Certains journalistes sont formatés pour accoucher de substantiels contenus. Leurs curiosités professionnelles, assorties d’élégances de style, pourraient suffire à captiver le lecteur, à l’informer. La toute bonne conscience, l’amour de la chose écrite ou du secteur dans lequel elle est plantée, souvent les deux, sont des biens précieux. Hélas, il n’est pas rare qu’on impose à ces puristes, au nom des sciences marketing et des marchés de lecteurs qui parait-il connaissent des évolutions fondamentales qu’une poignée de visionnaires du marketing a su déceler, quelques révolutions de mise en page ou de styles de présentation. C’est une grande souffrance que de voir un vrai contenu (et ses auteurs vénérés) affaibli par une overdose de subterfuges graphiques et un déficit passager de confiance en la substance. A ces journalistes qui n’en souffrent peut-être pas encore pour ne pas s’en être rendu compte, je dis, « tenez bon! », les écrits restent, le reste n’est qu’effet de mode. On vous reviendra, on vous lira, c’est promis. L’horlogerie ne peut se passer de vous.
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