Jean-Claude Biver n’aurait que 30% d’action au sein de Hublot. Depuis que Carlo Crocco lui a laissé les rennes, il a appliqué avec l’élan qu’on lui connaît les recettes qui ont fait son succès avec BlancpaiN et Omega. Ce vendeur hors normes prend un risque énorme. Celui de ne pas pouvoir produire des montres à la vitesse à laquelle il les vend. D’autant qu’il y a pénurie de mouvements et de compétences… Une montre qui marche, testée, compliquée, ça prend du temps à faire et, derrière les coups marketing, comme le hublonium et autres trouvailles, il se peut qu’il y ait plus de consommateurs conquis que de possibilités de livrer. Certains délais t’attente s’allongeraient autant que l’interminable liste des références de sa Big Bang. Sont-ce les mètres carrés supplémentaires et l’engagement de retraités qui pourront apporter les solutions ? J’en doute. Il se pourrait que, pour survivre et ne pas perdre les acquis d’un tel développement, il faille passer du Big Bang à l’étape de l’évolution. Une évolution qui pourrait prendre le visage d’un rachat par un méga groupe ? Cela ressemble fort à un baroud d’honneur, un dernier tour de piste, juste avant de décrocher, pour la énième fois de sa carrière horlogère, le jack pot…

