Culture italienne et précision helvétique

Au sein de Salin s.r.l, le souci du détail se conjugue à un sens poussé de l’esthétique. Un savoir-faire cultivé depuis soixante ans par cette société fondée à Vicenza (Italie), célèbre pour sa production bijoutière, en ont fait le partenaire privilégié de nombreuses marques horlogères suisses de prestige qui lui font confiance depuis des décennies. Dès sa création en 1953, l’entreprise se spécialise dans la fabrication de boîtiers et de bracelets en or pour des montres haut-de-gamme. Si on y travaille avec des équipements sophistiqués dernier cri, les tâches manuelles restent de mise dans les ateliers où se façonnent encore comme autrefois les métaux précieux.

Rubel & Ménasché, diamantaire à la pointe de l’innovation

Rubel & Ménasché continue de surprendre. Seul diamantaire parisien à avoir hissé son expertise à des niveaux de technicité industrielle, non content d’approvisionner en gemmes de qualité parfaite les grandes Maisons de la Place Vendôme, il vient de décrocher le label Entreprises du Patrimoine Vivant (EPV). Un juste couronnement à l’issue d’une quinzaine d’années de recherches et de remises en question pour que ses process et son indéniable expertise soient alignés sur les contraintes industrielles. Rubel & Ménasché décroche donc, le 28 juin 2013, une distinction décernée par l’État français, un label est une reconnaissance en matière de savoir-faire. Notamment au sein de son atelier de retaille, fondé en 2005. Outre l’excellence de ses «mains d’or», les  5 tailleurs dont 1 a été élu Meilleur Ouvrier de France, utilisent des outils de pointe. Audrey Legal, responsable du service Fantaisie Certifiées Retaille, explique: «Nous travaillons sur plan, à l’aide d’un projecteur de profil et d’un Avalon. Ainsi nous taillons nos pierres à la perfection avant d’en vérifier le poli; nous fabriquons des diamants baguettes «en série», totalement identiques, qui sertissent à merveille les cadrans des plus belles montres: longueur, épaisseur, profondeur, tout est maîtrisé. À l’écoute des avancées technologiques, nos méthodes servent un métier ancestral…»

Invimec 2013, l’excellent millésime

Non seulement l’entreprise basée à Sovizzo (Italie) exposait pour la première fois cette année à l’EPHJ-EPHJ-SMT, à Genève, mais elle fête aussi son cinquantième anniversaire… Ce qui démontre un savoir-faire rôdé, depuis longtemps apprécié par sa clientèle. Ses spécialités? La construction d’une importante gamme de machines, à savoir laminoirs pour fil et bande, laminoirs pour usages spécifiques, machines profileuses pour tubes soudés ainsi que pour fils profilés, machines cisaille à couple simple et multiples, cylindres pour laminoirs… Un service assuré par des experts-techniciens sensibles aux problématiques du service après-vente et des besoins de la maintenance.

Crevoisier, il y a du Grand prix dans l’air…

Son innovation majeure dans le domaine du polissage lui a valu une distinction prestigieuse. Crevoisier SA pour avoir dévoilé en juin 2013 son nouveau système POLICapture®, développé en partenariat avec la HES-SO Valais-Wallis, recevait la suprême récompense décernée par les exposants du salon EPHJ-EPMT-SMT 2013, le Grand prix des exposants. C’est connu, le polissage de pièces d’horlogerie est une opération délicate, généralement effectuée à la main. Or, avec le concours de la HES-SO Valais-Wallis, la fabrique de machines des Genevez (Canton de Neuchâtel) a mis au point un système de programmation de robots de polissage très rapides et efficaces, basé sur la capture de la trajectoire de pièces polies à la main par polisseur aguerri. Une percée qui n’est pas passée inaperçue, tant les démonstrations en temps réel surent capter les flux de visiteurs

Outils de coupe et machines

Depuis plus de 30 ans, dans l’industrie de précision, cette société de Bienne est un des leaders du marché des outils de coupe et d’équipements de machines en Suisse. Sa nouvelle entité Dihawag horlogerie ainsi que ses spécialistes cultivent l’esprit d’innovation et développent des outils de haute précision destinés à la production d’aujourd’hui et… de demain. Ils collaborent avec leurs clients, les fabricants de machines et leurs fournisseurs. Dans les secteurs des micro-outils de haute précision à partir de Ø 0.03 mm, du micro-alésage et des gorges, des attachements et équipements de machine, des outils diamants, la haute technicité fonctionnelle et la précision ne sont jamais loin.

