Horloger constructeur de 30 ans, ce Chaux-de-Fonnier se lance, non plus seulement dans la restauration de montres anciennes, mais également dans sa propre marque et dans le développement de mécanismes compliqués. Sa première « Automatic Chronograph Evolution » sera à Bâle et coûtera environ CHF 40′000.00. Et d’annoncer partout son invention qui consiste à placer le rotor du chronographe de manière à ce qu’il soit visible sur le cadran. D’affirmer même que cela sera son ADN et qu’il revisite ainsi le savoir faire horloger hérité. Je m’étonne que l’ensemble des médias, décidément de plus en plus délestés de leur esprit critique, ait ainsi gobé et répercuté l’information sans aller chercher un peu plus loin. De mon côté, j’ai trouvé le brevet N° CH 685363, délivré le 30 décembre 1995 et valable 20 ans. Il s’agit de la même invention, en tous les cas d’un principe identique et à l’époque réellement révolutionnaire. L’invention de Jouvenot, même si pour y parvenir il a développé et déposé un mécanisme différent, n’a rien, non rien de nouveau !

