmer, polyglotte au service de design horloger

La place manquerait pour présenter tous les projets autorisés de Roland Gollmer, l’un des rares designers horlogers diplômés de l’Art Center of Design de Pasadena, la Mecque californienne du design mondial. Juste pour le plaisir des yeux et le confort des collectionneurs voici, pièce figurant dans son book, un meuble remontoir mécanophile réservé aux collectionneurs fous. Réalisé pour le compte de Charles Käser du bureau RDI cette construction obéit à une télécommande également dessinée par l’artiste. Soudain, par le haut, les montres apparaissent dans leur box coulissant. C’est comme l’éclosion d’une fleur rare. rgoll1003@hotmail.com

TàG Press +41, l’Enquête Conjoncturelle et Swiss Label

Fondée Joël A. Grandjean, responsable éditorial du bloghorloger.ch, l’agence de presse indépendante TàG Press +41 et sa dizaine de signatures affiliées (s’inscrire à la newsletter) livrent des contenus journalistiques à une vingtaine de publications dont 10 sont orientées horlogerie. L’Enquête Conjoncturelle, une publication annuelle éditée par la CCIG, Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de Genève, vient de s’ajouter au nombre des collaborations. Egalement les Magazines Swiss Label, dont l’édition de mai 2011 consacrée à l’horlogerie a permis la publication de portraits de marques et d’entreprises horlogères. Pour rappel, se sont ajoutés récemment les magazines Hors-Ligne et Banque & Finance, ainsi que le bimensuel B2B Swiss Beauty Magazine.  TàG Press +41, dont le site reçoit environ 355’000 visites par an, dispose également d’une entité soeur, totalement séparée, @TRP - Textes & Relations, Production, un bureau d’écritures et de conseil en Relations Publiques.

Lignes automobiles à fleur d’horlogerie, Roland Gollmer

Transfuge du design automobile, Roland Gollmer imprime son sens esthétique jusqu’au plus profond des rouages horlogers. Formaté par l’une des plus prestigieuses écoles de design au monde, l’Art Center College of Design de Pasadena en Californie, il s’essaie d’abord en milieu automobile à l’optimisation de l’aérodynamisme, puis aux fonctionnalités esthétiques des composants et des moteurs. Rattaché au Centre Style Peugeot, il gère des projets Pininfarina ou Porsche, s’evertue sur la Peugeot 206W puis sur la 206 Sedan. Il imprime son style même jusque sur la 4007, modèle co-conçu avec Mitsubishi. Puis il entre en horlogerie, par la porte prestigieuse de la micro manufacture Magma Concept. Là, il y dessine des montres, des calibres, comme cet exceptionnel tourbillon pour la marque maison Globe Master Watch, hommage à un célèbre moteur, celui de l’avion Rolls-Royce Griffon. S’il ne peut citer les prestigieux clients pour lesquels oeuvre, il peut montrer dans son book la superbe montre tourbillon à remontage manuel dessinée pour le distributeur suisse de Mercedes, symbole de possession du modèle McLaren-Mercedes SLR Stirling Moss. rgoll1003@hotmail.com, pour découvrir les modèles non-autorisés.

Cédric Johner chez Blacksand

Arrivé dans l’horlogerie par la grande porte de Witt, à savoir même qu’il fut à l’origine d’une marque Cedric Johner dont quelques marchés comme la Russie ont encore suffisamment de nostalgie pour en perpétuer le souvenir, Cédric Johner aurait pu se retrouver sur le carreau après qu’un vent de discorde ne l’éloigne du Comte de Witt, bien décider à poursuivre son aventure en solo. On l’a vu aux côtés de personnalités comme Yvan Arpa embarqué dans l’aventure Jacob & Co. Dès le 1er juin 2011, il rejoint Blacksand, la nouvelle marque lancée par Alain Mouawad, dont il sera responsable de production et de développement produit. Aussi le garant du Semper Fidelis le slogan de la marque à vocation d’horlogerie authentique.