Cisel, leader de l’outsourcing IT

L’entreprise, interlocutrice privilégiée de la branche horlogerie et joaillerie, développe SAP Business All-in-One, une solution qui répond aux exigences élevées de ce secteur. Parmi les nombreux services que peut rendre Cisel Informatique SA, il y a la gestion des commandes de métal précieux pur et de mise en alliage, l’enregistrement des rebuts et des déchets, le recyclage en métaux fins…  Une idée des prestations proposées qui s’ajoute à l’implantation déjà bien ancrée d’ERP. Au final, des solutions globales couvrant l’ensemble des processus opérationnels qui, depuis plusieurs décennies et en collant au plus près à l’évolution des besoins de chacun, contribue à la réputation de cette entité morgienne.

Update de Vericut, logiciel iconique.

Impossible de dissocier CGTech de son produit phare Vericut. Bien plus qu’un logiciel, c’est la solution rêvée pour rejoindre un réseau partenaire associant le grand nombre d’experts en usinage CN dans le monde. Conçue pour répondre aux besoins de tous les ateliers, des plus petits qui usinent des pièces simples aux équipementiers et sous-traitants de rang 1 qui jonglent avec les limites des machines à Commandes Numériques (CN), la nouvelle version, Vericut 7.3, vient de débarquer. Au menu de l’update, une nette amélioration des performances, une simplification de la simulation des machines-outils CN et une rapidité de 5 à 10 fois supérieure dans la détection des risques de collisions. Une étape de plus dans le processus des progrès dont CGTech s’est fait priorité. Certainement pas la dernière…

Bichrono, l’icône deLaCour rejoint le patrimoine horloger genevois

Le designer urbain Pierre Koukjian, également artiste et sculpteur, voit tout en double. Parce qu’aucun de ses clients ne veut de son modèle Bichrono, il le sort à son compte. La marque deLaCour, chantre du ‘Since Tomorrow’ est née, son icône entre au musée 10 ans plus tard. Un musée public se doit d’avoir un pied dans le présent, un lien fort avec les créateurs contemporains et les acteurs du tissu industriel alentours. Ces derniers contribuent en effet à donner du relief aux trésors du passé et, sous l’œil d’une Histoire toujours en marche, méritent de faire partie intégrante du patrimoine. Le 24 juin 2013, au cours d’une réception dressée dans le show room de la marque ouvert en 2005, quelque part entre les hôtels genevois Beau-Rivage et Richemond, Pierre Koukjian, co-fondateur de la marque deLaCour, et Esteban Salmon son Office Manager, recevaient Estelle Fallet, conservateur en chef des collections d’horlogerie, d’émaillerie, de bijouterie et de miniatures et responsable du Pôle Histoire. Au programme de cette cérémonie conviviale, le don d’un modèle Bichrono issu de la toute première série produite par deLaCour. Lancée en 2003 à BaselWorld avant d’être récompensée six mois après par le Grand Prix d’Horlogerie de Genève, cette montre-bracelet, la première à disposer d’un double mouvement chronographe automatique, est devenue la figure emblématique de la marque ainsi que son terrain préféré de conjugaison. Lire l’article dans sa totalité paru en anglais sur le site Watchonista.com

Les femmes s’entichent de la Calatrava 7200

Cinquante pour cent des nouveautés Patek Philippe présentées à BaselWorld 2013 étaient dédiées aux femmes. De plus en plus, celles-ci avancent à grand pas dans l’univers des garde-temps mécaniques. Privilégiant les valeurs originelles, la Calatrava référence 7200 joue la simplicité et le dénuement ultimes avec son calibre légendaire 240, un summum de minceur avec ses 2.53 mm, joue de son mini-rotor excentré en or 22 carats. Lire la suite en anglais sur Watchonista

 

Stupéfiant: c’est Louis Moinet qui a inventé le chronographe!

