Resteront toujours Romain et Jérôme…

Tandis que RJ Watches appâte le milieu horloger avec ses teasers, éveillant la curiosité et indiquant implicitement que la marque s’apprête à poursuivre l’exploration des chemins lunaires balisés de légendes dont elle a tiré l’un des fragments de son ADN, on se réjouit d’être à BaselWorld pour en savoir plus. Le ticket de l’arrivée de Manuel Emch, vierge de tout contentieux passé, risque donc de rassurer le marché et de profiter à la relève de la marque, malgré les nouvelles craintes apparues par la déconfiture BNB -à qui la marque avait confié la majeure partie de sa sous-traitance. Selon le registre du commerce du 2 février 2010, Manuel Emch conforte sa position de DG avec l’obtention de la signature collective et Mantuano Giancarlo son fauteuil de Directeur.  De son côté Yvan Arpa, initiateur de ce concept fort et déclinable, relève la tête avec ses implications dans Black Belt, son consulting Volna -concept Volnatomic en passe de secouer en jaune et noir, et son leadership dans Artya, sa marque coup de foudre et déjante maîtrisée. Que devient Alain Bajulaz? Le père fondateur de la marque Romain Jerome, celui qui avait trouvé l’investisseur actuel et s’était entouré d’Yvan Arpa,  vient d’être destitué de ses pouvoirs d’administrateurs (le 8 février 2010). Heureusement, ses deux fils, Romain et Jérôme, témoigneront encore longtemps du lien originel qui relie RJ Watches à son jeune passé…

BorgeauD Watches et le Septagraph Perpétuel…

Après le Tourbillon ou la Répétition Minutes, le Septagraph Perpétuel est une nouvelle complication mère, signée BorgeauD Watches Switzerland. Au moyen d’un disque rétrograde colorant un « indicateur de réserve temporelle » en forme de flèche posée sur un cadran multi dimensionnel, grâce à un compteur situé entre les index 7 et 8, ce garde-temps célèbre 3000 ans d’observations astronomiques grâce à 450 ans de savoir faire horloger suisse. Tout dans ce garde-temps exclusif est suisse, du design à l’écrin, du cuir des bracelets au fournisseur de glace, en passant bien sûr par chaque composant du calibre BRG 11501. Le principe du Septagraph Perpétuel est de restituer à son possesseur -un initié à coup sûr, 1h30 chaque jour, de manière non consécutive. Une parenthèse qu’il mettra à profit pour cultiver ses intériorités et s’occuper de son recentrage personnel. Un luxe des plus suprêmes, au regard de la folle course du temps moderne, un refuge -ou un poste d’observation, niché dans l’oeil du cyclone temporel. C’est d’une poésie majusculaire, ça frise le BorgeauD code et les sempiternelles recherches graalistiques. Est-ce bien utile? En tous les cas, un périple en Asie vous en convaincra, tant le respect de cette tranche dédiée aux jours de la semaine est encore vivace.  C’est de l’ordre de l’hygiène de vie temporelle…. d’autant que le système ultra complexe est porteur de deux symbolique majeures, celle des chiffres 7 et 8. Par ailleurs, selon une étude produite par le Swatch Group, l’acheteur d’un chronographe n’utilise sa modeste complication en moyenne que 6mn la première année. Affaire à suivre donc, du côté de la Watch Gallery (Stand 25 – là où les journalistes trinqueront à l’ouverture du salon), du 17 au 25 mars prochain, à BaselWorld 2010. Le Fleurisan Marc Aeschacher tisse un pont entre les arts horlogers des Vallées puisque, du côté du Sentier, le nom Borgeaud est intrinsèquement lié à l’histoire du cru.

Henri Grandjean, horloger

Né au Locle en 1803, Henri Grandjean-Perrenoud-Comtesse (originaire du val de Ruz) a reçu de nombreuses distinctions lors de sa participation à des concours ou expositions, en Suisse et à l’étranger, qui ont honoré la qualité de ses produits. Initiateur du quartier du Progrès au Locle, il a aussi été le promoteur de la construction de l’Observatoire de Neuchâtel et, comme Fritz Courvoisier, un ardent défenseur de la ligne ferroviaire du Jura industriel. Sur le plan politique, Henri Grandjean a été préfet du Locle de 1842 à 1852, député au Grand Conseil et conseiller national.  Il est également connu pour avoir fondé, avec Louis JeanRichard et Ulysse Nardin, la « Swiss Marine Chronometer Industry ».

Viol de copyrights? Franck Muller s’offre Queen…

Détournement de musiques? A-t-on le droit, au monde de l’horlogerie, si touché et si concerné par le fléau de la contrefaçon, de s’approprier, sans en payer les droits, des musiques et des chansons connues? Evidemment non, dans ce domaine aussi il y a des lois. Au moins 3, pour faire simple: primo s’acquitter des droits de diffusion auprès de la Suisa, secundo demander l’autorisation aux auteur/s-compositeur/s-éditeur/s (généralement contre espèces sonnantes), tertio, s’acquitter du copyright lié au support sonore duquel l’extrait provient. Toutefois, l’impression qu’Internet est un espace libre et dénué de toute législation, déteint aussi sur les horlogers. Ainsi, sur le site web de Franck Muller -qui n’a d’autre ambition que d’être une vitrine basique (lire l’article opinion de Business Montres), un film servi en ouverture depuis plusieurs mois s’offre un fond musical qui, s’il est en règle côté autorisations et droits, a du coûter bien plus qu’une montre. Afin de vous simplifier la tache, voici la liste. Au départ, l’intro façon boîte à musique est détournée de l’album de Yann Tiersen « C’était Ici » et  s’intitule « La Valses Des Monstres« . Puis, changement d’ambiance, c’est le morceau « Right Here Right Now » (de Fatboy Slim sur la compile Dance Top Of The Pops ‘99, label BBC) qui précède un extrait Dance de l’album « Inspection (Check One) » du groupe Leftfield intitulé Leftsim (Sony Music Entertainment Ltd). Arrive « Randall’s Room« , une ballade piano haut-bois-cordes signée OST & Rolfe Kent, extraite de l’album « About Schmidt« . Toujours dans le réservoir des compilations, l’extrait distorsionné vient-ensuite est « Now Is The Time (The Crystal Method Millenium Mix) » du collectif « The Crystal Method« , une bande-son extraite de l’album « The Crow » (Koch Records). Soudain, en version originale le morceau « Children« , entame une phase de calme empruntée à l’album « Dreamland » (Label Deconstruction Ltd) de Robert Miles. Enfin, c’est le groupe « Queen » himself qui franckmullérise les images finales avec son mythique « We Are The Champions » (extrait cette fois de l’album « Power Ballads » chez Virgin Records). Si jamais ce film n’était pas en règle, il est rassurant de savoir qu’il existe des bases de données de musiques ‘au kilomètre’, libres de droits et accessibles de manière simplifiée via des sociétés spécialisées…

Départ de Pascale Truffaut.

Pascale Truffaut s’en va, après 23 années passées chez Bvlgari, raisons économiques. Obligatoirement, il y aura un vide: elle était bien plus qu’une spécialiste des relations presse, elle incarnait la marque… elle était la marque. Il y avait dans son élégance d’attitude ainsi que dans la constance de sa présence, non seulement la preuve d’un savoir-faire unanimement reconnu, mais surtout la trace d’un savoir être. Qui, dans le petit monde des médias, pourra penser Bvlgari sans y associer encore longtemps ce nom et ce visage? Souhaitons-lui les nouveaux envols mérités.

Montres mAr, nouvelle venue… DéJà millésimée.

Profitant du 1er mars férié dans le canton  de Neuchâtel, une nouvelle marque invite journalistes et insiders à célébrer son lancement et à prendre connaissance de ses modèles. Située en amuse bouche juste avant BaselWorld, cette présentation précède l’inexorable indigestion. Les Montres mAr se réclament d’une appartenance terroir déjà contenue dans son slogan « Horlogerie Millésimée« . D’où son lancement officiel au Château de Cressier dont le caveau n’est pas en reste côté crus. Quant au reste, trois axes, technique, joaillerie et dame, ainsi qu’une appartenance directe tant à l’histoire horlogère des Ruedin, intimement liées tant aux grandes pages de Reconvilier Watch Co ou de Fabrique d’Ebauches de Fontainemelon qu’à celles du monde vinicole via la vie notable de Maurice Albert Ruedin et de la marque mAr -ses initiales, liée au domaine, à la bonne chère et à la production de mousseux. Côté développements, la marque s’appuie sur l’entité deux pôles ASXP, Engineering (Ph. Ruedin) pour une famille de calibres maison et Créations (Xavier Michel) pour l’esthétique. Si le millésime 2008 dont le collection Bacchus -ici la ligne joaillerie, se distingue par sa sobriété heure minutes secondes à  remontage automatique (micro-rotor), la cuvée 2009 introduit les premières complications: petite seconde à 9h00, indicateur de réserve de marque, de quantième, chronographe roue à colonne et remontage automatique.

Or propre? Le prochain combat…

Esprits mesquins, n’y voyez pas un opportunisme primaire. Il se peut que la question soit sincère, qu’elle taraude quelques grands acteurs du luxe, quelques pionniers qui feront avancer les choses. Après la quasi adoption du Processus de Kimberley, dont l’opinion publique eut vent grâce à Blood Diamond, un film holywoodien inspiré par le journaliste anglais  d’origine Sierra Leonaise Sorious Samoura (BBC), la prochaine campagne éthique s’organise autour du slogan « No Dirty Gold » (sus à l’or sale). Pour chapeauter l’idée lancée par des organisations non gouvernementales, le RJC -Responsible Jewellery Council s’est créé. Au départ, en 2004, 14 membres dont Cartier ou Tiffany, en 2009, 150 membres. Rejointe par d’autres grandes des groupes Richemont ou LVMH, Jaeger LeCoultre, Chanel, Baume & Mercier, Van Cleef & Arpel par exemples, cette nouvelle instance s’intéressent également à la provenance des pierres précieuses. Cartier dispose même de sa Directrice « Corporate Responsability« , Pamela Caillens. Elle était au SIHH, en compagnie de Daniela Colaiacovo, co-propriétaire de Goldlake Investments Ltd, une société financière responsable qui possède Eurocantera, une mine d’or non moins responsable au Honduras. Assheton Stewart Carter, Vice Président de l’ONG Pact, en charge du Corporate Community Engagement, était également du voyage. Bien que ne représentant selon le journaliste spécialisé Christophe Roulet que 0,3% des volumes mondiaux de l’or utilisé en joaillerie, la marque Cartier s’est engagée à acheter toute la production de Eurocantera et a pris une option sur le surplus éventuel. Peu à peu, cet or à votre cou, votre doigt ou votre poignet, tantôt représentant un morceau des insécurités de la planète tantôt un moment censé rester inoubliable, sera propre. Après tout, le poids du client final fera la différence, croyons-le, ayons un peu la foi. Espérons qu’il fera pression pour que le bijou offert, gage d’un sentiment merveilleux, ne soit pas entaché par une manipulation antérieure, comme celle d’enfants exploités au fond d’une mine…. Propre sur le plan environnemental, certes, mais aussi sur le plan moral.

Van Cleef & Arpels, vendômeries intemporelles…

C’est vrai qu’il a plutôt une gueule d’acteur, ce Laurent Picciotto qui, depuis son enseigne parisienne Chronopassion, distribue tant de marques horlogères suisses, n’hésitant pas à assumer un savant mélange d’esprit rock’n roll et de cabotinage. C’est vrai qu’il sait se mettre en scène, tantôt par un visuel publicitaire qui frise la déjante élégante tantôt par ses postures post-dandesques maîtrisées… Grâce à la marque Van Cleef & Arpels qui s’embarque avec originalité dans quelques vendômeries suaves, mêlant images de fées et complications horlogères à la Jean-Marc Wiederrecht, à savoir la maîtrise des aiguilles régrogrades, le célèbre détaillant endosse un rôle à sa démesure, celui d’Ambassadeur du Temps. Et de donner la réplique à la fée Van Cleef & Arpels, soudain défaite de sa rigidité matérielle pour s’emplir de vie et d’espièglerie. L’éclat figé de ses diamants se métamorphose en poussière scintillante habitée… C’est didactique, réconciliant. Après s’être dégusté cette merveille de parenthèse visuelle, saupoudrée de Peter Pan spirit, nul doute que les femmes auront pour les complications horlogères, d’autres regards. Ceux du désir.

Contrôle vétérinaire chez Artya…

Rififi et branle-bas de combat au Arpaland, côté Vésenaz-sur-Pallanterie, là où le siège de la nouvelle marque Artya Haute-Horlogerie d’Art s’est posé dans une joyeuse appropriation de l’esprit garage. Lundi 15 février, certainement alerté par quelque dénonciation, le service vétérinaire débarque, avec en tête la volonté d’en savoir plus sur cette affaire de crapaud qui secoue actuellement le landerneau horloger. Car la marque brandit sans complexe l’utilisation pour la première fois de la peau de crapaud. Avis à toutes les autres espèces qui fournissent leurs cuirs pour façonner les bracelets de montres, crocos, alligators, galuchats, vachettes et autres, le vil animal répondant au nom de buffle américain tendrait à vous doubler. Il cacherait sous ses bubons et pustules, un cuir typé d’une rare résistance qu’un savoir-faire de tanneur éclairé parvient à lisser. La bestiole s’attaque donc sans complexe, d’autant que selon la légende il résiste à la foudre, à la conquête des boîtes destroyées de Artya et même, preuve que le trashy peut emprunter des voies élitistes, au fameux Tourbillon Tesla. Une pièce d’art qui conjugue, grâce au talent constructeur de Valérien Jaquet (Concepto), les pièces éparses de la déglingue consommée d’une télécommande à transistors, aux composants squelettés d’une complication horlogère triturée par les ardeurs déjantées d’Yvan Arpa… Art nouveau. Objet mythe…

Bertolucci, galet originel et Serena

Cette marque, dont la quadrature du «C» imprime l’évolution, doit tout ou presque au galet. Quatre «C» comme Créativité, Courbes, Confort et Construction. Lorsque Remo Bertolucci conçoit en 1887 sa première collection horlogère, il s’inspire du galet des plages de son enfance, célébrant par sa marque éponyme le territoire merveilleux de la Riviera italienne. Aujourd’hui et depuis 2005 aux mains de groupe Dickson -le fondateur ayant été contraint de se retirer suite à un accident, la marque qui s’exerce au partenariat des miss France –autres courbes, autres rondeurs, n’a de cesse d’évoquer dans ses collections actuelles, surtout via ses lignes Serena ou Serena Garbo, l’incroyable imagerie ovalisante du galet, faite de douceur et de polissures.

