Les petites attentions entretiennent l’amitié…

Dans les sacs contenant les dossiers de presse horlogers, se trouvent de petites attentions qui réjouissent les journalistes, leur palais, leurs yeux ou simplement leur ego. Ce sentiment d’être important. Il y a aussi entre scribouilleurs autorisés, la gué-guerre du lendemain, qui consiste, en une phrase nonchalamment glissée dans une banale conversation, à atteindre le concurrent au plus profond de son moral. Du genre, « J’étais hier à la soirée Breitling, ou la soirée IWC, ou encore la soirée Audemars Piguet… » Ce faisant, l’attaquant sait qu’il marque un point. Son interlocuteur a beau tergiverser et prétexter qu’il avait ce soir-là d’autres obligations, il est clair qu’il n’a tout simplement pas été invité. Les marques devraient tout de même faire attention ! Il y a les journalistes qui cirent les pompes et alimentent sans complexe leurs collections d’objets disparates, il y a ceux qui jouent aux méchants, surtout lorsqu’ils s’aperçoivent qu’ils n’ont pas été arrosés de la même manière. Ceux-ci sont évidemment invités partout, car ils sont craints. En journalisme, il vaut mieux être craint que participatif. Les marques sont donc complices de ces petits jeux de séduction. Quant aux journalistes intègres et purs, ils ne pourront jamais s’offrir l’objet sur lequel ils sont censés faire autorité. A moins que… Une petite attention ? Les montres, les gens de presse, bon grain ou ivraie, les aiment tous, ils en vivent, ils aimeraient bien les porter. A bon entendeur salut ! Entre nous, il suffit de prétexter une phase sophistiquée de tests et comme ça, l’honneur des deux parties reste sauf !

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