21 mars 2013. Stupéfiant! Imaginez qu’on vous sorte un film d’un homme marchant sur la lune dix ans avant Neil Armstrong et que les scientifiques de Houston soient sur ces images en train de se parler par iPhones interposés! La nouvelle aurait de quoi secouer. Figurez-vous que la révélation faite ce jour à Neuchâtel secoue dans les mêmes proportions l’ensemble du secteur horloger. Dix ans avant l’invention de Nicolas Rieussec, officiellement considéré jusqu’à aujourd’hui comme le père du premier chronographe, l’horloger Louis Moinet (1768-1853) fabrique en 1816, pour ses besoins d’astronome, un instrument compteur d’intervalles de temps qui détrône littéralement autant l’oeuvre de Nicolas Rieussec que les évolutions apportées sur cette invention par d’autres horlogers célèbres du passé. Les historiens et experts chargés de valider cette nouvelle, après avoir eu l’occasion d’observer la pièce, sont formels. Parmi eux Dominique Fléchon ou Arnaud Tellier. Tous confirment sans équivoque, avec stupéfaction et au fil d’un discours étayé, que la pièce remontée à la surface est véritablement le premier chronographe. L’invention de Rieussec et son système encreur, conçu pour les courses de chevaux, apparaît soudain rustique. Elle est reléguée à l’origine de la terminologie usuelle (chronos pour temps et graphie pour écrire) et non plus aux fonctions induites dans le mot chronographe. C’est à la ténacité de Jean-Marie Schaller, féru d’histoire et fondateur de la marque actuelle Louis Moinet, que l’on doit cette époustouflante découverte, prémices de révélations à venir. L’historien de l’horlogerie Bernard Vuilliomenet résume: « Louis Moinet a été tellement inventeur et avant-gardiste, qu’il a bluffé tout le monde avec 1 siècle d’avance« . Il parle du mécanisme de remise à zéro, d’une haute fréquence permettant de mesurer le 1/60° de seconde (30 Hertz, 216’000 alternances par heure) et d’un degré de finition esthétique fondamentalement horloger. « Ingénieur et ingénieux, artiste et artisan, ainsi était-il » conclut l’expert à propos de cet horloger du 18ème siècle, modeste et discret, pour qui Abraham-Louis Breguet nourrissait le plus sincère des respects. Visionner toute l’histoire.

Lausannetec annulé ! Le marché a (finalement) choisi

Initialement prévue du 28 au 31 mai 2013, la 2ème édition de Lausannetec est purement et simplement annulée. Le bloghorloger, alerté par quelques exposants, annonçait un report en octobre. Les dernières informations font état d’une annulation pure et simple. « Ça ne sert à rien de mettre des entreprises dans une situation où ils ne peuvent pas avoir du succès », confirme René Zürcher de MCH à Lausanne. Pour reprendre une formule du CEO du groupe MCH René Kamm lors du lancement en grande pompe de Lausannetec, « le marché a choisi ». En 2012, ce marché optait clairement pour l’EPHJ-EPMT-SMT qui voyait son nombre d’exposants exploser à 664 exposants pour 14’430 visiteurs professionnels, laissant loin derrière lui Lausannetec. Déjà depuis plusieurs semaines, l’EPHJ-EPMT-SMT (des 11 au 14 juin 2013), annonce sur son site officiel « plus de 650 exposants confirmés ». Ce qui laisse supposer que la barre des 700 exposants sera allègrement franchie. Les exposants ont choisi! La Messe est dite.

Lausannetec reporté en octobre

Initialement prévue du 28 au 31 mai 2013, la 2ème édition de Lausannetec est reportée en octobre à une date qui n’a pas encore arrêtée. Décidément, il semble que MCH se soit cassé les dents à Lausanne. La manistestation aura-t-elle vraiment lieu? La question est sur toutes les lèvres, dans le secteur de la cotraitance horlogère.