Marketing horloger: nouvel institut de recherche. Lancé le 5 février 2010.

Issu d’une concertation entre la FH (Fédération de l’industrie horlogère suisse), de la CP (Convention patronale de l’industrie horlogère suisse) et de la JIMH (Association des Journées Internationales du Marketing Horloger lancée par Kalust Zorik), un nouvel institut voit le jour sous l’égide de la Haute école de Gestion ARC. Son programme est ambitieux. Non seulement appelé à nourrir en réflexions et études les entreprises horlogères dont il se voudra proche, l’Institut disposera d’un Observatoire (OMH) et encadrera des formations. Comme le CAS (Certificate of Advanced Studies) en marketing horloger dont le coup d’envoi est déjà prévu pour mai 2010, une formation en emploi d »une cent-cinquantaine d’heures. L’institut se répandra également en workshops ou en formations sur mesure, couvrant à l’envi et pour des entreprises concernées les disciplines de la stratégie, du branding, du pricing, de la communication et de la distribution. Pour en savoir plus, natasa.maksimovic@he-arc.ch.

L’astroceramica dévoilée…

Présenté durant les salons avant même d’avoir été photographiée, le modèle deLaCour recouvert d’Astro Céramique, matière à aimanter tous les superlatifs, est enfin visible. Il offre ses reflets arc-en-ciel particulièrement séduisants. Visiblement la collection devrait être baptisée « Astroceramica », tout simplement.

Louis Moinet et Jules Verne, question d’ailleurs…

A Yverdon-Les-Bains, la « Maison d’Ailleurs » est une sorte d’espace musée à la gloire de Jules Verne. Seule célébration muséale en Europe du célèbre aventurier. La marque Louis Moinet, sous la houlette de Jean-Marie Schaller, s’apprête à y lever le voile, en première mondiale, sur le concept « Les Montres Jules Verne N° 1″. Jeudi 11 février 2010, à 19h00. Parallèlement, l’enseigne, magnifiquement domiciliée dans ses ateliers de Saint-Blaise, vient d’entamer des recherches historiques, afin d’étoffer sa connaissance du célèbre auteur du traité d’horlogerie.

Campagne Century, bulle de saphir…

Décidément, les modèles trois aiguilles revendiquant une sobriété retrouvée, fleurissent dans les catalogues. Century également s’y met, avec un summum de simplicité masculine, sobrement baptisé « Elegance« . Et toujours ces boîtes en saphir avec lesquelles on se familiarise de plus en plus. D’ailleurs, puisque c’est l’ADN de cette quadragénaire à part dans l’univers horloger suisse, le saphir sert également de bulle aux personnages de la nouvelle campagne publicitaire, lancée dès avril dans le monde. Découvrir en avant-première, les visuels Mogul et Ego. Car la marque est mondiale et particulièrement appréciée en Asie et en Chine.

deWitt s’apprête à faire des siennes

Depuis l’arrivée de la Chaux-de-Fonnière Nathalie Veysset à la direction financière puis à la Direction Générale de deWitt, suite aux quelques coupes qui ont suivi, chacun y allait de sa rumeur quant à la santé de l’entreprise. Qui choisissait de se taire, de se concentrer sur elle-même et de se mettre au boulot. Résultat? Un calibre tourbillon entièrement fait maison, à partir d’une feuille blanche, qui habite déjà quelques protos prémices au lancement d’une nouveauté BaselWorld 2010; un atelier de cadran autonome qui s’offre le luxe d’accepter très occasionnellement des commandes pour d’autres marques triées; une nouvelle campagne de publicité sur le thème de la « Classical Audacity », avec des toiles célèbres revisitées à la sauce contemporaine; et à la demande de plusieurs distributeurs, un modèle « entrée de gamme », sublime trois aiguilles, à moins de 20′000.00 francs suisses. Sans parler de deux à trois autres nouveautés révélées à Bâle. Ce n’est pas tout. La stratégie prévoit la conception et construction d’un calibre de base, ouvert aux développements complicationnels. Quant à ceux qui s’inquiétaient de ce que la déroute de BNB aurait pu pénaliser deWitt via quelques calibres restés en déshérence, qu’ils se rassurent. La maison avait pour usage de commander plus de kits qu’il n’en fallait pour ses besoins. Elle dispose donc d’assez de composants pour faire face au SAV. En d’autres termes, et puisque les mètres carrés du bâtiment le permettent, il se peut qu’on reparle prochainement d’expansion. Après la discrétion et la concentration, voici venue l’ère des résultats communiqués. De quoi réjouir les inconditionnels de cette marque élégante et intelligente, à l’image d’un comte habité par la bienfacture de son produit plus que par quelque effet de manche contre nature. Jérôme deWitt dispose de suffisamment de moyens pour asseoir sa vision long terme.

SSC. Appel à conférenciers… dernier délai.

Les 28 et 29 septembre 2010, la SSC -Société Suisse de Chronométrie, tiendra son 14ème congrès international à Montreux. Le thème est « Le Temps et le Sport, Défis Technologiques et Humains« . La montre de sport sera donc au coeur des débats. On parlera de son historique, de ses matériaux de prédilection, de ses rapports avec l’horlogerie sous l’angle du marketing ou du sponsoring. On apprendra également sur les avancées technologiques apportées dans le chronométrage sportif… Il y sera question de tests, d’homologation, de fonctions spécifiques… L’appel aux conférenciers est encore ouvert (télécharger le document), avis à tout esprit scientifique désireux de se produire face à un auditoire d’environ 700 spécialistes venus de toute la branche en Suisse, voire de plus loin. Il faudra circonscrire son intervention dans un espace temporel de 25 minutes, questions comprises. Attention, dernier délai le 19 février 2010. Avis aux téméraires.

Alexis Sarkissian interviewé dans Haute Living Magazine (US)

Le plus Genevois des Américains oeuvrant à la visibilité de l’horlogerie suisse dans le monde, via sa nouvelle structure Totally Worth It, rejoint le cercle très restreint des happy few. Côté Grande Pomme, s’entend, où Haute Living Magazine vient de lui consacrer un bel article. A tous ceux qui le connaissent et qui débarqueraient à New York, sûr qu’Alexis Sarkissian aurait la qualité d’être un excellent guide. Il le prouve par ses réponses. A savourer avant le départ…

deLaCour: un « bof » de circonstance peut cacher un « Yeeees » contenu…

Ne tombons pas forcément dans le panneau. A la question de savoir « comment s’est passé pour vous le dernier salon« , la moue insatisfaite assortie du haussement d’épaule de circonstance peut être en fait une stratégie low profile pour tenter de maintenir l’état d’esprit ambiant dont on peut tirer quelque avantage (surtout lorsque certains fournisseurs sont encore en train de tirer la langue). Derrière le rideau, la moue peine à contenir un « Yeeess » magistral, même si la tentation de donner des chiffres demeure taboue au monde de l’horlogerie. Chez deLaCour, la double-répétition minute, à peine reçue de Claret, s’envole pour le pays du soleil levant. Ce qui ne veut pas forcément dire que sa valeur de plus de CHF 700′000.00 a été atteinte, mais qu’en tous les cas, l’offre fut suffisamment alléchante pour que la marque la laisse partir avant même d’en recevoir le deuxième exemplaire. Autre sujet de réjouissance, la bichrono recouverte d’astro céramique (lire le post) n’aurait pas laissé indifférents certains acheteurs d’Asie, réputés pour leur sens de l’aseptisé. Car la matière est certifiée anti-bactérienne. Il se pourrait donc que la première montre « propre » ait trouvé son public avant même que son prix de revient n’ait été calculé! Quant à la présence dans le showroom entre hôtels Beau-Rivage et Richemond de l’actrice taïwanaise Lin-Feng-Chiao, épouse de Jackie Chang (dont l’empire business a engendré l’expression Kung Fu Capitalism), elle pourrait bien rimer avec quelques achats effectués par le groupe Sparkle Roll Group Limited, (distributeur chinois incontournable de marques de luxe en Chine), derrière lequel le célèbre acteur d’origine modeste se cache. Ce même acteur qui vient de s’offrir une Richard Mille personnalisée, tandis que Sparkle Roll Group Limited inaugurait à Pékin la première boutique chinoise du plus parisien des horlogers suisses. Coïncidences?

Galerie S.M.A. sur fond de cadrans…

L’artiste Dominique Arpa-Cirpka, qui produit les cadrans des pièces uniques Artya (lire le post consacré au lancement de la nouvelle marque d’Yvan Arpa) expose ses pastels « Arbres A Corps » jusqu’au 12 février 2010, à la galerie S.M.A. Un lieu mythique né en 1887, qui porte l’heureuse appellation de Société Mutuelle Artistique. Dans un registre plus en douceur et avec beaucoup plus d’espace d’expression que la circonférence d’un cadran de montre, aussi déjanté soit-il, l’artiste imprime sa trace douce et lancinante, dans l’iris du visiteur. Qui se laisse entraîner dans cette atmosphère sous-bois, entre parterre de mousse et écorce odorante. Virée insistante au coeur d’arbres peints à bras le corps, aux branches desquels s’accrochent parfois des profils de femmes aussi fugaces que suggérés… Sous le regard discret de l’artiste, présente en général les samedis après-midi.

RealFiction, Dreamoc la vitrine à hologrammes

Quelle marque ne rêve-t-elle pas d’exposer sa montre dans une vitrine magique qui, soudain, permettrait au mouvement de s’extraire virtuellement de son boîtier pour se mettre à tourner en pleine suspension, offrant en vision 3D ses rouages. L’ère holographique des vitrines Dreamoc est en marche, grâce à RealFiction, une société danoise. Fondée en 2002 par Clas Dyrholm et Peter Simonsen, deux transfuges des univers du film et de la production TV, qui, à force d’expérimenter les premières manifestations video d’hologramme, s’aventurent peu à peu vers une maîtrise technologique qui pourrait bien séduire les horlogers. D’autant que la société se présentait au GTE -Geneva Time Exhibition, pour la première fois en Suisse en janvier 2010. Certes, ils ne sont pas les seuls (et le tableau téléphonique holoprime est plutôt bluffant, même lorsque la séquence YouTube qui le présente demeure terne côté rendu d’images), toutefois, ce sont eux qui sont venus, pour la première fois, à la rencontre des marques horlogères.

http://www.realfiction.com/

Adhérents de la première heure, horloge fleurie mécanique

Introduire dans le coeur de l’horloge fleurie à Genève un mouvement mécanique. Greffer un coeur mécanique dans le torse bombé du monument public genevois le plus photographié après le jet d’eau. L’idée lancée par Joël A. Grandjean a reçu le soutien des autorités genevoises, à commencer par M. Manuel Tornare (Maire de Genève au moment de la présentation), Conseiller Administratif en charge du SEVE (Service des Espaces Verts et Environnement). Une belle aventure, un concours à venir et… la possibilité de transmettre le savoir horloger (un des buts de l’association ProWatCH qui chapeaute le projet) en transformant le passant passif en acteur participant au remontage. Voici les personnalités composant une équipe représentative, entièrement conquise par cette idée et les défis qu’elle engendrera, le comité des adhérents de la première heure, quelques sommités horlogères:  Yvan Arpa (fondateur des marques Artya et Black Belt, ex-CEO de Romain Jerome, créateur des montres Titanic DNA), Denis Asch (horloger et patron de l’Heure Asch), Michael Bittel (Horloger Inventeur), Ollivier Broto (journaliste horloger et Ingénieur EPFL en Génie Civil), André Colard (fournisseur horloger, initiateur et co-fondateur du salon international EPHJ-EPMT), Eric Cosandey (Professeur et éditeur de Horlogerie-suisse.com), Dave-W. Grandjean (historien en patrimoine industriel), Cédric Grandperret (Concepteur horloger), Zian Kigelman (Docteur EPFL en matériaux, ancien président de la SSC -Société Suisse de Chronométrie de 2005 à 2008), Vincent Perriard (CEO de TechnoMarine), Frédéric Richard (Concepteur Horloger), Philip Rollman (publicitaire), Alexis Sarkissian (CEO de Totally Worth It, New-York, distributeur de marques suisses sur les marchés d’Amérique du nord, Canada compris), Yves Vulcan (Spécialiste en relations publiques, représentant le comité des exposants suisses à BaselWorld), Jean-Marc Wiederrecht (AGENHOR, Constructeur horloger, prince de la Rétrograde et Grand prix de Genève 2007).

Horloge Fleurie mécanique, le projet est lancé.

