Peace Mark n’a pu enclencher son peace maker…

Malgré une croissance en 2007 de 36%, la crise financière a fait chuter le titre de ce géant chinois de la distribution horlogère, si proche de l’horlogerie suisse. Résultat? Un dépôt de bilan retentissant, inattendu, malgré l’arrêt de la cotation en août 2008. Victime de la frilosité des investisseurs et de la déconfiture des bourses mondiales y compris de celle de Hong Kong, le groupe qui faisait dire à certains que l’horlogerie suisse passait en mains chinoises a mis le genou à terre. En effet, Peace Mark s’était notamment offert quelques nerfs de la guerre manufacturière, les entreprises Soprod (mouvements), Indtec et SFT, proche des grandes marques suisses par leur know-how en matière de complications a mis le genou à terre, cessant ses activités le 10 septembre 2008. 5000 personnes, plus de 1000 boutiques, un rachat en 2007 du réseau ‘Sincere’, des joint-ventures avec Rolex (35 boutiques monomarques en Chine), Boucheron, Breitling, plusieurs fleurons des groupes Swatch, Richemont, une soixantaine d’enseignes multimarques sous le label Solomon… c’est dire l’importance du désastre. Soprod (Tramelan) et Indtec (Sion) sont reprises par Festina-Lotus, alias l’Espagnol Miguel Rodriguez, qui s’était déjà placé à raison de 35% dans le capital de SFT Holding. Une acquisition lui permettant, avec ses autres propriétés DTH et Astral de se profiler comme l’un des acteurs qui comptent de la fabrication horlogère mécanique.

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