ArtyA, tir à balles réelles dans la cible du luxe

Inspirées d’une street culture qui transforme ses pièces uniques en véritables happenings, Yvan Arpa ose un mariage improbable: montres haut de gamme et armes à feu. Et ça tombe à pic puisque le monde est à feu et à sang, que les TJ sont quotiennement ensanglantés par des tirs nourris et que les champs de bataille sont ravagés par la folie des hommes; qu’aux States, la toute-puissante NRA torpille les cessez-le-feu. C’est dans ce contexte que le designer horloger Arpa, bien que ne pratiquant que les arts martiaux dont il vénère les valeurs non-violentes, connaît un nouveau succès avec sa collection «Son of a Gun» dont le modèle black a été présenté au GTE 2013. Etonnant. Ce trublion bouillonnant de l’horlogerie médiatisée suspend six balles 6mm Flobert, façon barillet de revolver, entre le cadran et la boîte d’un garde-temps de 49 mm de diamètre en passe d’iconisation. Lunette et cadran évoquent une cible tandis qu’à l’arrière, la masse oscillante du mouvement automatique suisse se voit lestée par le culot de 3 cartouches de 38mm spécial! Chaque pièce demeure unique. Quant aux douilles, elles proviennent parfois d’un tir effectué par quelque futur acheteur. En fait, en capturant des balles réelles pour les détourner de leurs cibles meurtrières, ce sniper de la salve créatrice, de l’œuvre horlogère à forte valeur médiatique ajoutée, leur offre un second souffle, une nouvelle vie ainsi que des reliefs philosophiques. Il tire à bout portant au coeur d’une esthétique forte, il détourne un symbole, le désamorce; rappel inévitable de notre terrestre éphémérité. Si toutes les balles finissaient dans des montres ArtyA, j’encouragerais l’industrie de l’armement, les prises d’otage, Al Quaida au Magreb et même Bachar el Assad.

L’horloger Louis Moinet (1768–1853)

Occasionnellement, la marque actuelle partage aux visiteurs de passage à Saint-Blaise (Canton de Neuchâtel), clients et collectionneurs, les trésors patrimoniaux de son musée privé. Des documents encore jamais révélés qui témoignent de l’œuvre d’un génie curieux d’arts et de voyages, collaborateur direct d’Abraham-Louis Breguet entre 1800 et 1823, année de la mort du maître. Courtisé par les grands de son temps, le Tsar Alexander I, le Roi Geroge IV d’Angleterre, Marshal Murat Roi de Naples, les Présidents américains Thomas Jefferson and James Monroe, il sera aussi l’horloger de Napoléon. Président de la Société de Chronométrie de Paris, il aura comme illustres membres Louis Berthoud, Antide Janvier, les pionniers du chronographe, Louis-Frédéric Perrelet et l’horloger de la Monarchie anglaise Joseph Winnerl. Vingt ans durant, il rédigera en deux volumes son Traité d’Horlogerie, ouvrage encore référence de transmission du savoir.

Akyalis, percée microfibre

Le communiqué vient de tomber. Au monde du soin ultime apporté aux objets précieux, montres ou bijoux, la microfibre selon Akyalis, se prêtant à toute forme de personnalisation par broderie, gaufrage ou impression, s’offre une percée remarquée en horlogerie. Cette matière soyeuse, appréciée pour sa fiabilité dans les nettoyages subtils, les lustrages, polissages ou manipulations de surfaces délicates, contient une fibre épaisse de moins d’un centième de cheveu. Ecologique, elle est ce textile supérieur composé de polyester et de polyamide dont on tire les gants d’horlogers notamment. Avec ses propriétés électrostatiques, elle capte la moindre salissure sans ajout de  produit chimique, jusqu’au cœur d’une microfissure. Disponible en toutes tailles, neutre et personnalisable, elle se prête chez Akyalis (anciennement Intel’Project SA) au private label.

Advisor, 1957-2011, le son en prime

L’Advisor 2011 fait revivre, avec style et technicité, une montre réveil emblématique de l’histoire Tudor datant de 1957. Mécanique, dotée d’un mécanisme de réveil grâce à un module additionnel développé spécifiquement pour elle, cette figure historique, se distingue en version actuelle par un son clair, franc et constant. Forme, proportions originales de la carrure, cornes et lunette, aiguilles dauphines et index biseautés, jusqu’à la couleur rouge de l’aiguille réveil, tout a été repris et conjugué à l’air du temps. La taille de boîtier passe de 34 mm à 42 mm. Quelques données techniques.