Annoncé lors du Grand Prix de l’Horlogerie 2009, le projet lancé par le journaliste horloger Joël A. Grandjean de doter l’horloge fleurie d’un mouvement mécanique, est sur les rails depuis le 27 janvier 2010. C’est Léman Bleu TV, par sa journaliste Aline Inhofer, qui révèle l’opération, dans son journal de 18h30. Manuel Tornare, Conseiller administratif en charge du SEVE (Service des Espaces Verts et Environnements) officialise sur le plateau le soutien de la Ville de Genève.  L’information est immédiatement reprise et commentée par worldtempus.com, sous un article signé Louis Nardin. Puis par les principaux quotidiens, via un relais ATS. Voir la liste des personnalités qui soutiennent ce projet fédérateur. Grâce à elles, l’accueil des Autorités genevoises, via l’association ProWatCH s’est transformé en soutien indéfectible.

Voir également l’article de Vincent Donzé dans le Matin. Ecouter l’interview de Pascal Décaillet sur Radio Cité.

René Bannwart tire sa révérence. Respect…

18 janvier 2010. Le père de tous les designers horlogers vient de s’éteindre. 95 ans, à la maison, juste après avoir indiqué à ses proches « Je ne me sens pas très bien« . Une mort discrète, dans l’intimité et la chaleur familiales. Naissance à Zurich, enfance à Bâle, il entre en horlogerie via Patek Philippe (1933) puis Omega, sept années plus tard. Il y est le père de l’un des modèles les plus mythiques de l’horlogerie contemporaine, la Constellation. Le design horloger lui doit la fière chandelle d’en avoir été le précurseur, à l’heure où ce métier n’avait aucune nécessité d’être sous les projecteurs. En effet, chez Omega, il crée son premier département création. Fort du soutien de son oncle Gaston Ries, il fonde Corum, sa propre enseigne, en 1955. Prince de l’épure la plus magistrale, son modèle « sans heures » est un succès: il a réduit la lecture horaire à sa plus simple expression, la position des aiguilles sur un cadran vierge d’index. Puis, le modèle Romvlvs s’impose -encore une collection phare de la marque aujourd’hui, avec ses caractéristiques chiffres romains gravés à fleur de lunette. Suivront de nombreuses traces marquantes jusqu’aux mythiques collections Golden Bridge ou Admiral’s Cup. Rarement homme avait été à ce point respecté par ses pairs, unanimement gagnés par ses qualités humaines et sa valeur d’esthète humaniste. Il s’est éteint entouré des siens, à la maison, le jour de l’ouverture des célébrations de la haute-horlogerie à Genève (SIHH 2010). A son fils Jean-René Bannwart -Président du MIH, ainsi qu’au reste de la famille, toute l’équipe du bloghorloger présente ses plus sincères condoléances. Lire l’avis de décès. Honorer sa mémoire? Pensez à la Croix-Rouge CCP 23-1121-4 (mention René Bannwart). L’horlogerie suisse toute entière, les designers en tête, se doit de lui dédier une longue minute de silence…

Vincent Bérard rejoint la Fondation de la Haute Horlogerie

Natif d’Avignon, Vincent Bérard, artiste horloger, peintre, poète et sculpteur, arrive en Suisse il y a plus de trente ans. Formé à l’établi comme horloger rhabilleur (Ecole de la Vallée de Joux), il s’exerce à la restauration de pièces historiques au MIH -Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds avant d’oeuvrer au sein de plusieurs manufactures. Maître ès complications, il fonde en 2003 sa société qu’il dote de quatre pièces horlogères de 91 mm de diamètre, entièrement réalisées à la main, baptisées « Quatre Saisons Carrosse« . En Octobre 2006, la société rejoint le groupe horloger Timex et acquiert la solidité de reins qui lui permet d’envisager l’avenir sous le signe d’un essor plus rapide. Herbert Gautschi devient CEO tandis que Vincent Bérard peaufine son empreinte artistique, avec sa série de montres bracelet Luvorene, habitée par le calibre maison VB441, dont l’esthétique particulière, décorée main, décline les codes de la Mandorle. En 2009, la marque inaugure sa Manufacture. Elle compte une vingtaine d’employés et décide de rejoindre le cénacle de la Fondation de la Haute Horlogerie, en devenant le trentième acteur.

Baume & Mercier, exclusif… Secrets de Simone Gaudard, descendante du fondateur…

Au SIHH 2010, sur le stand Baume & Mercier, l’arrivée de Simone Gaudard crée la surprise. La descendante du fondateur de la marque fait le déplacement à Genève, reçoit une montre et incarne en chair et en os, le 180ème anniversaire de la marque. Pétrie d’intelligence, d’élégance, cette gardienne des valeurs familiales, s’est prêtée, dans le secret d’un salon privé, au jeu des questions. Elle avoue préférer la plume au micro tendu. En exclusivité, intime et digne, elle livre quelques « secrets » d’une famille d’horlogers… En prolongement de l’opération lancée sur Twitter et Facebook. Sacré buzz….

Baume & Mercier et Simone Gaudard, l’ombre de Barbara.

Barbara chantait « Ma Plus Belle Histoire d’Amour C’est Vous« , Baume & Mercier orchestre depuis le SIHH 2010 la mise en musique de « Notre Plus Belle Histoire, C’est La Vôtre » en prolongement de sa eSaga « Secrets d’Une Famille d’Horlogers » sur Facebook ou Twitter.  Une vaste opération de recherche historique, déguisée en appel à témoignage. Chaque internaute, via Facebook, est invité personnellement par Simone Gaudard, la descendante réelle de la famille Baume (arrière-petite-fille du fondateur), à partager l’histoire qui la ou le relie à sa montre Baume & Mercier. A nouveau, une manière d’utiliser intelligemment les médias sociaux, accessoirement une campagne de marketing viral auréolée de buzz (du pur Details.ch), qui permettra de localiser, si elle fonctionne comme prévu, un grand nombre de modèles historiques. La marque fête donc ses 180 ans sans nostalgie aucune, avec un pied dans le futur, ce qui s’inscrit dans le respect des curiosités ancestrales qui caractérisaient cette famille de pionniers. On regarde les images, on sent que Simone Gaudard n’est très à l’aise face aux caméras mais… fière, fière d’appartenir à cette histoire. Elle a de la classe, c’est élégant et franchement… on aimerait bien avoir une BM récente ou qui traine, histoire de pouvoir participer à cette récolte. A vos posts, prêts…

Un couac d’image dans la Julie, un couac de son à la RSR

L’article signé Pierre-Yves Frei, paru dans l’édition du 19 janvier 2010 de la Tribune de Genève est plutôt fort instructif. Il relate l’arrivée de l’information de circonstance, la sortie des chiffres du Groupe Richemont. Vous savez, ce genre d’info qui nourrit les actionnaires et se laisse volontiers reprendre dans les rubriques éco des quotidiens. L’année passée, la date de publication de ce rapport intermédiaire coïncidait avec l’ouverture du salon et avait sapé le moral des troupes avant même qu’elles ne puissent entrer en bataille. Cette année, ouf, les chiffres sont positifs, la situation s’améliore! Toutefois, la photo paru dans la Julie est du genre à faire ricaner dans les chaumières de la branche. Un peu comme si l’intelligence visuelle du quotidien avait voulu délibérément mettre des pieds dans le plat et s’offrir quelque indélicatesse crasse. Car on y reconnait facilement deux personnes: Philippe Léopold-Metzger, patron de Piaget, et… Horst Edenhofer, ex directeur général de Cartier. Si ça fait sourire tout ceux qui suivent le secteur, ça doit faire grincer quelques dents du côté de la DG actuelle de Cartier. Même topo, ce matin, sur les ondes de la radio nationale suisse de langue française, c’est Jean-Claude Biver qui est interviewé à l’antenne pour parler du SIHH. Miracle, la RSR avait au moins un nom dans son calepin, à propos d’horlogerie, ce qui est pas mal au su des 650 marques répertoriées composant le tissu culturel horloger.

Yvan Arpa joue avec la foudre et Faraday. Au GTE du 17 au 22 janvier 2009.

Le voilà reparti à l’assaut des marchés internationaux, cette fois pour lui. Armé d’une poignée de fidèles, Yvan Arpa lance Artya –Haute horlogerie d’Art et introduit en horlogerie 17 artisanats. Toujours aussi explosé, mais cette fois barricadé dans sa cage de Faraday, il expose ses boîtes à la spectaculaire intervention d’un champ électrique pouvant atteindre 1 million de volts. Selon l’intensité de la brûlure, ses carrures se couvrent de stries ou de stigmates plus ou moins prononcées, chaque fois différentes. Aussi violent et magnifique qu’une aurore boréale lacérée de coups de foudre,  le procédé transcendera les boîtes d’une collection baptisée « Coup de Foudre« . Autre collection Artpiece 1/1, sa première collection arty comptera 360 pièces, des garde-temps qui s’érigent une œuvres d’art, contemporaines, torturées. Rencontre fusionnelle entre artisanats ancestraux, art contemporain et horlogerie, sa démarche rend obsolète le concept de série. L’homme réalise son rêve, faire entrer l’art en horlogerie. Une vision qu’il nourrit avec une artiste peintre qui partage sa vie depuis 20 ans, Dominique Arpa-Cirpka. Entre sculpture et tableau, la montre devient oeuvre. Son écrin est un cadre où sont épinglés trois modèles, dans un esprit trilogique. Un cadre à accrocher, ô temps suspendu. Rien que des pièces uniques, dont l’accessibilité étonne. Encore un concept novateur, servi en teasing visuel -la fameuse opération filmée en live performance, et en itinéraire de traverse. Hors chantiers battus, Yvan Arpa revient de loin: de Sector avec No Limit et traversée d’Atlantique, des marchés internationaux sillonnés pour Baume & Mercier ou Hublot, enfin des fonds abyssaux de l’aventure Romain Jerome dont il demeure avec 17% le deuxième actionnaire après le Prince Fahd Al Saoud. Le marché l’attend, il y a sur les étals, de la place pour un tel positionnement et dans le ciel encore saupoudré de poussière de lune, de l’espace pour les coups de foudre…

Volna, explosivité bâloise

Fils d’une famille horlogère, Sébastien Botinelli est un entrepreneur qui cultive les audaces. On lui doit le Restaurant Senso, le BSM Casaling, Promotion Alhia « Les Terrasses du Léman« . Depuis peu à la Présidence de Volna, on lui doit aujourd’hui l’audace d’avoir fait appel à Yvan Arpa qui lui offre stricto senso un SCUD à radioréactiver la marque. Une de ces impulsions, baptisée Volnatomic dont le créateur du No Limit pour  Sector ou du Titanic pour Romain Jerome a le secret. Une collection noir et jaune, décalée à souhait, suffisamment allumée pour que le fondateur de Artya, nouvelle marque faiseuse d’Artpieces, mérite son surnom de Simon Templar de l’horlogerie.

deLaCour, première utilisation de l’astro-céramique en horlogerie.

Première horlogère. Développée à l’origine par la NASA pour empêcher les navettes de se désintégrer lors de leur entrée dans l’atmosphère, cette matière futuriste vient de trouver une application dans l’horlogerie. La marque deLaCour, déjà habituée à utiliser d’incroyables matériaux* dans sa production horlogère, dévoilera durant la semaine du 18 au 22 janvier 2010 (période des salons de haute-horlogerie à Genève), un modèle de la série Bichrono SII entièrement recouvert d’astro-céramique. Une matière garantie 3000 ans dont elle signe l’exclusivité pour son utilisation dans le champ horloger. Les propriétés de l’astro-céramique laissent pantois: inrayable, anti-allergène, auto lubrifiante, anti bactérienne (selon des tests poussés de laboratoire). De plus, ce revêtement ultra résistant, qui peut s’apposer sur toute autre matière, empêche la poussière de s’y nicher et se prête particulièrement aux mini surfaces d’un garde-temps… et pourquoi pas, aux minuscules pièces d’un mouvement horloger. Sur le plan esthétique, la surface ainsi traitée s’enrichit de reflets arc-en-ciel dont chaque empreinte demeure unique. Aucune image du résultat n’est encore visible.

*La marque co-fondée par le designer urbain Pierre Koukjian s’aventure régulièrement sur le terreau des matériaux extravagants: Graphite, Iridium, Airain issu d’une véritable cloche de cathédrale, feuilles de havane pétrifiées sur un cadran, asphalte aspergeant un cadran.

Mootoosamy Morghan, nouveau conservateur du Musée du Locle

Connaisseur des lieux et des intervenants, ce qui fut certainement un atout dans la sélection de sa candidature, Morghan Mootoosamy vient d’être nommé conservateur du Musée d’horlogerie du Locle, poste qu’il occupait déjà ad interim après le départ soudain de Cécile Aguillaume en mai 2009. Titulaire d’un Master en histoire de l’art (spécialisation muséologie) et en sociologie de l’image, de la culture et de la communication, ce Chaux-de-Fonier trentenaire  avait successivement occupé dans cette même institution le poste de collaborateur scientifique (août 2008 à janvier 2009) puis de responsable du 50ème anniversaire (février à juillet 2009).  De son côté, Cécile Aguillaume, remise d’ennuis de santé dont il se dirait qu’ils auraient pu précipiter son processus de renvoi en raison des inévitables absences y relatives, vient d’enregistrer CECOEL, sa société spécialisée en recherches historiques et en organisation de voyages à connotation horlogerie et luxe.