Rock’n Roll watches. Ladoire

Lionel Ladoire, batteur et horloger. S’il a rasé sa crête, le trublion n’a pas renoncé à ses baguettes. Il taquine régulièrement ses peaux et s’écoute de temps à autre quelque groupe mouvances post punk zestées de rap. Issu d’une respectable dynastie bijoutière, sa première dose de rebellion lui fait tourner le dos à son destin de pro rider snowboarder de l’extrême, pour entrer sans complexe dans l’univers horloger, D’ailleurs, Helvet Mechanic, l’appellation de sa fabrique, a des relents undergroud. Côté créativité, en éditions limitées, il transgresse au quotidien les codes tout en se réclamant de la plus haute intransigeance en matière de respect des arts horlogers. Avec sa Black Widow collection, entièrement dédiée à la vénéneuse Lacrodaectus Mactans, seule araignée de sa race à disposer d’une particularité que l’on croyait réservée à la mante religieuse, la veuve noire est ainsi nommée car tue une fois sur deux son mâle conquis et repu, au sortir d’actes copulatoires. Lionel Ladoire revisite ainsi, en langage haute-horlogerie, le mythe passionnel du rouge et du noir. La toile d’araignée du fond des cadrans transforme la hantise en challenge. Tout ou rien, jeu avec le feu, performance défiante, incarnation sans détour du slogan Rock Your Time. Suspense garanti, pulsion ultime, le modèle Mr Race s’adresse aux coeurs bien accrochés et aux peaux non-sensibles. En filigrane, , maintient un suspense dont seule la pulsion ultime connaît l’issue. Modèle Mr Race, peaux sensibles s’abstenir, arts horlogers maîtrisés sur fond de rouge vif arachnéen! Retrouver ce sujet dès le 23 mai 2011 dans le magazine Heure Suisse111.

Cédric Grandperret, concepteur horloger, directeur de production

A ses compétences de conception horlogère et de motoriste sollicitées par les plus prestigieuses enseignes de la haute-horlogerie et des complications horlogères, s’ajoutent au sein de la micro-manufacture genevoise Magma Concept, celles des images 3D, animées ou fixes, les plus abouties dans la branche, réputées pour leur exceptionnel rendu. Celles également d’une capacité à gérer dans son entier, autant une production de prototypes, de séries limitées qu’une mise en fabrication industrielle de volumes. Si sa voie était toute tracée dans le monde de l’optique –son grand-père invente Essilor, son parcours horloger s’est enrichi, au fil des projets et des réussites, d’une passion immodérée pour les matériaux. Ainsi a-t-il développé des alliages spécifiques. Cédric Grandperret est aussi le premier, pour sa marque Globe Master Watches, à introduire jusque dans les rouages du mouvement et plus seulement pour la boîte de la montre, le super alliage 4144, un acier ultra abouti utilisé pour les prothèses dans le domaine médical et pour les bras de satellites dans l’aérospatiale. Ses prochaines inventions inspirées de l’optique –retour à l’histoire familiale, occuperont prochainement le devant de la scène. Aujourd’hui déjà, ce maître ès complications mères, le tourbillon, la répétition minute est réputé pour son respects des savoir-faire ancestraux comme pour une créativité qui ne fait jamais l’épargne des nouveaux procédés.

François-Paul Journe, en bref

François-Paul Journe, fondateur des Montres Journe SA. Sous la bannière de l’Invenit & Fecit – Inventé et Fait, François-Paul Journe s’impose naturellement comme le lien entre l’âge d’or des sciences horlogères et l’horlogerie contemporaine. Avant de créer sa première collection de chronomètres en 1999, il explore durant 10 ans toutes les facettes de l’horlogerie ancienne, à travers la restauration de pièces d’exception. Ainsi nourri par le cheminement intellectuel et culturel d’horlogers ayant marqué l’histoire des sciences horlogères, fasciné par un XVIIIème siècle qui reste l’âge d’or de la mesure du temps, il poursuit les recherches d’antan en créant des pièces dont l’intégrité et les innovations techniques respectent l’éthique des grands maîtres. Au sein de sa Manufacture au cœur de Genève, sa démarche créatrice et inventive demeure celle du temps où il était artisan, tandis que des boutiques à son nom fleurissent de Genève à New York, en passant par Paris Faubourg Saint-Honoré, Hong Kong, le Japon et la Chine. Sept fois couronné par le Grand Prix d’Horlogerie de Genève, François-Paul Journe, n’est plus seulement l’horloger des grands collectionneurs de la planète: sa marque et son nom servent désormais de repères dans l’univers horloger mondial.