SAPHIR, historique épisode, bien plus qu’un matériau

A l’heure où le saphir a fêté ses quatre-vingts ans d’entrée en horlogerie, qui se souvient de ce holding regroupant les sociétés LeCoultre, Jaeger LeCoultre et Favre Leuba, dont les initiales signifiaient Société Anonyme de Participation Horlogères et Industrielles Réunies? C’était avant la vague des rachats, des OPA et des cessions familiales. Favre Leuba était encore en mains familiales, avant d’être plusieurs fois revendue au gré de pérégrinations économiques qui la firent appartenir à Martini (!) puis au groupe Bacardi, avant d’enfin atterrir dans l’escarcelle d’un groupe espagnol d’un comeback improbable. Dirigé par Henry-Auguste Favre, septième génération d’une mythique dynastie horlogère, ce holding avait permis de sauver les trois marques, alors secouées par la crise. Des informations qui permettent de comprendre pourquoi l’épouse de Henry-Auguste offrait une Atmos à la Reine mère d’Angleterre, selon une perle sépia trouvée dans les archives si riches de la famille Favre, dont Laurent Favre –dixième génération, est le dépositaire. D’ailleurs, il s’emploie à faire revivre ce nom de la plus belle des manières. Horlogère, s’entend. A relire, le post dynastique concernant cette illustre famille.

Chronomètres de marine, le Voyage de l’«Isis», 376 jours d’épreuve

Extrait d’une saga consacrée à Ferdinand Berthoud, grand chronométrier de marine, dans les années 1700. Episode paru dans le magazine Heure Suisse N°120. « Les amirautés ne voulaient pas acheter ces horloges coûteuses sans être sûres de leurs qualités. D’autant plus que la détermination des longitudes par le moyen des horloges était loin d’être acceptée par tous les marins dont beaucoup ne pensaient pas que les horloges puissent les renseigner mieux que l’estime de pilotes expérimentés. Aussi, lorsque le Roi fit l’acquisition des horloges N° 6 et N° 8, spécifia-t-il que ces horloges devaient être éprouvées en mer… Les horloges N° 6 et 8 furent embarquées sur la frégate l’«Isis» commandée par M. d’Evreux de Fleurieu, enseigne de vaisseau de Sa Majesté, et chargé de faire un voyage aux Antilles. L’itinéraire prescrit était: Rochefort, Cadix, Canaries, Cap Vert, Martinique, Saint-Domingue, Terre-Neuve, Canaries, Cadix, Rochefort. Selon les instructions du Roi, les observations devaient être faites séparément par 2 observateurs, en présence des officiers embarqués sur la frégate et constatées par des procès-verbaux signés de tous les officiers présents. (…) De temps en temps, on détermina la longitude au moyen de la Lune, de la distance de la Lune à une étoile fixe ou des satellites de Jupiter. Les horloges ne furent jamais déplacées durant le voyage; elles étaient fermées chacune sous 3 clés différentes: l’une en mains du Commandant de la frégate, la seconde chez M. Pingré, chanoine et astronome-géographe de la Marine, chargé de faire les observations avec M. de Fleurieu, et la troisième chez l’officier de quart. L’épreuve dura du 10 novembre 1768 au 21 novembre 1769, soit 376 jours. (…) » – Saga extraite des archives de JSH, Journal Suisse d’Horlogerie, par le professeur d’horlogerie Eric Cosandey. A découvrir en intégralité sur le site horlogerie-suisse.com

Tudor, la marque de tous les possibles

En relançant avec succès en 2010 son icône le chrono Heritage, la petite sœur de Rolex crée une ligne et conforte sa prise d’indépendance et sa conquête de nouveaux marchés. Le succès dévérouille bien des portes. Cinquante-huit marchés ont plébiscité le premier modèle chrono de Heritage, cette ligne dédiée à la réédition de mythes historiques. Depuis BaselWorld 2011, certaines attitudes inédites ont étonné: des distributeurs et agents qui, aux portes du méga stand Rolex en Halle 1, interpellent le service d’accueil avec des interrogations spécifiquement Tudor. Et, une fois admis au sein du sacro-saint bunker, découvrent en 2011 la nouveauté Heritage Advisor, une montre réveil de 1957, ressuscitée et réinterprétée aux vertus vintage du rétro-chic, accompagnée d’une ondée de modèles inédits et de Clair de Rose, la première ligne exclusivement féminine l’histoire de la marque. Les gens de Tudor, dont leur directeur Philippe-E. Peverelli, ont désormais leur propre adresse mail (et non plus celle de Rolex). Ils ont même réussi à décorer leur étage au sein du siège Rolex à Genève, sous les yeux, derrière la façade impassible, d’un des Conseils d’Administration les plus secrets du monde économique.