Baume & Mercier, feuilleton historique planétaire, grâce à Twitter et Facebook…

L’histoire horlogère de la région des Bois (à quelques encablures de La Chaux-de-Fonds), voudrait que ce soit Louis-Victor Baume qui utilisât pour la première fois le bureau du télégraphe ouvert dans la commune en 1865. La famille était réputée pour sa curiosité face aux nouvelles technologies et aux avancées d’alors. Il est donc tout à fait plausible que les Baume auraient eu, face à l’arrivée des Twitter, Facebook et autres plateformes du web 2.0 (une bonne dizaine en tout), des réactions avant-gardistes. Quoiqu’il en soit, la marque, qui célèbre ses 180 ans cette année, est à sa manière précurseuse. Certes, comme beaucoup d’enseignes horlogères elle s’y met enfin, à cette exploitation des réseaux sociaux, mais elle va plus loin et innove. Au travers de « Secrets d’une Famille d’Horlogers« , une eSaga historico-réaliste, elle n’utilise pas ces nouveaux médias juste pour peaufiner sa web reputation, mais pour transmettre, selon les modes actuels, des valeurs patrimoniales toujours riches en perspectives d’avenir. Belle opération, menée par l’agence Details.ch, des pros du buzz, avec le concours d’un bureau d’écritures. L’histoire, ainsi mise en scène, dégouline de saveurs non pastel. Elle se charge de réalisme et, en ces temps tourmentés, raconte les êtres humains dans ce qu’ils conservent d’attachant, quelles que soient les troubles traversés ou… les immatérialités environnantes. On est dans le post facebooking, c’est à dire, dans l’appropriation et l’exploitation intelligente de médias qui partent parfois dans tous les sens…. A suivre sur Facebook ou Twitter, jusqu’à l’ouverture du SIHH (le lundi 18 janvier 2009), où quelques révélations seront faites.

Québec, l’horloge de la tour centrale…

Dans le cadre de « Horloges et Débats« , une exposition consacrée dès le 7 janvier 2010 au rôle du temps dans le fonctionnement du Parlement, les visiteurs pourront, en petits groupes et sur rendez-vous, faire la découverte de l’horloge de la tour centrale, oeuvre maîtresse de l’horloger Cyrille Duquet. L’occasion citoyenne pour les Québécois d’affiner leurs connaissances civiques, puisqu’un quiz parlementaire accompagnera la visite d’une quinzaine d’horloges faisant partie du patrimoine de l’Assemblée. A découvrir dans le hall principal et la galerie des présidents de l’hôtel du Parlement.

Bouvier, Saskia Maaike… alias l’ère du temps…

Il y a dans sa raison sociale l’Ere du Temps, une invitation à découvrir l’atmosphère et les climats de ses créations. Désireuse de laisser parler son talent et son savoir-faire et de voler de ses propres ailes, Saskia maaike Bouvier, à l’origine horlogère constructrice, fonde en 2004 sa propre société de conception en nouveaux mécanismes horlogers. Son voeu? Transcender la pratique pure de cet art en y ajoutant sa créativité. Tous les ingrédients nécessaires à la concrétisation de son rêve: « créer une collection de montres compliquées pour les femmes, faite par une femme... ». Sa sensibilité féminine ajoute à son inventivité et au professionnalisme dont elle se réclame, formant une équation parfaite utile à créer des produits inédits, originaux et de grande qualité.

Colard André, connaisseur du tissu horloger

Fournisseur horloger, Initiateur et co-fondateur du salon international EPHJ-EPMT (plus de 500 entreprises à Lausanne Beaulieu), André Colard fait toute sa carrière dans la sous-traitance horlogère et encore aujourd’hui demeure un consultant horloger actif, grand connaisseur de la branche et des acteurs qui la font. En 2002 il crée, avec Olivier Saenger, le premier salon exclusivement dédié aux entreprises qui, souvent dans l’ombre, travaillent pour les marques horlogères. EPHJ, Environnement Professionnel Horlogerie et Joaillerie est le seul salon horloger où les marques sont interdites. Par contre, on y trouve tout ce qui fait une marque, en amont comme en aval, du fournisseur en matériaux en passant par le prestataire de service après-vente. Puis, c’est l’EPMT qui voit le jour, dédié aux microtechnologies. Les deux secteurs représentent plus de 500 sociétés. Prochaines dates à Lausanne Beaulieu, des 8 au 11 juin 2010.

Bittel Michael, horloger inventeur

Issu du peuple du voyage (voir le reportage de la TSR, au téléjournal), Michael Bittel est certainement le plus atypique nouveau venu sur la scène de la haute horlogerie, à consonance manufacturière. Ses micro-mécanismes enchanteurs fascinent par leur complexité et leur ingéniosité, conférant à chacun de ses garde-temps plusieurs visages et répondant aux besoins de personnalisation des consommateurs à l’affut d’exceptions et de raretés numérotées. Artisan de génie doté d’un sens commercial hérité des réflexes de survie et des désirs de partage, son approche peut compter sur la tendresse et la fascination qui se dégagent de son appartenance, tant sur les parterres des marchés de Suisse qu’au sein des intelligentsia locales. Sa passion pour l’horlogerie naît de cette subtile transmission de savoirs techniques à haute valeur initiatique. Son grand-père ne cessait de réparer, au fil des lieux où s’arrimaient la caravane familiale, d’antiques montres et merveilles de micromécanique, horloges, pendules, instruments de mesure et autres garde-temps. Site officiel.

Nardin Ulysse, horloger loclois

Ulysse Nardin n’a que 23 ans lorsqu’il s’établit au Locle en 1846 pour y développer ses propres chronomètres et montres de poche compliquées. Toutefois, il disposait alors déjà d’un riche bagage d’expériences acquises auprès de Frédéric-William Dubois, spécialiste de chronomètres de marine et des montres astronomiques. D’ailleurs, avec Henry Grandjean et Louis JeanRichard (autres célèbres horlogers), il fonde la «Swiss Marine Chronometer Industry». Quand on pense que le Jura se situe à des centaines de kilomètres de la mer!

Décentrées, ces montres qui suivent votre regard.

28 octobre 2009. Vacheron Constantin reçoit le prix Montre de l’Année, imaginé il y a plus de 15 ans par les deux co-fondateurs du magazine Montres Passion. Le modèle récompensé Historiques American 1921, affiche une asymétrie facilitant la lecture de l’heure et empruntée à l’histoire de la marque. Effet design séduisant. Un client américain, durant les années folles, aurait exprimé le voeu de voir l’heure d’une manière plus logique, c’est à dire dans l’axe du regard. Ainsi, le 12 du cadran et le poussoir avaient été décalés à 13h00. Une sorte d’anticonformisme osé, un décentrage conférant à ce modèle, même dans sa version 2009, une attractivité vintage. Apparemment, ce client américain n’aurait pas sévi uniquement chez Vacheron Constantin, puisque sur eBay, un modèle Cyma, dont l’estimation de datation pourrait bien remonter à la même époque (années 20) affiche un design similaire. Y avait-il déjà à cette époque des dépôts de modèles? Si oui, à qui revient l’antériorité? Va falloir creuser un peu… Et si ce design n’était finalement qu’une manière de recycler une montre de poche en montre bracelet? Appel à historiens, svp…

David Van Heim, nouvelle marque! Dual Chronograph

Appelées à susciter les mouvements de foule, façon petits pains de Noël où ruée sur les ventes soldiques, ces montres ultra-accessibles -leur prix vous en bouche un coin, sortent tout droit d’un moule encore chaud. Comme ce Dual Chronograph dont le brun profond, parcimonieusement mêlé à quelque substance lactée, relie aux envies de sucre et d’amer. David Van Heim, c’est une nouvelle marque qui risque de s’immiscer dans les rayons de fête ou d’après-fête, du côté des trucs abordables et typés design. Une marque qui se rit du marasme ambiant et vient d’inventer une nouvelle manière de couvrir d’un coup l’ensemble du marché suisse. Le bloghorloger vous en dira plus bientôt. En attendant, vous invite à écouter la musique aérienne du groupe Dawta Jena & Urban Lions qui transcende le fond sonore d’un site internet ma foi fort dynamique.

Broto Ollivier, journaliste ingénieur.

Ingénieur EPFL en Génie Civil, Ollivier Broto (avec deux « L », svp), dispose d’une collection horlogère qui en fait un des experts journalistes en horlogerie ancienne qui comptent dans l’univers du déjà porté. Il est rattaché à l’agence de presse TàG Press +41 et écrit pour le magazine Watch Around. Abonné aux grandes ventes aux enchères dont il ne rate aucune édition, on lui doit également d’avoir distillé, via un média online, son expertise en montres anciennes. A l’époque, son site spécialisé réussissait l’exploit de vendre la montre la plus chère jamais vendue sur internet. Repris par ses anciennes amours, il a dirigé récemment plusieurs chantiers comme la Manufacture et la boutique F.-P. Journe à Genève. Président d’un Club de Cigares cubains, il représente à la fois le savoir de la construction, l’expertise technique ainsi que la voix des collectionneurs en horlogerie, un monde à part auquel il appartient.

Cosandey Eric, professeur d’horlogerie et éditeur.

Horlogerie-suisse.com, sa plate-forme d’échange d’informations, destinée avant tout à partager son savoir et son enseignement à ses élèves, devient l’un des médias internet les plus indépendants et fiables de la branche. Ce site, auquel s’est associé Maximilian Büsser (sous la Sàrl Horloweb) est aujourd’hui un média consulté par les passionnés, les puristes ainsi que les collectionneurs du monde entier. Il demeure également la formidable vitrine de compétence d’une école d’horlogerie genevoise, au sein de laquelle Eric Cosandey enseigne et transmet ses compétences en horlogerie.

Tempvs Compvtare, l’éco horlogerie

Jeanson Nicolas Rodolphe, Français de Neuchâtel se devait de s’emparer de la vague environnementale pour y arrimer son mât horloger. S’il ne l’avait fait, s’il n’avait créé une Sàrl Aequatio dont les statuts regorgent de telles valeurs, un autre l’aurait fait. Une marque, Tempvs Compvtare dont la collection participe, par son utilité, à la propagation d’un message plutôt actuel, celui d’une planète en danger, à préserver, d’un écosystème à protéger. Bref, il est urgent d’acheter ces montres, un tantinet idéalistes et rescapées -on voudrait le croire, des seules contingences mercantiles. A quand une montre pour préserver le sort des humains du sud, pour répandre de l’eau potable là où il en manque? C’est peut-être un peu moins porteur et moins vecteur de luxe, mais en attendant, une planète sauvée par et pour une minorité, c’est une planète en manque d’humanité. Enfin, puisque tout est lié, autant se battre et s’abstenir de dénigrer. Le must d’aujourd’hui se veut éthique. Allons donc guetter au GTE – Geneva Time Exhibition ce que nous réserve cette nouvelle-venue certainement dénuée d’ozone…!

Titanium Cargo, l’aventure horlogère de Yvan Wicht

Luxe sobre du titane et de l’or mat, exubérance du poli et des diamants, telles sont les valeurs dont se réclament les garde-temps Titanium Cargo, une nouvelle marque qui revendique l’univers de l’authentique et du contemporain. Yvan Wicht, son fondateur, s’associe à son beau-père dont l’expérience dans la distribution de marques haut-de-gamme laisse présager d’horizons prometteurs.  Connaissance de la matière, du savoir-faire horloger. Les collections «Cargo Stone» et «Cargo Rocks» seront dévoilées aux professionnels dans le cadre du GTE – Geneva Time Exhibition 2010.

Volna, en bref. L’anticonformisme et l’esprit soviétique

Atypique alliage entre horlogerie suisse contemporaine et héritage soviétique, Volna se crée en 2006 sous les signes de l’audace, d’une certaine expertise dans l’usinage de matériaux complexes, tels que le Titane Grade 5 mais également par la réalisation de complications maison. La maison se réclame d’un anti-conformisme et d’une horlogerie décalée. Ses collections revisitent le patrimoine des forces navales sous-marines soviétiques ainsi que la sophistication et l’aspiration à un design puissant.

Zandidoust, Ali, montres joaillières et bijoux…

Jamais d’esquisse ni de dessin avant d’entamer la matière, à coups de lime, de détermination, de scie ou de burin. Ali Zandidoust cultive le mariage entre luxuriances orientales et précision suisse, d’où une perfection esthétique, un style particulier, s’imposant inexorablement depuis 1960 et, dès 1991, sous ses propres couleurs et non plus par grands noms de l’horlogerie interposés. Et puisque les courbes et les formes de ses créations ne peuvent être réalisées qu’à la main, il s’économise le phénomène de la contrefaçon tout en déclinant ses séries ultra limitées. Ses garde-temps n’hésitent pas à user des ors et des diamants. Découvert à Genève, aux Acacias. A retrouver au GTE - Geneva Time Exhibition, le salon des indépendants. (18 au 22 janvier 2009).