LVMH s’empare de Bulgari, Franscesco Trapani promu

Majoritaire de la célèbre enseigne italienne créée par Sotirio Bulgari en 1884, la famille Bulgari s’associe au groupe LVMH de Bernard Arnault au terme d’un week-end de négociation validé par le Conseil d’Administration de LVMH réuni dimanche soir 6 février 2011. Elle devient ainsi le 2ème actionnaire familial du groupe. Paolo et Nicola Bulgari resteront respectivement Président et Vice Président du Conseil d’Administration de Bulgari S.p.A. La Famille Bulgari disposera de deux postes au Conseil d’administration de LVMH tandis que Francesco Trapani, Administrateur Délégué de Bulgari S.p.A., entrera au Comité Exécutif de LVMH et prendra, au second semestre 2011, la supervision de l’ensemble des activités Horlogerie – Joaillerie du Groupe LVMH, en ce compris la Maison Bulgari. L’actuel responsable de ces activités, Philippe Pascal, restera au Comité Exécutif de LVMH et se verra confier de nouvelles responsabilités. Cette entrée dans LVMH va donner à Bulgari les moyens de renforcer son développement à l’échelle mondiale et d’optimiser ses achats et sa distribution. Lire le communiqué de presse.

Grönefeld et Grönefeld, horlogerie hollandaise

D’un grand-père bijoutier ayant d’abord appris l’horlogerie et restauré des montres de poche qu’il emballait dans des boîtes à cigares, Tim et Bart héritent de la passion. Chez les Grönefeld on est joaillier de père en fils. Qu’importe, ils feront leurs quatre années d’école d’horlogerie avant d’arriver au WOSTEP, une école suisse qui forme les horlogers du monde afin d’alimenter en savoir-faire les SAV de nos plus belles enseignes. Chez Renaud Papi, à l’heure des débuts, ils s’exercent aux hautes complications, en apprivoisant même la reine, la répétition minute. «J’ai appris par moi-même, comment limer, afin de gagner de la place» explique Bart. Et donc d’en offrir un maximum aux timbres censés marteler les divisions de l’heure. D’ailleurs, GTM-06, leur première pièce éponyme, une fois le retour à Oldensall consommé, est un summum technique: à partir de mouvements Claret acheté bruts, leur répétition minute les font remarquer des collectionneurs mondiaux. Pour leur deuxième création, les Grönefeld s’attaquent à un mythe presque oublié, la seconde morte. Partis d’une page entièrement blanche, hormis quelques vertiges historiques, Tim et Bart dessinent, inventent, usinent, anglent. La One Hertz 1912, comme la date du diplôme de leur grand-père, voit le jour.

Olivier Müller, consultant horloger

Olivier Müller, journaliste indépendant franco-suisse, basé à Paris, (The Watch Lounge, Tendance Horlogerie, divers magazines) est aussi consultant indépendant en horlogerie, fondateur en 2007 de Delos Communications, une agence reliée à un réseau local et international de partenaires: production et gestion en direct de contenus, vidéos, traductions, visuels, conseils multilingues sur mesure, stratégies et mises en oeuvre de plans de communication. Il vient d’être invité comme contributeur dans la prochaine édition des magazines Heure Suisse & Heure Schweiz.

Armand Nicolet, horloger

Armand Nicolet, fils d’un horloger, entre en horlogerie, comme on entrait dans les ordres. Vocation et passion. A la fin du 19ème siècle, au sortir de son apprentissage, il ouvre son premier «Atelier d’Horlogerie» et, en 1902, s’illustre dans l’univers de la montre de poche soignée, titillant parfois celui des complications telles que les répétitions minutes, quarts, ou heures, les calendriers perpétuels… Encore prisé par les collectionneurs, au détour d’un catalogue de ventes aux enchères ou d’une transmission d’héritage, ce nom est également synonyme, durant les fifties, de la production depuis Tramelan de la presque totalité des calibres Venus. Rappelons que cette ville était à l’époque le troisième pôle horloger de Suisse, avec la concentration de 800 horlogers et 105 fabriques. Site officiel actuel.

