Conférence de Washington en 1884, naissance du méridien zéro et des 24 fuseaux horaires. 41 scientifiques, diplomates et hommes politiques de 25 pays y participent sous l’égide du Président des Etats-Unis. L’impensable est atteint. On se met d’accord sur la définition d’un méridien zéro, devant passer par l’observatoire de Greenwich au Royaume-Uni. La ligne de changement de date a été définie à 180 degrés de longitude est et de longitude ouest sur l’antiméridien origine. Elle passe à l’est de la Nouvelle-Zélande. Il faudra encore quelques années pour que la majorité des pays adoptent ce système et que le GMT (Greenwich Mean Time) s’impose, notamment puisqu’il permet d’intégrer sans difficulté le passage de l’heure normale à l’heure d’été, destiné avant tout à tirer le meilleur parti de la lumière du jour. Il demeure tout de même quelques exceptions de tracés et d’écarts. Néanmoins, cette conférence permet l’acceptation d’une heure moyenne, simplifiant l’incroyable multiplicité de l’heure solaire. Depuis, le politiquement correct et l’esprit village global a remplacé le GMT par l’UTC (Universal Time Coordinated) en 1972. Les principes demeurent la réglementation de 1884 à laquelle s’ajoute, puisque la rotation de la terre n’est pas précise à la seconde près, la définition d’une moyenne d’intervalles de temps définie par le recueil des données horaires de 200 horloges atomiques au césium réparties dans le monde entier. C’est donc une coordination du temps dont l’exactitude est telle qu’elle tient compte du décalage maximum d’une seconde qui se produit tous les cinq millions d’années…