Horlogerie, Julien Dray à confesse…

Sur son blog, le 21 décembre 2009, Julien Dray député de l’Essone et ténor du parti socialiste français depuis 1988, écrit. « (…) Je tiens juste à souligner une chose à mes yeux très importante, mais que les médias n’ont pas reprise: dans le rapport final du parquet, il est clairement dit que l’on n’a pas constaté de mode de vie dispendieux de ma part. Et ceux qui ont écrit cela savent de quoi ils parlent; ils ont, durant ces 365 jours, passé 5 ans de ma vie au peigne fin. Ils ajoutent que certes, j’aime les montre coûteuses, mais qu’il y a incontestablement un équilibre entre celles que je vends et celles que j’achète. Il n’y a donc pas de mode de financement occulte ou détourné à chercher. Je ne vous cacherai pas que je suis heureux de voir ces mots écrits noir sur blanc; à mes yeux, ils lavent un peu mon honneur que certains ont consciencieusement cherché à souiller des mois durant. Ils rétablissent la vérité sur ma passion, celle d’un petit collectionneur, à la rechercher du « Saint Graal » de l’horlogerie. » Bloghorloger.ch serait heureux de savoir vers quoi ses goûts penchent… L’homme vient de sortir « L’Epreuve », livre dans lequel il retrace l’affaire « Dray » ou comment soixante policiers ont été mobilisés pour perquisitionner sa vie privée…

Montre automatique, Hubert Sarton réhabilité, grâce à Joseph Florès

Ce n’est pas Alexander Graham Bell qui inventa le téléphone, mais Antonio Meucci, un illustre inconnu italien qui en avait fait démonstration en 1860 à New York (décision de la Chambre des Représentants du Congrès le 11 juin 2202). Non, Thomas Alva Edison n’a pas inventé le phonographe, il l’aurait seulement fabriqué. L’histoire se fourvoie, parfois. La montre automatique, autrefois appelée « perpétuelle » ou à « secousses » a fait l’objet de nombreuses recherches. Selon ce qu’affirment Alfred Chapuis et Eugène Jaquet dans leur ouvrage référence La Montre Automatique Ancienne de 1770 à 1931« (paru en 1952 chez Griffon), sa paternité est attribuée à Abraham Louis Perrelet. Or, dans la Revue Française des Bijoutiers (N° 113, mai 1949) Léon Leroy écrivait à propos de cette montre dont l’existence remonte bien vers 1780 « Il faut louer sans réserve le mécanicien anonyme et de grand talent qui a conçu et réalisé ce système simple et efficace. » Pierre Huguenin, autre spécialise d’horlogerie, corrobore cette allégation quelques mois plus tard, espérant « qu’un chercheur heureux percera peut-être ce qui reste de mystérieux dans l’origine de cette intéressante montre. » Finalement, c’est l’historien Joseph Florès qui résout l’énigme après avoir consulté un manuscrit de l’Académie royale des sciences de Paris daté du 23 décembre 1778, signé des rapporteurs Jean-Baptiste Leroy et De Fouchy, contresigné par le marquis de Condorcet. Ce document décrit avec précision une montre qui s’avère absolument identique à celle de la collection Léon Leroy, attribuée plus tard à Perrelet! En réalité, l’auteur du dépôt concernant cette montre est (1748-1828), Dieudonné-Hubert Sarton, horloger de la Principauté de Liège. Dans les Cahiers du Laboratoire RECITS 6/2008 (Cahiers de Laboratoire édités par l’UTBM (Université de technologie de Belfort Montbéliard), le scientifique Pierre Lamard enfonce le clou dans son « plaidoyer pour un débat« . A lire également l’excellente mise en lumière du journaliste Gregory Pons, le 18 décembre 2006.

Joseph Florès, historien. Origines du rotor revisitées…

Merci à l’histoirien Joseph Florès (voir son portrait). L’Histoire lui doit une de ces rectifications qui la rend crédible. Qui peut répondre à sa question? « Il est aisé de trouver le brevet sur le tourbillon qui date de 1801. La même chose pour l’échappement libre de Pierre Leroy en 1748… Les éléments sur le spiral de Huygens sont connus. Ceux de l’ancre de Mudge idem. Mais qui peut fournir ceux attribuant à Perrelet l’automatique à rotor?« . L’érudit a, par ses recherches et grâce à la découverte d’un manuscrit oublié, rendu à Dieudonné-Hubert Sarton, horloger belge la paternité de cette invention, injustement attribuée à Abraham Louis Perrelet.

Musée de la Montre racheté par deux communes…

Juste après avoir reçu une substantielle (!) subvention (7′715 Euros sur l’enveloppe de 2 millions d’Euros votée par le Conseil Général du Doubs en France), le musée de la Montre de Villers-Le-Lac (ville frontière avec Le Locle), connu également par les connaisseurs sous l’appellation Musée « Droz-Florès » se fait racheter par… deux communes concernées. En effet, Villers-Le-Lac et le Val-de-Morteau décident de casser leur tirelire et d’acquérir la collection d’Yves Droz estimée à 480′000 euros. Oh, pas en une fois, puisque le propriétaire a accepté un règlement sur 20 ans, ce qui représente 24′000 Euros par année. Les pièces, témoins d’une histoire horlogère d’une région qui eut ses heures de gloire, resteront dans les murs de l’ancienne usine de montres, ouverte au public en 1997. Au moins, les autorités de ce côté-là de la frontière, lancent un signal fort: cette culture-là, l’horlogerie, mérite qu’on l’entoure d’efforts pour qu’elle rejoigne le patrimoine universel et qu’elle ne prenne pas le risque de glisser dans l’oubli. Rappelons que ce sanctuaire historique est aussi le fief de l’historien Joseph Florès, sommité du savoir horloger et éditeur de Horlogerie Ancienne, la revue officielle de l’A.F.A.H.A (Association Française des Amateurs d’Horlogerie Ancienne).

CP 3800, un calibre noir désir…

Issu des développements effectués pour la marque Cecil Purnell, sous la maîtrise de l’horloger Cédric Grandperret et par le team Magma –micro manufacture genevoise sise à Perly, le CP 3800 Tourbillon 1 minute –de la série des calibres Cecil Purnell CP 3000, dispose d’une esthétique désirable, avec ses finitions en nickel noir, son élégance ébène. Ebauche, garnitures, décolletages et usinages sont 100% swiss made et puisent dans les arts manufacturiers de Genève, Vaud et Jura. 187 composants composent ce mouvement disposant d’une cage prise entre deux ponts, de platines ajourées et d’un couple au-dessus de la moyenne, utile aux développements à venir. Destiné dans un premier temps aux encageages dans les modèles heures-minutes, puis dans le fameux régulateur cher à la marque Cecil Purnell, le CP 3800 affiche une réserve de marche de 60 h. Diamètre: 30,6 mm (13½ lignes), hauteur: 6,75 mm. Diamètre de sa cage tourbillon: 13,30 mm. De la belle horlogerie, comme on l’aime… Pour la toucher du doight, il faudra attendre le mois de janvier 2010, au GTE -Geneva Time Exhibition.

Cecil Purnell, au GTE en janvier 2009.

Depuis que à Alle (dans le Jura), l’Horlogerie Alaine a été vendue à Patek Philippe, l’opérationnel de Cecil Purnell, la seule marque suisse de haute horlogerie à ne produire que des Tourbillons, s’est retrouvé appauvri d’un de ses éléments. L’horloger Marcel Lachat -par ailleurs propriétaire de la marque Jura Watch, s’est vu contraint de se concentrer sur l’agrandissement de sa fabrique de Alle, qui passe d’une capacité d’une vingtaine de places de travail à environ 50 d’ici fin 2010. Il n’empêche. L’arrivée -cette fois certaine, d’un splendide calibre tourbillon maison, tout de noir nickelé, développé par l’horloger Cédric Grandperret (alias le team de la micro-manufacture Magma Concept), marque le retour d’une marque confidentielle, qui dispose de réservoirs d’aficionados en Malaisie (où l’actionnaire principal Jonathan Purnell passe une bonne partie de son temps), en Ukraine, en Russie, à Hong Kong et encore aux USA.  Créée en hommage à un être cher dont elle a pris le nom, la marque, dont le troisième associé est Stéphane Valsamidès, se détache donc de ses jurassiennes origines pour s’installer là où d’autres excellences résident, notamment du côté de Plan-Les-Watches Perly. Sportifs et racés, ses garde-temps, dont le modèle Hambergé conjugue quelques complications boîtières,  sont également prisés en versions serties, personnalisables et en séries limitées. A découvrir en janvier au GTE -Geneva Time Exhibition.

Sellita, l’aternative ETA, la fin d’un monopole?

Avec 25% de parts de marché (sur les 4 millions de montres mécaniques produites en Suisse et comprises dans le chiffre total de 24 millions de montres), la Chaux-de-Fonière Sellita, fraichement installée dans ses locaux du Crêt du Locle s’est donné les moyens d’être une sérieuse alternative à ETA, l’entité du Swatch Group actuellement sous les feux, pour la énième fois, d’une enquête de la Comco (Commission contre la concurrence). Environ 300 clients l’ont compris. Son mouvement SW 200, depuis que certaines protections liées à des patentes échues ont sauté, affirme seul et comme un grand, ses franches performances. De quoi régater face aux « tracteurs » d’en face, aguerris par tant de générations d’horlogers d’ETA. Il y a également, pour un plus haut de gamme, le SW 300 puis un calibre chronographe, le SW 500. Bref, la famille de calibres maison compte cinq membres, de quoi s’éviter de passer la main.  Sellita est dirigée par Miguel Garcia, CEO et propriétaire depuis 2003. Les clients s’habituent peu à peu à changer leurs habitudes, ils sont déjà au nombre de 300. Il est probable que l’attitude de Hayek Senior, ces derniers-temps, les y encourage…

Julianne Moore, nouvelle égérie Bvlgari

Dès février 2010, Excentric Charisma, la nouvelle campagne de Bvlgari, aura les traits de l’actrice 4 fois oscarisée Julianne Moore. Du haut de ses 48 films, cette celebrity s’est prêtée à Beverly Hills au jeu des objectifs de Mert Alas et de Marcus Piggot pour incarner l’élégance intemporelle, le charisme raffiné zesté de mystère et d’inaccessible. Avec à son bras un sac Chandra (qui signifie lune en sanscrit) couleur brun châtaigne et bleu de prusse, la vedette conjuguera, parfois un rien impudique, le port de quelques pièces d’anthologie, une montre évidemment, mais également des fragments de haute joaillerie saupoudrés d’émeraudes imposantes et de diamants taille baguette. A guetter, les pré-coulisses de cette campagne… Quand au making of, il circule déjà sur YouTube, façon teasing et amuse regard…

Pensée temporelle…

«Je suis une partie de tout, comme l’heure est une partie du jour» – Epictète

Musées horlogers et lieux historiques…

Régulièrement remis à jour, les menus déroulants du bloghorloger.ch viennent de s’enrichir de quelques adresses historiques, propices aux découvertes muséales, sur la trace de l’horlogerie ou des branches affiliées.

Musées indépendants: Musée Brodbeck Guillocheur (CH, Jura), Watch Valley (ballade horlogère en Suisse), La Route des Musées (selon le site hautehorlogerie.org), Mines d’Asphalte de la Presta à Travers (CH, canton de Neuchâtel), Musée Jean-Jacques Rousseau à Môtiers (CH, Canton de Neuchâtel), Musée Jurassien d’Art et d’Histoire, Délémont (CH, Canton du Jura), Musée Industriel du Val de Travers (CH, Canton de Neuchâtel), Musée Historique de Bâle (CH, Canton de Bâle), Musée du Fer et du Chemin de Fer, Vallorbes (CH, Canton de Vaud), Gewerbemuseum Winterthur (CH), Fondation Bodmer, Cologny (CH, Canton de Genève), Musée National Maritime de Greenwich (UK).

Musées des marques: Villa JeanRichard (CH, La Chaux-de-Fonds), L.U.CEUM, Traces du Temps, Manufacture Chopard à Fleurier (CH, Canton de Neuchâtel), Cité du Temps Genève (CH).

Cartier fait son buzz…

S’il semble certains que toutes les marques sont dans les starting blogs d’avant la grand-messe de janvier 2010, certaines enseignes horlogères tentent d’avoir une longueur d’avance sur leurs concurrentes -y compris au sein du groupe Richemont où la surveillance des autres est de mise. Ainsi, Cartier Manufacture La Chaux-de-Fonds conviait une série de journalistes en avant-première, avec signature de contrat de confidentialité et tout et tout. Faire savoir qu’on a quelque chose à dire, c’est bien, faire savoir que vous savez mais que vous n’avez rien le droit de dire jusqu’à la levée de l’embargo, c’est encore mieux. Encore faudra-t-il se souvenir le moment venu, que vous saviez et que vous étiez donc privilégiés. Sur YouTube donc, un teasing Cartier commence à plutôt bien fonctionner. Quand Cartier se risque enfin à ce genre de méthodes, il y met les moyens. Autre bourdonnement du net, la Concept Watch ID.One en Niobium-Titanium, qui se passerait de tout moyen de réglage habituellement inhérent aux montres mécaniques… Les deux sont-elles liées?

Ventes de montres… des links à visiter…

Il y a le monde des distributeurs et des détaillants, ainsi que celui de la vente online. Voici quelques ajouts faits aux menus y relatifs (colonne de droite).

Vente online > Le eShop de la marque Consul, Le site dédié aux pendules Napoléon, Timefactors (depuis 1996 vente en ligne de montres…).

Distributeurs, détaillantsGouten Distribution (CH, hélas pas encore de site officiel, malgré les excellentes marques en distribution), Le Garde-Temps (Suisse, à Sion, antiquités et quelques pièces d’horlogerie ancienne), Luxury Consulting (CH, distribution), GR Distribution Sàrl (CH, Distribution), Kaenel Chronométrie (CH, à Villars sur Ollon)

Blogosphère et info horlogère, quelques medias de plus…

Dans la rubrique « blogosphère » (menu déroulant, colonne de droite), bloghorloger.ch s’emploie à répertorier les blogs qui naissent sur la toile ou, au travers de la rubrique « information horlogère », les adresses des journaux et medias traitant d’horlogerie.

Journal rajouté > Armband Uhren (Allemagne).

Blogs rajoutés > Culture DWG (CH, Blog Culture & Histoire, Horlogerie par l’historien Dave-W. Grandjean),  First Luxe Magazine (F), Hype+Style Blog, FashionMag.com (France, site d’info des pros de la mode, du luxe et de la beauté), Horozima (blog indien consacré à l’horlogerie), TendanceHorlogerie (France, blog), TheBlogIsMine (USA, blog), Lost in A Super Market (USA, Fanzine).