Thomas Prescher, portrait

Accrochée aux bords du lac, à Twann entre Neuchâtel et Bienne, son enseigne ouverte en 2002 est une incontournable escale sur la route de l’horlogerie compliquée. Comme bon nombre d’horlogers débutant un jour leur éponyme aventure, Thomas Prescher se fait la main en restaurant des pièces anciennes, d’abord au sein de l’entreprise Gübelin à Lucerne où il s’essaie également sur la réalisation de pièces d’exception, des commandes spéciales. Encore aujourd’hui, nombre de trésors antiques et de pièces rares passent entre ses mains à Twann: des pièces d’Abraham-Louis Bréguet, de Thomas Earnshaw, de Girard-Perregaux, de Ferninand Adolf Lange, de John Arnold, de Patek Philippe, d’Urban Jürgensen, de LeRoy, de Thomas Mudge ou de Thomas Tompion. Puis il se fait notamment connaître par la ligne Tempusvivendi, ses premières créations inspirées d’une complication apparue au dix-huitième siècle, un double rétrograge, libérant sur le cadran, des espaces ouverts à l’expression de scènes gravées ou émaillées. Il rejoint en 2003 l’illustre AHCI – Académie Horlogère des Créateurs Indépendants et s’offre pour la première fois une percée revigorante à BaselWorld. C’est le coup d’envoi d’une carrière remarquée par les collectionneurs du monde entier, débutée au SAV d’Audemars Piguet en Allemagne, après une éphémère carrière dans la marine allemande. Pour parvenir à ce stade, il aura avalé et digéré un nombre incommensurable de données techniques, au fil de lectures volontaires: manuels techniques, livres horlogers et autres articles éclairés.

Robergé, flash back. Frédy Capt, horloger.

Robergé! Cette marque vous dit encore quelque chose? A se repencher sur son histoire récente, on réalise à quel point elle fut pionnière et avant-gardiste. Certes, elle existe encore, mais ne s’active plus aujourd’hui sur le positionnement de ses origines. Marque liée à la famille Mouawad, elle avait, le dédain du scepticisme passé, le parfum authentique d’une vraie marque d’horlogers. Alain Mouawad, le fils, dont le mensuel Bilan révèle sous la plume de Michel Jeannot qu’il se prépare avec Blacksand à revenir sur le terrain du branding horloger, y était pour beaucoup. On sait l’homme épris d’horlogerie, connaisseur et collectionneur. Outre une créativité pratique sur laquelle bloghorloger.ch reviendra au fil de quelques exemples concrets, la marque Robergé savait bien s’entourer. Par exemple Frédy Capt, son horloger rhabilleur, est aujourd’hui chez Breguet, depuis 18 ans.

Jean-François Mojon, horloger développeur

Auprès des collectionneurs, surtout en Asie, le nom de Jean-François Mojon est de ceux qui engendrent les frémissements. Développeur pour de Grisogono de la dg Meccanico, première montre dotée d’un affichage digital entièrement mécanique, l’homme a également sévi chez Harry Winston, en s’associant au dixième chapitre de la saga des Opus. Sa série de garde-temps, dont le prix unitaire avoisinait pourtant les  CHF 210’000.–, s’était envolée en quelques jours… Présente au Geneva Time Exhibition, le salon genevois des indépendants, cette figure d’une horlogerie toujours plus compliquée, devrait drainer son flux d’inconditionnels. Le Loclois, fondateur de Chronode SA, les entraînera cette fois, sur les traces de Cyrus Le Grand, le monarque qui parvint à conquérir la plus imprenables des cités, Babylone. Une nouvelle marque, lancée par Laurent Lecamp. Voir l’article sur la Clepcys.