Günter Blümlein, hommage et souvenir

Bientôt à Genève en janvier, le SIHH 2013. Qui doit beaucoup à un homme. Flash back. En 1980, deux compagnies n’avaient aucune idée de ce qu’elles allaient devenir. IWC et Jaeger LeCoultre. Leurs propriétaires invitèrent Günter Blümlein à leur chevet, d’abord comme consultant puis, dès 1982, comme directeur. Sous son ère, grâce à une série de montres-bracelets au design innovant en phase avec la tradition de la manufacture schaffhousoise, IWC a rapidement repris pied. Très vite, le nouveau directeur perçoit le retour de l’horlogerie mécanique ainsi que l’importance des complications. Lancer en 1985 le modèle Da Vinci, première montre-bracelet automatique dotée d’un calendrier perpétuel à prix abordable, est un acte visionnaire. La renaissance de la ligne Pilot fait le reste. Outre son implication à Schaffhouse, Günter Blümlein passera conjointement en 1996 aux commandes de Jaeger-LeCoultre, qu’il revitalisera également. Jamais deux sans trois. A la chute du mur de Berlin, Günter Blümlein orchestre la résurrection de A. Lange & Söhne. Finalement, il parvient à créer en 1996 une puissante holding, la LMH – Les Manufactures Horlogères. Le montant à plusieurs milliards déboursé par Richemont pour acquérir les trois manufactures, témoigne de la valeur ajoutée apportée par Günter Blümlein. Qui se verra chargé de coordonner au sein du groupe repreneur les activités haut de gamme du segment montres: IWC, Jaeger-LeCoultre, Lange, Baume & Mercier, Officine Panerai, Piaget et Vacheron Constantin. Hélas, aux premières lueurs d’octobre 2001, le 1er du mois, il décède à l’âge de 58 ans seulement.

Salon EPHJ-EPMT-SMT «Grand prix des exposants»

Spécialisée en conception et réalisation de micropréhenseurs et de structures robotiques de haute précision, la start-up Percipio Robotics s’est vue encouragée par ses pairs. La première édition du «Grand Prix des Exposants» a eu lieu lors de la première édition genevoise du salon EPHJ-EPM-SMT. L’occasion pour les organisateurs de concrétiser une idée moult fois exprimée par le passé: encourager l’innovation, la croissance, le savoir-faire et l’originalité du secteur de la co-traitance, certes, mais le faire par la voix des personnes les plus concernées, à savoir les exposants eux-mêmes. Ainsi, chacun de 664 exposants présents fut incité à élire le stand le plus conforme à ces critères d’excellence. C’est donc le lauréat David Heriban, CEO, qui fut invité à monter en chaire, devançant les sociétés Soprod SA du Valais et STS Industrie SA du canton de Vaud. La prochaine remise de prix aura lieu en 2013, le dernier jour de l’événement qui se tiendra du 11 au 14 juin à Palexpo Genève. Avec ses 14’430 visiteurs professionnels, dont de nombreux décideurs en provenance des marques horlogères en quête d’outsourcing, les organisateurs André Colard, Olivier Saenger et Edouard Debétaz ont fait de cette manifestation le plus important salon professionnel annuel de Suisse.

Charriol supporte le chanteur Nill Klemm… en Eurovision?

Le product placement, cette technique de communication qui consiste à introduire un produit dans l’univers d’une célébrité ou d’une personne en phase de médiatisation, reste toujours une affaire de rencontres et de feeling qui passe gens de passion. Chez Charriol, soutenir les artistes fait partie du paysage, puisque le fils du fondateur est un artiste contemporain, qu’il existe même une fondation active en Asie et que Ludovic Lesur, l’actuel responsable des marchés, dispose des qualités d’un ex-baroudeur au parcours atypique. La tradition de l’aide à la création perdure donc. Grâce au label genevois Lions Productions, il y avait ce soutien à Diana Fertikh, jeune actrice suisse en tournage avec Michel Serrault, sur le plateau du dernier film tourné par l’acteur. Heure Suisse en avait parlé à l’époque en exclusivité. Aujourd’hui, il y a ce chanteur prometteur, Nill Klemm et son dernier album «Le Courage Après». Des textes intelligents et ciselés, admirablement servis par un sens des mélodies, une voix qui touche et des thèmes qui concernent. Un pari relevé par la marque genevoise, assorti de quelques promesses d’internationalisation, d’un peu de cash et surtout, de potentiels médiatiques. Surtout si le Genevois parvient à passer la rampe de la sélection suisse de l’Eurovision où il fait office de favori. Voir le clip.