Formations en horlogerie, rajouts sur le bloghorloger.ch

Sur la colonne de droite, la rubrique-menu déroulant « Formations en Horlogerie« , s’enrichit de quelque links supplémentaires. > CFA Istres, (France, Ecole de bijouterie), Ecole d’horlogerie de Soleure, Ecole de Joaillerie du Québec, Université de Besançon (France), Ecole Privée Joaillerie Horlogerie Paris (F), Institut de Bijouterie de Saumur (F), Gem City College – Illinois (USA), Institut National de Gemnologie (F), abc Luxe Formation (CH)…

Fournisseurs, des adresses rajoutées en links, bloghorloger.ch

Peu à peu, la rubrique « Fournisseurs » dédiées à l’environnement professionnel de l’horlogerie s’étoffe. Ont été rajoutées les entreprises suivantes (colonne de droite, menu déroulant):

Fournisseurs > CGB Communication (L’agence RP de Carèle Giacobbo, spécialisée horlogerie), Darwel SA (Agence de communication RP reprise des mains de sa mère Anne Vulcan par son fils Yves, l’agence des exposants suisses à BaselWorld depuis plus de quarante ans), Nicolas Chablais (designer aussi pour l’horlogerie), Richard TimeVision (Bureau du constructeur indépendant Frédéric Richard, auteur de concepts qui feront parler dans les prochaines manifestations des nouveautés complicationnelles), Huguenin Sandoz (entreprise fabricante de plaques, plaquettes, signalétique, découpe de logos et de lettres), Location de tentes pour événements, Gimmel Rouages (fabrique de roues et de rouages), Billight SA (n’a pas encore de site officiel, fabricant d’éléments luminescents pour l’horlogerie, Witschi Electronic AG, Blade Design (designers horlogers, Stéphane Avranches et Elena Brioschi, bourrés de talent et d’idées), Swiss Clarity & Cut SA (taille de diamants), Incabloc, Dalo Création (Design, prototypage), …

Marques et leurs liens rajoutés sur bloghorloger.ch

Régulièrement, bloghorloger.ch ajoute à ses menus déroulants (voir colonne de droite), des links destinés à poursuivre la découverte de l’univers horloger international. N’hésitez pas à contribuer à ces précieux compléments d’information.

Rubrique « Marques, Groupes » > Revue Thommen (CH), Philip Stein (marque américaine), Jean Kases (CH, ne dispose pas encore de site web), Volker Vyskocil (marque allemande), Sinn (marque allemande), First Art (marque suisse de Christian Claude), Aspen (marque américaine issue du merchandising de la célèbre station du Colorado), H. Stern (marque brésilienne utilisant le swiss made, créée à Rio de Janeiro, par un émigré allemand passé dans le trading de pierres précieuses. L’entreprise dispose aujourd’hui de son propre magazine), Benjamin Timepieces (marque américaine, issue de superiorwatch.com), Ateliers deMonaco (Marque monégasque), Gebson (CH, inspiration chinoise), Strom Watch (CH, le fils de Armin Strom, à Bienn), Trebor (by Mouawad), Cover (CH, Soleure), Exposure Swiss (by Pejmani, siège au Liban, utilise des mouvements quartz ETA), Eloga (by Pejmani, Liban, avec des mouvements ETA quartz ou automatiques, contrôlés COSC), Mermod Frères (CH, le bras horloger de la maison REUGE), Frederic Jouvenot (CH, prétend avoir inventé le rotor facial contrairement aux archives retrouvées par le bloghorloger.ch: un modèle dont le brevet -CH 685363 du 30 décembre 1995, est tombé dans l’oubli, suite au décès du déposant et à son non renouvellement), Poljot International / Basilika (marque russe reprise en Allemagne), Swarovski (Les montres issues du cristal, lancées à BaselWorld en 2009), Haimov Watches (USA, la marque design bling bling de Igal Haimov), Zino Davidoff (CH, les montres qui voudraient faire un tabac), Feldo Watch (marque allemande, affichage horaire sympa, différent)…,

Salons horlogers de janvier, exposants et côté pratique

SIHH 2010 (18-22 janvier 2010), 20 exposants, dont 2 nouveaux, Richard Mille et Greubel Forsey A.Lange & Söhne, Alfred Dunhill, Audemars Piguet, Baume & Mercier, Cartier, JeanRichard, Girard Perregaux, Greubel Forsey, IWC, Jaeger LeCoultre, Montblanc, Officine Panerai, Parmigiani Fleurier, Piaget, Ralph Lauren Watch & Jewelry Co, Richard Mille, Roger Dubuis, Vacheron Constantin, Van Cleef & Arpels. Voir la liste des exposants. Comment s’y rendre?

GTE (17-22 janvier 2009) -Geneva Time Exhibition, 35 marques: Ateliers deMonaco, Alain Silberstein, Antoine Preziuso, Aquanautic, Aspen, Badollet Genève, BRM (Bernard Richard Manufacture, France), Cabestan, Cecil Purnell (Only Tourbillons), Claude Meylan, Clerc 1874, Cornelius & Cie Genève, HD3, Jean-Mairet & Gillman, Ladoire Genève, Linde Werdelin, Louis Chevrolet, Louis Moinet 1806, Magellan, MCT – Manufacture Contemporaine du Temps, Marvin Watches, Metal.ch, Peter Tanisman Genève, Pierre DeRoche, Quinting, Rebellion Timepieces, Robert & Fils 1630, Saint-Honoré Paris, Snyper, Steenman Watches, Swiss KubiK, Cargo Titanium, Tempvs Compvtare, Volna, Valbray, Zanzidoust Genève. Voir la liste des exposants. Comment s’y rendre?

Gilbert Albert Galerie (16-22 janvier 2010), Horlogers Artisans d’Art, 6 marques > Michael Bittel, Globe Master Watches, Christian Claude (First Art), Henry Berney, Jean Kases, Gilbert Albert. Voir la liste des exposants. Comment s’y rendre? Michael Bittel, new comer.

Four Seasons Hotel des Bergues > Christophe Claret (Salève Lounge), du 19-21 janv 2010 – Urwerk (Suite Présidentielle) , du 18-21 janv 2010 – De Bethune (Salon Grand Mont), du 18-21 janv 2010 -

Divers: F.-P. Journe, expo à la Manufacture, rue de l’Arquebuse, Genève – Vincent Bérard (Hôtel d’Angleterre), du 19-21 janv 2010 – WPHH (Genthod, Watchland), du 18-21 janv 2010.

Le Locle horloger, guide en 39 étapes

Au commencement, la Place du Marché, où un panneau indicateur vous incite au parcours en 39 étapes, toutes dédiées à l’histoire horlogère, pour vous mener en apothéose au Musée d’Horlogerie des Monts. Au passage, vous aurez croisé les demeures des personnages qui marquèrent de leurs doigts d’or l’horlogerie comme l’actualité récente. Avec un peu de chance -et d’organisation à l’avance, vous pourrez même visiter quelque manufacture informée au préalable de votre visite. Inauguré en juin 2004, cette balade instructive vous amènera à fouler les pas des Ulysse Nardin, Daniel JeanRichard, Jacques-Frédéric Houriet ou Abraham-Louis Perrelet. Il y en a tant d’autres…  En attendant, plongez-vous dans la lecture de ce guide baptisé le Locle Horloger.

Culture horlogère, générosités subventionnelles…

Sur l’enveloppe de deux millions d’euros votée par le Conseil Général du département du Doubs, en France, quatre montants de € 7′510,00 ont été généreusement attribués à quatre petits musées ruraux, dont Le Musée de la montre de Villers le Lac (Droz-Flores), let le Musée de l’horlogerie du Haut Doubs à Morteau. Quelle générosité! En comparaison des € 95′636,00 attribués àl’extension du tremplin de  saut à Chaux Neuve et des € 98′962,00 dédiés à la construction de 7 logements pour la gendarmerie de Morteau. C’est mieux que rien. bloghorloger.ch appelle ceux qui connaissent les chiffres suisses à se manifester. L’horlogerie, parent pauvre de la Culture et provider riche de l’économie…

Incendie Jaeger LeCoultre, grosse frayeur…

Nuit du 10 au 11 décembre 2009. De 19h30 à 23h30, l’intervention des pompiers de la Vallée de Joux permet de venir à bout d’un incendie survenu à la Manufacture Jaeger LeCoultre au Sentier. D’origine électrique -problème émant d’un des chauffe-eau de la Manufacture, le sinistre a fait de gros dégâts, heureusement localisés. Il a tout de même nécessité l’évacuation d’environ 70 personnes. Au matin du vendredi 11, après une nuit passée à remettre en marche les installations, l’activité manufacturière a pu reprendre dans presque tous les ateliers. Grosse frayeur avec à la clef, heureusement, ni blessé ni perte en vie humaine.

Salons horlogeres. Tendance: le bracelet «Totally Worth It»

Initiée par le ditributeur TWI –Totally Worth It, Inc, ambassadeur pour les US et le Canada de marques horlogères suisses prestigieuses, un bracelet en tissu sera au poignet des aficionados et des insiders durant les salons horlogers 2010. Comme un geste simple, léger, porteur de vœux de réussite et d’amicales pensées, la démarche TWI placée sous le slogan qui synthétise sa raison sociale -en français ça pourrait signifier «parce que je le vaux bien…» est un clin d’œil qui s’enroule cérémonieusement au poignet des acteurs de la branche, marques, détaillants et clients. Un insigne de ralliement. Créée par Alexis Sarkissian, Totally Worth It professe les garde-temps exclusifs auprès de détaillants d’un marché qu’il connait bien, l’Amérique du Nord. C’est sur ces terres qu’elle implante des marques différentes qui préfèrent les chemins de traverse aux méga highways. Avec ses bracelets, frais, ludiques et incitatifs, TWI saupoudre la scène actuelle d’un sourire message, tout de turquoise et de brun chocolat auréolé. Les couleurs maison et surtout, le gage d’une appartenance à porter sur soi.  « Parce que je le vaux bien » -I’m Totally Worth It, sera le nouveau signe de ralliement des aficionados, de NY à LA, en passant par Montréal, Miami puis Genève.

Emch Manuel, nouveau CEO de Romain Jerome

Est-ce parce qu’il est collectionneur d’art contemporain que Manuel Emch a accepté le nouveau défi de diriger la marque Romain Jerome? Quoiqu’il en soit, les oeuvres laissées par l’ancien dirigeant Yvan Arpa pourraient prendre en valeur grâce à cette nomination attendue -la rumeur circulait depuis deux mois. Ainsi, la voie choisie par la marque, celle de s’approprier des légendes, reste d’actualité et sera conjuguée aux temps de la nouvelle impulsion. L’homme est un passionné d’art -il reçoit à quinze ans une oeuvre en guise de premier salaire dans la galerie d’art où il travaille, formé à l’Art Center de la Tour de Peilz, l’antenne suisse de l’école Pasadena. Puis il fait ses débuts chez Sothebys avant d’obtenir sa licence HEC en économie de l’Université de Lausanne. Après quelques escales dans le consulting côté business process reengeneering, il vit sa fascination pour l’horlogerie grâce à la formidable aventure de la relance de la marque Jaquet Droz. Au sortir d’un cycle de huit ans, il précise, lors de la conférence de presse du 9 décembre à l’Hôtel Président Wilson de Genève, que c’est bien lui qui a démissionné, qu’il n’a pas été « poussé vers la sortie » et que le fait de se retrouver à la tête d’une structure plus modeste, indépendante de toute appartenance à un groupe, a des effets « libérateurs. » Débuts effectifs, le premier janvier 2010, avec, un premier bilan intermédiaire à BaselWorld 2010 où la marque Romain Jerome, particulièrement déterminée à investir tant dans les personnes nouvellement engagées que dans les moyens qu’elle envisage pour perdurer, s’offre un nouveau stand situé dans la mythique halle principale. A lire également, le rendu de la conférence de presse.

Manuel Emch, nouveau CEO RJ Watches.

Romain Jerome vient de confirmer la rumeur qui circulait. C’est bien Manuel Emch (fils de Arlette Emch qui occupe un siège capital au sein du groupe Swatch), qui reprend les rennes de l’entreprise désormais connue pour s’être adossée à quelques légendes mondiales. Selon les premières révélations, elle devrait continuer dans cette voie tracée par Yvan Arpa, débarqué sans ménagement et avec une partie de son équipe, pour motif de « violentes divergences« , selon les termes utilisés par François Tissot le 9 décembre 2009 au cours d’une conférence de presse au President Wilson de Genève. Inévitablement, au risque d’éclipser quelque peu l’arrivée du brillant transfuge de la marque Jaquet Droz,  les journalistes ont tout tenté pour percer le mystère des vraies raisons du départ d’Yvan Arpa, dont la personnalité semblait indissociable de la marque. Impossible d’en savoir plus, aux motifs que les procédures en cours empêchent toute confidence sur le sujet. Malgré l’acharnement insistant des questionneurs, silence radio assorti d’une promesse de plus de loquacité le moment venu, c’est à dire lorsque la justice aura tranché. Ah si, une petite avancée tout de même dans la voie de la recherche de la vérité. « Ce n’est en tout cas pas pour défaut de résultats » qu’Yvan Arpa a été débarqué, précise François Tissot, reconnaissant donc finalement son indéniable apport dans l’histoire de l’entreprise qui a pourtant minutieusement effacé toute trace de son passage dans les pages web de sa jeune histoire. A propos, quels résultats, combien? François Tissot, tout en affirmant que la société va bien, avoue que les comptes du bilan sont en cours et que, même au niveau du Conseil d’Administration, on n’est pas au clair sur ce point. En fait, les violentes divergences porteraient plutôt sur la gestion de l’entreprise. Bref, dommage pour Manuel Emch qui a tout de même convaincu par son fair play, qu’un prédécesseur absent ait à ce point été présent dans les discussions.

