Depuis 1971, l’entreprise de Saint-Imier appartient à l’Asuag (Allgemeine Schweizerische Uhrenindustrie AG). C’est la crise qui secoue également une autre société, propriétaire de Tissot et de Omega, la SSIH (Société Suisse pour l’Industrie Horlogère.) En 1983, les deux entités fusionnent. En 1985, Nicolas Hayek prend la majorité du capital et constate que l’Asuag a signé des contrats permettant à des firmes étrangères de produire et de vendre des montres sous le label Longines dans leur pays. Une sorte de licencing. Etats-Unis, Corée du Sud et même Italie sont concernés. Casser ces contrats coûtera environ 100 millions de francs au nouveau groupe. Il s’agit d’un exploit visionnaire de management.