Stikas Constantin, la cause horlogère lui doit beaucoup

Constantin Stikas. Photographe prisé des magazines prestigieux comme Vogue, Elle, Figaro Madame ou Playboy, il s’éprend de haute horlogerie. De 1998 à 2008, le salon qu’il a créé, Very Important Watches, est resté le passage hellénique obligé des grandes marques suisses et des créateurs horlogers. Reconverti à l’édition depuis 2008 avec son magazine WOW et depuis 2012 avec son site en anglais et en français, veryimportantwatches.com , son salon perdure sur la toile. Comme une vitrine mondiale qui raconte son œuvre, il y distille les échos intemporels de ses plus belles rencontres avec tout ce que l’horlogerie possède de noms qui comptent ou ont compté : Gérald Genta, Georges Daniels, pour citer deux disparus, et également les CEO les plus en vue, les maîtres horlogers, les créateurs. Tour à tour directeur de publications, fondateur de revues ou de suppléments horlogers, éditeur devenu expert et conférencier, il partage sa passion, transmet son savoir. En Suisse, le magazine Heure Suisse, non content de pouvoir diffuser un interview exclusive de feu Gérald Genta, a l’intention de consacrer l’un de ses prochains portfolios à son œuvre photographique.

Diane Krugger: « ma relation avec Jaeger LeCoultre est organique »

Oui, les stars les plus connues sont aussi des cibles sensibles aux beautés horlogères suisses. L’histoire et les produits travaillent donc pour les marques, bien plus que leurs services marketing et RP. Et si un nom, avant de devenir marque, est celui d’une famille, d’un horloger, d’une région, les relations des célébrités avec l’horlogerie peuvent facilement dériver du simple flirt à l’amour inconditionnel, du désir sporadique d’accomplement au contrat de mariage. S’il est question d’argent? Bien sûr, mais somme toute pas plus que dans les vrais mariages de ces vedettes entre elles. Reste que, quand la mariée est vraiment belle, le public s’en met plein les yeux. Et le tout un chacun se prend à rêver de « Rendez-vous ».

Vu à la Télé? Yvan Arpa prié de se taire…

Peut-on retirer le droit de parole à un créateur? Un créateur, eût-il été dégagé de la société pour laquelle il avait été engagé pour créer, peut-il être désolidarisé de sa création, lorsque l’actualité s’apprête à lui prêter la parole, à lui tendre le micro au travers d’une émission spéciale préparée pour France 3 par France Télévision et son délégué Vincent Perazio? Flash-back. Lorsque Alain Bajulaz fondateur de la marque Romain Jerome (comme l’attestent le prénom de ses deux enfants), fait appel à Yvan Arpa, c’est pour lui confier une sacrée mission: éviter à sa marque de couler, comme… comme un vulgaire Titanic (je sais, c’est un peu facile). Et surtout, éviter que son bailleur de fonds fraîchement dégoté, son Altesse le Prince Fahd Al Saoud, ne soit dégoûté par trop d’investissements à fonds perdus. Avant l’arrivée du trublion Arpa, le Simon Templar de l’horlogerie, la marque était moribonde, comprenez qu’elle avait énormément investi et n’avait encore rien vendu. C’était l’heure d’une montre de golf qui, malgré son indéniable intérêt, n’a eu d’autre trajectoire que celle d’éveiller l’appétit d’un actionnaire blindé. La suite, on la connaît. Quel beau raccourci: Yvan Arpa, nommé CEO, s’en va chercher l’ennemi public numéro 1 de l’industrie horlogère, la rouille, afin de l’introduire dans l’ultra luxe, par la porte de la déjante et de l’insolite. Et pas n’importe quelle rouille. Celle du Titanic, dont France 3 célébrait les 100 ans du naufrage. Une collection de garde-temps qui a permis à la marque, en quelques coups de cuillère à pots, d’accéder à une notoriété mondiale et aux succès commerciaux qui vont avec. A l’heure où l’ensemble des procédures judiciaires engagées par la marque Romain Jerome contre Yvan Arpa suite à son éviction musclée le 6 juin 2009 ont été perdues –il y en a eu une trentaine–, la lettre que le bloghorloger.ch s’est procurée s’apparente à un SAV de la mauvaise foi. En effet, viendrait-il à l’idée d’Audemars Piguet de gommer de son histoire Gérald Genta, créateur de la Royal Oak? Parler ou se taire? Là est la question, d’autant qu’Yvan Arpa est toujours actionnaire de Romain Jerome… Cette lettre tombée du camion démontre une fois de plus, dans cette histoire, que les grands gagnants furent les avocats des deux parties.