Wertheimer, Gérard: Chanel… et Châtelain

Abonnée annuellement aux fameux égarements people de la presse économique, via le classement des plus grandes fortunes de Suisse, la famille Gérard Wertheimer, de Genève, active dans le luxe et la mode, totaliserait de 4 à 5 milliards et sa fortune serait stable. Avec son frère Alain qui vit à New York, Gérard Wertheimer possède le groupe Chanel (couture, parfums et bijoux), co-fondé par son grand-père et par Coco Chanel (de son vrai prénom Gabrielle). Or, le N°5 de Chanel demeurant l’un des parfums les plus vendus au monde, les deux frangins pèsent à eux seuls près de 8 milliards de dollars. Presque accessoirement, serions-nous obligés d’écrire, Gérard Wertheimer est administrateur-président de l’entreprise horlogère G. et F. Châtelain (La Chaux-de-Fonds), active dans la fabrication de boites et de bracelets de montres. Son épouse, Valérie Wertheimer est la fondatrice de Action Innocence, une association qui milite contre la pédophilie sur Internet.

Passion Montres & Joyaux Monaco (2010)

Profiter des foules en déroute, au moment de l’été, et, au coeur de ces foules, des clients potentiels de l’horlogerie et de la joaillerie, eux aussi à portée de bourse et surtout, criblées par l’ennui et la torpeur propices aux folies dépensières. Telle est la dimension de ce nouvel event qui se déroulera à Monaco, Espace Fontvielle, du 29 juillet au 1er août 2010. C’est monté par une agence RP, la Brand-Vision Agency… Tiens, tiens, le coup Luxeco et GTE -Geneva Time Exhibition, ça fait des émules. A part ça, faudrait peut-être signaler aux organisateurs que le 1er août, c’est la fête nationale et qu’un hommage particulier sur le Rocher serait bienvenu… Sûr qu’un des exposants saura relever le défi et s’offrir une giga teuf’.

Piaget : Soirée entre hommes à new-york.

Galerie d’art Lehmann Maupin (Lower Est Side), sous l’œil des œuvres de l’artiste exposée Tracy Emin: une flopée représentative du tout New-York côté mode, ciné, art et design, s’est pressée à la soirée Piaget Men To Watch 2010, pour féliciter les honorés du jour: Lee Daniels, le très célébré film directeur de Precious, l’aspirant à l’Oscar Jeremy Renner, révélé par la série Burn Notice, le restaurateur devenu écrivain David Chang, le designer de mode Michael Bastian ainsi que le bien classé joueur de polo Nick Roldan. Rien que des mecs… pas très connus de ce côté-ci de l’Atlantique. A propos, la société « Details » présente sur le fond visuel des photos de celebrities n’a rien à voir avec l’agence Details.ch, connue dans la branche pour ses clients horlogers.

Alain Silberstein, architectures horlogères

Alain Silberstein est un architecte d’intérieur parisien, designer de surcroit et passionné d’horlogerie, devient faiseur de montres dès les années 1980 du côté de Besançon. Style unique mariant les rigueurs géométriques formelles aux mouvements ultra mécaniques, jouant avec maestria des couleurs, des matières et des clins d’oeil les plus malicieux entre habillages et technicité. On n’en sort jamais indemne, son oeuvre interpelle, surprend. Ses trois collections, sa trilogie Krono Bauhaus, Marine et iKrono, célèbrent un caractère affirmé et sportif, à l’aise dans ses basques tant à la ville qu’aux loisirs mais surtout zesté de gouaille. ôté mouvements, c’est surtout du ETA et du Valjoux (suisses). Ses Tourbillons d’Art complètent son exploration de territoires et d’univers inhabituels et son munis d’un mouvement « ASC » – comme ses initiales suivies du mot Créations. A ne pas oublier, ses horloges monumentales ou son « couteau », objets cultes pour intérieurs non conventionnels. Récemment, Alain Silberstein rejoint la constellation « friends » de Maximilian Büsser qui lui offre, sous sa marque MB & F, une conception commune appelée « Black Box, Horlogical Machine N°2.2″.

Tchouhadjian, Kevork, horloger impérial

Le père du célèbre compositeur Dikran Tchouhadjian, Kevork Tchouhadjian était horloger. Il exerçait dans la cour impériale du sultan Abd ul-Mejid durant les années 1860 et c’est son fils qui fonda le premièr Opéra dans l’empire ottoman. La tradition commerçante des bijoutiers arméniens, connue des siècles durant et relatée par Evlya Çelebi (1611-1682), célèbre voyageur de l’Empire Ottoman, faisaient de Constantinople, de Van et de Garin d’importants centres joaillers.  A partir du 18ème et 19ème siècle, les Arméniens dominent la classe des bijoutiers à Constantinople. Dans un édit publié en 1806 par le sultan [Selim III], sur les dix-sept meilleurs bijoutiers recensés un seul est grec, tous les autres sont arméniens. La qualité du travail produit par les bijoutiers et les orfèvres arméniens surpassait celle de leurs homologues européens. Les orfèvres arméniens se révélèrent aussi des artisans accomplis, lorsqu’ils se mirent à travailler les pierres précieuses, en particulier les diamants. Polisseurs, tailleurs et sertisseurs arméniens de diamants rivalisaient d’excellence avec leurs homologues de Hollande, Belgique et France.

Cornuz, Jean-Dominique – marque Henri Duvoisin

La marque Henri Duvoisin, inspirée d’une histoire horlogère démarrée dans le Val de Ruz (Canton de Neuchâtel), est relancée par cet industriel patron de l’entreprise Valrutech ainsi que par Jean-Marc Bréguet, photographe spécialisé dans les prises de vue de pièces horlogères. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses de l’histoire locale. On l’aura compris, cette marque neuve sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs. Lire le post sur la marque Henri Duvoisin.

Bréguet, Jean-Marc – photographe horloger

La marque Henri Duvoisin, inspirée d’une histoire horlogère démarrée dans le Val de Ruz (Canton de Neuchâtel), est relancée par ce photographe spécialisé dans les prises de vue de pièces horlogères ainsi que par Jean-Dominique Cornuz, patron de l’entreprise Valrutech. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses de l’histoire locale. On l’aura compris, cette marque neuve sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs. Lire le post sur la marque Henri Duvoisin.

Duvoisin, Paul-Fritz (1854-1912)

Val de Ruz, canton de Neuchâtel. Paul-Fritz Duvoisin (1854-1912) ouvre un atelier en 1904 au Genevey-Sur-Coffrane. Son fils, Henri-Paul (1882-1947) poursuit l’oeuvre paternelle jusqu’à son décès. L’entreprise Duvoisin & Cie fait du montage de mouvements et produit ses propres montres. Un an avant sa mort, Henri-Paul implique dans l’affaire ses deux fils, René et André toutefois, entre 1947 et 1975 -année de la triste crise, c’est sa veuve, Sophie-Elisabeth qui imprime à l’entreprise familiale sa griffe. Comme l’instauration d’un fonds social en faveur du personnel. Ses marchés sont l’Europe et l’Amérique latine. Dès 1975, André, de la troisième génération des Duvoisin, perpétue la tradition jusqu’en 1996. L’entreprise est reprise depuis par Jean-Marc Bréguet, photographe horloger à Neuchâtel et Jean-Dominique Cornuz, patron de l’entreprise Valrutech. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses horlogères du cru. On l’aura compris, cette marque neuve, Henri Duvoisin, sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs.

Chronométrie 2009, Jaeger LeCoultre double-gagnante!

« And the winner is… » Jaeger LeCoultre Master Tourbillon (Calibre 978, 30 mm de diamètre, 28′000 alternances par heure), avec 909 points! Deuxième place… également Jaeger LeCoultre avec sa Reverso Gyrotourbillon (Calibre 174), selon l’aveu d’un responsable de la Manufacture! Au terme d’un sacré périple, enduré depuis l’annonce officielle du concours lors de la journée d’études de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, à Polyexpo La Chaux-de-Fonds, en septembre 2008, c’est finalement Jaeger LeCoultre qui remporte, avec deux modèles, la palme la plus prestigieuse de l’horlogerie de précision sur 13 candidats au Graal suprême représentant 16 modèles. Jusqu’à l’arrivée du quartz, les célèbres concours de Chronométrie, qui avaient le mérite de mettre en exergue le métier de régleur, avaient cessé. Jusqu’à cette relance, si porteuse de promesse -malgré un nombre trop insuffisant de candidats, orchestrée sous l’égide du Musée d’Horlogerie du Locle (Château des Monts) dans le cadre de son 50ème anniversaire. Le jury,  présidé par M. Michel Mayor, astrophysicien, de l’Observatoire de Genève, s’est réuni le 16 octobre 2009 comme prévu depuis de nombreux mois. En son sein, Laurent-Guy Bernier, de METAS -Office Fédéral de Métrologie, Commissaire technique ainsi que  Jonathan Betts du Musée Maritime National de Greenwich, Girolamo Ramunni, Professeur pour l’histoire des sciences et de la technologie au Centre National des Arts et Métiers à Paris, Philippe Bloechlinger, Directeur général de Witschi Electronic AG à Büren a/Aare, Raymond Besson, Professeur à l’Université de Besançon, spécialiste des horloges atomiques de très haute précision, et enfin Anne-Marie Jacot-Oesch, avocate et notaire au Locle. C’est cette dernière qui a accompagné les pièces durant leurs voyages d’un institut à l’autre afin de garantir que toutes les conditions de confidentialité et de surveillance des pièces soient respectées. Pour les indépendants, la palme revient à René Addor pour son Calibre Papillon, réserve de marche de 11 jours, réhabilitant lui aussi le 28′000 alternances par heure au sein d’un format raisonnable de 37,20 mm de diamètre. 795 points, un exploit!

Insultes dans l’atelier…

Il semblerait qu’un certain responsable d’atelier soit parfois capable de péter un plomb. Heureusement, depuis mai 2009, il ne serait plus en activité sur les lieux où ses « employés », un rien rebelles, l’ont enregistré à son insu, afin d’en faire profiter l’ensemble de la Toile, via YouTube. Vous m’direz qu’une bonne empoignade verbale de temps à autre ça fait pas de mal entre virils basiques. Ok, encore faut-il que le rapport hiérarchique ne soit pas en défaveur de l’insulté… Tout lien avec un personnage existant n’est que pure imagination et hasard crasse.

Chronométrie concours. Proclamation des résultats.

Il faudra attendre 17h45, heure de l’embargo le 3 décembre prochain, pour connaitre l’issue d’un concours qui fait revivre les plus belles heures de l’horlogerie. Car si la relance des concours de Chronométrie, sous l’égide du Musée du Locle, Château des Monts, n’a pas fait le plein en matière de candidats et de dépôts de dossiers, les résultats risquent fort, surtout s’ils couronnent une marque disposant de quelques moyens communicationnels, d’affoler le monde des connaisseurs et des passionnés. Le Président du Comité d’Organisation, Claude-Henri Chabloz, dévoilera ce palmarès en présence des autorités suivantes: Marcelo Droguett, Conseiller communal en charge des affaires culturelles, Gérard Triponez, Président du comité du Musée d’Horlogerie du Locle, Bernard Vaucher, Chargé de Promotion de la Ville du Locle. Côté scientifique, les responsables des laboratoires de test des villes de Besançon, du Locle et de Bienne, seront également de la partie. Une raison de plus de s’y rendre. Lire le dossier paru dans JSH – Journal Suisse de l’Horlogerie, septembre 2008.

Franck Muller joue avec les influences..

Un trait appuyé de Richard Mille, un soupçon de  TechnoMarine et un zeste de Roger Dubuis… Tels sont les ingrédients qui pourraient tout de même plaire sur le marché, du côté de l’Asie et des goûts extrême-orientaux. Serait-ce la patte d’Antonio Terranova, légèrement détourné de ses Cvstos obligations et devenu triturateur de codes FM. Vous me direz qu’il ne s’agit que d’une image de synthèse un rien bâclée… Tiens, j’aillais oublier, il y a aussi un brin de Cvstos dans cette dernière Franck Muller. D’ici le WPHH 2010, espérons que le groupe nous épate avec du vraiment nouveau. Car c’est sur ce terrain qu’il est le plus attendu. Pourvu que cette montre aux allures de ceinture western, ne soit qu’un avant-goût destiné à creuser notre appétit.

Swarovski, les montres 2010.

2009, année de l’arrivée du cristalier en terres horlogères, avec la grosse artillerie. Des prix qui favorisent l’accessibilité et 4 lignes comprenant 45 modèles! S’y ajoutent pour 2010 16 nouveautés et une édition limitée. Non seulement la maison renforce ses lignes « Octea » -qui deviendra plus sport et orange, « Piazza », « Elis » et « D:Light » mais elle lance « Dresstime« , un nouveau modèle déclinable en trois versions. 12 cristaux facettés couleur Jet Hermatite… Le cygne a encore frappé.

First Luxe oublie l’horlogerie…

Quand on est un média, s’offrir des campagnes horlogères ce n’est pas un luxe! Donc, au moins pour la forme, il eût été profitable pour l’image du média Firstluxe.com auprès des marques horlogères en état de communiquer, de glisser dans la sélection de ses votes pour la meilleure campagne du luxe, au moins une, voire plusieurs enseignes horlogères. Certes, le luxe, c’est franco-français, et le concours a aussi été chapeauté par le magazine Stratégies -Communication et Netetudes. Voici les nominés: Lady Dior, Hermès, Nina Ricci, Louis Vuitton, et Cacharel avec Scarlett. Au fait, les organisateurs pourront toujours me rétorquer que toutes ces marques sont…. horlogères. Résultats sur Stratégies.fr.

Marabella de Consul, existe en Champagne.