Monique Wyssmüller et son inséparable machine…

Parce que ses parents modestes ne pouvaient lui offrir la formation de coiffeuse ou de vendeuse à laquelle elle aspirait, Monique Wyssmüller est devenue horlogère. Plus précisément régleuse. Une aubaine puisque, à un âge où d’aucuns aspirent au repos après une vie de labeur, elle reprend du service, quasiment en face de chez elle à Villeret, au sein de l’ancienne fabrique Minerva devenue Institut Minerva de Recherche en Haute-Horlogerie (propriété de MontBlanc). Ce savoir rare la transforme, de temps à autre et au fil d’un voyage vers des destinations qu’elle n’aurait pas espérer conquérir, en Asie par exemple, en attraction horlogère. Sa machine étalon ne la quitte jamais. « Je l’ai eue à l’Ecole d’Horlogerie, avec les outils d’écolage, je suis partie avec, elle est numérotée » répète-t-elle inlassablement. Elle en a pris soin, ne l’a jamais fait contrôler et, lorsqu’elle est dans un long courrier en vol pour un bout du monde, la conserve sur ses genoux. Dur, dur, d’expliquer à un douanier de Hong Kong que cette compagne est une matrice lui permettant de donner le jour à une montre mécanique. En effet, Monique Wyssmüller, naturelle et gouailleuse, est régleuse en spiraux. C’est elle qui permet à l’une des pièces les plus névralgiques d’un mouvement mécanique de se mettre en route, de fonctionner… A part ça, elle collectionne les tracteurs!

Balai de compétences chez Hublot.

Début septembre 2010, en remplacement de Juliane Robert-Grandpierre qui devient Events Manager -remplaçant ainsi Capucine Huard partie à l’étranger, Marine Lemonnier Brennan s’empare des Relations publiques. Un domaine que la nouvelle recrue maîtrise puisqu’elle occupait un poste similaire chez Vacheron Constantin à Genève et qu’auparavant, rattachée durant 10 ans à la Direction de Canal Plus et de Canal Plus Sport, elle étoffait son sacré carnet d’adresses. Tout ce petit monde demeure sous la houlette de Valérie Servageon-Grande, la Directrice Marketing de Hublot. Bon envol, bon courage pour suivre les pérégrinations communicationnelles d’un boss qui n’hésite pas à emprunter les sentiers de quelque désalpe (prévue cette année le 11 septembre)!

Estelle Fallet, experte en complications.

Si le Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie de Genève semble définitivement rayé de la carte, sa Conservatrice Estelle Fallet, appelée à veiller sur ses 18’000 oeuvres environ, est une grande spécialiste des complications. Elle fait ses armes d’historienne dans sa ville natale au sein d’un musée d’horlogerie, à La Chaux-de-Fonds, «où le milieu horloger est un dénominateur commun pour nombre de familles.» Qu’évoque pour elle le terme montres à complications? «Une concentration formidable de savoir-faire et d’inventivité.» pose-t-elle. «Cet univers est fascinant, il exprime le défi relevé par les horlogers -des spécialistes, pour la traduction des mouvements célestes dans les limites extrêmes de la miniaturisation, ainsi que pour la maîtrise de la matière.» Historiquement, l’aspect ludique a joué son rôle: «les mécanismes de répétitions, des phases de lune ou du tourbillon… renforcent le côté mobile du mouvement et animent les faces de la montre. Des plus-values à tous points de vue.» Lire l’article paru dans le magazine féminin suisse Beauté Information, N° 54.

TàG Press, une signature horlogère renforcée

L’agence de presse indépendante TàG Press +41, fondée par Joël A. Grandjean, par ailleurs rédacteur en chef de JSH – Journal Suisse de l’horlogerie (le plus ancien magazine horloger né en 1876) et responsable éditorial du bloghorloger.ch, collabore régulièrement ou occasionnellement avec une vingtaine de médias dont 10 sont orientés horlogerie. Le site internet de TàG Press +41 a pour vocation la mise en ligne des articles produits, seulement après leur parution, afin d’en conserver la primeur aux éditeurs et rédacteurs en chef qui lui font confiance. Afin également d’offrir, par ce « deuxième service », un prolongement des informations dont elle est à l’origine et d’offrir à ses journalistes indépendants en réseau une visibilité commune. En effet, www.tagpress41.info reçoit environ 355’000 visites et tend à être considéré comme un média à part entière. En s’inscrivant à sa newsletter, on reçoit une alerte chaque fois qu’un article est mis en ligne. Les récentes et nouvelles collaborations de l’agence sont: Cronos Mexico, L.A. Magazine (Magazine des Ambassadeurs), Horlogerie-Suisse.com, Swiss Beauty Magazine, Bulettin de la SSC – Société Suisse de Chronométrie, Chocolat Passion, etc… Les autres « spécialisations » toujours « de niche » de l’agence de presse, sont l’Afrique, le tourisme et le voyage (membre de l’ASSET), ainsi que le domaine de la santé, les People et les musiques world. En marge de ses activités de journalisme indépendant, TàG Press +41 chapeaute également de manière totalement séparée @TRP, un « Bureau d’Ecritures » à l’origine de stratégies de communication, souvent à partir de l’écrit. Un bureau actif dans le domaine du web 2.0 management, de la communication de crise et du lobbysme, du consulting éditorial, du custum publishing (newsletter, magazines d’entreprise), du product placement (références sur demande). Une plate-forme professionnelle disposant de compétences dans le domaine événementiel.