Nouveauté dame 2013, le chiffre 24 inspire Hermès

News diffusée un 24! La nouveauté Arceau « Le Temps Suspendu« , un garde-temps sobre dont les complexités mécaniques intérieures permettent la mise entre parenthèse du temps (voir la vidéo), se déclinera prochainement au féminin. Toujours dans l’idée de complications horlogères au service de la poésie plus que du m’as-tu vu manufacturier, une aiguille du genre de la trotteuse, fera le tour du cadran en 24 secondes et non en 60. Inutile sur le plan de l’indication horaire, c’est toutefois une bien belle manière de rendre hommage au 24 Faubourg Saint-Honoré, synomyme d’implantation depuis 1879 de la marque Hermès dans le 8ème arrondissment de Paris.

Mise en garde sanitaire: attention, virus tenace!

Le virus horloger, lorsqu’on l’attrape, ne laisse jamais indemne. Il s’agit d’une affection – le mot s’y prête particulièrement – qui, une fois attrapée, n’a de cesse de progresser et de se nicher dans le mental. Ainsi le novice, soudainement contaminé, n’est jamais mal à l’aise face au connaisseur patenté, tant cette passion appelle à la communion. Du plus atteint au simple posifif, ils parleront ensemble de leurs maux communs et des complications (mécaniques) qui les guettent: poussées de fièvre acheteuse, syndrômes post traumatiques, yeux qui se consument… Aucun vaccin n’a encore été découvert. Quant à la source de transmission, si diverse, il se peut qu’elle se niche également dans ces simples lignes.

PS: tentant de trouver une image pour illustrer ce post, bloghorloger.ch tombe sur ce succulent article de chronomania signé par un certain jojo. Comme quoi, les grands esprits (atteints) se rencontrent…

Cette foire à Zurich dont tout le monde parle…

Il se prépare, c’est encore un secret de Polichinelle, un événement horloger au coeur de Zurich. Un genre de « Salon des Belles Montres » où de grands noms de l’horlogerie sont annoncés (et ont déjà contractualisé leur présence). Un salon ouvert à un public minutieusement trié en fonction de son haut pouvoir d’achat de de sa domiciliation également dans les zones fiscalement intéressantes des environs de la capitale économique. Il sera donc question de vente directe, ce qui, avant la fin de l’année, pourrait bien mettre quelque beurre dans les épinards. Places limitées, pour la première année. Le lancement de l’événement, dont Axel Springer et la Ville de Zurich sont partenaires,  risque fort de percuter, c’est une question de quelques jours…

Le métier de polymécanicien selon Pierre-Alain Botteron

Pierre-Alain Botteron dirige une PME familiale à visage humain – presque quinze collaborateurs – réputée pour ses compétences mécaniques et… horlogères. Dans ce Jura bernois, région-phare de la machine-outil, il loue les métiers du tournage, du fraisage, du rectifiage ou de l’honage. Systématiquement, il engage des apprentis auprès de qui il revalorise une profession en pleine évolution: «Le jeune qui sort de l’école a encore l’image de l’ancien polymécanicien, les mains dans le cambouis et dans l’huile. Or aujourd’hui, le métier s’est informatisé, les mathématiques sont importantes et 50% de son temps est consacré à la programmation.» Certes, et cela n’enlève rien à son prestige, sa fabrique ne travaille pas seulement pour l’horlogerie, mais aussi pour les secteurs de la machine-outil, des semi-conducteurs, de la mesure optique, du médical, de l’aéronautique et même de l’alimentaire.

SSC Journée d’Etudes, s’inscrire encore…

A ceux qui n’auraient pas encore pris leur ticket pour Montreux le 20 septembre 2012, voici le link pour une inscription ‘last minut’. La 15ème journée d’étude de la Société Suisse de Chronométrie (SSC), cette instution créée en 1904, mérite le détour. Le thème? « Fiabilité et robustesse / Mesure précise du temps au cours du temps« . C’est à l’Auditorium Stravinski que ça se passe. Quant au programme, jetez-y un oeil.