Beau et viril, ce chronographe Marabella, hélas habité par un mouvement quartz, affiche ses trois cadrans dont à 6 heures, celui dédié à la petite seconde sautante. Etanche à 100m, date à 4 heures, glace saphir. Bracelet à boucle déployante, en cuir. Existe également en cadran champagne, idéal en cette avant-fête. Rescapée de la crise des années 70, la marque Consul est retournée en 1998 à Neuchâtel, canton de son origine. Et dire que cette plus que centenaire était une manufacture, liée par mariage avec la marque Girard Perregaux, et détentrice pour la première fois en 1951 de son premier certificat de chronomètre décerné par l’Observatoire de Neuchâtel. Sa marque soeur, Catamaran, a été créée en 1983. Voir le eShop de Consul.

Herzberg, Nathaniel, « Le Musée Invisible » (livre)

Raconter dans un livre la plupart des affaires de vols de tableaux ou d’oeuvres d’art, voici une belle aventure dont la liste débouche sur ce Musée Invisible qui se ballade dans la nature (Editions Toucans, 208 pages). L’auteur est journaliste au journal « Le Monde » et s’est visiblement inspiré d’un autre bouquin, plus antérieur, celui de Simon Houpt nommé « Tableaux Volés » (Editions Bachès) . Qu’importe, il comporte un oubli de taille! Même s’il raconte les cambriolages commis en 2008 à la Fondation Bührle de Zurich ou ceux qui ont démuni la Fondation Neumann de Gingins en 2004, pas de trace du casse Route de Malagnou à Genève, là où étais sis le Musée de l’Horlogerie et de l’Emaillerie, un autre espace patrimonial devenu invisible depuis. Lire la news Musée rayé de la carte.

Paris sur horlogerie, via google map

Créée en 2007 déjà par un certain Gautier actif sur le forum à montre, une application google map permet d’inscrire sur une carte de Paris, de façon participative grâce à une ligne de code,  les adresses dédiées à l’horlogerie. Un simple clic et vous y êtes, ne reste plus qu’à trouver la station de métro la plus proche. Bravo, belle initiative, surnommée la « ballade à montres », à enrichir au fur et à mesure que l’info se refile.

Livre: dis-moi le temps…

Pour en savoir plus sur le temps qui passe, que l’on perd, celui dont on rêve, pour découvrir à deux -enfant et adulte ensemble, cette relativité temporelle, rien ne vaut le bouquin « Dis-Moi Le Temps » écrit par Bartolemeu Capos de Quieros et Alfonso Ruano (Editions Le Sorbier). L’enfant demande au vieil homme: -Pourquoi ton visage a-t-il tant de rides? -C’est à cause du temps, mon enfant? -Du temps? Mais je ne l’ai jamais vu…. Poésie, poésie…

Viot, Jean-Baptiste, sa première montre.

Banlieue parisienne. Le jeune horloger Jean-Baptiste Viot (né en 1967), est en passe de concrétiser son propre garde-temps après avoir débuté sa formation d’horloger en 1983 à l’Ecole Municipale d’Horlogerie de la Ville de Paris, puis, dès 1986, au sein de l’Ecole Technique de la Vallée de Joux. Non content d’avoir ainsi acquis le savoir actuel, l’étudiant a poursuivi son chemin du côté du MIH (Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds). Histoire d’être un as ès restauration d’horlogerie ancienne, avant d’aller écumer quelques grandes enseignes horlogères suisses. Désormais, de chez lui, avec ses machines et ses mains, l’horloger, dont le destin pourrait s’apparenter à quelque génie contemporain de la branche, poursuit sa quête. Côté reconnaissance, certains collectionneurs l’ont déjà localisé.

Formation, le relève 2009-2010. 386 engagés.

Non seulement le nombre des diplômés -troisième ou quatrième année de formation, sera plus élevé en 2009, mais 386 jeunes gens entament une formation cette année. Ces nouveaux apprentis témoignent de l’attractivité des métiers de l’horlogerie auprès de la nouvelle génération. Les diplôme décernés étaient de 206 en 2008 pour 270 en 2009, soit une augmentation de 31%. De quoi se réjouir. Les métiers concernés sont les suivants. L’horloger (le praticien, en industrie ou le rhabilleur), le micromécanicien, le dessinateur-constructeur en microtechnique, l’opérateur en horlogerie AFP, le polisseur et le termineur en habillage horloger. Selon la Convention Patronale de l’industrie horlogère (CPIH), la branche prend au sérieux la formation et la relève, chiffres à l’appui. Même si elle s’oppose, avec la complicité du syndicat UNIA au renchérissement, côté salaires dans l’horlogerie et la microtechnique (décision du 18 septembre 2009).

Odobey Cadet, Louis-Delphin

Louis-Delphin Odobey (1827-1906), appelé également Delphin, crée à Morez en 1858 l’une des plus importantes maisons d’horlogerie d’édifice de France. Victor, Jules et Albert, ses trois fils, reprennent l’entreprise qui sera cédé au fils d’Albert, Georges Odobey. En 1880, le fils du fondateur crée également de son côté une autre entreprise dédiée à la même fabrication. Les horloges Odobey -installées dans toutes la France, les fabriques Prost (Paget), Crétin l’Ange et Bailly-Comte, constituent l’essentiel de la production morézienne d’horloges d’édifice.

de Bethune à Genève, expo 17 au 21 janvier 2010

La marque de Bethune et ses fondateurs, Denis Flageollet et David Zanetta, seront à Genève durant la période du SIHH au Four Seasons Hôtel des Bergues, dans le Salon Grand Mont Blanc. Présentation des nouveautés, en attendant de pouvoir visiter la manufacture à La Chaux/L’Auberson.

ESQ by Movado sur Facebook

Très américain tout ça. Les fans de la marque ESQ, propriété du Movado Group et exclusivement présente en Amérique du nord, Canada compris, sont sur Facebook, échangent impressions et laudatifs du genre « One of the symbols of executive success…! » dans un de ces groupes « fans de… »

Marin, Jean-Yves, nouveau patron du MAH

Depuis le 1er octobre 2009, Jean-Yves Marin remplace Cäsar Menz à la tête du Musée d’Art et d’Histoire de Genève. Dans une interview d’Etienne Dumont parue dans la Tribune de Genève, il affirme qu’il faut « régler le problème du Musée d’Horlogerie« . Et d’informer que le bâtiment route de Malagnou sera abandonné -il serait mal adapté. L’annonce officielle sera faite prochainement et les collections, entièrement reconstituées par la ferveur tenace de la Conservatrice Estelle Fallet trouveront refuge rue Charles Galland, leur lieu originel. Mais au fait, le Musée existe-t-il encore? Ou est-il devenu « corpus de Collections » intégrées au MAH? Lire le post « Musée de l’horlogerie genevois, rayé de la carte« .

Genève: Musée d’Horlogerie rayé de la carte?

Le Musée de l’Horlogerie et de l’Emaillerie aurait été rayé de la carte! En tous les cas, son statut d’entité propre, filiale du Musée d’Art et d’Histoire (MAH), obtenu entre 1969 et 1972 a simplement été biffé, pour devenir -et le mot est pompeux, un corpus de « collection » témoins signifiants d’une industrie majeure exercée dans la Cité depuis le 16ème siècle. Le bloghorloger.ch n’a pu obtenir aucune confirmation officielle de cette news, puisque aucun pv de séance n’en témoigne. Toutefois, le message est gravement explicite. Les mots ne sont ni anodins ni innocents. On veut bien que l’horlogerie soit une industrie, une économie, mais de là à la considérer comme une culture à part… Et n’allez pas nous dire que c’est le braquage de 2002 qui a traumatisé à ce point. Genève, capitale mondiale de la haute horlogerie, privée de Musée! Ou disposant d’un sous-musée, une sorte de département rattaché au Musée d’Art et d’Histoire… Plaisanterie, on aura tout vu.

SIHH du 18 au 22 janvier 2010. Deux nouveaux exposants.

En 1991, lors de sa création, les 4′500 m2 suffisaient aux 5 exposants. En 2010, 19 exposants occupent 30′000 m2 entièrement ‘luxuisés’ au sortir de travaux d’envergure. Parmi eux, deux nouveaux venus, Greubel Forsey (dont une partie du capital appartient au groupe Richemont) et Richard Mille, appuyé par Audemars Piguet. Voici le liste des marques présentes: A.Lange & Söhne, Alfred Dunhill, Audemars Piguet, Baume & Mercier, Cartier, JeanRichard, Girard Perregaux, Greubel Forsey, IWC, Jaeger LeCoultre, Montblanc, Officine Panerai, Parmigiani Fleurier, Piaget, Ralph Lauren Watch & Jewelry Co, Richard Mille, Roger Dubuis, Vacheron Constantin, Van Cleef & Arpels.

Metropolis Watch Forum, première.

Dans le cadre des JMH -Journées de la Métropole horlogère (du 4 novembre au 21 décembre 2009), le premier Metropolis Watch Forum se déroulera des 27 au 28 novembre 2009 à l’Usine Electrique de La Chaux-de-Fonds, mêlant le culturel, le professionnel et le commercial. Sur trois jours ouverts au grand public, l’horlogerie sera à l’honneur, y compris via le Metropolis Watch Market (vente de montres de marque à des prix attractifs), le Vintage Market (montres de collection, horlogerie ancienne et objets rares), ainsi qu’une VIP zone (pièces uniques de grande valeur présentées en catimini sélectif). Grâce à la Librairie Payot, un coin lecture n’oubliera pas la jeunesse, tandis que le Metropolis Cinema diffusera avec Passion Cinéma 2 versions de Metropolis. Les métiers et savoir-faire de l’horlogerie seront placés à l’honneur, grâce aux filières de formation, tandis que le Bar Electrique sera le point de rencontre saupoudré de produits terroirs. L’inscription au Patrimoine, par l’UNESCO booste décidément la région toute entière.

Sotheby’s, enchères record.

Avec un total de CHF 76′579′350.00 (Septante Six Millions Cinq Cent Septante-Neuf Mille Trois Cent Cinquate Francs Suisses), l’année des enchères Sotheby’s est plutôt positive et David Bennet, le Chairman, se frotte les mains. Rien qu’en novembre, le 21, les coups du marteau ont avalisé le montant de CHF 37′011′375.00 grâce notamment à la vente de deux diamant bleu dont le « Star of Josephine » et à un superbe diamant vert. Les relations presse depuis la Suisse sont reprises par Paola Orlando de Luxeco.

Hublot s’empare de l’automobile…

Le 19 novembre 2009, Hublot, enfonce le clou automobile. Après s’être intéressée à Morgan, la délicieuse anglaise toute de bois et d’alu façonnée, la marque annoncera son partenariat avec l’ACF, le premier Club Automobile d’Europe -pendant motorisé du TCS à mobilités plurielles, créé en 1895. En fait de partenariat, il s’agira de lancer une montre en série limitée (Aero Bang ACF Drive), dont une partie des bénéfices de vente sera reversée à la cause défendue tant par Jean Todt que Schumacher, l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière). A noter qu’avec ce système de séries limités à répétition, Jean-Claude Biver met chaque fois la main sur quelques fichiers d’importance, s’organisant quelques incursions habiles en d’autres terreaux où des collectionneurs et amateurs d’horlogerie restent à débusquer. C’est bien vu, d’autant que ça n’implique pas à chaque fois, un développement de produit. Juste quelques customisations, ici où là, généralement via le cadran ou par gravure et écrin interposés. Et puisqu’on reste dans l’auto, Hublot annonce son partenariat 2010 avec Bruno Senna, pilote Formule 1 de l’Ecurie Campos Meta et neveu d’Ayrton.

Black Belt, la montre qui résiste…

Ici, suite à une présentation du modèle, un directeur marketing d’une entreprise financière de la place genevoise tente d’acquérir une Black Belt Watch. Le hic? Bien qu’il trouve la montre superbe, il ne pratique nullement les arts martiaux. La montre résiste, elle ne se laissera pas acheter. Même topo, du côté de la Russie où un ambassadeur de la marque, se voit offrir 20′000 dollars cash pour se démunir de sa montre. Niet. Entre temps, Yvan Arpa s’installe peu à peu et s’apprête à lever le voile sur ses prochains rebondissements.

Louis Chevrolet, sa Driver 1911 revit!

Liée à AJS -Développement, entreprise familiale dirigée par André Saunier, connu pour sa gouaille toute jurassienne, Louis Chevrolet, la marque  horlogère, essaime ses modèles depuis Porrentruy. Une sorte de conquête, placée sous la maxime « Never Give Up« , si chère à l’exilé franco-suisse qui, au début du siècle passé, quitte sa famille en 1900 pour la terre promise. Après une carrière dans le pilotage automobile, Louis Chevrolet crée la voiture qui porte son nom. Afin de faire revivre dignement ce passé, la marque horlogère jurassienne, qui essaime par le monde une collection plutôt réussie de modèles,  s’apprête à célébrer ses portes ouvertes, -5 à 6 décembre 2009, et à s’offrir un buzz: la Concept Watch Driver 1911 est annoncée. A vos plumes.

Asch Denis, nulle part ailleurs…

Une table ronde autour du thème de la mythique marque Vulcain (fondée en 1858 par Maurice Ditisheim) était le menu d’un jeudi soir, juste après les heures de fermeture du magasin (rue de la Cité à Genève). Un technicien de la Manufacture, était venu du Locle, quelques clients, des  journalistes spécialisés et une historienne de l’art. L’occasion de se repaître de quelques valeurs de la marque, tournant autour de son USP, la montre réveil Cricket. Denis Asch dont le slogan est « Nulle Part Ailleurs« , crée sa propre actu via ses « Paroles d’Experts« , ses newsletters et… vu le succès, via ses tables rondes. Son enseigne est un chemin de traverse qui fleure bon l’émotionnel et la technicité. Cet universitaire reconverti à l’horlogerie via l’Ecole de Porrentruy ainsi que des débuts chez Rolex -dans les Caraïbes, a su faire des marques de niche son univers entrepreneurial. Ses choix et ses goûts font office de prescription.