Arnold John, horloger anglais – Histoire

John Arnold (1736-1799) né en 1736 dans un village des Cornouailles, était fils d’un horloger auprès duquel il commença son apprentissage. Suite à une dispute de famille, il quitte la maison paternelle et s’embarque bien jeune pour le continent. Il voyage d’abord en Hollande, puis en Allemagne, où il gagne péniblement sa vie, parfois comme armurier lorsque le travail d’horloger faisait défaut. Puis il rentre en Angleterre, s’établit à Londres, peu à l’aise linguistiquement. Ses années passées à l’étranger l’ont mûrit.  Il se fait alors connaître par une petite montre à sonnerie insérée dans le chaton d’une bague. Admis à présenter cette pièce au roi en 1764, un tour de force, il obtient les faveurs de la cour et… de nombreux clients.  En 1770, il contacte le Board of Longitude et soumet à l’Observatoire de Greenwich son premier chronomètre de marine. Aujourd’hui, le nom « Arnold » revit sous la marque « Arnold & Son » et sous le slogan « Master of The Longitude in London Since 1764« . Elle a son siège à la Chaux-de-Fonds en Suisse, est rattachée à la société The British Masters dont le CEO est Eric Loth.

Master of The Longiture in London Since 1764.

Maurice Ditisheim, le prix Gaïa lui rend hommage.

Grand mécène, Maurice Ditisheim était Président du Conseil d’administration du Bureau de Contrôle des Ouvrages en Métaux précieux. C’est sous son impulsion et sa vision, dès 1966 et grâce aux relations privilégiées entre le Musée d’horlogerie et son bureau, que sera développé à La Chaux-de-Fonds, ce qui deviendra le premier -et le seul musée international d’horlogerie (MIH). On lui doit d’avoir tâté le terrain, en consultant le Professeur parisien Georges-Henri Rivière, Directeur du Conseil international des musées. On lui doit d’avoir trouvé la formule « L’homme et le temps » qui coiffera l’entité institut, dont son ami Pierre Imhof assurera la présidence de la commission (IHT). Il y eut 27 projets architecturaux, et c’est le second prix, du nom de « Gnomon » qui l’emporta: une construction nouvelle, due aux architectes P. Zoelly et G.-J. Haefeli (décédé récemment), capable d’abriter en toute sécurité l’une des collections de montres et d’horloges les plus prestigieuses du monde. Ainsi le Musée quitte en 1974 les locaux de l’Ecole d’Horlogerie pour s’installer sous le parc de la villa Sandoz du Musée d’Art et d’Histoire. C’est en 1992, pour lui rendre hommage, qu’est créé, sous le règne de Catherine Cardinal (directeur scientifique et conservateur), le prix Gaïa. Qui demeure à l’horlogerie ce que le Nobel est à la politique…

Axylo, du design horloger à l’alphabet

Stéphane Avranches dessine pour Blade Design Genève, des montres et collections horlogères. Son atelier façon loft vitrine de son talent, à Plan-Les-Ouates, regorge d’idées et de pistes créatives. S’il fait partie des designers qui comptent au monde de l’horlogerie, cet ancien graphiste qui fit ses débuts en horlogerie en façonnant la marque Karbon (un essai non abouti de Vartan Sirmakes pour le groupe Franck Muller), reste fasciné par le monde de l’écriture. Il crée donc Axylo, son propre alphabet, fusion entre écrit et design. Ses lettres deviennent bijoux, « expression de l’âme et de l’intime » comme l’écrit le magazine JSH – Journal Suisse de l’Horlogerie. Ces initiales, déclinables à l’envi, épousent tantôt la forme d’un pendentif, d’une bague ou de boutons de manchettes. 26 lettres, saupoudrées de matières précieuses, pour reécrire chaque histoire, en lecture perso.